Les excès de la photographie

Souvent, je reçois des photos de personnes qui veulent faire ma connaissance. Ils se présentent eux-mêmes ou encore ils me montrent des membres de leur famille ou encore leur maison, leur église ou des lieux où ils ont voyagé. C’est intéressant pour moi, car cela me donne une meilleure image de leur réalité. Je vois aussi de telles photos sur les profiles WhatsApp ou Telegram de ces gens.

Pour ma part, je ne leur envoie pas de photos, car c’est contraire à mes convictions.

Laissez-moi vous expliquer pourquoi:

Je crois que la photographie de personnes n’est pas bénéfique, sauf dans un cadre officiel, car c’est presque toujours relié à l’orgueil ou à un désir d’accumuler des « souvenirs » terrestres qui ont pour effet de nous attacher plus que nécessaire à cette terre.

Je ne prends pas non plus de photos de beaux paysages ou beaux bâtiments que j’ai vus, car j’ai le sentiments que j’aurais ensuite envie de les partager pour me faire valoir.

J’utilise toutefois la caméra et des photos pour plusieurs choses:

  • Pour vendre des choses. Dans le monde d’aujourd’hui, tout le monde s’attend à voir des photos de votre voiture ou de votre chiot si vous le mettez en vente en ligne. Je trouve cela raisonnable et ce n’est pas relié à l’orgueil en général. C’est simplement pour permettre à l’acheteur de se faire une idée du produit avant de l’acheter.
  • J’aime les paysages que Dieu a créés et j’ai un intérêt pour l’histoire et la géographie, alors je mets quelques images libres de droits que je trouve sur internet dans l’en-tête de ce site ou encore comme image de profil sur les applications de messagerie. Mon sentiment personnel et que si je n’ai pas pris les photos et si ce ne sont pas des images d’hommes, elles peuvent être utiles pour rendre le site web plus accueillant sans pour autant nourrir mon orgueil ou constituer de l’idolâtrie.
  • Je n’ai aucun problème avec les photos pour les pièces d’identité officielles. Je n’ai jamais vu quelqu’un exposer leur permis de conduire ou passeport dans leur salon pour que tous puissent l’admirer.
  • Parfois (peut-être pas toujours avec discernement), j’utilise des photos pour des raisons pratiques, par exemple lorsque je vais à l’épicerie et que je ne sais pas quelle sorte d’huile, d’épice ou d’ampoule électrique ma femme voulait exactement, je lui envoie des photos des options, ce qui lui permet de rapidement m’indiquer quel produit exact elle aimerait que j’achète. Là encore, c’est strictement pratique: il n’y a pas d’idolâtrie, de grossièreté ou d’orgueil dans ces actions à mon avis.

Je ne condamne pas ceux qui m’envoient ces photos. Je crois que souvent leurs motifs sont innocents et purs, surtout s’ils n’ont pas cherché la volonté du Seigneur quant à cet aspect de la vie.

Toutefois, je vous encourage tous à méditer à ce sujet. Si vous prenez un égoportrait (selfie), croyez-vous que c’est de l’humilité? Croyez-vous que cela rend gloire et hommage à Dieu, votre Créateur? Ou est-ce plutôt la créature qui essaie de s’élever et de « s’immortaliser »?

Voici quelques textes qui étayent les raisons bibliques pour lesquelles nous, les chrétiens, avons ces convictions:

Le principe de simplicité exige que la vie ne soit pas encombrée de choses qui ne sont pas nécessaires.  La photographie soustrait à la ferveur chrétienne plutôt que d’en ajouter.  Il y a quelques raisons pourquoi les chrétiens non conformés au monde devraient rejeter la photographie pour l’usage personnel :

(1) C’est l’orgueil de la vie (1 Jean 2.16) qui est au fond de son attrait.  Que l’on photographie quelque chose ou que l’on soit photographié, c’est généralement l’orgueil de l’homme qui est le facteur déterminant.  Jésus a enseigné qu’un chrétien doit renoncer à lui-même pour être son disciple ; la photographie fait plutôt la promotion de soi-même (Matthieu 16.24).

(2) Elle est prisée parmi les hommes (Luc 16.15).  Dans beaucoup de foyers, si on juge par le grand nombre de photographies en vue, elle constitue une forme d’idolâtrie.  Les photographies de paysages sont aussi très élevées parmi les hommes.  Souvent, les photographies constituent des «trésors sur la terre» (Matthieu 6.19-20).

(3) La photographie peut coûter cher et exige qu’on dépense de «l’argent pour ce qui ne nourrit pas» (Ésaïe 55.2).

(4) Elle se prête à la folie et aux poses inconvenantes.

(5) L’esprit et les mobiles qu’accompagnent souvent la photographie seraient inclus sous la prohibition trouvée dans Deutéronome 5.8 et Exode 20.4 : «Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.»  Romains 1.25 aussi nous avertit de ne pas adorer ni servir la créature au lieu du Créateur.

Cependant, la photographie peut être utile, nécessaire et n’est pas forcément accompagnée d’orgueil lorsqu’elle est utilisée à des fins d’affaires ou pour des documents légaux (identité).

(Tiré du livre: Doctrine et pratique bibliques)

Voici un traité qui résume une vision biblique de la photographie:

Les qualités d’un père pieux

Le rôle d’un père dans le développement de ses enfants est d’une telle importance qu’on ne saurait trop le souligner. Il joue un rôle majeur dans la formation de leur impression de Dieu le Père. Il est de sa responsabilité de prendre leurs mains et de les placer dans la main de Dieu. S’il est autoritaire et légaliste, ses enfants risquent de se recroqueviller devant Dieu et de penser qu’ils ne pourront jamais lui plaire. S’il est laxiste en matière de discipline et fait comme Héli dans l’Ancien Testament et ne retient pas ses enfants, ceux-ci risquent de ne pas voir en Dieu l’autorité absolue avec laquelle il faut compter. S’il fait bien son travail, ses enfants verront Dieu avec révérence, confiance et gratitude.

Un père pieux est un homme de foi qui voit Dieu dans la vie quotidienne. Il croit que Dieu contrôle les circonstances de la vie et que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein » (Romains 8.28). Sa confiance en son Père céleste fait de lui une influence stable et fiable sur sa famille. Il trouve de nombreuses occasions de diriger sa famille vers Dieu pour obtenir des réponses et de l’aide. L’admiration qu’il éprouve devant les œuvres puissantes de Dieu inspire la même chose à ses enfants.

L’humilité est une qualité importante à posséder pour un père. Elle l’aide à se rappeler qu’il est un homme sous l’autorité, plus qu’en autorité (Matthieu 8.9). Il répond à son chef. « Mais je veux que vous sachiez que Christ est le Chef de tout homme » (1 Corinthiens 11.3). Cette conscience fait beaucoup pour tempérer ses paroles et ses actions. Il ne s’attend pas à ce que sa femme et ses enfants le respectent et se soumettent à lui plus qu’il ne respecte et ne se soumet à Dieu. S’il permet la désobéissance à Dieu dans sa vie personnelle, il sait qu’il ne peut pas attendre autre chose de ses enfants.

Pour remplir correctement son rôle dans l’ordre de Dieu, un père doit avoir un sens aigu du bien et du mal. Cette boussole morale sert à maintenir sa famille sur la bonne voie dans les vents d’erreur. Il ne tolérera pas, mais disciplinera, la malhonnêteté de ses enfants. Son amour pour les principes de la vérité l’amènera à suivre les instructions de Deutéronome 6.7. « Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu te tiendras dans ta maison, quand tu marcheras en chemin, quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras ». Ses admonitions ne seront peut-être pas toujours entendues par ses enfants, mais il restera calmement stable face à l’opposition. Il pose un fondement sur lequel ses enfants pourront revenir lorsqu’ils céderont à l’appel de leur Père céleste. Cette similitude de voix entre leur père terrestre et leur Père céleste est particulièrement importante.

La reconnaissance de la miséricorde de Dieu à son égard aidera un père à être miséricordieux envers ses enfants. Bien qu’il ne soit pas permissif envers le péché, Dieu lui apprend à faire preuve de miséricorde, comme dans Habacuc 3.2, « Dans ta colère souviens-toi d’avoir compassion ! » Le respect est généré par la qualité de la miséricorde.

Un sage père ne crée pas de résistance inutile chez ses enfants. Il cherche l’inspiration auprès du trône de la grâce pour savoir comment gérer la rébellion. Il ne s’entêtera pas à résister à ses enfants dans le but de maintenir sa réputation personnelle. L’approbation de Dieu est bien plus importante pour lui.

L’obéissance du patriarche Abraham à Dieu était prompte et inébranlable lorsque des choses difficiles lui étaient demandées (Genèse 17.11, 26 ; 22.1-3). Son exemple a ouvert la voie à ses enfants. Était-ce la raison pour laquelle Dieu lui a donné la recommandation suivante : « Car je l’ai connu, afin qu’il commande à ses enfants, et à sa maison après lui, de garder la voie de l’Éternel, pour faire ce qui est juste et droit » (Genèse. 18.19) ? L’obéissance s’enseigne autant par l’exemple que par les mots.

Il incombe au père de subvenir aux besoins temporels de sa famille, mais il doit se prémunir contre le levain de la convoitise avec toute la diligence requise. Trop d’enfants ont manqué de bons moments avec leur père parce qu’il était à la recherche de gains financiers. Un corbillard ne tire jamais une remorque jusqu’au cimetière. Aucun de nos biens terrestres ne nous suivra dans notre tombe. La bénédiction d’un lien familial étroit est bien plus importante que la richesse. C’est elle qui donne à la vie son véritable sens et qui nous porte dans les moments difficiles.

Un père pieux a un cœur tendre et est affectueux. Il se donne sans compter à ses enfants et à leurs besoins. Ils savent qu’ils peuvent s’adresser à lui et qu’il prendra le temps de les écouter et de les aider. Le lien qu’il tisse avec ses enfants lorsqu’ils sont petits lui sera d’un grand secours pour les années d’adolescence, parfois turbulentes.

Le père doit être un homme de prière, qui passe beaucoup de temps en secret avec le Seigneur. Heureux les enfants qui gardent le souvenir d’avoir vu leur père à genoux dans son lieu de prière. Ces hommes conduisent leur famille dans le culte de Dieu, à la maison dans les dévotions familiales et dans la fréquentation fidèle de l’église. Les enfants saisissent la vision et l’appréciation de leur père pour l’Église de Dieu. Ce père ne résiste pas à l’autorité de l’Église donnée par Dieu et ne critique pas ses dirigeants.

Au fur et à mesure que les enfants grandissent, le temps vient où le père doit lâcher prise, prendre du recul et leur donner confiance, dans les choses matérielles comme dans les choses spirituelles. Les enfants ont besoin d’apprendre la responsabilité, et cela ne se produit pas si le père garde le contrôle trop longtemps. Des erreurs seront commises, mais le temps perdu à faire des réparations ou des corrections est souvent largement compensé par le bénéfice à long terme d’une précieuse leçon apprise.

Malgré les meilleures qualités et les meilleurs efforts d’un père, son fils ou sa fille peut devenir un prodigue. Chacun fera son propre choix pour la vie. La douleur dans le cœur du parent d’un prodigue peut difficilement être décrite par des mots. Le père sage dont parle Jésus dans Luc 15 a permis à son fils de partir et ne l’a pas suivi jusqu’au pays lointain pour le convaincre de revenir à la maison. Il ne contrôlait pas. Il savait que ce devait être l’œuvre de Dieu et la décision personnelle de son fils s’il devait revenir. Son amour pour son fils est resté inébranlable, et lorsque le fils est revenu, aucune de ses bêtises n’a été mentionnée ou retenue contre lui. Le fils a été pardonné.

Un autre appel important est celui des pères spirituels dans la maison de Dieu. Qu’un homme ait ou non des enfants biologiques, il peut occuper une place très importante dans le développement de la santé spirituelle de la fraternité. En fait, dans certaines situations, il peut avoir une porte plus ouverte qu’un parent. « Car, vous auriez dix mille maîtres en Christ, que vous n’auriez pas plusieurs pères ; car c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ, par l’Évangile » (1 Corinthiens 4.15). Puissions-nous, nous qui sommes pères, nous encourager aux qualités nécessaires pour remplir notre appel et notre responsabilité, et que Dieu bénisse tout père fidèle.

