La foi

[Si tout fonctionne comme prévu, cet article sera publié alors que je serai en voyage pour les noces de mon frère Thierry et de Chandra, sa future épouse, en Géorgie, aux États-Unis. L’article qui suit est paru récemment dans le périodique quinzomadaire de l’Église, Le Messenger of Truth (Héraut de la vérité) , je l’ai trouvé très encourageant pour moi, qui suis aux prises avec le manque de foi très fréquemment ces derniers temps.]

« Or, la foi est une ferme attente des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit point. » (Hébreux 11.1) Le Nouveau Testament mentionne souvent la foi et notre besoin de l’avoir dans notre vie. « Car nous marchons par la foi, et non par la vue. » (2 Corinthiens 5.7) Marchons-nous par la foi ? Sinon, comment marchons-nous ?

J’aimerais exprimer quelques pensées au sujet de la foi et comment les appliquer dans notre vie quotidienne. La foi en Dieu est une puissance positive qui est disponible pour tout le monde. Nous les chrétiens, nous devrions comprendre comment exercer notre foi en Dieu dans notre marche avec Christ. Toutefois, je crois que nous ne comprenons pas toujours complètement ce qu’est la foi. Le fait que nous ne comprenions pas toujours la foi et ce qu’elle peut faire pour nous ne devrait pas nous étonner. Satan haït la foi parce qu’elle a été mise en place par Dieu pour le bien du chrétien.

Les disciples de Jésus avaient du mal à comprendre ce qu’était la foi, même lorsque Jésus était avec eux. « Et il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, gens de petite foi ? Et s’étant levé, il parla avec autorité aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme » (Matthieu 8.26). Les disciples se trouvaient dans une tempête effroyable et ils avaient peur. Il semble que lorsque Jésus s’est réveillé, il était au moins aussi alarmé par le manque de foi des disciples que par la tempête. De même aujourd’hui, lorsque nous nous trouvons dans une terrible tempête ou lutte spirituelle, Jésus ne nous critique pas pour le problème dans lequel nous nous sommes retrouvés. Plutôt, son souci est que nous gardions notre foi et notre confiance en lui à travers tout.

Jésus s’est demandé s’il resterait de la foi lorsqu’il reviendrait. « Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18.8). Ceci indique que la foi sera attaquée dans les derniers jours. Il faut exercer la foi afin qu’elle grandisse. La société moderne n’est pas faite pour encourager la croissance de la foi, au contraire. Avec toute la connaissance et la technologie du monde moderne, nous essayons souvent de raisonner un chemin à travers les incertitudes, plutôt que d’appliquer une foi simple. Il faut de l’humilité pour avoir confiance que Dieu prendra soin de moi et de ma famille dans notre situation. Le monde offre des assurances pour protéger nos biens et nos gains si l’impensable arrivait. Quand Jésus reviendra, il viendra chercher ceux qui ont mis leur foi en lui plutôt que dans les choses terrestres. Avoir la foi en Jésus quand il viendra nous prendre au ciel sera beaucoup mieux que n’importe quelle quantité de richesses ou de renommée.

Nous devons nous assurer de choisir la foi plutôt que nos sentiments. Il est normal pour nous de faire face à des soucis, des craintes, de l’anxiété et du stress dans notre vie ici-bas. Ces sentiments sont le contraire de la foi. Ces émotions doivent être tempérées par la foi en Dieu. La vraie foi est contraire à la manière humaine de raisonner. Il faut de l’humilité et un abandon complet de nous-mêmes et de nos idées afin de vaincre la crainte et l’anxiété par la foi.

Pendant notre vie sur terre, nous ne comprendrons probablement jamais entièrement la foi, mais nous pouvons apprendre à la mettre en œuvre quotidiennement dans nos vies. La foi n’est pas une puissance qui nous fait échapper à tout problème ici sur terre, mais c’est une puissance qui nous permet de passer à travers nos épreuves. Quoi de plus positif qu’une puissance vivante venue du ciel au milieu des expériences négatives de la vie ? Certaines personnes pensent être réalistes en ayant une attitude négative. La foi ne peut jamais être négative ; donc une personne négative exprime un manque de foi.

Il se peut que la foi vienne moins facilement pour certains que pour d’autres. Des faiblesses physiques pourraient nous gêner pour avoir une foi aussi ferme que nous l’aimerions. « Puis il vint vers ses disciples et les trouva endormis ; et il dit à Pierre : Ainsi vous n’avez pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, de peur que vous ne tombiez dans la tentation ; car l’esprit est prompt, mais la chair est faible. Il s’en alla encore pour la seconde fois, et pria disant : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe passe loin de moi sans que je la boive, que ta volonté soit faite. En revenant à eux, il les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis » (Matthieu 26.40-43).

Ceci pourrait indiquer que même si notre esprit est disposé à avoir de la foi, certaines faiblesses pourraient nous empêcher de l’exercer comme nous savons que nous devrions le faire. Même si Jésus était attristé par l’incapacité de ses disciples à rester éveillés, il reconnaissait leurs limitations physiques. Jésus comprend les problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui et il connait nos cœurs. Il connait nos limitations physiques. Nous n’avons pas tous été créés identiques et égaux, et nous n’avons pas tous les mêmes forces et faiblesses. Nous avons tous notre propre niveau de compréhension. « Or, par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous, de n’avoir pas de lui-même une plus haute opinion qu’il ne doit, mais d’avoir des sentiments modestes, selon la mesure de la foi que Dieu a départie à chacun » (Romains 12.3). Je crois que ce verset signifie que si je suis fort dans la foi, je ne devrais pas regarder de haut quelqu’un qui a peu de foi ou qui a des doutes. Je ne devrais pas non plus m’attendre à ce que chacun exerce sa foi comme je le fais.

Nous n’avons pas tous les mêmes forces mentales. Il se peut que nous ayons de la dépression chronique ou des craintes ou des soucis obsessifs. Les gens qui n’ont pas ce type de problèmes ne comprennent généralement pas l’intensité de l’angoisse mentale de celui ou celle qui en souffre et ont souvent du mal à montrer de la compassion envers cette personne. Il est facile de dire « si seulement tu pouvais avoir la foi, ton esprit pourrait être libre ». Un tel commentaire peut accentuer l’angoisse émotionnelle de la personne éprouvée. Nous devrions être disposés à offrir notre aide, écouter et patiemment soutenir cette personne dans son apprentissage de la foi. Ceux qui ont tendance à avoir la foi plus naturellement que d’autres ont habituellement du mal à enseigner comment avoir la foi.

Avec humilité, nous devons être prêts à demander l’assistance dont nous avons besoin. L’assistance dont nous aurons besoin pour notre combat qui semble unique peut ne pas être désirable pour notre chair ou notre manière de raisonner humainement. Il se peut que nous ayons besoin d’une aide un pas à la fois afin d’apprendre à avoir la foi et il se peut que nous ayons besoin de médicaments pour nous aider à sortir d’une dépression sévère ou de craintes obsessives. À travers tout cela, si nous désirons humblement avoir la foi dans notre cœur, Dieu nous aidera à accepter les luttes auxquelles nous faisons face, à être positif lorsque tout semble négatif et à être ouvert à des conseils et de l’aide qui peuvent sembler contraires à notre propre raisonnement humain. Puissions-nous tous apprendre à vivre par la foi.

Frère David Kurtz, Pennsylvanie.

Le salut peut être perdu

Voici quelques pensées additionnelles tirées d’un livre intitulé Doctrine et pratique bibliques.

Les Écritures enseignent clairement que le salut dépend du fait d’être trouvé dans un état de fidélité quand nous arrivons à la fin de notre vie.

Jésus a dit : « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13). À l’ange de l’Église de Smyrne le Seigneur a dit : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apocalypse 2.10).

Pierre a écrit : « Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné » (2 Pierre 2.21).

L’enseignement de la sécurité éternelle comme enseigné abondamment dans la chrétienté aujourd’hui est très pernicieux. Il y a beaucoup de gens qui mettent leur confiance sur une touche de Dieu ou une expérience, quelque part dans leur vie, qui les a rendus fils de Dieu pour toujours. Ils se croient sauvés, même si coupables de péchés qui sont assez évidents pour les exclure du royaume de Dieu. De telles personnes ont devant eux une déception terrible.

Il y a une sécurité éternelle dont Jésus a parlé lorsqu’il a dit : « Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père » (Jean 10.28-29).

