Quel genre d’Église est celle-ci?

article original: https://temoinanabaptiste.com/2020/01/26/quel-genre-deglise-est-celle-ci/

Je suis membre de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. Quel genre d’Église est-elle?

Il y a trente ans, nous vivions dans le sud-ouest de l’Ontario, une région où il y a 25 sortes d’Églises mennonites. Des gens me posaient des questions comme : votre église autorise-t-elle l’usage des voitures? De l’électricité? Des téléphones? Ils essayaient de placer l’église à laquelle j’appartenais dans une catégorie qu’ils pouvaient comprendre. Mais elle ne correspond vraiment à aucune des catégories qu’ils avaient en tête.

Une missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, mennonite en Côte d’Ivoire est confronté à des questions similaires. Les gens lui demandent si cette église est une église évangélique. La réponse est oui, mais. Oui, nous sommes évangéliques; mais nous ne nous conformons pas à l’image que ce terme apporte à l’esprit de la plupart des gens.

Ce fut à Antioche que pour la première fois les disciples furent appelé chrétien. Ces disciples ne correspondaient à aucune catégorie familière aux habitants d’Antioche. Ils avaient cessé d’adorer dans les temples païens, mais ils n’étaient pas devenus juifs. Ils étaient quelque chose de complètement nouveau, des gens qui parlaient souvent de Jésus-Christ. Le peuple d’Antioche inventa donc un nouveau terme : chrétien. C’est toujours le meilleur terme pour nous décrire, vraiment le seul qui compte. Mais beaucoup de bagages ont été attachés à ce nom depuis Antioche. Chrétien signifie beaucoup de choses différentes selon les gens.

Les membres de l’Église de Dieu en Christ mennonite sont comme ces premiers croyants à Antioche. Nous ne prétendons pas simplement connaître Jésus; pour devenir membres de cette Église, nous devons avoir l’assurance qu’il nous connaît. Être un disciple de Jésus signifie que nous évitons tout ce qui ne lui plaît pas et nous soumettons à tout ce qu’il nous demande. Nous ne décidons pas ce qu’il n’attend de nous par le raisonnement ni par ce qui est enseigné par nos prédicateurs. Être un disciple de Jésus signifie avoir une relation réelle avec lui où il nous guide personnellement.

Il y a quelques années, le conseil municipal d’une communauté du nord de la Saskatchewan était préoccupé par les tessons de bouteilles brisés dans leurs rues. Ils essayèrent d’obtenir du gouvernement provincial qu’il interdise la vente de boissons alcoolisées dans des contenants en verre. Un chroniqueur d’un hebdomadaire, un indigène du peuple Cri écrivit dans sa chronique qu’il serait préférable qu’ils se préoccupent davantage de ce qu’il y avait dans les bouteilles. C’était le vrai problème.

Appliquons donc cette même idée à la question de quel genre d’Église est celle où nous sommes membres. Toutes les tentatives pour nous identifier par une étiquette sur notre bouteille — pour nous inscrire dans une catégorie d’église reconnaissable — ne fonctionnent pas. La différence est en ce qu’il y a à l’intérieur. Pour en revenir aux questions qui m’ont été posées il y a des années sur les voitures, l’électricité et les téléphones — avoir ou ne pas avoir ces choses n’est pas ce qui fait de nous des chrétiens. La vraie question est, que faisons-nous de ces choses, où allons-nous avec elles? Et c’est une question de cœur.

Seules les personnes baptisées par le Saint-Esprit peuvent être membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite. La preuve de ce baptême n’est pas des choses extérieures, comme parler en langues. C’est un cœur transformé qui est rempli d’amour, de joie, de paix, de patience, de douceur, de bonté, de foi, de douceur, de tempérance. Les signes extérieurs peuvent être contrefaits, non pas les choses du cœur. Oui, une personne peut conserver une apparence du fruit de l’Esprit pendant un certain temps, mais finalement quelque chose va sortir qui révèle ce qui est vraiment dans le cœur.