Ministre Greg Wenger, de l’assemblée d’Arthur, en Illinois, É.-U.

Paru dans le Messager de vérité, Vol 119, no. 11 , 2 juin 2021

Les Éditions de l’Évangile

Un souper à Béthanie

Écrit à Pâques en 2021, par le frère Karlos Isaac

Au chapitre 11 de l’Évangile selon Jean, nous lisons l’histoire de Lazare, ressuscité d’entre les morts. Jésus dit à Marthe : « Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. » Plus tard, alors que Marthe s’opposait à l’ouverture de la tombe, il lui dit : « Ne t’ai-je pas dit, que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? »

Il me semble que c’est un message qui s’applique fort bien de nos jours. Dieu a permis une situation dans laquelle le monde entier peut voir sa gloire.

Plus tôt, Jésus avait dit aux disciples que cette maladie n’était pas pour la mort, mais pour que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.

Aujourd’hui, étant donné que nous sommes à Pâques, le vendredi où nous commémorons la mort de Christ, il me semble que le monde a l’occasion de glorifier le Fils de Dieu comme jamais auparavant. Je ne pense pas que ce soit une coïncidence si cette pandémie a atteint un niveau critique exactement pendant le temps de Pâques. Cela montre pour moi la grande miséricorde de notre Dieu. Chaque jour, dans son grand amour, Dieu nous montre sa gloire dans des choses inattendues. Après la résurrection de Lazare, beaucoup ont cru en Christ. C’était le résultat de la foi. Cela a démontré que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »

« Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare qui avait été mort, et qu’il avait ressuscité. On lui fit là un souper, et Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. » (Jean 12. 1-2)

Imaginons ce souper. J’imagine que c’était un souper très extraordinaire. Lazare et ses sœurs ont probablement préparé un repas très spécial. Ils ont peut-être dépensé plus d’argent qu’ils n’en avaient jamais déboursé pour un souper. Ils ont passé toute la journée à confectionner ce repas. Il y avait un esprit de bénédiction et de félicité dans leur maison ce jour-là. Ce n’était pas un esprit de grande fête, avec de la musique, du vin et des danses. Ils ne criaient pas à qui mieux mieux en préparant le repas. Je pense que l’esprit dans cette maison était comme un calme céleste. Il y avait une bénédiction d’en haut que l’on pouvait ressentir en franchissant le seuil. Ils parlaient doucement. Ils parlaient avec patience et amour. Tantôt, on pouvait entendre un chant de louange venant de la cuisine. Tantôt, Lazare s’arrêtait de travailler, sortait et regardait un nuage au loin. Marie venait à ses côtés, posait sa main sur son épaule, et ils passaient quelques instants en silence. Marthe regardait dehors pour voir si Jésus arrivait sur la route.

L’arrivée de Jésus fut un rassemblement joyeux. Lazare et Jésus s’embrassèrent comme des frères. Lorsqu’ils se mirent à table, Lazare s’assit à côté de Christ à table. Ils avaient invité des amis, apparemment, car il est dit qu’il était l’un de ceux qui étaient assis à table. J’imagine qu’ils parlaient à voix basse. Parfois, l’un des disciples racontait une histoire de ses aventures, et ils riaient tous. Cependant, pendant le dîner, il y avait un air très émouvant. En regardant le visage de Lazare, on pouvait voir un mélange d’émotions. On pouvait voir une profonde compréhension de chaque mot que Jésus disait. On pouvait voir l’esprit de quelqu’un qui se sentait très indigne. On pouvait voir, parfois, une certaine nostalgie sur son visage, lorsque Jésus-Christ parlait du ciel. Il a hoché la tête quand Jésus a dit : « mais moi, vous ne m’aurez pas toujours ».

La nouvelle s’est répandue parmi les habitants de Béthanie qu’il y avait un souper à la maison de Lazare, la maison du grand miracle. Beaucoup de gens sont venus pour voir Jésus, mais aussi pour voir Lazare, le ressuscité. Nombreux sont ceux qui ont cru en Jésus cette nuit-là. Ils ont cru en partie grâce au miracle qui avait été accompli, mais aussi en partie à cause du témoignage qu’ils ont ressenti cette nuit-là dans la maison de Lazare. Ils ont vu le calme sur son visage. Ils ont senti l’esprit céleste qui remplissait la maison. Ils ont commencé à avoir dans leur cœur un grand désir de vivre eux aussi la paix et la tranquillité qui planait sur cette maison.

Aujourd’hui, les croyants fidèles, qui ont été sauvés de la mort du péché, qui sont sortis de la caverne obscure au son du grand appel « Sortez ! », peuvent préparer un souper pour Christ. Si nous avons ce sentiment d’indignité dans nos cœurs, nous allons faire tout notre possible pour lui préparer un souper très spécial. Nous allons nettoyer chaque pièce de notre cœur, mettre une nappe propre sur la table, et y placer les meilleurs fruits que nous pouvons acheter. Non pas que nous puissions jamais être en mesure de payer le prix, même si le souper est merveilleux, mais plutôt pour dire que nous reconnaissons que nous sommes indignement ressuscités, et que nous voulons rendre grâce à notre frère Jésus-Christ, qui a accompli ce miracle étonnant. Nous nous souvenons de l’obscurité de notre chute dans la maladie du péché. Nous nous souvenons du désespoir que nous avions, nous demandant s’il n’y avait pas de remède. Nous nous souvenons de ce moment de joie incroyable, lorsque nous avons entendu la voix puissante du Seigneur, et que nous sommes sortis de la grotte. Voilà pourquoi nous balayons le sol, pourquoi nous lavons tous les plats. C’est grâce à cette force que nous chantons un cantique en travaillant. C’est pourquoi nous invitons nos voisins, parce que notre ami Jésus va dîner avec nous ce soir ! Voilà la raison du sentiment d’émerveillement et d’admiration qui remplit nos cœurs lorsque nous nous rappelons ces mots : « Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu ? »

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La planète terre et le brouillard du futur

Traduction de : Planet Earth: Future Haze
publié le 19 SEPTEMBRE 2020 par CHRISTINE GOODNOUGH sur ce site: https://christinegoodnough.com/2020/09/19/planet-earth-future-haze/

[Voici un article que je publie suite à plusieurs jours de discussions et de prières au sujet des doctrines insidieuses qui gangrènent les cercles chrétiens. cette article explique les origines de certaines de ces hérésies. Celles-ci s’accompagnent très souvent d’une croyance que l’Église visible de Dieu n’a pas survécu jusqu’à nos jours et que nous sommes prédestinés et ne pouvons pas perdre le salut. Il s’en suivrait que des pans entiers des enseignements du Nouveau-Testament ne s’appliqueraient plus aujourd’hui. Par exemple, pourquoi se soucier des âmes des perdus ou de notre témoignage, si de toute manière tous ceux qui doivent être sauvés le seront?]

La doctrine prémillénariste dormante commence à se développer

Selon Dave MacPherson dans son livre, The Incredible Cover-Up (© 1975 par Logos International), il y avait déjà une mouvance prémillénariste dans les colonies américaines avant 1830. Elle a quelque peu augmenté au milieu des années 1800, avec des courants issus d’un mini renouveau charismatique en Écosse et en Angleterre, ainsi que les disciples de John Nelson Darby. Elle a réellement commencé à s’imposer pendant la guerre civile et, dans les années 1870, beaucoup de gens ont commencé à dire que c’était la seule interprétation biblique valable concernant la fin des temps.

John Nelson Darby a eu un énorme impact sur la pensée des chrétiens évangéliques. Né en 1800, Darby est devenu prêtre dans l’Église d’Angleterre en 1826, mais après un certain temps, il a été accablé par le mécontentement qu’il ressentait dans sa propre vie chrétienne. Il a vécu une expérience qui lui a fait comprendre que le salut ne peut jamais être gagné ; il ne vient que par la foi en Jésus-Christ. Il se sentait purifié et libéré du péché. Il a ensuite commencé à attaquer l’Église d’Angleterre parce qu’elle ne l’avait pas guidé correctement.

Selon le livre de Douglas Frank, les chrétiens de cette époque, surtout aux États-Unis, étaient optimistes, voyant l’Église chrétienne comme une armée « marchant triomphalement pour répandre l’Évangile et inaugurer le règne de mille ans ». Comme dans le cantique en , « Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur ». Les évangéliques étaient prêts à fouler aux pieds ces raisins de la colère : l’esclavage, l’alcool et tous les autres péchés qu’ils considéraient comme des entraves pour le royaume à venir.

Jésus a dit : « … sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » Matthieu 16.18

Darby n’était pas d’accord. « L’Église est en ruines », affirma-t-il. Selon lui, l’Église établie était irrémédiablement brisée et les croyants qui voulaient continuer la vraie foi chrétienne devaient abandonner les Églises et se rassembler en petits groupes de croyants sans organisation ni titre officiel. S’appelant eux-mêmes « Chrétiens rassemblés au nom du Seigneur », le groupe est devenu connu sous le nom de « Plymouth Brethren » (ou frères de Plymouth).

L’Église, successeur spirituel d’Israël

C’était une croyance communément acceptée avant l’époque de Darby. Les pré-, post- et a-millénaristes étaient d’accord : Israël a cessé d’être le peuple de Dieu lorsqu’ils ont rejeté Christ, et l’Église est devenue le successeur spirituel d’Israël. Les théologiens et les prédicateurs ont enseigné que tous les croyants sont maintenant le peuple de Dieu, qu’ils soient juifs ou païens. Comme l’écrit l’apôtre Paul :

« Ici il n’y a ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni Barbare ni Scythe, ni esclave ni libre; mais Christ est tout en tous. Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience; Vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a quelque sujet de plainte contre l’autre. Comme Christ vous a pardonné, vous aussi, faites de même. Mais par-dessus toutes choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. » Colossiens 3.11-14

Darby rejeta également cette croyance. Il affirma plutôt que l’Église chrétienne est le royaume céleste de Dieu et qu’Israël est encore et toujours le peuple terrestre de Dieu. Même si les Juifs ont été infidèles en respectant les lois de Moïse, Darby a dit que Dieu ne peut retirer sa promesse de faire d’Israël (les Juifs) une grande nation. Un jour. Il faut juste comprendre les temps fixés pour tout cela.

« La seule explication crédible de l’Écriture »

En analysant et en « exposant justement » (dispensant avec droiture), il a accouché de la doctrine du dispensationalisme. Cette doctrine divise l’histoire en six époques différentes, ou dispensations. La Bible, pour les érudits qui ont adopté ses idées, est devenue comme un puzzle dont les différents versets ont été soigneusement divisés et reconstruits en époques « faciles à comprendre ». Ma compréhension est floue ; un vrai spécialiste de la Bible qui suivrait la pensée de Darby pourrait certainement mieux vous expliquer ceci.

Le temps d’Adam et Ève et de leurs descendants est une dispensation. Le temps de Noé et de son arche en est une autre; le temps d’Abraham, d’Isaac et de Jacob en est une autre. Le temps où Israël s’est installé en Terre promise et est devenu un pays en est une autre. (Je pense que le temps de Jésus sur terre fait partie de cette ère.) Nous avons ensuite l’ère de l’Évangile, c’est-à-dire le temps depuis Christ, qui, selon ces enseignants, est une interruption du plan de Dieu. Le futur « Règne de mille ans de Christ sur la terre » est considéré comme une autre dispensation. Je ne les ai peut-être pas tous écrits tels qu’ils sont enseignés aujourd’hui, mais cela vous en donne peut-être une idée générale.

Ici, en Amérique du Nord, un théologien, ministre et écrivain du nom de Cyrus Ingerson Scofield a saisi la vision du dispensationalisme. Il a estimé que c’était la seule explication crédible pour de nombreux passages de la Bible et a entrepris de la publier. Sa Bible de référence Scofield annotée, avec ses explications et ses références croisées, est devenue un best-seller et, sans surprise, le dispensationalisme a été largement accepté par les évangéliques en Amérique du Nord.

