Bonjour à tous,
La revue Foi et Foyer vient de sortir un numéro de 48 pages inspirantes!
Lisez la et abonnez-vous via ce lien: https://foietfoyer.org/2026/07/08/foi-et-foyer-2-juillet-2026/
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Traduction de: https://flatlanderfaith.com/2012/12/02/what-is-christian-stewardship-part-3/
Le Nouveau Testament nous exhorte à « racheter le temps ». Notre compréhension de cette expression est étroitement liée à notre conception de l’économat. Ceux qui voient l’économat surtout sous un angle matériel interprètent cette parole comme une injonction à employer chaque minute à quelque activité profitable.
Il est toutefois intéressant de remarquer que, si nous regardons le contexte, l’apôtre Paul se préoccupait davantage des choses spirituelles lorsqu’il parlait de racheter le temps. En Éphésiens 5.16, il s’agit de veiller à notre propre salut. En Colossiens 4.5, il s’agit de notre témoignage envers ceux du dehors.
Le mot grec employé ici ne désigne pas une quantité de temps, mais plutôt la qualité du moment. Il est parfois traduit par « occasion ». Y a-t-il des moments où l’Esprit nous pousse à prendre le temps de prier, de méditer la Parole de Dieu, mais où nous sommes trop occupés à être de bons économes ? Cela, ce n’est pas racheter le temps. Y a-t-il des voisins à visiter, des enfants auxquels raconter des histoires, des lettres à écrire, mais nous sommes trop occupés ? Cela, ce n’est pas racheter le temps. Avons-nous rencontré aujourd’hui quelqu’un qui semblait chercher des réponses, ou simplement un peu de bonté humaine, mais nous étions trop occupés ? Notre conception de l’économat est-elle en train de nous détourner de notre véritable raison d’être dans ce monde ?
Nous ne pouvons pas servir Dieu et Mammon. Si nous mettions réellement l’économat spirituel en premier, aurions-nous un tel problème avec le matérialisme ? À tout le moins, je doute que ce soit encore un si grand mystère. Si nous cherchons notre sécurité dans les choses matérielles, dans l’argent et dans ce que l’argent peut acheter, dans une source de revenu sûre, dans le maintien des apparences, dans le souci de toujours faire les choses à peu près comme il faut, alors c’est là de « la convoitise, qui est une idolâtrie ». Notre choix est clair : choisir Mammon, qui promet la sécurité terrestre mais livre à l’oppression ; ou choisir Jésus, qui nous offre la véritable sécurité lorsque toutes ces choses terrestres viennent à manquer.
[Traduction de l’article https://flatlanderfaith.com/2012/11/30/what-is-christian-stewardship-part-1/ de Bob Goodnough]
Voir aussi l’article: https://missionnaireanabaptiste.org/2026/04/13/quest-ce-quun-bon-intendant-luc-16/
Le chrétien vit dans un monde presque entièrement gouverné par la poursuite du gain matériel. Des gouvernements qui semblaient inébranlables sont tombés parce qu’ils n’ont pas pu fournir les biens matériels que leurs citoyens convoitaient. Le christianisme nominal a depuis longtemps conclu une alliance avec les forces matérialistes.
L’Église catholique a maintenu pendant de nombreux siècles un enseignement contre l’usure ; mais des catholiques entreprenants ont trouvé des moyens de contourner cet enseignement. Au Moyen Âge, l’Église catholique s’est vue contrainte d’emprunter à intérêt auprès de banquiers juifs [qui ne pouvaient exercer l’usure envers d’autres juifs, mais qui n’avaient pas d’interdit concernant les chrétiens]. Jean Calvin fut le premier des réformateurs à approuver explicitement l’usure. C’est aussi lui qui formula les principes par lesquels une grande partie de la chrétienté moderne s’engage pleinement dans le domaine matériel au nom de l’« économat » (ou « intendance »).
