Foi et Foyer #3, septembre 2026

Infolettre – fin d’été 2026 – 3 nouveaux traités

Bonjour à tous !

J’espère que vous allez bien.

Cela fait déjà un bon moment que je n’ai pas envoyé d’infolettre générale. Plusieurs petites nouvelles se sont accumulées au cours des derniers mois, alors voici un aperçu de ce qui se passe du côté des traités et des publications chrétiennes en français, ainsi que quelques nouvelles de notre famille.

Quoi de neuf au niveau des traités ?

Une réédition et deux nouveaux traités évangéliques viennent s’ajouter à la documentation disponible en français.

Le cœur de l’homme a été réédité dans une version revue. Ce petit livret illustré, publié depuis longtemps par la Société évangélique de bibles et traités, présente d’une manière très visuelle le combat qui se livre dans le cœur humain et la transformation que Dieu veut y accomplir. La nouvelle version est plus courte et racontée dans un langage plus simple.

Lire « Le cœur de l’homme » en ligne

Mon chemin vers Dieu est un nouveau traité qui répond à une question fondamentale : comment un pécheur peut-il retrouver la communion avec son Créateur ? Il présente simplement le chemin du pardon et de la paix avec Dieu par Jésus-Christ.

Lire « Mon chemin vers Dieu » en ligne

Enfin, un autre nouveau traité intitulé Le savais-tu ? vient également d’être préparé en français. Il n’est pas encore disponible en ligne, mais j’espère pouvoir ajouter le lien prochainement.

Comme toujours, ces traités sont destinés à être lus, mais aussi à être partagés. N’hésitez pas à en commander pour votre propre usage ou pour la distribution.

Un nouveau livre en français

Il y a également du nouveau chez les Éditions de l’Évangile !

Un nouveau livre d’histoires bibliques en français vient de paraître : Histoires préférées de la Bible. C’est une belle ressource pour faire connaître les récits de la Bible d’une manière simple et accessible, particulièrement aux enfants et aux familles.

Voir le nouveau livre chez les Éditions de l’Évangile

Et ce n’est pas terminé : trois autres livres en français sont actuellement en cours d’élaboration. Si Dieu le permet, je pourrai vous en dire davantage dans une prochaine infolettre.

Petit à petit, notre choix de bonne littérature chrétienne en français continue donc de s’élargir. C’est encourageant !

Au cas où vous auriez manqué Foi et Foyer…

Une autre nouveauté importante de cette année est la reprise de Foi et Foyer, une petite revue chrétienne trimestrielle en français.

Le but de Foi et Foyer est d’offrir une lecture saine et édifiante aux croyants et aux familles : articles sur la vie chrétienne et le foyer, histoire et doctrine, histoires pour les enfants, poèmes et cantiques, nouvelles des assemblées et des missions, témoignages et sujets de prière.

La revue avait déjà existé dans les années 1990 et nous avons décidé cette année de lui redonner vie.

Deux numéros sont parus jusqu’à présent :

Numéro 1 – mars 2026
Lire Foi et Foyer no 1

Numéro 2 – juillet 2026
Lire Foi et Foyer no 2

L’abonnement est gratuit (en ligne, par courriel ou sur canal WhatsApp). Vous pouvez aussi télécharger les numéros en PDF et les imprimer.

Visiter le site de Foi et Foyer

Si cette revue peut être utile à quelqu’un de votre entourage, n’hésitez surtout pas à lui transmettre le lien.

Prochain numéro en septembre!

Quelques nouvelles de notre famille et un sujet de prière

De notre côté, la famille va bien, par la grâce de Dieu, et nous avons beaucoup de raisons de Lui être reconnaissants.

Cependant, nous nous préparons aussi à traverser une épreuve difficile.

Nous attendons un bébé pour le mois prochain. Au cours de la grossesse, nous avons appris qu’il s’est développé sans crâne. À moins d’un miracle de Dieu, il ne pourra probablement survivre que quelques heures après sa naissance.

Nous savons que Dieu peut aisément faire un miracle, et nous continuons de Lui confier notre enfant. Mais nous voulons aussi nous soumettre à Sa volonté et Lui faire confiance, quelle que soit la manière dont Il choisira de nous conduire.

