Charles De Gaulle et l’apologétique chrétienne

Ceci est un texte traduit de l’anglais, paru sur le blog de Bob Goodnough. Pou voir l’original, suivez ce lien: https://flatlanderfaith.com/2018/07/23/charles-de-gaulle-and-christian-apologetics-2/

Pourquoi est-ce que je pense que parler de Charles de Gaulle aidera à comprendre le but de l’apologétique chrétienne ? Suivez-moi pendant que j’essaie de m’expliquer.

La Première Guerre mondiale s’est surtout déroulée sur le sol français, ce qui signifie que les Français ont subi le gros des morts, de la destruction et du désespoir qui ont marqué cette guerre. Après cette guerre, l’armée française et le gouvernement français ont décidé qu’ils pourraient se protéger de toute future invasion allemande en construisant des fortifications massives le long de la frontière entre les deux pays : la ligne Maginot.

Charles de Gaulle, jeune officier, s’est rendu compte que cela ne marcherait jamais. Il a averti les généraux qu’ils étaient en train de se préparer pour la guerre précédente, et que la prochaine fois que l’ennemi viendrait, il ne viendrait pas de la même façon que la dernière fois. Il a proposé qu’au lieu de fortifications stationnaires, l’armée se dote de bataillons de véhicules blindés légers : des chars en mouvement rapide qui pourraient réagir rapidement partout où une menace se présenterait. Il a même écrit un livre décrivant sa vision. Les généraux n’ont pas pris celui qu’ils considéraient comme un « arriviste » très au sérieux, mais ils ont reconnu ses capacités et l’ont honoré en formant un bataillon de ce genre, en le promouvant au rang de général et en lui donnant le commandement de celui-ci.

Le Président Lebrun en compagnie du colonel De Gaulle devant l’un des chars de son bataillon blindé

En 1939, des divisions allemandes de panzers équipées d’un nombre écrasant de chars d’assaut ont balayé la Hollande et la Belgique, puis la France. Le bataillon de De Gaulle a fait preuve de vaillance, mais il s’est trouvé en infériorité numérique et, encerclé parce que le reste du front ne tenait pas, il n’a eu que peu d’effet. Néanmoins, il était maintenant évident que de Gaulle avait raison.

Quel est le rapport avec l’apologétique chrétienne ? Considérons 1 Pierre 3.15 : « Mais sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Dieu. Et soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous; ». « Se défendre », ou dans certaines traductions « répondre » sont les termes français utilisés pour traduire le mot grec apologia, d’où nous obtenons le mot « apologétique ». Sommes-nous prêts à donner une réponse n’importe où, n’importe quand, à tout le monde ? Pas une réponse spécialement préparée et répétée, mais une réponse qui répond à la question posée ?

Les chrétiens ont-ils parfois l’impression d’avoir une mentalité de bunker, un peu comme les Français avec la ligne Maginot entre les deux guerres ? Nous nous cachons derrière des slogans et des phrases accrocheuses, et évitons les situations où nous pensons que nous serons peut-être confrontés à des questions embarrassantes ou même ridicules. Comment pouvons-nous nous préparer à faire face à des défis inattendus ?

Notre tâche dans la défense de la foi chrétienne n’est pas d’écarter les critiques avec de longues réponses préparées, ou même de courtes réponses préparées. Notre tâche est de répondre aux questions que les gens se posent vraiment. Tom Skinner, le prédicateur de Harlem, l’a souligné il y a quarante ans dans un livre intitulé If Christ is the Answer – What are the Questions ? (Si Christ est la réponse, Quelles sont les questions?) Tom Skinner a fait remarquer que la première question que quelqu’un pose n’est généralement pas sa vraie question. Nous devrons répondre avec des questions pour nous aider à découvrir les vraies questions que les gens se posent.

C’est la raison pour laquelle j’ai fait la comparaison avec le plaidoyer de De Gaulle en faveur d’une défense souple qui pourrait se déplacer là où le danger était présent. Nous n’utilisons pas les chars d’assaut dans l’apologétique chrétienne, nous utilisons la Bible, l’épée du Seigneur. Nous ne devrions pas l’utiliser comme une arme offensive, en tirant indistinctement sur tout ce qui semble constituer une menace.

