Du danger de la tiédeur

Leçon d’école du dimanche numéro 9

2 août 2026

Lecture préparatoire : Apocalypse 3

Texte de la leçon : Apocalypse 3.14-21; 2 Rois 13.15-19

Introduction

La tiédeur désigne d’abord une température située quelque part entre le chaud et le froid. Cette image sert également à mesurer notre ferveur spirituelle. Dieu désire que nous soyons remplis de zèle; Il veut que nous soyons bouillants. Lorsque nous sommes animés d’une telle ferveur, le salut de notre âme devient notre préoccupation première, et le salut de notre prochain nous tient également à cœur.

Les dangers sournois de la tiédeur sont l’assoupissement et la négligence. À mesure que nous cédons à ces tendances, notre ardeur pour le service chrétien diminue; céder à la tentation ne nous paraît plus aussi dangereux, et l’objet de notre premier amour perd de son importance. Dans cet état, nous perdrons assurément la grâce et la puissance.

Verset clé

Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9.62).

Texte de la leçon

Apocalypse 3.14 Écris à l’ange de l’Église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu :

15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant !

16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

17 Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,

18 je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.

19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.

20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

21 Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.

2 Rois 13.15 Élisée lui dit : Prends un arc et des flèches. Et il prit un arc et des flèches.

16 Puis Élisée dit au roi d’Israël : Bande l’arc avec ta main. Et quand il l’eut bandé de sa main, Élisée mit ses mains sur les mains du roi,

17 et il dit : Ouvre la fenêtre à l’orient. Et il l’ouvrit. Élisée dit : Tire. Et il tira. Élisée dit : C’est une flèche de délivrance de la part de l’Éternel, une flèche de délivrance contre les Syriens; tu battras les Syriens à Aphek jusqu’à leur extermination.

18 Élisée dit encore : Prends les flèches. Et il les prit. Élisée dit au roi d’Israël : Frappe contre terre. Et il frappa trois fois, et s’arrêta.

19 L’homme de Dieu s’irrita contre lui, et dit : Il fallait frapper cinq ou six fois; alors tu aurais battu les Syriens jusqu’à leur extermination; maintenant tu les battras trois fois.

Étude de la leçon

Bien que Jean ait écrit ces paroles aux Églises d’Asie, le message lui-même venait de Jésus. Celui-ci Se présenta aux Laodicéens afin qu’ils reconnaissent Son autorité. La Parole de Dieu nous apprend que, dans les derniers temps, c’est-à-dire l’ère de l’Évangile, Dieu nous a parlé par Son Fils (Hébreux 1.2), le témoin fidèle et véritable, le Fils premier-né de Dieu.

Comme Il l’avait fait pour toutes les autres Églises, Jésus jugea les Laodicéens d’après leurs œuvres. Les œuvres révèlent les affections du cœur. Comme beaucoup de chrétiens au cœur partagé, ils ne se rendaient probablement pas compte à quel point leurs actions dévoilaient clairement leur véritable attachement. À mesure que leur amour pour Dieu diminuait, les choses du monde commençaient à retenir leur attention. Leurs convoitises charnelles prirent plus d’importance que la vie spirituelle, et les préoccupations matérielles occupèrent une place prépondérante. Ils avaient acquis assez de prospérité pour ne plus éprouver le besoin de demander à Dieu de pourvoir à leurs besoins quotidiens.

Les Laodicéens possédaient les biens matériels de ce monde, mais ce qui leur arrivait réellement semblait échapper à leur compréhension. La vie était confortable et ils pouvaient satisfaire leurs désirs charnels. Sans comprendre à quel point la grâce rédemptrice de Jésus les avait jusque-là préservés, ils retombèrent dans leur ancienne condition misérable, privés de la bénédiction de Dieu et des dons du Saint-Esprit. Lorsque le plaisir a perdu son attrait, le vide du cœur revient et laisse derrière lui frustration et malheur. Peu à peu, la séduction leur avait ôté la vue spirituelle. L’attrait et l’intérêt grandissants qu’ils éprouvaient pour les choses du monde formaient comme une cataracte qui les empêchait de voir. Les Laodicéens étaient devenus aveugles. Ils avaient rejeté les robes de justice qui leur avaient été accordées pour revêtir les vêtements de l’orgueil. Spirituellement, ils étaient nus, dépouillés et indigents.