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. »
Psaume 46:2

Nous vous demandons donc de prier pour nous. Priez pour que Dieu nous donne la paix, la force et la grâce dont nous aurons besoin dans les semaines qui viennent. Priez pour la maman et pour notre bébé. Et priez surtout pour que nous puissions rester près du Seigneur et accepter avec foi ce qu’Il permettra.

Nous apprécions beaucoup les prières de nos amis, même de ceux que nous n’avons jamais rencontrés personnellement.

Merci encore à tous ceux qui prennent le temps de lire ce site, de nous écrire, de partager les publications et les traités, et de nous encourager de différentes manières. Vos messages sont toujours appréciés.

Que Dieu vous bénisse tous, garde vos familles et vous fortifie dans la foi.

Bien chaleureusement en Christ,

Hugues et Amy, ainsi que Louis et Étienne

Le voyage du pèlerin moderne

Chrétien marchait toujours vers la Cité céleste. Et tout le monde trouvait qu’il était trop strict.

Il portait toujours le Livre avec lui partout où il allait. Et c’était bien là le problème.

Quand le Livre disait : « Fuis », il fuyait.
Quand il disait : « Abstenez-vous », il s’abstenait.
Quand il disait : « Renonce à toi-même », il renonçait à lui-même.
Quand il disait : « Prends ta croix », il ne demandait pas s’il en existait une plus légère.

« Tu prends tout cela beaucoup trop au sérieux », lui disait-on.

Chrétien regarda le Livre.

« Le Roi a-t-il changé ? »

« Non. »

« Alors pourquoi changerais-je ? »

Ils le traitèrent donc de légaliste.

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Bientôt, il arriva dans une ville où chacun marchait la tête baissée.

Au premier abord, Chrétien pensa que les gens priaient.

Puis il aperçut les écrans lumineux qu’ils tenaient entre leurs mains.

Ils se réveillaient en tendant la main vers eux.
Ils mangeaient avec eux.
Ils les emportaient à l’église.
Ils les emmenaient jusque dans leur chambre.
Ils les mettaient entre les mains de leurs enfants.

Chrétien vit les petits apprendre le nom des célébrités avant celui des apôtres, connaître les tendances du jour avant la vérité, et parler le langage du monde avant d’avoir appris celui des Écritures.

« Qui fait de vos enfants des disciples ? » demanda Chrétien.

« Mais nous ! »

Chrétien regarda les écrans qu’ils tenaient à la main.

« En êtes-vous bien sûrs ? »

Ils dirent qu’il allait trop loin.

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Puis il rencontra une femme du nom de Sentiments.

Elle disait à tous :

« Suis ton cœur. »

« Fais ce qui te donne la paix. »

« Si ta conscience ne te reprend pas, c’est que cela ne doit pas être mauvais. »

Chrétien ouvrit le Livre.

« Mais le Livre dit que le cœur est trompeur. »

Sentiments fronça les sourcils.

Chrétien serra plus fermement le Livre contre lui.

« Mes sentiments changent. Celui-ci ne change pas. »

Ils le trouvèrent dur.

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Puis Chrétien arriva à la Foire aux Vanités.

Seulement, il n’était plus nécessaire de faire le voyage jusqu’à elle.

La Foire tenait désormais dans la poche de chacun.

La convoitise.
L’envie.
La médisance.
L’orgueil.
La cupidité.
Les fausses doctrines.
Les divertissements sans fin.

Tout cela était à portée d’un simple mouvement du pouce.

Ils y passaient des heures, puis s’étonnaient de n’avoir aucun appétit pour la prière.

Ils remplissaient de bruit chaque instant de silence, puis s’étonnaient de ne plus parvenir à entendre Dieu.

« Ce n’est pas un péché », protesta quelqu’un, la boîte lumineuse à la main.

Chrétien acquiesça.

« Peut-être que non. Mais je me demande si c’est encore vous qui la possédez, ou si c’est elle qui vous possède. »

Ils le trouvèrent vieux jeu.

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Les années passèrent.

Le chemin devint plus étroit.

Les hommes donnèrent de nouveaux noms aux compromis.

La mondanité devint liberté.

L’impudicité devint assurance de soi.

La désobéissance devint authenticité.

Le silence devint amour.

Et la sainteté devint légalisme.

Chrétien se demanda parfois s’il n’était pas, après tout, trop strict.

Alors il ouvrit de nouveau le Livre.