Cette sécurité dépend toutefois sur l’obéissance et la fidélité, comme l’apôtre Pierre a enseigné dans 2 Pierre 1.5-16 où il recommande les vertus chrétiennes nécessaires pour la vie spirituelle. Il conclut : « C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée » (2 Pierre 1.10-11).

Lire aussi: Sécurité ou insécurité éternelle?

Sécurité ou insécurité éternelle?

On enseigne aux chrétiens évangéliques d’aujourd’hui une doctrine de sécurité éternelle, mais la plupart ne sont pas conscients du fondement douteux et de l’histoire de cette doctrine. L’Église primitive ne croyait pas ainsi. Voici comment cela a commencé. Si quelqu’un est en désaccord, je le prie de de m’en faire part avec charité, car je ne suis pas à l’abri de l’erreur, mais d’aussi considérer les paroles de Paul : « et si vous pensez autrement en quelque chose, Dieu vous le révélera aussi. Cependant, au point où nous sommes parvenus, marchons suivant la même règle, et ayons les mêmes sentiments. » (Philippiens 3.15b-16)

En 312 apr. J.-C., Constantin affrontait un rival dont l’armée était deux fois plus importante que la sienne. L’histoire raconte qu’à la veille de la bataille, Constantin a eu une vision d’une croix lumineuse et qu’il aurait entendu « En ce signe, tu vaincras ». Le lendemain, ses soldats se battirent avec le signe de croix sur leurs boucliers et sur leurs étendards, et Constantin mit son rival en déroute. Cela allait marquer la fin de l’Église primitive, qui jusqu’à ce temps avait été persécutée de toutes parts et avait préservé la saine doctrine (malgré que plusieurs hérésies aient déjà perverti de nombreux chrétiens) parce qu’elle était un corps de croyants nés de nouveau et guidés par le Saint-Esprit. Maintenant commençait une transition où les chrétiens les plus faibles dans la foi et de nombreux païens allaient se joindre sous la protection de Constantin pour former une religion d’État. Il faut souligner que de nombreux écrits attestent que certains chrétiens ne se joignirent jamais à cette Église d’État, malgré la persécution.

En 313, Constantin publia l’édit de Milan, accordant la liberté de religion aux chrétiens de son empire. En 317, il assura la médiation d’un différend entre l’Église donatiste et l’Église romaine et publia un édit confisquant tous les biens religieux des donatistes et destituant leurs chefs religieux. En 325, il convoqua les dirigeants de l’Église romaine au Concile de Nicée pour établir des normes doctrinales pour l’Église. À un moment donné l’empereur fit promettre une toge et vingt pièces d’or à ceux qui se joindraient à son Église d’État, ce qui attira 12 000 nouveaux fidèles en un an dans la seule ville de Rome. Le paganisme paraissait vaincu, tandis qu’il était réellement vainqueur : son esprit dirigeait à présent l’Église romaine. Des populations entières qui, malgré leur abjuration, étaient païennes par leurs mœurs, goûts, préjugés et ignorance, passèrent sous les étendards chrétiens avec leur bagage de croyances et de pratiques superstitieuses. Le christianisme à Rome adopta et intégra une grande partie du système de l’ancien culte impérial ainsi que ses fêtes qui prirent toutes des couleurs plus ou moins chrétiennes

Constantin a favorisé le christianisme parce qu’il y voyait un moyen d’apporter la stabilité à l’Empire romain, donc il a veillé sur l’Église romaine pour la guider dans la direction qu’il désirait. Il mourut en 337 après J.-C., se faisant baptiser seulement sur son lit de mort, et l’Église catholique romaine, la seule forme de christianisme permise sous Constantin, continua à établir son autorité sur l’Empire, exigeant que tous les citoyens soient baptisés dans l’Église dès l’enfance.

Cela était contraire à la foi apostolique et exigeait qu’un homme de génie établisse un fondement doctrinal pour justifier l’établissement d’une forme de christianisme soumise à l’État. Cet homme était Augustin d’Hippone (dit saint Augustin), qui vécut de 354 à 430 apr. J.-C.  Augustin fut le premier à parler d’une Église invisible, que les vrais chrétiens sont un corps invisible connu seulement de Dieu, et que personne ne peut savoir qui parmi les membres de l’Église visible sont de vrais chrétiens.

La doctrine d’une guerre juste trouve aussi son origine dans Augustin, ainsi que la doctrine selon laquelle l’Église a le droit de contraindre les gens sur son territoire à être baptisés et de les empêcher de quitter l’Église par la force. Tout cela est absolument contraire à la simplicité de l’Évangile de Jésus.

Il a été jugé nécessaire de développer une nouvelle doctrine sur les moyens par lesquels Jésus a obtenu le pardon des péchés de l’homme déchu. La doctrine biblique selon laquelle il était le second Adam, le Fils de Dieu du ciel et l’Agneau impeccable de Dieu dont le sacrifice expié pour nos péchés a été remplacée. Le nouvel enseignement était que Jésus était en partie le fils de Marie et en partie le Fils de Dieu et que c’était le fils de Marie qui était mort sur la croix, puis descendu en enfer et qu’il avait subi des tourments incroyables équivalents au châtiment éternel de tous ceux qui seraient sauvés. C’est à cette époque que l’expression « descendit aux enfers » fut ajoutée au Credo des Apôtres. La version du Credo des Apôtres trouvée dans le Miroir des Martyrs est la version originale, sans cette phrase. Ainsi, la doctrine de la persévérance des saints est basée sur la croyance que le Christ a déjà supporté le châtiment dû aux élus, de sorte qu’il n’y ait aucune chance qu’ils aient jamais à endurer la damnation.

Augustin enseignait que Dieu avait prédestiné avant le commencement des temps ceux qui devaient être sauvés et ceux qui devaient être perdus. Les élus furent alors appelés par la grâce irrésistible, par laquelle ils ne pouvaient refuser l’appel au salut. Et à ceux-là, Dieu a accordé la persévérance, la grâce de rester sauvés tout au long de leur vie. Cette doctrine de la persévérance des saints, provenant d’Augustin, est la base de la doctrine de la sécurité éternelle, ou « une fois sauvé, toujours sauvé ».

Augustin a aussi enseigné la virginité perpétuelle de Marie. C’est pourquoi de nombreux commentateurs ont du mal à déclarer que Jacques, Jude, Simon et Joses étaient les fils naturels de Joseph et de Marie et essaient de trouver d’autres explications sur qui ils pourraient bien être.

Augustin enseignait aussi que les sacrements sont un moyen de grâce, et qu’ils le sont même si le prêtre qui les administre est un pécheur connu.

Jean Calvin était un admirateur et adepte d’Augustin. Il s’est efforcé de réformer l’Église romaine en mettant l’accent sur les doctrines enseignées pour la première fois par Augustin. Les disciples de Calvin ne se trouvent pas seulement dans les Églises réformées et presbytériennes, mais aussi dans les baptistes du Sud et dans d’autres dénominations baptistes et évangéliques. La force de l’enseignement du calvinisme varie selon les Églises, mais l’enseignement le plus simple est le calvinisme en cinq points, parfois résumé sous l’acronyme TULIP en anglais (CEEGP en français) :

– La corruption totale (ou dépravation totale) : l’homme est si complètement dépravé qu’il n’a pas la capacité de choisir d’être sauvé.

– L’élection inconditionnelle (ou double prédestination) : le salut ne dépend pas de la conduite de celui qui est sauvé.

– L’expiation limitée (ou rédemption particulière) : Christ n’est mort que pour ceux qui étaient prédestinés au salut.

– La grâce irrésistible (ou grâce efficace) : l’homme n’a pas le pouvoir de refuser l’appel au salut.

– La persévérance des saints (ou sécurité éternelle) : ceux qui sont prédestinés au salut ne peuvent jamais être perdus.

Beaucoup de chrétiens sincères croient aujourd’hui qu’une personne qui a une fois donné son cœur au Seigneur ne peut plus jamais se perdre. Si l’on aborde la Bible avec une croyance prédéterminée qu’elle enseigne la sécurité éternelle inconditionnelle des croyants, il est possible de choisir des versets pour soutenir cette opinion, mais une telle interprétation n’est pas apparente si l’on adopte une approche impartiale de la Bible dans son ensemble.

