Les mystérieuses voies de Dieu

Andrée Toews, née Froment

Je n’ai pas grandi dans un foyer chrétien, mais je suis reconnaissante au Seigneur d’être venu me chercher et de m’avoir attirée vers Son peuple bien-aimé.

J’ai été baptisée enfant dans l’Église catholique et j’ai fait ma première communion à onze ans, après deux années de catéchisme ; pourtant, je n’ai jamais connu de véritable refuge spirituel. À quinze ans, j’ai subi une petite opération et passé plusieurs journées solitaires à l’hôpital. Pendant mon séjour, j’ai commencé à comprendre que j’avais besoin de l’aide de Dieu. Le prêtre nous avait enseigné qu’il fallait passer par lui pour communiquer avec Dieu ; néanmoins, pour la première fois de ma vie, je me suis adressée directement à Dieu dans la prière. Par la suite, je me suis souvent tournée vers Lui pour demander Son aide.

Mon enfance a été merveilleuse. J’aimais mes parents, et ils m’aimaient tendrement. Leur mariage était beau, et notre foyer débordait d’amour. Cependant, on n’y priait jamais. Mes parents n’allaient jamais à l’église et avaient perdu confiance en l’Église catholique. J’entendais souvent mon père et son frère se demander l’un à l’autre : « Où est Dieu? »

J’ai vécu une enfance très protégée et j’ai toujours fréquenté une école de filles. À dix-huit ans, j’ai commencé à travailler dans un bureau. J’y ai brusquement découvert l’autre face du monde. J’y ai vu et entendu des gens qui ne servaient pas Dieu, mais leurs propres désirs. L’infidélité conjugale était courante, et on en parlait ouvertement.

« Dieu doit sûrement avoir quelque part un peuple au sein duquel règnent la paix, la confiance et l’amour », me disais-je.

Quelque temps plus tard, j’ai vécu une expérience dont le sens ne m’a été révélé que quatre ans après. Dieu m’a parlé clairement : « Un jour, tu seras différente des tiens. » Cette pensée étrange a troublé mon cœur. Cela voulait-il dire que je devais devenir religieuse? Je ne le voulais pas, et cette idée m’effrayait.

J’ai continué à prier, et j’ai bientôt rencontré des missionnaires qui faisaient une brève halte à Paris en route vers leurs champs de mission en Afrique. Je les connaissais peu, mais nos rencontres étaient chaleureuses et réconfortantes. Je crois que Dieu me conduisait peu à peu hors d’un passé froid et sombre.

Un jour, en rendant visite à une collègue de bureau, j’ai fait un autre pas important vers la lumière. J’ai remarqué qu’elle lisait un livre qui m’était étranger. J’ai voulu savoir ce que c’était et lui ai demandé où elle en était dans sa lecture. Elle m’a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un livre ordinaire, mais de la Bible, divisée en livres, chapitres et versets. J’avais dix-huit ans lorsque j’ai découvert la Bible pour la première fois. L’Église catholique en interdisait la lecture1, et on ne m’avait appris à connaître ni Jésus ni Son enseignement sur la repentance. J’ignorais donc tout du plan du salut.

Enfant, je m’étais souvent demandé ce qui arriverait si mes parents mouraient. Serait-ce la fin? Personne ne m’avait dit que nous avions, eux comme moi, une âme immortelle. Personne ne m’avait dit que Jésus était mort pour moi personnellement. Un jour, mon amie m’a invitée à assister à des réunions de Jeunesse pour Christ et à des réunions d’évangélisation. Ces rencontres étaient si différentes, si chaleureuses ! J’y ai entendu pour la première fois des cantiques comme « Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ » et « Love Lifted Me ». La prédication était dans ma langue, le français, et je pouvais la comprendre. Elle a touché mon cœur, et quelqu’un m’a donné une Bible.

L’armée allemande occupait la France depuis près de cinq ans quand les Alliés ont libéré Paris ; huit mois plus tard, j’ai rencontré Roy. « Dieu agit par des voies mystérieuses pour accomplir Ses merveilles. » Nous n’étions convertis ni l’un ni l’autre, mais je crois fermement que Dieu nous a conduits l’un vers l’autre. Roy avait grandi dans un foyer mennonite chrétien, mais n’avait jamais donné son cœur au Seigneur.

Nous nous sommes mariés, si heureux d’être enfin réunis. J’avais quitté ma patrie, la France, pour venir m’installer à Winton, en Californie ; pourtant, mon cœur était troublé. J’étais inquiète : quelque chose manquait à notre vie. Qu’était-ce? J’aimais la famille de Roy et leurs amis chrétiens, et je ressentais leur amour. Je comprenais aussi que j’avais trouvé le peuple de Dieu que j’avais tant désiré trouver, un peuple où régnaient l’amour et la confiance. Pourtant, notre vie prenait un tour de plus en plus frivole : fêtes animées, spectacles, danses. J’avais peur. Je craignais que nous ne soyons entraînés toujours plus vite et qu’un malheur ne nous attende un jour. Par moments, je sentais que Dieu me conduisait avec tant de grâce et de tendresse. Roy avait beaucoup d’amis. Ils faisaient des projets et organisaient des activités, mais peu de ces projets ou activités faisaient une place au Seigneur ou aux promesses faites au cours des difficiles années qui venaient de s’écouler.

