Qu’est-ce que l’économat chrétien ? 3ᵉ partie

Traduction de: https://flatlanderfaith.com/2012/12/02/what-is-christian-stewardship-part-3/

Le Nouveau Testament nous exhorte à « racheter le temps ». Notre compréhension de cette expression est étroitement liée à notre conception de l’économat. Ceux qui voient l’économat surtout sous un angle matériel interprètent cette parole comme une injonction à employer chaque minute à quelque activité profitable.

Il est toutefois intéressant de remarquer que, si nous regardons le contexte, l’apôtre Paul se préoccupait davantage des choses spirituelles lorsqu’il parlait de racheter le temps. En Éphésiens 5.16, il s’agit de veiller à notre propre salut. En Colossiens 4.5, il s’agit de notre témoignage envers ceux du dehors.

Le mot grec employé ici ne désigne pas une quantité de temps, mais plutôt la qualité du moment. Il est parfois traduit par « occasion ». Y a-t-il des moments où l’Esprit nous pousse à prendre le temps de prier, de méditer la Parole de Dieu, mais où nous sommes trop occupés à être de bons économes ? Cela, ce n’est pas racheter le temps. Y a-t-il des voisins à visiter, des enfants auxquels raconter des histoires, des lettres à écrire, mais nous sommes trop occupés ? Cela, ce n’est pas racheter le temps. Avons-nous rencontré aujourd’hui quelqu’un qui semblait chercher des réponses, ou simplement un peu de bonté humaine, mais nous étions trop occupés ? Notre conception de l’économat est-elle en train de nous détourner de notre véritable raison d’être dans ce monde ?

Nous ne pouvons pas servir Dieu et Mammon. Si nous mettions réellement l’économat spirituel en premier, aurions-nous un tel problème avec le matérialisme ? À tout le moins, je doute que ce soit encore un si grand mystère. Si nous cherchons notre sécurité dans les choses matérielles, dans l’argent et dans ce que l’argent peut acheter, dans une source de revenu sûre, dans le maintien des apparences, dans le souci de toujours faire les choses à peu près comme il faut, alors c’est là de « la convoitise, qui est une idolâtrie ». Notre choix est clair : choisir Mammon, qui promet la sécurité terrestre mais livre à l’oppression ; ou choisir Jésus, qui nous offre la véritable sécurité lorsque toutes ces choses terrestres viennent à manquer.

Qu’est-ce que l’économat chrétien ? (2ᵉ partie)

Traduction de l’article par Bob Goodnough: https://flatlanderfaith.com/2012/12/01/what-is-christian-stewardship-part-2/

Voir les autres articles sur ce thème: https://missionnaireanabaptiste.org/?s=intendant

La parabole de l’économe infidèle, que l’on trouve en Luc 16, a laissé perplexes bien des commentateurs. La conduite de cet économe est clairement contraire aux idées reçues sur ce qu’est un bon économat. Pourtant, le verset 8 dit : « Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. » Certains commentateurs tentent de se tirer d’affaire en faisant remarquer que c’est le maître de cet économe qui parlait, et que notre Seigneur ne pourrait jamais approuver une telle conduite. Mais cette façon de voir manque le point essentiel : Jésus nous demande justement de tirer instruction du comportement de cet économe.

La conclusion de cette parabole se trouve au verset 13 : « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. » Ce verset fait partie intégrante de l’explication de la parabole de l’économe infidèle. Le séparer de la parabole, c’est la rendre obscure, et peut-être même incompréhensible.

Quel est donc le message de la parabole de l’économe infidèle ? Nous avons ici un homme qui avait été serviteur de Mamon, exigeant tout ce qui était dû à son maître afin d’assurer sa propre subsistance et sa propre sécurité. En tant qu’économe, il avait la responsabilité de fixer le loyer que chacun des fermiers de son maître devait payer, afin de pourvoir aux besoins de la maison de celui-ci. Il ajoutait ensuite assez à chaque loyer pour couvrir les besoins de sa propre maison. L’économe de cette parabole semble avoir vécu dans l’abondance.

