4 ans et 20 000 visites

Une petite note plus personnelle aux lecteurs avec lesquels je n’échange pas souvent par courriel ou par téléphone. Comment allez-vous? J’apprécie lorsque vous laissez des commentaires ou lorsque vous m’envoyez un courriel.

Dieu m’a accordé le temps de travailler de temps en temps à relire le contenu de ce site et de le corriger ou d’y ajouter quelques articles lorsque cela semblait nécessaire. J’ai encore quelques articles en cours d’élaboration pour le jours où j’aurai plus de temps ou d’inspiration. J’ai aussi eu du temps parfois pour aller voir ce qui se dit des vrais chrétiens ailleurs sur internet (il n’y a pas grand chose, souvent c’est erroné, mais parfois je suis étonné par l’exactitude de certains commentaires). Je suis reconnaissant que la vérité puisse transparaître ici et là, pour ceux qui cherchent réellement. Je suis aussi reconnaissant que certaines personnes puissent trouver des informations précieuses ou encore être un peu encouragées par les pages et articles de ce site (qui sont écrites par l’inspiration de Dieu, j’espère).

Écrire un blogue ne met pas du pain sur la table pour la plupart des mortels et c’est bien-sûr mon cas. Je n’en tire aucun revenu, et j’y consacre assez de temps et un petit peu d’argent. Au quotidien, comme vous l’avez probablement compris, je suis enseignant dans une petite école privée chrétienne et je travaille pour la Société évangélique de bibles et traités, pour prendre note des commandes et répondre aux questions des gens qui nous contactent. C’est une bénédiction de pouvoir participer à l’oeuvre du Seigneur ainsi.

Lundi je pars en voyage pour accompagner mon père en Nouvelle-Calédonie. Je grandement hâte à ce voyage. En temps normal, je ne pourrais pas me le permettre, mais mon père (qui n’est pas croyant, au passage) ressentait le besoin d’avoir quelqu’un pour l’accompagner et m’a offert de payer le billet. J’aurai ainsi l’occasion de voir l’Australie aussi et de rencontrer deux personnes en Nouvelle-Calédonie qui ont été en contact avec la SEBT depuis quelques temps, si Dieu le veut. Je me demande comment c’est d’être un chrétien là-bas!

Nous aurons semble-t-il l’occasion d’admirer de près la faune et la flore aquatique du plus grand lagon du monde, qui entoure l’île de Grande-Terre (patrimoine naturel mondial de l’UNESCO). J’ai hâte de découvrir la grande diversité ethnique de ces contrées. C’est un endroit qui a toujours intrigué mon père, et je crois qu’il m’a transmis un peu de cette curiosité.

Je vous en dirai plus au retour, si ce voyage m’a marqué. Priez pour notre sécurité, s’il vous plaît.

 

Aux lecteurs

Bonjour à tous!

C’est la fin du mois de février et je ne vous ai pas encore laissé un petit mot personnel cette année. J’ose croire que vous vous portez bien et que le Seigneur fait de grandes oeuvres en vous, mais aussi par vous dans les cœurs de ceux que vous côtoyez. Que Dieu continue de vous bénir.

J’aimerais dresser un petit bilan du ministère accompli par ce site et aussi de ce que j’ai fait (succès et revers) au cours de l’année 2015 et début 2016.

D’abord, je me dois de demander pardon pour mon manque d’assiduité. Pendant une bonne partie de l’année, je n’ai que très peu écrit. Parfois j’écrivais trop à la fois pour compenser aussi, ne vous permettant pas de lire les articles à votre rythme.

Quand je regarde le succès qu’à rencontré ce site (blogue) auprès des internautes du monde entier, je ne puis que remercier Dieu et constater qu’il y a toujours une soif spirituelle dans ce monde.

Au départ, mon blogue n’était destiné qu’à ceux que je rencontrais quotidiennement et qui me posaient des questions au sujet de la foi. Comme je n’ai pas toujours le temps de répondre à toutes leurs questions, j’avais décidé de passer mon temps oisif à écrire quelques réponses sur un site vers lequel je pourrais éventuellement les diriger.