L’enlèvement : Secret ou ouvert ?

Les voitures s’écrasent, les avions tombent du ciel, les enseignants, les ouvriers, les étudiants disparaissent dans un pouf ? Selon la pensée « l’enlèvement secret », Oui. Selon d’autres interprétations de la prophétie, Non. Quand Jésus reviendra sur cette terre, tout le monde le saura.

La vision a-millénaire est que lorsque Jésus reviendra dans les nuages, l’archange sonnera de la trompette et tous les enfants de Jésus seront rassemblés avec lui pour la gloire. L’enlèvement sera une chose unique, ouverte à tous. À ce moment-là, la terre et la mer rendront leurs morts et les responsables de sa crucifixion « regarderont celui qu’ils ont percé ». Ceux qui l’ont rejeté seront si consternés et effrayés qu’ils « crieront aux rochers et à la colline pour les couvrir » de son visage.

Quant au « temps de la grande tribulation » annoncé par Jésus, il me semble qu’il a eu lieu principalement lors de la destruction de Jérusalem. Les chrétiens de ce jour-là ont effectivement abandonné la ville, comme Jésus les en a avertis, lorsqu’ils ont vu l’armée romaine se rassembler autour d’elle. (Dans une certaine mesure, cette tribulation se poursuit depuis, car les chrétiens ont été persécutés et beaucoup le sont encore).

L’idée post-millénaire est à peu près la même. Quand Jésus reviendra, « tous les yeux le verront ». Ils comprennent, d’après diverses écritures, qu’il reviendra sur terre à la fin d’une période de grande tribulation (qui se déroule actuellement) et établira son royaume, mais ils disent que c’est l’église elle-même qui inaugurera ce millénaire de paix. Comme je l’ai déjà dit dans un article précédent, cette théorie a pratiquement disparu.

La théorie pré-millénaire : Quatre camps différents

Selon Dave MacPherson, il y a quatre positions concernant le millénaire à venir :

  • ceux qui épousent la théorie du « pré-trib » (prétribulation) disent qu’il y aura un Ravissement secret où tous les chrétiens venus de la terre rencontreront Jésus avant que le temps de la tribulation n’arrive, afin qu’aucun chrétien n’ait à souffrir des catastrophes naturelles et de la guerre qui s’abattront sur cette terre.
  • Ceux qui pensent « mi-trib » voient l’Enlèvement arriver quelque part au milieu de ces sept années de tribulation.
  • Ceux qui épousent la théorie « post-trib » pensent que l’enlèvement va venir à la fin de ces sept années de tribulation.
  • Les rapturistes partiels qui croient qu’il y aura plus d’un enlèvement, qui peut se produire à plusieurs moments avant/pendant/après le moment de la tribulation.

« L’enlèvement pré-tribulation » était inconnu avant que Darby ne rende visite à une jeune fille écossaise de quinze ans qui, en 1830, a eu une vision du retour de Jésus. À partir de sa vision d’un groupe choisi de chrétiens emportés en secret, Darby a construit son enseignement « pré-trib ». Selon Douglas Frank, Darby est venu en Amérique du Nord à sept reprises entre 1862 et 1877 pour partager son système doctrinal avec les évangéliques et cela a pris de l’ampleur. Les chrétiens étaient heureux d’apprendre qu’ils seraient éloignés de la terre avant les malheurs à venir.

De retour en Angleterre, tous ses confrères de Plymouth qui n’étaient pas d’accord avec lui sur ces doctrines étaient menacés d’excommunication et de punition éternelle. Pour autant, au fil des ans, les Frères de Plymouth ont connu divers schismes qui ont abouti aux groupes PB 2, PB 3, PB 4, etc. Nous avons rencontré un jour un couple des Frères de Plymouth 4, et c’était un groupe très strict. Entre autres, ils avaient des réunions chrétiens tous les soirs – et vous feriez mieux d’y être !

Dave MacPherson, un enfant de prédicateur et petit-enfant de prédicateur, a grandi en entendant des discussions sur les prophéties. Cependant, il a découvert que les professeurs de la Bible n’étaient pas très ouverts à d’autres points de vue que le leur :
« À l’époque où j’allais à l’institut biblique, j’ai appris à la dure qu’il existe des écoles d’interprétation prophétique très divergentes. Je discutais de la prophétie à différents moments avec d’autres étudiants et j’évoquais des points de vue qui différaient en plusieurs points de la position officielle de l’école. Cela a finalement abouti à mon licenciement ».

Jésus n’a-t-il pas réussi à établir le royaume que Dieu voulait ?

Une partie de cette réflexion prémillénariste repose sur l’idée que Jésus avait prévu d’établir le royaume, mais lorsqu’il a été rejeté, ce plan a été abandonné.

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« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné… » appliqué à la première visite de Jésus sur Terre.
Mais… « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu… »

Ainsi, selon la pensée prémillénariste, lorsque la nation juive a rejeté Jésus et l’a fait disparaître, il est remonté au ciel et le plan B a été mis en œuvre. Ou bien le plan B a-t-il toujours été le vrai plan parce que Dieu savait que Jésus serait rejeté ? Cela dépend de l’érudit de la Bible qui enseigne.

Le plan B, qui varie lui aussi selon la personne qui l’explique, est que Jésus reviendra deux fois (ou peut-être trois fois) avant que son travail sur terre ne soit terminé. Il viendra pour son Église (secrètement ou non, une ou deux fois.) Ensuite, sept années de graves tribulations s’abattront sur la terre. Puis il reviendra ouvertement, amenant tous les saints avec lui, et installera son siège à Jérusalem. Lui et ses saints régneront sur toute la terre. Israël redeviendra une grande nation. Tous les peuples de la terre lui obéiront.

En 1919, J.C. Masee a écrit :
« Je ne cherche pas une résidence immédiate au Ciel. Je m’attends à n’y être que peu de temps et puis je reviendrai avec lui pour vivre sur une terre rachetée, et régner ici avec lui sur la terre. J’aurais le regret de croire que je devrais passer mes mille ans au ciel. La récompense des saints est d’avoir le privilège de revenir avec Jésus pour régner ici sur les nations avec lui.
(École Biblique de Philadelphie)

Selon eux, à la fin du règne millénaire (le Millénium), il y aura une rébellion majeure menée par les satanistes et Jésus l’écrasera totalement. Puis viendra le grand jour du Jugement dernier. La terre et le ciel actuels disparaîtront ; dans un nouveau ciel et une nouvelle terre, Jésus prendra son trône légitime et « l’empire est mis sur son épaule et son royaume sera éternel ».

Car voici, le Royaume de Dieu est en vous.

Comme vous pouvez le deviner, je n’accepte pas la pensée prémillénariste de notre époque, et je n’accorde pas non plus beaucoup de foi aux spéculations prophétiques dans leur ensemble. Je suis bien plus concerné par AUJOURD’HUI. Ce qui viendra, viendra. Je crois que beaucoup de chrétiens ressentent un peu la même chose : il est intéressant de spéculer, mais tant de versets peuvent être compris de différentes manières, au sens propre ou figuré. La chose la plus importante est : « Que dois-je savoir pour vivre ma vie chrétienne aujourd’hui ?

Je mettrai en vous mon Esprit, et je ferai que vous marchiez dans mes statuts, et que vous gardiez mes ordonnances pour les pratiquer. – Ézéchiel 36.27

Une réunion fraternelle

J’aime beaucoup ce récit qui nous montre un peu mieux comment la vrai foi a été gardée en divers lieux, jusqu’à nos jours.

Témoin anabaptiste

Le Martyrs Mirror. aux pages365-366, cite un livre ancien de Balthasar Lydius avec les informations suivantes qui sont arrivées au 16me siècle:

Bref récit de la façon dont, par l’intermédiaire de certains Moraves capturés par les Turcs et venus à Thessalonique en Turquie, les chrétiens de Thessalonique obtinrent des informations selon lesquelles vivaient en Moravie leurs frères dans la foi, appelés anabaptistes; et comment, afin de rechercher la vérité de l’affaire, ils ont envoyé trois de leurs frères en Moravie, en Turquie.

«Je soussigné témoigne qu’en Moravie a vécu avec moi, pendant trois ans, un homme de nos frères, âgé d’environ cent ans, nommé Léonard Knarr, qui m’a raconté qu’en son temps, quand il était serviteur dans la maison commune de l’église commune de Popitz, sous le serviteur, Hans Fuhrman, trois frères de l’église de Thessalonique ont été envoyés en Allemagne pour s’enquérir de leurs frères dans la foi, qui…

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Infolettre printemps 2021 des Éditions de l’Évangile

Éditions de l’Évangile

Courriel : orders@gospelpublishers.ca

Infolettre printemps 2021 (pour la version PDF avec images, rendez-vous sur sur la page les-editions-de-levangile ou sur : t.me/editionsdelevangile) et abonnez-vous!

Nouveaux Livres

Les Trente-trois articles de foi

Ces articles, écrits au 16e siècle et tirés du Miroir des Martyrs (Martyrs Mirror), incarnent et expliquent la foi historique pour laquelle des milliers de martyrs ont donné leur vie.

145 pages ; broché ; Les Éditions de l’Évangile. 9,50$

L’Église ignorée

Edmond Broadbent. Ce livre cite de nombreuses sources historiques et est aussi cité par plusieurs auteurs de l’Église. Il intéressera tous ceux qui étudient et chérissent l’histoire de l’Église de Dieu.

449 pages ; broché ; Éditions Impact. 32,75 $

Un capitaine pour Hans

Rebecca Martin. (Pour adolescents) Le tumulte de la Réforme a balayé la Suisse, et l’Église réformée de Zwingli a arraché à l’Église catholique le contrôle de plusieurs cantons. Un capitaine pour Hans nous fait revivre dans le monde des anabaptistes persécutés dans les années 1630. Découvrez comment des gens ordinaires comme les fermiers et les fromagers sont devenus prêts à tout abandonner pour vivre la vraie foi.

230 pages ; broché ; Éditions Lampe et Lumière. 6,25 $

Au pays du soleil

Christine Roy. Palko, confié à des étrangers et ne sachant rien de ses vrais parents, trouve la paix et la sécurité dans le Seigneur Jésus. Dans sa « vallée du soleil » en Tchécoslovaquie, il éprouve de la joie en dirigeant le père Malina vers le « pays du soleil » là-haut.

163 pages ; broché ; Éditions Lampe et Lumière. 4,95 $

Le voyage du pèlerin

John Bunyan. L’excellente histoire de Chrétien qui quitte la ville de la destruction et part en voyage, abandonnant sa vie terrestre pour affronter les épreuves successives de la vie chrétienne. Ce livre a inspiré d’innombrables croyants depuis qu’il a été écrit dans une cellule de prison il y a de nombreuses années.

221 pages ; légèrement abrégé pour le lecteur moderne. Broché ; Éditions CLC. 19,95 $

Un berger médite le Psaume 23

Phillip Keller. Directement de la plume de celui qui a passé une grande partie de sa vie à développer et à gérer des ranchs de moutons. L’auteur jette un regard inspirant et rafraîchissant sur l’une des portions les mieux aimées de l’Écriture.

160 pages ; broché ; Salvator. 14,95 $

Un berger apprend les leçons d’un chien de berger

Phillip Keller. L’auteur d’Un berger médite le Psaume 23 s’inspire de ses expériences avec son chien de berger pour illustrer la confiance, le dévouement, l’obéissance, la fidélité et la discipline. Une histoire intéressante avec une application édifiante.

96 pages ; broché ; Salvator. 13,95 $

Dans le ventre de la baleine

James Lowry. Des histoires vraies tirées du Miroir des Martyrs (Martyrs Mirror) et racontées par des croyants qui ont été emprisonnés et ont souffert pour leur foi. Le texte est accompagné d’illustrations tirées de livres de l’époque.

