Avertissement aux amish

via Avertissement aux Amish

(tiré du blogue Témoin anabaptist de Bob Goodnough)

C’était l’année 1697 ; des Mennonites qui fuient la persécution en Suisse avaient déjà vécu en Alsace pour quelque temps. Il y avait danger au-dehors parce que Louis XIV avait envoyé ses troupes pour annexer l’Alsace à la France. Il y avait danger au dedans la groupe Mennonite parce que Jacob Amman, l’un des ministres, accusait l’église de mondanité et d’apostasie. Il exigeait une stricte conformité à une certaine forme de vêtements et d’autres choses externes. Jacob Amman et ses disciples avaient excommunié la partie des Mennonites en Alsace qui ne voient pas les choses dans la même manière. Ils étaient à leur tour excommuniés par les autres Mennonites. Par la suite, les partisans de Jacob Amman vient d’être connu comme amish.

Au milieu de cette confusion, quelqu’un a écrit à Gerhard Roosen, un ministre âgé de l’église Mennonite d’Altona-Hambourg. Les paragraphes ci-dessous ont été extraits de sa réponse. Roosen avait 85 ans quand il a écrit ces mots et il est resté actif jusqu’à sa mort en 1711 à l’âge de 99 ans.

Il faut noter que les premiers colons Mennonites en Pennsylvanie avaient laissé la Suisse pour la Hollande, puis émigré en Amérique avant la division occasionnée par Jacob Amman. Ils n’avaient donc aucun rôle dans cette triste affaire.
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Je suis de tout cœur désolé que vous avez été troublé par certains qui pensent hautement d’eux-mêmes et qui font des lois sur des choses qui ne sont pas exigés dans l’Évangile. Si les écrits apostoliques avaient indiqué comment et avec quoi un croyant doit se vêtir, et une personne voyageant dans d’autres pays auraient rencontrés des personnes qui vivaient contraire à ces règles, alors cette position pourrait être valide. Mais pour contredire l’Évangile en liant la conscience à une certaine forme de chapeaux, de vêtements, de chaussures, de chaussettes ou des cheveux, qui diffèrent d’un pays à un autre, et de prendre sur lui l’autorité d’excommunier ceux qui n’acceptent pas ces règles et de chasser de l’église comme un levain ceux qui n’évitent pas un tel, est quelque chose que ni le Seigneur Jésus dans les Évangiles, ni les saints apôtres ont commandé, d’être lié par ces choses externes, et n’ont donné ni loi ni règle dans cette question.

Dans toutes les lettres de Paul, nous ne trouvons pas un seul mot qu’il a donné des commandements aux croyants sur la forme ou style de vêtements qu’ils devraient porter, mais plutôt qu’il nous exhorte à nous accommoder aux choses humbles. Je considère qu’il est bien et droit de se comporter comme les coutumes du pays dans lequel on séjourne. Mais il est raisonnable et juste que tout luxe, orgueil et luxure charnelle soit évitée (1 Jean 2), et de ne pas accepter rapidement de nouveaux styles de vêtements, ni les modifier pour se conformer à la mode. Cela est quelque chose d’être discipliné. Mais là où il est devenu l’usage courant dans un pays, il est honorable et bon d’accepter un tel usage, si on le fait dans l’humilité.

Merci à Dieu, je ne veux pas la convoitise des yeux, ni l’orgueil de ce monde, mais j’ai toujours porté à peu près le même style de vêtements. Mais si j’aurais porté un autre style, selon l’usage du pays, devrais-je être excommunié à cause de cela ? Cela serait déraisonnable et contraire à l’Écriture.

Le Seigneur a ordonné, bien sûr, qu’il doive y avoir de la discipline dans l’Église de Dieu pour les membres obstinés et tels que résistent à la loi de Dieu dans l’Évangile. Par conséquent, on doit se demander si ce que nous voulons lier y seront également lié, ou commandé à être lié.

Les Saintes Écritures doivent être notre norme. Nous devons nous y soumettre ; non pas courir en avant, mais les suivre, non pas impétueusement, mais avec prudence, crainte et affliction ; car il est une chose périlleuse dans le jugement de Dieu de lier sur la terre ce qui n’est pas lié dans le ciel.

4 ans et 20 000 visites

Une petite note plus personnelle aux lecteurs avec lesquels je n’échange pas souvent par courriel ou par téléphone. Comment allez-vous? J’apprécie lorsque vous laissez des commentaires ou lorsque vous m’envoyez un courriel.

