Les excès de la photographie

Souvent, je reçois des photos de personnes qui veulent faire ma connaissance. Ils se présentent eux-mêmes ou encore ils me montrent des membres de leur famille ou encore leur maison, leur église ou des lieux où ils ont voyagé. C’est intéressant pour moi, car cela me donne une meilleure image de leur réalité. Je vois aussi de telles photos sur les profiles WhatsApp ou Telegram de ces gens.

Pour ma part, je ne leur envoie pas de photos, car c’est contraire à mes convictions.

Laissez-moi vous expliquer pourquoi:

Je crois que la photographie de personnes n’est pas bénéfique, sauf dans un cadre officiel, car c’est presque toujours relié à l’orgueil ou à un désir d’accumuler des « souvenirs » terrestres qui ont pour effet de nous attacher plus que nécessaire à cette terre.

Je ne prends pas non plus de photos de beaux paysages ou beaux bâtiments que j’ai vus, car j’ai le sentiments que j’aurais ensuite envie de les partager pour me faire valoir.

J’utilise toutefois la caméra et des photos pour plusieurs choses:

  • Pour vendre des choses. Dans le monde d’aujourd’hui, tout le monde s’attend à voir des photos de votre voiture ou de votre chiot si vous le mettez en vente en ligne. Je trouve cela raisonnable et ce n’est pas relié à l’orgueil en général. C’est simplement pour permettre à l’acheteur de se faire une idée du produit avant de l’acheter.
  • J’aime les paysages que Dieu a créés et j’ai un intérêt pour l’histoire et la géographie, alors je mets quelques images libres de droits que je trouve sur internet dans l’en-tête de ce site ou encore comme image de profil sur les applications de messagerie. Mon sentiment personnel et que si je n’ai pas pris les photos et si ce ne sont pas des images d’hommes, elles peuvent être utiles pour rendre le site web plus accueillant sans pour autant nourrir mon orgueil ou constituer de l’idolâtrie.
  • Je n’ai aucun problème avec les photos pour les pièces d’identité officielles. Je n’ai jamais vu quelqu’un exposer leur permis de conduire ou passeport dans leur salon pour que tous puissent l’admirer.
  • Parfois (peut-être pas toujours avec discernement), j’utilise des photos pour des raisons pratiques, par exemple lorsque je vais à l’épicerie et que je ne sais pas quelle sorte d’huile, d’épice ou d’ampoule électrique ma femme voulait exactement, je lui envoie des photos des options, ce qui lui permet de rapidement m’indiquer quel produit exact elle aimerait que j’achète. Là encore, c’est strictement pratique: il n’y a pas d’idolâtrie, de grossièreté ou d’orgueil dans ces actions à mon avis.

Je ne condamne pas ceux qui m’envoient ces photos. Je crois que souvent leurs motifs sont innocents et purs, surtout s’ils n’ont pas cherché la volonté du Seigneur quant à cet aspect de la vie.

Toutefois, je vous encourage tous à méditer à ce sujet. Si vous prenez un égoportrait (selfie), croyez-vous que c’est de l’humilité? Croyez-vous que cela rend gloire et hommage à Dieu, votre Créateur? Ou est-ce plutôt la créature qui essaie de s’élever et de « s’immortaliser »?

Voici quelques textes qui étayent les raisons bibliques pour lesquelles nous, les chrétiens, avons ces convictions:

Le principe de simplicité exige que la vie ne soit pas encombrée de choses qui ne sont pas nécessaires.  La photographie soustrait à la ferveur chrétienne plutôt que d’en ajouter.  Il y a quelques raisons pourquoi les chrétiens non conformés au monde devraient rejeter la photographie pour l’usage personnel :

(1) C’est l’orgueil de la vie (1 Jean 2.16) qui est au fond de son attrait.  Que l’on photographie quelque chose ou que l’on soit photographié, c’est généralement l’orgueil de l’homme qui est le facteur déterminant.  Jésus a enseigné qu’un chrétien doit renoncer à lui-même pour être son disciple ; la photographie fait plutôt la promotion de soi-même (Matthieu 16.24).

(2) Elle est prisée parmi les hommes (Luc 16.15).  Dans beaucoup de foyers, si on juge par le grand nombre de photographies en vue, elle constitue une forme d’idolâtrie.  Les photographies de paysages sont aussi très élevées parmi les hommes.  Souvent, les photographies constituent des «trésors sur la terre» (Matthieu 6.19-20).

(3) La photographie peut coûter cher et exige qu’on dépense de «l’argent pour ce qui ne nourrit pas» (Ésaïe 55.2).

(4) Elle se prête à la folie et aux poses inconvenantes.

(5) L’esprit et les mobiles qu’accompagnent souvent la photographie seraient inclus sous la prohibition trouvée dans Deutéronome 5.8 et Exode 20.4 : «Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.»  Romains 1.25 aussi nous avertit de ne pas adorer ni servir la créature au lieu du Créateur.

Cependant, la photographie peut être utile, nécessaire et n’est pas forcément accompagnée d’orgueil lorsqu’elle est utilisée à des fins d’affaires ou pour des documents légaux (identité).

(Tiré du livre: Doctrine et pratique bibliques)

Voici un traité qui résume une vision biblique de la photographie:

La planète terre et le brouillard du futur

Traduction de : Planet Earth: Future Haze
publié le 19 SEPTEMBRE 2020 par CHRISTINE GOODNOUGH sur ce site: https://christinegoodnough.com/2020/09/19/planet-earth-future-haze/

[Voici un article que je publie suite à plusieurs jours de discussions et de prières au sujet des doctrines insidieuses qui gangrènent les cercles chrétiens. cette article explique les origines de certaines de ces hérésies. Celles-ci s’accompagnent très souvent d’une croyance que l’Église visible de Dieu n’a pas survécu jusqu’à nos jours et que nous sommes prédestinés et ne pouvons pas perdre le salut. Il s’en suivrait que des pans entiers des enseignements du Nouveau-Testament ne s’appliqueraient plus aujourd’hui. Par exemple, pourquoi se soucier des âmes des perdus ou de notre témoignage, si de toute manière tous ceux qui doivent être sauvés le seront?]

La doctrine prémillénariste dormante commence à se développer

Selon Dave MacPherson dans son livre, The Incredible Cover-Up (© 1975 par Logos International), il y avait déjà une mouvance prémillénariste dans les colonies américaines avant 1830. Elle a quelque peu augmenté au milieu des années 1800, avec des courants issus d’un mini renouveau charismatique en Écosse et en Angleterre, ainsi que les disciples de John Nelson Darby. Elle a réellement commencé à s’imposer pendant la guerre civile et, dans les années 1870, beaucoup de gens ont commencé à dire que c’était la seule interprétation biblique valable concernant la fin des temps.

John Nelson Darby a eu un énorme impact sur la pensée des chrétiens évangéliques. Né en 1800, Darby est devenu prêtre dans l’Église d’Angleterre en 1826, mais après un certain temps, il a été accablé par le mécontentement qu’il ressentait dans sa propre vie chrétienne. Il a vécu une expérience qui lui a fait comprendre que le salut ne peut jamais être gagné ; il ne vient que par la foi en Jésus-Christ. Il se sentait purifié et libéré du péché. Il a ensuite commencé à attaquer l’Église d’Angleterre parce qu’elle ne l’avait pas guidé correctement.