J’aimerais qu’il y ait une courte description accrocheuse de l’Église qui répondrait aux questions que les gens posent souvent. Mais elle ne rentre dans aucune des niches dans lesquelles les gens voudraient le placer. J’ai décidé que c’est une bonne chose. Chrétien est la seule étiquette qui décrit cette Église. Mais ce n’est qu’en goûtant ce qu’il y a à l’intérieur que les gens peuvent commencer à comprendre ce qu’il signifie vraiment être chrétien.

Points distinctifs de l’anabaptisme

Nous nous appelons officiellement l’Église de Dieu en Christ (mennonite). Entre nous, nous nous désignons comme frères et sœurs, mais parfois pour clarifier les choses, nous utilisons des termes comme anabaptiste, mennonite ou même holdeman (dans les régions où il y a plusieurs dénominations mennonites). Nous regardons nos origines anabaptistes avec respect et reconnaissance. Malheureusement, plusieurs de ceux qui s’appellent mennonites se sont éloignés des principes et pratiques des anabaptistes et sont devenus comme les groupes protestants. Nous nous efforçons de garder les distinctions anabaptistes. Pourquoi ? Lisez donc la suite, pour comprendre :

Cet article est le faible aboutissement d’un effort pour définir ce qui distingue les anabaptistes (ou les mennonites) des autres confessions classées sous le titre de chrétiens. Beaucoup de gens ne comprennent pas la distinction.

Nous sommes bénis d’avoir un héritage et une tradition anabaptistes que nous ne voulons absolument pas perdre. Ce n’est pas simplement parce que cet héritage est historique, mais il est aussi biblique. À l’ère de la Réforme, il y eut un schisme au sein du courant principal du christianisme. Certains disent que le mouvement anabaptiste est issu de la Réforme. Mais la plupart des anabaptistes soutiennent que c’est faux, et que des groupes ayant les mêmes croyances que les anabaptistes actuels ont toujours existé en marge de l’Église catholique ou des autres Églises d’État plus tard. Ces groupes ne portaient pas forcément le nom d’anabaptiste, mais avaient les mêmes croyances et faisaient face à la même persécution. On sait par exemple que ceux qu’on a appelés vaudois et ceux qu’on a appelés anabaptistes communiquaient et s’appelaient frères à une époque (vers les années 1300-1400). Ils n’avaient pour seules différences que la culture (méridionale et alpine pour les uns et Rhénane et germanique pour les autres, en général) et l’époque de leur « apogée » (les vaudois ont presque disparu aujourd’hui et leur foi est diluée).

Certains lecteurs s’opposent à l’idée de regarder le caractère distinct anabaptiste et disent que nous devons plutôt regarder le caractère distinct biblique. Je respecte ce souci, puisque nous ne voyons pas dans les anabaptistes un modèle parfait et absolu de la vie dans l’Église. Ils étaient humains.

Plutôt, il est prudent de retourner aux Saintes Écritures et de regarder les enseignements de Christ et le travail des apôtres dans la première Église (Église primitive) pour découvrir un modèle parfait de ce que devraient être la vie chrétienne et la vie dans l’Église. Il est utile de regarder comment les gens, dans le passé, interprétaient et vivaient les Saintes Écritures. C’est pourquoi nous essayons de comprendre les Écritures et de retracer l’histoire des dépositaires de la foi.

Entre autres, nous avons observé que, lorsqu’une personne se sépare de ses racines anabaptistes, il arrive presque invariablement que bientôt elle ne suive plus du tout le chemin biblique. Ainsi nous voulons demeurer historiques et nous voulons aussi être bibliques.

Nous observons que plusieurs de ceux qui partagent leurs racines avec l’anabaptisme du seizième siècle font maintenant chemin à part. Même si nous pourrions regarder toutes les directions différentes qu’ils ont empruntées, je voudrais concentrer mon attention sur trois mouvances.

  • Les traditionalistes (mennonites conservateurs et amish) : un grand schisme eut lieu parmi les mennonites suisses de l’Allemagne du Sud et d’Alsace entre 1693 et 1698. Jacob Amman, un évêque suisse, commença à enseigner et à pratiquer, parmi d’autres choses, un respect très strict de l’évitement. Il imposa des règles strictes à propos de la coupe des vêtements, plus ou moins selon le style traditionnel des paysans alsaciens. Ceci provoqua une séparation d’avec les mennonites de Suisse. Amman excommunia plusieurs ministres qui n’étaient pas d’accord avec lui, ainsi que des personnes qu’il n’avait jamais vues. Plus tard, le parti d’Amman confessa avoir agi imprudemment en excommuniant sans le consentement des assemblées. On essaya à plusieurs reprises de réconcilier les deux parties, mais en vain. Ce furent surtout les églises mennonites d’Alsace et quelques églises de Suisse qui suivirent Amman. On en vint à les appeler amish.