Roy prenait des leçons de pilotage, ce qui éveillait une grande crainte dans mon cœur. S’il lui arrivait quelque chose? Je me retrouverais toute seule dans un pays étranger. Un soir, Roy suivait des cours. Il se faisait très tard, et mon inquiétude grandissait. Soudain, Dieu m’a parlé très clairement en ces mots : « Le moment est venu de changer complètement ta vie. » Mais comment, et où?

Plus tard ce soir-là, je me suis dit qu’il fallait absolument que je voie quelqu’un et que je lui parle. Je suis allée chez John et Bertha Jantz et leur ai confié mes craintes et mes préoccupations. Ils m’ont parlé de leur désir de devenir chrétiens et de servir Dieu. Ces paroles m’ont profondément frappée. Voilà ce que je voulais.

Le mot « chrétien » a brillé comme une lumière dans les ténèbres. Il était évident que Dieu voulait mon cœur, ma vie et mon entière consécration. Mes simples prières, mes désirs et les expériences de mes jeunes années trouvaient-ils maintenant leur réponse et leur accomplissement? J’ai dit au Seigneur : « Je connais si peu Ta voie, Ton peuple et l’Église. » Il m’a répondu : « Avance un pas après l’autre. »

Lorsque Roy est enfin rentré, je lui ai annoncé ma décision de devenir chrétienne. Cette déclaration l’a stupéfié et pris au dépourvu. Il a simplement répondu : « Très bien. » Ma deuxième déclaration l’a encore plus surpris : « Toi aussi, tu vas devenir chrétien. » Il a répliqué : « C’est pas comme ça que ça se passe. On peut peut-être en reparler une autre fois. » J’ai insisté : « Nous ne pouvons plus laisser cette question en suspens ni la remettre à plus tard. » Il m’a répondu : « Il est tard ; on va se coucher et on en reparle demain matin. »

Je ne crois pas être naturellement hardie, mais ce que j’ai dit ensuite l’était assurément. Je lui ai déclaré : « Personne ne se couche avant que nous ayons tous les deux réglé cette question. » Des réunions de réveil se tenaient à Winton depuis déjà quatre ou cinq semaines. Roy savait que j’étais déterminée. Il m’a promis que nous assisterions à la réunion d’évangélisation et que, si Dieu l’appelait, il répondrait à Son appel. Cette promesse m’a rassurée, et nous sommes allés nous coucher.

Le lendemain soir, nous sommes allés à l’église et avons entendu le message de l’Évangile. Lorsque l’appel a été lancé, nous avons décidé de laisser Jésus entrer dans nos cœurs et nous nous sommes levés. Notre vie n’a plus jamais été la même. Nous nous sommes entièrement consacrés au Seigneur.

Quand la main du Seigneur nous touche, tout change. Nous avons écarté de notre vie toute impureté et laissé Dieu mettre Son amour dans nos cœurs. Nous avons été baptisés et reçus au sein de l’Église de Dieu en Christ (mennonite) le 9 mars 1947, deux mois après notre mariage. J’étais désormais libre et je me sentais si bien parmi le peuple de Dieu. Nous étions reconnaissants envers notre Père céleste, dont la sagesse est parfaite et qui connaît toutes choses, et nous priions pour que nos vies, nos actes et notre fidélité glorifient le Seigneur.

-Andrée Froment Toews

Station de l’Opéra en 1943, sous l’occupation allemande, moins de deux ans avant la rencontre de Roy et Andrée sur les lieux.

Andrée Froment, née à Paris en 1926, échappa de peu à la mort en août 1944, lors de la libération de Paris, lorsqu’un soldat allemand tira plusieurs fois sur elle, alors qu’elle regardait par sa fenêtre, attendant l’arrivée imminente des Alliés. Quelques mois plus tard, Dieu permit qu’elle rencontra Roy, un infirmier dans l’armée américaine, alors qu’il sortait de la station de l’Opéra, à Paris. Roy avait été élevé dans une famille mennonite-anabaptiste non-résistante, qui ne s’engageait pas dans la guerre. Mais Roy n’avait pas choisi ce chemin. Il ne savait pas que Dieu se servirait de sa rencontre avec Andrée pour l’amener à l’Église de Dieu en 1947. Plus tard, Roy et Andrée participèrent à la fondation de l’assemblée de Scio en Oregon. Ils furent aussi impliqués dans la mission de Mouscron (sur la frontière belgo-française) dans les années 1980 et 1990. Andrée enseigna aussi le français à plusieurs missionnaires en partance pour l’Afrique et traduisit plusieurs traités et livrets publiés par l’Église. Elle quitta cette vie en septembre 2025, quelques jours avant d’atteindre l’âge de 99 ans.