Dieu m’a accordé le temps de travailler de temps en temps à relire le contenu de ce site et de le corriger ou d’y ajouter quelques articles lorsque cela semblait nécessaire. J’ai encore quelques articles en cours d’élaboration pour le jours où j’aurai plus de temps ou d’inspiration. J’ai aussi eu du temps parfois pour aller voir ce qui se dit des vrais chrétiens ailleurs sur internet (il n’y a pas grand chose, souvent c’est erroné, mais parfois je suis étonné par l’exactitude de certains commentaires). Je suis reconnaissant que la vérité puisse transparaître ici et là, pour ceux qui cherchent réellement. Je suis aussi reconnaissant que certaines personnes puissent trouver des informations précieuses ou encore être un peu encouragées par les pages et articles de ce site (qui sont écrites par l’inspiration de Dieu, j’espère).

Écrire un blogue ne met pas du pain sur la table pour la plupart des mortels et c’est bien-sûr mon cas. Je n’en tire aucun revenu, et j’y consacre assez de temps et un petit peu d’argent. Au quotidien, comme vous l’avez probablement compris, je suis enseignant dans une petite école privée chrétienne et je travaille pour la Société évangélique de bibles et traités, pour prendre note des commandes et répondre aux questions des gens qui nous contactent. C’est une bénédiction de pouvoir participer à l’oeuvre du Seigneur ainsi.

Lundi je pars en voyage pour accompagner mon père en Nouvelle-Calédonie. Je grandement hâte à ce voyage. En temps normal, je ne pourrais pas me le permettre, mais mon père (qui n’est pas croyant, au passage) ressentait le besoin d’avoir quelqu’un pour l’accompagner et m’a offert de payer le billet. J’aurai ainsi l’occasion de voir l’Australie aussi et de rencontrer deux personnes en Nouvelle-Calédonie qui ont été en contact avec la SEBT depuis quelques temps, si Dieu le veut. Je me demande comment c’est d’être un chrétien là-bas!

Nous aurons semble-t-il l’occasion d’admirer de près la faune et la flore aquatique du plus grand lagon du monde, qui entoure l’île de Grande-Terre (patrimoine naturel mondial de l’UNESCO). J’ai hâte de découvrir la grande diversité ethnique de ces contrées. C’est un endroit qui a toujours intrigué mon père, et je crois qu’il m’a transmis un peu de cette curiosité.

Je vous en dirai plus au retour, si ce voyage m’a marqué. Priez pour notre sécurité, s’il vous plaît.

 

Une église d’inconnus

Témoin anabaptiste

Les historiens semblent croire que partout où il y avait quelque chose d’important, il devait y avoir des grands personnages. Quand ils regardent l’histoire du christianisme, les catholiques et les protestants ont eu tous les grands personnages. Comme ils ne trouvent pas de tels personnages du côté de ceux que nous appelons anabaptistes, ils supposent que rien ne se passait.

Mais l’essence même du christianisme est qu’il ne peut y avoir qu’un seul grand personnage, et c’est Dieu lui-même. Même Jésus ne s’est pas conduit comme un grand personnage. Ceci était une problème pour les scribes et les pharisiens avaient ; ils attendaient un Messie qui balaierait les oppresseurs romains pourt gouverner le monde de Jérusalem. Les dispensationalistes sont entièrement d’accord avec cela, et disent que puisque son plan a été déjoué à son premieravènement, le royaume terrestre sera…

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Ce que je pense au sujet des réseaux sociaux

Je ne lis pas souvent les nouvelles. Il y a un an environ, l’Esprit m’a montré que j’étais « accro » aux nouvelles et que cela m’était très nocif. J’ai donc complètement arrêté toute lecture des nouvelles sur internet. Si je me trouvais dans une salle d’attente, je sentais que c’était une autre histoire, mais chez moi, il n’y avait pas d’accès aux médias. En même temps, j’ai un peu réduit mon usage de ma messagerie WhatsApp, ne répondant pas toujours promptement aux messages que je recevais. Avec le temps, j’ai pu recommencer la lecture des médias, mais je le fais rarement, car la tempérance et la modération ne sont pas mes points forts, et je sais que je pourrais rapidement déraper.

Je suis tombé sur un article intéressant ce soir, publié hier dans le Journal de Montréal, par Joseph Facal. Il ne parle aucunement de Dieu, mais cela démontre que même un homme du monde peut, avec un peu de recul, se rendre compte de choses que Dieu avait révélé aux vrais chrétiens depuis les débuts.

Voici son article, avec lequel je me trouve entièrement d’accord, sauf que j’y aurais ajouté des réflexions incluant ce que la Parole  et l’Église nous disent au sujet de ces choses (peut-être une autre fois).