Certes, les doctrines de l’excommunication et de l’évitement sont bibliques, mais elles devraient être pratiquées avec beaucoup d’amour et en harmonie avec l’œuvre du Saint-Esprit.

Un autre exemple d’erreur plus subtile est celui de la Kleine Gemeinde. En 1814, la Kleine Gemeinde (petite Église, en allemand) fut fondée dans la colonie de Molotchna. Bien qu’ayant raison de s’inquiéter du manque de vie spirituelle dans les églises de la région, il leur manquait un enseignement biblique clair concernant la conversion et l’assurance du salut.

De nos jours, il y a une variété ahurissante de groupes mennonites et amish « plain », chacun avec leur propre ensemble de règles régissant la coupe des vêtements qu’ils peuvent porter. Les différences entre les groupes sont souvent très mineures, mais elles sont strictement appliquées.

  • D’un autre côté, il y a ceux qui ont pris le chemin du piétisme, avec son emphase sur l’expérience personnelle et le témoignage. Les piétistes ont plus de soucis du salut personnel que des œuvres du salut et du maintien d’une Église pure. Ils mettent l’accent sur l’expérience de la conversion et témoignent de combien ils étaient pécheurs, comment ils sont parvenus à une terrible conscience du péché, comment ils ont eu une bataille mentale épuisante et finalement sont arrivés à une conversion critique. Maintenant, ils donnent un témoignage glorieux de paix dans leur cœur parce qu’ils ont été sauvés. Ils mettent l’accent sur la présence et l’œuvre du Saint-Esprit dans leur vie, vous racontant les expériences spirituelles qu’ils éprouvent à l’intérieur. Ils témoignent de comment le Saint-Esprit les guide dans leurs activités quotidiennes. Ils voient l’Église comme un regroupement d’individus régénérés qui ont eu une expérience parallèle en Christ et se rencontrent alors pour partager leurs expériences. Ils estiment la présence et l’œuvre du Saint-Esprit dans leur vie comme l’autorité ultime, ce qui les amène à négliger l’autorité biblique. Ayant l’Esprit de Dieu dans leur cœur, ils affirment posséder personnellement l’entière vérité au-dedans d’eux-mêmes. Ils ne tiennent donc pas compte de l’autorité de la Parole. Les anabaptistes croyaient à la nouvelle naissance. Ils croyaient aussi à la conscience individuelle, à la vie dans l’Église, et à l’habitation par le Saint-Esprit. Mais ce que nous avons décrit est loin de l’anabaptisme.
  • Finalement, il y a un groupe qui a dévié vers le protestantisme. L’idée première du protestantisme est que l’homme est et sera toujours pécheur et qu’une vie victorieuse n’est pas réaliste. Ils disent, « L’Évangile est une demande impossible, » et ils disent que notre seul espoir de vivre est que le Christ est mort pour nous. Ainsi ils prêchent, « Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu seras sauvé » (Actes 16.31), et ils soulignent que nous sommes « justifiés par la foi » (Romains 3.28 ; 5.1 ; Galates 3.24). D’où l’accent du piétisme sur le travail du Saint-Esprit, et celle du protestantisme sur l’œuvre de Jésus-Christ qui a versé son sang pour notre expiation. Les anabaptistes croyaient à la nature pécheresse de l’humanité, et ils enseignaient la justification par la foi ; mais ils croyaient aussi dans le christianisme pratique où faire la volonté de Dieu était à la fois possible et nécessaire. Alors ce que nous avons décrit du protestantisme est loin de l’anabaptisme.

Maintenant, nous voulons regarder quelques domaines où les anabaptistes sont distincts du traditionalisme, du piétisme et du protestantisme.