Pierre dit de donner une réponse avec douceur et respect. Ces mots impliquent l’humilité. Nous n’essayons pas d’intimider les autres avec nos connaissances supérieures. Ils nous respecteront davantage si nous admettons que nous n’avons pas toutes les réponses. Cela pourrait ouvrir la voie à l’étude de la Bible ensemble.

Quand Dieu a promis pour la première fois la terre de Canaan à Abraham, il lui a dit en Genèse 13.17 : « Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur; car je te le donnerai. » La Bible est notre héritage aujourd’hui et nous devrions la lire de fond en comble, nous familiarisant ainsi avec les réalité du terrain, pour pouvoir ensuite montrer les points de repère aux autres.

L’analogie militaire ne peut pas raconter toute l’histoire. Les autres ne sont pas nos ennemis. S’ils agissent comme des ennemis, c’est dû à l’influence des puissances des ténèbres. Ces pouvoirs sont le véritable ennemi, et notre vocation est d’aider les gens à perdre confiance en ces forces spirituelles destructrices et à se détourner d’elles. Nous ne sommes pas engagés dans une bataille où il y aura un gagnant et un perdant, nous ne cherchons pas à marquer des points. Le but de l’apologétique est d’amener les gens à réfléchir à ce que la Bible a à dire et de laisser ensuite la Parole de Dieu et l’Esprit de Dieu faire le lourd travail d’apporter lumière et conviction dans leur cœur.

Et si les dirigeants Français avaient écouté De Gaulle ? Et si les divisions allemandes de Panzers avaient été bloquées par des bataillons de chars français aussi nombreux, bien armés et rapides qu’eux-mêmes? La Seconde Guerre mondiale aurait pu se terminer très rapidement, épargnant des millions de vies.

Et si chaque chrétien né de nouveau aujourd’hui était équipé et disposé à affronter les forces des ténèbres et à « donner une réponse » à leur foi ? Combien de vies pourraient être sauvées ?

Une génération déshéritée

Témoin anabaptiste

La semaine passée, j’ai lu un livre qui m’a profondément impressionné. Le monde en parle beaucoup du désordre de nos jours, nous avons chacun des idées très différentes sur la cause et une différence encore plus marquée au sujet de comment en sortir de ce malaise. Ce livre met en lumière les racines du problème et du remède.

Le livre est Les déshérités, de François-Xavier Bellamy. Le titre semble constituer une réplique à Les héritiers de Pierre Bourdieu, publié il y a 50 ans.

François-Xavier Bellamy est jeune, à l’âge de 28 ans seulement quand ce livre est paru en 2014, et professeur de philosophie. M. Bellamy identifie les idées de Pierre Bourdieu comme une partie importante du problème, mais trouve la racine de la pensée de Bourdieu dans les philosophies de René Descartes et de Jean-Jacques Rousseau. Descartes et Rousseau ont jeté les bases de la philosophie qui…

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Apaisement

Seule et triste, je vais, un peu perdue.
Vide et sans but, j’erre dans cette rue.
Qui me délivrera de toutes ces peurs,
Et me sauvera de toutes ces torpeurs?
Qui pourrait comprendre cette folie:
Je voudrais être à la fin de ma vie,
Comme la fleur du chemin
Qui grandit et s’éteint.
Dans le ciel, le souffle du vent balaie tous les nuages,
Ne suis-je pas, sur cette terre, un oiseau de passage?
Qui saura m’aimer telle que je suis?
Qui saura comprendre ce cœur qui fuit?
Qui essuiera mes pleurs et portera mes peines?
Qui me libérera et brisera mes chaînes?
Je ferme les yeux et m’agenouille pour prier,
Et dans ce merveilleux silence retrouvé,
Une douce paix, dans mon cœur, m’envahit,
Me laissant goûter un Amour infini…
Le Seigneur Jésus s’approche et me tend la main,
Il sèche mes larmes, m’offrant son Amour sans fin.
-Geneviève …

La guerre interne

Témoin anabaptiste

Mon Dieu ! quelle guerre cruelle !
Je trouve deux hommes en moi :
L’un veut que, plein d’amour pour toi,
Mon cœur te soit toujours fidèle ;
L’autre, à tes volontés rebelle,
Me révolte contre ta loi.