  1. Cette affirmation n’est pas exacte, voir les commentaires en bas de l’article. ↩︎

Le triple objectif de l’Église

Infolettre des Éditions de l’Évangile, hiver – printemps 2024

Nouveaux livres

L’Église immuable

Ben Giesbrecht. Une histoire très complète de l’Église qui se lit aisément. Cet ouvrage retrace l’histoire de ceux qui ont vraiment cherché à suivre Christ et ses enseignements depuis l’époque de l’Église primitive jusqu’à nos jours. Les quatre sections racontent l’histoire de la croissance de l’église et de l’apostasie constantinienne, puis de la montée en puissance des Églises d’État, de la persécution des vrais chrétiens à travers les âges, des migrations des anabaptistes et mennonites et de la formation de l’Église de Dieu en Christ (mennonite) telle que nous la connaissons aujourd’hui.
234 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 18,50 $*

Les Trente-trois articles de foi

Ces articles, écrits au 16e siècle et tirés du Miroir des Martyrs, incarnent et expliquent la foi historique pour laquelle des milliers de martyrs ont donné leur vie. 145 pages ; broché ; Les Éditions de l’Évangile. 9,50$

Voici mon héritage

Facile à lire pour les adolescents et ceux qui ont une connaissance limitée de l’histoire de l’Église. Retrace l’histoire et la lignée de l’Église depuis la Pentecôte jusqu’à nos jours. Vers la fin, une attention particulière est accordée à la croissance et au développement de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. Illustré, avec des cartes et des chronologies.
151 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 15,25$

La vie victorieuse

John Coblentz. Avez-vous lutté dans la défaite en tant que chrétien ? Vivez-vous dans l’esclavage de la peur, de l’orgueil, de la convoitise, de la colère ou de l’apitoiement sur vous-même ? Dans ce livre, vous trouverez des conseils pratiques tirés de la Parole de Dieu qui vous montreront comment vivre dans la victoire sur le péché. Les étapes de la victoire ne sont pas toujours faciles. Mais elles sont justes et s’appuient sur toutes les ressources du Père céleste. Et elles mènent au ciel même !
96 pages ; broché ; Éditions Lampe et Lumière. 4,95 $

Marcher sur le chemin du Seigneur

Ce livre d’étude biblique contient dix-huit leçons destinées aux adolescents et conçues pour les aider à comprendre que la vie chrétienne est une route qui traverse ce monde. Les leçons couvrent des sujets tels que l’acceptation de soi, le respect des autres, le travail volontaire, fuir des passions de la jeunesse, l’engagement, la reconnaissance de l’orgueil, la foi, la crainte de Dieu, et plus encore. Chaque leçon contient des exercices et des questions de discussion.
52 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 7,95 $

En cours d’élaboration…

  • Le foyer chrétien
  • L’éducation des enfants dans le foyer chrétien
  • Livret de Rapports des Conférence de l’Église de Dieu
  • Hymnes Chrétiens (recueil de 502 cantiques chrétiens)

Livres déjà publiés (rappel)

L’Église ignorée

Edmond Broadbent. Ce livre cite de nombreuses sources historiques et est aussi cité par plusieurs auteurs de l’Église. Il intéressera tous ceux qui étudient et chérissent l’histoire de l’Église de Dieu.

449 pages ; broché ; Éditions Impact. 39,95 $*

Un capitaine pour Hans

Rebecca Martin. (Pour adolescents) Le tumulte de la Réforme a balayé la Suisse, et l’Église réformée de Zwingli a arraché à l’Église catholique le contrôle de plusieurs cantons. Un capitaine pour Hans nous fait revivre dans le monde des anabaptistes persécutés dans les années 1630. Découvrez comment des gens ordinaires comme les fermiers et les fromagers sont devenus prêts à tout abandonner pour vivre la vraie foi.

230 pages ; broché ; Éditions Lampe et Lumière. 6,25 $

Au pays du soleil

Christine Roy. Palko, confié à des étrangers et ne sachant rien de ses vrais parents, trouve la paix et la sécurité dans le Seigneur Jésus. Dans sa « vallée du soleil » en Slovaquie, il éprouve de la joie en dirigeant le père Malina vers le « pays du soleil » là-haut.

163 pages ; broché ; Éditions Lampe et Lumière. 4,95 $

Le voyage du pèlerin

John Bunyan. L’excellente histoire de Chrétien qui quitte la ville de la destruction et part en voyage, abandonnant sa vie terrestre pour affronter les épreuves successives de la vie chrétienne. Ce livre a inspiré d’innombrables croyants depuis qu’il a été écrit dans une cellule de prison il y a de nombreuses années.

221 pages ; légèrement abrégé pour le lecteur moderne. Broché ; Éditions CLC. 21,75 $

Un berger médite le Psaume 23

Phillip Keller. Directement de la plume de celui qui a passé une grande partie de sa vie à développer et à gérer des ranchs de moutons. L’auteur jette un regard inspirant et rafraîchissant sur l’une des portions les mieux aimées de l’Écriture. 160 pages ; broché ; Salvator. 14,95 $

Un berger apprend les leçons d’un chien de berger

Phillip Keller. L’auteur d’Un berger médite le Psaume 23 s’inspire de ses expériences avec son chien de berger pour illustrer la confiance, le dévouement, l’obéissance, la fidélité et la discipline. Une histoire intéressante avec une application édifiante.

96 pages ; broché ; Salvator. 15,25 $

Dans le ventre de la baleine

James Lowry. Des histoires vraies tirées du Miroir des Martyrs (Martyrs Mirror) et racontées par des croyants qui ont été emprisonnés et ont souffert pour leur foi. Le texte est accompagné d’illustrations tirées de livres de l’époque.