Les partisans de ce point de vue sont contraints de se replier sur eux-mêmes lorsqu’ils tentent d’expliquer des exemples réels de ceux qui ont mené une vie chrétienne victorieuse pendant des années et qui ont ensuite fait des choix qui les ont éloignés de Dieu. De telles personnes n’ont jamais vraiment été sauvées en premier lieu, affirment-ils parfois. Si tel était le cas, sur quelle base quelqu’un peut-il savoir qu’il est sauvé ? Il me semble que les gens qui disent de telles choses ont choisi une doctrine d’insécurité éternelle. D’autres disent en gros qu’on peut pécher autant qu’on veut une fois qu’on est sauvé, qu’on souffrira des châtiments sur cette terre pour cela mais que Dieu ne peut pas nous enlever le salut qu’il nous a donné une fois. C’est triste et ridicule, et c’est en partie à cause de cette croyance que beaucoup de chrétiens ne se soucient guère d’avoir une vie victorieuse sur le péché, rendant leur témoignage risible pour les non-chrétiens qui les observent.

Lisons quelques versets pour vois comment ces idées sont mensongères et que l’Esprit puisse vous éclairer si vous n’êtes pas d’accord.

Ézéchiel 3.16-21 : Fils de l’homme, je t’ai établi sentinelle sur la maison d’Israël; tu écouteras la parole de ma bouche, et tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au méchant: « Tu mourras!  » si tu ne l’avertis pas, si tu ne lui parles pas, pour avertir le méchant de se détourner de sa mauvaise voie, afin de sauver sa vie, ce méchant-là mourra dans son iniquité; mais je redemanderai son sang de ta main. Si, au contraire, tu avertis le méchant et qu’il ne se détourne point de sa méchanceté ni de sa mauvaise voie, il mourra dans son iniquité, mais toi tu sauveras ton âme. De même, si le juste se détourne de sa justice, et fait le mal, je mettrai une pierre d’achoppement devant lui, et il mourra. Et c’est parce que tu ne l’auras pas averti, qu’il mourra dans son péché, et qu’il ne sera plus fait mention des choses justes qu’il avait faites; mais je redemanderai son sang de ta main. Si, au contraire, tu avertis le juste de ne pas pécher, et qu’il ne pèche pas, il vivra certainement, parce qu’il s’est laissé avertir, et toi, tu sauveras ton âme.

Matthieu 13.20-22 : Et celui qui a reçu la semence dans des endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole, et qui la reçoit aussitôt avec joie; Mais il n’a point de racine en lui-même, il ne dure qu’un moment, et lorsque l’affliction ou la persécution survient à cause de la parole, il se scandalise aussitôt. Et celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole; mais les soucis de ce monde et la séduction des richesses étouffent la parole, et elle devient infructueuse.

(remarquons comment plusieurs ont reçu la Parole, mais pas tous ont persévéré)

Matthieu 10.22b : mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, c’est celui-là qui sera sauvé.

Romains 11.20b-23 : mais toi, tu subsistes par la foi; ne t’enorgueillis point, mais crains. Car si Dieu n’a point épargné les rameaux naturels, prends garde qu’il ne t’épargne pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu; sa sévérité à l’égard de ceux qui sont tombés, mais sa bonté envers toi, si tu persévères dans cette bonté; autrement, toi aussi tu seras retranché. Et quant à eux, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés; car Dieu a le pouvoir de les enter de nouveau.

Matthieu 24.8-14 : Mais tout cela ne sera qu’un commencement de douleurs. Alors ils vous livreront pour être tourmentés, et ils vous feront mourir; et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom. Alors aussi plusieurs se scandaliseront et se trahiront les uns les autres, et se haïront les uns les autres. Et plusieurs faux prophètes s’élèveront, et séduiront beaucoup de gens. Et parce que l’iniquité sera multipliée, la charité de plusieurs se refroidira. Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé. Et cet évangile du Royaume sera prêché par toute la terre, pour servir de témoignage à toutes les nations; et alors la fin arrivera.

(remarquons ici que plusieurs qui étaient du troupeau se scandaliseront et trahiront les autres)

1 Jean 2.3-6 : Et par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si nous gardons ses commandements. Celui qui dit: Je l’ai connu, et qui ne garde point ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu’il demeure en lui, doit aussi marcher comme il a marché lui-même.

1 Corinthiens 9.24-27 : Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice, courent tous, mais un seul remporte le prix? Courez de telle sorte que vous le remportiez. Tout homme qui combat, s’abstient de tout; et ces gens-là le font pour avoir une couronne corruptible, mais nous pour une incorruptible. Je cours donc, non à l’aventure; je frappe, mais non pas en l’air; Mais je traite durement mon corps, et je le tiens assujetti, de peur qu’après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé.

Philippiens 2.12-16 : Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement; Car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir. Faites toutes choses sans murmures et sans disputes; Afin que vous soyez sans reproche, sans tache, enfants de Dieu, irrépréhensibles au milieu d’une génération dépravée et perverse, au sein de laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, y portant la parole de vie; En sorte qu’au jour de Christ, je puisse me glorifier de n’avoir point couru en vain, ni travaillé en vain.

1 Timothée 1.18-20 : Mon fils Timothée, ce que je te recommande, c’est que, conformément aux prophéties qui ont été faites précédemment sur toi, tu combattes suivant elles le bon combat, En gardant la foi et une bonne conscience; quelques-uns ayant perdu celle-ci, ont fait naufrage quant à la foi; De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne point blasphémer.

Hébreux 10.26,27 : Car si nous péchons volontairement, après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifices pour les péchés, Mais une terrible attente du jugement et un feu ardent, qui doit dévorer les adversaires.

2 Pierre 2.20-22 : En effet si, après avoir fui les souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition devient pire que la première. Car il leur eût mieux valu de n’avoir point connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Mais il leur est arrivé selon ce proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie, après avoir été lavée, s’est vautrée dans le bourbier.

1 Jean 5.16 : Si quelqu’un voit son frère pécher d’un péché qui ne mène point à la mort, il priera, et Dieu lui accordera la vie de ceux qui ne commettent pas un péché qui mène à la mort. Il est un péché qui mène à la mort; je ne dis pas de prier pour ce péché-là.

Je pourrais ajouter des versets, mais je crois que si ceci ne parle pas de soi-même, il ne servirait à rien de continuer.

Si ceci éclaire quelqu’un que la gloire soit rendue à Dieu seul.

Hugues Andries

Autres sources : Bible Ostervald, Flatlanderfaith.com (en anglais)

Je vous invite aussi à lire: Le salut peut être perdu

À Diognète

Témoin anabaptiste

(Cette épître remonte au deuxième siècle. À mon avis, elle s’agit du plus beau exposition de la foi de l’église primitive en dehors des écrits apostoliques.)

CHAPITRE 1

1. Je vois, très excellent Diognète, que tu es désireux de t’instruire sur la religion des chrétiens, et que tes questions les concernant sont formées avec précision et avec soin, en ce qui concerne leur confiance en Dieu et la manière du culte qu’ils lui rendent. D’où vient leur dédain du monde et leur mépris de la mort ? Pourquoi ne tiennent-ils aucun compte de ceux qui sont considérés comme des dieux par les Grecs, et n’observent-ils la superstition des Juifs ? Quelle est la nature de l’affection qu’ils entretiennent les uns envers les autres ? Et pourquoi est-ce que cette nouvelle manière de vivre est apparu dans nos jours et non pas avant ?

2. J’accueille volontiers ce zèle en toi, et je…

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Le jardin de nos pensées

La maison était un bungalow blanc ordinaire, entouré d’une clôture de bois blanchi à l’ancienne. J’étais passé par là de nombreuses fois, mais cette fois-ci, je marchais plus lentement et en jetant un coup d’œil dans la cour arrière, j’ai aperçu une vieille tonnelle recouverte de roses. De l’autre côté de la tonnelle, j’ai pu entrevoir des éclats de couleurs scintillantes, illuminés par le soleil matinal. C’est ainsi que je me suis rendu compte qu’il y avait un paradis caché derrière la maison, que je n’avais jamais remarqué. J’avais parfois salué le vieil homme qui vivait là, mais je n’avais jamais remarqué son jardin. Tandis que je me tenais debout, hypnotisé, le vieil homme apparut dans l’embrasure de la tonnelle et m’a fait signe de la main. Je l’ai salué en retour, gêné qu’il m’ait surpris en train de regarder dans son jardin.