Il est appelé infidèle, non parce qu’il aurait manqué de fidélité envers Mamon, mais à cause de son étroite alliance avec Mamon, qui est lui-même injuste, comme le montrent les versets 9 et 11. Et comme il arrive tôt ou tard à tous ceux qui se confient en Mamon, il se retrouve trahi. Tout ce en quoi il avait mis sa confiance va lui être enlevé. C’est alors que la lumière se fait, et qu’il change de direction. Auparavant, il opprimait les autres en exigeant d’eux le paiement jusqu’à la limite de leurs capacités. Maintenant, il administre une mesure de grâce aux débiteurs de son maître en les libérant d’une partie de leurs dettes. Tant qu’il est encore économe, il a pleinement le pouvoir de le faire ; et il semble qu’il efface simplement la part qu’il prélevait pour lui-même. Il comprend désormais qu’à long terme, il sera dans son intérêt d’alléger, autant qu’il le peut, les fardeaux des autres.

Cette interprétation peut poser problème aux chrétiens qui voient l’économat comme concernant principalement l’acquisition et la gestion des biens matériels. Nous pouvons dire que la volonté de Dieu est que nous exercions un bon économat de nos possessions matérielles afin de pouvoir partager avec les autres et soutenir des œuvres missionnaires. Cependant, un observateur pourrait se demander si nous sommes davantage motivés par la part que nous voulons garder pour nous-mêmes que par celle que nous prévoyons de donner à Dieu.

Les besoins des autres occupent-ils vraiment une grande place dans l’esprit des chrétiens qui s’emploient activement à être de bons économes ? En réalité, il n’y a pas beaucoup de place pour la compassion dans ce type d’économat. Il devient facile de penser que les pauvres sont pauvres parce qu’ils ne veulent pas travailler et ne prennent pas soin de ce qu’ils possèdent déjà. On établit souvent une distinction entre les pauvres « méritants » et ceux qui le seraient moins ; distinction bien commode lorsqu’on se trouve devant des personnes dont les besoins sont très réels, même s’ils sont peut-être en partie le résultat de leurs propres choix.

Nous disons que tout ce que nous possédons appartient à Dieu, et que nous n’en sommes que les économes. Mais un observateur impartial de nos pratiques commerciales et de notre mode de vie arriverait-il à cette conclusion ?

Qu’est-ce que l’économat chrétien ? (1ʳᵉ partie)

[Traduction de l’article https://flatlanderfaith.com/2012/11/30/what-is-christian-stewardship-part-1/ de Bob Goodnough]

Voir aussi l’article: https://missionnaireanabaptiste.org/2026/04/13/quest-ce-quun-bon-intendant-luc-16/

Le chrétien vit dans un monde presque entièrement gouverné par la poursuite du gain matériel. Des gouvernements qui semblaient inébranlables sont tombés parce qu’ils n’ont pas pu fournir les biens matériels que leurs citoyens convoitaient. Le christianisme nominal a depuis longtemps conclu une alliance avec les forces matérialistes.

L’Église catholique a maintenu pendant de nombreux siècles un enseignement contre l’usure ; mais des catholiques entreprenants ont trouvé des moyens de contourner cet enseignement. Au Moyen Âge, l’Église catholique s’est vue contrainte d’emprunter à intérêt auprès de banquiers juifs [qui ne pouvaient exercer l’usure envers d’autres juifs, mais qui n’avaient pas d’interdit concernant les chrétiens]. Jean Calvin fut le premier des réformateurs à approuver explicitement l’usure. C’est aussi lui qui formula les principes par lesquels une grande partie de la chrétienté moderne s’engage pleinement dans le domaine matériel au nom de l’« économat » (ou « intendance »).