130 pages ; broché ; Éditions Lampe et Lumière. 3,50 $

À paraître prochainement…

Voici mon héritage

Facile à lire pour les adolescents et ceux qui ont une connaissance limitée de l’histoire de l’Église. Retrace l’histoire et la lignée de l’Église depuis la Pentecôte jusqu’à nos jours. Vers la fin, une attention particulière est accordée à la croissance et au développement de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. Illustré, avec des cartes et des chronologies. Broché. Éditions de l’Évangile

À paraître dans 1-2 ans :

Hymnes Chrétiens

Un recueil de 494 cantiques de tous genres en shape notes. Son élaboration a débuté il y a près de 20 ans. Nous espérons bientôt pouvoir commencer à demander la permission des ayants droit pour les cantiques soumis aux droits d’auteurs. Relié. Éditions de l’Évangile.

L’Église immuable

Ben Giesbrecht. C’est une histoire complète de l’Église qui se lit assez facilement. Ce livre retrace l’histoire des personnes qui ont vraiment cherché à suivre Christ et ses enseignements depuis l’époque de l’Église primitive jusqu’à nos jours. Les quatre sections racontent l’histoire de l’apostasie et de la montée en puissance des Églises d’État, la persécution des vrais chrétiens à travers les âges, la migration de l’Europe vers l’Amérique du Nord et la formation de l’Église de Dieu en Christ (mennonite) telle que nous la connaissons aujourd’hui. Broché. Éditions de l’Évangile.

Livre de recettes des assemblées du Québec

Ce livre de recettes se veut un aperçu du mélange des cuisines canadienne-française, mennonite traditionnelle, tex-mex et autres cuisines internationales que l’on peut déguster dans les différentes maisons de notre assemblée. Premier livre de recettes en français dans l’Église. Reliure spirale.

La publication d’autres livres édifiants ainsi que d’un recueil de chants pour les jeunes est projetée. Si Dieu le veut, il y aura aussi de plus en plus de livres provenant d’autres éditeurs.

Livres déjà publiés (rappel)

Confession de foi et Manuel de la conférence

Pour les ministres ordonnés de l’Église de Dieu en Christ, mennonite.

102 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 10,25 $

Doctrine et pratique bibliques

Une exposition des doctrines de la Bible telles qu’elles sont comprises et pratiquées par l’Église de Dieu. Ce livre explique clairement tous les principes majeurs de notre foi en citant les Écritures qui en sont clairement la base. Il fait aussi référence à certains écrits doctrinaux historiques pour démontrer l’historicité de notre foi. Les articles contiennent un enseignement doctrinal clair ainsi que des explications sur leur pratique actuelle. Cet ouvrage est recommandé à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les doctrines de la Parole de Dieu et leur mise en pratique.

170 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 10,75 $

Sélections d’Hymnes Chrétiens

170 cantiques sans droit d’auteur sélectionnés pour être chantés lors de réunions d’évangélisation, de chants par les jeunes et toute autre occasion d’adorer Dieu. 164 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 2,75 $

Une étude de la doctrine chrétienne

Un bon livre à donner aux personnes qui commencent à se familiariser avec l’Église : les doctrines essentielles sont présentées sous une forme plus lisible que dans le livre Principes de foi.

56 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 3,50 $

Principes de foi

Un livret contenant des explications concises de 37 doctrines et principes de foi. Chaque article est étayé par des références bibliques. Il convient à l’étude de la doctrine et est recommandé pour ceux qui cherchent la vérité, dans nos assemblées ainsi que dans les missions. Pour une lecture doctrinale plus approfondie, privilégier le livre Doctrine et pratique bibliques.

94 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 4,50 $

Le défi de la vie chrétienne

Un cours d’étude biblique pour les jeunes et les adultes. Les leçons sont divisées en trois sections : La croissance chrétienne, le combat chrétien et le défi de la vie chrétienne. Les Écritures sont citées en entier dans le corps de la leçon, ce qui met l’accent sur l’étude de la Bible plutôt que sur une simple étude thématique. Les 25 leçons sont bien présentées et sont pertinentes et édifiantes pour la vie chrétienne.

96 pages ; broché ; Éditions de l’Évangile. 4,25 $

Il y a aussi plusieurs bibles en français en vente chez les Éditions de l’Évangile.

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La Parole de Dieu nous suffit

[Article paru récemment sur le site Témoin anabaptiste. J’apprécie cette vision. Je me permets d’ajouter quelques pensées. Trop de chrétiens aujourd’hui sont fascinés par les prophéties et les rêves, mais se soucient peu de l’essentiel: la vie quotidienne. Dans l’Église de Dieu, c’est le contraire. On se soucie peu des choses à venir sur lesquelles nous n’avons aucun pouvoir, mais plutôt, nous cherchons à vaincre le péché dans nos vies aujourd’hui et être un témoignage pour Jésus. Au sein de l’Église, nous ne parlons pas souvent des prophéties, néanmoins, ce soir il y aura un sermon qui aura pour thème « Les prophéties ». Ce mot évoque ces écritures qui témoignent des communications de Dieu aux humains à travers les prophètes, les apôtres et les écrivains de la Bible.

Lesquelles de ces écritures sont pertinentes pour l’Église aujourd’hui ? Les prophéties de l’Ancien Testament qui se sont accomplies nous semblent tout à fait évidentes. D’autres qui impliquent des choses encore à venir ne sont pas aussi compréhensibles, et nous ne voulons pas présumer concernant des choses qui ne sont pas claires. Depuis l’époque de Jésus, les faux prophètes et leurs prophéties abondent de plus en plus. Cependant, l’Ancien et le Nouveau Testament contiennent des écrits qui parlent des temps qui précèdent le dernier jour. Ils sont à la fois réconfortants et donnent à réfléchir, et devraient nous encourager à mettre notre maison spirituelle en ordre, faire confiance aux soins et à l’amour providentiels du Tout-Puissant, et attendre avec impatience le moment de la délivrance ! Nous espérons pouvoir passer une heure enrichissante à recevoir de l’inspiration et des instructions sur ce sujet.

Pour écouter la traductions française en simultané:
lien streaming (en direct) : http://www.listentochurch.com/listen/roxton
Le numéro de téléphone pour écouter est le : +1 450-305-0482

Cette prédication aura lieu aujourd’hui, dimanche 7 mars 2021 à 20h00, heure du Québec et d’Haïti (UTC-5). À titre indicatif, il sera 1h du matin le 8 mars en Côte d’Ivoire (UTC+0), et 2h du matin en France (UTC+1) à ce moment-là.]

Un lecteur de ce blogue a récemment mentionné le livre Le roi des derniers jours, l’exemplaire et très cruelle histoire des rebaptisés de Münster (1534-1535), écrit par Barret et Gurgand, publié pour la première fois par Hachette en 1981.

J’ai obtenu un exemplaire du livre et je l’ai trouvé un compte rendu méticuleux, presque au jour le jour, de la façon dont les courants de pensée luthérienne et anabaptiste sont entrés dans une ville catholique jusqu’à ce que ses citoyens optent pour une forme d’anabaptisme qui se conformait d’abord assez étroitement à l’anabaptisme biblique.

La première divergence des Münsterites par rapport à l’anabaptisme traditionnel était de prendre le contrôle politique de la ville. Cela les a conduit à de nouvelles étapes, se voyant alors comme la Nouvelle Jérusalem qui se préparait au retour du Christ pour régner, ils s’armant pour résister à l’armée réunie par l’évêque catholique romain. Ils font de Jean de Leyde leur roi, puis ils ont décret la communauté de biens et la polygamie. Des rêves et des visions ont servi d’inspiration pour toutes ces étapes. Une fin horrible est arrivée au supposé royaume du Christ des derniers jours en juin 1535.

Un traité de Menno Simons sur le blasphème de Jean de Leyde parut plus tôt en 1535, possiblement occasionné par la mort de son frère qui s’était retrouvé pris dans ce mouvement. Menno était encore un prêtre catholique romain au moment où il a écrit ceci, mais il a renoncé à cette foi au début de 1536 et s’est uni aux anabaptistes paisibles.

Dans cet écrit contre Jean de Leyde, il déclare que les chrétiens n’ont qu’un seul roi, Jésus-Christ et que son royaume est un royaume spirituel d’amour et de paix. Les chrétiens ne peuvent ni porter les armes, ni se battre, ni infliger de punition aux malfaiteurs. Le juge ultime de tous sera Jésus-Christ quand il reviendra et que ce jour n’est pas encore venu.

Quelques années plus tard, il a inclus les pensées suivantes dans un autre écrit :

«Frères, je vous dis la vérité et je ne mens pas. Je ne suis pas Hénoc, je ne suis pas Élie. Je ne suis pas de ceux qui voient des visions, je ne suis pas un prophète qui puisse enseigner et prophétiser autrement que ce qui est écrit dans la Parole de Dieu et compris dans l’Esprit. (Quiconque essaie d’enseigner autre chose quittera bientôt la piste et sera trompé.) Je ne doute pas que le Père miséricordieux me gardera dans sa Parole afin que je n’écrirai ou ne dirai rien d’autre que ce que je peux établir par Moïse, les prophètes, les évangélistes et d’autres Écritures et doctrines apostoliques, expliquées dans le vrai sens, Esprit et intention du Christ. Jugez vous qui avez la pensée spirituelle.»

«Une fois de plus, je n’ai pas de visions ni de visites angéliques. Je ne les désire pas non plus de peur d’être trompé. La Parole du Christ seule me suffit. Si je ne suis pas son témoignage, alors en vérité tout ce que je fais est inutile, et même si j’avais de telles visions et inspirations, ce qui n’est pas le cas, même alors il faudrait que ce soit conforme à la Parole et à l’Esprit du Christ, ou sinon ce ne serait qu’imagination, tromperie et tentation satanique. Car Paul dit : prophétisons selon la proportion de la foi. Romains 12. 6.»

Prédication au sujet de la fin des temps et du règne de mille ans

(eschatologie)

frère Sam Shirk, le 14 juin 2020

Introduction : Bonsoir, j’aimerais souhaiter la bienvenue à l’assemblée ici, ainsi qu’à tous ceux qui écoutent ce soir, partout dans la conférence. Je pense que nous sommes enthousiasmés par la perspective d’entendre ce que Dieu a pour nous ce soir : un enseignement biblique au sujet de la fin des temps et du retour du Seigneur Jésus. Nous allons écouter le ministre Sam Shirk partager une prédication sur ce thème. Avant cela, nous allons simplement prononcer une prière ici au début du culte et après que Sam ait terminé son discours et ait prié, nous conclurons avec quelques cantiques qui termineront ce culte ; alors, inclinons nos têtes pour la prière.

Notre Dieu sage et juste, nous nous prosternons devant toi ce soir, nous te remercions pour cette journée, nous te remercions pour l’inspiration de cette journée, nous te remercions pour cette occasion d’écouter à nouveau ce que tu as pour nous, ton inspiration. Nous prions tout particulièrement pour le message de ce soir, que ta volonté puisse être exprimée et nous prions spécialement pour le frère Sam afin que son chemin puisse être ouvert ce soir pour simplement apporter les pensées que tu veux qu’il prêche ; que ses paroles puissent indiquer ta volonté pour ton peuple. Nous prions pour chaque cœur qui écoute ce soir, nous prions pour que tu sois avec chacun de nous, aide-nous afin que nous puissions avoir du courage et de l’inspiration sur le chemin de la vie et qu’un jour nous puissions être avec toi, au nom de Jésus, Amen.

Sam : Bonsoir à tous. Je vois une assemblée ici à Fairview [en Oklahoma, aux États-Unis], je vais leur parler, et les autres peuvent écouter. Vous savez, la raison pour laquelle nous sommes à Fairview, c’est que nous avons passé près d’un an et demi ici, puis nous sommes rentrés chez nous [en Pennsylvanie] pendant trois mois et demi, nous avons décidé de revenir pour vous rendre visite, et c’est quand nous étions en route pour venir ici qu’il m’a été demandé de prêcher ici. Donc, pour ce soir, je suis un « Okie » [un résident de l’Oklahoma].

