Nouvelle naissance au Togo (partie I)

[Voici le début du récit d’un Togolais, racontant d’abord comment il a rencontré Dieu, puis éventuellement comment il a cherché une Église qui enseigne et pratique réellement tous les préceptes bibliques. Son témoignage, paru récemment en anglais dans une revue missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, m’a semblé assez remarquable pour être partagé sur mon site. L’histoire est assez longue, donc je la publierai en plusieurs articles séparés. Bonne lecture!]

Ma nouvelle naissance et comment Dieu m’a conduit à l’Église de Dieu en Christ, mennonite.

Frère Yovo Abalo

1984 …
Au cours des vacances scolaires d’Akpade, j’étais allé rendre visite à un ami du village qui s’était installé à Atakpamé. Un mercredi après-midi, tout en marchant, nous nous sommes approchés de l’église de mon ami.
Il m’a dit qu’ils avaient une réunion de prière et que nous devrions y aller. Je lui ai dit alors que j’avais l’intention d’être un chrétien un jour, mais pas dans l’Église qui baptise des nourrissons et adore les saints. À une époque, j’habitais chez quelqu’un qui allait à ce genre d’Église à Atakpamé; lorsque le culte était terminé, les gens continuaient dans leurs pratiques païennes et idolâtres. Je me suis rendu compte que leur raison d’aller à l’église n’était pas pour changer leur cœur, mais pour être enterré dans un cimetière. Je ne voulais pas mélanger le christianisme et l’idolâtrie. Mon ami m’a dit que leur Église, qui se ressemblait le septième jour, était différente de l’Église dont je parlais et qu’ils pratiquaient les commandements de Dieu. Il n’acceptait pas que je refuse d’entrer et me persuada finalement de venir me rendre compte moi-même de leurs pratiques.
En entrant dans l’église, j’ai remarqué qu’on chantait sans instrument de musique, même pas un tambour! Presque immédiatement, j’ai ressenti un grave mal de tête, ce qui m’a troublé.
Ce soir-là, les fidèles ont prié à propos de beaucoup de choses, mais mon cœur n’était pas à l’église en raison de la douleur causée par mon mal de tête; je voulais partir. Le culte, qui dura environ une heure, me semblait s’éterniser. Je me suis demandé, « pourquoi dois-je avoir ce mal de tête maintenant, quand je viens au temple de mon Créateur? Est-ce que tous les autres ont aussi des maux de tête? » Je ne pouvais pas répondre à ces questions. À la fin du service, le pasteur m’a donné un Nouveau Testament.
L’amour que j’ai observé et ressenti parmi les membres et envers moi était très précieux pour moi. Quand je suis rentré chez moi, j’ai lu le Nouveau Testament. Le mal de tête a continué et j’ai arrêté de lire pour la soirée. Puis vint le temps où je voulais aller dormir.
Beaucoup de questions traversaient mon esprit. Je savais que Dieu m’avait créé, mais alors pourquoi ce mal de tête avait-il commencé dès que j’étais allé à l’église. J’ai dit, «puisse mon mal de tête se dissiper ». Après avoir dormi pendant un moment, je me suis réveillé sans mal de tête. Dans la nuit, j’ai lu un peu dans le Nouveau Testament de la Bible. J’ai lu comment Jésus a commencé son ministère de prédication et de guérison. Quand j’ai lu comment il prêchait et guérissait avec autorité, ça m’a donné une grande joie. Quand j’ai lu comment ils l’ont persécuté, j’ai été troublé. Enfin, j’ai lu comment il chassa les mauvais esprits. J’ai dit, « Il peut me guérir de cette même façon et rejettera tous les mauvais esprits dans ma vie. » J’avais une maladie spirituelle; je me mettais parfois très en colère. Quand j’étais à l’école, j’avais lu beaucoup de livres sur la colère afin de trouver une solution, mais je n’en avais trouvé aucune. J’ai dit « Que Jésus me guérisse comme il guérissait tous ceux qui venaient à lui. Puisse-t-il chasser les mauvais esprits dans ma vie comme je lis qu’il l’a fait dans la Bible. » J’ai trouvé qu’en lisant la Bible et en parlant de cette manière, je ressentais un vrai bonheur et que cela m’attirait très proche de la Parole de Dieu. Je crois que c’est à ce moment-là que je suis né de nouveau; d’autres ont également témoigné du changement dans ma vie.