Selon le livre de Douglas Frank, les chrétiens de cette époque, surtout aux États-Unis, étaient optimistes, voyant l’Église chrétienne comme une armée « marchant triomphalement pour répandre l’Évangile et inaugurer le règne de mille ans ». Comme dans le cantique en , « Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur ». Les évangéliques étaient prêts à fouler aux pieds ces raisins de la colère : l’esclavage, l’alcool et tous les autres péchés qu’ils considéraient comme des entraves pour le royaume à venir.

Jésus a dit : « … sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » Matthieu 16.18

Darby n’était pas d’accord. « L’Église est en ruines », affirma-t-il. Selon lui, l’Église établie était irrémédiablement brisée et les croyants qui voulaient continuer la vraie foi chrétienne devaient abandonner les Églises et se rassembler en petits groupes de croyants sans organisation ni titre officiel. S’appelant eux-mêmes « Chrétiens rassemblés au nom du Seigneur », le groupe est devenu connu sous le nom de « Plymouth Brethren » (ou frères de Plymouth).

L’Église, successeur spirituel d’Israël

C’était une croyance communément acceptée avant l’époque de Darby. Les pré-, post- et a-millénaristes étaient d’accord : Israël a cessé d’être le peuple de Dieu lorsqu’ils ont rejeté Christ, et l’Église est devenue le successeur spirituel d’Israël. Les théologiens et les prédicateurs ont enseigné que tous les croyants sont maintenant le peuple de Dieu, qu’ils soient juifs ou païens. Comme l’écrit l’apôtre Paul :

« Ici il n’y a ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni Barbare ni Scythe, ni esclave ni libre; mais Christ est tout en tous. Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience; Vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a quelque sujet de plainte contre l’autre. Comme Christ vous a pardonné, vous aussi, faites de même. Mais par-dessus toutes choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. » Colossiens 3.11-14

Darby rejeta également cette croyance. Il affirma plutôt que l’Église chrétienne est le royaume céleste de Dieu et qu’Israël est encore et toujours le peuple terrestre de Dieu. Même si les Juifs ont été infidèles en respectant les lois de Moïse, Darby a dit que Dieu ne peut retirer sa promesse de faire d’Israël (les Juifs) une grande nation. Un jour. Il faut juste comprendre les temps fixés pour tout cela.

« La seule explication crédible de l’Écriture »

En analysant et en « exposant justement » (dispensant avec droiture), il a accouché de la doctrine du dispensationalisme. Cette doctrine divise l’histoire en six époques différentes, ou dispensations. La Bible, pour les érudits qui ont adopté ses idées, est devenue comme un puzzle dont les différents versets ont été soigneusement divisés et reconstruits en époques « faciles à comprendre ». Ma compréhension est floue ; un vrai spécialiste de la Bible qui suivrait la pensée de Darby pourrait certainement mieux vous expliquer ceci.

Le temps d’Adam et Ève et de leurs descendants est une dispensation. Le temps de Noé et de son arche en est une autre; le temps d’Abraham, d’Isaac et de Jacob en est une autre. Le temps où Israël s’est installé en Terre promise et est devenu un pays en est une autre. (Je pense que le temps de Jésus sur terre fait partie de cette ère.) Nous avons ensuite l’ère de l’Évangile, c’est-à-dire le temps depuis Christ, qui, selon ces enseignants, est une interruption du plan de Dieu. Le futur « Règne de mille ans de Christ sur la terre » est considéré comme une autre dispensation. Je ne les ai peut-être pas tous écrits tels qu’ils sont enseignés aujourd’hui, mais cela vous en donne peut-être une idée générale.

Ici, en Amérique du Nord, un théologien, ministre et écrivain du nom de Cyrus Ingerson Scofield a saisi la vision du dispensationalisme. Il a estimé que c’était la seule explication crédible pour de nombreux passages de la Bible et a entrepris de la publier. Sa Bible de référence Scofield annotée, avec ses explications et ses références croisées, est devenue un best-seller et, sans surprise, le dispensationalisme a été largement accepté par les évangéliques en Amérique du Nord.

L’enlèvement : Secret ou ouvert ?

Les voitures s’écrasent, les avions tombent du ciel, les enseignants, les ouvriers, les étudiants disparaissent dans un pouf ? Selon la pensée « l’enlèvement secret », Oui. Selon d’autres interprétations de la prophétie, Non. Quand Jésus reviendra sur cette terre, tout le monde le saura.

La vision a-millénaire est que lorsque Jésus reviendra dans les nuages, l’archange sonnera de la trompette et tous les enfants de Jésus seront rassemblés avec lui pour la gloire. L’enlèvement sera une chose unique, ouverte à tous. À ce moment-là, la terre et la mer rendront leurs morts et les responsables de sa crucifixion « regarderont celui qu’ils ont percé ». Ceux qui l’ont rejeté seront si consternés et effrayés qu’ils « crieront aux rochers et à la colline pour les couvrir » de son visage.

Quant au « temps de la grande tribulation » annoncé par Jésus, il me semble qu’il a eu lieu principalement lors de la destruction de Jérusalem. Les chrétiens de ce jour-là ont effectivement abandonné la ville, comme Jésus les en a avertis, lorsqu’ils ont vu l’armée romaine se rassembler autour d’elle. (Dans une certaine mesure, cette tribulation se poursuit depuis, car les chrétiens ont été persécutés et beaucoup le sont encore).

L’idée post-millénaire est à peu près la même. Quand Jésus reviendra, « tous les yeux le verront ». Ils comprennent, d’après diverses écritures, qu’il reviendra sur terre à la fin d’une période de grande tribulation (qui se déroule actuellement) et établira son royaume, mais ils disent que c’est l’église elle-même qui inaugurera ce millénaire de paix. Comme je l’ai déjà dit dans un article précédent, cette théorie a pratiquement disparu.

La théorie pré-millénaire : Quatre camps différents

Selon Dave MacPherson, il y a quatre positions concernant le millénaire à venir :

  • ceux qui épousent la théorie du « pré-trib » (prétribulation) disent qu’il y aura un Ravissement secret où tous les chrétiens venus de la terre rencontreront Jésus avant que le temps de la tribulation n’arrive, afin qu’aucun chrétien n’ait à souffrir des catastrophes naturelles et de la guerre qui s’abattront sur cette terre.
  • Ceux qui pensent « mi-trib » voient l’Enlèvement arriver quelque part au milieu de ces sept années de tribulation.
  • Ceux qui épousent la théorie « post-trib » pensent que l’enlèvement va venir à la fin de ces sept années de tribulation.
  • Les rapturistes partiels qui croient qu’il y aura plus d’un enlèvement, qui peut se produire à plusieurs moments avant/pendant/après le moment de la tribulation.

« L’enlèvement pré-tribulation » était inconnu avant que Darby ne rende visite à une jeune fille écossaise de quinze ans qui, en 1830, a eu une vision du retour de Jésus. À partir de sa vision d’un groupe choisi de chrétiens emportés en secret, Darby a construit son enseignement « pré-trib ». Selon Douglas Frank, Darby est venu en Amérique du Nord à sept reprises entre 1862 et 1877 pour partager son système doctrinal avec les évangéliques et cela a pris de l’ampleur. Les chrétiens étaient heureux d’apprendre qu’ils seraient éloignés de la terre avant les malheurs à venir.

