D’autres questions au sujet du baptême par immersion

Publié le 12 juillet 2019 par Bob Goodnough

Le pouvoir de la propagande est tel que, quand quelque chose est proclamé assez fort et assez souvent, les gens sont persuadés que la chose doit être vraie, que c’est le seul moyen possible de comprendre les circonstances données. Mais le plupart du temps, lorsqu’on y regarde de près, l’argument semble beaucoup plus fragile qu’il ne le semble en premier lieu.

Prenons par exemple la question du baptême par immersion. Les partisans de l’immersion la font paraître simple et évidente. Ce dont ils ne parlent pas, ce sont les énormes différences d’opinion au sein de leur propre camp.

Un converti devrait-il être baptisé au nom de Jésus ou au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?

Le converti doit-il aller sous l’eau une fois, ou trois fois, une fois pour chaque personne de la Trinité ?

Le converti doit-il se pencher en avant ou en arrière pour aller sous l’eau ?

Est-il acceptable de baptiser par immersion dans un bassin à l’intérieur, ou faut-il le faire à l’extérieur dans un plan d’eau naturel ?

Si à l’extérieur, un lac est-il correct ou doit-il être fait dans l’eau courante d’une rivière ?

Ce n’est pas mon désir de ridiculiser qui que ce soit. Les personnes dévouées et bien intentionnées sont convaincues d’avoir trouvé des preuves infaillibles dans la Bible pour chacune de ces pratiques, et elles sont également convaincues que ceux qui adhèrent à aucune autre opinion se trompent. Je signale simplement à quel point la question peut devenir compliquée. Ces opinions ont toutes été la cause de divisions entre églises et il existe aujourd’hui des églises qui tiennent fermement à chacune de ces méthodes de baptême.

Peut-être que la vraie question est : sommes-nous sauvés par le baptême ? Je crois que la réponse biblique est oui, mais le baptême qui sauve est le baptême du Saint-Esprit. Il n’y a pas de pouvoir salvatrice dans l’eau appliquée à l’extérieur du corps.

L’immersion était pratiquée à Babylone et en Égypte, basée sur la conviction que l’eau avait un pouvoir de purification spirituel. Les chrétiens croient que ce pouvoir est dans le sang de Jésus et non dans l’eau.

La plupart des synagogues disposent d’un bassin d’immersion rituelle pour se purifier des souillures. Comme un flux de sang est une souillure, les femmes doivent pratiquer cette immersion tous les mois. En général, il s’agit d’un acte personnel, sans témoins. Il n’y a pas de parallèle ici au baptême chrétien.

Le baptême d’eau témoigne du fait que l’église accepte le fait qu’un converti est né de nouveau et baptisé du Saint-Esprit et que la vie qu’il vit maintenant montre la preuve de l’action du Saint-Esprit dans son cœur. Le baptême fondé sur la prétention auto-authentifiée d’une personne d’être né de nouveau ne suffit pas à la faire jouir d’une communion spirituelle avec d’autres chrétiens vraiment nés de nouveau.

Il y a trente ans, j’ai visité un musée à Montréal avec une réplique des catacombes à Rome. En se promenant, il y avait une petite grotte à chaque tournant et à l’intérieur se trouvaient des représentations de la vie des premiers chrétiens qui passèrent une grande partie de leur vie à se cacher dans les catacombes. Une de ces grottes représentait une scène de baptême. Ceux qui étaient en train d’être baptisé étaient des adultes et le baptême se faisait par aspersion. Même si ce musée a été créé par l’Église catholique romaine, je crois que c’était une représentation assez exacte des chrétiens à cette époque. Je crois que le musée n’existe plus aujourd’hui.

POURQUOI JE CROIS AU BAPTÊME PAR ASPERSION

Publié le 7 juillet 2019 par Bob Goodnough

baptême de Jésus

Purification symbolique : Dans l’Ancien Testament, on trouve diverses lois concernant la sanctification et la purification. Dans chaque cas, il y avait une condition qui qualifiait une personne puis une cérémonie se faisait par aspersion de sang, d’huile ou d’eau.

La tribu de Lévi a pris le côté de Dieu au moment où les enfants d’Israël ont fait le veau d’or (Exode 32. 26-28). En raison de leur zèle pour Dieu, il les a choisis pour servir dans le tabernacle et plus tard dans le temple. Avant de commencer à exercer leurs fonctions, ils devaient avoir trente ans (Nombres 4) et se soumettre à un rituel de consécration (Nombres 8. 7) : « Tu leur feras ainsi pour les purifier: Fais sur eux aspersion de l’eau de purification pour le péché; ils feront passer le rasoir sur toute leur chair, laveront leurs vêtements, et se purifieront ».

Aaron était le porte-parole et l’assistant de Moïse, celui qui avait accompli les miracles devant Pharaon. Plus tard, il est devenu le souverain sacrificateur. Exode 29 parle de la consécration d’Aaron et de ses fils. Le verset 7 dit : « Et tu prendras l’huile de l’onction; tu la répandras sur sa tête, et tu l’oindras. ».

David a été choisi par Dieu pour être le roi d’Israël. Quand il inspectait les fils de Jessé (aussi appelé Isaï), Dieu a dit à Samuel : « Ne prends point garde à son visage, ni à la grandeur de sa taille … L’Éternel ne regarde point à ce que l’homme regarde; l’homme regarde à ce qui paraît aux yeux; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16. 7). Finalement, pour indiquer celui qui Dieu avait choisi, « Alors Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères, et depuis ce jour-là l’Esprit de l’Éternel saisit David » (v. 13).

Nombres 19 parle d’une eau de purification contenant de la cendre d’une vache rousse, sans tache ni défaut. La cendre était mélangée avec de l’eau dans un vase et un homme pur prenait de l’hysope et la trempait dans l’eau pour faire l’aspersion sur tout ce qui était impur : tente, ustensiles ou personnes. Ces impuretés étaient un type de péché et la personne impure devait quitter le camp jusqu’à ce qu’elle ne soit plus impure. L’aspersion de cette eau de purification était le moyen de recevoir cette personne dans le camp, une sorte de réintégration.

Ézéchiel 36.25 dit : « Je répandrai sur vous des eaux pures, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. »

Les purifications rituelles de la loi et de la prophétie d’Ézéchiel anticipaient la véritable purification rendue possible par Jésus-Christ. Jésus a dit à la Samaritaine qu’il pourrait lui donner de l’eau vive qui deviendrait une source jaillissant jusqu’à dans la vie éternelle (Jean 4.13,14).

Purification interne : il semble que ceux qui ont consulté des lexiques grecs dans le but d’établir que baptizo a pour seul sens l’immersion ont choisi leur témoignage avec soin. D’autres personnes ont consulté ces mêmes lexiques et ont découvert que la signification fondamentale de baptizo est « laver » ou « nettoyer ». Ils disent que c’est un mot utilisé pour désigner l’effet, pas le moyen utilisé pour obtenir cet effet.