L’un, tout esprit et tout céleste,
Veut qu’au ciel sans cesse attaché,
Et des biens éternels touché,
Je compte pour rien tout le reste ;
Et l’autre, par son poids funeste,
Me tient vers la terre penché.

Hélas ! en guerre avec moi-même
Où pourrai-je trouver la paix ?
Je veux, et n’accomplis jamais,
Je veux, mais (ô misère extrême !)
Je ne fais pas le bien que j’aime
Et je fais le mal que je hais !

0 grâce, rayon salutaire !
Viens me mettre avec moi d’accord,
Et, domptant par un doux effort
Cet homme qui t’est si contraire,
Fais ton esclave volontaire
De cet esclave de la mort.

Jean Racine (1639-1699)

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Bonne année 2019! Puisse Dieu avoir la place la plus importante dans votre vie cette année.

Bonsoir à tous!

Il me fait vraiment plaisir de conclure cette année, qui a été plutôt tranquille mais un peu difficile pour moi. Elle se termine cependant sur une bonne note (sauf peut-être au niveau de la santé) et j’ai hâte d’affronter 2019 et de voir ce que Dieu me réserve en cette année.

Comment allez-vous? Comment va la vie spirituelle? Je sais que plusieurs d’entre vous correspondent avec moi par courriel, ce qui est plus personnel et j’adore ça! Vous pouvez aussi en cette occasion laisser vos vœux aux autres lecteurs dans la section des commentaires.

En cette année 2018, j’ai écrit très peu d’articles sur ce blogue. J’en ai cependant reblogué plusieurs depuis le blogue du frère Robert Goodnough, et le nombre de lecteur cette année est encore plus élevé que l’année passée, qui était déjà un record. Ce site aura bientôt 5 ans et je pense franchement que Dieu a béni et multiplié mes petits efforts pour lui. Beaucoup de gens me contactent à travers les pages de contact et je puis souvent échanger avec eux ou rediriger leur commande de documentation évangélique vers la Société évangélique de bibles et traités. J’espère que vous avez tous reçu ce que vous aviez commandé.

J’aimerais profiter de l’occasion pour vous souhaiter la paix de Dieu et sa présence continuelle à vos côtés tout au long de l’année 2019. Je crois que nous voulons tous changer nos vies pour le mieux et nous savons au fond de nous que chaque effort en vaut la pine, au vu de la récompense promise.

Jacques 5.7-11: Frères, attendez donc patiemment jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend avec patience le précieux fruit de la terre, jusqu’à ce qu’il ait reçu la pluie de la première et de la dernière saison. Vous aussi, attendez patiemment, affermissez vos cours, car l’avènement du Seigneur est proche. Frères, ne vous plaignez point les uns des autres, de peur que vous ne soyez condamnés. Voici, le juge est a la porte. Mes frères, prenez pour modèle de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous regardons comme heureux ceux qui ont souffert avec constance; vous avez entendu parler de la constance de Job, et vous connaissez la fin que le Seigneur lui accorda; car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion.

Bonne et heureuse année 2019!

Le sabbat

J’ai plusieurs fois été confronté à la question (très légitime) du jour du repos. Certains chrétiens sentent que tout indique que nous devrions encore pratiquer le sabbat (samedi). Il y en a encore d’autres qui aimeraient appliquer toute la loi du sabbat le dimanche, ce qui n’est nullement biblique, à mon avis.

Voici une réponse écrite il y a quelques mois, à l’un de mes interlocuteurs. J’ai trouvé qu’il serait peut-être bon de la partager ici, avec l’article de Bob Goodnough.

Oui, le sabbat était un commandement de Dieu, mais à mon avis, le sabbat est accompli. Les vrais chrétiens vivent chaque jour dans le repos du Seigneur. Nous n’avons plus besoin de respecter le sabbat. Jésus ne le faisait pas non plus. Il a souvent créé la controverse par ce qu’il faisait le sabbat : guérisons, marcher loin et manger des épis dans un champ, etc.