Cet enseignement, cette doctrine biblique, Daniel Kaufman, dans [son ouvrage] Les doctrines de la Bible, l’a appelé la doctrine du futur. Je suppose que je vais probablement rebondir un peu en avant et en arrière entre « dans le temps » et l’enseignement prophétique (ou si vous voulez utiliser de grands mots, nous pourrions dire « l’eschatologie », qui est l’étude des choses futures). Je ne suis pas très porté sur le mot eschatologie, parce que je n’ai pas besoin d’un mot de cette taille, mais c’est un mot qui englobe beaucoup de choses. J’aimerais commencer par un passage d’Apocalypse 10. Il s’agit d’une écriture sur la fin des temps. Apocalypse 10. Je vais descendre au verset 5 [et 6] : « Et l’ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel, et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu’il n’y aurait plus de temps ».

Cet ange n’a pas encore déclaré cela, mais le temps est plus proche que jamais. Même si nous observons les signes des temps, aucun homme ne connaît le jour ou l’heure, c’est très clair. Mais les signes des temps que nous voyons dans nos vies nous indiquent très clairement que cela va se produire. J’ai entendu parler de vieux prédicateurs qui disaient qu’ils étaient convaincus que la fin des temps allait se produire avant qu’ils ne quittent cette terre, et pourtant ça n’a pas été le cas. Mais ils y croyaient. Et pour nous, frères et sœurs, dans les jours où nous vivrons, puissions-nous être conscients que cela va arriver et puissions-nous être vivants et éveillés spirituellement, pour que cela ne nous prenne pas totalement par surprise, parce que nous aurons scruté l’avenir.

Maintenant, en 2 Timothée 3[.1-5], il y a une écriture très connue : « Or, sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront épris d’eux-mêmes, aimant l’argent, vains, orgueilleux, médisants, rebelles à pères et à mères, ingrats, impies, Sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, Traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant la volupté plutôt que Dieu, » Voici maintenant le verset suivant, celui auquel nous voulons prêter une attention particulière : « Ayant l’apparence de la piété, mais en ayant renié la force. Éloigne-toi aussi de ces gens-là. » Je voudrais encourager tous ceux qui écoutent à examiner leurs cœurs, car nous approchons des derniers jours et nous sommes déjà dans des temps périlleux. Il se peut que nous soyons impliqués dans un certain nombre de ces conditions pécheresses et égoïstes, tout en continuant de venir à l’église tous les dimanches et en parlant même des paroles justes lorsque les ministres viennent nous parler lors d’un réveil, etc.

Mais si c’est tout ce que nous avons, alors nous n’avons qu’une forme de piété et nous en renions la force ; donc, frères et sœurs, dans ces derniers jours dans lesquels nous nous trouvons (sans en avoir fait le choix) ici sur terre, puissions-nous nous rendre compte qu’il y a une force dans laquelle nous pouvons puiser. Peut-être sommes-nous tièdes, peut-être que nous maintenons un aspect extérieur respectable afin d’obtenir le respect des gens qui nous connaissent, mais nous savons qu’à l’intérieur, comme Jésus l’a dit aux pharisiens, c’est comme des sépulcres blanchis : à l’intérieur, ils sont remplis d’ossements de morts, ou encore comme une coupe qui est lavée à l’extérieur, mais qui est sale à l’intérieur. Nous vivons dans les derniers jours, bientôt cet ange sera envoyé avec un pied sur la terre et un pied sur la mer et il déclarera que le temps est maintenant terminé.

Vous savez, j’ai souvent essayé de saisir le sens de l’éternité par rapport au temps, et je me rends compte que l’éternité est sans fin à une extrémité et qu’elle se dirige sans fin à l’autre extrémité et que nous ne pouvons pas savoir où elle commence et où elle s’arrête, parce qu’elle n’a ni début ni fin. Nous pensons en termes de temps ; nous nous trouvons ce soir dans un petit morceau d’éternité que Dieu a mis de côté et qu’il a appelé « temps ». C’est là qu’il nous a mis et qu’il nous a appelés à le servir. Il nous a aimés et il nous aime, et nous voulons faire attention à ce que les temps périlleux dans lesquels nous vivons ne nous piègent pas.

Il y a tant de choses qui n’existaient pas il y a quelques années qui tendent une embuscade au peuple de Dieu aujourd’hui. Certaines de ces choses passent par les téléphones que nous transportons. Les gens sont tentés de ne pas avoir de filtres sur leurs téléphones et de regarder de la pornographie et d’autres choses de ce genre. Ces derniers temps, je rencontre de plus en plus de gens qui déclarent avec audace que tout cela [quoi exactement ?] n’est qu’une invention des chrétiens pour essayer de contrôler les autres ; mais tous ceux qui disent cela vont prendre conscience un de ces jours qu’ils avaient tort, que c’est vrai et que c’est réel ; et qu’un jour, nous allons nous tenir devant Dieu.

Daniel Kaufmann, lorsqu’il écrivait dans Doctrines de la Bible sur ce qu’il appelait la doctrine du futur, disait ceci à propos de ce dont nous allons parler ce soir : « Dans l’étude de cette portion de la Parole de Dieu qui jette la lumière sur le futur, ne perdons pas de vue le fait que certaines choses nous sont entièrement cachées, d’autres, partiellement révélées, et d’autres encore, clairement montrées. Nous tirons le meilleur parti de notre enquête si nous ne supposons pas en savoir trop, mais prenons docilement notre place en tant qu’humbles apprenants et étudiants diligents, recevant avec foi ce que Dieu juge bon de nous révéler ». Je trouve que ce sont là des pensées sages. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas lire ou étudier des choses futures et chercher à comprendre ce que nous pouvons ; mais cela signifie que nous devons faire attention à ne pas en arriver à dire : « J’ai tout compris maintenant, tous ceux qui ne comprennent pas comme moi, ce ne sont que de pauvres âmes perdues ».

Pendant plusieurs années, Anne et moi avons fait partie d’une Église où ce sujet était en quelque sorte au centre des préoccupations et où la vision prémillénariste dominait, mais il y avait des croyants très pieux adeptes de la vision amillénariste.

[Tout d’abord, soyons clair. Je veux que ce soit simple et clair ce soir ; je ne veux pas que ce soit studieux et profond. Je vois des jeunes gens assis devant moi et je ne veux pas vous ennuyer, je veux apporter ce message de manière à ce que vous puissiez suivre.]

Il y a un certain nombre de points de vue au sujet du règne de mille ans.

Le millénium (millénaire) signifie mille ans. Les prémillénaristes étaient autrefois absents ou très peu nombreux chez les anabaptistes. « Prémillénariste » signifie que nous attendons encore le règne de 1000 ans.

Ensuite, il y a l’amillénarisme. Pour l’amillénariste, nous sommes maintenant dans le règne de mille ans figuratif. Cela signifie un règne ou une ère de temps où Jésus règne dans nos cœurs. C’est un règne spirituel et figuratif.

Et puis il y a aussi les postmillénaristes. Ils sont en quelque sorte relégués dans la poussière maintenant parce qu’une de leurs croyances a conduit à cette pensée que les choses vont s’améliorer de plus en plus en attendant le retour du Seigneur. Combien d’entre vous peuvent témoigner que cela se passe dans notre pays, sur notre terre ? Je ne vois aucune main levée. Les choses ne s’améliorent pas, elles empirent. Donc, les postmillénaristes ont battu en retraite et nous n’entendons pas trop parler d’eux. Certaines Églises adhèrent encore à ce point de vue, mais je ne suis pas ici pour parler pour ou contre les Églises ce soir ; je veux principalement parler de la façon dont nous croyons et aussi de certaines autres croyances autour de nous.

Outre l’enseignement du règne de 1000 ans, il y a la pensée de la Grande Tribulation que nous trouvons en Matthieu 24, je crois, « telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et telle qu’il n’y en aura jamais. ».

J’ai écouté beaucoup de discussions, où certains ont dit que « la grande tribulation durera 7 ans », ce qui nous ramène à Daniel où il est dit « un temps, des temps et la moitié d’un temps », ce qui équivaut à 42 mois. Et puis il y a encore 42 mois, et donc sept ans de tribulation. Certains croient qu’avant que cette tribulation ne commence, l’Église, les croyants, vont tous être enlevés de la terre et qu’ils n’auront rien à souffrir. Cela fait partie du prémillénarisme.

Un autre enseignement prémillénariste est que les chrétiens feront face au premier « un temps, des temps et la moitié d’un temps », puis l’enlèvement viendra, et la dernière moitié de la tribulation sera encore pire, mais les chrétiens n’y seront pas, ils en auront été enlevés.

Et puis il y a un autre point de vue qu’on appelle la post-tribulation.

Je me souviens que les gens disaient : « Êtes-vous un adepte de la pré-tribulation ou de mi-tribulation ? Ou un « post-trib » ? » (Ils raccourcissaient juste [le mot] tribulation.) Il y a donc de nombreuses façons de croire au règne littéral de mille ans parmi les Églises de nos jours.

La vision amillénariste a été privilégiée par les anabaptistes tout au long de l’histoire. Il y a environ 100 ans, il y a eu des dirigeants importants de certains groupes mennonites (je pourrais citer leurs noms, vous en reconnaîtriez plusieurs, mais à ce moment, il semble plus sage de ne pas le faire parce que certains de leurs descendants pourraient être dans l’audience). C’étaient des dirigeants influents de l’ancienne Église mennonite, et ils sont allés au Moody Bible Institute, ce qui leur a permis d’approfondir leur connaissance des Écritures, et ils y ont acquis une vision prémillénariste. Ils sont rentrés chez eux et l’ont enseignée à leurs ouailles. Aujourd’hui, il y a quelques mennonites conservateurs (mais pas des conservateurs de l’ancien ordre) qui ne peuvent même pas s’imaginer que quelqu’un ait jamais cru différemment. « Tout le monde sait que nous vivons avant le règne de mille ans, que Jésus va venir, et qu’ensuite le règne millénaire commencera. »

J’ai remarqué, lorsque j’adorais avec des mennonites qui avaient des opinions bien arrêtées d’une manière ou d’une autre, qu’il y avait beaucoup de débats. En fait, un dimanche, un groupe venu d’un autre État est venu voir s’ils pouvaient retrouver l’unité sur cette doctrine. Si possible, ils voulaient se réunir avec nous dans ce cadre ecclésial. Ils ont donc mangé quelque part, et après le repas de midi, ils se sont réunis dans le salon et ont commencé à dialoguer, certains auraient pu appeler cela une dispute, mais en tout cas cela a duré jusqu’à 22 heures ce soir-là ; quand ils se sont séparés, les deux parties disaient « ce que vous croyez frise l’incroyance ». Chaque partie disait la même chose, et les deux factions avaient des écritures pour le prouver.

Depuis que nous sommes dans l’Église et que j’ai compris…

Eh bien, je ne veux pas faire beaucoup de blagues ici ce soir, mais il y avait une autre version du millénarisme que j’ai adoptée à l’époque [lorsque nous fréquentions cette autre Église], parce que je pensais, « si ces sages ne peuvent pas s’entendre, quel espoir y a-t-il pour moi ? Donc, un visiteur est venu à cette église une fois et ces gens aimaient toujours s’approcher des visiteurs et leur demander : « êtes-vous un prémillénariste ou un amillénariste ? » Ce visiteur a répondu : « Je suis un panmillénariste ».

Eh bien, je n’avais jamais entendu parler de celle-là ! Que croit un panmillénariste ? « Un panmillénariste croit que tout va « s’arranger » comme Dieu le veut. » J’ai donc conclu : « Ça, c’est pour moi, parce que je ne parviens pas à suivre tout ce débat ».

Mais, lorsque nous sommes entrés dans l’Église [de Dieu en Christ, mennonite] et que je me suis rendu compte de ce que les mennonites Holdeman [de cette Église, mentionnée ci-haut] croyaient, et que j’ai vu que c’était très similaire à ce que beaucoup d’Églises amish et mennonites conservatrices croient (elles ont toujours cette vision amillénariste), je me suis rendu compte que j’avais rejoint l’Église qui perpétue cette croyance. Donc, peu à peu, c’est devenu clair dans mon cœur que « je suis d’accord avec cette Église, qu’il y a beaucoup d’écrits figuratifs dans le Livre de l’Apocalypse, et que nous croyons que cette partie du règne de mille ans signifie une ère de temps sans limites précises à chaque extrémité et ce sera le temps où Christ Jésus règnera sur terre dans le cœur des hommes et des femmes et des garçons et des filles convertis ».