Que pouvaient faire ces pauvres chrétiens de Laodicée ? Quelles possibilités leur restaient-ils ? Ils pouvaient continuer à justifier leur conduite et conclure qu’il n’était pas tellement important de prendre la vie chrétienne au sérieux ni d’en manifester extérieurement les fruits. Ils pouvaient aussi se repentir. Jésus avait dit : « Ayez du zèle et repentez-vous. Vous devez revenir à la vérité. Je vous demanderai de rechercher les véritables richesses; vous devez être de nouveau revêtus d’humilité. Si vous ne vous repentez pas, vous Me répugnez. Vous ne pouvez plus souiller Mon Église. »

Le message de Jésus aux Laodicéens était un message de miséricorde. Parce qu’Il les aimait, Il ne pouvait pas les laisser persévérer dans la séduction; Il les reprit donc et les châtia. La repentance leur ouvrirait la porte du pardon et les laverait dans le sang versé de Jésus. Elle les détacherait également de l’or terrestre pour reporter leurs affections sur l’or céleste et pur. La robe de la justice de Jésus pourrait de nouveau couvrir leur nature pécheresse. Ils auraient toutefois besoin de l’aide de leurs frères spirituels, qui agirait comme un collyre afin de les aider à retrouver la vue spirituelle.

Le passage du deuxième livre des Rois nous montre la foi tiède de Joas, roi d’Israël. Il n’avait pas abandonné les péchés de Jéroboam, le premier roi qui avait fait pécher Israël. Si Joas désirait être délivré des Syriens, ce n’était pas pour qu’Israël puisse servir Dieu de tout son cœur. Ce qui le préoccupait surtout, c’était que les Syriens les empêchaient de vivre librement selon leurs désirs pécheurs. Dieu envoya Élisée afin d’encourager Joas en vue de la délivrance d’Israël. Le manque de zèle de Joas irrita le prophète et déplut certainement à Dieu. À cause de cette insuffisance, Israël ne serait jamais entièrement délivré.

Le roi manifesta son manque de consécration par son manque de zèle. Sa tentative sans conviction révèle que sa fidélité envers Dieu était partagée. Lorsque les Israélites se consacraient entièrement à Dieu, Il les délivrait aussi bien par un petit nombre que par un grand. Mais lorsqu’ils n’accomplissaient pas Sa volonté, ils perdaient les batailles, peu importe la taille de l’armée qu’ils parvenaient à rassembler.

Vérités pratiques pour aujourd’hui

Qu’est-ce qui pousse une personne à chercher Dieu ? Lorsque Dieu commence à appeler quelqu’un au salut, cette personne prend conscience que ses péchés se dressent entre elle et Dieu. Le péché devient un lourd fardeau et rend malheureuse la personne qui en est convaincue. Incapable de se libérer de l’esclavage du péché et prisonnier de la crainte du jugement de Dieu, le pécheur se voit voué à une éternité de souffrance dans la perdition de l’enfer. L’état de son âme devient alors une question primordiale et absorbante, à laquelle il doit absolument faire face.

Le Saint-Esprit offre doucement une espérance. Lorsque les pécheurs s’humilient, prient, confessent leurs péchés et abandonnent leur vie à Dieu, Celui-ci leur pardonne et leur accorde une paix accompagnée d’une joie et d’une reconnaissance profondes. Un premier amour ardent pour le Seigneur découle d’une véritable expérience du salut. Il est suivi du désir d’obéir au Sauveur et de Lui plaire. La présence intérieure du Saint-Esprit, jointe à un engagement ferme envers Dieu, complète le tableau de ce que signifie être spirituel et brûler de zèle pour Dieu.