En continuant d’aller à l’église de mon ami, j’ai finalement décidé de devenir membre de celle-ci. J’ai demandé plus de livres d’étude et enfin je me suis inscrit à un programme d’étude par correspondance de cette Église. À travers ces études, on m’a appris que ni Jésus ni ses apôtres n’avaient jamais transgressé le jour du sabbat et que ceux qui le transgressent iront en enfer. Mais en lisant le Nouveau Testament, j’ai lu dans l’Évangile de Jean que c’était parce que Jésus avait transgressé le sabbat que les Juifs voulaient le tuer. J’ai aussi lu que Jésus avait guéri un homme le jour du sabbat, puis lui avait dit de porter son lit et de marcher. C’était aussi contraire à la loi des Juifs. J’ai commencé à remettre en question l’enseignement qui préconisait tant d’honorer le septième jour. Un dimanche, j’ai vu beaucoup de gens qui rentraient chez eux de l’église et je me suis demandé
« Est-ce que tous ces gens sont perdus parce qu’ils n’adorent pas le jour du sabbat? Une voix en moi me dit : « Non ». Encore une fois j’ai demandé, «Où est la vérité? » La voix m’a répondu:« Dans la Bible. » J’ai décidé de continuer à lire la Bible pour trouver et suivre la vérité. Quand je suis arrivé chez moi, j’ai dit à mon ami que je n’irais plus à son église parce qu’ils n’enseignaient pas la vérité concernant le jour du sabbat. Plus tard, d’autres membres de l’église m’ont demandé où j’avais lu dans la Bible que ce n’est pas obligatoire d’observer le sabbat. Ils me lisaient des Écritures de l’Ancien Testament. Je leur ai dit que j’avais seulement lu le Nouveau Testament que le pasteur m’avait donné, et j’y avais trouvé que les Juifs haïssaient Jésus parce qu’il n’avait pas respecté le jour du sabbat. Paul a également enseigné au sujet du sabbat. Ils ont acquiescé lorsque je leur ai dit que la vérité est dans la Bible. Je leur ai dit que je voulais juste suivre la vérité, pas une Église. Ils m’ont répliqué de ne pas arrêter de venir. Cette semaine-là, quelqu’un m’a donné un livre qui parlait d’une Église qui pratiquait le baptême par immersion des adultes. Je lui ai raconté mon expérience et mes déceptions dans les faux enseignements de mon ancienne Église et de ma décision de simplement rester à la maison, afin de ne plus être à nouveau déçu.
Il m’a dit que leur Église enseignait seulement la Bible et que si j’arrêtais d’aller à l’église pour y entendre la parole de Dieu, je deviendrais faible et le diable se saisirait de moi. Il m’a dit que si je ne voulais pas aller avec lui à son Église que je devrais certainement choisir une autre Église, mais surtout pas rester à la maison.

À suivre …

(partie II)

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Pourquoi distribuer des brochures évangéliques?

Pourquoi distribuer des brochures évangéliques?

1. Ces tracts peuvent s’introduire dans des milliers de foyers et y rester, vous ne le pouvez pas.
2. Les tracts ne se mettent jamais en colère et ne se prennent pas au piège de la dispute.
3. Les tracts n’ont jamais peur de proclamer l’évangile.
4. Les tracts ne font pas de compromis.
5. Les tracts ne se découragent jamais.
6. Les tracts peuvent voyager partout.
7. Les tracts peuvent travailler 24 heures par jour.
8. Les tracts sont bon marché.
9. On peut lire un tract à maintes reprises.
10. Les tracts comprennent des saintes écritures, que Dieu utilisera et bénira (Ésaïe 55.10,11)
J’ai trouvé cette liste sur le site d’un frère (Jean-Luc Toews), un américain adopté d’Haïti. http://operationnoah-jt.blogspot.in/