Le chemin étroit s’y trouvait encore.

La croix s’y trouvait encore.

« Soyez saints dans toute votre conduite » s’y trouvait encore.

« N’aimez point le monde » s’y trouvait encore.

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements » s’y trouvait encore.

Chrétien referma le Livre.

« Ce n’est pas moi qui ai rendu le chemin étroit. C’est le Roi. »

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Enfin, il aperçut la Cité céleste.

Et soudain, tous les noms dont on l’avait affublé cessèrent de lui faire mal.

Légaliste.

Extrémiste.

Coupé du monde.

Vieux jeu.

Trop strict.

À la lumière de l’éternité, l’opinion des hommes était devenue bien petite.

Chrétien regarda le Livre usé qu’il tenait entre ses mains et songea à tout ce qu’il avait abandonné afin de lui obéir.

Et là, au seuil de l’éternité, il avait des regrets.

Mais aucun d’eux n’était celui-ci :

« J’aurais aimé faire davantage de compromis. »

Peut-être avons-nous posé la mauvaise question.

Non pas :

« Est-ce vraiment si mauvais ? »

Mais :

« Cela me rend-il davantage semblable à Christ ? »

Non pas :

« Est-ce que je me sens repris dans ma conscience ? »

Mais :

« Qu’a dit Dieu ? »

Et peut-être devrions-nous cesser d’avoir tellement peur que nos enfants nous trouvent trop stricts, au point de les livrer à un monde qui, lui, ne craint nullement d’en faire ses disciples.

La Cité céleste est devant nous.

Nos enfants nous regardent.

L’éternité approche.

Le Livre est toujours vrai.

Le chemin est toujours étroit.

Et le Roi est toujours digne.

Alors, Chrétien…

poursuis ton chemin.

Texte traduit de l’original anglais de Sarah Trent, avec son aimable permission.

Foi et Foyer #2, juillet 2026

Bonjour à tous,

La revue Foi et Foyer vient de sortir un numéro de 48 pages inspirantes!

Lisez la et abonnez-vous via ce lien: https://foietfoyer.org/2026/07/08/foi-et-foyer-2-juillet-2026/

Ou téléchargez la revue ici:

La Noble Leçon (XIIe siècle), poème historique vaudois

Qu’est-ce que l’économat chrétien ? 3ᵉ partie

Traduction de: https://flatlanderfaith.com/2012/12/02/what-is-christian-stewardship-part-3/

Le Nouveau Testament nous exhorte à « racheter le temps ». Notre compréhension de cette expression est étroitement liée à notre conception de l’économat. Ceux qui voient l’économat surtout sous un angle matériel interprètent cette parole comme une injonction à employer chaque minute à quelque activité profitable.

Il est toutefois intéressant de remarquer que, si nous regardons le contexte, l’apôtre Paul se préoccupait davantage des choses spirituelles lorsqu’il parlait de racheter le temps. En Éphésiens 5.16, il s’agit de veiller à notre propre salut. En Colossiens 4.5, il s’agit de notre témoignage envers ceux du dehors.

Le mot grec employé ici ne désigne pas une quantité de temps, mais plutôt la qualité du moment. Il est parfois traduit par « occasion ». Y a-t-il des moments où l’Esprit nous pousse à prendre le temps de prier, de méditer la Parole de Dieu, mais où nous sommes trop occupés à être de bons économes ? Cela, ce n’est pas racheter le temps. Y a-t-il des voisins à visiter, des enfants auxquels raconter des histoires, des lettres à écrire, mais nous sommes trop occupés ? Cela, ce n’est pas racheter le temps. Avons-nous rencontré aujourd’hui quelqu’un qui semblait chercher des réponses, ou simplement un peu de bonté humaine, mais nous étions trop occupés ? Notre conception de l’économat est-elle en train de nous détourner de notre véritable raison d’être dans ce monde ?

Nous ne pouvons pas servir Dieu et Mammon. Si nous mettions réellement l’économat spirituel en premier, aurions-nous un tel problème avec le matérialisme ? À tout le moins, je doute que ce soit encore un si grand mystère. Si nous cherchons notre sécurité dans les choses matérielles, dans l’argent et dans ce que l’argent peut acheter, dans une source de revenu sûre, dans le maintien des apparences, dans le souci de toujours faire les choses à peu près comme il faut, alors c’est là de « la convoitise, qui est une idolâtrie ». Notre choix est clair : choisir Mammon, qui promet la sécurité terrestre mais livre à l’oppression ; ou choisir Jésus, qui nous offre la véritable sécurité lorsque toutes ces choses terrestres viennent à manquer.