Que faut-il faire pour conserver une telle consécration à Dieu ? Le chrétien nouveau-né doit être nourri du lait pur de la Parole. Un vieux cantique anglais dit : « La prière est le souffle vital du chrétien ». Dans la prière, nous remercions Dieu de tout ce qu’Il a fait pour nous, nous Lui demandons de nous faire comprendre Sa volonté et nous Lui faisons part de nos luttes intérieures. En retour, Il promet de nous accorder Son aide. Dans nos méditations, Il nous guide par les impressions du Saint-Esprit.

À mesure que nous croissons dans la grâce et dans la connaissance, notre Père céleste nous confie des tâches à accomplir. Nous sommes bénis lorsque nous nous appliquons à faire ce qu’Il nous demande. Il nous appelle à renoncer aux désirs charnels qui proviennent de ce vase d’argile dans lequel nous vivons. Cependant, pour le chrétien sincère, Ses commandements ne sont pas pénibles.

Qu’est-ce qui peut refroidir spirituellement un croyant qui se trouve dans un tel état ? Souvent, l’émotion et les sentiments que nous goûtions tant après notre rencontre avec Dieu commencent à s’estomper. Nous découvrons alors qu’il nous faut nous fier aux promesses de Dieu et vivre par la foi, ce qui n’est pas toujours facile. Les pressions sociales, comme le désir de plaire à nos amis ou à ceux que nous côtoyons, peuvent affaiblir notre empressement à plaire au Seigneur. Notre vieille nature charnelle remarque les choses séduisantes que le monde nous offre, et le diable nous souffle qu’y goûter un peu ne fera aucun mal. Nous nous laissons absorber par les préoccupations de la vie quotidienne, et notre lecture de la Bible ainsi que nos prières diminuent. Sous l’effet de telles influences, nous commençons à perdre notre ferveur : nous devenons tièdes.

L’assoupissement spirituel commence à émousser notre discernement du bien et du mal. Renoncer à nous-mêmes ne nous paraît plus aussi nécessaire, mais cette voix est très trompeuse. L’idée selon laquelle il suffirait de « suivre son cœur » est séduisante et fait paraître les anciens sentiers démodés. Nous pouvons nous engager très activement dans toutes sortes d’activités; cependant, à mesure que le fondement s’effrite, l’édifice spirituel se construit sur le sable et ne résistera pas aux tempêtes de la vie. Voilà le danger de la tiédeur !

Si nous constatons que nous sommes devenus tièdes, prenons garde à l’avertissement : Jésus affirme clairement qu’Il rejettera les tièdes s’ils ne se repentent pas. Une repentance véritable est le remède à la tiédeur et à la superficialité. Nous pourrions essayer de conserver certains griefs; le sentiment d’avoir véritablement été traités injustement peut nous empêcher de pardonner entièrement à celui qui nous a offensés. Mais lorsque le Saint-Esprit nous révèle notre état, nous sommes prêts à dire à Jésus : « Que veux-Tu que je fasse ? » Se repentir, c’est changer de direction, et non simplement réorganiser quelques éléments de notre vie ou adopter une autre manière de penser. C’est retrouver notre premier amour pour Dieu, nous charger de notre croix et suivre Jésus.

Le Seigneur déclara qu’Il préférerait que les Laodicéens soient froids ou bouillants. Pourquoi voudrait-Il que nous soyons froids plutôt que tièdes ? Dans la tiédeur, nous croyons encore être sauvés. La séduction nous empêche de nous alarmer de notre état. C’est une situation confortable, dans laquelle nous souhaitons demeurer. Nous pouvons alors proclamer que nous jouissons d’une merveilleuse communion fraternelle, de l’amour de Dieu et de ce que nous prenons pour Sa bénédiction.

Lorsqu’une personne est froide, elle sait qu’elle est éloignée de Dieu. Elle ne cherche pas à convaincre les autres ni à se persuader elle-même que tout va bien. La conscience d’être perdue rend plus réelle la perdition éternelle. La conviction suscitée par Dieu peut plus facilement atteindre une personne qui se trouve dans cet état.