Mais la majorité des lecteurs vient d’un tout autre public. Un publique qui s’intéresse à l’anabaptisme, à l’Église primitive, au mennonitisme, à une foi basée sur la Bible, et surtout un public demandeur de traités évangéliques et de littérature évangélique. Je reçois en moyenne une demande de traités tous les 5 jours, et ce surtout d’Afrique, mais aussi beaucoup de France. Il y a aussi eu des commandes du Québec, d’Haïti ou encore de Grèce, mais c’est avant tout l’Afrique francophone et la France qui sont intéressés par cette offre. Ensuite, une ou deux fois par mois (au moins), je reçois des courriels contenant seulement des questions au sujet de la foi, ou encore des demandes de baptêmes, ou des personnes se demandant où et comment rejoindre les assemblées de l’Église de Dieu en Christ (mennonite). J’ai eu des discussions très édifiantes avec plusieurs personnes. Dans certains cas, l’amitié s’est développée et j’ai pu échanger plus par courriel, téléphone ou même face à face avec des lecteurs intéressés par une certaine facette de missionnaireanabaptiste.org. Plusieurs personnes sont entrées en contact avec l’Église au Québec, comme au Burkina, au Bénin, en Côte d’Ivoire ou encore au Burundi. Plusieurs frères dans l’Église m’ont exprimé leur soutien en découvrant ce site.

Je me suis senti vraiment béni en voyant que le site intéressait des gens partout dans le monde, sans être un site marchand, et sans jouir de publicité, mon petit site concernant une pratique de la foi qui semble démodée pour beaucoup, a attiré l’attention de lecteurs de plus de cent pays et territoires (les Dom-Tom français sont classés séparément de la France métropolitaine) au cours de l’année 2015.

Le lectorat reste largement Français: 26% des pages vues le sont depuis la France et ses territoires et pays associés (outre-mer), selon les statistiques de WordPress, qui ne sont pas complètes, mais donnent une bonne idée du public. Le reste de l’Europe (surtout Suisse, Belgique et « Union Européenne ») fournit aussi un grand bataillon de lecteurs, qui si on ajoute la France place l’Europe au premier rang des pages vues 44% du total. Le Canada et les États-Unis sont sur les deux autres marches du podium. Le Canada est le seul autre pays que la France à dépasser les 1000 pages vues. l’Amérique du Nord représente 28% des lecteurs du site.

L’Afrique représente quand à elle 17% des pages vues, mais une bien plus forte part des demandes de traités et je dirais que 2/3 de tous mes contacts courriels proviennent d’Afrique francophone. La Côte d’Ivoire est le pays africain où missionnaireanabaptiste.org est le plus lu. Elle est suivie de près par le Cameroun, le Togo et le Burkina Faso qui sont tous dans le top 10 dans le palmarès de WordPress. Le Gabon, la RDC et le Bénin ne sont pas loin derrière et d’autres pays comme le Rwanda, le Burundi, le Maroc, L’Algérie et la Tunisie ne sont pas en reste.

L’Amérique latine (incluant l’Amérique  centrale et les Caraïbes) est de plus en plus présente avec une apparition récente d’un lectorat régulier surtout au Brésil (9e place au classement général 2015), mais aussi le Mexique, Haïti et le Pérou. C’est en partie dû au fait que j’ai quelques pages en portugais et en espagnol, mais j’observe que nombreux sont les lecteurs de ces pays qui lisent surtout mes articles en français. Je serais curieux de connaître leur profil :).

L’Asie et l’Océanie sont réduits à la portion congrue avec moins de 300 pages vues en un an… Cela s’explique probablement par le fait que le français y est peu parlé et que les christianisme et surtout l’anabaptisme n’y sont que peu représentés ou connus.

Je vous invite à continuer de me mettre au défi de vous répondre personnellement, et j’espère que le service que je vous offre vous satisfait. Si vous avez des questions, continuez à me les poser. Je désire continuer de partager avec vous les petites choses qui m’inspirent foi, amour, paix et courage tout au long de l’année.

Je veux améliorer la rubrique « coin lecture » pendant cette année. Je veux aussi pousser certains sujets sensibles et doctrinaux un peu plus loin, mais je ne sais pas encore combien de temps j’y consacrerai et quand je pourrai m’atteler à la tâche.

Je suis maintenant de retour au Canada depuis 6 mois. Je fais de la traduction, mais aussi je donne des cours de français, et je fais de l’apiculture en été. Je cherche toujours à consacrer du temps à l’évangélisation, tant face à face, en distribuant des traités autour de moi et dans les grandes villes de Québec et Montréal, que sur internet (essentiellement à travers ce site).