Qu’est-ce que l’économat chrétien ? (2ᵉ partie)

Traduction de l’article par Bob Goodnough: https://flatlanderfaith.com/2012/12/01/what-is-christian-stewardship-part-2/

Voir les autres articles sur ce thème: https://missionnaireanabaptiste.org/?s=intendant

La parabole de l’économe infidèle, que l’on trouve en Luc 16, a laissé perplexes bien des commentateurs. La conduite de cet économe est clairement contraire aux idées reçues sur ce qu’est un bon économat. Pourtant, le verset 8 dit : « Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. » Certains commentateurs tentent de se tirer d’affaire en faisant remarquer que c’est le maître de cet économe qui parlait, et que notre Seigneur ne pourrait jamais approuver une telle conduite. Mais cette façon de voir manque le point essentiel : Jésus nous demande justement de tirer instruction du comportement de cet économe.

La conclusion de cette parabole se trouve au verset 13 : « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. » Ce verset fait partie intégrante de l’explication de la parabole de l’économe infidèle. Le séparer de la parabole, c’est la rendre obscure, et peut-être même incompréhensible.

Quel est donc le message de la parabole de l’économe infidèle ? Nous avons ici un homme qui avait été serviteur de Mamon, exigeant tout ce qui était dû à son maître afin d’assurer sa propre subsistance et sa propre sécurité. En tant qu’économe, il avait la responsabilité de fixer le loyer que chacun des fermiers de son maître devait payer, afin de pourvoir aux besoins de la maison de celui-ci. Il ajoutait ensuite assez à chaque loyer pour couvrir les besoins de sa propre maison. L’économe de cette parabole semble avoir vécu dans l’abondance.

Il est appelé infidèle, non parce qu’il aurait manqué de fidélité envers Mamon, mais à cause de son étroite alliance avec Mamon, qui est lui-même injuste, comme le montrent les versets 9 et 11. Et comme il arrive tôt ou tard à tous ceux qui se confient en Mamon, il se retrouve trahi. Tout ce en quoi il avait mis sa confiance va lui être enlevé. C’est alors que la lumière se fait, et qu’il change de direction. Auparavant, il opprimait les autres en exigeant d’eux le paiement jusqu’à la limite de leurs capacités. Maintenant, il administre une mesure de grâce aux débiteurs de son maître en les libérant d’une partie de leurs dettes. Tant qu’il est encore économe, il a pleinement le pouvoir de le faire ; et il semble qu’il efface simplement la part qu’il prélevait pour lui-même. Il comprend désormais qu’à long terme, il sera dans son intérêt d’alléger, autant qu’il le peut, les fardeaux des autres.

Cette interprétation peut poser problème aux chrétiens qui voient l’économat comme concernant principalement l’acquisition et la gestion des biens matériels. Nous pouvons dire que la volonté de Dieu est que nous exercions un bon économat de nos possessions matérielles afin de pouvoir partager avec les autres et soutenir des œuvres missionnaires. Cependant, un observateur pourrait se demander si nous sommes davantage motivés par la part que nous voulons garder pour nous-mêmes que par celle que nous prévoyons de donner à Dieu.

Les besoins des autres occupent-ils vraiment une grande place dans l’esprit des chrétiens qui s’emploient activement à être de bons économes ? En réalité, il n’y a pas beaucoup de place pour la compassion dans ce type d’économat. Il devient facile de penser que les pauvres sont pauvres parce qu’ils ne veulent pas travailler et ne prennent pas soin de ce qu’ils possèdent déjà. On établit souvent une distinction entre les pauvres « méritants » et ceux qui le seraient moins ; distinction bien commode lorsqu’on se trouve devant des personnes dont les besoins sont très réels, même s’ils sont peut-être en partie le résultat de leurs propres choix.

Nous disons que tout ce que nous possédons appartient à Dieu, et que nous n’en sommes que les économes. Mais un observateur impartial de nos pratiques commerciales et de notre mode de vie arriverait-il à cette conclusion ?