1. Les anabaptistes sont distincts dans leur vision des Saintes Écritures. Pour les anabaptistes, les Saintes Écritures étaient la seule autorité. Ils devaient non seulement y croire, mais aussi y obéir. Il est vrai que les réformateurs ont semblé mettre beaucoup d’importance sur les Écritures. Luther a traduit la Bible puisqu’il désirait que chaque personne de langue allemande, même le garçon de ferme, puisse lire les Saintes Écritures. Lorsque Zwingli prêchait dans l’église de Zurich, il est devenu convaincu qu’il devait prêcher à partir de la Bible. Alors, il prêcha directement de la Parole, tout en commençant par Matthieu, et ce, verset par verset. Il parla contre l’hypocrisie, la lâcheté, l’oisiveté et la gloutonnerie. Il insista sur le repentir, l’amour et la fidélité puisqu’il prêchait la Bible. Par contre, lorsqu’il fut confronté à la question, « Quand allez-vous commencer à vivre ce que la Bible enseigne, tant dans l’Église que dans la vie chrétienne ? » Il répondit finalement, « Nous allons attendre que l’État nous en donne le droit. » Alors, pour lui, quelle était l’autorité finale ?

En contraste, les Écritures étaient la seule autorité des anabaptistes. Ils étaient très radicaux dans cette façon de voir les Écritures. Ils donnaient peu d’importance aux crédos classiques. Si quelqu’un demandait aux anabaptistes, « Qu’est-ce qui est saint ? » ils diraient qu’il n’existe rien de tel qu’un objet saint [car Dieu seul est saint]. Ils n’ont jamais accordé de valeur aux reliques. Il n’existe pas non plus d’endroit saint. Ils ne recherchèrent pas la sainteté en faisant des pèlerinages aux lieux sacrés. Leurs habits ne leur conféraient aucune sainteté non plus. Ils croyaient qu’une personne n’est sainte qu’après s’être donnée en obéissance complète au Christ et à sa Parole. Ainsi, afin d’être saints, ils recherchèrent les Écritures pour trouver quelle était la volonté de Dieu dans leur vie et c’est ainsi qu’ils vivaient. Sur cette base, ils pouvaient s’appeler mutuellement saints frères.

Les anabaptistes ne se contentèrent pas de trouver, dans les Écritures, le réconfort pour les hommes déchus. Ils prirent la totalité de la Parole. Ils y trouvèrent le réconfort et l’encouragement pour les pécheurs, mais ils y trouvèrent aussi des commandements à appliquer dans leur vie. Les Écritures leur donnèrent une vie nouvelle. Cette vie, aussi dangereuse soit-elle, était leur seule espérance. Les anabaptistes « mettaient la Parole en pratique et ne l’écoutaient pas seulement » (Jacques 1.22). Les anabaptistes adoptèrent une vision des Écritures centrée sur Christ, ce qui signifie qu’ils ne regardèrent pas la Bible comme étant « plate ». Ils voyaient plutôt l’Ancien Testament comme pointant vers Christ, et ils regardèrent les enseignements de l’Ancien Testament à la lumière de l’Évangile. Ils rejetèrent tout enseignement (même dans la Bible) qui ne concordait pas avec la vie et les enseignements du Nouveau Testament.

En contraste, les réformateurs ont regardé dans l’Ancien Testament et y ont trouvé des raisons pour justifier leur combat contre les catholiques et le martyre des anabaptistes. Les anabaptistes, eux, ont plutôt regardé toutes les Écritures à la lumière de la vie de Jésus et de ses enseignements. Si quelque chose s’appliquait à l’Ancienne Alliance pour laquelle Christ dit, « Mais moi je vous dis…, » ils suivaient Christ. Les anabaptistes étaient distincts dans leur façon d’accepter l’autorité des Saintes Écritures et dans leur obéissance à celles-ci.