Continuez de prier pour moi et je prierai pour vous.

 

 

Évangile de Luc

(Jésus dit:) Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos.

Matthieu 11. 28

Ce petit livre m’indiquait la direction

“Vous devriez lire ce livre”, dit une étudiante japonaise à une femme debout sur le seuil de sa porte, en lui tendant un petit livre. “Je l’ai trouvé dans la rue, quelqu’un a dû le laisser tomber”. La jeune fille savait que cette femme, veuve avec trois petits enfants, avait cherché consolation au temple shintoïste. Elle était allée aussi trouver le prêtre bouddhiste, elle avait fait un long pèlerinage, tout cela en vain: sa douleur n’avait pas été soulagée.

“Je l’ai lu, continua la jeune fille, il contient une histoire surprenante, celle d’un homme qui vient en aide à tous ceux qui sont abandonnés. J’ai pensé à vous, cela pourrait vous faire du bien.”

La femme prit le petit livre, c’était un évangile de Luc en japonais. “J’ai lu ce petit livre du commencement à la fin sans m’arrêter, dira-t­elle plus tard. Une conviction s’est imposée à moi: il m’indiquait une direction pour ma vie, cette direction que je cherchais depuis si longtemps.

J’ai rapidement cherché s’il y avait des chrétiens dans mon voisinage, mais sans succès. Un jour cependant, à la ville voisine, j’ai entendu un homme parler de Iesa Kirisuto (Jésus Christ). Je lui ai demandé de venir dans mon village de montagne. D’autres personnes aussi ont été captivées par le message de l’évangile. Au bout de quelques mois, une petite communauté de chrétiens s’est formée. En lisant l’évangile, ils ont trouvé la foi en Jésus Christ. Jésus m’a donné le goût de vivre: il est devenu mon Sauveur et mon Dieu”.

Chanter

Je louerai le nom de Dieu dans un cantique, et je le magnifierai par ma louange.

Psaume 69. 30

Tu as été mon secours, et à l’ombre de tes ailes je chanterai de joie.

Psaume 63. 7

Le chant est une façon d’exprimer ses sentiments. C’est aussi pour les croyants un moyen de louer Dieu et de lui dire leur reconnaissance; leurs chants deviennent alors des cantiques.

Ainsi le peuple d’Israël a chanté, après avoir été délivré de l’esclavage subi en Égypte, et avoir franchi la mer Rouge (Exode 15. 1). Le roi David aussi a chanté des cantiques lorsque Dieu l’a délivré de ses ennemis: “Je me suis confié en ta bonté. Je chanterai à l’Éternel, parce qu’il m’a fait du bien” (Psaume 13. 5).

Je me rappelle qu’un jour au Népal, en travaillant à reconstruire un village détruit par le tremblement de terre de 2015, j’avais remarqué des dissensions parmi les villageois, tant dans la méthode de reconstruction, que dans la décision de quelles maisons prioriser, au point que plusieurs refusaient de travailler. C’était pourtant un village ou 90% des gens se disaient chrétiens. En fait c’était deux pasteurs qui étaient les plus gros fauteurs de troubles. J’en avait parlé à un homme en qui j’ai beaucoup de confiance, Richard Bhujel, qui nous servait d’interprète lorsque nous ne comprenions pas assez bien le népali et qui nous avait conduit jusqu’à ce village. C’est un homme très droit et simple, mais doté d’une compréhension profonde de l’homme. Il me dit qu’il voyait un gros problème dans ce village, un signe pour lui du manque de vraie régénération et de fraternité: personne ne chantait. Je me sentis tout de suite repris, car moi aussi je n’avais pas chanté, tout occupé que j’étais à essayer de comprendre la situation et de résorber les problèmes tout en souffrant de la chaleur accablante. Je retournai bien vite au travail, et trouvai la grâce de commencer à chanter de temps à autre lorsque je n’avais pas à parler à quelqu’un. Lorsque j’ai pu assez me détacher de ce monde pour penser aux paroles des cantiques que je chantais, j’ai moins ressenti la chaleur ambiante et la tension sur les chantiers. En fait, je crois que j’ai entendu deux ou trois autres hommes commencer à chanter aussi. Quelle belle contagion! Et surtout, quel apaisement en moi!