Et voici une courte histoire, qui devrait nous rappeler la gravité de notre mission :

Pas en enfer
« Mais il y a donc des tracts partout! » s’écria un jeune homme moqueur alors qu’un chrétien lui tendait une brochure évangélique un après-midi. « Non » lui réplique calmement le chrétien, «vous n’en trouverez pas en enfer», puis il le quitta. Dieu enfonça cette phrase dans l’esprit du jeune homme comme un clou planté dans une poutre de chêne. Il ne pouvait pas se défaire de ces quelques mots. Les mots « pas en enfer » lui revenaient à chaque fois qu’il voyait un tract, et finalement il fut converti.

Pour commander des traités évangéliques, remplissez ce formulaire et renvoyez le moi à l’adresse suivante : achandries@gmail.com.
Ou visitez le site http://traitesevangeliques.fr/fr/ pour lire plus de nos traités évangéliques.

Veuillez écrire à côte de chaque titre combien d’exemplaires vous voulez (1,2, 50, 300…) Les traités viennent généralement en paquets de 50, veillez donc à ce que vous commandiez par multiple de 50 à moins de ne vouloir que des échantillons. (1,2,3,50, 100, 250, 400…)

Voici la liste :

1) À la recherche de Dieu, comment puis-je le trouver?
2) Amusement, distraction et loisir : que dit Dieu?
3) Chapitres d’or pur
4) Connaître la plus belle histoire
5) Dieu existe-t-il?
6) Écoutez! Qui vous appelle?
7) Jésus-Christ reviendra
8) L’amour de Jésus
9) L’enseignement biblique au sujet de l’enfer
10) L’esprit en paix dans un monde troublé
11) La chambre
12) La délivrance du tabac
13) La drogue, l’alcool et l’immoralité
14) La tenue vestimentaire du chrétien
15) La traversée fatale
16) La vraie joie de vivre
17) Le ciel. Votre demeure future?
18) Le cri de l’âme
19) Le repentir, porte de la miséricorde
20) Le jeu : gain ou perte?
21) Le mariage, quel chemin choisir?
22) Le salut éternel
23) Le seul et véritable Dieu, le connaissez-vous?
24) Les puissances des ténèbres
25) Libéré de la crainte
26) Liberté et plénitude, le plan de Dieu pour la femme
27) Ne vous y attendez pas
28) Preuve du salut personnel
29) Puis-je être sauvé? Que dois-je faire?
30) Quarante-huit heures dans l’enfer
31) Se pourrait-il que ce soit vous?
32) Un ami pour toi
33) Un foyer heureux
34) Un guide biblique du salut
35) Votre vie est enregistrée
36) Vous devez naître de nouveau

Nouveautés:

37) La vie, POURQUOI?

38) Un Sauveur pour vous

39) Une réponse pour vous

Merci chers lecteurs!

Je tiens à remercier les lecteurs de ce site!

Pour ceux d’entre vous qui êtes un peu curieux de géographie, comme moi, je vous laisse voir un peu dans les statistiques de ce site.

Le nombre de pages vues s’élève à 450-500 pages vues par mois, en moyenne. Soit 15-20 pages vues par jour. Depuis des années, il n’y a pas eu un jour où il n’y avait pas de lecteurs. L’Évangile continue de toucher de plus en plus de vies.

lectorat
Voici une carte (mise à jour en juillet 2018) qui montre d’où les lecteurs viennent (selon les statistiques plus ou moins fiables de WordPress). Une partie des vues qui sont comptabilisés sous l’onglet États-Unis ne viennent pas des É-U mais utilisent un filtre internet qui fausse les données.