Nous en sommes là aujourd’hui. Bon, quelque part ici, j’ai une confession de foi. Je veux lire dans la Confession de foi de Dordrecht, écrite il y a des centaines d’années. Elle a été élaborée le 21 avril 1632. Dans l’article 18, il est dit : « De la résurrection des morts et du jugement dernier : en ce qui concerne la résurrection des morts, nous confessons de la bouche et croyons du cœur, conformément à l’Écriture, que par l’incompréhensible puissance de Dieu, au dernier jour, tous les hommes qui seront morts et endormis, seront alors réveillés, rendus à la vie et ressusciteront et qu’ils seront, en un instant, au temps de la dernière trompette, avec ceux qui seront jusqu’alors restés en vie, transformés et rassemblés devant le tribunal du Christ, que les bons et les méchants seront séparés de part et d’autre et qu’alors chacun recevra dans son propre corps suivant ce qu’il a fait, soit de bien soit de mal, que les bons ou pieux, étant les bénis, seront enlevés avec le Christ, iront à la vie éternelle et recevront la joie, que l’œil n’a jamais vue, ni l’oreille entendue ni n’est venue au cœur de l’homme, pour régner et triompher avec le Christ, d’éternité en éternité. Par contre, les méchants ou impies, étant maudits, seront chassés et repoussés dans d’épaisses ténèbres et le châtiment éternel de l’enfer où leur ver ne périra point ni leur feu ne sera éteint et là ils n’auront jamais, suivant ce que déclare l’Écriture, aucun espoir ni consolation ni rédemption à attendre. Veuille le Seigneur nous mettre tous par sa grâce en telle dignité et état (lit. capacité) que cette damnation n’advienne à aucun de nous mais que nous puissions tellement nous acquitter de nos devoirs et être diligents que nous soyons trouvés en ce jour devant lui, sans tache et sans reproche, dans la paix. Amen. »

[Mat. 22.12 ; Job 19.26, 27 ; Mat. 25.31 ; Jean 5.28 ; 2 Cor. 5.19 ; 1 Cor. 15 ; Apo. 12.4 ; 1 Thes. 4.13 ; 1 Cor. 2.9 ; Marc. 9.44 ; Apo. 14.11]

Puis j’ai remarqué un peu plus ce qui suit cette déclaration, ce que je n’avais pas vraiment remarqué auparavant. « Ce sont là, en peu de mots, les principaux articles de notre commune foi chrétienne, comme nous les enseignons et pratiquons continuellement dans notre Église et parmi nous. C’est à notre sentiment, la seule véritable foi chrétienne […] »

Certaines personnes font circuler l’idée que le concept de « une seule Église visible unie » aurait été inventé par Jean Holdeman, pourtant ce texte-ci a été écrit il y a plusieurs siècles et ils en témoignaient déjà à l’époque.

Maintenant, dans des articles de foi qui ont été écrits par l’Église, il est dit à l’article 26 « Résurrection des morts : nous croyons en une résurrection corporelle générale des justes et des injustes… » Vous savez, les prémillénaristes se heurtent à ceci : les morts en Christ ressusciteront d’abord et ensuite ils mettent de nombreuses années (certains d’entre eux disent que ce sera sept ans ; d’autres mettent mille ans) entre cela et le moment où les méchants, ceux qui ne sont pas morts dans le Seigneur, ressusciteront d’entre les morts. Mais il est dit que nous croyons en une résurrection corporelle générale des justes et des injustes. « Au grand jour où le Seigneur lui-même descendra du Ciel pour ressusciter les morts et transformer les vivants, par conséquent cet incorruptible revêtira l’incorruptibilité et ce mortel revêtira l’immortalité comme le corps transfiguré de notre Seigneur Jésus-Christ où les saints glorifiés entreront dans la gloire éternelle. » Nous avons la vision amillénariste du Royaume du Christ et nous ne croyons pas en un autre royaume de gloire, si ce n’est celui des nouveaux cieux et de la nouvelle terre après que cette terre et la mer avec tous ses éléments visibles aient disparu. Par conséquent, nous soutenons que ceux qui cherchent un règne personnel du Christ dans un Royaume littéral sur terre pendant mille ans sont trompés et seront déçus. Nous ne fixons pas de délai par rapport au jour du retour du Seigneur, car il est écrit « pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait » (Matthieu 24.36), donc soyez vous aussi prêts… ».

C’est là l’essentiel. Nous n’avons pas besoin de savoir quand il reviendra ; mais si nous nous rendons compte et croyons de tout notre cœur que nous observons les signes et les preuves que le temps approche, il nous incombe de faire en sorte que notre appel et notre élection soient sûrs, de savoir où nous en sommes. Alors, peu importe l’année où il viendra, le mois ou le jour, ou même l’heure. Car si Jésus est dans notre cœur, quand la trompette sonnera et que nous le verrons, il y aura de la joie et de la gloire dans nos cœurs. « C’est mon Rédempteur, mon ami, celui qui est mort pour que je puisse vivre ! »

« Soyez donc vous aussi prêts, que ce soit pour le message de la mort ou pour son apparition personnelle glorieuse en ce jour. Oui, viens, Seigneur Jésus ! » Ensuite, il y a un certain nombre d’autres écritures citées.

Ainsi, l’Église croit, et nous croyons que le règne de mille ans n’est pas un événement futur. C’est pour cela que d’autres sont appelés « prémillénaristes ». « Pré » voulant dire : nous vivons avant [le millénium]… Et il y a d’énormes variations dans la façon dont les gens croient cela. Certains croient presque qu’il y aura une seconde chance pendant le règne de mille ans. D’autres, voyant que leurs Églises ne sont pas à la hauteur de ce qu’enseigne la Bible, peuvent penser : « Eh bien, ce sera lors du règne de mille ans, quand le lion et le bœuf mangeront de l’herbe ensemble (et ainsi de suite), c’est alors que cette époque glorieuse aura lieu. » La première fois que j’ai entendu une telle suggestion, j’ai tout de suite senti que cela pouvait être une erreur, et que Dieu veut cela [cette perfection] dans l’Église aujourd’hui. Pour ceux d’entre nous qui étaient des lions avant de se convertir, notre vie a changé de façon si radicale que nous pouvons nous coucher avec le bœuf et l’agneau et que nous sommes tous en paix ensemble. Je ne sais pas, si nous passons en revue la congrégation ici (j’ai appris à connaître beaucoup d’entre vous), eh bien je ne sais pas avec certitude lesquels d’entre vous étaient des lions avant de se convertir et lesquels d’entre vous ou des veaux ou des agneaux, mais l’important est que vous avez été convertis et que cela a fait que, même si vous étiez autrefois un lion, vous pouvez dorénavant vous coucher avec le bœuf, le veau, l’agneau, et vous pouvez manger de l’herbe avec eux.

Quels sont vos souvenirs ? Quant à moi, je me souviens que je n’étais pas un jeune homme pieux pendant la majeure partie de ma jeunesse et lorsque j’ai été converti, je n’étais pas préparé à ce que Dieu allait faire dans mon cœur. Les choses auxquelles je m’accrochais avec beaucoup d’obstination sont devenues sans importance pour moi, les choses qui venaient de l’orgueil (etc.) sont devenues sans importance pour moi, parce que j’étais maintenant transformé en agneau.

Ainsi, dans notre confession de foi, il nous dit que nous croyons que les morts ressusciteront, et qu’il y aura des gens qui sont morts dans le Seigneur et d’autres qui ne sont pas morts dans le Seigneur.

Peut-être devrions-nous revenir à Matthieu 24 pour en savoir un peu plus à ce sujet. Je sais qu’il y a des gens qui écoutent ce soir et qui peuvent facilement comprendre chaque défaut dans ce que je présente dans mon discours, alors je vais essayer de garder ma prédication aussi claire que possible. En Matthieu 24, verset 21, il est question de la grande tribulation. « Car alors il y aura une grande affliction ; telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et telle qu’il n’y en aura jamais. » Même là, cette tribulation faisant partie de la Fin des temps, il est dit qu’il n’y a pas eu de tribulation comme celle-là depuis le commencement du monde jusqu’à ce jour, et qu’il n’y en aura jamais. « Que si ces jours-là n’avaient pas été abrégés, aucune chair n’eût échappé ; mais à cause des élus ils seront abrégés. Alors si quelqu’un vous dit : Le Christ est ici, ou : Il est là ; ne le croyez point. Car de faux christs et de faux prophètes s’élèveront et feront de grands signes et des prodiges, pour séduire les élus mêmes, s’il était possible ». Ce mot « séduire » dans d’autres versions est appelé « tromper », ce qui est un autre mot pour séduire, attirer les hommes. C’est ce qui est dit ici : « Voilà, je vous l’ai prédit. Si donc on vous dit : Le voici dans le désert ; n’y allez point : Le voici dans des lieux retirés ; ne le croyez point. Car, comme l’éclair sort de l’orient et se fait voir jusqu’à l’occident, il en sera aussi de même de l’avènement du Fils de l’homme ». Personne ne pourra dire « Oh ! le Seigneur est revenu, il est là-bas de l’autre côté d’Oklahoma City » ou « Il est revenu en Pennsylvanie », car ce sera comme l’éclair à l’orient. Cet éclair passera à l’occident et tous les yeux le verront. C’est ce qui est dit au verset 31 : « Il enverra ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout. » Cela s’applique à nous aujourd’hui. Apprenez maintenant une parabole du figuier : « Quand ses rameaux sont tendres, et qu’il pousse des feuilles, vous connaissez que l’été est proche », car il bourgeonne, les feuilles commencent à venir. « Vous aussi de même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche et à la porte. » Et mes frères et sœurs, je tiens à souligner cela. Ce n’est plus si loin. Il y a trop de choses qui se mettent en place pour annoncer les derniers jours, et cela amène les vrais croyants à comprendre que ce ne sera pas longtemps avant que Jésus vienne du ciel. De la même façon qu’il est monté, il descendra et nous le verrons et nous serons heureux si notre cœur est à la bonne place et si nous sommes prêts à le rencontrer.

Ainsi, il est proche, même à la porte. « Je vous dis en vérité que cette génération ne passera point que toutes ces choses ne soient arrivées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Lorsque notre fondement est la Parole de Dieu, le tonnerre spirituel peut gronder et il peut y avoir des éclairs et des rafales de vent de 134 kilomètres à l’heure tout autour de nous ; mais nous savons, nous avons cette assurance dans notre cœur, que nous sommes sur le roc solide et que nous serons en sécurité.

Alors, mes frères, il va se passer des choses effrayantes, mais si nous sommes entièrement en lui, il n’y a pas lieu de s’effrayer, nous pouvons nous admirer et dire « c’est formidable ! »

« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, non pas même les anges du ciel, mais mon Père seul. Mais comme il en était aux jours de Noé, il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme ; Car de même qu’aux jours d’avant le déluge les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et donnaient en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; Et qu’ils ne connurent rien jusqu’à ce que le déluge vint et les emporta tous ; il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; De deux femmes qui moudront au moulin, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra. » Cette partie où il est question de « l’une sera prise et l’autre laissée », ceux qui ont une vision du futur qui n’est pas compatible avec notre foi, ils l’interprèteraient ainsi : « eh bien, l’enlèvement est arrivé, et l’une était prête à partir… »

Je ne sais pas si vous avez déjà vu une voiture devant vous avec un autocollant sur le pare-chocs qui disait « Attention ! en cas d’enlèvement, cette voiture sera sans conducteur ». Parce qu’ils croient que lorsque l’enlèvement aura lieu, ils seront retirés de cette voiture, même si elle roule sur l’autoroute de Cimarron à une vitesse de 120 ou 130 km/h. Donc, ils nous avertissent de faire attention.