Chrétiens et non-chrétiens ont cherché à résoudre la domination que Mammon exerce sur l’humanité. Nous connaissons l’oppression causée par les tentatives de mise en œuvre de la société idéale de Karl Marx. La doctrine protestante de l’économat ne diffère guère, en réalité, de l’enseignement de Marx : les chrétiens doivent s’efforcer de gagner tout ce qu’ils peuvent, afin de pouvoir ensuite partager avec ceux qui sont dans le besoin. Les disciples des réformateurs ne se sont pas montrés sensiblement plus compatissants que ceux de Marx. Les protestants se sont engagés dans le colonialisme, l’esclavage et le commerce d’une manière plus froide et plus calculée que les catholiques. Ils croyaient que la prospérité matérielle était une preuve de la faveur de Dieu. Cette position rendait, selon eux, juste et convenable que le groupe favorisé détermine dans quelle mesure les moins favorisés pouvaient participer aux bénédictions matérielles.

Nos ancêtres anabaptistes et mennonites n’ont jamais pris part à une telle oppression, parce qu’ils avaient une conception différente de la place des biens matériels dans la vie chrétienne. Si, aujourd’hui, notre vision de la nature et du danger du matérialisme manque de clarté, ne serait-ce pas parce que nous avons, sans nous en rendre compte, absorbé une grande part de l’enseignement protestant concernant l’argent et les possessions ?

Dans les épîtres du Nouveau Testament, le concept d’« intendance » n’est employé que dans le sens de l’administration de l’Évangile (le grec oikonomos est traduit par dispensateur ou économe) :

— 1 Pierre 4:10 :
« Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu. »

— Tite 1:7 :
« Car il faut que l’évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu ; qu’il ne soit ni arrogant, ni colère, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain honteux. »

— 1 Corinthiens 4:1-2 :
« Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. »

En Romains 16:23 et Galates 4:2, où le sens désigne clairement une fonction civile, les traducteurs ont employé d’autres termes :

— Romains 16:23 :
« Gaïus, mon hôte et celui de toute l’Église, vous salue ; Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus. »

— Galates 4:2 :
« Mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père. »

Quant au mot oikonomia, traduit par « administration » dans Luc 16, il est rendu différemment dans les épîtres, notamment par charge ou dispensation :

— 1 Corinthiens 9:17 :
« Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense ; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée. »

— Éphésiens 1:10 :
« pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. »

— Éphésiens 3:2 :
« si du moins vous avez appris quelle est la dispensation de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée pour vous. »

— Colossiens 1:25 :
« C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonce pleinement la parole de Dieu. »

Au sujet des assurances

“Au cours de ma vie, je me suis assuré contre tout, sauf contre la mort. Et maintenant, je dois mourir sans y être aucunement préparé.” – auteur inconnu

Êtes-vous assuré contre la mort?  Vous savez où se trouve la réponse…

Mais que penser des autres assurances? Qu’en dit la Bible?

Selon les Écritures, la sécurité d’un chrétien se trouve en Dieu et en sa providence. Ce principe est enseigné clairement dans la Parole de Dieu. Par conséquent, nous ne croyons pas qu’un chrétien doit assurer ses biens avec les compagnies d’assurance de ce monde.

« Mieux vaut chercher un refuge en l’Éternel que de se confier à l’homme » (Psaume 118.8).

« Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel » (Jérémie 17.5).

« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6.33).

« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous » (1 Pierre 5.7).

Dieu, dans son amour et pouvoir infini, pourvoit pour ceux qui lui appartiennent dans toutes les circonstances de la vie. « Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? Cependant, aucun d’eux n’est oublié devant Dieu. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux » (Luc 12.6-7).

Presque tous les biens de Job ont été dérobés, consumés par le feu ou emportés par le vent. Toutefois, il est demeuré ferme dans sa confiance en l’Éternel et disait : « L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni » (Job 1.21).