Chrétiens, nous avons en effet bien des raisons de louer notre Dieu par des cantiques! Ne nous a-t-­il pas, par Jésus Christ, sauvés du jugement éternel? Ne faisons-nous pas chaque jour l’expérience de sa bonté et de sa protection? Lorsque nous chantons, nous exprimons ce qu’il y a dans notre cœur quand il est rempli de ce que le Seigneur a fait pour nous à la croix, de ce qu’il fait maintenant pour nous chaque jour, de la grandeur de sa personne et de l’espérance d’être avec lui pour toujours.

Si nous nous arrêtons à nos soucis et problèmes divers, nous n’aurons pas le cœur à chanter. Cependant, même dans les épreuves, il est possible de chanter. Paul et Silas en prison nous donnent l’exemple, eux qui, malgré leurs blessures et l’incertitude de leur sort, “chantaient les louanges de Dieu; et les prisonniers les écoutaient”(Actes 16. 25).

Alors chantons! À quelques-uns, en famille, ou même seuls, nous pouvons nous encourager, nous consoler, et fortifier notre foi en chantant des cantiques.

Nouvelle naissance au Togo (partie IV)

[Voici la continuation du récit d’un Togolais, racontant d’abord comment il a rencontré Dieu, puis éventuellement comment il a cherché une Église qui enseigne et pratique réellement tous les préceptes bibliques. Son témoignage, paru récemment en anglais dans une revue missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, m’a semblé assez remarquable pour être partagé sur mon site. L’histoire est assez longue, donc je la publierai en plusieurs articles séparés. Pour lire la partie I, cliquez sur ce lien, pour lire la partie II, suivez celui-ci et pour lire la partie III, suivez celui-ci. Bonne lecture!]

2000 …

J’ai reçu mon premier colis contenant les livres suivants: Introduction à l’Église de Dieu en Christ, mennonite, Étude de la doctrine chrétienne, ainsi que d’autres imprimés  provenant de la SEBT et de Robert Goodnough. J’ai lu tous ces livres et nous avons commencé à correspondre.

Après quelques années Jeff Penner a remplacé Robert et j’ai été informé par lui que quelqu’un viendrait me rendre visite. Pendant ce temps, j’ai aussi correspondu avec le missionnaire Roland Loewen au Ghana.

J’ai enseigné le contenu du livre de doctrine dans nos classes d’école du dimanche jusqu’à ce que nous l’ayons lu en entier. Un homme m’a demandé : « est-ce que ce sont bien les doctrines de notre Église? » Je lui ai alors expliqué que c’était les enseignements de l’Église de Dieu en Christ (mennonite). Il m’expliqua que la raison pour laquelle il avait demandé était parce que ces doctrines étaient si différentes et qu’il trouvait que sa vie ne s’alignait pas du tout avec celles-ci. Il ajouta que ces doctrines étaient trop difficiles à suivre et qu’il arrêterait de venir à l’église si la vie chrétienne était vraiment ainsi. Je lui ai dit que ce n’était pas les préceptes d’une Église que nous avions étudiés, mais l’enseignement de la Bible. Puis il a dit que c’était trop dur et qu’il cesserait d’aller à l’église. Je lui ai dit qu’un homme de Dieu ne peut pas dire qu’il est trop difficile de suivre Dieu, mais qu’il devrait plutôt demander à Dieu de nous donner la force de le suivre. J’ai continué d’enseigner les doctrines bibliques de l’Église de Dieu en Christ aussi longtemps que je suis resté dans cette autre Église.

 

2004-2007 …

Lors des visites des missionnaires de l’Église de Dieu en Christ en décembre 2004, j’avais dit à mes ouailles que c’était l’Église que j’avais tant cherchée; mais ils m’ont dit que ce chemin était trop difficile pour eux. Je leur ai donc répondu que j’allais les quitter et continuer dans le chemin que j’avais trouvé. La question qui me troubla le plus, c’est quand ils m’ont demandé avec qui je les laisserais. Je me suis souvenu de la voix de Dieu me disant de prendre soin de ces moutons. Depuis lors, je n’avais eu aucune autre direction sur la question.