Les lecteurs proviennent à ce jour de plus de 100 pays différents, mais la majorité des lecteurs viennent des pays suivants (dans l’ordre): France, États-Unis, Canada, Côte d’Ivoire, Belgique, Suisse, Cameroun, Norvège, Togo, Haïti, Inde, Gabon, RD Congo, Burkina Faso, Brésil, Allemagne, Bénin, Espagne, Afrique du Sud, Royaume-Uni, Martinique et Mexique. Ce site a reçu un intérêt prononcé à partir de ces pays (je trouve intéressant qu’ils ne sont même pas tous des pays francophones, alors que mon site est surtout orienté vers la francophonie).

Je n’ai pas une très grande audience jusqu’à présent, et là n’est pas mon but. Je n’écris pas assez souvent pour qu’il vaille la peine de s’abonner.

Mon but, comme je l’ai mentionné sur la page d’accueil, est d’informer au sujet de la vie chrétienne aujourd’hui, de démontrer comment la Bible s’applique dans ma vie en m’apportant du bonheur mais aussi de satisfaire la curiosité de ceux qui se posent des question au sujet de l’anabaptisme, du mennonitisme, et plus précisément au sujet de l’Église de Dieu en Christ, mennonite.

J’ai aussi plusieurs pages maintenant à l’intention des membres de l’Église, pour les informer au sujet des avancées dans le domaine de la traduction de documentation évangélique et doctrinale, et pour échanger au sujet des besoins et des avancées dans les différentes missions.

J’invite aussi tous ceux qui s’y intéresse à commander des traités et des livres chrétiens par mon intermédiaire. Je travaille pour la SEBT, et vos commandes qui nous parviennent à travers mon site sont traités rapidement.

Je répète que mon but est de satisfaire votre curiosité, pour ceux d’entre vous qui cherchez des informations en français au sujet de l’Église à laquelle j’appartiens, et de piquer la curiosité des autres lecteurs accidentels.

Je suis reconnaissant que tant de gens de différentes nationalités s’intéressent à mon blog. Merci à vous, et merci à Dieu qui m’a donné la grâce de faire cette petite oeuvre pour lui!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Église_de_Dieu_en_Christ,_mennonite

Mon emploi du temps à Siliguri

emploi du temps

 