Questions

1. Qu’est-ce qui fait naître la tiédeur dans la vie personnelle ?

2. Quelle importance les dévotions personnelles ont-elles ?

3. Dans quelle mesure le culte familial est-il essentiel au maintien de la vitalité spirituelle ?

4. Comment pouvons-nous nous encourager mutuellement à craindre l’Éternel et à nous parler souvent les uns aux autres ? (Malachie 3.16.)

5. Qu’est-ce qu’un « zèle pour Dieu, mais sans intelligence » ? (Romains 10.2.)

Prions pour Haïti

Notez que le fait que j’appelle à prier pour Haïti ne signifie pas que j’oublie la misère dans d’autres pays tels que : la Syrie, le Yémen, l’Ukraine, les Soudans, la RDC, etc. J’essaie de souvent prier pour les pauvres âmes dans ces pays, et d’autres.

Délai de réponse

Avant qu’ils crient, je répondrai, et pendant qu’ils parlent, j’exaucerai. Ésaïe 65.24

Tu discernes de loin ma pensée… La parole n’est pas encore sur ma langue, que voilà, ô Éternel ! tu la connais tout entière. Psaume 139.2-4

J’ai entendu ta prière…, je te guérirai. 2 Rois 20.5

Ne crains pas, Daniel, car dès le premier jour… tes paroles ont été entendues. Daniel 10.12

Le croyant prie, Dieu entend, il répond. Il répond parfois avant qu’on ait prié, quelquefois pendant qu’on prie, d’autres fois dans les secondes, les heures ou les jours qui suivent, ou bien encore des semaines ou des années plus tard…

– Le serviteur d’Abraham est allé chercher une épouse pour Isaac, le fils de son maître, dans la parenté d’Abraham. Arrivé au bout de son voyage, il prie Dieu de le diriger vers la jeune fille. Avant qu’il ait fini de prier, celle que Dieu destine à Isaac se trouve devant lui (Genèse 24.15). Dieu a répondu : la jeune fille arrive pendant que le serviteur prie.

– Des croyants sont réunis et prient pour l’apôtre Pierre, qui est en prison, lorsque celui-ci frappe à la porte (Actes 12.5,13). Dieu a envoyé un ange pour libérer Pierre, et il arrive pendant la prière.

– Néhémie, l’échanson du roi, est en train de servir le vin quand le roi lui pose une question. De la réponse que va donner Néhémie dépend son avenir. Il adresse aussitôt à Dieu une prière silencieuse, demandant sagesse et secours, et répond au roi. Dieu l’exauce immédiatement : le roi réagit favorablement.

Dieu connaît à l’avance les prières que nous allons lui adresser, et il prépare la réponse pour le moment voulu par sa sagesse. Faisons-lui confiance, sa paix “gardera nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus” (Philippiens 4.7).

– Le roi Ézéchias est malade, et le prophète Ésaïe lui annonce qu’il va mourir. Le roi prie et pleure abondamment. Ésaïe est parti depuis peu de temps, quand Dieu lui dit de faire demi-tour et d’aller annoncer au roi un prolongement de sa vie. La réponse de Dieu à Ézéchias est prompte (au plus quelques heures), et trois jours plus tard il est guéri (2 Rois 20.5-7).

– Le prophète Daniel prie ardemment, mais c’est au bout de trois semaines qu’un ange lui apparaît. Ses prières ont été entendues dès le premier jour, lui dit l’ange, mais des puissances dans le ciel se sont opposées à leur accomplissement. Levant le voile sur l’invisible, cette scène montre que la prière revêt parfois le caractère d’une véritable lutte contre les puissances spirituelles de méchanceté (Éphésiens 6.12). La prière est entendue dès le premier jour, même si la réponse tarde…

– Joseph, emprisonné injustement, prie. Un certain temps s’écoule, jusqu’à ce qu’il ait l’occasion de rendre service à un prisonnier, qu’on va libérer. Joseph le supplie d’intervenir en sa faveur, une fois libéré. Il peut espérer une délivrance prochaine, grâce à cet homme. Mais celui-ci l’oublie complètement, et deux ans s’écoulent encore avant qu’on ne tire enfin Joseph de sa prison (Genèse 40.23 ; 41.1-40). Sa patience a été mise à rude épreuve, mais sa foi n’est pas déçue. Son Dieu, lui, ne l’a pas oublié. La délivrance est complète, Joseph devient gouverneur de toute l’Égypte. Il délivre ses frères de la famine et retrouve son père.

