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Le porte-bonheur du vieux soldat

Mon Dieu comblera tous vos besoins selon ses richesses en gloire dans le Christ Jésus.

Philippiens 4. 19

Au temps des pionniers, un homme âgé mendiait dans un village des États-Unis. Il frappe à la porte d’une maison, demande du pain. Le propriétaire ouvre et remarque qu’il porte autour du cou un étui attaché à un ruban. Le vieillard explique qu’il s’agit d’un porte-bonheur qu’il a reçu il y a bien des années quand il a quitté l’armée. Il l’ouvre et en sort un papier froissé qu’il tend à son interlocuteur. Celui-ci découvre qu’il s’agit d’un certificat de libération de l’armée fédérale signé par le général Georges Washington lui-même. Ce papier lui donne droit à une pension à vie. Le vieux soldat consterné apprend qu’il a pendant près de trente ans porté sur lui la promesse d’une rente qui aurait satisfait tous ses besoins! Parce qu’il ne l’avait pas réclamée, il avait vécu comme un démuni, en mendiant pour survivre.

Histoire incroyable, mais vraie, qui ressemble à celle de beaucoup de chrétiens. Dieu nous a fait tant de promesses dans la Bible! Il nous dit que celui qui croit en son Fils a la vie éternelle. Pourtant, de nombreuses personnes restent dans le doute, elles ne savent pas si elles seront sauvées. Jésus nous dit qu’il va nous préparer une place dans le ciel, afin que là où il est, nous y soyons aussi. Si nous le croyons, ce sera un vrai sujet de louange; quel dommage si nous restons dans l’incertitude! Jésus nous dit: “Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne” (Jean 14. 27). “Paix à vous”, a-t­-il dit aux disciples le jour de sa résurrection.

La clé

La clé de la porte d’entrée

Il était plus de minuit. Sans bruit Raymond sortit une clé de sa poche, ouvrit la porte et entra dans la maison. Tout était silencieux. Il monta l’escalier et pénétra dans sa chambre d’autrefois: rien n’avait changé depuis qu’il avait quitté la maison familiale cinq ans plus tôt.

Après la mort de sa mère, il n’avait tenu aucun compte de toutes les promesses qu’il lui avait faites. Il était parti vivre sa vie. Son père avait essayé plusieurs fois de reprendre contact avec lui, mais en vain. Les lettres lui étaient renvoyées avec la mention: Inconnu à cette adresse. Pour finir, son père avait tout de même découvert où il habitait, et un jour Raymond avait reçu un petit paquet de sa part, contenant… la clé de la maison, celle dont Raymond venait maintenant de se servir.

Son père n’avait rien entendu. Le matin, comme il le faisait chaque jour depuis qu’il lui avait envoyé la clé, il ouvrit la porte de la chambre de son fils et entendit: “Papa, j’ai tellement mal agi! Est-ce que tu peux me pardonner? – Oui, Raymond, mais est-ce que tu as demandé à Dieu de te pardonner? – Oui, papa, et Dieu m’a pardonné.”

La Bible nous parle d’une autre maison, la “maison du Père”, la demeure de Dieu. C’est lui qui en détient la clé. Dieu est juste et saint, et ne peut y recevoir aucun pécheur. Toutefois, il offre la clé à chacun: cette clé, c’est la repentance et la foi dans le sacrifice de Jésus sur la croix, puni à notre place. Utilisez cette clé. Vous connaîtrez alors Dieu comme un Père plein d’amour.

Aimer les choses matérielles plus que la vie éternelle

Quel profit y aura-t­-il pour un homme s’il gagne le monde entier et fait la perte de son âme?

Marc 8. 36

La piété, avec le contentement, est un grand gain. Car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter.

1 Timothée 6. 6, 7

L’or ou la vie

C’était en 1859. Un bateau, surchargé de passagers, naviguait sur le Mississippi. Beaucoup d’entre eux étaient des mineurs qui revenaient des mines d’or du nord-ouest des États-Unis. Tout à coup le bateau heurta un grand tronc à moitié immergé et se mit à enfoncer. Les passagers se précipitèrent dans les canots de sauvetage. Quelques-uns se jetèrent à l’eau. Mais l’un d’eux coula au fond du fleuve comme une pierre. Quand on retrouva son corps, on découvrit que toutes ses poches étaient pleines de pépites d’or, des pépites que les mineurs avaient abandonnées pour se sauver du naufrage. En quelques instants cet homme, avant de se jeter à l’eau, s’était emparé de toutes les richesses qu’il pouvait saisir. Cela lui avait coûté la vie.