2. Les anabaptistes étaient distincts dans leur vision de Christ. Chacun, religieux ou non doit répondre à la question, « Que pensez-vous de Christ ? » (Matthieu 22.42). Les gens peuvent répondre à cette question de plusieurs façons. Une personne peut dire, « Il est un prophète. Il est un messager de Dieu. Il est un maître moral envoyé de Dieu. » Une autre personne peut dire, « Il est Dieu, et il doit être adoré. » C’est là la réponse des catholiques. La messe, le chant, l’aspersion de l’eau bénite, les vénérations, les cérémonies, et les vitraux font tous partie de leurs efforts pour adorer Christ. Nous pouvons aussi dire : « Il est le Sauveur, celui qui a pris nos péchés, en qui nous trouvons le pardon, et sommes justifiés, » car tout cela est nécessaire pour la purification des péchés passés. Mais c’est aussi la réponse que donnent les protestants à la question, « Que pensez-vous de Christ ? » Ils parlent de la grandeur du salut, de l’accès à Dieu et de la communion avec Christ. Ils chantent des cantiques tels que, « Alléluia, c’est accompli ! Je crois au Fils » ou encore « Je suis sauvé par le sang de celui qui fut crucifié. » Pour eux c’est ici l’essence de toute la vie chrétienne. La justification par la foi devient si grande que la sainteté de vie, l’obéissance à Christ, et la transformation à l’image de Christ sont toutes minimisées.

« Que pensez-vous de Christ ? » Pour les anabaptistes, leur vision du Christ était qu’il est toutes ces choses. Christ est un messager. Hébreux 1.1–2 dit, « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils,… » Ils le voyaient comme étant le Sauveur. Romains 5.1 dit, « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. » Ils le voyaient comme étant le Sauveur, mais aussi comme étant leur Roi. Ils croyaient que ses disciples devaient suivre son exemple et devaient faire ce qu’il a dit. Aussi, ils croyaient que la volonté de Dieu nous est révélée dans la vie et les enseignements de Christ. La vie et les enseignements de Christ devinrent la base même avec laquelle ils comparaient toutes leurs activités. Sa vie et ses enseignements étaient considérés comme un tout.

Si l’on regarde seulement son exemple, on en vient à la pensée suivante, « Que ferait Jésus ? » Alors les gens imaginent ce que ferait Jésus s’il faisait face à une vie comme la nôtre. Les anabaptistes ne regardaient pas seulement son exemple. Les anabaptistes considéraient aussi son enseignement. Ils ne faisaient pas face à la vie en se posant la question, « Que ferait Jésus ? », mais plutôt avec la question, « Qu’est-ce que Jésus nous a commandé ? » Il est le Roi. Il est le Seigneur. Sa vie est notre exemple. Par sa vie nous voyons la volonté de Dieu, mais par ses enseignements, nous connaissons la volonté de Dieu. Ainsi nous vivons selon les commandements du Christ.

Nous pouvons résumer la vision de Christ des anabaptistes et dire comme Menno Simons a dit, « Quiconque se glorifie d’être chrétien se doit de marcher comme Christ a marché. » Il est notre Seigneur. Il est notre Sauveur. Il est notre messager. Il est le « Roi des rois, et Seigneur des seigneurs » (1 Timothée 6.15 ; Apocalypse 19.16). Les anabaptistes ont vu en Christ l’autorité de Dieu et lui ont donné leur vie par obéissance. Comme résultat, leur vie était distincte. Ils étaient des chrétiens suivant l’exemple du Christ. Je ne dis pas qu’il n’y a pas des chrétiens qui suivent cette même voie dans les autres Églises, mais à ma connaissance aucune autre Église n’a de tels préceptes et les met en pratique.

Cyprien : la transition d’Israël à l’Église

Témoin anabaptiste

Cyprien de Carthage (200 à 258), né en Afrique du Nord de parents païens d’origin berbère, s’est converti à l’age de 35 and et plus tard est devenu éveque de Carthage. Il a dit « coutume sans vérité n’est rien qu’erreur ancienne. » Il a écrit la liste suivante pour corriger la pensée de certains selon laquelle Christ reviendrait pour établir un royaume juif terrestre.

1. Israël était sous le coup de la colère pour avoir abandonné Dieu et suivi des idoles (Exode 32.1, 31-33 ; Deutéronome 32.17 ; Juges 2.11-13 ; 4.1 ; Malachie 2.11).