« J’admirais votre jardin », lui ai-je dit.

 « J’en profitais aussi ! » répondit-il en souriant. « Voulez-vous que je vous le montre ? »

J’ai traversé la pelouse couverte de rosée. Le vieillard m’a chaleureusement tendu la main et ses yeux scintillaient en souriant. Ses mains étaient calleuses et rugueuses. Les mains d’un jardinier, me suis-je dit. Bien que l’homme fût silencieux, ce n’était pas un silence gênant. J’ai eu le sentiment qu’il était à l’aise avec le calme. Alors que nous marchions vers la tonnelle, il s’est mit à parler.

« Je l’appelle mon jardin des pensées », dit-il. « Quand j’ai acheté cet endroit, il y a des années, la cour arrière était un enchevêtrement de mauvaises herbes. À cette époque de ma vie, mon esprit était aussi plein de mauvaises herbes. C’est en travaillant à nettoyer tout ce gâchis que j’ai compris les similitudes, et j’ai décidé à ce moment-là que je me consacrerais à nettoyer les deux. C’était il y a de nombreuses années, et maintenant, dans ma vieillesse, je peux vous dire que le résultat a été bien meilleur que je ne l’aurais jamais imaginé. Mais je ne m’attribue pas le mérite. Il va au Maître Jardinier. »

J’ai vu que nous approchions d’un chemin fait de pierres posées ici et là et qui menaient à la tonnelle. « C’est une partie importante du voyage », m’a-t-il dit. J’ai lu le message écrit sur chaque pierre en avançant lentement vers le jardin.

« Détruire les raisonnements » (2 Corinthiens 10.5), c’était l’inscription sur la première pierre. « Une étape très importante dans la croissance d’un bon jardin de la pensée, » dit le vieil homme. « Les imaginations ou les raisonnements peuvent être très dommageables. Il est important de les emmener en captivité. »

« Pas de plus haute opinion » (Romains 12.3), pouvait-on lire sur la pierre suivante. « Qu’est-ce que ça veut dire ? » ai-je demandé.

« Ne te crois pas meilleur que tu ne l’es », répondit-il. Si on s’estime trop bon, on ne peut pas se mettre à genoux pour arracher les mauvaises herbes, et on ne sera pas assez humble pour donner une fleur à un passant. »

« Observe les lis » (Matthieu 6.28) était l’inscription suivante. « Le maître jardinier nous rappelle, dit le vieil homme, que les lis fleurissent dans les champs, non pas par leurs propres efforts ou par l’inquiétude, mais simplement en trempant dans la pluie et le soleil qu’on leur envoie. »

Maintenant, nous étions arrivés jusqu’à la tonnelle. J’ai levé les yeux, et j’ai vu qu’il y avait aussi une inscription au-dessus de ma tête. « Toute chose belle en son temps » (Ecclésiaste 3.11). J’ai regardé le vieil homme, et il a hoché la tête. « J’étais découragé au début ; quand j’ai vu le désordre terrible, dans ce jardin, dans mon cœur et dans mon esprit, je ne savais pas comment j’arriverais jamais à le nettoyer. Je suis tombé à genoux ici. J’ai vu les mauvaises herbes, la douleur, les années de mauvais ensemencements qui avaient conduit à cela, et cela semblait impossible. À ce moment-là, il m’a semblé que le Maître Jardinier est apparu. J’ai vu une vision d’épines, de chardons et de sueur sur le front. J’avais l’impression de voir ces épines tordues dans un cruel appareil de torture, alors que le Maître Jardinier se chargeait de faire l’impossible. J’ai su alors que j’avais raison. Je n’y arriverais jamais. Mais lui, il le pourrait. Il faudrait que je m’implique activement, mais ce sont ses mains abîmées par les épines qui me donneraient la force d’arracher ces mauvaises herbes et de planter de nouvelles graines. C’est alors que j’ai pu croire que tout deviendrait beau en son temps. »

J’ai essuyé une larme sur ma joue, et en marchant à travers la tonnelle, j’ai remarqué de nouveau les roses qui la recouvraient. Elles fleurissaient d’un rouge vif, et comme j’admirais la couleur et l’odeur, les épines attirèrent mon regard, et j’ai incliné la tête.

Lorsque nous avons franchi la tonnelle et pénétré dans le jardin lui-même, c’était comme si j’étais dans un rêve. La rosée du matin était encore sur les fleurs, et la lumière du soleil les faisait briller d’un éclat qui semblait céleste. Le vieil homme resta silencieusement avec moi un moment, inspiré par tant de beauté. Il s’est approché d’un banc à proximité, et nous nous sommes assis.

« Parlez-moi du jardin », lui ai-je demandé. « Vous m’avez parlé du début du processus de nettoyage. Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? »

« Puis vint la rupture du sol », répondit-il. Les racines étaient dures et certaines étaient profondes. Je voulais creuser assez profondément pour m’assurer de les éliminer toutes. Le sol devait être brisé et amolli. Au fur et à mesure que je travaillais, les analogies continuaient de m’apparaître. Je savais que le même processus devait se produire dans mon esprit et dans mon cœur. Mon cœur avait besoin d’être adouci, et j’avais besoin de creuser jusqu’au fond pour éradiquer les racines des mauvaises herbes. Chaque fois que les mauvaises herbes commençaient à repousser, je les arrachais immédiatement et je les détruisais. Je savais que les mauvaises habitudes de ma vie étaient comme ces mauvaises herbes, et avaient besoin du même traitement. »

Je me suis déplacé sur le banc, et je me suis retourné pour regarder le vieil homme. « Dans votre vie, les mauvaises habitudes étaient des mauvaises herbes. D’où viennent ces mauvaises herbes ? »

« Des semences », a-t-il dit. « Toutes les plantes poussent à partir de graines. Dans les jardins de notre esprit, les pensées sont les graines. »

« D’où viennent ces graines de mauvaises herbes ? »

Il s’est penché vers le bas, a arraché une petite pousse de sarrasin et me l’a donnée. « Celle-ci provient probablement du champ, m’a-t-il suggéré en faisant un geste vers la vaste prairie qui s’étendait au-delà de son arrière-cour. Les vents de la vie soufflent les graines, bonnes et mauvaises, et certaines de chaque type vont atterrir dans notre sol. Cela exige de l’entretien et de la vigilance. Nous pouvons aussi acheter des semences. Je vois les choses de cette façon. Aller dans des lieux de bonne influence, c’est comme aller dans un stand de marché qui vend de bonnes semences. Il peut s’agir d’aller chez votre ami, de sortir dans le champ de blé pour méditer, ou d’aller à l’église et de recevoir des semences de qualité pour votre âme.

Aller dans des lieux de mauvaise influence, c’est comme aller dans un stand de marché qui vend des graines de mauvaises herbes. Ces kiosques de marché sont souvent très attrayants et ont beaucoup plus de publicité que les kiosques qui vendent de bonnes semences. Les vendeurs de graines de mauvaises herbes sont très persuasifs, et bien que leurs produits semblent attrayants, les plantes qui poussent de ces graines sont très toxiques. D’après mon expérience, les graines de mauvaises herbes que j’ai volontairement achetées sur le marché sont très dangereuses.

De plus, les graines apparemment inoffensives qu’un ami bien intentionné me donne peuvent en fait être nocives et devenir des mauvaises herbes laides. Quand je rentre d’une visite ou d’un voyage avec une poche pleine de graines, je dois les trier avant de les planter. J’appelle mon processus de tri le processus “tout ce qui est”. Il s’agit d’un processus séculaire, appris par de nombreux jardiniers avertis au fil des ans, et qui se déroule comme suit : toutes les choses qui sont véritables, honnêtes, justes, pures, aimables, de bonne réputation, vertueuses, et dignes de louange ; que toutes ces choses occupent vos pensées. (Philippiens 4.8) Ce processus est la meilleure garantie pour le développement d’un jardin de la pensée sain et beau. »

Une douce brise a commencé à souffler du champ, et un colibri est passé tout près. J’avais tant de questions, et tandis que le soleil montait plus haut dans le ciel, réchauffant le sol sous nos pieds, il me semblait que le sol dans mon cœur se réchauffait aussi.

Le vieil homme s’est levé et m’a fait signe. « Viens avec moi vers l’eau ».

Je l’ai suivi le long du sentier étroit où des pétunias et des plants de pommes de terre fleurissaient au soleil. Des coquelicots et des lys brossaient les jambes de mon pantalon, et tous semblaient avoir été traités avec tendresse et amour. « Rester sur une pensée, c’est comme fertiliser une graine », m’a dit le vieil homme, alors qu’il s’arrêtait pour ramasser une pierre et la jeter sur un tas dans un coin du jardin. À l’ombre d’un saule, où les hostas et les fougères tapissaient le sol, le vieil homme s’est agenouillé. Ne sachant pas quoi faire d’autre, je me suis agenouillé aussi. Il a soulevé une feuille d’hosta, découvrant un robinet. Il lui a donné un tour, et bientôt, un léger jet a commencé à tomber sur tout le jardin. « J’ai installé ce système d’arrosage dès le début, » dit-il. « J’aurais pu mettre ce robinet près de la maison, à un niveau facile d’accès, mais j’ai décidé de le mettre ici. Dans nos jardins de pensées, nous avons besoin de la pluie de Dieu pour arroser nos cœurs. En faisant le voyage jusqu’au lieu de prière, et en nous agenouillant dans un coin tranquille du jardin, nous pouvons accéder au robinet de la grâce de Dieu, le maître jardinier. La pluie douce de son Esprit adoucit le sol et étanche notre soif. Les précieuses graines de pensée qu’il nous a données peuvent alors devenir de belles plantes. »

Il a mis sa main sur mon épaule pendant que nous marchions sans un mot, de retour le long des chemins, jusqu’à la tonnelle, par-dessus les pierres, et de retour dans le monde réel. J’ai tendu la main, et il l’a bien serrée. J’ai ouvert la bouche pour le remercier, mais il a levé la main pour m’arrêter. Il a mis la main dans sa poche et a sorti un paquet de semences. J’ai hoché la tête, j’ai pris le paquet, et comme je me suis tourné pour partir, je savais au fond de mois que les graines dans ce paquet allaient devenir quelque chose de beau.

  • écrit par le frère Karlos Isaac pour une soirée d’encouragement chrétien à Montréal

Une arme imparable

Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu; Éphésiens 6. 17

Car la parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles, et jugeant des pensées et des intentions du cœur; Hébreux 4. 12

Voir un autre bon article au sujet de la lecture de la Bible ici.

César Malan, lors d’un voyage en train de Genève à Paris, partageait son compartiment avec un homme qui, le voyant lire sa Bible, se mit à attaquer avec véhémence la doctrine chrétienne. Chaque argument reçut pour réponse un texte biblique, César Malan ne se risquant même pas à l’expliquer ni à le commenter. Toutes les fois que le contradicteur essayait d’échapper par une autre remarque, Malan répondait par un nouveau verset de l’Écriture.

À la fin, le voyageur exaspéré s’écria: “Est-ce que vous ne comprenez pas que je ne crois pas votre Bible et qu’il est inutile de me la citer?” La seule réponse que donna Malan fut: “Si vous ne croyez pas…, dit Jésus, vous mourrez dans vos péchés” (Jean 8. 24).

Quelques mois plus tard, Malan reçut une lettre dont le nom de l’auteur lui était inconnu. La voici: “Je vous ai enfin retrouvé et me suis procuré votre adresse. Notre rencontre dans le train a été le grand tournant de ma vie. Ce jour-là, vous avez pris l’épée de l’Esprit qui m’a transpercé de part en part; chaque fois que j’essayais de parer, vous me donniez un nouveau coup de son tranchant. Vous m’avez fait sentir que ce n’était pas vous que je combattais, mais Dieu.”

Tandis que Malan lisait cette lettre, il se souvint de l’épisode et comprit que l’épée de l’Esprit avait fait son œuvre.

(Je ne me permets pas de juger si Henri Abraham César Malan a en tout point été un exemple dans la foi. Je sais qu’il avait un caractère fort et qu’il n’était pas entièrement dans la lignée de l’Église de Dieu, mais je crois qu’il a laissé plusieurs bon témoignages, notamment des cantiques. Je me permets donc de citer cette histoire, trouvée sur un site internet auquel je suis abonné. Nous pourrions apprendre beaucoup de cet exemple.)

D’autres questions au sujet du baptême par immersion

Publié le 12 juillet 2019 par Bob Goodnough

Le pouvoir de la propagande est tel que, quand quelque chose est proclamé assez fort et assez souvent, les gens sont persuadés que la chose doit être vraie, que c’est le seul moyen possible de comprendre les circonstances données. Mais le plupart du temps, lorsqu’on y regarde de près, l’argument semble beaucoup plus fragile qu’il ne le semble en premier lieu.

Prenons par exemple la question du baptême par immersion. Les partisans de l’immersion la font paraître simple et évidente. Ce dont ils ne parlent pas, ce sont les énormes différences d’opinion au sein de leur propre camp.

Un converti devrait-il être baptisé au nom de Jésus ou au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?

Le converti doit-il aller sous l’eau une fois, ou trois fois, une fois pour chaque personne de la Trinité ?

Le converti doit-il se pencher en avant ou en arrière pour aller sous l’eau ?

Est-il acceptable de baptiser par immersion dans un bassin à l’intérieur, ou faut-il le faire à l’extérieur dans un plan d’eau naturel ?

Si à l’extérieur, un lac est-il correct ou doit-il être fait dans l’eau courante d’une rivière ?

Ce n’est pas mon désir de ridiculiser qui que ce soit. Les personnes dévouées et bien intentionnées sont convaincues d’avoir trouvé des preuves infaillibles dans la Bible pour chacune de ces pratiques, et elles sont également convaincues que ceux qui adhèrent à aucune autre opinion se trompent. Je signale simplement à quel point la question peut devenir compliquée. Ces opinions ont toutes été la cause de divisions entre églises et il existe aujourd’hui des églises qui tiennent fermement à chacune de ces méthodes de baptême.

Peut-être que la vraie question est : sommes-nous sauvés par le baptême ? Je crois que la réponse biblique est oui, mais le baptême qui sauve est le baptême du Saint-Esprit. Il n’y a pas de pouvoir salvatrice dans l’eau appliquée à l’extérieur du corps.

L’immersion était pratiquée à Babylone et en Égypte, basée sur la conviction que l’eau avait un pouvoir de purification spirituel. Les chrétiens croient que ce pouvoir est dans le sang de Jésus et non dans l’eau.

La plupart des synagogues disposent d’un bassin d’immersion rituelle pour se purifier des souillures. Comme un flux de sang est une souillure, les femmes doivent pratiquer cette immersion tous les mois. En général, il s’agit d’un acte personnel, sans témoins. Il n’y a pas de parallèle ici au baptême chrétien.

Le baptême d’eau témoigne du fait que l’église accepte le fait qu’un converti est né de nouveau et baptisé du Saint-Esprit et que la vie qu’il vit maintenant montre la preuve de l’action du Saint-Esprit dans son cœur. Le baptême fondé sur la prétention auto-authentifiée d’une personne d’être né de nouveau ne suffit pas à la faire jouir d’une communion spirituelle avec d’autres chrétiens vraiment nés de nouveau.

Il y a trente ans, j’ai visité un musée à Montréal avec une réplique des catacombes à Rome. En se promenant, il y avait une petite grotte à chaque tournant et à l’intérieur se trouvaient des représentations de la vie des premiers chrétiens qui passèrent une grande partie de leur vie à se cacher dans les catacombes. Une de ces grottes représentait une scène de baptême. Ceux qui étaient en train d’être baptisé étaient des adultes et le baptême se faisait par aspersion. Même si ce musée a été créé par l’Église catholique romaine, je crois que c’était une représentation assez exacte des chrétiens à cette époque. Je crois que le musée n’existe plus aujourd’hui.

POURQUOI JE CROIS AU BAPTÊME PAR ASPERSION

Publié le 7 juillet 2019 par Bob Goodnough

baptême de Jésus

Purification symbolique : Dans l’Ancien Testament, on trouve diverses lois concernant la sanctification et la purification. Dans chaque cas, il y avait une condition qui qualifiait une personne puis une cérémonie se faisait par aspersion de sang, d’huile ou d’eau.