Dans Marc 16.16, Jésus a dit : « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ». Cela signifie-t-il qu’il existe un pouvoir salvateur dans le baptême extérieur ? Je crois plutôt que le mot baptisé dans ce verset se réfère à une purification interne (lavage) du cœur.

Ce n’est que par le sang versé de Jésus que nos péchés peuvent être pardonnés. Mais les Écritures parlent également de la nécessité de purifier nos cœurs et nos esprits afin que nous ne continuions pas à pécher volontairement. L’eau appliquée à l’extérieur du corps, que ce soit par aspersion ou par immersion, ne peut pas faire cela, pas plus que le sang et l’eau des cérémonies de la loi de l’Acien Testament.

« Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, qu’on répand sur ceux qui sont souillés, les sanctifie quant à la pureté de la chair, 14 Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert à Dieu, lui-même, sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! » (Hébreux 9.13,14). « Approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Hébreux 10.22). L’apôtre Paul dit que l’Église a été lavée par l’eau de la Parole (Éphésiens 5.26). La Parole de Dieu a le pouvoir de nous purifier si nous la laissons agir en nous.

Lorsque le soldat a percé le côté de Jésus avec une lance, du sang et de l’eau y ont coulé (Jean 19.34). L’apôtre Jean dit : « C’est ce même Jésus, le Christ, qui est venu avec l’eau et le sang; non seulement avec l’eau, mais avec l’eau et le sang; et c’est l’Esprit qui en rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité » (1 Jean 5.6). Lorsque nous venons à Dieu pour demander pardon, c’est le sang qui couvre nos péchés. Mais nous ne devons pas ignorer l’autre aspect du salut : la purification du cœur. L’eau qui a coulé du côté de Jésus est la preuve que cette purification nous est également offerte à travers la mort expiatoire de Jésus. Quel avantage y aurait-il à avoir nos péchés passés pardonnés, si c’était simplement pour continuer de vivre dans le péché ? Ou à quoi cela servirait-il de purifier notre cœur si les péchés du passé ne pouvaient être pardonnés ? Mais, grâce à Dieu, il nous offre le salut complet, le pardon et la purification, à condition que nous nous détournions de nos péchés. « Non, vous dis-je; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même » (Luc 13.3).

Quelques doutes sur l’immersion : Jésus était à la fois roi et sacrificateur. À l’âge de trente ans, il vint à Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Lorsque Jean a d’abord refusé, Jésus a dit : « Ne t’y oppose pas pour le moment; car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir tout ce qui est juste. Alors il ne s’y opposa plus » (Matthieu 3.15). Christ ne faisait-il pas allusion à la nécessité de satisfaire aux exigences de la loi cérémonielle avant d’entrer dans son ministère ?

Lorsque je lis le reste de ce récit dans les évangiles, je ne trouve aucune indication sur la manière dont Jean a exécuté le baptême. Il me semble probable que Jésus et Jean sont entrés dans des eaux peu profondes et que Jean a aspergé Jésus avec un peu d’eau, peut-être avec un bouquet d’hysope qu’il avait plongé dans la rivière, ou peut-être a-t-il versé de l’eau qu’il avait recueillie entre ses mains.

Cependant, je peux comprendre comment on peut imaginer que Jésus a été immergé dans le Jourdain si on est convaincu que le mot grec baptizo a le seul sens de l’immersion. Puisque je ne suis pas convaincu de cela, ce n’est pas une image d’immersion qui me vient à l’esprit lorsque je lis ces récits.

Il est encore plus difficile pour moi de voir une immersion dans certains des autres baptêmes mentionnés dans le Nouveau Testament. Dans le neuvième chapitre des Actes, Saul avait passé trois jours sans manger ni boire quand Ananias vint le baptiser. Les versets 17 et 18 nous disent qu’Ananias est arrivé à la maison, a prié pour que Saul recouvre la vue et l’a baptisé. Alors Saul a eu quelque chose à manger et sa force lui est revenue. Il n’y a aucune mention dans ce récit qu’ils sont partis pour trouver une rivière où Saul pourrait être baptisé, et j’ai du mal à croire qu’ils l’aient fait.

Au seizième chapitre, Paul et Silas étaient en prison et, après un tremblement de terre, le geôlier et sa famille ont cru. Le verset 33 dit : « Et les ayant pris avec lui à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies; et il fut aussitôt baptisé, lui et tous les siens ». Encore une fois, il m’est difficile de voir un moyen d’immerger ces personnes chez eux. Et le baptême de trois mille personnes en un seul jour dans Actes 2.41 : y avait-il une piscine à Jérusalem assez grande pour les immerger tous, même par groupes ?

Quand on a appris à croire que baptizo veut dire immerger, et rien qu’immerger, on est obligé de voir une immersion dans tous ces récits. Si immerger est vraiment le seul sens du mot baptizo, je ne comprends pas comment les prophéties de Jean-Baptiste et de Jésus sur le baptême du Saint-Esprit ont été accomplies par le déversement du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Considérez les versets suivants :

« Pour moi je vous ai baptisés d’eau, mais lui vous baptisera du Saint-Esprit » (Marc 1.8).

« C’est que Jean a baptisé d’eau, mais que vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours » (Actes 1.5).

« Et il leur apparut des langues séparées, comme de feu, et qui se posèrent sur chacun d’eux » (Actes 2.3).

« Mais c’est ici ce qui a été prédit par le prophète Joël: Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront; vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Et certes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes, et ils prophétiseront » (Actes 2.16-18 ; comparez avec Joël 2.28,29).

Les apôtres Paul et Pierre utilisent le mot baptême pour décrire deux événements de l’Ancien Testament. 1 Corinthiens 10.1-4 raconte l’histoire des enfants d’Israël à l’époque de Moïse, affirmant qu’ils « ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ». Je doute que Paul ait voulu dire qu’ils étaient immergés dans la Mer Rouge. Les Égyptiens ont été immergés et l’apôtre ne dit pas qu’ils ont été baptisés. Mais il dit que « nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer ». Le seul mode de baptême possible ici est par la pluie qui se tombe de la nuée, ce dont parle Psaume 77.18. (Versets 17-21 parlent de la traversée de la Mer Rouge).

L’autre passage se trouve dans 1 Pierre 3.21, où Pierre parle de ceux qui ont été sauvés dans l’arche de Noé. « Et l’image correspondante, le baptême (lequel n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu) nous sauve maintenant par la résurrection de Jésus-Christ ». Ici encore, ceux qui étaient dans l’arche ont été baptisés (par la pluie) mais non pas immergé, tandis que ceux qui étaient en dehors de l’arche étaient immergés (dans le déluge) sans être baptisés.