2. Ils n’ont pas cru des prophètes et les ont donc tués (Jérémie 7.26 ; 25.4, 6-7 ; 1 Rois 19.10 ; Néhémie 9.26).

3. Leur aveuglement était prédit (Ésaïe1.2-4 ; 6.9-10 ; Jérémie 2.13 ; 4.10 ; 7.7-9 ; Proverbes 1.28-29 ; Psaume 28.4-5 ; 82.5 ; Jean 1.11-12).

4. Ils ne pouvaient pas comprendre les Écritures, mais ils les feraient quand Christ viendrait (Ésaïe 29.11-18 ; Jérémie 23.20 ; Daniel 12.4-7 ; 1…

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infolettre – Missionnaire anabaptiste – mars 2019

Bonjour à tous! Comment allez-vous en cette belle journée de printemps? Est-ce que vous sentez l’amour et la paix de Dieu réchauffer votre cœur en vous préparant à lire pendant quelques minutes au sujet des grandes choses qu’il fait partout dans le monde? Est-ce que vous êtes prêt à faire quelque chose pour celui qui a donné sa vie pour vous? Seriez-vous prêt à évangéliser jusqu’au point de risquer le martyre tout comme tant de nos pères dans la foi l’ont fait?

Voilà quelques temps que je me dis qu’il serait bon de vous tenir au courant de ce qui se passe dans ma vie et dans l’oeuvre de la SEBT de manière plus régulière. J’ai donc décidé de publier une infolettre (newsletter) bimestrielle (janvier, mars, mai, juillet, septembre, novembre). J’ai raté janvier cette année, n’ayant pas encore laissé l’idée mûrir à ce moment-là, donc je commence officiellement en mars.

Au cours de l’année 2018, je n’ai pas eu le temps d’écrire beaucoup sur ce site. Je veux en faire un peu plus et je veux garder informés ceux qui ont pris la peine de s’abonner à ce site.

Je propose d’articuler mes infolettres autour de 4 axes (jusqu’à nouvel ordre), proposant ainsi des nouvelles au sujet de trois thèmes:

  • le site Missionnaire anabaptiste lui-même et comment son contenu évolue.
  • quelques nouvelles au sujet de ce qui se passe dans ma propre vie, afin que vous restiez au courant (pour ceux qui demandent) et/ou que vous appreniez à me connaître un peu mieux.
  • des informations au sujet de la Société évangélique de bibles et traités et au sujet de l’évangélisation en général partout dans le monde. J’y signalerai entre autres les nouveaux traités disponibles.
  • Le dernier point traitera plutôt d’inspirations que de nouvelles, offrant quelques pensées au sujet d’un passage dans les Écritures, et peut-être des demandes de prières.

Missionnaire anabaptiste – un blogue multifonction

Dans les dernières années et les derniers mois, j’ai un peu revisité la disposition des pages de mon site. Mon but est d’offrir de la lisibilité tout en aiguillant les différents profils de lecteurs vers leurs centres d’intérêts le plus vite possible. En gros, mon raisonnement est qu’il y a plusieurs profils de lecteurs, qui ne s’intéressent pas nécessairement à TOUT le contenu de ce site, mais qui pourraient revenir régulièrement s’ils y trouvaient quelque chose qui les intrigue ou qui les intéresse.

Voici certains des profils de lecteurs identifiés:

  • Les lecteurs « de passage », arrivés sur le blogue un peu par erreur après avoir fait une recherche Google qui par hasard ressemblait au titre de l’un de mes articles. Ceux-ci ne lisent habituellement pas longtemps sur mon site, et je n’ai pas vraiment l’intention d’essayer de les retenir. Il y en a probablement des dizaines par jour. Ils lisent des articles comme Je dépense donc je suis, Facebook & Cie – un nouveau phénomène, La cigale et la fourmi, El cuarto (pour les hispanophones) ou encore ma page d’accueil.
  • Les « chercheurs », ceux qui ont fait une recherche au sujet de l’anabaptisme, la Société évangélique de bibles et traités, les mennonites ou encore l’Église de Dieu en Christ. Ceux-ci sont vraiment intéressés par ce que mon blogue propose, et lisent souvent 5-10 pages, peut-être même plus. Ils liront souvent des pages comme Une étude de doctrine chrétienne, Société évangélique de bibles et traités ou encore Les Dix-Huit Articles de Foi. Ils me contactent assez souvent.
  • Les « redirigés » depuis Wikipédia ou un autre blogue ayant un lien vers le mien. Certains sont en désaccord avec ce que je dis, parce que ma vision de l’Église ou de l’anabaptisme ne s’aligne pas avec ce qu’ils ont lu ailleurs. Ce qu’ils lisent le plus souvent, c’est Église de Dieu en Christ, mennonite et De l’anabaptisme et des vrais disciples.
  • Les « évangélistes » distributeurs de traités qui ne s’intéressent pas vraiment à mes croyances personnelles, mais surtout au fait qu’en tant que membre de la SEBT, je peux leur donner accès à des brochures évangéliques gratuites. Ils lisent surtout la page d’accueil et cette page de catalogue. Je ne leur tiens pas rigueur de ne pas avoir lu le reste du site, il n’y a pas de mal. Je crois qu’ils sont souvent très occupés. Je vois que souvent ils ne lisent qu’une ou deux pages sur le site, puis m’envoient leur adresse postale sur un formulaire de contact. J’aimerais parfois échanger plus avec eux et connaître leurs convictions, leurs raisons d’évangéliser et comment se passe l’évangélisation. Toutes les commandes de traités sont traitées à partir de mon adresse à la SEBT info@gospeltract.ca. Certains de ces contacts reviennent régulièrement vers nous et d’autres ne se manifestent plus jamais après avoir reçu des traités. Nous aimerions parfois savoir pourquoi pas. Y a-t-il quelque chose que nous pourrions améliorer pour qu’ils continuent d’évangéliser et ne se découragent pas?
  • Dans la dernière catégorie de cette liste non exhaustive, je mettrais les membres de l’Église de Dieu en Christ, mennonite, tant des missionnaires que des frères au Canada, en Haïti, au Congo, au Togo, etc.. J’ai créé quelques pages de réflexions et d’échange d’idées, la plupart de ces pages étant protégées par mot passe, ce qui nous permet de parler en toute franchise de certains aspects souvent problématiques et qui concernent parfois des désaccords doctrinaux avec d’autres chrétiens. Il y a aussi des articles plus pratiques au sujet des difficultés que rencontrent certains évangélistes pour apprendre le français. Finalement, il y a aussi quelques rapports d’activité missionnaire. Cette section est appelée à évoluer beaucoup dans les années qui viennent, mais restera essentiellement ouverte seulement à ceux d’entre vous qui font partie de l’Église de Dieu en Christ, mennonite.

Le lectorat reste majoritairement francophone, mais je reçois parfois des commentaires en espagnol aussi. WordPress recense à ce jour près de 25 000 pages vues depuis 133 pays et territoires autonomes. La plupart des lecteurs lisent les pages francophones et viennent eux-mêmes de pays dits « francophones », toutefois, je suis heureux de compter de plus en plus d’Américains, de Brésiliens, d’Allemands, de Sud-Africains, d’Espagnols, de Chiliens, de Mexicains ou encore d’Italiens parmi les lecteurs. Ce n’est pas moi qui attire tous ces gens. C’est Dieu. Et j’espère que je ne donne pas l’impression de vouloir me glorifier. J’aimerais plutôt tourner toute la gloire pour le succès de ce site vers Dieu, qui dirige chaque personne qui s’y trouve un jour ou l’autre, et qui m’a donné le temps et l’inspiration pour y écrire quelques informations et encouragements pour les chrétiens comme pour les non-chrétiens.

Je deviens quoi, moi?

Pour ceux qui ne me connaissent pas bien, je rappelle que je suis enseignant dans une petite école chrétienne au Québec. Je travaille aussi pour la SEBT (dont je vais parler un peu plus bas) les soirs et les samedis. Je vis toujours seul à Acton Vale, au Québec (à une heure de route de Montréal, environ), faisant partie d’une assemblée très soudée d’environ 50 chrétiens, dont le lieu de rassemblement se trouve à Roxton Falls. J’aime l’Église de Dieu et je veux faire tout ce que je peux pour mon Sauveur.