La tribu de Lévi a pris le côté de Dieu au moment où les enfants d’Israël ont fait le veau d’or (Exode 32. 26-28). En raison de leur zèle pour Dieu, il les a choisis pour servir dans le tabernacle et plus tard dans le temple. Avant de commencer à exercer leurs fonctions, ils devaient avoir trente ans (Nombres 4) et se soumettre à un rituel de consécration (Nombres 8. 7) : « Tu leur feras ainsi pour les purifier: Fais sur eux aspersion de l’eau de purification pour le péché; ils feront passer le rasoir sur toute leur chair, laveront leurs vêtements, et se purifieront ».

Aaron était le porte-parole et l’assistant de Moïse, celui qui avait accompli les miracles devant Pharaon. Plus tard, il est devenu le souverain sacrificateur. Exode 29 parle de la consécration d’Aaron et de ses fils. Le verset 7 dit : « Et tu prendras l’huile de l’onction; tu la répandras sur sa tête, et tu l’oindras. ».

David a été choisi par Dieu pour être le roi d’Israël. Quand il inspectait les fils de Jessé (aussi appelé Isaï), Dieu a dit à Samuel : « Ne prends point garde à son visage, ni à la grandeur de sa taille … L’Éternel ne regarde point à ce que l’homme regarde; l’homme regarde à ce qui paraît aux yeux; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16. 7). Finalement, pour indiquer celui qui Dieu avait choisi, « Alors Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères, et depuis ce jour-là l’Esprit de l’Éternel saisit David » (v. 13).

Nombres 19 parle d’une eau de purification contenant de la cendre d’une vache rousse, sans tache ni défaut. La cendre était mélangée avec de l’eau dans un vase et un homme pur prenait de l’hysope et la trempait dans l’eau pour faire l’aspersion sur tout ce qui était impur : tente, ustensiles ou personnes. Ces impuretés étaient un type de péché et la personne impure devait quitter le camp jusqu’à ce qu’elle ne soit plus impure. L’aspersion de cette eau de purification était le moyen de recevoir cette personne dans le camp, une sorte de réintégration.

Ézéchiel 36.25 dit : « Je répandrai sur vous des eaux pures, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. »

Les purifications rituelles de la loi et de la prophétie d’Ézéchiel anticipaient la véritable purification rendue possible par Jésus-Christ. Jésus a dit à la Samaritaine qu’il pourrait lui donner de l’eau vive qui deviendrait une source jaillissant jusqu’à dans la vie éternelle (Jean 4.13,14).

Purification interne : il semble que ceux qui ont consulté des lexiques grecs dans le but d’établir que baptizo a pour seul sens l’immersion ont choisi leur témoignage avec soin. D’autres personnes ont consulté ces mêmes lexiques et ont découvert que la signification fondamentale de baptizo est « laver » ou « nettoyer ». Ils disent que c’est un mot utilisé pour désigner l’effet, pas le moyen utilisé pour obtenir cet effet.

Dans Marc 16.16, Jésus a dit : « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ». Cela signifie-t-il qu’il existe un pouvoir salvateur dans le baptême extérieur ? Je crois plutôt que le mot baptisé dans ce verset se réfère à une purification interne (lavage) du cœur.

Ce n’est que par le sang versé de Jésus que nos péchés peuvent être pardonnés. Mais les Écritures parlent également de la nécessité de purifier nos cœurs et nos esprits afin que nous ne continuions pas à pécher volontairement. L’eau appliquée à l’extérieur du corps, que ce soit par aspersion ou par immersion, ne peut pas faire cela, pas plus que le sang et l’eau des cérémonies de la loi de l’Acien Testament.

« Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, qu’on répand sur ceux qui sont souillés, les sanctifie quant à la pureté de la chair, 14 Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert à Dieu, lui-même, sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! » (Hébreux 9.13,14). « Approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Hébreux 10.22). L’apôtre Paul dit que l’Église a été lavée par l’eau de la Parole (Éphésiens 5.26). La Parole de Dieu a le pouvoir de nous purifier si nous la laissons agir en nous.

Lorsque le soldat a percé le côté de Jésus avec une lance, du sang et de l’eau y ont coulé (Jean 19.34). L’apôtre Jean dit : « C’est ce même Jésus, le Christ, qui est venu avec l’eau et le sang; non seulement avec l’eau, mais avec l’eau et le sang; et c’est l’Esprit qui en rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité » (1 Jean 5.6). Lorsque nous venons à Dieu pour demander pardon, c’est le sang qui couvre nos péchés. Mais nous ne devons pas ignorer l’autre aspect du salut : la purification du cœur. L’eau qui a coulé du côté de Jésus est la preuve que cette purification nous est également offerte à travers la mort expiatoire de Jésus. Quel avantage y aurait-il à avoir nos péchés passés pardonnés, si c’était simplement pour continuer de vivre dans le péché ? Ou à quoi cela servirait-il de purifier notre cœur si les péchés du passé ne pouvaient être pardonnés ? Mais, grâce à Dieu, il nous offre le salut complet, le pardon et la purification, à condition que nous nous détournions de nos péchés. « Non, vous dis-je; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même » (Luc 13.3).

Quelques doutes sur l’immersion : Jésus était à la fois roi et sacrificateur. À l’âge de trente ans, il vint à Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Lorsque Jean a d’abord refusé, Jésus a dit : « Ne t’y oppose pas pour le moment; car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir tout ce qui est juste. Alors il ne s’y opposa plus » (Matthieu 3.15). Christ ne faisait-il pas allusion à la nécessité de satisfaire aux exigences de la loi cérémonielle avant d’entrer dans son ministère ?

Lorsque je lis le reste de ce récit dans les évangiles, je ne trouve aucune indication sur la manière dont Jean a exécuté le baptême. Il me semble probable que Jésus et Jean sont entrés dans des eaux peu profondes et que Jean a aspergé Jésus avec un peu d’eau, peut-être avec un bouquet d’hysope qu’il avait plongé dans la rivière, ou peut-être a-t-il versé de l’eau qu’il avait recueillie entre ses mains.

Cependant, je peux comprendre comment on peut imaginer que Jésus a été immergé dans le Jourdain si on est convaincu que le mot grec baptizo a le seul sens de l’immersion. Puisque je ne suis pas convaincu de cela, ce n’est pas une image d’immersion qui me vient à l’esprit lorsque je lis ces récits.

Il est encore plus difficile pour moi de voir une immersion dans certains des autres baptêmes mentionnés dans le Nouveau Testament. Dans le neuvième chapitre des Actes, Saul avait passé trois jours sans manger ni boire quand Ananias vint le baptiser. Les versets 17 et 18 nous disent qu’Ananias est arrivé à la maison, a prié pour que Saul recouvre la vue et l’a baptisé. Alors Saul a eu quelque chose à manger et sa force lui est revenue. Il n’y a aucune mention dans ce récit qu’ils sont partis pour trouver une rivière où Saul pourrait être baptisé, et j’ai du mal à croire qu’ils l’aient fait.

Au seizième chapitre, Paul et Silas étaient en prison et, après un tremblement de terre, le geôlier et sa famille ont cru. Le verset 33 dit : « Et les ayant pris avec lui à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies; et il fut aussitôt baptisé, lui et tous les siens ». Encore une fois, il m’est difficile de voir un moyen d’immerger ces personnes chez eux. Et le baptême de trois mille personnes en un seul jour dans Actes 2.41 : y avait-il une piscine à Jérusalem assez grande pour les immerger tous, même par groupes ?

Quand on a appris à croire que baptizo veut dire immerger, et rien qu’immerger, on est obligé de voir une immersion dans tous ces récits. Si immerger est vraiment le seul sens du mot baptizo, je ne comprends pas comment les prophéties de Jean-Baptiste et de Jésus sur le baptême du Saint-Esprit ont été accomplies par le déversement du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Considérez les versets suivants :

« Pour moi je vous ai baptisés d’eau, mais lui vous baptisera du Saint-Esprit » (Marc 1.8).

« C’est que Jean a baptisé d’eau, mais que vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours » (Actes 1.5).

« Et il leur apparut des langues séparées, comme de feu, et qui se posèrent sur chacun d’eux » (Actes 2.3).

« Mais c’est ici ce qui a été prédit par le prophète Joël: Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront; vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Et certes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes, et ils prophétiseront » (Actes 2.16-18 ; comparez avec Joël 2.28,29).