J’ai quitté Facebook il y a quelques semaines et je me félicite de cette décision.

Il est si difficile de quitter ce labyrinthe conçu pour qu’on ne puisse en sortir que j’ai eu besoin du coaching d’une connaissance experte dans le domaine.

J’en avais assez de recevoir des photos de chatons et de lieux de vacances, des annonces d’anniversaires, de la publicité ciblée, et de me faire rappeler toutes ces invitations en attente.

 

Fake news

Je regarde comment Facebook est habituellement utilisé et j’y vois toutes les pathologies de notre époque.

J’y vois le besoin maladif d’être réconforté : dites-moi que vous m’aimez, boostez ma confiance s’il vous plaît.

J’y vois l’obsession de la compétition : voyez comment ma fausse vie est meilleure que la vôtre.

J’y vois le triomphe du mensonge quand on connaît les vies réelles derrière les mises en scène.

J’y vois le déclin du respect et du civisme dans le fait de mettre des photos sans le consentement des gens qu’on y voit.

J’y vois la dépendance toxique : que s’est-il passé depuis la dernière fois que j’ai été voir, il y a 11 minutes ?

Facebook nous maintient dans une sorte d’enfance prolongée.

Tout enfant aime se déguiser. Il se fait aussi dire qu’il ne faut pas cacher de vilaines choses à papa et maman.

Or, Facebook est un univers de déguisement­­­, puisqu’on s’y met en scène de façon avantageuse.

C’est aussi un univers de transparence puisque vous abdiquez des pans importants de votre intimité.

Au cœur de Facebook, il y a une colossale supercherie.

Zuckerberg dit qu’il entend désormais traquer sérieusement les fake news sur Facebook.

C’est Facebook au complet qui est une plateforme pour que les gens y présentent des portraits d’eux-mêmes qui sont des fake news !

 

Susceptibles

Une société dynamique a besoin que ses citoyens sachent débattre et acceptent des opinions différentes des leurs.

Je note cependant que les humains deviennent de moins en moins capables de supporter les idées contraires aux leurs.

Se pourrait-il que la multiplication de ces communautés virtuelles de gens qui pensent pareil, qui ont les mêmes goûts, qui peuvent zapper ce qui leur déplaît, y soit pour quelque chose ?

Y aurait-il un lien entre les « réseaux sociaux » et l’incroyable montée de l’hyper-susceptibilité, qui fait qu’un rien « blesse » une personne et lui fait déchirer sa chemise en public ?

 

Edward Snowden disait que les compagnies qui font de l’argent en vendant votre vie privée étaient jadis appelées des compagnies de « surveillance ».

Les avoir rebaptisées des « réseaux sociaux », concluait-il, est la plus grande supercherie politico-linguistique depuis que les ministères de la Guerre ont été renommés des ministères de la Défense.

Notre héritage

L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu; et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ. Romains 8. 16, 17

Beaucoup de chrétiens ont été persécutés par l’Église d’État au cours de l’histoire de France. Voici le récit d’une jeune chrétienne (protestante, semble-t-il) qui a rencontré un soldat catholique. Je pense que beaucoup de protestants de cette époque étaient des chrétiens sincères, mais je déplore qu’ils aient souvent pris les armes pour combattre les armées catholiques. Mais le message de ce récit est centré sur Christ, pas sur une dénomination, donc passons.

Une jeune fille qui allait à l’une de ces réunions fut arrêtée par un soldat du roi: “Où vas-tu si tard?” La jeune fille craignait, en disant la vérité, de provoquer de nombreuses arrestations. Elle ne voulait pourtant pas mentir. “Mon frère est mort, répondit-elle avec beaucoup de présence d’esprit. Nous avons une réunion de famille et nous allons lire son testament.” Elle put continuer son chemin mais, à son retour, la voilà de nouveau arrêtée par le même “dragon” du roi. “Alors, est-ce que ton frère a été généreux pour toi? – Oui, il m’a tout donné.”

Le Nouveau Testament (deuxième partie de la Bible) qu’on avait lu à cette réunion lui avait rappelé que le Fils de Dieu venu sur la terre avait donné sa vie pour elle. Elle croyait cette bonne nouvelle et était devenue une enfant de Dieu, selon la promesse que nous lisons au début de l’Évangile: “À tous ceux qui l’ont reçu (Jésus comme Sauveur), il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom” (Jean 1. 12). Et si nous sommes enfants de Dieu, nous sommes aussi… héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ.