

Emmanuel était touché d’acrânie et, conséquemment, d’anencéphalie.
Nous le retrouverons un jour, guéri, au ciel.
Merci beaucoup pour vos prières.
Hugues et Amy Andries, Louis et Étienne…


Emmanuel était touché d’acrânie et, conséquemment, d’anencéphalie.
Nous le retrouverons un jour, guéri, au ciel.
Merci beaucoup pour vos prières.
Hugues et Amy Andries, Louis et Étienne…
Chrétien marchait toujours vers la Cité céleste. Et tout le monde trouvait qu’il était trop strict.
Il portait toujours le Livre avec lui partout où il allait. Et c’était bien là le problème.
Quand le Livre disait : « Fuis », il fuyait.
Quand il disait : « Abstenez-vous », il s’abstenait.
Quand il disait : « Renonce à toi-même », il renonçait à lui-même.
Quand il disait : « Prends ta croix », il ne demandait pas s’il en existait une plus légère.
« Tu prends tout cela beaucoup trop au sérieux », lui disait-on.
Chrétien regarda le Livre.
« Le Roi a-t-il changé ? »
« Non. »
« Alors pourquoi changerais-je ? »
Ils le traitèrent donc de légaliste.
Et Chrétien poursuivit son chemin.
Bientôt, il arriva dans une ville où chacun marchait la tête baissée.
Au premier abord, Chrétien pensa que les gens priaient.
Puis il aperçut les écrans lumineux qu’ils tenaient entre leurs mains.
Ils se réveillaient en tendant la main vers eux.
Ils mangeaient avec eux.
Ils les emportaient à l’église.
Ils les emmenaient jusque dans leur chambre.
Ils les mettaient entre les mains de leurs enfants.
Chrétien vit les petits apprendre le nom des célébrités avant celui des apôtres, connaître les tendances du jour avant la vérité, et parler le langage du monde avant d’avoir appris celui des Écritures.
« Qui fait de vos enfants des disciples ? » demanda Chrétien.
« Mais nous ! »
Chrétien regarda les écrans qu’ils tenaient à la main.
« En êtes-vous bien sûrs ? »
Ils dirent qu’il allait trop loin.
Et Chrétien poursuivit son chemin.
Puis il rencontra une femme du nom de Sentiments.
Elle disait à tous :
« Suis ton cœur. »
« Fais ce qui te donne la paix. »
« Si ta conscience ne te reprend pas, c’est que cela ne doit pas être mauvais. »
Chrétien ouvrit le Livre.
« Mais le Livre dit que le cœur est trompeur. »
Sentiments fronça les sourcils.
Chrétien serra plus fermement le Livre contre lui.
« Mes sentiments changent. Celui-ci ne change pas. »
Ils le trouvèrent dur.
Et Chrétien poursuivit son chemin.
Puis Chrétien arriva à la Foire aux Vanités.
Seulement, il n’était plus nécessaire de faire le voyage jusqu’à elle.
La Foire tenait désormais dans la poche de chacun.
La convoitise.
L’envie.
La médisance.
L’orgueil.
La cupidité.
Les fausses doctrines.
Les divertissements sans fin.
Tout cela était à portée d’un simple mouvement du pouce.
Ils y passaient des heures, puis s’étonnaient de n’avoir aucun appétit pour la prière.
Ils remplissaient de bruit chaque instant de silence, puis s’étonnaient de ne plus parvenir à entendre Dieu.
« Ce n’est pas un péché », protesta quelqu’un, la boîte lumineuse à la main.
Chrétien acquiesça.
« Peut-être que non. Mais je me demande si c’est encore vous qui la possédez, ou si c’est elle qui vous possède. »
Ils le trouvèrent vieux jeu.
Et Chrétien poursuivit son chemin.
Les années passèrent.
Le chemin devint plus étroit.
Les hommes donnèrent de nouveaux noms aux compromis.
La mondanité devint liberté.
L’impudicité devint assurance de soi.
La désobéissance devint authenticité.
Le silence devint amour.
Et la sainteté devint légalisme.
Chrétien se demanda parfois s’il n’était pas, après tout, trop strict.
Alors il ouvrit de nouveau le Livre.
Le chemin étroit s’y trouvait encore.
La croix s’y trouvait encore.
« Soyez saints dans toute votre conduite » s’y trouvait encore.
« N’aimez point le monde » s’y trouvait encore.
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements » s’y trouvait encore.
Chrétien referma le Livre.
« Ce n’est pas moi qui ai rendu le chemin étroit. C’est le Roi. »
Et Chrétien poursuivit son chemin.
Enfin, il aperçut la Cité céleste.
Et soudain, tous les noms dont on l’avait affublé cessèrent de lui faire mal.
Légaliste.
Extrémiste.
Coupé du monde.
Vieux jeu.
Trop strict.
À la lumière de l’éternité, l’opinion des hommes était devenue bien petite.
Chrétien regarda le Livre usé qu’il tenait entre ses mains et songea à tout ce qu’il avait abandonné afin de lui obéir.
Et là, au seuil de l’éternité, il avait des regrets.
Mais aucun d’eux n’était celui-ci :
« J’aurais aimé faire davantage de compromis. »
Peut-être avons-nous posé la mauvaise question.
Non pas :
« Est-ce vraiment si mauvais ? »
Mais :
« Cela me rend-il davantage semblable à Christ ? »
Non pas :
« Est-ce que je me sens repris dans ma conscience ? »
Mais :
« Qu’a dit Dieu ? »
Et peut-être devrions-nous cesser d’avoir tellement peur que nos enfants nous trouvent trop stricts, au point de les livrer à un monde qui, lui, ne craint nullement d’en faire ses disciples.
La Cité céleste est devant nous.
Nos enfants nous regardent.
L’éternité approche.
Le Livre est toujours vrai.
Le chemin est toujours étroit.
Et le Roi est toujours digne.
Alors, Chrétien…
poursuis ton chemin.
Texte traduit de l’original anglais de Sarah Trent, avec son aimable permission.
Bonjour à tous,
La revue Foi et Foyer vient de sortir un numéro de 48 pages inspirantes!
Lisez la et abonnez-vous via ce lien: https://foietfoyer.org/2026/07/08/foi-et-foyer-2-juillet-2026/
Ou téléchargez la revue ici:
Traduction de: https://flatlanderfaith.com/2012/12/02/what-is-christian-stewardship-part-3/
Le Nouveau Testament nous exhorte à « racheter le temps ». Notre compréhension de cette expression est étroitement liée à notre conception de l’économat. Ceux qui voient l’économat surtout sous un angle matériel interprètent cette parole comme une injonction à employer chaque minute à quelque activité profitable.
Il est toutefois intéressant de remarquer que, si nous regardons le contexte, l’apôtre Paul se préoccupait davantage des choses spirituelles lorsqu’il parlait de racheter le temps. En Éphésiens 5.16, il s’agit de veiller à notre propre salut. En Colossiens 4.5, il s’agit de notre témoignage envers ceux du dehors.
Le mot grec employé ici ne désigne pas une quantité de temps, mais plutôt la qualité du moment. Il est parfois traduit par « occasion ». Y a-t-il des moments où l’Esprit nous pousse à prendre le temps de prier, de méditer la Parole de Dieu, mais où nous sommes trop occupés à être de bons économes ? Cela, ce n’est pas racheter le temps. Y a-t-il des voisins à visiter, des enfants auxquels raconter des histoires, des lettres à écrire, mais nous sommes trop occupés ? Cela, ce n’est pas racheter le temps. Avons-nous rencontré aujourd’hui quelqu’un qui semblait chercher des réponses, ou simplement un peu de bonté humaine, mais nous étions trop occupés ? Notre conception de l’économat est-elle en train de nous détourner de notre véritable raison d’être dans ce monde ?
Nous ne pouvons pas servir Dieu et Mammon. Si nous mettions réellement l’économat spirituel en premier, aurions-nous un tel problème avec le matérialisme ? À tout le moins, je doute que ce soit encore un si grand mystère. Si nous cherchons notre sécurité dans les choses matérielles, dans l’argent et dans ce que l’argent peut acheter, dans une source de revenu sûre, dans le maintien des apparences, dans le souci de toujours faire les choses à peu près comme il faut, alors c’est là de « la convoitise, qui est une idolâtrie ». Notre choix est clair : choisir Mammon, qui promet la sécurité terrestre mais livre à l’oppression ; ou choisir Jésus, qui nous offre la véritable sécurité lorsque toutes ces choses terrestres viennent à manquer.