Apaisement

Seule et triste, je vais, un peu perdue.
Vide et sans but, j’erre dans cette rue.
Qui me délivrera de toutes ces peurs,
Et me sauvera de toutes ces torpeurs?
Qui pourrait comprendre cette folie:
Je voudrais être à la fin de ma vie,
Comme la fleur du chemin
Qui grandit et s’éteint.
Dans le ciel, le souffle du vent balaie tous les nuages,
Ne suis-je pas, sur cette terre, un oiseau de passage?
Qui saura m’aimer telle que je suis?
Qui saura comprendre ce cœur qui fuit?
Qui essuiera mes pleurs et portera mes peines?
Qui me libérera et brisera mes chaînes?
Je ferme les yeux et m’agenouille pour prier,
Et dans ce merveilleux silence retrouvé,
Une douce paix, dans mon cœur, m’envahit,
Me laissant goûter un Amour infini…
Le Seigneur Jésus s’approche et me tend la main,
Il sèche mes larmes, m’offrant son Amour sans fin.
-Geneviève …

4 ans et 20 000 visites

Une petite note plus personnelle aux lecteurs avec lesquels je n’échange pas souvent par courriel ou par téléphone. Comment allez-vous? J’apprécie lorsque vous laissez des commentaires ou lorsque vous m’envoyez un courriel.

Dieu m’a accordé le temps de travailler de temps en temps à relire le contenu de ce site et de le corriger ou d’y ajouter quelques articles lorsque cela semblait nécessaire. J’ai encore quelques articles en cours d’élaboration pour le jours où j’aurai plus de temps ou d’inspiration. J’ai aussi eu du temps parfois pour aller voir ce qui se dit des vrais chrétiens ailleurs sur internet (il n’y a pas grand chose, souvent c’est erroné, mais parfois je suis étonné par l’exactitude de certains commentaires). Je suis reconnaissant que la vérité puisse transparaître ici et là, pour ceux qui cherchent réellement. Je suis aussi reconnaissant que certaines personnes puissent trouver des informations précieuses ou encore être un peu encouragées par les pages et articles de ce site (qui sont écrites par l’inspiration de Dieu, j’espère).

Écrire un blogue ne met pas du pain sur la table pour la plupart des mortels et c’est bien-sûr mon cas. Je n’en tire aucun revenu, et j’y consacre assez de temps et un petit peu d’argent. Au quotidien, comme vous l’avez probablement compris, je suis enseignant dans une petite école privée chrétienne et je travaille pour la Société évangélique de bibles et traités, pour prendre note des commandes et répondre aux questions des gens qui nous contactent. C’est une bénédiction de pouvoir participer à l’oeuvre du Seigneur ainsi.

Lundi je pars en voyage pour accompagner mon père en Nouvelle-Calédonie. Je grandement hâte à ce voyage. En temps normal, je ne pourrais pas me le permettre, mais mon père (qui n’est pas croyant, au passage) ressentait le besoin d’avoir quelqu’un pour l’accompagner et m’a offert de payer le billet. J’aurai ainsi l’occasion de voir l’Australie aussi et de rencontrer deux personnes en Nouvelle-Calédonie qui ont été en contact avec la SEBT depuis quelques temps, si Dieu le veut. Je me demande comment c’est d’être un chrétien là-bas!