Dans les deux références, le point essentiel est que certaines personnes ont tourné le dos à leur ancienne vie et à la corruption du monde. L’Égypte et le monde qui a péri dans le déluge sont des types de notre vie antérieure dans les péchés et la corruption de ce monde. Ces Écritures indiquent un changement dans les pensées et les intentions des cœurs de ceux qui choisissent de suivre les commandements de Dieu. Dieu a montré son acceptation de leur décision par l’eau qui tombait du nuage. Ce sont des exemples métaphoriques, bien sûr, mais je ne crois pas que les apôtres auraient choisi le mot baptême pour décrire ces événements s’ils avaient voulu enseigner que le baptême doit se faire par immersion.

Autres utilisations du baptizo : Dans les versets suivants, les mots baptizo et baptismos sont traduits par « lavage » ou « ablutions » : « Et lorsqu’ils reviennent des places publiques, ils ne mangent point non plus sans s’être lavés. Il y a aussi beaucoup d’autres choses qu’ils ont reçues pour les observer, comme de laver les coupes, les pots, les vaisseaux d’airain et les lits » (Marc 7.4).

« Pendant lequel on offre des dons et des sacrifices, qui ne peuvent rendre parfait quant à la conscience celui qui fait le service, Uniquement par des viandes et des breuvages, et diverses ablutions, et des cérémonies charnelles, imposées seulement jusqu’au temps du renouvellement. » (Hébreux 9.9-10).

Baptizo est utilisé dans un sens figuratif dans les prochains versets :

« Et Jésus leur dit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé? 39 Ils lui dirent: Nous le pouvons. Et Jésus leur dit: Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé » (Marc 10.38,39).

« Mais je dois être baptisé d’un baptême; et combien ne suis-je pas pressé jusqu’à ce qu’il s’accomplisse! » (Luc 12.50).

Jésus avait été baptisé par Jean il y a longtemps, et maintenant il parle d’un baptême futur. Que veut-il dire ? Évidemment, il faisait allusion à ses souffrances et à sa mort. « Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort? » (Romains 6.3) ? Ici, l’apôtre parle d’être uni à Jésus et à ses souffrances.

La signification du baptême : Jésus nous a enseigné qu’il faut naître de nouveau. « En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3.5). Cette nouvelle naissance est un type de baptême (lavage) du cœur, car nous sommes purifiés de nos péchés et le Saint-Esprit est déversé sur nous. « Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, Qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur; Afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance » (Tite 3.4-7).

Après cela, nous devons être baptisés d’eau, en tant que témoignage public que nous souhaitons désormais être pleinement identifiés à Jésus et à son Église. Je suis persuadé que le baptême par aspersion est en parfait accord avec tous les types et les prophéties de l’Ancien Testament et avec tous les exemples et les enseignements du Nouveau Testament.

« Car nous avons tous été baptisés par un même Esprit, pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres; et nous avons tous été abreuvés d’un même Esprit » (1 Corinthiens 12.13).

infolettre – Missionnaire anabaptiste – juillet 2019

Bonjour à tous! Nous je ne vous ai pas (complètement) oublié! Mais j’ai manqué de temps et d’autodiscipline pour écrire une infolettre en mai. Je demande pardon à ceux qui comptaient sur moi. Je ne suis pas toujours à la hauteur des buts que je m’impose. Mais je remercie Dieu de m’avoir aidé à trouver le temps d’écrire maintenant.

Je vais essayer de rester sur mes 4 axes définis en mars, voyons si j’y arrive 😊.

Missionnaire anabaptiste – au sujet du site

Peu de choses ont changé dans les 4 derniers mois. Vous aurez peut-être remarqué que j’ai rangé toutes les langues sous un onglet, car ça prenait trop de place pour un lectorat relativement peu nombreux. Mais il semble que j’aie depuis lors perdu une partie de mon lectorat hispanophone, je trouve cela dommage et difficile à expliquer. Peut-être une coïncidence? L’onglet que j’ai fait n’est pas très professionnel, mais selon mes recherches, il faudrait payer pour avoir une version de WordPress qui permettrait le passage facile entre différents sous-sites dans les diverses langues, donc j’ai abandonné. J’ai confiance que Dieu ouvrira une porte si c’est quelque chose qu’il veut que je pousse plus loin. Je n’ai presque rien publié, à part quelques articles reblogués ou sermons retranscrits. Je vais essayer d’en faire un peu plus pendant mes vacances estivales.

Depuis 5 jours, je fais une campagne ciblée sur Google Ads pour rendre ce site plus visible. Le nombre de pages est passé d’environ 25/jour à environ 115/jour. Cela ne se traduit pas par une forte augmentation de commentaires ou de commandes de traités, mais j’avais fait une petite campagne en 2014 pour faire connaître ce site, quelques mois après la création du blogue, et j’avais trouvé qu’après la campagne, le nombre de pages vues n’avait jamais baissé autant qu’il avait augmenté au début de la campagne. Depuis lors, ce site est devenu graduellement de plus en plus fréquenté, malgré le fait que je n’écris plus du tout aussi souvent qu’aux débuts. On verra ce qu’il en sera cette fois-ci. J’avais surtout envie de cibler certaines zones d’où je ne reçois pas beaucoup de lecteurs. C’est parfois intrigant de se demander pourquoi les gens d’un tel pays sont plus portés à rechercher des choses spirituelles en ligne que les citoyens d’un autre pays… Ils ont pourtant tous besoin de l’Évangile.

Je deviens quoi, moi?

Justement, en parlant de vacances estivales, quels sont mes plans au juste pour ce qui reste de cet été? J’aimerais vivre pour Dieu. C’est un idéal qui n’est pas facile à concrétiser… En gros, ce qui semble ouvert en ce moment, c’est de passer la plupart du temps autour de chez moi, ici à Acton Vale, au Québec, à faire des petits projets. Pas de gros voyage en Nouvelle-Calédonie, comme l’an dernier.  Pour ceux qui ne me connaissent pas bien, je rappelle que je suis enseignant dans une petite école chrétienne au Québec. Pendant l’année scolaire, je travaille aussi pour la SEBT (dont je vais parler un peu plus bas) les soirs et les samedis.

En été, je n’ai pas besoin d’étudier beaucoup pour l’école, bien que j’essaie d’y accorder quelques heures par semaine, ce qui est plus difficile qu’il ne pourrait y paraître! Je puis donc m’adonner plusieurs heures par semaine au travail de correspondant pour la Société évangélique de bibles et traités. Une fois que j’ai rattrapé le courrier en français venant d’Europe ou du Canada, ce qui est normalement déjà beaucoup pour moi, j’ai souvent le temps d’aider le frère qui s’occupe du courrier venu d’Afrique francophone ou des Antilles, car il est justement plus occupé en été qu’en hiver, étant producteur maraîcher. Je puis aussi parfois traduire un traité en français. Cet été, avec l’aide de Dieu, j’aimerais faire avancer un projet d’édition de livrets d’école du dimanche pour enfants, ainsi qu’un livre de chants pour enfants et un livre d’étude biblique pour adultes. Il y a aussi un livre d’histoire de l’Église et un recueil de cantiques qui sont presque terminés depuis près d’un an et qui demandent un peu d’attention pour être bouclés et peut-être publiés cet automne.