130 pages ; broché ; Éditions Lampe et Lumière. 3,50 $

Doctrine et pratique bibliques

Une exposition des doctrines de la Bible telles qu’elles sont comprises et pratiquées par l’Église de Dieu. Cet ouvrage explique clairement tous les principes majeurs de notre foi en citant les Écritures qui en sont clairement la base. Il fait aussi référence à certains écrits doctrinaux historiques pour démontrer l’historicité de notre foi. Les articles contiennent un enseignement doctrinal clair ainsi que des explications sur leur pratique actuelle. Cet ouvrage est recommandé à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les doctrines de la Parole de Dieu et leur mise en pratique.

170 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 10,75 $

Sélections d’Hymnes Chrétiens

170 cantiques sans droit d’auteur sélectionnés pour être chantés lors de réunions d’évangélisation, de chants par les jeunes et toute autre occasion d’adorer Dieu. 164 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 2,75 $

Une étude de la doctrine chrétienne

Un bon livre à donner aux personnes qui commencent à se familiariser avec l’Église : les doctrines essentielles sont présentées sous une forme plus lisible que dans le livre Principes de foi.

56 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 4,75$

Principes de foi

Un livret contenant des explications concises de 37 doctrines et principes de foi. Chaque article est étayé par des références bibliques. Il convient à l’étude de la doctrine et est recommandé pour ceux qui cherchent la vérité, dans nos assemblées ainsi que dans les missions. Pour une lecture doctrinale plus approfondie, privilégier le livre Doctrine et pratique bibliques.
94 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 4,50 $

Le défi de la vie chrétienne

Un cours d’étude biblique pour les jeunes et les adultes. Les leçons sont divisées en trois sections : La croissance chrétienne, le combat chrétien et le défi de la vie chrétienne. Les Écritures sont citées en entier dans le corps de la leçon, ce qui met l’accent sur l’étude de la Bible plutôt que sur une simple étude thématique. Les 25 leçons sont bien présentées et sont pertinentes et édifiantes pour la vie chrétienne.

96 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 4,50 $

Il y a aussi plusieurs bibles en français en vente chez les Éditions de l’Évangile.

*Les prix sont en dollars canadiens (CAD). 10 dollars canadiens valent environ :
6,90 euros, 980 gourdes, 4 500 CFA, ou 20 000 francs congolais.

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Que Dieu vous bénisse et vous guide dans le choix de vos lectures et dans la méditation de la Parole.

Les Éditions de l’Évangile (Gospel Publishers)

Un message pour les chrétiens perplexes

Un autre excellent article par le frère Bob Goodnough.

L’Église unie de Dieu

Ceci est la traduction d’un article publié dans le Messager de la Vérité il a plusieurs années. Ceci est un sujet épineux, mais je trouve que ce bref essai répond à plusieurs questions qui reviennent fréquemment.

Au fur et à mesure que j’avance en âge, je commence à me préoccuper du fait que notre jeune génération soit fermement établie sur les solides vérités de l’Évangile. J’ai remarqué un manque ou peut-être des idées fausses concernant la vision de l’Église de Dieu. Nous croyons en une seule véritable Église de Dieu, indivise et unie, qui existe sous sa forme réelle depuis le temps des apôtres. L’Église a parfois été accusée de dire par là que nous sommes les seuls à être sauvés, ce qui n’est pas le cas. Qu’entendons-nous donc par là ?
Soulignons quelques-uns des principes que l’Église a considérés comme des enseignements précieux et nécessaires pour le vrai chrétien ; la plupart d’entre eux seraient tout à fait interdépendants. L’un ne va pas sans l’autre. Nous devrons être assez brefs dans notre liste. La liste est loin d’être exhaustive.