Les apôtres Paul et Pierre utilisent le mot baptême pour décrire deux événements de l’Ancien Testament. 1 Corinthiens 10.1-4 raconte l’histoire des enfants d’Israël à l’époque de Moïse, affirmant qu’ils « ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ». Je doute que Paul ait voulu dire qu’ils étaient immergés dans la Mer Rouge. Les Égyptiens ont été immergés et l’apôtre ne dit pas qu’ils ont été baptisés. Mais il dit que « nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer ». Le seul mode de baptême possible ici est par la pluie qui se tombe de la nuée, ce dont parle Psaume 77.18. (Versets 17-21 parlent de la traversée de la Mer Rouge).

L’autre passage se trouve dans 1 Pierre 3.21, où Pierre parle de ceux qui ont été sauvés dans l’arche de Noé. « Et l’image correspondante, le baptême (lequel n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu) nous sauve maintenant par la résurrection de Jésus-Christ ». Ici encore, ceux qui étaient dans l’arche ont été baptisés (par la pluie) mais non pas immergé, tandis que ceux qui étaient en dehors de l’arche étaient immergés (dans le déluge) sans être baptisés.

Dans les deux références, le point essentiel est que certaines personnes ont tourné le dos à leur ancienne vie et à la corruption du monde. L’Égypte et le monde qui a péri dans le déluge sont des types de notre vie antérieure dans les péchés et la corruption de ce monde. Ces Écritures indiquent un changement dans les pensées et les intentions des cœurs de ceux qui choisissent de suivre les commandements de Dieu. Dieu a montré son acceptation de leur décision par l’eau qui tombait du nuage. Ce sont des exemples métaphoriques, bien sûr, mais je ne crois pas que les apôtres auraient choisi le mot baptême pour décrire ces événements s’ils avaient voulu enseigner que le baptême doit se faire par immersion.

Autres utilisations du baptizo : Dans les versets suivants, les mots baptizo et baptismos sont traduits par « lavage » ou « ablutions » : « Et lorsqu’ils reviennent des places publiques, ils ne mangent point non plus sans s’être lavés. Il y a aussi beaucoup d’autres choses qu’ils ont reçues pour les observer, comme de laver les coupes, les pots, les vaisseaux d’airain et les lits » (Marc 7.4).

« Pendant lequel on offre des dons et des sacrifices, qui ne peuvent rendre parfait quant à la conscience celui qui fait le service, Uniquement par des viandes et des breuvages, et diverses ablutions, et des cérémonies charnelles, imposées seulement jusqu’au temps du renouvellement. » (Hébreux 9.9-10).

Baptizo est utilisé dans un sens figuratif dans les prochains versets :

« Et Jésus leur dit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé? 39 Ils lui dirent: Nous le pouvons. Et Jésus leur dit: Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé » (Marc 10.38,39).

« Mais je dois être baptisé d’un baptême; et combien ne suis-je pas pressé jusqu’à ce qu’il s’accomplisse! » (Luc 12.50).

Jésus avait été baptisé par Jean il y a longtemps, et maintenant il parle d’un baptême futur. Que veut-il dire ? Évidemment, il faisait allusion à ses souffrances et à sa mort. « Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort? » (Romains 6.3) ? Ici, l’apôtre parle d’être uni à Jésus et à ses souffrances.

La signification du baptême : Jésus nous a enseigné qu’il faut naître de nouveau. « En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3.5). Cette nouvelle naissance est un type de baptême (lavage) du cœur, car nous sommes purifiés de nos péchés et le Saint-Esprit est déversé sur nous. « Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, Qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur; Afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance » (Tite 3.4-7).

Après cela, nous devons être baptisés d’eau, en tant que témoignage public que nous souhaitons désormais être pleinement identifiés à Jésus et à son Église. Je suis persuadé que le baptême par aspersion est en parfait accord avec tous les types et les prophéties de l’Ancien Testament et avec tous les exemples et les enseignements du Nouveau Testament.

« Car nous avons tous été baptisés par un même Esprit, pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres; et nous avons tous été abreuvés d’un même Esprit » (1 Corinthiens 12.13).

infolettre – Missionnaire anabaptiste – juillet 2019

Bonjour à tous! Nous je ne vous ai pas (complètement) oublié! Mais j’ai manqué de temps et d’autodiscipline pour écrire une infolettre en mai. Je demande pardon à ceux qui comptaient sur moi. Je ne suis pas toujours à la hauteur des buts que je m’impose. Mais je remercie Dieu de m’avoir aidé à trouver le temps d’écrire maintenant.

Je vais essayer de rester sur mes 4 axes définis en mars, voyons si j’y arrive 😊.

Missionnaire anabaptiste – au sujet du site

Peu de choses ont changé dans les 4 derniers mois. Vous aurez peut-être remarqué que j’ai rangé toutes les langues sous un onglet, car ça prenait trop de place pour un lectorat relativement peu nombreux. Mais il semble que j’aie depuis lors perdu une partie de mon lectorat hispanophone, je trouve cela dommage et difficile à expliquer. Peut-être une coïncidence? L’onglet que j’ai fait n’est pas très professionnel, mais selon mes recherches, il faudrait payer pour avoir une version de WordPress qui permettrait le passage facile entre différents sous-sites dans les diverses langues, donc j’ai abandonné. J’ai confiance que Dieu ouvrira une porte si c’est quelque chose qu’il veut que je pousse plus loin. Je n’ai presque rien publié, à part quelques articles reblogués ou sermons retranscrits. Je vais essayer d’en faire un peu plus pendant mes vacances estivales.

Depuis 5 jours, je fais une campagne ciblée sur Google Ads pour rendre ce site plus visible. Le nombre de pages est passé d’environ 25/jour à environ 115/jour. Cela ne se traduit pas par une forte augmentation de commentaires ou de commandes de traités, mais j’avais fait une petite campagne en 2014 pour faire connaître ce site, quelques mois après la création du blogue, et j’avais trouvé qu’après la campagne, le nombre de pages vues n’avait jamais baissé autant qu’il avait augmenté au début de la campagne. Depuis lors, ce site est devenu graduellement de plus en plus fréquenté, malgré le fait que je n’écris plus du tout aussi souvent qu’aux débuts. On verra ce qu’il en sera cette fois-ci. J’avais surtout envie de cibler certaines zones d’où je ne reçois pas beaucoup de lecteurs. C’est parfois intrigant de se demander pourquoi les gens d’un tel pays sont plus portés à rechercher des choses spirituelles en ligne que les citoyens d’un autre pays… Ils ont pourtant tous besoin de l’Évangile.

Je deviens quoi, moi?

Justement, en parlant de vacances estivales, quels sont mes plans au juste pour ce qui reste de cet été? J’aimerais vivre pour Dieu. C’est un idéal qui n’est pas facile à concrétiser… En gros, ce qui semble ouvert en ce moment, c’est de passer la plupart du temps autour de chez moi, ici à Acton Vale, au Québec, à faire des petits projets. Pas de gros voyage en Nouvelle-Calédonie, comme l’an dernier.  Pour ceux qui ne me connaissent pas bien, je rappelle que je suis enseignant dans une petite école chrétienne au Québec. Pendant l’année scolaire, je travaille aussi pour la SEBT (dont je vais parler un peu plus bas) les soirs et les samedis.

En été, je n’ai pas besoin d’étudier beaucoup pour l’école, bien que j’essaie d’y accorder quelques heures par semaine, ce qui est plus difficile qu’il ne pourrait y paraître! Je puis donc m’adonner plusieurs heures par semaine au travail de correspondant pour la Société évangélique de bibles et traités. Une fois que j’ai rattrapé le courrier en français venant d’Europe ou du Canada, ce qui est normalement déjà beaucoup pour moi, j’ai souvent le temps d’aider le frère qui s’occupe du courrier venu d’Afrique francophone ou des Antilles, car il est justement plus occupé en été qu’en hiver, étant producteur maraîcher. Je puis aussi parfois traduire un traité en français. Cet été, avec l’aide de Dieu, j’aimerais faire avancer un projet d’édition de livrets d’école du dimanche pour enfants, ainsi qu’un livre de chants pour enfants et un livre d’étude biblique pour adultes. Il y a aussi un livre d’histoire de l’Église et un recueil de cantiques qui sont presque terminés depuis près d’un an et qui demandent un peu d’attention pour être bouclés et peut-être publiés cet automne.

Donc, je réponds à des lettres, je fais de la traduction, de la révision/édition, je cultive des baies de camerise et je me rends disponible pour aider ici et là si quelqu’un a besoin d’aide.