Donc, je réponds à des lettres, je fais de la traduction, de la révision/édition, je cultive des baies de camerise et je me rends disponible pour aider ici et là si quelqu’un a besoin d’aide.

Ah oui! Mon frère Thierry (bientôt 22 ans) se marie le 25 août prochain avec une sœur de Géorgie (sud des États-Unis). C’est le premier mariage parmi les 4 enfants de mes parents, donc c’est un temps un peu fébrile. Nous sommes tous contents pour lui.

Quoi de neuf au niveau des traités?

Au bureau canadien de la SEBT, l’année 2019 est intense pour nous, avec un accroissement de la cadence de commandes depuis environ 8 mois. Plus de personnel a été engagé, mais d’autres ont dû quitter pour des raisons professionnelles ou familiales. Nous continuons d’essayer tous les pays du monde, tout en visant tout particulièrement les endroits où l’Évangile n’est pas bien connu. Internet est un outil incroyablement efficace pour cela, et nous n’en avons pas encore maîtrisé l’ampleur.

Nous œuvrons à l’élaboration de quelques nouveaux traités en ce moment, mais ils mettront encore plusieurs mois avant de sortir. Nous continuons de les traduire de plus en plus, pour toucher presque 100 langues à ce jour (notre site web en a maintenant 22, je crois).

Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci!) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés correctement et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/ ou directement à travers le formulaire ci-dessous.

FORMULAIRE DE COMMANDE DE DOCUMENTATION ÉVANGÉLIQUE

** L’option FedEx n’est disponible que pour l’Europe en ce moment, dans tous les autres cas, choisissez « poste normale ». Pour les commandes venues du Canada et les commandes urgentes venant d’Europe, nous avons accès à un service postal permettant d’acheminer les colis en 1-2 semaines sans problème. Pour les commandes non prioritaires venant d’Europe, et celles où l’adresse semble incomplète ou s’il n’y a pas de numéro de téléphone, le délai sera de 1 mois, en moyenne. Les colis allant aux Caraïbes mettent aussi 1 mois ou 2, habituellement. Les colis allant en Afrique ou en Asie sont acheminés en 2-5 mois en général. Merci pour votre patience!

Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des drogués, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’œuvre que Jésus nous a enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Vous pouvez consulter le contenu des traités nouvellement rédigés en français en cliquant sur le titre.

Parus au cours des 4 derniers mois :

Livres qui devraient paraître cette année (ou début de l’année prochaine) :

  • Voici mon héritage (rédaction terminée, il reste les cartes et la mise en page)
  • Hymnes chrétiens (494 cantiques pour le culte, corrections presque terminées, reste à contacter les ayants droit et négocier)

Méditations

Que lire?

J’avais promis d’écrire une petite chronique à ce sujet. M’y voici, et je n’ai pas médité à ce sujet autant j’aurais voulu le faire.

En principe, je crois que nous sommes d’accord pour dire que lire peut s’avérer une activité très bénéfique, surtout pour former les jeunes esprits. Dieu nous a donné la faculté de communiquer par écrit, et cela peut être bien utilisé ou mal utilisé.

Quelques points positifs :

Tout d’abord, on peut apprendre plus de vocabulaire. Certaines expériences ont montré que faire 25 minutes de lecture personnelle par jour contribuait à l’acquisition de 1000 mots nouveaux par année. Bon, il y a des gens, par exemple les dyslexiques, pour qui ce n’est décidément pas le moyen le plus facile d’apprendre, mais en général on peut apprendre beaucoup de mots écrits qui ne sont que rarement utilisés à l’oral par notre entourage.

On n’embête pas son monde, on se tient tranquille pour une fois!

On apprend des histoires, des concepts et des faits qu’il est possible que personne ne nous aurait enseigné autrement, parce qu’ils n’en avaient pas le temps, n’en voyaient pas l’intérêt, ou tout simplement parce qu’ils ne savaient pas ces choses eux-mêmes.

Bref, on s’éduque. Si vous avez d’autres points positifs que vous aimeriez ajouter, allez-y dans les commentaires. Je n’ai pas eu le temps d’élaborer.

Il y a aussi du négatif. On peut apprendre des choses qui nous hanteront plus tard. On peut voir des images choquantes. Et surtout on peut perdre beaucoup de temps à lire des ouvrages mal écrits ou fictifs, n’ayant que très peu d’effet sur notre intellect, à part nous nourrir de suspens à deux sous, de fantasme ou de pensées impures.

Le chrétien doit faire attention à ce qu’il lit. Il doit prêter une attention particulière à ce qu’il offre à lire à ses enfants ou à ceux des autres.

Nous voulons des livres qui éduquent et qui édifient. Cela ne veut pas dire que l’enfant ne peut pas lire des histoires, des contes ou des romans pour apprendre à aimer la lecture ou pour se détendre parfois. Mais avec le temps, nous voulons canaliser la lecture vers l’utile : augmenter nos connaissances utiles à la vie sur terre. Cela inclut ce qui est utile pour vivre une vie chrétienne.

Les jeunes ont besoin de modèles. Quand j’étais enfant, je m’imaginais souvent être dans la peau des héros des livres que je lisais (détectives, militaires, explorateurs, inventeurs et martyrs chrétiens). Pas tous ces modèles étaient vraiment bénéfiques. La plupart n’étaient probablement pas réalistes. Il faut faire attention que les livres que nous achetons et que nous fournissons aux enfants ne contiennent pas trop de personnages hypergentils, super-forts, etc. Pas de superhéros. Ça nous emballe pour un bout de temps, mais après on se rend compte qu’on ne peut pas vivre comme cela, et ça cause une certaine détresse qu’il sera difficile d’oublier.

Efforce-toi de te montrer éprouvé devant Dieu, comme un ouvrier irréprochable, dispensant avec droiture la parole de la vérité. Mais évite les discours profanes et vains; car ceux qui les tiennent tombent toujours plus dans l’impiété […] Fuis aussi les désirs de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité et la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. Et repousse les questions folles, et qui sont sans instruction, sachant qu’elles produisent des contestations.  (II Timothée 2.15-16, 22-23) Ce qui s’applique aux discours vains et profanes et aux questions folles s’applique aussi aux livres, je crois.

Les livres mauvais que nous possédons ne devraient pas être vendus, mais détruits. Nous ne voulons pas faire payer les autres pour des choses impures.

Et un grand nombre de ceux qui avaient exercé des sorcelleries, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde; et quand on en eut calculé le prix, on le trouva de cinquante mille pièces d’argent. (Actes 19.19)

Voici quelques liens contenant des listes de livres conseillés pour ceux qui veulent être édifiés spirituellement. N’allez pas dans n’importe quelle librairie chrétienne y acheter n’importe quel livre. J’ai entendu une fois qu’un pasteur avait dit qu’« une librairie chrétienne était un bon endroit où aller si on voulait perdre son âme ». C’est vrai, il y a tellement des faussetés dans les grandes librairies chrétiennes œcuméniques qu’on peut aisément s’égarer avec des livres qui s’y trouvent. Prions pour du discernement.  

Livres chrétiens édifiants

Quels livres sont bons pour nos enfants?

Autres lectures conseillées

Ideas of French books to read

Au passage, je vous conseille également de lire le blogue d’un frère d’ici (Wes Penner) qui est missionnaire au Togo avec sa famille. Il vient de commencer ce blogue, et je le trouve bien enrichissant!  https://cacheenchrist.com/

À la prochaine!

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus!

Que Dieu vous bénisse tous!

Hugues Andries

Les faux rêves d’un règne millénaire

Témoin anabaptiste

Dans mon enfance, mon père écoutait tous les dimanche matins à Ernest Manning, de Canada’s National Back to the Bible Hour, diffusée à la radio. M. Manning nous expliquait comment les événements mondiaux se profilaient comme prévu dans le livre de Daniel et dans les chapitres 38 et 39 d’Ézéchiel. Gog et Magog (la Russie soviétique) et ses alliés étaient sur le point d’attaquer Israël, ce qui déclencherait la bataille d’Armageddon.

J’écoutais aussi un ou deux fois l’émission de La voix de la prophétie. Selon eux, la « voix de la prophétie » était les écrits d’Ellen G. White, la seule source fiable de la vérité biblique. Ils ont également parlé d’un millénium, mais d’un point de vue quelque peu différente. Et ils avaient beaucoup à dire au sujet du sabbat.

Des personnes qui s’appellaient Témoins de Jéhovah se sont parfois présentées devant notre porte. Papa les appelait Russellites, d’après Charles Taze…

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Cyprien : la transition d’Israël à l’Église

Témoin anabaptiste

Cyprien de Carthage (200 à 258), né en Afrique du Nord de parents païens d’origin berbère, s’est converti à l’age de 35 and et plus tard est devenu éveque de Carthage. Il a dit « coutume sans vérité n’est rien qu’erreur ancienne. » Il a écrit la liste suivante pour corriger la pensée de certains selon laquelle Christ reviendrait pour établir un royaume juif terrestre.

1. Israël était sous le coup de la colère pour avoir abandonné Dieu et suivi des idoles (Exode 32.1, 31-33 ; Deutéronome 32.17 ; Juges 2.11-13 ; 4.1 ; Malachie 2.11).

2. Ils n’ont pas cru des prophètes et les ont donc tués (Jérémie 7.26 ; 25.4, 6-7 ; 1 Rois 19.10 ; Néhémie 9.26).

3. Leur aveuglement était prédit (Ésaïe1.2-4 ; 6.9-10 ; Jérémie 2.13 ; 4.10 ; 7.7-9 ; Proverbes 1.28-29 ; Psaume 28.4-5 ; 82.5 ; Jean 1.11-12).

4. Ils ne pouvaient pas comprendre les Écritures, mais ils les feraient quand Christ viendrait (Ésaïe 29.11-18 ; Jérémie 23.20 ; Daniel 12.4-7 ; 1…

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La volonté – quelques clés pour réussir

À quoi pensez-vous lorsque vous voyez ce titre?

Est-ce que la volonté a une image positive ou négative pour vous? Quelle sont vos raisons?

Je vais citer quelques pensées d’un sermon prêché dans notre assemblée par un ministre de passage, il y a environ 2 mois.

« C’est une condition paisible et reposante lorsqu’on abandonne sa volonté et qu’on désire être un disciple de Dieu. Il faut lâcher prise de nos propres raisonnements, et il faut une soumission inconditionnelle à la vérité »

Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et n’accomplissez point les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair, et ces deux choses sont opposées l’une à l’autre; de telle sorte que vous ne faites point les choses que vous voudriez. Galates 5.16-17

Mais est-ce qu’il est facile de faire tout cela? Bien-sûr que non! Pas de nous-même. Paul nous parle en peu de cet état désespéré:

En effet, nous savons que la loi est spirituelle; mais moi je suis charnel, vendu au péché. Car je n’approuve point ce que je fais, je ne fais point ce que je veux, mais je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Car je sais que le bien n’habite point en moi, c’est-à-dire, dans ma chair, parce que j’ai la volonté de faire le bien; mais je ne parviens pas à l’accomplir. Car je ne fais pas le bien que je veux; mais je fais le mal que je ne veux pas faire. Que si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc cette loi en moi; c’est que quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; Mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable homme que je suis! qui me délivrera de ce fardeau de mort? Je rends grâces à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur! Je suis donc assujetti moi-même, par l’esprit, à la loi de Dieu, mais par la chair, à la loi du péché. Romains 7.14-25

Je n’écris pas un sermon ce soir, avec plein de réponses, mais seulement quelques écritures et citations, et j’espère que le Saint-Esprit pourra vous édifier à partir de cela, car de moi-même, je n’ai pas grand-chose à enseigner, et tout cela me vient de Dieu.

Voici une dernière citation pour clore. Elle est également tiré de ce sermon.

LA VOLONTÉ

Dieu a donné une volonté à l’Homme, afin qu’il fasse des choix et des décisions. La volonté tient la place la plus importante dans la hiérarchie de notre âme. L’Homme est libre de choisir parmi plusieurs options, mais ne peut pas exercer de contrôle sur les conséquences de ses choix, et souvent n’a même pas le pouvoir de défaire ou d’annuler ses décisions. L’Homme doit simplement accepter les résultats de ses choix et de ses actions, qu’ils soient bons ou mauvais.

L’obéissance ou la désobéissance de l’Homme à Dieu est un acte de volonté: elle n’est pas simplement basée sur des émotions. Le degré d’obéissance de l’Homme affecte sa relation avec Dieu, il en découle que cette relation est liée à la volonté plutôt qu’à l’émotionnel.

La volonté a été créée pour être soumise à une autorité plus élevée. Notre volonté n’est pas une autorité absolue et ne peut pas d’elle même créer un étalon de référence du bien et du mal. La volonté ne possède pas d’elle-même une solution pour s’élever au-dessus de sa condition présente.

Dieu a créé l’Homme doué d’une volonté qui lui donnait un pouvoir de choix sans restriction entre le bien et le mal. La volonté de l’Homme n’était pas subjuguée par le péché, mais avait la possibilité d’exercer le plus haut degré d’intelligence dans ses décisions. L’Homme aurait pu utiliser cette faculté pour en mangeant plutôt du fruit de l’arbre de vie, et il aurait alors continué de vivre à jamais dans un état de perfection.

Ministre Donald Koehn

Que Dieu vous bénisse cette semaine.

Hugues

infolettre – Missionnaire anabaptiste – mars 2019

Bonjour à tous! Comment allez-vous en cette belle journée de printemps? Est-ce que vous sentez l’amour et la paix de Dieu réchauffer votre cœur en vous préparant à lire pendant quelques minutes au sujet des grandes choses qu’il fait partout dans le monde? Est-ce que vous êtes prêt à faire quelque chose pour celui qui a donné sa vie pour vous? Seriez-vous prêt à évangéliser jusqu’au point de risquer le martyre tout comme tant de nos pères dans la foi l’ont fait?

Voilà quelques temps que je me dis qu’il serait bon de vous tenir au courant de ce qui se passe dans ma vie et dans l’oeuvre de la SEBT de manière plus régulière. J’ai donc décidé de publier une infolettre (newsletter) bimestrielle (janvier, mars, mai, juillet, septembre, novembre). J’ai raté janvier cette année, n’ayant pas encore laissé l’idée mûrir à ce moment-là, donc je commence officiellement en mars.

Au cours de l’année 2018, je n’ai pas eu le temps d’écrire beaucoup sur ce site. Je veux en faire un peu plus et je veux garder informés ceux qui ont pris la peine de s’abonner à ce site.

Je propose d’articuler mes infolettres autour de 4 axes (jusqu’à nouvel ordre), proposant ainsi des nouvelles au sujet de trois thèmes:

  • le site Missionnaire anabaptiste lui-même et comment son contenu évolue.
  • quelques nouvelles au sujet de ce qui se passe dans ma propre vie, afin que vous restiez au courant (pour ceux qui demandent) et/ou que vous appreniez à me connaître un peu mieux.
  • des informations au sujet de la Société évangélique de bibles et traités et au sujet de l’évangélisation en général partout dans le monde. J’y signalerai entre autres les nouveaux traités disponibles.
  • Le dernier point traitera plutôt d’inspirations que de nouvelles, offrant quelques pensées au sujet d’un passage dans les Écritures, et peut-être des demandes de prières.

Missionnaire anabaptiste – un blogue multifonction

Dans les dernières années et les derniers mois, j’ai un peu revisité la disposition des pages de mon site. Mon but est d’offrir de la lisibilité tout en aiguillant les différents profils de lecteurs vers leurs centres d’intérêts le plus vite possible. En gros, mon raisonnement est qu’il y a plusieurs profils de lecteurs, qui ne s’intéressent pas nécessairement à TOUT le contenu de ce site, mais qui pourraient revenir régulièrement s’ils y trouvaient quelque chose qui les intrigue ou qui les intéresse.

Voici certains des profils de lecteurs identifiés:

  • Les lecteurs « de passage », arrivés sur le blogue un peu par erreur après avoir fait une recherche Google qui par hasard ressemblait au titre de l’un de mes articles. Ceux-ci ne lisent habituellement pas longtemps sur mon site, et je n’ai pas vraiment l’intention d’essayer de les retenir. Il y en a probablement des dizaines par jour. Ils lisent des articles comme Je dépense donc je suis, Facebook & Cie – un nouveau phénomène, La cigale et la fourmi, El cuarto (pour les hispanophones) ou encore ma page d’accueil.
  • Les « chercheurs », ceux qui ont fait une recherche au sujet de l’anabaptisme, la Société évangélique de bibles et traités, les mennonites ou encore l’Église de Dieu en Christ. Ceux-ci sont vraiment intéressés par ce que mon blogue propose, et lisent souvent 5-10 pages, peut-être même plus. Ils liront souvent des pages comme Une étude de doctrine chrétienne, Société évangélique de bibles et traités ou encore Les Dix-Huit Articles de Foi. Ils me contactent assez souvent.
  • Les « redirigés » depuis Wikipédia ou un autre blogue ayant un lien vers le mien. Certains sont en désaccord avec ce que je dis, parce que ma vision de l’Église ou de l’anabaptisme ne s’aligne pas avec ce qu’ils ont lu ailleurs. Ce qu’ils lisent le plus souvent, c’est Église de Dieu en Christ, mennonite et De l’anabaptisme et des vrais disciples.
  • Les « évangélistes » distributeurs de traités qui ne s’intéressent pas vraiment à mes croyances personnelles, mais surtout au fait qu’en tant que membre de la SEBT, je peux leur donner accès à des brochures évangéliques gratuites. Ils lisent surtout la page d’accueil et cette page de catalogue. Je ne leur tiens pas rigueur de ne pas avoir lu le reste du site, il n’y a pas de mal. Je crois qu’ils sont souvent très occupés. Je vois que souvent ils ne lisent qu’une ou deux pages sur le site, puis m’envoient leur adresse postale sur un formulaire de contact. J’aimerais parfois échanger plus avec eux et connaître leurs convictions, leurs raisons d’évangéliser et comment se passe l’évangélisation. Toutes les commandes de traités sont traitées à partir de mon adresse à la SEBT info@gospeltract.ca. Certains de ces contacts reviennent régulièrement vers nous et d’autres ne se manifestent plus jamais après avoir reçu des traités. Nous aimerions parfois savoir pourquoi pas. Y a-t-il quelque chose que nous pourrions améliorer pour qu’ils continuent d’évangéliser et ne se découragent pas?
  • Dans la dernière catégorie de cette liste non exhaustive, je mettrais les membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite, tant des missionnaires que des frères au Canada, en Haïti, au Congo, au Togo, etc.. J’ai créé quelques pages de réflexions et d’échange d’idées, la plupart de ces pages étant protégées par mot passe, ce qui nous permet de parler en toute franchise de certains aspects souvent problématiques et qui concernent parfois des désaccords doctrinaux avec d’autres chrétiens. Il y a aussi des articles plus pratiques au sujet des difficultés que rencontrent certains évangélistes pour apprendre le français. Finalement, il y a aussi quelques rapports d’activité missionnaire. Cette section est appelée à évoluer beaucoup dans les années qui viennent, mais restera essentiellement ouverte seulement à ceux d’entre vous qui font partie de l’Église de Dieu en Christ, mennonite.

Le lectorat reste majoritairement francophone, mais je reçois parfois des commentaires en espagnol aussi. WordPress recense à ce jour près de 25 000 pages vues depuis 133 pays et territoires autonomes. La plupart des lecteurs lisent les pages francophones et viennent eux-mêmes de pays dits « francophones », toutefois, je suis heureux de compter de plus en plus d’Américains, de Brésiliens, d’Allemands, de Sud-Africains, d’Espagnols, de Chiliens, de Mexicains ou encore d’Italiens parmi les lecteurs. Ce n’est pas moi qui attire tous ces gens. C’est Dieu. Et j’espère que je ne donne pas l’impression de vouloir me glorifier. J’aimerais plutôt tourner toute la gloire pour le succès de ce site vers Dieu, qui dirige chaque personne qui s’y trouve un jour ou l’autre, et qui m’a donné le temps et l’inspiration pour y écrire quelques informations et encouragements pour les chrétiens comme pour les non-chrétiens.

Je deviens quoi, moi?

Pour ceux qui ne me connaissent pas bien, je rappelle que je suis enseignant dans une petite école chrétienne au Québec. Je travaille aussi pour la SEBT (dont je vais parler un peu plus bas) les soirs et les samedis. Je vis toujours seul à Acton Vale, au Québec (à une heure de route de Montréal, environ), faisant partie d’une assemblée très soudée d’environ 50 chrétiens, dont le lieu de rassemblement se trouve à Roxton Falls. J’aime l’Église de Dieu et je veux faire tout ce que je peux pour mon Sauveur.

Pour ce qui est de mes activités dans la dernière année, il n’y a rien de très particulier: j’ai enseigné, travaillé pour la SEBT, fait quelques petits projets de traduction, rendu visite à des amis à New York et dans l’Ouest canadien, ainsi que visité pour la première fois l’Australie et la Nouvelle-Calédonie, ce qui fut un voyage mémorable. J’ai appris un peu plus de discipline dans ma vie et le bonheur de se donner entièrement à l’oeuvre du Seigneur (non pas que j’y parviens toujours, mais j’y ai goûté plus pleinement dans la dernière année).

Quoi de neuf au niveau des traités?

En 2018, au niveau mondial, la Société évangélique de bibles et traités a imprimé et distribué plus de 30 millions de tracts partout dans le monde. Le bureau canadien de la SEBT (pour lequel je travaille) a connu un regain d’activité par rapport à 2017, qui avait été une année où nous nous étions demandé si l’effort missionnaire s’essoufflait et/ou s’il fallait se concentrer plus sur le numérique. Nous avons expédié près de 6,4 millions de traités depuis notre bureau, en grande partie vers des pays francophones. Les sept pays où nous avons envoyé le plus de traités et d’autres documentations chrétiennes sont dans l’ordre: la Côte d’Ivoire, Cuba, l’Inde, le Canada, la France et ses territoires d’outre-mer, le Togo et la RDC. Ces seuls pays ont reçu plus de 90% des traités que nous avons envoyé. 2019 s’annonce intense pour nous, avec un accroissement de la cadence de commandes depuis quelques mois, au point que dans les deux premiers mois de l’année, nous avons distribué 4 fois plus de documentation en France qu’à la même date l’an passé. Dieu a bien fait les choses lorsqu’il nous a permis de construire de nouveaux locaux l’année dernière.

Malgré le fait qu’il y ait un accroissement de l’activité, Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci!) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés correctement et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/

Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des drogués, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’oeuvre que Jésus nous à enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Bon, parlons un peu des nouveaux traités nouvellement rédigés en français, et aussi ceux qui ont subi des corrections majeures récemment.

Vous pouvez consulter le contenu de ces traités en cliquant sur le titre.

Parus au cours de la dernière année:

Corrections majeures:

À paraître dans les mois qui viennent:

  • Quel chemin dois-je prendre?
  • Le christianisme, qu’est-ce que c’est?
  • La réponse à tes problèmes

Livres qui devraient paraître cette année :

  • Voici mon héritage (rédaction terminée, il reste les cartes et la mise en page)

Méditations

« Dis tout à Jésus »

Ce sont les paroles d’un cantique qui me sont venues aujourd’hui alors que je songeais (un peu découragé) à des problèmes qui me semblaient insurmontables, surtout parce qu’ils étaient reliés à de mauvaises habitudes et attitudes dans les vies de non-croyants.

Tout à coup, la pensée m’est venue de donner ces soucis à Dieu. C’est une pensée très simple. Elle me rappelle le verset qui dit: « Vous déchargeant sur lui de tous vos soucis, parce qu’il a soin de vous » (1 Pierre 5.7). Quelle merveilleuse promesse! Pourtant, souvent je n’y pense tout simplement pas! Je m’obstine à vouloir résoudre des problèmes qui me dépassent! Mais cela m’a rappelé que je ne devrais pas seulement donner me gros soucis à Dieu, mais aussi lui dire mes petits soucis, mes incertitudes, mes moments de bonheur, etc. Il veut que nous lui disions tout! Pas seulement quelques prières bien fleuries par jour…

Voici le texte du cantique. À méditer et à mettre en pratique…

Dis tout à Jésus

Es-tu lassé, rempli de tristesse ?
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Son cœur est ouvert à ta voix sans cesse.

Refrain

Oh ! dis tout à Jésus !
Dis tout à Jésus !
Oh ! dis-lui tout !
Combien son accueil est doux.
Il peut comprendre,
Il aime à t’entendre :
Dis-lui simplement tout !

Couplet 2

Il voit tes yeux rougis par les larmes :
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Il connaît ton cœur, il sait tes alarmes.

Couplet 3

Si ton passé surgit comme une ombre :
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Il peut effacer tes péchés sans nombre.

Couplet 4

Et pour demain ce que tu redoutes :
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Il est près de toi le long de la route.

À la prochaine!

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus! Dans la prochaine infolettre je vous compte d’ores et déjà vous proposer (entre autres) des livres chrétiens à lire et des liens vers des articles au sujet des saines habitudes de lecture.

Que Dieu vous bénisse tous!

Hugues Andries

Charles De Gaulle et l’apologétique chrétienne

Ceci est un texte traduit de l’anglais, paru sur le blog de Bob Goodnough. Pou voir l’original, suivez ce lien: https://flatlanderfaith.com/2018/07/23/charles-de-gaulle-and-christian-apologetics-2/

Pourquoi est-ce que je pense que parler de Charles de Gaulle aidera à comprendre le but de l’apologétique chrétienne ? Suivez-moi pendant que j’essaie de m’expliquer.

La Première Guerre mondiale s’est surtout déroulée sur le sol français, ce qui signifie que les Français ont subi le gros des morts, de la destruction et du désespoir qui ont marqué cette guerre. Après cette guerre, l’armée française et le gouvernement français ont décidé qu’ils pourraient se protéger de toute future invasion allemande en construisant des fortifications massives le long de la frontière entre les deux pays : la ligne Maginot.

Charles de Gaulle, jeune officier, s’est rendu compte que cela ne marcherait jamais. Il a averti les généraux qu’ils étaient en train de se préparer pour la guerre précédente, et que la prochaine fois que l’ennemi viendrait, il ne viendrait pas de la même façon que la dernière fois. Il a proposé qu’au lieu de fortifications stationnaires, l’armée se dote de bataillons de véhicules blindés légers : des chars en mouvement rapide qui pourraient réagir rapidement partout où une menace se présenterait. Il a même écrit un livre décrivant sa vision. Les généraux n’ont pas pris celui qu’ils considéraient comme un « arriviste » très au sérieux, mais ils ont reconnu ses capacités et l’ont honoré en formant un bataillon de ce genre, en le promouvant au rang de général et en lui donnant le commandement de celui-ci.

Le Président Lebrun en compagnie du colonel De Gaulle devant l’un des chars de son bataillon blindé

En 1939, des divisions allemandes de panzers équipées d’un nombre écrasant de chars d’assaut ont balayé la Hollande et la Belgique, puis la France. Le bataillon de De Gaulle a fait preuve de vaillance, mais il s’est trouvé en infériorité numérique et, encerclé parce que le reste du front ne tenait pas, il n’a eu que peu d’effet. Néanmoins, il était maintenant évident que de Gaulle avait raison.

Quel est le rapport avec l’apologétique chrétienne ? Considérons 1 Pierre 3.15 : « Mais sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Dieu. Et soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect auprès de tous ceux qui vous demandent raison de l’espérance qui est en vous; ». « Se défendre », ou dans certaines traductions « répondre » sont les termes français utilisés pour traduire le mot grec apologia, d’où nous obtenons le mot « apologétique ». Sommes-nous prêts à donner une réponse n’importe où, n’importe quand, à tout le monde ? Pas une réponse spécialement préparée et répétée, mais une réponse qui répond à la question posée ?

Les chrétiens ont-ils parfois l’impression d’avoir une mentalité de bunker, un peu comme les Français avec la ligne Maginot entre les deux guerres ? Nous nous cachons derrière des slogans et des phrases accrocheuses, et évitons les situations où nous pensons que nous serons peut-être confrontés à des questions embarrassantes ou même ridicules. Comment pouvons-nous nous préparer à faire face à des défis inattendus ?

Notre tâche dans la défense de la foi chrétienne n’est pas d’écarter les critiques avec de longues réponses préparées, ou même de courtes réponses préparées. Notre tâche est de répondre aux questions que les gens se posent vraiment. Tom Skinner, le prédicateur de Harlem, l’a souligné il y a quarante ans dans un livre intitulé If Christ is the Answer – What are the Questions ? (Si Christ est la réponse, Quelles sont les questions?) Tom Skinner a fait remarquer que la première question que quelqu’un pose n’est généralement pas sa vraie question. Nous devrons répondre avec des questions pour nous aider à découvrir les vraies questions que les gens se posent.

C’est la raison pour laquelle j’ai fait la comparaison avec le plaidoyer de De Gaulle en faveur d’une défense souple qui pourrait se déplacer là où le danger était présent. Nous n’utilisons pas les chars d’assaut dans l’apologétique chrétienne, nous utilisons la Bible, l’épée du Seigneur. Nous ne devrions pas l’utiliser comme une arme offensive, en tirant indistinctement sur tout ce qui semble constituer une menace.

Pierre dit de donner une réponse avec douceur et respect. Ces mots impliquent l’humilité. Nous n’essayons pas d’intimider les autres avec nos connaissances supérieures. Ils nous respecteront davantage si nous admettons que nous n’avons pas toutes les réponses. Cela pourrait ouvrir la voie à l’étude de la Bible ensemble.

Quand Dieu a promis pour la première fois la terre de Canaan à Abraham, il lui a dit en Genèse 13.17 : « Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur; car je te le donnerai. » La Bible est notre héritage aujourd’hui et nous devrions la lire de fond en comble, nous familiarisant ainsi avec les réalité du terrain, pour pouvoir ensuite montrer les points de repère aux autres.

L’analogie militaire ne peut pas raconter toute l’histoire. Les autres ne sont pas nos ennemis. S’ils agissent comme des ennemis, c’est dû à l’influence des puissances des ténèbres. Ces pouvoirs sont le véritable ennemi, et notre vocation est d’aider les gens à perdre confiance en ces forces spirituelles destructrices et à se détourner d’elles. Nous ne sommes pas engagés dans une bataille où il y aura un gagnant et un perdant, nous ne cherchons pas à marquer des points. Le but de l’apologétique est d’amener les gens à réfléchir à ce que la Bible a à dire et de laisser ensuite la Parole de Dieu et l’Esprit de Dieu faire le lourd travail d’apporter lumière et conviction dans leur cœur.

Et si les dirigeants Français avaient écouté De Gaulle ? Et si les divisions allemandes de Panzers avaient été bloquées par des bataillons de chars français aussi nombreux, bien armés et rapides qu’eux-mêmes? La Seconde Guerre mondiale aurait pu se terminer très rapidement, épargnant des millions de vies.

Et si chaque chrétien né de nouveau aujourd’hui était équipé et disposé à affronter les forces des ténèbres et à « donner une réponse » à leur foi ? Combien de vies pourraient être sauvées ?

Une génération déshéritée

Témoin anabaptiste

La semaine passée, j’ai lu un livre qui m’a profondément impressionné. Le monde en parle beaucoup du désordre de nos jours, nous avons chacun des idées très différentes sur la cause et une différence encore plus marquée au sujet de comment en sortir de ce malaise. Ce livre met en lumière les racines du problème et du remède.

Le livre est Les déshérités, de François-Xavier Bellamy. Le titre semble constituer une réplique à Les héritiers de Pierre Bourdieu, publié il y a 50 ans.

François-Xavier Bellamy est jeune, à l’âge de 28 ans seulement quand ce livre est paru en 2014, et professeur de philosophie. M. Bellamy identifie les idées de Pierre Bourdieu comme une partie importante du problème, mais trouve la racine de la pensée de Bourdieu dans les philosophies de René Descartes et de Jean-Jacques Rousseau. Descartes et Rousseau ont jeté les bases de la philosophie qui…

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Apaisement

Seule et triste, je vais, un peu perdue.
Vide et sans but, j’erre dans cette rue.
Qui me délivrera de toutes ces peurs,
Et me sauvera de toutes ces torpeurs?
Qui pourrait comprendre cette folie:
Je voudrais être à la fin de ma vie,
Comme la fleur du chemin
Qui grandit et s’éteint.
Dans le ciel, le souffle du vent balaie tous les nuages,
Ne suis-je pas, sur cette terre, un oiseau de passage?
Qui saura m’aimer telle que je suis?
Qui saura comprendre ce cœur qui fuit?
Qui essuiera mes pleurs et portera mes peines?
Qui me libérera et brisera mes chaînes?
Je ferme les yeux et m’agenouille pour prier,
Et dans ce merveilleux silence retrouvé,
Une douce paix, dans mon cœur, m’envahit,
Me laissant goûter un Amour infini…
Le Seigneur Jésus s’approche et me tend la main,
Il sèche mes larmes, m’offrant son Amour sans fin.
-Geneviève …