  1. Dieu – le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Nous devons croire qu’il y a un Dieu et qu’il récompense ceux qui le cherchent assidûment. Nous devons croire que Dieu est un être souverain tout-puissant, qu’il a créé la terre à partir de rien et qu’il est digne de notre humble respect et de notre vénération. Lors de la chute de l’homme dans le péché, ce Dieu souverain, dont les attributs incluent l’amour et la miséricorde, a préparé un plan par lequel l’humanité pourrait être rachetée de l’esclavage à Satan. C’est ce que Jésus a accompli sur la croix du Calvaire, ouvrant la voie à la rédemption des juifs et des païens. Le Saint-Esprit a été envoyé dans ce monde pour continuer à convaincre l’homme du péché et le guider dans les voies de Dieu jour après jour.
  2. Repentir, nouvelle naissance et baptême « Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2:38). « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3:3). « Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau » (Jean 3:7). L’homme déchu n’a aucun moyen de plaire à Dieu s’il n’est pas changé de l’intérieur. Nous devons accepter que toutes nos bonnes intentions ne suffiront pas à plaire à Dieu. Nous devons ouvrir la porte et permettre à Dieu d’entrer dans notre cœur, de nous purifier du péché et de la saleté, et d’y demeurer par son Saint-Esprit. Lorsqu’une personne fait l’expérience de la nouvelle naissance, Dieu place dans son cœur un désir de communion avec ceux qui ont vécu la même expérience de changement de vie. Le baptême est le symbole extérieur de la purification intérieure qui a déjà eu lieu. C’est aussi une déclaration ouverte de l’acceptation de l’union avec l’Église et de la soumission à sa direction et à ses soins. Le nouveau croyant désire s’identifier ouvertement à l’Église, à ses objectifs et à ses pratiques. De la part de l’Église, c’est l’acceptation de l’expérience de repentance et de conversion du nouveau croyant, ainsi qu’un engagement à prendre soin de lui sur le plan spirituel.
  3. L’amour. À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres (Jean 13:35). Comme nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, et surtout à ceux qui sont de la maison de la foi (Galates 6:10). 1 Corinthiens 13 est une instruction bien aimée du chrétien sincère. L’amour nous pousse à nous préoccuper du bien-être des uns et des autres, sur le plan matériel et bien plus encore sur le plan spirituel. Cet attribut a été la marque de fabrique du chrétien à travers les siècles. Lorsque la foi s’est éteinte, l’amour et la charité se sont aussi éteints. C’est alors qu’apparaissent la désunion et les querelles, et que l’on s’éloigne de la véritable vocation de disciple chrétien. Malheureusement, une grande partie de la chrétienté s’est éloignée de cet enseignement, ce qui a entraîné des guerres et d’autres conflits. Cependant, la véritable charité chrétienne a persévéré malgré de nombreuses difficultés et a souvent gagné les cœurs des persécuteurs à la voie chrétienne.
  4. La non-résistance. Je vous dis de ne pas résister au mal ; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut te faire un procès et t’enlever ton manteau, qu’il prenne aussi ton manteau. Et si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui (Matthieu 5:39-41). Cet enseignement est très étroitement lié au précédent ainsi qu’au suivant. Lorsque Dieu est entré dans notre vie, qu’il l’a purifiée du péché et de la mauvaise volonté, et qu’il y demeure par son Esprit, nous ne pouvons que désirer faire du bien à notre prochain. Les vrais chrétiens n’ont jamais participé à une guerre de quelque manière que ce soit, préférant subir des pertes et même la mort plutôt que de riposter. Rom 12:19 dit : « Bien-aimés, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez libre cours à la colère ; car il est écrit : À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ». Le chrétien a confié la rétribution au jugement de Dieu et a ainsi été libéré pour aimer ses ennemis. C’est peut-être dans cet enseignement que certains des premiers chrétiens se sont égarés ; ceux qui l’ont fait sont devenus les prochains persécuteurs des vrais chrétiens non résistants. La non-résistance va beaucoup plus loin, dans tous les aspects de la vie quotidienne, que ce soit au sein de la famille ou de la communauté. L’application fidèle de cet enseignement a gagné l’appréciation et la protection de la société environnante.
  5. Confiance dans la sollicitude de Dieu. « Jetez sur lui tous vos soucis, car il prend soin de vous » (1 Pierre 5:7). Les vrais chrétiens ont confiance en Dieu et dans le fait qu’il prend suffisamment soin d’eux. Ils tirent cette assurance des nombreuses promesses de la Parole de Dieu, selon lesquelles ses soins suffiront à leurs besoins. Ainsi, si Dieu semble avoir choisi pour eux une vie qui semble difficile, ils acceptent que Dieu l’utilise pour leur bien ou celui de quelqu’un d’autre.
  6. Le non-attachement au monde. « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient pas du Père, mais vient du monde » (1 Jean 2:15-16). Le vrai chrétien a vu de loin la Cité céleste, et l’éclat du monde présent n’a plus de valeur à ses yeux. Les biens matériels ne sont qu’un moyen de faire avancer l’œuvre du Seigneur, un moyen de payer les frais du voyage dans la vallée de cette vie. Les chrétiens doivent régulièrement vérifier où sont leurs attaches et ont souvent besoin des conseils et de l’exemple d’autres pèlerins pour se réorienter.
  7. L’unité…. afin qu’ils soient un comme nous (Jean 17:11)…. et qu’il y ait une seule bergerie et un seul pasteur » (Jean 10:16). Dieu a toujours souhaité que son peuple soit uni. Il l’a comparé au corps physique, chaque partie fournissant selon sa place dans le corps. Là où l’orgueil a levé la tête, il y a eu désunion. C’est ce qui s’est passé depuis l’Église primitive jusqu’à aujourd’hui. Les chrétiens fidèles se sont séparés de ceux qui ont commencé à marcher dans l’orgueil et l’amour du monde. C’est ainsi que l’unité a été préservée parmi les chrétiens fidèles.
    Il ne s’agit là que de quelques-uns des enseignements et des pratiques qui caractérisent les chrétiens fidèles. Les individus ou les groupes ne peuvent prétendre obéir aux commandements de la Bible s’ils ne les respectent pas. Ils ne peuvent prétendre représenter pleinement le Christ sur terre. Ces enseignements primaires doivent être maintenus, et là où il y a déviation, il doit y avoir soit un retour aux enseignements, soit une séparation. Jésus a dit que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre son Église. En étudiant l’histoire du christianisme, nous voyons une lignée continue de personnes qui ont conservé et mis en pratique les enseignements susmentionnés. Parfois, nous perdons presque la trace du fil de la foi, mais nous voyons cette même foi émerger plus tard sous sa forme originale. Cela nous rassure sur le fait que les paroles de Jésus sont restées vraies et que la vraie foi n’a pas été éradiquée.