Peu de temps avant l’arrivée du missionnaire Éric Jantz, le diacre de mon assemblée avait appelé les membres et ensemble ils avaient pris la décision de passer à une autre église qui avait des pasteurs qui se déplaçaient régulièrement d’assemblée en assemblée, sans rester très longtemps dans une assemblée. Je lui ai demandé pourquoi ils n’avaient pas d’abord parlé aux pasteurs, et il a répliqué qu’il savait que si l’assemblée prenait une décision, elle ne changerait pas d’avis, que les pasteurs soient d’accord ou non.  Je lui ai fait valoir que c’était là un bien mauvais procédé parce que Dieu ne fonctionne pas de cette façon. Nous devons travailler ensemble et laisser l’Esprit diriger. J’ai prié et demandé à Dieu:«Est-ce que les moutons disent au berger où ils mangeront et boiront? » J’ai supplié Dieu de me guider, comme je n’avais pas eu la moindre indication jusqu’alors. Mon assemblée a dû attendre trois mois pour que je leur donne enfin une réponse au sujet de leur demande. J’ai prié, mais n’ai rien entendu et enfin leur ai dit d’aller choisir l’Église à laquelle ils voulaient appartenir. Quand ils ont dit qu’ils avaient choisi la foi pentecôtiste, je leur ai dit d’aller parler aux pasteurs de cette Église, mais ils m’ont dit que j’étais là pour les conduire et qu’il m’incombait de faire ces choses. J’avais espéré qu’ils feraient tout et puis que je serais libéré de ma charge. Je suis donc allé voir un pasteur pentecôtiste et il a appelé ses dirigeants de Lomé.

 

Novembre 2007 …

Le premier dimanche après l’arrivée des nouveaux missionnaires de l’Église de Dieu en Christ était le dimanche que les dirigeants pentecôtistes avaient choisi pour venir de Lomé. Après cela, les dirigeants pentecôtistes ont déclaré que comme pasteurs, nous devrions aller à Lomé et que plus tard le pasteur de Homa viendrait à notre assemblée et organiserait un petit service pour officiellement accueillir notre assemblée dans leur groupe. J’ai continué dans la prière, mais n’ai rien entendu. Nous sommes allés à Lomé. Au cours de la première nuit à Lomé, Dieu m’a dit de ne pas suivre ce groupe. Je n’avais pas d’argent pour revenir par mes propres moyens. L’assemblée m’avait envoyé et ces dirigeants prévoyaient de payer mon trajet du retour. Je n’avais pas de moyen de partir avant temps fixé par ces dirigeants. Ils disaient que nous resterions là trois mois. J’ai été troublé et j’ai beaucoup prié; après deux mois ils m’ont dit que nous allions enfin retourner.

Une fois de retour j’ai dit à l’assemblée : « Vous êtes libre de vous unir à cette Église que vous avez choisie, mais je vais trouver mon propre chemin. » Ils ont refusé et dit que si je ne m’unissais pas avec cette Église, ils ne le feraient pas non plus. Je leur ai dit que là où j’allais aller ils ne pouvaient pas me suivre, mais qu’ils devraient choisir leur propre chemin et je me séparerais d’eux. Ils ont insisté encore qu’ils iraient avec moi. J’ai demandé s’ils se souvenaient qu’avant la venue du missionnaire j’enseignais une certaine doctrine. Ils s’en souvenaient. J’ai dit que c’est à cette Église que j’irais. Certains ont dit que c’était un chemin difficile, mais puisque c’était l’enseignement de Dieu ils essayeraient de suivre. D’autres ont dit que c’était vraiment trop difficile pour que personne ne puisse réellement suivre cette voie. Encore une fois, j’ai insisté que je ne voulais pas faire du mal ou créer de la division, mais que j’avais pris ma décision. J’ai commencé à fréquenter l’Église de Dieu en Christ (mennonite). Ma femme m’a dit que nous ne pouvions pas laisser ces gens de cette façon, mais je lui ai expliqué que j’avais fait de mon mieux pour les satisfaire et que je ne voulais pas perdre mon salut à cause d’eux. Elle a dit qu’elle n’irait pas avec moi et je lui ai dit que c’était son choix.