De retour en Angleterre, tous ses confrères de Plymouth qui n’étaient pas d’accord avec lui sur ces doctrines étaient menacés d’excommunication et de punition éternelle. Pour autant, au fil des ans, les Frères de Plymouth ont connu divers schismes qui ont abouti aux groupes PB 2, PB 3, PB 4, etc. Nous avons rencontré un jour un couple des Frères de Plymouth 4, et c’était un groupe très strict. Entre autres, ils avaient des réunions chrétiens tous les soirs – et vous feriez mieux d’y être !

Dave MacPherson, un enfant de prédicateur et petit-enfant de prédicateur, a grandi en entendant des discussions sur les prophéties. Cependant, il a découvert que les professeurs de la Bible n’étaient pas très ouverts à d’autres points de vue que le leur :
« À l’époque où j’allais à l’institut biblique, j’ai appris à la dure qu’il existe des écoles d’interprétation prophétique très divergentes. Je discutais de la prophétie à différents moments avec d’autres étudiants et j’évoquais des points de vue qui différaient en plusieurs points de la position officielle de l’école. Cela a finalement abouti à mon licenciement ».

Jésus n’a-t-il pas réussi à établir le royaume que Dieu voulait ?

Une partie de cette réflexion prémillénariste repose sur l’idée que Jésus avait prévu d’établir le royaume, mais lorsqu’il a été rejeté, ce plan a été abandonné.

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« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné… » appliqué à la première visite de Jésus sur Terre.
Mais… « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu… »

Ainsi, selon la pensée prémillénariste, lorsque la nation juive a rejeté Jésus et l’a fait disparaître, il est remonté au ciel et le plan B a été mis en œuvre. Ou bien le plan B a-t-il toujours été le vrai plan parce que Dieu savait que Jésus serait rejeté ? Cela dépend de l’érudit de la Bible qui enseigne.

Le plan B, qui varie lui aussi selon la personne qui l’explique, est que Jésus reviendra deux fois (ou peut-être trois fois) avant que son travail sur terre ne soit terminé. Il viendra pour son Église (secrètement ou non, une ou deux fois.) Ensuite, sept années de graves tribulations s’abattront sur la terre. Puis il reviendra ouvertement, amenant tous les saints avec lui, et installera son siège à Jérusalem. Lui et ses saints régneront sur toute la terre. Israël redeviendra une grande nation. Tous les peuples de la terre lui obéiront.

En 1919, J.C. Masee a écrit :
« Je ne cherche pas une résidence immédiate au Ciel. Je m’attends à n’y être que peu de temps et puis je reviendrai avec lui pour vivre sur une terre rachetée, et régner ici avec lui sur la terre. J’aurais le regret de croire que je devrais passer mes mille ans au ciel. La récompense des saints est d’avoir le privilège de revenir avec Jésus pour régner ici sur les nations avec lui.
(École Biblique de Philadelphie)

Selon eux, à la fin du règne millénaire (le Millénium), il y aura une rébellion majeure menée par les satanistes et Jésus l’écrasera totalement. Puis viendra le grand jour du Jugement dernier. La terre et le ciel actuels disparaîtront ; dans un nouveau ciel et une nouvelle terre, Jésus prendra son trône légitime et « l’empire est mis sur son épaule et son royaume sera éternel ».

Car voici, le Royaume de Dieu est en vous.

Comme vous pouvez le deviner, je n’accepte pas la pensée prémillénariste de notre époque, et je n’accorde pas non plus beaucoup de foi aux spéculations prophétiques dans leur ensemble. Je suis bien plus concerné par AUJOURD’HUI. Ce qui viendra, viendra. Je crois que beaucoup de chrétiens ressentent un peu la même chose : il est intéressant de spéculer, mais tant de versets peuvent être compris de différentes manières, au sens propre ou figuré. La chose la plus importante est : « Que dois-je savoir pour vivre ma vie chrétienne aujourd’hui ?

Je mettrai en vous mon Esprit, et je ferai que vous marchiez dans mes statuts, et que vous gardiez mes ordonnances pour les pratiquer. – Ézéchiel 36.27

Quel genre d’Église est celle-ci?

article original: https://temoinanabaptiste.com/2020/01/26/quel-genre-deglise-est-celle-ci/

Je suis membre de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. Quel genre d’Église est-elle?

Il y a trente ans, nous vivions dans le sud-ouest de l’Ontario, une région où il y a 25 sortes d’Églises mennonites. Des gens me posaient des questions comme : votre église autorise-t-elle l’usage des voitures? De l’électricité? Des téléphones? Ils essayaient de placer l’église à laquelle j’appartenais dans une catégorie qu’ils pouvaient comprendre. Mais elle ne correspond vraiment à aucune des catégories qu’ils avaient en tête.

Une missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, mennonite en Côte d’Ivoire est confronté à des questions similaires. Les gens lui demandent si cette église est une église évangélique. La réponse est oui, mais. Oui, nous sommes évangéliques; mais nous ne nous conformons pas à l’image que ce terme apporte à l’esprit de la plupart des gens.

Ce fut à Antioche que pour la première fois les disciples furent appelé chrétien. Ces disciples ne correspondaient à aucune catégorie familière aux habitants d’Antioche. Ils avaient cessé d’adorer dans les temples païens, mais ils n’étaient pas devenus juifs. Ils étaient quelque chose de complètement nouveau, des gens qui parlaient souvent de Jésus-Christ. Le peuple d’Antioche inventa donc un nouveau terme : chrétien. C’est toujours le meilleur terme pour nous décrire, vraiment le seul qui compte. Mais beaucoup de bagages ont été attachés à ce nom depuis Antioche. Chrétien signifie beaucoup de choses différentes selon les gens.

Les membres de l’Église de Dieu en Christ mennonite sont comme ces premiers croyants à Antioche. Nous ne prétendons pas simplement connaître Jésus; pour devenir membres de cette Église, nous devons avoir l’assurance qu’il nous connaît. Être un disciple de Jésus signifie que nous évitons tout ce qui ne lui plaît pas et nous soumettons à tout ce qu’il nous demande. Nous ne décidons pas ce qu’il n’attend de nous par le raisonnement ni par ce qui est enseigné par nos prédicateurs. Être un disciple de Jésus signifie avoir une relation réelle avec lui où il nous guide personnellement.

Il y a quelques années, le conseil municipal d’une communauté du nord de la Saskatchewan était préoccupé par les tessons de bouteilles brisés dans leurs rues. Ils essayèrent d’obtenir du gouvernement provincial qu’il interdise la vente de boissons alcoolisées dans des contenants en verre. Un chroniqueur d’un hebdomadaire, un indigène du peuple Cri écrivit dans sa chronique qu’il serait préférable qu’ils se préoccupent davantage de ce qu’il y avait dans les bouteilles. C’était le vrai problème.

Appliquons donc cette même idée à la question de quel genre d’Église est celle où nous sommes membres. Toutes les tentatives pour nous identifier par une étiquette sur notre bouteille — pour nous inscrire dans une catégorie d’église reconnaissable — ne fonctionnent pas. La différence est en ce qu’il y a à l’intérieur. Pour en revenir aux questions qui m’ont été posées il y a des années sur les voitures, l’électricité et les téléphones — avoir ou ne pas avoir ces choses n’est pas ce qui fait de nous des chrétiens. La vraie question est, que faisons-nous de ces choses, où allons-nous avec elles? Et c’est une question de cœur.