En examinant certains de ces enseignements clés qui sont si clairs dans la Bible, nous regardons autour de nous dans la chrétienté et nous voyons ceux qui, dans d’autres églises, semblent humbles et vraiment nés de nouveau. Pouvons-nous les considérer comme nos frères ? Existe-t-il une Église universelle de Dieu, comme beaucoup le croient ? Pouvons-nous communier librement avec eux ? Essayons ce concept à l’aide d’un scénario supposé.
La Bible nous enseigne en Matthieu 18:15-17 ainsi qu’à de nombreux endroits dans les épîtres, que les personnes qui continuent à pécher sans se repentir dans l’assemblée doivent être séparées des fidèles. Poursuivant le scénario mentionné ci-dessus, un chrétien de l’Église « A » se préoccupe de quelque chose qu’il voit chez un chrétien de l’Église « B ». Fidèle à l’injonction de Jésus et des apôtres, il vient voir son confrère « chrétien » pour lui faire part de son inquiétude. Cette préoccupation est soit rejetée, soit ignorée. Que doit faire le chrétien de l’Église « A » ? Toujours selon les enseignements de Jésus, il cherche un « chrétien » de l’Église « C » pour l’accompagner et encourager l’égaré. En supposant que le « Chrétien A » et le « Chrétien C » puissent s’entendre sur l’erreur des voies du « Chrétien B », ils lui font part de leurs préoccupations. Le « chrétien B » peut à juste titre demander : « Quelle autorité avez-vous ? Moi, je pense que tout va bien ». Poursuivant l’enseignement prescrit par l’Évangile, que doivent faire « le chrétien A » et « le chrétien C » ? La Bible dit de le dire à l’Église. Mais comment faire pour le dire à l’Église universelle ? Ni l’autorité de l’Église A ni celle de l’Église C ne seront acceptables pour discipliner un membre de l’Église B. Nous devrions admettre que ce scénario et ce concept sont irréalisables et non bibliques.
Considérons le concept d’une Église de Dieu unie et indivise. Lorsque des divergences, de la désobéissance ou un amour pour ce monde sont constatés dans la vie d’un croyant, et qu’il ou elle est encouragé(e) à se repentir par l’assemblée locale, et peut-être, si la désobéissance et la résistance se poursuivent, ce membre est séparé de cette assemblée. Non seulement l’assemblée locale est unie dans cette action, mais la conférence plus large est également unie dans l’acceptation de la décision de cette assemblée locale qui a parlé au nom et avec l’autorité de l’Église unie. Le membre désobéissant et réfractaire n’est pas libre de se rendre simplement dans une autre assemblée et de continuer sur sa lancée. La décision prise dans une assemblée est acceptée par toutes les assemblées voisines ainsi que par la conférence mondiale. De même, celui qui est baptisé dans une assemblée est membre de toutes les autres assemblées et de la conférence mondiale. Les ordinations au ministère et au diaconat sont acceptées dans l’ensemble de l’Église unie. Les frères sont libres et bienvenus pour partager leurs dons partout où ils sont nécessaires et utiles.
Nous voyons bien que le premier scénario ne peut pas répondre aux enseignements de la Bible. Ce concept est une piètre excuse pour l’indépendance, la volonté personnelle et l’orgueil. Dans toute la confusion qui règne dans de nombreuses églises, il est étonnant qu’il y ait encore des personnes qui, n’ayant pas le soutien d’un corps uni, peuvent encore conserver un lien sincère avec Dieu. La Bible dit à leur sujet : « Il faut que je les ramène eux aussi : « Je les ramènerai, et il y aura une seule bergerie et un seul pasteur. (Jean 10:16). Puissions-nous être de ceux qui auront gardé intacte la foi de nos pères jusqu’à la fin, et être jugés dignes d’entrer dans la Cité céleste.