Voici un bref texte pour vous aider à mieux comprendre ce que je fais ici à Siliguri, ainsi que le rôle que Michael et Mélissa et Bryan jouent. J’exposerai donc notre routine hebdomadaire, comme elle est organisée actuellement. Elle a souvent changé, et elle changera surement lorsque Bryan Dirks et nous quittera au mois d’août et sera remplacé par Ethan Phelps, (18 ans, Floride). C’est déjà le cas lorsque nous partons en voyage à Calcutta ou au Manipour par exemple.
Lundi :
Tous les matins en semaine, Bryan et moi, qui habitons au rez-de-chaussée, nous levons aux alentours de 7h. À une époque, lorsqu’il faisait moins chaud, nous nous levions plus tôt pour courir dans les plantations de thé, mais nous n’en avons plus le cœur maintenant. Nous lisons notre Bible, regardons nos courriels, prenons une douche, à temps pour nous présenter à 8h à l’étage pour les dévotions en famille. Michael Nightingale, Bryan et moi lisons tour à tour des Écritures en apportant quelques pensées. Après la prière, nous parlons de notre plan de jeu pour la journée. Après quoi Bryan et moi redescendons pour faire le déjeuner : crêpes, œufs, pain perdu, rôties enduites de miel… bref, de quoi nous donner de l’énergie pour la journée. L’un de nous s’occupe de laver la vaisselle, alors que l’autre balaie le sol du rez-de-chaussée. Vers 9h ou 9h30 nous sommes prêts à travailler. (N’ayez pas peur, s’il le faut nous pouvons faire tout cela beaucoup plus tôt et plus vite, mais en général il n’y pas le feu.) Nous passons souvent la matinée à répondre à une lettre ou deux, à remplir quelques boîtes de traités, ou à aller visiter un pasteur de la région. L’heure du dîner est aux environs de 12h30.
Après le dîner, Bryan va souvent à la poste, pour envoyer les boîtes de traités remplies, alors que je me prépare à accueillir Samuel Mahakal, mon enseignant particulier de hindi, ainsi que notre traducteur anglais/hindi. Il arrive habituellement juste après 14h. Nous discutons d’abord des difficultés rencontrées lors de la traduction d’un traité ou d’un livre qu’il est en train de traduire pour nous. Cette discussion se déroule généralement en anglais, mais j’apprends des mots de hindi. Parfois il y a même une discussion au sujet des doctrines des Églises avoisinantes ou de L’Église de Dieu en Christ. Puis nous passons à la leçon proprement dite : plus un mot d’anglais à moins d’une nécessité absolue, ou s’il n’y a pas de mot équivalent en hindi. Je lis un texte écrit en Dévanagari dans un livre d’école du primaire. Je marque les nouveaux mots dans un cahier où j’essaierai de jeter un coup d’œil de temps en temps pendant la semaine. Il me pose aussi des questions du genre : « comment dirait-on… Ma belle-mère est décédée avant que ma femme ne soit née » (enfin pas toujours autant d’humour), ou « Il est devenu très difficile d’emprunter cette route à cause des dommages occasionnés par les pluies ». Bien-sûr, quand je traduis de telles phrases, le style n’est pas aussi beau qu’en français, parce que je n’ai qu’un vocabulaire de base. Nous parlons aussi de sujets d’actualité en hindi. Vers 16h, Samuel monte à l’étage donner une leçon de 90 minutes à Michael. Pendant ce temps, je suis habituellement libre de faire ce que je veux : écrire, aller au marché, chez le coiffeur, chez mon tailleur… à moins d’avoir à m’occuper de l’inventaire ou d’aller chez l’imprimeur, chercher des traités nouvellement imprimés.
Souper vers 7h ou 7h30. Moment de détente ;). Les garçons (B et moi) lavent la vaisselle. Puis nous vidons les poubelles : les matières recyclables sont brûlées (horreur!), et les matières compostables jetées dans un terrain vague où les chiens et les cochons se les disputeront. Je vérifie à nouveau mes courriels, j’écris ou je lis, ou encore je parle avec Bryan en jouent un jeu de carrom.
Mardi :
Je m’occupe de la traduction de nos traités dans d’autres langues dont le hindi, le népali, le marathi, le sadri, l’assamais, le santali et le dzongkha. Je suis donc en contact avec les traducteurs de chaque langue. Je leur fais savoir s’il y a un nouveau traité à traduire, je trouve aussi des personnes qui pourront relire le texte des traducteurs pour déceler des fautes. Puis j’apporte la copie terminée chez l’imprimeur. J’ai la responsabilité de rappeler les exigences de la Société Évangélique de Bibles et Traités en matière d’exactitude dans la traduction aux traducteurs, ainsi qu’en matière de qualité d’impression avec l’imprimeur. (en pratique, Michael se charge plutôt de ce dernier point) Je suis aussi en théorie celui qui doit évaluer la nécessité de dévier du contenu de l’original anglais, et permettre aux traducteurs d’adapter légèrement le contenu à leur langue ou à leur culture. Ceci doit se faire avec l’approbation de Michael, et parfois de Lyndon Toews, le secrétaire aux États-Unis. C’est donc ce travail, où boire du thé en compagnie d’un traducteur joue un rôle important, qui remplit souvent la matinée du mardi. Je dois souvent communiquer avec des gens aux États-Unis ou au Canada pour avoir des renseignements.
L’après-midi du mardi est parfois employé à laver la voiture, aller au marché du centre-ville, aller au bureau de poste central, à 40 minutes de chez nous, seul endroit où il y a des casiers postaux. (Nous pouvons envoyer des colis d’un endroit plus proche, c’est pourquoi nous ne cherchons nos lettres qu’une fois par semaine d’habitude.)