Le repos du sabbat dans l’Ancien Testament n’était qu’un symbole du repos d’un chrétien né de nouveau. Le salut ne vient pas de nos œuvres, donc toute la vie est un repos de sabbat. Dimanche est le jour d’adoration pour la plupart des chrétiens, mais ce n’est pas le jour de repos. Essayer de gagner la faveur de Dieu en gardant ce jour comme un sabbat serait une œuvre et une violation du quatrième commandement.

Genèse 2.2 Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. 3 Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant.

Hébreux 4.3 Mais pour nous qui avons cru, nous entrerons dans le repos, suivant ce qui a été dit : c’est pourquoi j’ai juré en ma colère, si {jamais } ils entrent en mon repos ; quoique ses ouvrages fussent déjà achevés dès la fondation du monde.

Romains 14.4-6 Qui es-tu, toi qui condamnes le serviteur d’autrui? S’il se tient ferme, ou s’il tombe, c’est à son maître de le juger; mais il sera affermi, car Dieu est puissant pour l’affermir. Celui-ci estime un jour supérieur à un autre; celui-là estime tous les jours égaux; que chacun soit pleinement persuadé en son esprit. Celui qui observe les jours, les observe, à cause du Seigneur; et de même celui qui ne les observe pas, ne les observe pas, à cause du Seigneur; celui qui mange de tout, mange, à cause du Seigneur, car il rend grâces à Dieu; et celui qui ne mange pas de tout, ne mange pas à cause du Seigneur, et il en rend aussi grâces à Dieu.

Et aussi : Colossiens 2.16-17 Que personne donc ne vous condamne au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’un jour de fête, ou de nouvelle lune, ou de sabbats; C’était l’ombre des choses qui devaient venir, mais le corps en est en Christ.

Je vous conseille aussi de lire le chapitre d’Hébreux 10.

En fait, c’est possible que Constantin ait officialisé les cultes du dimanche, comme il a fait beaucoup d’autres choses plus mauvaises. Mais ce point-là ne me dérange pas, car comme je l’ai mentionné dans mon autre message, nous avons la preuve dans les Écritures, que les premiers chrétiens se réunissaient le premier jour de la semaine, probablement en souvenir de sa résurrection ce jour-là. Le sabbat est mort. Nous ne vivons plus sous la loi, donc oui, nous travaillons les samedis, bien que ce soit souvent un jour plus familial que les autres. Nous travaillons aussi le dimanche, si nécessaire. Mais nous essayons de le faire le moins possible, car nous savons que nous avons toujours besoin d’un repos physique, même si Dieu nous offre son repos spirituel chaque jour dans nos cœurs.

Témoin anabaptiste

Dieu a institué un jour par semaine pour le repos parce que, après six jours de travail, le corps et le cerveau humain ont besoin de repos. C’est logique, non ? Sauf que – la Bible ne dit rien de la sorte.

Ce que nous trouvons dans la Bible, c’est que Dieu a achevé tout le travail de la création en six jours et s’est ensuite reposé le septième jour. Rien ne laisse présager que le premier jour de la semaine suivante, Dieu commença une autre semaine de travail. Son travail a été achevé dès la fondation du monde (Hébreux 4 : 3).

Le septième jour a été le début d’un repos sans fin pour Dieu et la promesse qui nous est faite est que nous pouvons entrer dans ce repos. Le sabbat d’une fois par semaine était commandé comme un mémorial et un avant-goût du repos spirituel qui deviendrait disponible à…

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Les Mennonites « Holdeman »

Témoin anabaptiste

J’ai été membre de l’Église de Dieu en Christ, Mennonite pendant la moitié de ma vie (dans quelques mois, ce sera 40 ans sur 77). Le nom de l’église est un peu compliquée. Idéalement, nous aimerions nous appeler simplement l’Église de Dieu, mais au moins 50 autres dénominations ont eu la même idée.

Certaines dénominations semblent avoir essayé d’intégrer leur déclaration doctrinale dans leur nom, par exemple, la Maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, le pilier et le fondement de la vérité, Inc. Je n’essaie pas de me moquer d’eux, c’est juste une illustration de la difficulté de trouver un nom pour différencier clairement une église d’une autre.