L’économie moderne tend à ébranler la foi des croyants en Dieu en matière d’assurance. Il s’agit là d’un défi pour les chrétiens de résister aux tentations matérialistes et de placer leur confiance non pas dans les finances, mais dans les promesses divines. Les chrétiens regardent aux promesses de Dieu pour leur sécurité et ils évitent, autant que possible, d’avoir recours aux compagnies d’assurance du monde.

L’acquisition d’un contrat d’assurance vie est clairement défendue aux membres de l’église de Dieu. Outre les réserves émises à l’égard d’autres types d’assurance, l’assurance-vie dévalorise et commercialise la vie humaine, que nous considérons comme sacrée, et elle s’oppose aux enseignements bibliques.

Les chrétiens sont attentifs à la responsabilité de chaque personne de prendre soin d’elle-même et de ses possessions. Il est parfois avancé que souscrire une assurance pour ses biens, sa santé ou sa vie est une bonne gestion financière et évite de devenir dépendant des autres. Bien que ceci soit un raisonnement logique selon « les rudiments du monde » (Colossiens 2.8), cela mine la foi d’un chrétien dans le pouvoir de Dieu.

La famille de Dieu a le devoir et l’honneur de supporter les fardeaux les uns des autres. Elle doit aussi partager avec ceux qui ont souffert, selon 2 Corinthiens 8. Cette tâche peut être accomplie par les dons personnels d’amour, ou par les opérations des programmes d’aide mutuelle gérés par l’Église. De cette façon, celui qui donne et celui qui reçoit sont tous deux bénis et Dieu est glorifié. « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4.19).

Les trois erreurs les plus courantes concernant le sabbat

Faut-il encore payer la dîme aujourd’hui?

Ceci est une traduction de l’article https://flatlanderfaith.com/2013/02/24/should-christians-tithe/ de Robert Goodnough.

Certains chrétiens croient fermement que la règle des 10 % de l’Ancien Testament est toujours en vigueur pour les chrétiens d’aujourd’hui. Ils racontent l’histoire édifiante d’une personne qui avait des difficultés financières et qui avait du mal à trouver de l’argent pour la quête. Elle a alors commencé à donner 10 % de ses revenus et, par miracle, tous ses besoins financiers ont été comblés.

Il existe des arguments assez convaincants contre l’exigence des 10% pour les chrétiens dans la nouvelle dispensation. Tout d’abord, il n’y a aucun commandement de donner la dîme dans le Nouveau Testament. Deuxièmement, la tribu de Lévi n’avait pas reçu d’héritage dans la terre promise. La dîme était donc un impôt destiné à soutenir le sacerdoce lévitique et ne serait pas nécessaire dans la présente dispensation.

Je pense que ces arguments sont tout à fait valables. Cela ne laisse-t-il pas les chrétiens sans orientation ni directives sur le montant à donner ?  Si nous cherchons une règle absolue, je ne crois pas que nous la trouverons. Ce que je lis dans le Nouveau Testament m’amène à la conclusion déchirante qu’en fait, Dieu veut tout ce que j’ai et tout ce que je suis.

Le jeune homme riche n’a pas pu supporter le commandement de Jésus de tout vendre. La plupart d’entre nous aimeraient aussi s’y soustraire. Nous pouvons dire allègrement : « Tout ce que j’ai appartient à Jésus ». Un observateur impartial serait-il susceptible de le croire au vu de la manière dont nous utilisons notre temps et des biens matériels qui nous tombent sous la main ?

« Car qui est-ce qui te distingue? Et qu’as-tu, que tu ne l’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu, comme si tu ne l’avais point reçu? » (1 Corinthiens 4.7). Si tout ce que nous avons vient de Dieu et n’est qu’un prêt pour nous, pouvons-nous alors rendre 10 % à Dieu, utiliser les 90 % restants de manière égoïste et nous considérer comme libres ?