Mais dans la vision amillénariste, ce verset ne fait qu’énoncer la différence entre celui qui est prêt et celui qui ne l’est pas ; ils pourraient travailler côte à côte sur le même lieu de travail. Celui qui est prêt ira avec le Seigneur et celui qui n’est pas prêt ira… Je veux en venir à cela ici dans Matthieu 25, il y a plus d’écritures là. Il est question des vierges folles et des vierges sages et de la façon dont les folles ne s’assuraient pas qu’elles avaient de l’huile dans leurs lampes. Et lorsqu’elles ont entendu le cri « Voici l’époux qui vient ! » et qu’elles ont voulu préparer leurs lampes et rendre leur flamme agréable et joyeuse, elles ont découvert que l’huile avait disparu et elles se sont vite précipitées pour acheter plus d’huile, probablement en désespoir de cause. Pendant qu’elles étaient sorties, l’époux est venu et il a pris avec lui celles qui étaient prêtes. Les vierges insensées se sont écriées : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il leur répondit : Je vous dis en vérité que je ne vous connais point. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure où le Fils de l’homme viendra. »

OK, maintenant, examinons la Résurrection générale par rapport à la Première et à la Seconde Résurrection (qui pourraient être espacées de 42 mois ou de 7 ans ou de 1000 ans selon la version qui vous a été enseignée). Il est clairement enseigné qu’il y aura une autre résurrection. Ici en Matthieu 25, c’est assez clair, dans les versets 31-33 : « Or, quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous les saints anges, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Et toutes les nations seront assemblées devant lui, et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les boucs. Et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. »

C’est ce qu’on appelle parfois le Jugement du Grand Trône Blanc. Mais peu importe le nom que vous lui donniez, c’est le jugement où Jésus vient avec tous les saints anges et où tous vont être rassemblés devant le tribunal du Christ, chacun pour recevoir selon ce pour quoi il a vécu ; et il va voir monter les brebis et les chèvres tous en file. Je ne sais pas de quoi cela aura l’air. J’ai parfois imaginé que nous verrions une longue file de personnes qui avanceraient lentement. Certains, s’approchant et entendant les paroles de Jésus, commencent vraisemblablement à trembler, et pour d’autres, peut-être que leur cœur est calme et qu’ils se disent : « Dieu merci, nous nous sommes préparés pour cela ! »

Toutes les nations ! J’ai entendu un ministre dire une fois que cela inclut tous les pharaons d’Égypte, tous les rois d’Europe qui ont gouverné selon leur bon plaisir, et les Césars, et ce prédicateur ajoutait : « et voici, dans cette file, vient un petit homme nommé Hitler ; il recevra aussi son jugement. » Mais toutes les nations se réuniront avant cela.

Que ceci, frères et sœurs, ne nous effraie pas ; mais soyons émerveillés et déterminons dans notre cœur que nous voulons être prêts ; même si Hitler est juste derrière moi dans cette file au Jugement dernier, nous savons que Dieu va voir mon cœur et qu’il va se prononcer en fonction de cela.

« Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, possédez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » [verset 34]. Tel est le plan de Dieu depuis les jours mêmes de la création, son plan était que ses enfants soient rassemblés là, héritent du Royaume qui leur a été préparé. Il a été préparé pour nous ! (… Je pensais juste à une illustration, mais peut-être que c’est trop terre à terre, alors je vais laisser tomber…) Mais quand Dieu a préparé ce que les cieux avaient de mieux pour nous et que nous sommes devenus distraits et que nous suivons notre orgueil, notre volonté ou notre convoitise de la chair, quoi que ce soit d’autre, notre soif d’argent, notre cupidité… et nous pourrions devenir immensément riches, et nous pourrions même dire « Je suis un de ces Holdemans là-bas, au sud-est de la ville ». Alors Dieu dira : « mais je regarde dans ton cœur, et ce que je vois dans ton cœur ne pourra pas entrer dans mon Royaume ». Cette partie doit nous faire réfléchir : nous ne pouvons rien cacher au Juge.

« Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; J’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus me voir. Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, et que nous t’avons donné à manger ; ou avoir soif, et que nous t’avons donné à boire ? Et quand est-ce que nous t’avons vu étranger, et que nous t’avons recueilli ; ou nu, et que nous t’avons vêtu ? Ou quand est-ce que nous t’avons vu malade ou en prison, et que nous sommes venus te voir ? (c’est un verset intéressant) Et le Roi, répondant, leur dira : Je vous le dis en vérité, en tant que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, vous me les avez faites à moi-même. » (versets 35-40)

Ainsi, lorsque nous faisons le bien envers quelqu’un, c’est parce que notre cœur est touché par sa détresse et donc nous tendons la main, nous l’aidons et faisons ce que nous pouvons. Anciennement, je m’arrêtais lorsque je voyais des voitures en panne le long de la route, je m’arrêtais toujours. Je me disais : « c’est une occasion qui me vient de Dieu ».

Tout récemment, je me suis arrêté et j’ai découvert qu’ils étaient tombés en panne d’essence. Alors j’ai dit : « Eh bien, je vais descendre à Clarks Ferry et je vais prendre de l’essence et je vais revenir et alors vous pourrez y aller en voiture ». J’ai dû acheter un bidon d’essence et tout, et quand je suis revenu, devinez quoi ? Ils étaient partis. Alors, pour moi qui me sentais tellement bien d’avoir fait cette bonne action pour eux, c’est tombé à plat. Ils étaient déjà en route, un autre homme avait probablement de l’essence dans son coffre ou quelque chose comme ça. Mais j’aime bien faire ça. Parfois, ce n’est pas approprié. J’ai déjà pris des auto-stoppeurs quand j’avais ma famille avec moi ; je ne le ferais probablement plus autant à moins d’avoir une vraie révélation du Seigneur. Mais quand j’avais un auto-stoppeur avec moi dans la voiture, j’avais un public captif et je pouvais lui témoigner du Seigneur et de ce que le Seigneur lui réserve. Et parfois, des choses miraculeuses se produisaient… mais je ne veux pas trop digresser et raconter des histoires…

« Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : » écoutez ces mots : ce sont des mots effrayants « Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel, préparé au diable et à ses anges » il y a une place que je ne vous ai pas préparée, mais vous allez devoir y aller… « Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; J’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Ils répondront aussi : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou soif, ou être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et que nous ne t’avons point assisté ? Et il leur répondra : Je vous dis en vérité, qu’en tant que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, vous ne me les avez pas faites à moi-même. Et ils iront aux peines éternelles ; mais les justes iront à la vie éternelle. » [versets 42-46]

Frères, pouvez-vous… (les sœurs aussi…) pouvez-vous, un instant, imaginer ce sentiment désespéré et sans espoir de ces pauvres âmes ? Peut-être y en aura-t-il qui avaient une forme de piété. Et ils diront : « Eh bien, Dieu sait sûrement que je suis allé chercher de l’essence pour cet homme, mais il n’était plus là », etc. Mais ils entendent ces mots : « Éloignez-vous de moi, maudits, dans le feu éternel, préparé pour le diable et ses anges ».

Ce sont les paroles de notre Seigneur Jésus pour nous aider à comprendre comment nous devons penser et agir, faire et croire. Ainsi, Jésus va revenir. Revenons au chapitre 4 de la première épître aux Thessaloniciens, si vous avez votre Bible près de vous… Au fait, pendant que je cherche cette écriture, je veux remercier tous ceux qui écoutent ou sont assis ici, qui ont utilisé WhatsApp pour m’encourager, en me disant qu’ils prieraient pour moi. Je ressentais très fortement le besoin de ces prières… OK, 1 Thessaloniciens, chapitre 4, versets 13-15 : « Or, mes frères, je ne veux pas que vous soyez dans l’ignorance au sujet des morts, afin que vous ne vous affligiez pas, comme les autres hommes qui n’ont point d’espérance. Car si nous croyons que Jésus est mort, et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus, pour être avec lui, ceux qui sont morts. Car nous vous déclarons ceci par la parole du Seigneur, que nous les vivants qui serons restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne précéderons point ceux qui sont morts ».

Je suis un peu confus dans mon sens de l’orientation ici, mais je pense qu’il y a un cimetière quelque part dans ce coin, appelé Cedar Cemetery [le cimetière des cèdres], je crois. Tous ceux qui sont morts dans le Seigneur, se lèveront dans le Seigneur. Nous, qui sommes vivants et qui restons, nous ne précéderons pas ceux qui sont déjà morts. « Car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement. » J’ai parfois pensé que j’aimerais trouver un emploi dans l’entretien d’un cimetière afin de pouvoir être sur place quand cela se produira et voir ce puissant miracle se produire. Mais, peu importe si je regarde ou non, les morts en Christ ressusciteront d’abord. « Ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. C’est pourquoi consolez-vous les uns les autres par ces paroles. » [versets 17-18]

[Ce paragraphe est un ajout postérieur. Le prédicateur a demandé qu’une clarification soit faite ici, se rendant compte qu’il n’avait pas exprimé toute sa pensée.] Quand je pense à ceux qui croient qu’il y aura un enlèvement qui précède de loin la prochaine venue du Seigneur, je me demande combien de fois le Seigneur viendra, selon eux, lorsqu’ils lisent ces versets. J’ai connu des gens qui affirmaient catégoriquement qu’après tel ou tel évènement, l’enlèvement viendrait certainement. Plusieurs fois, j’ai vu ces évènements se passer et il n’y a pas eu de fin du monde (ni d’enlèvement). Dans ces versets, il est question de rejoindre le Seigneur à la fin du monde et d’être avec lui pour toujours. Je ne vois pas de place pour le règne de mille ans ici. C’est clair pour moi. C’est encore plus clair lorsqu’on lit Jean 5.28-29 : « Ne soyez pas surpris de cela ; car l’heure vient que tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, Et sortiront : savoir, ceux qui auront bien fait, en résurrection de vie ; et ceux qui auront mal fait, en résurrection de condamnation. » Il n’y a pas d’écart entre la récompense de ceux qui auront bien fait et la condamnation de ceux qui auront mal fait. Il est écrit que cela se fera en un temps : « car l’heure vient ». Et il n’y a pas d’allusion à un grand écart de temps entre ces deux événements.

Les versets que j’ai lu [deux paragraphes plus haut] sont des paroles qui donnent à réfléchir, mais aussi des pensées qui nous réconfortent. Pouvez-vous imaginer être réconforté par ces paroles ? Si non, alors approchez-vous de lui et il s’approchera de vous et cette consolation réconfortera vos cœurs. C’est le plan de Dieu. Il va revenir avec tous les saints anges avec lui.

Le jour du jugement dernier : j’en ai déjà parlé un peu. 2 Corinthiens 5.10 et 11. Revoyons cela… Ceci parle encore du Jugement. « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant en son corps. Sachant donc la crainte qu’on doit au Seigneur, nous persuadons les hommes ; et Dieu nous connaît, et j’espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi ». Nous devons tous comparaître. Mais il est écrit ici : « sachant donc la crainte qu’on doit au Seigneur », c’est-à-dire la colère de Dieu quand elle s’enflamme. L’essence de Dieu, [selon] ma compréhension des Écritures, est l’amour. Il nous aime. Il a envoyé son Fils unique parce qu’il a tant aimé le monde. Et à ce jour, peu importe le nombre de mauvaises choses que nous avons faites, il désire toujours être réuni avec nous et que nous puissions avoir une relation d’amour avec lui.

Mais, connaissant la terreur du Seigneur, à quel point est-il difficile pour nous, en tant que frères et sœurs, de dire un mot pour le Seigneur ? Je me souviens d’une période de ma vie où je parlais pour le Seigneur parce que je sentais une contrainte qui me poussait. Je me disais : « je dois faire ceci » et je me sentais toujours tendu et je ne pouvais pas parler calmement. Un jour, le Seigneur est venu à moi et m’a dit clairement : « Tu n’as pas besoin d’être tendu si tu témoignes pour moi. Passe simplement par la porte ouverte, et je te donnerai les mots pour parler ». Cela a vraiment rassuré mon cœur, et je vous encourage tous à y croire. Si Dieu vous montre une porte ouverte, pour que vous témoigniez pour lui, connaissant la crainte du Seigneur nous persuadons les hommes. Allez-y et persuadez-les ! Ou [plutôt] faites ce que vous pouvez pour les persuader ! Si vous faites cela avec l’esprit du Christ, vous ne les offenserez pas beaucoup, mais vous serez utilisés par le Seigneur et vous serez récompensés pour cela… (Je vois que l’horloge avance plus vite que moi)…

Je pense que j’ai peut-être déjà lu ceci ici, mais voici une petite carte de visite, assez vieille et presque en lambeaux. Un frère du Michigan me l’a donnée une fois, il était un descendant de Frank Haynes [un frère assez connu], et je pense qu’il y a même quelques-uns de ses descendants ici dans le public.