Le soir, nous allons dans un orphelinat raconter une histoire aux enfants grâce à un jeu d’images en feutre (flanel graph en anglais). Nous avons trois orphelinats dans lesquels nous participons régulièrement aux dévotions du soir. Ils sont tous situés à moins 15 minutes à pied de chez nous. Outre l’histoire, nous chantons ensemble et nous apportons des images à colorier pour les enfants. C’est toujours l’une des meilleures soirées de la semaine.
Mercredi :
Après les dévotions, B et moi préparons des paquets de traités pour aller remplir des pochettes de traités dans différents endroits : à l’entrée d’hôpitaux catholiques, des écoles catholiques ou baptistes, des églises évangéliques, d’une église anglicane, d’une librairie chrétienne, des commerces appartenant à des chrétiens. Nous essayions de passer toutes les deux semaines à chaque endroit. C’est-à-dire que nous alternons les établissements visités. Ex : semaine A, banlieue ouest de Siliguri (Agam Singh Nagar, Matigara, Shiv Mandir, Bagdogra…), semaine B, centre-ville de Siliguri et banlieue nord (notre secteur, Champasari, Pradhan Nagar). Jusqu’à récemment, cela ne nous occupait pas toute la journée, alors nous passions beaucoup de temps à visiter de églises et à parler à différents contacts pour savoir où exposer nos traités, sans courir de danger auprès des autorités, opposées à l’évangélisation, surtout si elle est pratiquée par des étrangers.
Nous dînons souvent dans un petit restaurant local, à moins d’avoir envie d’une nourriture plus hygiénique, que l’on peut trouver dans les grands restaurants Indiens ou dans les chaînes américaines (Pizza Hut, Subway, KFC, mais pas de MacDonald). Aucun repas restaurant à Siliguri ne peut coûter plus de 10$, somme astronomique pour la majorité des Indiens. (Je connais plusieurs personnes qui ne gagnent pas 20$ par mois, mais alors il y en a aussi des milliers qui gagnent 500 à 2000$ par mois.) D’habitude, un repas moyen dans un petit restaurant coûte 2-3$, mais parfois seulement 1$. Nous revenons aux alentours de 17h. Après avoir rangé ce qui reste de notre matériel (traités, pochettes en plastique, perceuse pour fixer les pochettes à un mur), il est presque l’heure du souper.
Même routine le soir. Parfois nous chantons en famille, ou bien je parle au téléphone avec des amis ou de la famille au Canada.
Jeudi :
La journée commence comme d’habitude. Nous remplissons généralement quelques boîtes de traités que nous allons poster juste avant le dîner. Nous restons en ville pour le dîner. L’après-midi est libre pour nous. Nous faisons un tour au marché pour faire des achats personnels, ou bien nous prenons un taxi collectif pour Kurseong, Mirik ou Kalimpong dans les montagnes (Himalaya) pour faire un peu de tourisme, et respirer un air plus pur et frais.
Vendredi :
Nous commençons par un nettoyage à fond de nos appartements : poussière, moquettes, passer la serpillière, nettoyer la salle de bains. Un peu de tout après cela, selon les besoins : inventaire, remplir des commandes, visiter un ami, acheter du porc, comme c’est le seul jour de la semaine où l’on en trouve ici à Devidanga. L’après-midi se déroule comme celui du lundi avec une leçon de hindi à l’ordre du jour.
Samedi :
Journée polyvalente. Nous sommes parfois allés à un camp d’assistance médicale, où l’on paye un docteur pour venir ausculter gratuitement 100 à 200 personnes. Nous leur offrons d’écouter une partie du récit biblique pendant qu’un pharmacien remplit un sac des médicaments prescrits. Nous leur donnons tous 2 ou trois traités. Les enfants ont droit à une histoire à part et à un traité en couleur pour chacun.
Nous allons parfois jouer avec les enfants d’un des orphelinats voisins, ou encore nous racontons une histoire biblique dans un village en compagnie d’un interprète. Ceci se fait surtout pour les enfants, auxquels nous enseignons des chants en anglais et en hindi.
Dimanche :
Nous restons habituellement chez nous le dimanche, à moins d’être invité à prêcher dans une autre assemblée. Le culte commence vers 10h30 pour se terminer entre 12h et 12h30. Chacun prend son tour pour prêcher, raconter une histoire aux enfants, diriger les cantiques, diriger la discussion lors de l’école du dimanche. Les visiteurs sont rares, parce que nous ne pouvons pas publier que nous nous rassemblons chez nous, et que les gens ont peur que nous ne parlions pas bien leur langue (avec raison).
Après un gros dîner, B et moi faisons la vaisselle, puis nous nous retirons habituellement pour nous reposer ou lire. Nous nous promenons régulièrement dans la plantation de thé avoisinante.
Le soir, un des garçons du voisinage, Loun, vient souvent nous rendre visite. Nous essayions de l’encourager à rester fidèle à son engagement envers Dieu. Il est souvent un peu découragé. Il se cherche un emploi, et songe à choisir l’armée. Sa connaissance de la Bible est l’une des meilleures parmi les jeunes chrétiens du village. Il aime beaucoup chanter et possède une très belle voix et un sens de l’harmonie, même s’il ne sait pas lire des notes. Il est originaire du Manipour, mais n’a pas vécu avec ses parents depuis 12 ans. Il a maintenant 25 ans.
S’il ne vient pas, nous chantons sans lui, puis j’écris, ou bien j’écoute le culte de Roxton Falls (au Québec) par téléphone. Nous ne mangeons qu’une petite collation le dimanche soir.