Seules les personnes baptisées par le Saint-Esprit peuvent être membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. La preuve de ce baptême n’est pas des choses extérieures, comme parler en langues. C’est un cœur transformé qui est rempli d’amour, de joie, de paix, de patience, de douceur, de bonté, de foi, de douceur, de tempérance. Les signes extérieurs peuvent être contrefaits, non pas les choses du cœur. Oui, une personne peut conserver une apparence du fruit de l’Esprit pendant un certain temps, mais finalement quelque chose va sortir qui révèle ce qui est vraiment dans le cœur.

J’aimerais qu’il y ait une courte description accrocheuse de l’Église qui répondrait aux questions que les gens posent souvent. Mais elle ne rentre dans aucune des niches dans lesquelles les gens voudraient le placer. J’ai décidé que c’est une bonne chose. Chrétien est la seule étiquette qui décrit cette Église. Mais ce n’est qu’en goûtant ce qu’il y a à l’intérieur que les gens peuvent commencer à comprendre ce qu’il signifie vraiment être chrétien.

infolettre – Missionnaire anabaptiste – mars 2019

Bonjour à tous! Comment allez-vous en cette belle journée de printemps? Est-ce que vous sentez l’amour et la paix de Dieu réchauffer votre cœur en vous préparant à lire pendant quelques minutes au sujet des grandes choses qu’il fait partout dans le monde? Est-ce que vous êtes prêt à faire quelque chose pour celui qui a donné sa vie pour vous? Seriez-vous prêt à évangéliser jusqu’au point de risquer le martyre tout comme tant de nos pères dans la foi l’ont fait?

Voilà quelques temps que je me dis qu’il serait bon de vous tenir au courant de ce qui se passe dans ma vie et dans l’oeuvre de la SEBT de manière plus régulière. J’ai donc décidé de publier une infolettre (newsletter) bimestrielle (janvier, mars, mai, juillet, septembre, novembre). J’ai raté janvier cette année, n’ayant pas encore laissé l’idée mûrir à ce moment-là, donc je commence officiellement en mars.

Au cours de l’année 2018, je n’ai pas eu le temps d’écrire beaucoup sur ce site. Je veux en faire un peu plus et je veux garder informés ceux qui ont pris la peine de s’abonner à ce site.

Je propose d’articuler mes infolettres autour de 4 axes (jusqu’à nouvel ordre), proposant ainsi des nouvelles au sujet de trois thèmes:

  • le site Missionnaire anabaptiste lui-même et comment son contenu évolue.
  • quelques nouvelles au sujet de ce qui se passe dans ma propre vie, afin que vous restiez au courant (pour ceux qui demandent) et/ou que vous appreniez à me connaître un peu mieux.
  • des informations au sujet de la Société évangélique de bibles et traités et au sujet de l’évangélisation en général partout dans le monde. J’y signalerai entre autres les nouveaux traités disponibles.
  • Le dernier point traitera plutôt d’inspirations que de nouvelles, offrant quelques pensées au sujet d’un passage dans les Écritures, et peut-être des demandes de prières.

Missionnaire anabaptiste – un blogue multifonction

Dans les dernières années et les derniers mois, j’ai un peu revisité la disposition des pages de mon site. Mon but est d’offrir de la lisibilité tout en aiguillant les différents profils de lecteurs vers leurs centres d’intérêts le plus vite possible. En gros, mon raisonnement est qu’il y a plusieurs profils de lecteurs, qui ne s’intéressent pas nécessairement à TOUT le contenu de ce site, mais qui pourraient revenir régulièrement s’ils y trouvaient quelque chose qui les intrigue ou qui les intéresse.

Voici certains des profils de lecteurs identifiés:

  • Les lecteurs « de passage », arrivés sur le blogue un peu par erreur après avoir fait une recherche Google qui par hasard ressemblait au titre de l’un de mes articles. Ceux-ci ne lisent habituellement pas longtemps sur mon site, et je n’ai pas vraiment l’intention d’essayer de les retenir. Il y en a probablement des dizaines par jour. Ils lisent des articles comme Je dépense donc je suis, Facebook & Cie – un nouveau phénomène, La cigale et la fourmi, El cuarto (pour les hispanophones) ou encore ma page d’accueil.
  • Les « chercheurs », ceux qui ont fait une recherche au sujet de l’anabaptisme, la Société évangélique de bibles et traités, les mennonites ou encore l’Église de Dieu en Christ. Ceux-ci sont vraiment intéressés par ce que mon blogue propose, et lisent souvent 5-10 pages, peut-être même plus. Ils liront souvent des pages comme Une étude de doctrine chrétienne, Société évangélique de bibles et traités ou encore Les Dix-Huit Articles de Foi. Ils me contactent assez souvent.
  • Les « redirigés » depuis Wikipédia ou un autre blogue ayant un lien vers le mien. Certains sont en désaccord avec ce que je dis, parce que ma vision de l’Église ou de l’anabaptisme ne s’aligne pas avec ce qu’ils ont lu ailleurs. Ce qu’ils lisent le plus souvent, c’est Église de Dieu en Christ, mennonite et De l’anabaptisme et des vrais disciples.
  • Les « évangélistes » distributeurs de traités qui ne s’intéressent pas vraiment à mes croyances personnelles, mais surtout au fait qu’en tant que membre de la SEBT, je peux leur donner accès à des brochures évangéliques gratuites. Ils lisent surtout la page d’accueil et cette page de catalogue. Je ne leur tiens pas rigueur de ne pas avoir lu le reste du site, il n’y a pas de mal. Je crois qu’ils sont souvent très occupés. Je vois que souvent ils ne lisent qu’une ou deux pages sur le site, puis m’envoient leur adresse postale sur un formulaire de contact. J’aimerais parfois échanger plus avec eux et connaître leurs convictions, leurs raisons d’évangéliser et comment se passe l’évangélisation. Toutes les commandes de traités sont traitées à partir de mon adresse à la SEBT info@gospeltract.ca. Certains de ces contacts reviennent régulièrement vers nous et d’autres ne se manifestent plus jamais après avoir reçu des traités. Nous aimerions parfois savoir pourquoi pas. Y a-t-il quelque chose que nous pourrions améliorer pour qu’ils continuent d’évangéliser et ne se découragent pas?
  • Dans la dernière catégorie de cette liste non exhaustive, je mettrais les membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite, tant des missionnaires que des frères au Canada, en Haïti, au Congo, au Togo, etc.. J’ai créé quelques pages de réflexions et d’échange d’idées, la plupart de ces pages étant protégées par mot passe, ce qui nous permet de parler en toute franchise de certains aspects souvent problématiques et qui concernent parfois des désaccords doctrinaux avec d’autres chrétiens. Il y a aussi des articles plus pratiques au sujet des difficultés que rencontrent certains évangélistes pour apprendre le français. Finalement, il y a aussi quelques rapports d’activité missionnaire. Cette section est appelée à évoluer beaucoup dans les années qui viennent, mais restera essentiellement ouverte seulement à ceux d’entre vous qui font partie de l’Église de Dieu en Christ, mennonite.