La chose la plus importante est que Dieu veut que nous lui fassions entièrement confiance, non seulement pour notre destinée éternelle, mais aussi pour tous les aspects de notre vie terrestre. Il veut que nous lui fassions confiance pour nos besoins matériels, que nous lui fassions confiance pour prendre soin de notre famille, de notre santé, et pour nous conduire sur un chemin qui nous apportera le vrai bonheur. « Éternel! je connais que la voie de l’homme ne dépend pas de lui, et qu’il n’est pas au pouvoir de l’homme qui marche, de bien diriger ses pas. » (Jérémie 10.23).

Lorsque nous sommes confrontés à des décisions concernant n’importe quel aspect de notre vie, notre prière devrait être : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? »  Poser cette question et attendre la réponse nous évitera bien des maux de cœur.

J’espère que cela ne vous semble pas désespérément idéaliste. Je crois que c’est éminemment pratique, mais nous commettons beaucoup d’erreurs en vivant. J’aime bien l’expression britannique « muddling through » (se désembourber?). Je crains que ce soit tout ce dont je suis capable, mais je crois qu’avec l’aide de Dieu, je parviendrai à m’en sortir d’une manière ou d’une autre. « Car il connaît de quoi nous sommes faits, il se souvient que nous ne sommes que poussière » (Psaume 103.14).

Pour en revenir à la question du titre, je ne crois pas que le chrétien du Nouveau Testament soit obligé de donner 10 % de ses revenus. Pour beaucoup de chrétiens, il s’agit d’une ligne directrice utile. Certains donnent beaucoup moins, en fonction de leur situation et de l’étape de leur vie. J’en connais beaucoup qui donnent plusieurs fois 10 %. Est-il acceptable de donner 20 % de nos revenus et 0 % de notre temps ?  L’essentiel est peut-être de ne jamais avoir l’impression de rendre service à Dieu en donnant. Rien de cela ne nous appartient en réalité.

Infolettre été 2023 – SEBT, mission en France, etc.

Bonjour à tous !

Enfin j’ai un peu de temps pour vous écrire !

Merci au passage pour tous les commentaires et les commandes de documentation évangélique que je reçois personnellement plusieurs fois par jour. C’est très encourageant !

Quoi de neuf au niveau des traités ?

Au bureau canadien de la SEBT, l’année 2022 a été remplie de bénédictions. Le bureau canadien pour lequel je travaille a distribué environ 6,9 millions de traités cette année. Les principales destinations sont, dans l’ordre : l’Inde, le Canada, la France, la RD Congo, Cuba, la Côte d’Ivoire, le Togo, Haïti, le Burkina Faso et le Sri Lanka. Nous continuons d’essayer de toucher tous les pays du monde, tout en visant tout particulièrement les endroits où l’Évangile n’est pas bien connu. Internet est un outil incroyablement efficace pour cela, et nous n’en avons pas encore maîtrisé l’ampleur.

Nous continuons de traduire de plus en plus de traités, pour toucher plus de 100 langues à ce jour (notre site web en a maintenant 40, je crois).

https://www.traitesevangeliques.org/language

Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci !) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés pour la gloire de Dieu et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante : https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/ ou directement à travers le formulaire ci-dessous.

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Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des personnes souffrant d’addictions diverses, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’œuvre que Jésus nous a enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Vous pouvez consulter le contenu des traités nouvellement rédigés en français en cliquant sur le titre.

Parus au cours de la dernière année :

  • Les ennuis commencent
  • Le pardon
  • La voie de la paix et de la non-résistance
  • Dieu cherche un homme
  • Êtes-vous sauvé ? Le savez-vous ?
  • La bataille pour votre âme
  • L’espoir
  • La semence du péché

À paraître bientôt :

  • Le merveilleux plan du salut

Vous pouvez vous abonner ici pour recevoir un traité par semaine par voie électronique : t.me/traites.