Les effets de la télévision (partie I)

La télévision

Le Monde dans votre foyer

 

« N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde… » (1 Jean 2 :15)

Parmi les divertissements de ce siècle, la télévision a l’une des influences les plus néfastes. Ce loisir endort doucement le monde moralement et spirituellement. Les forces sinistres du mal ont envahi le salon d’innombrables foyers grâce à cet instrument. Des scènes répugnantes de débauche et de crime ont pris pied au sein du foyer. Ce danger est à prendre bien plus au sérieux que les maux plus apparents qui nous entourent, parce qu’il est permis dans le foyer et que les parents en approuvent.

La majorité des parents n’ont jamais pensé à emmener leurs enfants dans une boîte de nuit, ou dans tout autre endroit de plaisirs obscènes ou de divertissements discutables. Cependant, ces mêmes vices sont étalés devant les yeux des jeunes comme des adultes sur cet écran dans nos foyers. Satan a gagné une formidable victoire! A-t-on jamais trouvé un outil comparable pour complètement détruire les jeunes de tant de nations? C’est un fait établi que ce qui passe par la porte de l’œil crée une vive impression. Le menu habituel de la télévision inclut des scènes de braquage, de bagarres, de meurtres, de beuverie, de tabagisme, de danse et montre des images d’hommes et de femmes en tenue très légère. En vérité, les vies morales et spirituelles de nombreuses personnes sont en danger. On nourrit quotidiennement des millions de personnes de crime brutal et de violence, et peu sont ceux qui ont la force morale de résister à ce régime, parrainé par des hommes impies. De nombreux téléspectateurs concèdent qu’il y a beaucoup de mauvais aspects à la télévision, mais ils cherchent à justifier sa présence chez eux par les bonnes choses que l’on peut voir à la télévision : les services religieux, les émissions éducatives, les documentaires, l’actualité, la météo et la bourse. Ils ont l’intention de changer de canal lorsqu’une publicité ou une émission discutable se présente, mais trop souvent ils n’en font pas l’effort le moment venu. Beaucoup de notre précieux temps est gaspillé devant la télé. La Bible nous met en garde contre une telle perte de temps quand il est écrit : « Prenez donc garde à vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des personnes sages; Rachetez le temps; car les jours sont mauvais. » (Éphésiens 5 :15, 16)

Des enfants innocents suivent l’exemple laissé par leurs parents. Ignorant le danger, un grand nombre de parents permettent à la télévision, dont l’influence reste mal appréciée aujourd’hui, de prendre une place proéminente dans leur foyer. Elle devient un service de garde d’enfants permettant de libérer les parents lorsqu’un autre loisir les appelle. La crainte et l’horreur que nous voyons à la télévision n’est pas ce que nous voulons pour nos foyers; il faudrait plutôt enseigner la crainte de Dieu et le respect.