J’ai été à l’assemblée de l’Église de Dieu en Christ pendant deux mois. Puis la vieille Église a envoyé certaines personnes pour me questionner: «Avec qui nous avez-vous laissés? Qui est là pour nous conduire? » Ça m’est venu comme une flagellation spirituelle et c’est devenu un grand fardeau pour moi. J’ai pleuré et prié, mais il ne semblait pas y avoir de direction. Je leur ai demandé quelle Église ils avaient choisie. Ils ont dit qu’ils avaient envie de retourner à l’Église réformée qui suivait les enseignements de Jean Calvin. Quand je leur ai demandé comment ils pourraient retourner à cette Église après l’avoir rejetée, ils m’ont dit qu’ils voulaient rejoindre l’Église du même nom au Bénin. Je suis donc allé dans leur mission au Bénin, mais on m’y a dit qu’il n’y avait pas de budget pour le Togo, et que si je voulais laisser mes ouailles souffrir sans nourriture spirituelle c’était mon choix. Je suis revenu à la maison le cœur lourd. J’ai continué dans la prière.

Lorsque la famille d’Éric est retournée dans leur pays, je me suis de nouveau dit que je n’étais pas heureux à mon autre Église. Une fois, je parlais à Dieu en disant: «Tu sais que je ne suis pas resté dans cette Église à cause de ma position ou de l’argent, mais seulement en attendant ta voix. » J’ai alors entendu une voix dans mon cœur disant: «Tu n’es pas responsable s’ils s’égarent. Tu leur as enseigné la vérité pendant vingt-cinq ans. Et se ils s’ils ne venaient pas à la vérité jusqu’à ta mort? » J’ai simplement répondu « Dieu, merci! »

 

2010 …

Le dimanche suivant, après le service j’ai dit aux gens que nous tiendrions une petite réunion ouverte aux hommes, aux femmes et aux jeunes, mais que les enfants pouvaient sortir. Je leur ai raconté l’histoire de quelques parents qui voulaient quitter leur fils âgé de 25 ans, mais le fils protestait qu’il ne pouvait pas vivre sans ses parents. Alors je leur ai demandé quels étaient leurs conseils pour ce jeune homme.  Ils ont dit qu’ils lui diraient qu’il était un adulte et que s’il ne pouvait pas vivre seul, il était paresseux. Je leur ai dit qu’ils avaient de bons conseils. Puis je leur ai dit que cette assemblée avait dit qu’elle ne pouvait pas vivre sans moi si je partais; je les avais conduits pendant vingt-cinq ans. Maintenant, ils me disaient qu’ils ne pouvaient pas être vivants pour Dieu si je partais. Était-ce bien vrai? Leur avis était que le jeune homme pouvait vivre, et que s’il ne le croyait pas, c’est qu’il était paresseux. Je leur ai dit qu’ils avaient répondu à leur propre question. Je leur ai rappelé nos enseignements du passé et comment j’étais allé à l’Église de Dieu dans le Christ (mennonite) pour une courte période de temps, mais j’ai dit qu’après aujourd’hui, je ne reviendrais pas vers eux. S’il y avait des articles appartenant à l’assemblée dans ma maison, je leur ai signifié qu’ils étaient libres de venir les prendre. Je leur ai dit que je n’attendais plus leur réponse, mais celle de Dieu. Alors maintenant, je venais à eux avec la réponse de Dieu. La parabole que j’avais transmise m’était venue à cause de la réponse de Dieu. Maintenant j’étais libre de partir et ils étaient libres de choisir leur chemin.

Je ne ressentis plus de condamnation dans mon cœur à ce sujet. Ils étaient également invités à suivre la vérité. Depuis ce jour, je les ai quittés et j’ai continué dans l’Église de Dieu avec ma famille.

J’espère que ce récit d’une conversion récente pourra aider à éclairer d’autres véritables « chercheurs ».

 

Je quitte l’Inde

Bonjour à tous!

Je n’ai pas eu le temps d’écrire beaucoup récemment, en partie parce que mon frère est arrivé en Inde pour me rendre visite.

J’aimerais vous notifier de mon départ de l’Inde. Aujourd’hui je quitte Siliguri. Demain nous visiterons Agra, puis dans la nuit du 12 au 13 juillet, nous nous embarquerons pour Paris. Nous passerons près d’un mois à voyager.

Je n’aurai donc pas le temps d’écrire des articles avant le milieu du mois d’août. Mais je vous garderai au courant de ma progression sur la page Mon Tour de France.

Si jamais vous voulez nous rencontrer et que vous voyez que notre itinéraire passe près de chez vous, SVP contactez-moi.

Priez aussi pour le succès de nos distributions de tracts au cours du voyage et pour notre sécurité.

À bientôt!