Le lectorat reste majoritairement francophone, mais je reçois parfois des commentaires en espagnol aussi. WordPress recense à ce jour près de 25 000 pages vues depuis 133 pays et territoires autonomes. La plupart des lecteurs lisent les pages francophones et viennent eux-mêmes de pays dits « francophones », toutefois, je suis heureux de compter de plus en plus d’Américains, de Brésiliens, d’Allemands, de Sud-Africains, d’Espagnols, de Chiliens, de Mexicains ou encore d’Italiens parmi les lecteurs. Ce n’est pas moi qui attire tous ces gens. C’est Dieu. Et j’espère que je ne donne pas l’impression de vouloir me glorifier. J’aimerais plutôt tourner toute la gloire pour le succès de ce site vers Dieu, qui dirige chaque personne qui s’y trouve un jour ou l’autre, et qui m’a donné le temps et l’inspiration pour y écrire quelques informations et encouragements pour les chrétiens comme pour les non-chrétiens.

Je deviens quoi, moi?

Pour ceux qui ne me connaissent pas bien, je rappelle que je suis enseignant dans une petite école chrétienne au Québec. Je travaille aussi pour la SEBT (dont je vais parler un peu plus bas) les soirs et les samedis. Je vis toujours seul à Acton Vale, au Québec (à une heure de route de Montréal, environ), faisant partie d’une assemblée très soudée d’environ 50 chrétiens, dont le lieu de rassemblement se trouve à Roxton Falls. J’aime l’Église de Dieu et je veux faire tout ce que je peux pour mon Sauveur.

Pour ce qui est de mes activités dans la dernière année, il n’y a rien de très particulier: j’ai enseigné, travaillé pour la SEBT, fait quelques petits projets de traduction, rendu visite à des amis à New York et dans l’Ouest canadien, ainsi que visité pour la première fois l’Australie et la Nouvelle-Calédonie, ce qui fut un voyage mémorable. J’ai appris un peu plus de discipline dans ma vie et le bonheur de se donner entièrement à l’oeuvre du Seigneur (non pas que j’y parviens toujours, mais j’y ai goûté plus pleinement dans la dernière année).

Quoi de neuf au niveau des traités?

En 2018, au niveau mondial, la Société évangélique de bibles et traités a imprimé et distribué plus de 30 millions de tracts partout dans le monde. Le bureau canadien de la SEBT (pour lequel je travaille) a connu un regain d’activité par rapport à 2017, qui avait été une année où nous nous étions demandé si l’effort missionnaire s’essoufflait et/ou s’il fallait se concentrer plus sur le numérique. Nous avons expédié près de 6,4 millions de traités depuis notre bureau, en grande partie vers des pays francophones. Les sept pays où nous avons envoyé le plus de traités et d’autres documentations chrétiennes sont dans l’ordre: la Côte d’Ivoire, Cuba, l’Inde, le Canada, la France et ses territoires d’outre-mer, le Togo et la RDC. Ces seuls pays ont reçu plus de 90% des traités que nous avons envoyé. 2019 s’annonce intense pour nous, avec un accroissement de la cadence de commandes depuis quelques mois, au point que dans les deux premiers mois de l’année, nous avons distribué 4 fois plus de documentation en France qu’à la même date l’an passé. Dieu a bien fait les choses lorsqu’il nous a permis de construire de nouveaux locaux l’année dernière.

Malgré le fait qu’il y ait un accroissement de l’activité, Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci!) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés correctement et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/

Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des drogués, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’oeuvre que Jésus nous à enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Bon, parlons un peu des nouveaux traités nouvellement rédigés en français, et aussi ceux qui ont subi des corrections majeures récemment.

Vous pouvez consulter le contenu de ces traités en cliquant sur le titre.

Parus au cours de la dernière année:

Corrections majeures:

À paraître dans les mois qui viennent:

  • Quel chemin dois-je prendre?
  • Le christianisme, qu’est-ce que c’est?
  • La réponse à tes problèmes

Livres qui devraient paraître cette année :

  • Voici mon héritage (rédaction terminée, il reste les cartes et la mise en page)

Méditations

« Dis tout à Jésus »

Ce sont les paroles d’un cantique qui me sont venues aujourd’hui alors que je songeais (un peu découragé) à des problèmes qui me semblaient insurmontables, surtout parce qu’ils étaient reliés à de mauvaises habitudes et attitudes dans les vies de non-croyants.

Tout à coup, la pensée m’est venue de donner ces soucis à Dieu. C’est une pensée très simple. Elle me rappelle le verset qui dit: « Vous déchargeant sur lui de tous vos soucis, parce qu’il a soin de vous » (1 Pierre 5.7). Quelle merveilleuse promesse! Pourtant, souvent je n’y pense tout simplement pas! Je m’obstine à vouloir résoudre des problèmes qui me dépassent! Mais cela m’a rappelé que je ne devrais pas seulement donner me gros soucis à Dieu, mais aussi lui dire mes petits soucis, mes incertitudes, mes moments de bonheur, etc. Il veut que nous lui disions tout! Pas seulement quelques prières bien fleuries par jour…

Voici le texte du cantique. À méditer et à mettre en pratique…

Dis tout à Jésus

Es-tu lassé, rempli de tristesse ?
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Son cœur est ouvert à ta voix sans cesse.

Refrain

Oh ! dis tout à Jésus !
Dis tout à Jésus !
Oh ! dis-lui tout !
Combien son accueil est doux.
Il peut comprendre,
Il aime à t’entendre :
Dis-lui simplement tout !

Couplet 2

Il voit tes yeux rougis par les larmes :
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Il connaît ton cœur, il sait tes alarmes.

Couplet 3

Si ton passé surgit comme une ombre :
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Il peut effacer tes péchés sans nombre.

Couplet 4

Et pour demain ce que tu redoutes :
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Il est près de toi le long de la route.

À la prochaine!

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus! Dans la prochaine infolettre je vous compte d’ores et déjà vous proposer (entre autres) des livres chrétiens à lire et des liens vers des articles au sujet des saines habitudes de lecture.

Que Dieu vous bénisse tous!

Hugues Andries

Une église d’inconnus

Témoin anabaptiste

Les historiens semblent croire que partout où il y avait quelque chose d’important, il devait y avoir des grands personnages. Quand ils regardent l’histoire du christianisme, les catholiques et les protestants ont eu tous les grands personnages. Comme ils ne trouvent pas de tels personnages du côté de ceux que nous appelons anabaptistes, ils supposent que rien ne se passait.

Mais l’essence même du christianisme est qu’il ne peut y avoir qu’un seul grand personnage, et c’est Dieu lui-même. Même Jésus ne s’est pas conduit comme un grand personnage. Ceci était une problème pour les scribes et les pharisiens avaient ; ils attendaient un Messie qui balaierait les oppresseurs romains pourt gouverner le monde de Jérusalem. Les dispensationalistes sont entièrement d’accord avec cela, et disent que puisque son plan a été déjoué à son premieravènement, le royaume terrestre sera…

Voir l’article original 442 mots de plus

Nouvelle naissance au Togo (partie IV)

[Voici la continuation du récit d’un Togolais, racontant d’abord comment il a rencontré Dieu, puis éventuellement comment il a cherché une Église qui enseigne et pratique réellement tous les préceptes bibliques. Son témoignage, paru récemment en anglais dans une revue missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, m’a semblé assez remarquable pour être partagé sur mon site. L’histoire est assez longue, donc je la publierai en plusieurs articles séparés. Pour lire la partie I, cliquez sur ce lien, pour lire la partie II, suivez celui-ci et pour lire la partie III, suivez celui-ci. Bonne lecture!]