[Traduction de l’article https://flatlanderfaith.com/2012/11/30/what-is-christian-stewardship-part-1/ de Bob Goodnough]
Voir aussi l’article: https://missionnaireanabaptiste.org/2026/04/13/quest-ce-quun-bon-intendant-luc-16/
Le chrétien vit dans un monde presque entièrement gouverné par la poursuite du gain matériel. Des gouvernements qui semblaient inébranlables sont tombés parce qu’ils n’ont pas pu fournir les biens matériels que leurs citoyens convoitaient. Le christianisme nominal a depuis longtemps conclu une alliance avec les forces matérialistes.
L’Église catholique a maintenu pendant de nombreux siècles un enseignement contre l’usure ; mais des catholiques entreprenants ont trouvé des moyens de contourner cet enseignement. Au Moyen Âge, l’Église catholique s’est vue contrainte d’emprunter à intérêt auprès de banquiers juifs [qui ne pouvaient exercer l’usure envers d’autres juifs, mais qui n’avaient pas d’interdit concernant les chrétiens]. Jean Calvin fut le premier des réformateurs à approuver explicitement l’usure. C’est aussi lui qui formula les principes par lesquels une grande partie de la chrétienté moderne s’engage pleinement dans le domaine matériel au nom de l’« économat » (ou « intendance »).
Chrétiens et non-chrétiens ont cherché à résoudre la domination que Mammon exerce sur l’humanité. Nous connaissons l’oppression causée par les tentatives de mise en œuvre de la société idéale de Karl Marx. La doctrine protestante de l’économat ne diffère guère, en réalité, de l’enseignement de Marx : les chrétiens doivent s’efforcer de gagner tout ce qu’ils peuvent, afin de pouvoir ensuite partager avec ceux qui sont dans le besoin. Les disciples des réformateurs ne se sont pas montrés sensiblement plus compatissants que ceux de Marx. Les protestants se sont engagés dans le colonialisme, l’esclavage et le commerce d’une manière plus froide et plus calculée que les catholiques. Ils croyaient que la prospérité matérielle était une preuve de la faveur de Dieu. Cette position rendait, selon eux, juste et convenable que le groupe favorisé détermine dans quelle mesure les moins favorisés pouvaient participer aux bénédictions matérielles.
Nos ancêtres anabaptistes et mennonites n’ont jamais pris part à une telle oppression, parce qu’ils avaient une conception différente de la place des biens matériels dans la vie chrétienne. Si, aujourd’hui, notre vision de la nature et du danger du matérialisme manque de clarté, ne serait-ce pas parce que nous avons, sans nous en rendre compte, absorbé une grande part de l’enseignement protestant concernant l’argent et les possessions ?
Dans les épîtres du Nouveau Testament, le concept d’« intendance » n’est employé que dans le sens de l’administration de l’Évangile (le grec oikonomos est traduit par dispensateur ou économe) :
— 1 Pierre 4:10 :
« Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu. »
— Tite 1:7 :
« Car il faut que l’évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu ; qu’il ne soit ni arrogant, ni colère, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain honteux. »
— 1 Corinthiens 4:1-2 :
« Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. »
En Romains 16:23 et Galates 4:2, où le sens désigne clairement une fonction civile, les traducteurs ont employé d’autres termes :
— Romains 16:23 :
« Gaïus, mon hôte et celui de toute l’Église, vous salue ; Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus. »
— Galates 4:2 :
« Mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père. »
Quant au mot oikonomia, traduit par « administration » dans Luc 16, il est rendu différemment dans les épîtres, notamment par charge ou dispensation :
— 1 Corinthiens 9:17 :
« Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense ; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée. »
— Éphésiens 1:10 :
« pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. »
— Éphésiens 3:2 :
« si du moins vous avez appris quelle est la dispensation de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée pour vous. »
— Colossiens 1:25 :
« C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonce pleinement la parole de Dieu. »

Au cas où vous l’auriez manqué…
Numéro 1, mars 2026 (avec réédition du numéro de la revue originale, parue en été 1994) La version PDF imprimable se trouve à la fin de l’article. Bonne lecture! MOT DE LA RÉDACTION Roxton Falls, Québec, 9 mars 2026 Très chers frères et sœurs en Christ, C’est pour nous un grand privilège de vous saluer dans…
Foi et Foyer (nouvelle revue chrétienne trimestrielle) #1, mars 2026