Nous aurons semble-t-il l’occasion d’admirer de près la faune et la flore aquatique du plus grand lagon du monde, qui entoure l’île de Grande-Terre (patrimoine naturel mondial de l’UNESCO). J’ai hâte de découvrir la grande diversité ethnique de ces contrées. C’est un endroit qui a toujours intrigué mon père, et je crois qu’il m’a transmis un peu de cette curiosité.

Je vous en dirai plus au retour, si ce voyage m’a marqué. Priez pour notre sécurité, s’il vous plaît.

 

La paix dans le monde est-elle menacée?

Jésus allait mourir… pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés.

Jean 11. 51, 52

À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à­-dire à ceux qui croient en son nom.

Jean 1. 12

Unité?

Il y a un an, on a assisté à Paris et dans d’autres villes de France à l’un des plus importants rassemblements de l’histoire. Des dizaines de dirigeants politiques, suivis de millions de personnes, ont défilé dans une marche unitaire en souvenir des victimes du terrorisme. On a vu côte à côte des athées militants qui revendiquent le droit de se moquer de tout, y compris de Dieu, et des chrétiens, des juifs, des musulmans, qui tiennent à être libres d’exprimer leur croyance. Certains protestaient contre l’antisémitisme, d’autres contre les amalgames, d’autres encore manifestaient pour la république et ses valeurs.

À n’en pas douter, les participants étaient sincères, et leur engagement témoigne d’une angoisse latente et du désir de vivre dans un monde plus fraternel. Mais l’exigence de liberté d’expression à outrance n’est-elle pas aussi moteur de désunion? Qu’en est-il un an après?

Soyons lucides. Déjà le premier enfant né sur cette terre, Caïn, a tué le deuxième, son frère Abel! Et depuis, en commençant par la tour de Babel jusqu’à l’Organisation des Nations Unies en passant par différents empires et par la Société des Nations, l’humanité cherche en vain la paix et l’unité. Cette aspiration ne peut aboutir si Dieu est laissé en dehors du projet. La seule unité indestructible, c’est celle de la famille de Dieu. Les chrétiens eux-mêmes sont désunis, direz-vous. Oui, mais tous ceux qui croient en Jésus et à la valeur de son sacrifice sont devenus enfants de Dieu et sont un en lui, pour toujours. La nouvelle-naissance et le don du Saint-Esprit unissent les chrétiens, alors que Satan redouble d’efforts pour les diviser. La vraie Église n’a jamais été et ne sera jamais ébranlée par le Diable. Ce ne sont que les Églises qui pratiquent un évangile dilué qui courent un vrai risque de schisme ou même de disparaître.

Si vous avez peur de la tournure que prend ce monde, ne voulez-vous pas faire partie de la famille du Dieu de paix? Joignez-vous à la famille qui ne manifeste pas son angoisse dans la rue aux cris de « Je suis Charlie » et « même pas peur », mais dont les membres continuent humblement leurs vies malgré les épreuves et les tribulations en se disant « Je suis chrétien » et en ayant un crainte saine de Dieu. Nous ne pouvons répliquer à la persécution et à la violence que par l’amour et la prière, en nous remettant entre les mains de notre Père, qui comprend mieux se monde que nous, et qui si il le veut, peut préserver nos vies terrestres et s’il ne le fait pas préservera au moins nos âmes pour son paradis, à condition que nous ne nous détournions pas de lui.

 

Nouvelle naissance au Togo (partie II)

[Voici le début du récit d’un Togolais, racontant d’abord comment il a rencontré Dieu, puis éventuellement comment il a cherché une Église qui enseigne et pratique réellement tous les préceptes bibliques. Son témoignage, paru récemment en anglais dans une revue missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, m’a semblé assez remarquable pour être partagé sur mon site. L’histoire est assez longue, donc je la publierai en plusieurs articles séparés.pour lire la partie I, cliquez sur ce lien. Bonne lecture!]