2000 …

J’ai reçu mon premier colis contenant les livres suivants: Introduction à l’Église de Dieu en Christ, mennonite, Étude de la doctrine chrétienne, ainsi que d’autres imprimés  provenant de la SEBT et de Robert Goodnough. J’ai lu tous ces livres et nous avons commencé à correspondre.

Après quelques années Jeff Penner a remplacé Robert et j’ai été informé par lui que quelqu’un viendrait me rendre visite. Pendant ce temps, j’ai aussi correspondu avec le missionnaire Roland Loewen au Ghana.

J’ai enseigné le contenu du livre de doctrine dans nos classes d’école du dimanche jusqu’à ce que nous l’ayons lu en entier. Un homme m’a demandé : « est-ce que ce sont bien les doctrines de notre Église? » Je lui ai alors expliqué que c’était les enseignements de l’Église de Dieu en Christ (mennonite). Il m’expliqua que la raison pour laquelle il avait demandé était parce que ces doctrines étaient si différentes et qu’il trouvait que sa vie ne s’alignait pas du tout avec celles-ci. Il ajouta que ces doctrines étaient trop difficiles à suivre et qu’il arrêterait de venir à l’église si la vie chrétienne était vraiment ainsi. Je lui ai dit que ce n’était pas les préceptes d’une Église que nous avions étudiés, mais l’enseignement de la Bible. Puis il a dit que c’était trop dur et qu’il cesserait d’aller à l’église. Je lui ai dit qu’un homme de Dieu ne peut pas dire qu’il est trop difficile de suivre Dieu, mais qu’il devrait plutôt demander à Dieu de nous donner la force de le suivre. J’ai continué d’enseigner les doctrines bibliques de l’Église de Dieu en Christ aussi longtemps que je suis resté dans cette autre Église.

 

2004-2007 …

Lors des visites des missionnaires de l’Église de Dieu en Christ en décembre 2004, j’avais dit à mes ouailles que c’était l’Église que j’avais tant cherchée; mais ils m’ont dit que ce chemin était trop difficile pour eux. Je leur ai donc répondu que j’allais les quitter et continuer dans le chemin que j’avais trouvé. La question qui me troubla le plus, c’est quand ils m’ont demandé avec qui je les laisserais. Je me suis souvenu de la voix de Dieu me disant de prendre soin de ces moutons. Depuis lors, je n’avais eu aucune autre direction sur la question.

Peu de temps avant l’arrivée du missionnaire Éric Jantz, le diacre de mon assemblée avait appelé les membres et ensemble ils avaient pris la décision de passer à une autre église qui avait des pasteurs qui se déplaçaient régulièrement d’assemblée en assemblée, sans rester très longtemps dans une assemblée. Je lui ai demandé pourquoi ils n’avaient pas d’abord parlé aux pasteurs, et il a répliqué qu’il savait que si l’assemblée prenait une décision, elle ne changerait pas d’avis, que les pasteurs soient d’accord ou non.  Je lui ai fait valoir que c’était là un bien mauvais procédé parce que Dieu ne fonctionne pas de cette façon. Nous devons travailler ensemble et laisser l’Esprit diriger. J’ai prié et demandé à Dieu:«Est-ce que les moutons disent au berger où ils mangeront et boiront? » J’ai supplié Dieu de me guider, comme je n’avais pas eu la moindre indication jusqu’alors. Mon assemblée a dû attendre trois mois pour que je leur donne enfin une réponse au sujet de leur demande. J’ai prié, mais n’ai rien entendu et enfin leur ai dit d’aller choisir l’Église à laquelle ils voulaient appartenir. Quand ils ont dit qu’ils avaient choisi la foi pentecôtiste, je leur ai dit d’aller parler aux pasteurs de cette Église, mais ils m’ont dit que j’étais là pour les conduire et qu’il m’incombait de faire ces choses. J’avais espéré qu’ils feraient tout et puis que je serais libéré de ma charge. Je suis donc allé voir un pasteur pentecôtiste et il a appelé ses dirigeants de Lomé.

 

Novembre 2007 …

Le premier dimanche après l’arrivée des nouveaux missionnaires de l’Église de Dieu en Christ était le dimanche que les dirigeants pentecôtistes avaient choisi pour venir de Lomé. Après cela, les dirigeants pentecôtistes ont déclaré que comme pasteurs, nous devrions aller à Lomé et que plus tard le pasteur de Homa viendrait à notre assemblée et organiserait un petit service pour officiellement accueillir notre assemblée dans leur groupe. J’ai continué dans la prière, mais n’ai rien entendu. Nous sommes allés à Lomé. Au cours de la première nuit à Lomé, Dieu m’a dit de ne pas suivre ce groupe. Je n’avais pas d’argent pour revenir par mes propres moyens. L’assemblée m’avait envoyé et ces dirigeants prévoyaient de payer mon trajet du retour. Je n’avais pas de moyen de partir avant temps fixé par ces dirigeants. Ils disaient que nous resterions là trois mois. J’ai été troublé et j’ai beaucoup prié; après deux mois ils m’ont dit que nous allions enfin retourner.

Une fois de retour j’ai dit à l’assemblée : « Vous êtes libre de vous unir à cette Église que vous avez choisie, mais je vais trouver mon propre chemin. » Ils ont refusé et dit que si je ne m’unissais pas avec cette Église, ils ne le feraient pas non plus. Je leur ai dit que là où j’allais aller ils ne pouvaient pas me suivre, mais qu’ils devraient choisir leur propre chemin et je me séparerais d’eux. Ils ont insisté encore qu’ils iraient avec moi. J’ai demandé s’ils se souvenaient qu’avant la venue du missionnaire j’enseignais une certaine doctrine. Ils s’en souvenaient. J’ai dit que c’est à cette Église que j’irais. Certains ont dit que c’était un chemin difficile, mais puisque c’était l’enseignement de Dieu ils essayeraient de suivre. D’autres ont dit que c’était vraiment trop difficile pour que personne ne puisse réellement suivre cette voie. Encore une fois, j’ai insisté que je ne voulais pas faire du mal ou créer de la division, mais que j’avais pris ma décision. J’ai commencé à fréquenter l’Église de Dieu en Christ (mennonite). Ma femme m’a dit que nous ne pouvions pas laisser ces gens de cette façon, mais je lui ai expliqué que j’avais fait de mon mieux pour les satisfaire et que je ne voulais pas perdre mon salut à cause d’eux. Elle a dit qu’elle n’irait pas avec moi et je lui ai dit que c’était son choix.

J’ai été à l’assemblée de l’Église de Dieu en Christ pendant deux mois. Puis la vieille Église a envoyé certaines personnes pour me questionner: «Avec qui nous avez-vous laissés? Qui est là pour nous conduire? » Ça m’est venu comme une flagellation spirituelle et c’est devenu un grand fardeau pour moi. J’ai pleuré et prié, mais il ne semblait pas y avoir de direction. Je leur ai demandé quelle Église ils avaient choisie. Ils ont dit qu’ils avaient envie de retourner à l’Église réformée qui suivait les enseignements de Jean Calvin. Quand je leur ai demandé comment ils pourraient retourner à cette Église après l’avoir rejetée, ils m’ont dit qu’ils voulaient rejoindre l’Église du même nom au Bénin. Je suis donc allé dans leur mission au Bénin, mais on m’y a dit qu’il n’y avait pas de budget pour le Togo, et que si je voulais laisser mes ouailles souffrir sans nourriture spirituelle c’était mon choix. Je suis revenu à la maison le cœur lourd. J’ai continué dans la prière.