En tout cas, il distribuait ces cartes. Il cite William Booth de l’Armée du Salut et il dit « Le principal danger du 20e siècle sera une religion sans le Saint-Esprit, le christianisme sans Christ, le pardon sans la repentance, le salut sans la régénération, la politique sans Dieu, (dois-je en dire plus ?) le paradis sans l’enfer… » Il suffit de prêcher, (comme Lyle l’a dit ce matin, ce mot « croyance facile » [croyancefacilisme, littéralement]) que tout le monde va aller au ciel, que Dieu n’enverrait personne en enfer… Et il ne le ferait pas ! C’est nous qui prenons la décision qui finira par nous valoir ces mots « éloignez-vous de moi ».

Alors, frères, sœurs, que le Seigneur ranime votre cœur. Vous savez, nous avons reçu cette lettre l’année dernière venant de certains frères qui plaidaient pour un réveil ? L’essence de la première partie de cette lettre est très correcte. Nous avons besoin d’un réveil ! Les gens doivent être capables de voir l’inspiration du Saint-Esprit dans nos vies pour qu’ils ne se posent pas de questions ou disent : « Oui, c’est un mennonite, mais vous feriez mieux de ne pas essayer de faire affaire avec lui parce que vous allez vous retrouver laissé pour compte… » J’entends parfois ce genre de choses dans l’Est [des États-Unis]. Et les mennonites qui désavantagent les autres, ils disent : « Non ! Je suis honnête. » Mais, comme j’ai dit un jour à un frère : « Eh bien, comment se fait-il alors que tant de gens ne soient pas sûrs que tu le sois ? … »

Eh bien, si nous détectons de telles choses en nous-mêmes et à propos de notre influence dans la région où nous vivons, allons promptement à la porte du ciel pour demander d’être revivifiés afin que les gens puissent sentir, et nous puissions savoir, que la puissance de Dieu habite dans notre cœur et dans notre âme et qu’il nous dirige et nous guide. Que Dieu bénisse chacun.

Inclinons la tête pour prier.

Cher Père céleste, nous te remercions ce soir pour ta Parole, nous te remercions pour l’enseignement qu’elle nous donne, et nous te remercions pour le témoignage de nos ancêtres et la façon dont ils ont cru aussi, cher Père. Aide-nous à croire fermement à ce que tu enseignes dans ta Parole et à ne pas nous demander si nous pouvons trouver un moyen plus facile. Cher Père, bénis tous ceux qui nous écoutent ce soir. S’il y a de ceux qui ont besoin d’un réveil et ne le réalisent pas vraiment, parle-leur. S’il y a de ceux qui ont besoin d’un réveil et qu’ils savent très bien qu’ils en ont besoin, cher Père, aide-les à s’approcher afin que tu puisses être près d’eux aussi. Mais cher Père, comme l’Église vit dans les derniers temps, sois présent parmi nous, guide-nous, inspire-nous, afin que le témoignage que nous laissons soit céleste et ne soit pas un témoignage à double sens. Cher Père, bénis tous ceux qui nous écoutent, bénis-nous tous avec un bon repos ce soir. Au nom de Jésus, Amen.

Infolettre décembre 2020

Bonjour à tous! Et Joyeux Noël à vous tous! en retard =(

Comment allez-vous?

Voici un petit résumé de l’année que Dieu nous a donné.

Que devenons-nous?

Je vous écris depuis la maison de ma belle-famille, en Ontario. Il y a 1 an et un 1 jour exactement, le 29 décembre 2019, une jeune femme du nom d’Amy a accepté d’être ma femme. Nous nous sommes mariés le 22 mars dernier. Après un voyage de noces dans les Rocheuses canadiennes en début du confinement, nous sommes revenus à mon appartement au Québec. Cela fait donc environ 9 mois que nous vivons ensemble au Québec. En avril et mai, j’ai donné des cours à distance. Début juillet, nous avons acheté une maison d’un autre frère de l’assemblée, et nous sommes maintenant bien installés, grâce à l’aide de l’Église, tout près de mon travail, de l’église et de ma famille. Dieu a été très miséricordieux envers nous, ce pourquoi je suis très reconnaissant.

Ma sœur Astrid s’est mariée le 22 août à un de mes amis du Kentucky (É-U), Jesse Johnson. Nous n’avons pas pu les voir depuis ce temps, vu les restrictions de voyage.

En octobre dernier, la famille d’Amy a déménagé du Manitoba à l’Ontario. Amy les a aidés. Nous sommes heureux qu’ils habitent maintenant à 8 heures de route de chez nous, plutôt que 25h…

La pandémie a changé nos vies un peu, mais nous retournons à la normale. La rentrée scolaire s’est faite le 11 septembre pour notre école. Il y a des restrictions quant aux interactions entre les classes et entre les enseignants et leurs élèves. De la fin septembre jusqu’à novembre, nous avons eu des ennuis avec le ministère de l’Éducation qui a envoyé des agents pour chercher des failles dans notre cursus et nos méthodes d’enseigenment et ainsi nous obliger à fermer notre école privée et vraisemblablement nous obliger à quitter la province, puisque nous ne voulons pas que nos enfants soient éduqués dans le système public, et la majorité d’entre nous ne sont pas en mesure de pratiquer l’éducation à domicile selon les critères exigeants du Québec.

Plusieurs parmi la vingtaine de familles que notre assemblée compte ont songé à quitter la province à la hâte, plutôt que d’exposer leurs enfants à une possible intervention de la DPJ (la direction de la protection de la jeunesse du Québec). Nous avons eu plusieurs réunions de frères et des prières spéciales. Nous avons demandé les prières des frères de l’Église ailleurs dans le monde. Nous avons aussi parlé avec le maire de Roxton Falls, qui est intervenu en notre faveur, et nous a donné sa parole que l’affaire serait classée sous peu, nous enjoignant de l’avertir s’il y avait le moindre ennui à l’avenir. Nous sommes reconnaissants pour cela. Nous savons que le Seigneur nous protège, ainsi que nos enfants, même si Satan et le monde veulent nous empêcher d’élever nos enfants dans l’amour et la pureté. C’est aussi un beau témoignage que de voir nos voisins prendre notre défense auprès des autorités. Il vaut vraiment la peine d’entretenir de bonnes amitiés avec tout le monde, même s’ils ne sont pas nos frères dans la foi. Merci donc, à tous mes voisins qui liraient cette lettre!

Pour Noël, à cause du confinement, nous n’avons pas pu organiser toutes les rencontres habituelles, mais nous avons quand même pu témoigner à travers quelques chants. Puis, le 25, Amy et moi sommes partis pour passer la dernière semaine de cette année inhabituelle avec ses parents, en Ontario.

Quoi de neuf au niveau des traités?

Au bureau canadien de la SEBT, l’année 2020 a été pour le moins différente, avec un accroissement de la cadence de commandes dans les premiers mois de l’année, puis un ralentissement dans la suite, à cause de la pandémie et des difficultés des services postaux. Les services ne sont toujours pas rétablis avec certains pays. Nous avons distribué beaucoup plus de traités au Canada par contre, et le commandes pour la France et la Côte d’Ivoire n’ont pas diminué fortement . Nous continuons d’essayer de toucher tous les pays du monde, tout en visant tout particulièrement les endroits où l’Évangile n’est pas bien connu. Internet est un outil incroyablement efficace pour cela, et nous n’en avons pas encore maîtrisé l’ampleur. Surtout depuis la covid-19, nous avons trouvé qu’internet était devenu pratiquement le seul moyen de toucher les gens, parce que nous étions tous confinés chez nous. J’ai été moins impliqué avec la SEBT cette année, en partie à cause de la baisse des commandes mais c’est aussi une conséquence d’être nouvellement marié :).

Nous continuons de traduire de plus en plus de traités, pour toucher presque 100 langues à ce jour (notre site web en a maintenant 33, je crois).

https://www.traitesevangeliques.org/language

Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci!) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés pour la gloire de Dieu et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/ ou directement à travers le formulaire ci-dessous.

FORMULAIRE DE COMMANDE DE DOCUMENTATION ÉVANGÉLIQUE

** L’option FedEx n’est disponible que pour l’Europe en ce moment, dans tous les autres cas, choisissez « poste normale ». Pour les commandes venues du Canada et les commandes urgentes venant d’Europe, nous avons accès à un service postal permettant d’acheminer les colis en 1-2 semaines sans problème. Pour les commandes non prioritaires venant d’Europe, et celles où l’adresse semble incomplète ou s’il n’y a pas de numéro de téléphone, le délai sera de 1 mois, en moyenne. Les colis allant aux Caraïbes mettent aussi 1 mois ou 2, habituellement. Les colis allant en Afrique ou en Asie sont acheminés en 2-5 mois en général. Merci pour votre patience!

Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des drogués, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’œuvre que Jésus nous a enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Vous pouvez consulter le contenu des traités nouvellement rédigés en français en cliquant sur le titre.

Parus au cours de la dernière année :

Il y a aussi des nouvelles publications dans plusieurs autres langues: anglais, espagnol, italien, arabe…

Livres qui devraient paraître dans la prochaine année, si Dieu le veut (il y a eu des retards) :

  • Voici mon héritage (Petit livre d’histoire de l’Élise. Rédaction terminée, il reste les cartes et la mise en page)
  • Hymnes chrétiens (494 cantiques pour le culte, corrections presque terminées, reste à contacter les ayants droit et négocier)
  • Trente-trois articles de foi (texte terminé, prêt à être imprimé. Articles de foi historiques anabaptistes des années 1600)

Méditations

Comment évangéliser le monde musulman?

Je viens de terminer la lecture de À la recherche d’Allah, j’ai trouvé Jésus, de Nabeel Qureshi.

C’est un très bon récit qui détaille le cheminement (qui a duré 4 ans) d’un musulman vivant aux États-Unis qui a fait des recherches et participé à de nombreux débats cherchant à prouver que le christianisme était faux et que l’islam était le vrai chemin vers Dieu.

Au cours de son livre, il parle d’une athée et d’un bouddhiste qui deviennent chrétiens avant lui-même. Bien que l’islam semble avoir plusieurs points communs avec le christianisme, c’est en fait un système tellement autoritaire basé sur l’honneur et sur une foi aveugle, qu’il est très difficile de le quitter.

Pourtant, aujourd’hui, un quart de la population de la terre adhère à cette croyance d’une manière ou d’une autres (il y a beaucoup de formes d’islam, presque autant qu’il y a de formes de christianisme). Dieu veut qu’ils soient sauvés. Dans le cas de Nabeel, un de ses amis, David Wood, l’a accompagné (relativement) patiemment tout au long de son cheminement, disponible lorsque Nabeel avait des questions, intéressé dans sa vie, ne parlant pas uniquement de la foi mais aussi de tout et de rien, prêt à débattre quand c’était nécessaire.

Nabeel avait été formé avec beaucoup d’arguments anti-chrétiens et anti-Jésus, et avant de rencontrer David, il n’avait jamais rencontré de chrétien qui puisse lui tenir tête dans un débat. En lisant ce livre j’ai pu voir l’utilité (et les limites) de l’apologétique, d’étudier la Bible et de la lire quotidiennement, de vivre humblement avec la joie du Seigneur dans notre cœur, de laisser Dieu diriger nos conversations avec ceux qui ont une foi et une culture radicalement différente, malgré le fait que nous ne soyons pas toujours dans notre zone de confort.

Je recommande ce livre à tous. Lisez des livres qui vous permettent de comprendre la vie et le point de vue des autres et de mieux étendre la main vers eux et leur proclamer la Bonne Nouvelle d’une manière qui ne les repousse pas.

À la prochaine!

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus!

Que Dieu vous bénisse tous! Je vous souhaite une très riche et belle année 2021.

Bien chaleureusement en Christ,

Hugues et Amy Andries