Ah oui! Mon frère Thierry (bientôt 22 ans) se marie le 25 août prochain avec une sœur de Géorgie (sud des États-Unis). C’est le premier mariage parmi les 4 enfants de mes parents, donc c’est un temps un peu fébrile. Nous sommes tous contents pour lui.

Quoi de neuf au niveau des traités?

Au bureau canadien de la SEBT, l’année 2019 est intense pour nous, avec un accroissement de la cadence de commandes depuis environ 8 mois. Plus de personnel a été engagé, mais d’autres ont dû quitter pour des raisons professionnelles ou familiales. Nous continuons d’essayer tous les pays du monde, tout en visant tout particulièrement les endroits où l’Évangile n’est pas bien connu. Internet est un outil incroyablement efficace pour cela, et nous n’en avons pas encore maîtrisé l’ampleur.

Nous œuvrons à l’élaboration de quelques nouveaux traités en ce moment, mais ils mettront encore plusieurs mois avant de sortir. Nous continuons de les traduire de plus en plus, pour toucher presque 100 langues à ce jour (notre site web en a maintenant 22, je crois).

Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci!) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés correctement et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/ ou directement à travers le formulaire ci-dessous.

FORMULAIRE DE COMMANDE DE DOCUMENTATION ÉVANGÉLIQUE

** L’option FedEx n’est disponible que pour l’Europe en ce moment, dans tous les autres cas, choisissez « poste normale ». Pour les commandes venues du Canada et les commandes urgentes venant d’Europe, nous avons accès à un service postal permettant d’acheminer les colis en 1-2 semaines sans problème. Pour les commandes non prioritaires venant d’Europe, et celles où l’adresse semble incomplète ou s’il n’y a pas de numéro de téléphone, le délai sera de 1 mois, en moyenne. Les colis allant aux Caraïbes mettent aussi 1 mois ou 2, habituellement. Les colis allant en Afrique ou en Asie sont acheminés en 2-5 mois en général. Merci pour votre patience!

Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des drogués, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’œuvre que Jésus nous a enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Vous pouvez consulter le contenu des traités nouvellement rédigés en français en cliquant sur le titre.

Parus au cours des 4 derniers mois :

Livres qui devraient paraître cette année (ou début de l’année prochaine) :

  • Voici mon héritage (rédaction terminée, il reste les cartes et la mise en page)
  • Hymnes chrétiens (494 cantiques pour le culte, corrections presque terminées, reste à contacter les ayants droit et négocier)

Méditations

Que lire?

J’avais promis d’écrire une petite chronique à ce sujet. M’y voici, et je n’ai pas médité à ce sujet autant j’aurais voulu le faire.

En principe, je crois que nous sommes d’accord pour dire que lire peut s’avérer une activité très bénéfique, surtout pour former les jeunes esprits. Dieu nous a donné la faculté de communiquer par écrit, et cela peut être bien utilisé ou mal utilisé.

Quelques points positifs :

Tout d’abord, on peut apprendre plus de vocabulaire. Certaines expériences ont montré que faire 25 minutes de lecture personnelle par jour contribuait à l’acquisition de 1000 mots nouveaux par année. Bon, il y a des gens, par exemple les dyslexiques, pour qui ce n’est décidément pas le moyen le plus facile d’apprendre, mais en général on peut apprendre beaucoup de mots écrits qui ne sont que rarement utilisés à l’oral par notre entourage.

On n’embête pas son monde, on se tient tranquille pour une fois!

On apprend des histoires, des concepts et des faits qu’il est possible que personne ne nous aurait enseigné autrement, parce qu’ils n’en avaient pas le temps, n’en voyaient pas l’intérêt, ou tout simplement parce qu’ils ne savaient pas ces choses eux-mêmes.

Bref, on s’éduque. Si vous avez d’autres points positifs que vous aimeriez ajouter, allez-y dans les commentaires. Je n’ai pas eu le temps d’élaborer.

Il y a aussi du négatif. On peut apprendre des choses qui nous hanteront plus tard. On peut voir des images choquantes. Et surtout on peut perdre beaucoup de temps à lire des ouvrages mal écrits ou fictifs, n’ayant que très peu d’effet sur notre intellect, à part nous nourrir de suspens à deux sous, de fantasme ou de pensées impures.

Le chrétien doit faire attention à ce qu’il lit. Il doit prêter une attention particulière à ce qu’il offre à lire à ses enfants ou à ceux des autres.

Nous voulons des livres qui éduquent et qui édifient. Cela ne veut pas dire que l’enfant ne peut pas lire des histoires, des contes ou des romans pour apprendre à aimer la lecture ou pour se détendre parfois. Mais avec le temps, nous voulons canaliser la lecture vers l’utile : augmenter nos connaissances utiles à la vie sur terre. Cela inclut ce qui est utile pour vivre une vie chrétienne.

Les jeunes ont besoin de modèles. Quand j’étais enfant, je m’imaginais souvent être dans la peau des héros des livres que je lisais (détectives, militaires, explorateurs, inventeurs et martyrs chrétiens). Pas tous ces modèles étaient vraiment bénéfiques. La plupart n’étaient probablement pas réalistes. Il faut faire attention que les livres que nous achetons et que nous fournissons aux enfants ne contiennent pas trop de personnages hypergentils, super-forts, etc. Pas de superhéros. Ça nous emballe pour un bout de temps, mais après on se rend compte qu’on ne peut pas vivre comme cela, et ça cause une certaine détresse qu’il sera difficile d’oublier.

Efforce-toi de te montrer éprouvé devant Dieu, comme un ouvrier irréprochable, dispensant avec droiture la parole de la vérité. Mais évite les discours profanes et vains; car ceux qui les tiennent tombent toujours plus dans l’impiété […] Fuis aussi les désirs de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité et la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. Et repousse les questions folles, et qui sont sans instruction, sachant qu’elles produisent des contestations.  (II Timothée 2.15-16, 22-23) Ce qui s’applique aux discours vains et profanes et aux questions folles s’applique aussi aux livres, je crois.

Les livres mauvais que nous possédons ne devraient pas être vendus, mais détruits. Nous ne voulons pas faire payer les autres pour des choses impures.

Et un grand nombre de ceux qui avaient exercé des sorcelleries, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde; et quand on en eut calculé le prix, on le trouva de cinquante mille pièces d’argent. (Actes 19.19)

Voici quelques liens contenant des listes de livres conseillés pour ceux qui veulent être édifiés spirituellement. N’allez pas dans n’importe quelle librairie chrétienne y acheter n’importe quel livre. J’ai entendu une fois qu’un pasteur avait dit qu’« une librairie chrétienne était un bon endroit où aller si on voulait perdre son âme ». C’est vrai, il y a tellement des faussetés dans les grandes librairies chrétiennes œcuméniques qu’on peut aisément s’égarer avec des livres qui s’y trouvent. Prions pour du discernement.  

Livres chrétiens édifiants

Quels livres sont bons pour nos enfants?

Autres lectures conseillées

Ideas of French books to read

Au passage, je vous conseille également de lire le blogue d’un frère d’ici (Wes Penner) qui est missionnaire au Togo avec sa famille. Il vient de commencer ce blogue, et je le trouve bien enrichissant!  https://cacheenchrist.com/

À la prochaine!

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus!

Que Dieu vous bénisse tous!

Hugues Andries

Les faux rêves d’un règne millénaire

Témoin anabaptiste

Dans mon enfance, mon père écoutait tous les dimanche matins à Ernest Manning, de Canada’s National Back to the Bible Hour, diffusée à la radio. M. Manning nous expliquait comment les événements mondiaux se profilaient comme prévu dans le livre de Daniel et dans les chapitres 38 et 39 d’Ézéchiel. Gog et Magog (la Russie soviétique) et ses alliés étaient sur le point d’attaquer Israël, ce qui déclencherait la bataille d’Armageddon.

J’écoutais aussi un ou deux fois l’émission de La voix de la prophétie. Selon eux, la « voix de la prophétie » était les écrits d’Ellen G. White, la seule source fiable de la vérité biblique. Ils ont également parlé d’un millénium, mais d’un point de vue quelque peu différente. Et ils avaient beaucoup à dire au sujet du sabbat.

Des personnes qui s’appellaient Témoins de Jéhovah se sont parfois présentées devant notre porte. Papa les appelait Russellites, d’après Charles Taze…

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