Il y a aussi des nouvelles publications dans plusieurs autres langues : anglais, espagnol, italien, arabe…

Missionnaires en France et en Belgique

Il semble que Dieu ouvre enfin la porte pour qu’une famille de missionnaires de la SEBT aille s’installer en Europe francophone dans les mois qui viennent (probablement en septembre). Ils envisagent de vivre à Lille, près de notre frère âgé Albert Leroy, qui habite la commune de Mouscron, en Belgique. Ces missionnaires sont un couple d’Américains dans la quarantaine, avec leurs deux enfants. Ils auront d’abord à apprendre le français avant de faire beaucoup de travail missionnaire. Priez pour eux SVP.

Je retourne à l’enseignement à temps plein, je ne travaillerai plus pour la SEBT à partir de septembre

Je suis arrivé à un moment de la vie où j’ai dû faire un petit ajustement au niveau du travail. Après environ 10 ans de collaboration avec la Société évangélique de bibles et traités (2013-2015 en Inde et 2016-2023 comme correspondant ici au Québec), je vais laisser ce poste à un autre.

Au cours de l’année scolaire qui vient de se terminer, je travaillais 2 jours par semaine comme enseignant de français et d’histoire-géo dans notre petite école chrétienne. Les autres jours de la semaine étaient dédiés à la SEBT, à la traduction de traités et de livres et aussi à d’autres menus projets : le champ de camérisiers, aider des frères, etc.

Certaines années auparavant, j’étais enseignant à temps plein et en même temps correspondant pour la SEBT, mais avec le volume des messages qui croît presque constamment et les impératifs d’une vie de famille, je ne trouve plus envisageable de faire les deux en même temps.

On m’a demandé d’enseigner à temps plein de nouveau dans notre école, car il n’y aura plus de poste à temps partiel, vu que l’école comptera moins d’élèves l’an prochain. J’ai accepté après beaucoup de tergiversations.

Ce sera donc notre frère et ministre Keith Wedel qui reprendra le travail chez la SEBT, si dieu le veut. Je remercie aussi le frère Karlos Isaac qui m’a beaucoup assisté dans les derniers mois, et qui continuera sans doute un certain temps jusqu’à ce que nous soyons plus à jour avec les courriels.

Il se peut que je participe encore à certains projets ponctuels (notamment l’enregistrement de versions audio de nos traités) après le début septembre, mais pas régulièrement. Si j’arrête le travail avec la SEBT, ce n’est pas par désamour pour cette oeuvre, qui me tient fort à cœur. J’ai été très béni au cours de mes années de travail avec la SEBT. Mais pour le moment, l’emploi d’enseignant semble être ce que Dieu veut que je fasse. Je continuerai cependant à maintenir ce site, à écrire ou partager des articles et je ferai suivre toutes vos demandes de traités au bureau de la SEBT comme je le fais toujours depuis les 9 ans d’existence de missionnaireanabaptiste.org.

Nous nous portons bien

Sinon, nous allons très bien. Nous nous préparons à être très occupés par la récolte des camerises, je vous en dirai peut-être plus une autre fois. Plus tard cet été, nous comptons voyager à 50h de route d’ici pour assister à la noce du frère cadet d’Amy. Nous espérons rendre visite à de nombreuses connaissances sur la route. Avec un bébé d’un an et demi, le voyage ne sera pas de tout repos, j’imagine.

Louis grandit très. Nous remercions Dieu pour cela et pour la bonne humeur et la sanctification que cet enfant occasionne chez nous.

Ma mère continue son combat contre le cancer mais sa condition s’est nettement améliorée et la tumeur n’est guère visible sur les dernières IRM. Nous louons Dieu pour cela ! SVP continuez de prier pour elle, elle a encore des maux de tête, des étourdissements et aa parfois du mal à s’exprimer.

Conclusion

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus !

Que Dieu vous bénisse tous ! Je vous souhaite un bel été et à bientôt, j’espère !

Bien chaleureusement en Christ,

Hugues & Amy Andries (et Louis)