Il y en a parmi nous, du moins ici au Canada, qui aimeraient supprimer « mennonite » du nom de l’église, mais il y a un hic. C’est qu’il existe déjà une Église de Dieu en Christ et qu’il s’agit de…

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L’autoérotisme : pas si anodin qu’on pense

Témoin anabaptiste

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Comme un enfant grandit, il commence à ressentir des sensations nouvelles et agréables dans certain parties de son corps. Il n’y a rien de honteux dans ces sensations, mais il faut que l’enfant soit instruit qu’ils ne lui sont donnés pour son plaisir égoïste.

Le grand danger est que, comme l’enfant expérimente avec ces nouvelles sensations, il commence à croire que le plaisir qu’il s’en trouve est leur seul but. Le monde autour de nous dit « s’il te fait plaisir, fais-le ! » Dans de telles circonstance c’est difficile de convaincre les jeunes qu’il soit mieux d’attendre le mariage pour expérimenter pleinement le plaisir que nos corps puissent nous donner.

Car Dieu ne nous a pas donné ces sensations, cette capacité d’expérimenter le plaisir, pour un usage égoïste. Plus qu’on poursuit ces plaisirs par, et pour, soi-même, le moins qu’on serait prêt à les partager avec un autre pour le plaisir mutuel.

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Avertissement aux amish

via Avertissement aux Amish

(tiré du blogue Témoin anabaptist de Bob Goodnough)

C’était l’année 1697 ; des Mennonites qui fuient la persécution en Suisse avaient déjà vécu en Alsace pour quelque temps. Il y avait danger au-dehors parce que Louis XIV avait envoyé ses troupes pour annexer l’Alsace à la France. Il y avait danger au dedans la groupe Mennonite parce que Jacob Amman, l’un des ministres, accusait l’église de mondanité et d’apostasie. Il exigeait une stricte conformité à une certaine forme de vêtements et d’autres choses externes. Jacob Amman et ses disciples avaient excommunié la partie des Mennonites en Alsace qui ne voient pas les choses dans la même manière. Ils étaient à leur tour excommuniés par les autres Mennonites. Par la suite, les partisans de Jacob Amman vient d’être connu comme amish.

Au milieu de cette confusion, quelqu’un a écrit à Gerhard Roosen, un ministre âgé de l’église Mennonite d’Altona-Hambourg. Les paragraphes ci-dessous ont été extraits de sa réponse. Roosen avait 85 ans quand il a écrit ces mots et il est resté actif jusqu’à sa mort en 1711 à l’âge de 99 ans.

Il faut noter que les premiers colons Mennonites en Pennsylvanie avaient laissé la Suisse pour la Hollande, puis émigré en Amérique avant la division occasionnée par Jacob Amman. Ils n’avaient donc aucun rôle dans cette triste affaire.
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Je suis de tout cœur désolé que vous avez été troublé par certains qui pensent hautement d’eux-mêmes et qui font des lois sur des choses qui ne sont pas exigés dans l’Évangile. Si les écrits apostoliques avaient indiqué comment et avec quoi un croyant doit se vêtir, et une personne voyageant dans d’autres pays auraient rencontrés des personnes qui vivaient contraire à ces règles, alors cette position pourrait être valide. Mais pour contredire l’Évangile en liant la conscience à une certaine forme de chapeaux, de vêtements, de chaussures, de chaussettes ou des cheveux, qui diffèrent d’un pays à un autre, et de prendre sur lui l’autorité d’excommunier ceux qui n’acceptent pas ces règles et de chasser de l’église comme un levain ceux qui n’évitent pas un tel, est quelque chose que ni le Seigneur Jésus dans les Évangiles, ni les saints apôtres ont commandé, d’être lié par ces choses externes, et n’ont donné ni loi ni règle dans cette question.