Lorsque la famille d’Éric est retournée dans leur pays, je me suis de nouveau dit que je n’étais pas heureux à mon autre Église. Une fois, je parlais à Dieu en disant: «Tu sais que je ne suis pas resté dans cette Église à cause de ma position ou de l’argent, mais seulement en attendant ta voix. » J’ai alors entendu une voix dans mon cœur disant: «Tu n’es pas responsable s’ils s’égarent. Tu leur as enseigné la vérité pendant vingt-cinq ans. Et se ils s’ils ne venaient pas à la vérité jusqu’à ta mort? » J’ai simplement répondu « Dieu, merci! »

 

2010 …

Le dimanche suivant, après le service j’ai dit aux gens que nous tiendrions une petite réunion ouverte aux hommes, aux femmes et aux jeunes, mais que les enfants pouvaient sortir. Je leur ai raconté l’histoire de quelques parents qui voulaient quitter leur fils âgé de 25 ans, mais le fils protestait qu’il ne pouvait pas vivre sans ses parents. Alors je leur ai demandé quels étaient leurs conseils pour ce jeune homme.  Ils ont dit qu’ils lui diraient qu’il était un adulte et que s’il ne pouvait pas vivre seul, il était paresseux. Je leur ai dit qu’ils avaient de bons conseils. Puis je leur ai dit que cette assemblée avait dit qu’elle ne pouvait pas vivre sans moi si je partais; je les avais conduits pendant vingt-cinq ans. Maintenant, ils me disaient qu’ils ne pouvaient pas être vivants pour Dieu si je partais. Était-ce bien vrai? Leur avis était que le jeune homme pouvait vivre, et que s’il ne le croyait pas, c’est qu’il était paresseux. Je leur ai dit qu’ils avaient répondu à leur propre question. Je leur ai rappelé nos enseignements du passé et comment j’étais allé à l’Église de Dieu dans le Christ (mennonite) pour une courte période de temps, mais j’ai dit qu’après aujourd’hui, je ne reviendrais pas vers eux. S’il y avait des articles appartenant à l’assemblée dans ma maison, je leur ai signifié qu’ils étaient libres de venir les prendre. Je leur ai dit que je n’attendais plus leur réponse, mais celle de Dieu. Alors maintenant, je venais à eux avec la réponse de Dieu. La parabole que j’avais transmise m’était venue à cause de la réponse de Dieu. Maintenant j’étais libre de partir et ils étaient libres de choisir leur chemin.

Je ne ressentis plus de condamnation dans mon cœur à ce sujet. Ils étaient également invités à suivre la vérité. Depuis ce jour, je les ai quittés et j’ai continué dans l’Église de Dieu avec ma famille.

J’espère que ce récit d’une conversion récente pourra aider à éclairer d’autres véritables « chercheurs ».

 

Nouvelle naissance au Togo (partie II)

[Voici le début du récit d’un Togolais, racontant d’abord comment il a rencontré Dieu, puis éventuellement comment il a cherché une Église qui enseigne et pratique réellement tous les préceptes bibliques. Son témoignage, paru récemment en anglais dans une revue missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, m’a semblé assez remarquable pour être partagé sur mon site. L’histoire est assez longue, donc je la publierai en plusieurs articles séparés.pour lire la partie I, cliquez sur ce lien. Bonne lecture!]

1985 …

J’ai commencé à aller à une Église qui avait des cultes très actifs et bruyants. Après y avoir été trois fois, je me suis aperçu de beaucoup de querelles et de divisions parmi les membres, donc j’ai cessé de fréquenter cette assemblée.
Je suis ensuite allé à une Église qui pratiquait le baptême des adultes par immersion à Atakpamé, et après trois mois, j’ai reçu le baptême. J’étais d’accord avec leurs enseignements. Peu de temps après, j’ai eu besoin de revenir à la maison pour soigner ma mère malade. En quittant Atakpamé pour rentrer à la maison, une joie exceptionnellement parfaite s’est installée dans mon cœur. Je n’ai pas compris pourquoi j’étais si heureux, mais j’ai commencé à me rendre compte que Dieu me guidait vers mon village. En arrivant à la maison de ma mère, j’ai trouvé qu’elle se portait mieux. Elle me donnait un peu d’eau à boire lorsqu’une voix me dit de sortir de la maison. Je suis entré dans une autre maison où cinq hommes étaient réunis pour l’étude biblique du mercredi soir. Comme je courbais ma tête pour prier, j’ai entendu une voix me disant: «Ce sont mes brebis qui n’ont pas de berger. » Je lui ai répondu: « Seigneur, aussi longtemps que je puis être avec eux je vais prendre soin d’eux pour toi. » Après les avoir salués, j’ai demandé ce qu’ils faisaient ici. Ils m’ont répondu qu’ils étaient à la fin d’un culte. Ils m’ont aussi dit qu’ils appartenaient à la même Église que celle que j’avais récemment rejoint à Atakpamé. Je leur ai dit comment j’avais répondu à l’appel de Dieu dans ma vie et que maintenant j’étais un chrétien dans cette même Église. Ils étaient remplis de joie en l’entendant. Je suis retourné auprès de ma mère, planifiant de retourner à Atakpamé après trois mois. Mais un problème est survenu dans le groupe avec lequel je m’assemblais, à l’époque où je voulais quitter Akpade. Je sentais que je devais attendre que le problème soit éclairci. J’ai planifié de quitter mon village une seconde fois, mais la porte n’était pas toujours pas ouverte.

Pour la troisième fois que j’ai fait des plans d’aller à Atakpamé. Après avoir recueilli mon salaire pour un contrat, je me promenais près du manguier quand mon cœur a commencé à battre très fort. Je ne comprenais pas ce qui se passait, mais comme je me tenais là, debout, immobile, me demandant : « Pourquoi? », une voix m’a demandé, « Sais-tu que tu te bats contre le Saint-Esprit? » J’ai répondu: « Qui suis-je pour lutter contre le Saint-Esprit? » La voix dit: «Tu as l’intention de retourner à Atakpamé. » Immédiatement, je me suis rappelé que Dieu m’avait donné la charge de ses brebis. Les larmes me vinrent aux yeux et j’ai dit : « Je vais rester jusqu’à ce que tu me dises que je peux m’en aller. » Après avoir décidé que je ne retournerais pas à mon ancien emploi de photographe, je suis allé chercher toutes mes affaires pour les ramener chez moi.

1988 …

J’ai suivi des cours de théologie de l’Église à Ntivou. Plus tard, je suis devenu le chef de tous les sept pasteurs de cette Église dans la région. Après quelques années d’études, j’ai été troublé de constater que les pasteurs ne pratiquaient pas la vérité telle qu’ils la prêchaient. Certaines de ces choses incluaient les bijoux et les femmes portant des vêtements d’hommes. J’ai exprimé l’avis de mon cœur à ce sujet en leur disant que c’était nécessaire de suivre tous les enseignements de la Bible, mais j’ai trouvé qu’ils mélangeaient le monde avec la Bible, ce qui ne peut pas fonctionner. Les pasteurs n’étaient pas d’accord avec moi. Je me suis souvenu de ma précédente quête pour la vérité et de cette réponse que la vérité se trouve dans la Bible. Le Saint-Esprit m’a parlé et je lui ai demandé :
« Où est la véritable Église? » Ne trouvant aucune réponse, j’ai continué là où j’étais.