Nombreux sont les juges, magistrats et éducateurs qui ont émis des signaux d’alarme au sujet des ravages de la télévision. Les enfants sont tellement absorbés par l’univers fantastique de la télé, que certaines écoles offrent des classes de maternelle ayant pour but d’aider l’enfant à comprendre le monde réel.

Les émissions télévisées deviennent de plus en plus dégénérées. La vie en famille se dégrade. On fait passer des scènes de divorce, d’adultère et d’avortement pour des choses anodines. Les antennes paraboliques permettent de capter les films obscènes et la pornographie d’autres pays. Les magnétoscopes permettent d’enregistrer les scènes honteuses diffusées en notre absence afin de pouvoir les jouer à un moment plus propice; ou encore on peut visionner des vidéos obscènes. Il y a aussi les émissions de sports vingt-quatre heures sur vingt-quatre qui permettent à notre esprit de ne pas penser à la réalité.

Tous les parents croyants devraient aider à sonner cette alarme! Satan s’est infiltré dans nos foyers sous les traits de la télévision. Où sont passées les conversations paisibles et intimes si essentielles à l’unité familiale et au bien-être? Où sont passés les temps de prières ou les soirées d’inspiration où père, mère, fils et fille se plaisaient à chanter ensemble? Pour certains, ces temps-là sont oubliés depuis des générations. Au lieu de cela, on dérobe les les meilleures et les plus nobles bénédictions de la vie au monde, pour le nourrir de ce que ce siècle froid nous offre : des cosses vides. Tout ce sensationnel, ce bataclan, cette ordure, ne vous satisfera jamais, et ne pourra pas compenser ce que vous avez déjà perdu : une vie paisible dans un foyer où Dieu prend la première place. Il serait très difficile pour un foyer abritant une télévision ou tout appareil similaire de maintenir un environnement favorable à une vie chrétienne pure et vertueuse : les choses qui sont vraies, honnêtes, justes, pures, aimables, etc. (Philippiens 4 :8)

Nous vivons dans les derniers temps. Le jugement de Dieu s’abattra bientôt sur cette race cherchant le plaisir. Parce que le péché et l’iniquité abondent, l’amour des hommes devient froid (Matthieu 24 :12). Lorsque le jour de grâce prendra fin, il n’y aura plus aucun remède, nul ne pourra plus s’amender. Il vaut mieux vivre sans téléviseur que de s’attirer la colère de Dieu et un jour devoir répondre de nos enfants auxquels nous avons manqué d’enseigner le droit chemin. « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Matthieu 6 :24). « Instruis le jeune enfant selon la voie qu’il doit suivre; lors même qu’il sera devenu vieux, il ne s’en éloignera point. » (Proverbes 22 :6)

En lisant ces dérangeantes et affreuses vérités, ne sentons nous pas en nos cœurs une invitation aux choses meilleures et à un bonheur plus parfait? « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et vous séparez, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous recevrai » (2 Corinthiens 6 :17). Le plan de Dieu pour que trouvions la joie nous entraîne loin de la corruption qui prévaut dans la société d’aujourd’hui et nous attire près de Lui, où nous trouverons la satisfaction de l’âme. La vraie joie de vivre ne vient pas de l’excitation ou de l’assouvissement momentané, mais plutôt en ayant le trésor durable de la paix d’esprit et de cœur. Répondons à l’invitation de Dieu en nous détachant de tout ce qui détruit et qui corrompt. Tenons fermement à ce qui apporte les vraies valeurs, l’amour et le bonheur dans nos cœurs ainsi que dans nos foyers.