Dans toutes les lettres de Paul, nous ne trouvons pas un seul mot qu’il a donné des commandements aux croyants sur la forme ou style de vêtements qu’ils devraient porter, mais plutôt qu’il nous exhorte à nous accommoder aux choses humbles. Je considère qu’il est bien et droit de se comporter comme les coutumes du pays dans lequel on séjourne. Mais il est raisonnable et juste que tout luxe, orgueil et luxure charnelle soit évitée (1 Jean 2), et de ne pas accepter rapidement de nouveaux styles de vêtements, ni les modifier pour se conformer à la mode. Cela est quelque chose d’être discipliné. Mais là où il est devenu l’usage courant dans un pays, il est honorable et bon d’accepter un tel usage, si on le fait dans l’humilité.

Merci à Dieu, je ne veux pas la convoitise des yeux, ni l’orgueil de ce monde, mais j’ai toujours porté à peu près le même style de vêtements. Mais si j’aurais porté un autre style, selon l’usage du pays, devrais-je être excommunié à cause de cela ? Cela serait déraisonnable et contraire à l’Écriture.

Le Seigneur a ordonné, bien sûr, qu’il doive y avoir de la discipline dans l’Église de Dieu pour les membres obstinés et tels que résistent à la loi de Dieu dans l’Évangile. Par conséquent, on doit se demander si ce que nous voulons lier y seront également lié, ou commandé à être lié.

Les Saintes Écritures doivent être notre norme. Nous devons nous y soumettre ; non pas courir en avant, mais les suivre, non pas impétueusement, mais avec prudence, crainte et affliction ; car il est une chose périlleuse dans le jugement de Dieu de lier sur la terre ce qui n’est pas lié dans le ciel.

4 ans et 20 000 visites

Une petite note plus personnelle aux lecteurs avec lesquels je n’échange pas souvent par courriel ou par téléphone. Comment allez-vous? J’apprécie lorsque vous laissez des commentaires ou lorsque vous m’envoyez un courriel.

Dieu m’a accordé le temps de travailler de temps en temps à relire le contenu de ce site et de le corriger ou d’y ajouter quelques articles lorsque cela semblait nécessaire. J’ai encore quelques articles en cours d’élaboration pour le jours où j’aurai plus de temps ou d’inspiration. J’ai aussi eu du temps parfois pour aller voir ce qui se dit des vrais chrétiens ailleurs sur internet (il n’y a pas grand chose, souvent c’est erroné, mais parfois je suis étonné par l’exactitude de certains commentaires). Je suis reconnaissant que la vérité puisse transparaître ici et là, pour ceux qui cherchent réellement. Je suis aussi reconnaissant que certaines personnes puissent trouver des informations précieuses ou encore être un peu encouragées par les pages et articles de ce site (qui sont écrites par l’inspiration de Dieu, j’espère).

Écrire un blogue ne met pas du pain sur la table pour la plupart des mortels et c’est bien-sûr mon cas. Je n’en tire aucun revenu, et j’y consacre assez de temps et un petit peu d’argent. Au quotidien, comme vous l’avez probablement compris, je suis enseignant dans une petite école privée chrétienne et je travaille pour la Société évangélique de bibles et traités, pour prendre note des commandes et répondre aux questions des gens qui nous contactent. C’est une bénédiction de pouvoir participer à l’oeuvre du Seigneur ainsi.

Lundi je pars en voyage pour accompagner mon père en Nouvelle-Calédonie. Je grandement hâte à ce voyage. En temps normal, je ne pourrais pas me le permettre, mais mon père (qui n’est pas croyant, au passage) ressentait le besoin d’avoir quelqu’un pour l’accompagner et m’a offert de payer le billet. J’aurai ainsi l’occasion de voir l’Australie aussi et de rencontrer deux personnes en Nouvelle-Calédonie qui ont été en contact avec la SEBT depuis quelques temps, si Dieu le veut. Je me demande comment c’est d’être un chrétien là-bas!

Nous aurons semble-t-il l’occasion d’admirer de près la faune et la flore aquatique du plus grand lagon du monde, qui entoure l’île de Grande-Terre (patrimoine naturel mondial de l’UNESCO). J’ai hâte de découvrir la grande diversité ethnique de ces contrées. C’est un endroit qui a toujours intrigué mon père, et je crois qu’il m’a transmis un peu de cette curiosité.

Je vous en dirai plus au retour, si ce voyage m’a marqué. Priez pour notre sécurité, s’il vous plaît.