  • écrit par Ronald Goossen pour le périodique Messager de la Vérité

La conférence de l’Église de Dieu

1 Or, quelques personnes venues de Judée, enseignaient les frères, en disant : Si vous n’êtes circoncis selon l’usage de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. 2 Une grande contestation et une dispute s’étant donc élevée entre Paul et Barnabas et eux, il fut résolu que Paul et Barnabas, et quelques-uns d’entre eux, monteraient à Jérusalem, auprès des apôtres et des anciens, pour traiter cette question. 3 Étant donc envoyés par l’Église, ils traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des Gentils ; et ils donnèrent une grande joie à tous les frères. 4 Et étant arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l’Église, et les apôtres et les anciens, et ils racontèrent toutes les choses que Dieu avait faites par eux. 5 Mais quelques-uns de la secte des Pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les Gentils, et leur ordonner de garder la loi de Moïse.
6 Alors, les apôtres et les anciens s’assemblèrent pour examiner cette affaire. 7 Et comme il y avait une grande dispute, Pierre se leva, et leur dit : Hommes frères, vous savez qu’il y a longtemps que Dieu m’a choisi d’entre nous, afin que les Gentils entendissent de ma bouche la parole de l’Évangile, et qu’ils crussent. 8 Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant le Saint-Esprit aussi bien qu’à nous ; 9 Et il n’a point fait de différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. 10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en imposant aux disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons eu la force de porter ? 11 Mais nous croyons que nous serons sauvés par la grâce du Seigneur Jésus-Christ, de même qu’eux. 12 Alors toute l’assemblée se tut, et ils écoutaient Barnabas et Paul, qui racontaient quels miracles et quelles merveilles Dieu avait faits par eux, parmi les Gentils. 13 Et après qu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi. 14 Simon a raconté comment Dieu a commencé de choisir parmi les Gentils un peuple consacré à son nom ; 15 Et avec cela s’accordent les paroles des prophètes, selon qu’il est écrit : 16 Après cela, je reviendrai, et je rebâtirai le tabernacle de David, qui est tombé ; et je réparerai ses ruines, et je le redresserai ; 17 Afin que le reste des hommes, et toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, cherchent le Seigneur ; ainsi dit le Seigneur, qui a fait toutes ces choses. 18 Toutes les ouvres de Dieu lui sont connues de toute éternité. 19 C’est pourquoi j’estime qu’il ne faut point inquiéter ceux des Gentils qui se convertissent à Dieu ; 20 Mais leur écrire de s’abstenir des souillures des idoles, de la fornication, des animaux étouffés et du sang. 21 Car depuis plusieurs siècles, il y a dans chaque ville, des gens qui prêchent Moïse dans les synagogues, où on le lit tous les jours de sabbat.
22 Alors, les apôtres et les anciens avec toute l’Église jugèrent à propos d’envoyer à Antioche des hommes choisis parmi eux, avec Paul et Barnabas, savoir, Jude, surnommé Barsabas, et Silas, hommes considérés parmi les frères ; 23 En écrivant ceci par leur intermédiaire : Les apôtres, les anciens et les frères, à nos frères d’Antioche, de Syrie et de Cilicie, d’entre les Gentils, salut. 24 Comme nous avons appris que quelques personnes venues de chez nous, vous ont troublés par leurs discours, et ébranlent vos âmes, en disant qu’il faut être circoncis et garder la loi ; ce que nous ne leur avons point ordonné ; 25 Il nous a paru bon, d’un commun accord, de vous envoyer des hommes choisis, avec nos bien-aimés Barnabas et Paul, 26 Hommes qui ont exposé leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. 27 Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous annonceront de bouche les mêmes choses. 28 Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous, de ne point vous imposer d’autres charges que les nécessaires ; 29 Savoir, que vous vous absteniez de ce qui a été sacrifié aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de la fornication ; desquelles choses vous ferez bien de vous garder. Adieu. 30 Ayant donc été envoyés, ils vinrent à Antioche ; et ayant assemblé la multitude, ils remirent la lettre. 31 L’ayant lue, ils se réjouirent de cette exhortation. 32 Et Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, exhortèrent et fortifièrent les frères par plusieurs discours. 33 Et après avoir séjourné là quelque temps, ils furent renvoyés en paix par les frères vers les apôtres. 34 Toutefois, Silas jugea à propos de rester. 35 Mais Paul et Barnabas demeurèrent à Antioche, enseignant et annonçant avec plusieurs autres la bonne nouvelle de la parole du Seigneur.
(Actes 15.1-35)

Voilà le récit de ce qu’on appelle parfois « la première conférence de l’Église » ou « le premier concile ». Je pense qu’en Actes 11 il y a une réunion antérieure à celle-ci qui pourrait aussi bien détenir ce titre (lorsque Pierre explique aux chrétiens d’origine juive comment Dieu lui a montré que les païens [les Gentils, les nations] pouvaient eux aussi recevoir le Saint-Esprit). Mais peu importe, il n’est pas question de titre honorifique ou d’ordre de préséance ici, je veux simplement évoquer ces réunions qui rassemblent les croyants de plusieurs parties du monde et où des questions sensibles sont abordées. En effet, de tous temps il y a eu des changements dans le monde autour de nous, dans les réalités idéologiques, sociales, technologiques, politiques, etc. Il ne s’agit évidemment pas de dire que Dieu change ou que la Bible n’est pas complète, mais plutôt de sonder Dieu et sa Parole pour savoir comment réagir aux nouvelles tentations et aux autres défis que nous rencontrons sur notre chemin. Lorsque les frères et sœurs se réunissent pour chercher sincèrement quelle est la volonté de Dieu, Dieu est grâcieux et nous donne des réponses claires. Encore faut-il mettre en pratique ce qu’il nous a commandé de faire.

L’Église est gouvernée par la Parole et le Saint-Esprit. L’Église doit obéir à ce que ces deux témoins lui disent. Elle n’est pas une démocratie, gouvernée par l’opinion majoritaire. L’Église, en tant qu’institution céleste, a une forme de gouvernement divine. Lorsque la volonté de Dieu est rendue claire par la Parole et l’Esprit, les croyants s’accordent dans leur jugement de l’affaire en question et arrivent à une décision commune. Toute l’autorité qui vient du ciel est derrière cette conclusion.

Il n’y a pas de meilleur exemple de ceci que la conférence de l’Église tenue à Jérusalem. Les apôtres et les anciens avaient des questions graves à considérer. C’étaient des questions d’une grande importance pour l’avenir de l’Église pour tous les siècles.  Lorsqu’ils racontaient comment Dieu les avait dirigés et qu’ils citaient les prophéties, le Saint-Esprit a œuvré en eux et ils ont éprouvé la volonté de Dieu.  Leur conclusion commence par ces mots : « Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous… » (Actes 15.28). Cette conclusion a été honorée par les croyants et elle a apporté la joie à l’Église. Il y avait l’autorité de Dieu derrière cette décision.