Chrétiens et non-chrétiens ont cherché à résoudre la domination que Mammon exerce sur l’humanité. Nous connaissons l’oppression causée par les tentatives de mise en œuvre de la société idéale de Karl Marx. La doctrine protestante de l’économat ne diffère guère, en réalité, de l’enseignement de Marx : les chrétiens doivent s’efforcer de gagner tout ce qu’ils peuvent, afin de pouvoir ensuite partager avec ceux qui sont dans le besoin. Les disciples des réformateurs ne se sont pas montrés sensiblement plus compatissants que ceux de Marx. Les protestants se sont engagés dans le colonialisme, l’esclavage et le commerce d’une manière plus froide et plus calculée que les catholiques. Ils croyaient que la prospérité matérielle était une preuve de la faveur de Dieu. Cette position rendait, selon eux, juste et convenable que le groupe favorisé détermine dans quelle mesure les moins favorisés pouvaient participer aux bénédictions matérielles.
Nos ancêtres anabaptistes et mennonites n’ont jamais pris part à une telle oppression, parce qu’ils avaient une conception différente de la place des biens matériels dans la vie chrétienne. Si, aujourd’hui, notre vision de la nature et du danger du matérialisme manque de clarté, ne serait-ce pas parce que nous avons, sans nous en rendre compte, absorbé une grande part de l’enseignement protestant concernant l’argent et les possessions ?
Dans les épîtres du Nouveau Testament, le concept d’« intendance » n’est employé que dans le sens de l’administration de l’Évangile (le grec oikonomos est traduit par dispensateur ou économe) :
— 1 Pierre 4:10 :
« Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu. »
— Tite 1:7 :
« Car il faut que l’évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu ; qu’il ne soit ni arrogant, ni colère, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain honteux. »
— 1 Corinthiens 4:1-2 :
« Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. »
En Romains 16:23 et Galates 4:2, où le sens désigne clairement une fonction civile, les traducteurs ont employé d’autres termes :
— Romains 16:23 :
« Gaïus, mon hôte et celui de toute l’Église, vous salue ; Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus. »
— Galates 4:2 :
« Mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père. »
Quant au mot oikonomia, traduit par « administration » dans Luc 16, il est rendu différemment dans les épîtres, notamment par charge ou dispensation :
— 1 Corinthiens 9:17 :
« Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense ; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée. »
— Éphésiens 1:10 :
« pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. »
— Éphésiens 3:2 :
« si du moins vous avez appris quelle est la dispensation de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée pour vous. »
— Colossiens 1:25 :
« C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonce pleinement la parole de Dieu. »

Au cas où vous l’auriez manqué…
Numéro 1, mars 2026 (avec réédition du numéro de la revue originale, parue en été 1994) La version PDF imprimable se trouve à la fin de l’article. Bonne lecture! MOT DE LA RÉDACTION Roxton Falls, Québec, 9 mars 2026 Très chers frères et sœurs en Christ, C’est pour nous un grand privilège de vous saluer dans…
Foi et Foyer (nouvelle revue chrétienne trimestrielle) #1, mars 2026
Dans plusieurs régions du monde francophone, les chrétiens fidèles à l’Évangile vivent souvent dispersés et parfois isolés. Les occasions de communion, d’encouragement et d’édification mutuelle sont donc particulièrement précieuses.
C’est dans cet esprit que la revue Foi et Foyer reprendra sa publication d’ici la fin mars, si Dieu le permet.
Cette petite revue trimestrielle est destinée à l’édification des familles chrétiennes francophones. Son objectif est simple : rappeler les enseignements de l’Écriture, encourager une vie chrétienne fidèle dans le foyer, et maintenir des liens fraternels entre croyants.
Les articles abordent des sujets pratiques et spirituels tels que :
Dans un monde où les valeurs bibliques sont de plus en plus oubliées, il est bon de disposer d’une littérature simple, saine et centrée sur l’Évangile pour fortifier la foi et encourager les familles.
Après près de trente ans sans publication, Foi et Foyer renaît donc avec le désir de servir à nouveau les croyants francophones, qu’ils se trouvent en Europe, en Afrique, en Amérique ou ailleurs.
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Abonnement :
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La revue est gratuite et paraît quatre fois par an.
J’en publierai probablement quelques numéros sur ce site.
Veuille le Seigneur bénir chaque famille chrétienne qui le lira.