À suivre…

(pour lire la partie III du récit, suivez ce lien)

Nouvelle naissance au Togo (partie I)

[Voici le début du récit d’un Togolais, racontant d’abord comment il a rencontré Dieu, puis éventuellement comment il a cherché une Église qui enseigne et pratique réellement tous les préceptes bibliques. Son témoignage, paru récemment en anglais dans une revue missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, m’a semblé assez remarquable pour être partagé sur mon site. L’histoire est assez longue, donc je la publierai en plusieurs articles séparés. Bonne lecture!]

Ma nouvelle naissance et comment Dieu m’a conduit à l’Église de Dieu en Christ, mennonite.

Frère Yovo Abalo

1984 …
Au cours des vacances scolaires d’Akpade, j’étais allé rendre visite à un ami du village qui s’était installé à Atakpamé. Un mercredi après-midi, tout en marchant, nous nous sommes approchés de l’église de mon ami.
Il m’a dit qu’ils avaient une réunion de prière et que nous devrions y aller. Je lui ai dit alors que j’avais l’intention d’être un chrétien un jour, mais pas dans l’Église qui baptise des nourrissons et adore les saints. À une époque, j’habitais chez quelqu’un qui allait à ce genre d’Église à Atakpamé; lorsque le culte était terminé, les gens continuaient dans leurs pratiques païennes et idolâtres. Je me suis rendu compte que leur raison d’aller à l’église n’était pas pour changer leur cœur, mais pour être enterré dans un cimetière. Je ne voulais pas mélanger le christianisme et l’idolâtrie. Mon ami m’a dit que leur Église, qui se ressemblait le septième jour, était différente de l’Église dont je parlais et qu’ils pratiquaient les commandements de Dieu. Il n’acceptait pas que je refuse d’entrer et me persuada finalement de venir me rendre compte moi-même de leurs pratiques.
En entrant dans l’église, j’ai remarqué qu’on chantait sans instrument de musique, même pas un tambour! Presque immédiatement, j’ai ressenti un grave mal de tête, ce qui m’a troublé.
Ce soir-là, les fidèles ont prié à propos de beaucoup de choses, mais mon cœur n’était pas à l’église en raison de la douleur causée par mon mal de tête; je voulais partir. Le culte, qui dura environ une heure, me semblait s’éterniser. Je me suis demandé, « pourquoi dois-je avoir ce mal de tête maintenant, quand je viens au temple de mon Créateur? Est-ce que tous les autres ont aussi des maux de tête? » Je ne pouvais pas répondre à ces questions. À la fin du service, le pasteur m’a donné un Nouveau Testament.
L’amour que j’ai observé et ressenti parmi les membres et envers moi était très précieux pour moi. Quand je suis rentré chez moi, j’ai lu le Nouveau Testament. Le mal de tête a continué et j’ai arrêté de lire pour la soirée. Puis vint le temps où je voulais aller dormir.
Beaucoup de questions traversaient mon esprit. Je savais que Dieu m’avait créé, mais alors pourquoi ce mal de tête avait-il commencé dès que j’étais allé à l’église. J’ai dit, «puisse mon mal de tête se dissiper ». Après avoir dormi pendant un moment, je me suis réveillé sans mal de tête. Dans la nuit, j’ai lu un peu dans le Nouveau Testament de la Bible. J’ai lu comment Jésus a commencé son ministère de prédication et de guérison. Quand j’ai lu comment il prêchait et guérissait avec autorité, ça m’a donné une grande joie. Quand j’ai lu comment ils l’ont persécuté, j’ai été troublé. Enfin, j’ai lu comment il chassa les mauvais esprits. J’ai dit, « Il peut me guérir de cette même façon et rejettera tous les mauvais esprits dans ma vie. » J’avais une maladie spirituelle; je me mettais parfois très en colère. Quand j’étais à l’école, j’avais lu beaucoup de livres sur la colère afin de trouver une solution, mais je n’en avais trouvé aucune. J’ai dit « Que Jésus me guérisse comme il guérissait tous ceux qui venaient à lui. Puisse-t-il chasser les mauvais esprits dans ma vie comme je lis qu’il l’a fait dans la Bible. » J’ai trouvé qu’en lisant la Bible et en parlant de cette manière, je ressentais un vrai bonheur et que cela m’attirait très proche de la Parole de Dieu. Je crois que c’est à ce moment-là que je suis né de nouveau; d’autres ont également témoigné du changement dans ma vie.

En continuant d’aller à l’église de mon ami, j’ai finalement décidé de devenir membre de celle-ci. J’ai demandé plus de livres d’étude et enfin je me suis inscrit à un programme d’étude par correspondance de cette Église. À travers ces études, on m’a appris que ni Jésus ni ses apôtres n’avaient jamais transgressé le jour du sabbat et que ceux qui le transgressent iront en enfer. Mais en lisant le Nouveau Testament, j’ai lu dans l’Évangile de Jean que c’était parce que Jésus avait transgressé le sabbat que les Juifs voulaient le tuer. J’ai aussi lu que Jésus avait guéri un homme le jour du sabbat, puis lui avait dit de porter son lit et de marcher. C’était aussi contraire à la loi des Juifs. J’ai commencé à remettre en question l’enseignement qui préconisait tant d’honorer le septième jour. Un dimanche, j’ai vu beaucoup de gens qui rentraient chez eux de l’église et je me suis demandé
« Est-ce que tous ces gens sont perdus parce qu’ils n’adorent pas le jour du sabbat? Une voix en moi me dit : « Non ». Encore une fois j’ai demandé, «Où est la vérité? » La voix m’a répondu:« Dans la Bible. » J’ai décidé de continuer à lire la Bible pour trouver et suivre la vérité. Quand je suis arrivé chez moi, j’ai dit à mon ami que je n’irais plus à son église parce qu’ils n’enseignaient pas la vérité concernant le jour du sabbat. Plus tard, d’autres membres de l’église m’ont demandé où j’avais lu dans la Bible que ce n’est pas obligatoire d’observer le sabbat. Ils me lisaient des Écritures de l’Ancien Testament. Je leur ai dit que j’avais seulement lu le Nouveau Testament que le pasteur m’avait donné, et j’y avais trouvé que les Juifs haïssaient Jésus parce qu’il n’avait pas respecté le jour du sabbat. Paul a également enseigné au sujet du sabbat. Ils ont acquiescé lorsque je leur ai dit que la vérité est dans la Bible. Je leur ai dit que je voulais juste suivre la vérité, pas une Église. Ils m’ont répliqué de ne pas arrêter de venir. Cette semaine-là, quelqu’un m’a donné un livre qui parlait d’une Église qui pratiquait le baptême par immersion des adultes. Je lui ai raconté mon expérience et mes déceptions dans les faux enseignements de mon ancienne Église et de ma décision de simplement rester à la maison, afin de ne plus être à nouveau déçu.
Il m’a dit que leur Église enseignait seulement la Bible et que si j’arrêtais d’aller à l’église pour y entendre la parole de Dieu, je deviendrais faible et le diable se saisirait de moi. Il m’a dit que si je ne voulais pas aller avec lui à son Église que je devrais certainement choisir une autre Église, mais surtout pas rester à la maison.

À suivre …

(partie II)

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