En ce moment, du mardi 15 au jeudi 17 novembre, l’Église de Dieu est réunie en conférence à Tupelo, dans l’État du Mississippi, aux États-Unis. Il y a environ 10 000 à 12 000 membres attendus. Je suis heureux qu’ils pourront y jouir de la communion fraternelle qui existe entre nous lorsque Jésus règne dans nos cœurs. Comme j’aimerais y assister ! J’étais présent à la dernière conférence il y a 7 ans, mais maintenant avec un bébé, c’est moins évident de voyager et de le tenir tranquille 3 jours durant dans cette assemblée. En tout cas, nous prions pour ceux qui se réunissent, afin que Dieu les guide. Nous aurons l’occasion d’écouter 3 prédications si Dieu le veut : l’une ce soir, une demain soir et finalement une jeudi soir.

Prions pour que Dieu soit glorifié et que son Église lui soit obéissante.

Quelques liens utiles

Bonjour,

Comment allez-vous ?

Nous allons bien ici. Il fait un froid de canard dehors (-25C), mais nous remercions Dieu pour l’électricité qui réchauffe notre maison. Ma femme, Aimée (ou Amy en anglais), s’affaire dans la cuisine et a complètement nettoyé la maison et la chambre du bébé en vue de sa venue prochaine, prévue pour le 3 février (non, nous ne savons pas s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon). Nous attendons ce jour avec trépidation et un peu d’appréhension. Je vois déjà que j’aurai beaucoup besoin de la force de Dieu pour être un bon père. Priez pour nous.

Je n’aurai probablement pas souvent le loisir de vous écrire dans les prochaines années. Mais je veux vous diriger vers quelques sources que je trouve édifiantes.

Le chrétien a régulièrement besoin de nourriture spirituelle pure et rassasiante. La Bible est de loin la source que nous devrions privilégier. Mais nous avons parfois besoin d’un peu d’éclairage externe pour comprendre certaines choses. D’autres personnes ont probablement médité des aspects de la Parole qui ne nous sont jamais venus à l’esprit. Parfois, nous sentons peut-être que nous tournons en rond dans notre lecture de la Bible, sans vraiment grandir. Peut-être qu’il est bon alors de se tourner vers des écrits simples mais clairs qui peuvent nous aider à croître. Nous avons tous besoin de nos frères et sœurs pour grandir spirituellement. Le mieux est d’avoir un cercle d’amis physiquement près de nous. Ma cela n’est pas donné à tous, en tout cas, pas en tout temps. Voici donc pourquoi je vous propose ces quelques ressources en ligne.

J’ai pensé qu’il serait peut-être bénéfique de rappeler (et pour ceux qui ne savent pas déjà) qu’il existe plusieurs sites officiels de l’Église et aussi des sites gérés par des frères. Vous êtes tous bienvenus de vous y abonner ! Mais avant cela, j’aimerais souligner la possibilité de rejoindre certains groupes (ou canaux) sur l’application Télégram (ou Coudveil Messenger, qui est une application développée par les frères, compatible avec Telegram) qui pourraient contenir des informations qui vous intéressent. Nous n’avons pas de groupes sur WhatsApp, entre autres parce que Telegram offre des meilleures fonctionnalités pour les groupes et canaux.

Pour ceux qui ne savaient pas et que cela intéresse, voici quelques groupes et canaux chrétiens disponibles via Telegram:

  • Les Éditions de l’Évangile @editionsdelevangile; un canal pour rester au courant des nouveaux livres chrétiens à vendre en français et en créole haïtien.
  • Traités évangéliques @traites; un canal où vous pouvez recevoir un traité de la SEBT (traitesevangeliques.org) chaque vendredi. Ces traités s’adressent en priorité aux nouveaux convertis et aux non-chrétiens, mais ils peuvent fournir de l’inspiration à tous les chrétiens.
  • Le Messager de vérité (réservé aux membres de l’Église) périodique quinzomadaire contenant des articles écrits par des dirigeants des anciens et autres membres de l’Église. Il contient aussi des nécrologies, des annonces de baptêmes et de mariages. Contactez le +1 4505226860 pour en savoir plus.

J’ai déjà mentionné quelques sites internet liés aux groupes mentionnées ci-haut, mais en voici une brève description :

Site officiel multilingue de l’Église de Dieu en Christ, mennonite : churchofgodinchristmennonite.net/fr

Site officiel de l’Église au Québec : eddecm.org

Site multilingue de la Société évangélique de bibles et traités (SEBT) : traitesevangeliques.org

Voici par ailleurs les liens vers des sites ou blogues animés par d’autres frères, auxquels vous pouvez vous abonner :
https://temoinanabaptiste.com/
https://cacheenchrist.com/

Pour écouter les cultes du dimanche matin à Roxton Falls, voici un lien : listentochurch.com/listen/roxton

Si vous avez des questions ou commentaires, ou si vous connaissez d’autres groupes édifiants, svp contactez-moi.

Bonne année 2022 et que Dieu vous bénisse !