1985 …

J’ai commencé à aller à une Église qui avait des cultes très actifs et bruyants. Après y avoir été trois fois, je me suis aperçu de beaucoup de querelles et de divisions parmi les membres, donc j’ai cessé de fréquenter cette assemblée.
Je suis ensuite allé à une Église qui pratiquait le baptême des adultes par immersion à Atakpamé, et après trois mois, j’ai reçu le baptême. J’étais d’accord avec leurs enseignements. Peu de temps après, j’ai eu besoin de revenir à la maison pour soigner ma mère malade. En quittant Atakpamé pour rentrer à la maison, une joie exceptionnellement parfaite s’est installée dans mon cœur. Je n’ai pas compris pourquoi j’étais si heureux, mais j’ai commencé à me rendre compte que Dieu me guidait vers mon village. En arrivant à la maison de ma mère, j’ai trouvé qu’elle se portait mieux. Elle me donnait un peu d’eau à boire lorsqu’une voix me dit de sortir de la maison. Je suis entré dans une autre maison où cinq hommes étaient réunis pour l’étude biblique du mercredi soir. Comme je courbais ma tête pour prier, j’ai entendu une voix me disant: «Ce sont mes brebis qui n’ont pas de berger. » Je lui ai répondu: « Seigneur, aussi longtemps que je puis être avec eux je vais prendre soin d’eux pour toi. » Après les avoir salués, j’ai demandé ce qu’ils faisaient ici. Ils m’ont répondu qu’ils étaient à la fin d’un culte. Ils m’ont aussi dit qu’ils appartenaient à la même Église que celle que j’avais récemment rejoint à Atakpamé. Je leur ai dit comment j’avais répondu à l’appel de Dieu dans ma vie et que maintenant j’étais un chrétien dans cette même Église. Ils étaient remplis de joie en l’entendant. Je suis retourné auprès de ma mère, planifiant de retourner à Atakpamé après trois mois. Mais un problème est survenu dans le groupe avec lequel je m’assemblais, à l’époque où je voulais quitter Akpade. Je sentais que je devais attendre que le problème soit éclairci. J’ai planifié de quitter mon village une seconde fois, mais la porte n’était pas toujours pas ouverte.

Pour la troisième fois que j’ai fait des plans d’aller à Atakpamé. Après avoir recueilli mon salaire pour un contrat, je me promenais près du manguier quand mon cœur a commencé à battre très fort. Je ne comprenais pas ce qui se passait, mais comme je me tenais là, debout, immobile, me demandant : « Pourquoi? », une voix m’a demandé, « Sais-tu que tu te bats contre le Saint-Esprit? » J’ai répondu: « Qui suis-je pour lutter contre le Saint-Esprit? » La voix dit: «Tu as l’intention de retourner à Atakpamé. » Immédiatement, je me suis rappelé que Dieu m’avait donné la charge de ses brebis. Les larmes me vinrent aux yeux et j’ai dit : « Je vais rester jusqu’à ce que tu me dises que je peux m’en aller. » Après avoir décidé que je ne retournerais pas à mon ancien emploi de photographe, je suis allé chercher toutes mes affaires pour les ramener chez moi.

1988 …

J’ai suivi des cours de théologie de l’Église à Ntivou. Plus tard, je suis devenu le chef de tous les sept pasteurs de cette Église dans la région. Après quelques années d’études, j’ai été troublé de constater que les pasteurs ne pratiquaient pas la vérité telle qu’ils la prêchaient. Certaines de ces choses incluaient les bijoux et les femmes portant des vêtements d’hommes. J’ai exprimé l’avis de mon cœur à ce sujet en leur disant que c’était nécessaire de suivre tous les enseignements de la Bible, mais j’ai trouvé qu’ils mélangeaient le monde avec la Bible, ce qui ne peut pas fonctionner. Les pasteurs n’étaient pas d’accord avec moi. Je me suis souvenu de ma précédente quête pour la vérité et de cette réponse que la vérité se trouve dans la Bible. Le Saint-Esprit m’a parlé et je lui ai demandé :
« Où est la véritable Église? » Ne trouvant aucune réponse, j’ai continué là où j’étais.

À suivre…

(pour lire la partie III du récit, suivez ce lien)