Le comportement de cet homme peut nous paraître insensé, mais ne jette-t­il pas une grande lumière sur le nôtre? Est-ce le but de ma vie d’avoir le monde entier à ma disposition, avec ses richesses, ses plaisirs, éventuellement assortis de quelques bonnes œuvres pour me donner bonne conscience?

Tout cet acquis, sans valeur pour Dieu, ne peut que me charger quand je comparaîtrai devant lui, et me conduire, non pas au fond du fleuve, mais dans les tourments éternels (2 Thessaloniciens 1. 9). Dieu ne veut pas la perte de notre âme. Il a payé le prix pour la sauver. Jésus, son Fils, a porté le châtiment que méritaient nos péchés. Dieu peut alors décharger pour toujours de sa culpabilité celui qui croit en lui, il le couvre de sa justice qui lui donne accès au ciel. Hésiterions-nous à faire le bon choix?

Servir avec amour

Je ne puis pas faire de grandes œuvres, seulement de petites œuvres avec amour.

Et ce sont celles-ci qui comptent à la fin devant Dieu, bien plus que celles que nous considérons grandes. Par-dessus tout, c’est la foi qui sauve.

Il nous faut tous naître de nouveau

Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu.

Jean 3. 3

Mais à tous ceux qui l’ont reçu (Jésus) , il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom.

Jean 1. 12

Une heure avant de naître, que savions-nous du monde ? Si quelqu’un nous avait expliqué que nous allions devoir respirer, qu’un jour nous marcherions, que le monde est bien plus vaste que le sein maternel, à supposer que nous ayons pu le comprendre, qu’aurions-nous pu croire ? Or entre notre monde et le royaume de Dieu, il y a encore plus de différence qu’entre le sein maternel et notre présence dans ce monde.

Et comme pour venir au monde il nous a fallu naître, il nous faut une naissance nouvelle, une naissance d’en haut, pour entrer dans le royaume de Dieu. Peut-être vous demandez-vous comme Nicodème, à qui Jésus a révélé cette nécessité de naître d’en haut : «Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ?» (Jean 3. 4). Alors écoutez la réponse de Jésus : «Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau» (Jean 3. 6, 7). Cette naissance d’en haut dont parle Jésus est spirituelle. Elle tire son origine de la Parole de Dieu, de la foi en Jésus, et de l’action de l’Esprit Saint en nous. C’est pour cela qu’il nous faut lire les évangiles avec ouverture d’esprit et humilité en priant le Seigneur :

“Seigneur, donne-moi de naître de nouveau. Seigneur, à toi j’abandonne ma vie pour la retrouver élargie dans un monde nouveau”. (R. Saillens)

Un peu plus tard, il déclare à ses disciples: «Si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux» (Matthieu 18. 3). Le Seigneur Jésus présente à ses interlocuteurs un but et une condition:

– le but: entrer dans le royaume de Dieu.

– la condition: naître de nouveau, y entrer comme un petit enfant.

Tout être humain se trouve par naissance dans le domaine naturel dont Dieu est exclu par la prétention humaine à la connaissance. Incapable de sortir lui-même de ce domaine, il est invité par Dieu à mettre sa confiance, sans résistance et sans raisonnement incrédule, dans le salut que Christ lui propose. C’est en quelque sorte trouver la fraîcheur de la confiance que manifeste si spontanément un enfant. « Père, Seigneur du ciel et de la terre,… tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et… tu les as révélées aux petits enfants. » Luc 10. 21

« Le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas connu Dieu. » 1 Corinthiens 1. 21

Remarquons bien que retrouver l’esprit d’un enfant ne consiste pas à abdiquer l’intelligence, à affecter la naïveté ou à jouer les adultes immatures. C’est tout à la fois beaucoup plus simple et beaucoup plus difficile: c’est faire confiance à Dieu simplement, croire ce qu’il a donné dans sa Parole. Avons-nous su faire taire en nous cette voix de la sagesse humaine pour écouter la sagesse de Dieu? Sommes-nous venus à Jésus avec la simplicité et la confiance d’un enfant pour entrer dans ce domaine divin: le royaume de Dieu?