Pour ce qui est de mes activités dans la dernière année, il n’y a rien de très particulier: j’ai enseigné, travaillé pour la SEBT, fait quelques petits projets de traduction, rendu visite à des amis à New York et dans l’Ouest canadien, ainsi que visité pour la première fois l’Australie et la Nouvelle-Calédonie, ce qui fut un voyage mémorable. J’ai appris un peu plus de discipline dans ma vie et le bonheur de se donner entièrement à l’oeuvre du Seigneur (non pas que j’y parviens toujours, mais j’y ai goûté plus pleinement dans la dernière année).

Quoi de neuf au niveau des traités?

En 2018, au niveau mondial, la Société évangélique de bibles et traités a imprimé et distribué plus de 30 millions de tracts partout dans le monde. Le bureau canadien de la SEBT (pour lequel je travaille) a connu un regain d’activité par rapport à 2017, qui avait été une année où nous nous étions demandé si l’effort missionnaire s’essoufflait et/ou s’il fallait se concentrer plus sur le numérique. Nous avons expédié près de 6,4 millions de traités depuis notre bureau, en grande partie vers des pays francophones. Les sept pays où nous avons envoyé le plus de traités et d’autres documentations chrétiennes sont dans l’ordre: la Côte d’Ivoire, Cuba, l’Inde, le Canada, la France et ses territoires d’outre-mer, le Togo et la RDC. Ces seuls pays ont reçu plus de 90% des traités que nous avons envoyé. 2019 s’annonce intense pour nous, avec un accroissement de la cadence de commandes depuis quelques mois, au point que dans les deux premiers mois de l’année, nous avons distribué 4 fois plus de documentation en France qu’à la même date l’an passé. Dieu a bien fait les choses lorsqu’il nous a permis de construire de nouveaux locaux l’année dernière.

Malgré le fait qu’il y ait un accroissement de l’activité, Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci!) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés correctement et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/

Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des drogués, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’oeuvre que Jésus nous à enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Bon, parlons un peu des nouveaux traités nouvellement rédigés en français, et aussi ceux qui ont subi des corrections majeures récemment.

Vous pouvez consulter le contenu de ces traités en cliquant sur le titre.

Parus au cours de la dernière année:

Corrections majeures:

À paraître dans les mois qui viennent:

  • Quel chemin dois-je prendre?
  • Le christianisme, qu’est-ce que c’est?
  • La réponse à tes problèmes

Livres qui devraient paraître cette année :

  • Voici mon héritage (rédaction terminée, il reste les cartes et la mise en page)

Méditations

« Dis tout à Jésus »

Ce sont les paroles d’un cantique qui me sont venues aujourd’hui alors que je songeais (un peu découragé) à des problèmes qui me semblaient insurmontables, surtout parce qu’ils étaient reliés à de mauvaises habitudes et attitudes dans les vies de non-croyants.

Tout à coup, la pensée m’est venue de donner ces soucis à Dieu. C’est une pensée très simple. Elle me rappelle le verset qui dit: « Vous déchargeant sur lui de tous vos soucis, parce qu’il a soin de vous » (1 Pierre 5.7). Quelle merveilleuse promesse! Pourtant, souvent je n’y pense tout simplement pas! Je m’obstine à vouloir résoudre des problèmes qui me dépassent! Mais cela m’a rappelé que je ne devrais pas seulement donner me gros soucis à Dieu, mais aussi lui dire mes petits soucis, mes incertitudes, mes moments de bonheur, etc. Il veut que nous lui disions tout! Pas seulement quelques prières bien fleuries par jour…

Voici le texte du cantique. À méditer et à mettre en pratique…

Dis tout à Jésus

Es-tu lassé, rempli de tristesse ?
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Son cœur est ouvert à ta voix sans cesse.

Refrain

Oh ! dis tout à Jésus !
Dis tout à Jésus !
Oh ! dis-lui tout !
Combien son accueil est doux.
Il peut comprendre,
Il aime à t’entendre :
Dis-lui simplement tout !

Couplet 2

Il voit tes yeux rougis par les larmes :
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Il connaît ton cœur, il sait tes alarmes.

Couplet 3

Si ton passé surgit comme une ombre :
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Il peut effacer tes péchés sans nombre.

Couplet 4

Et pour demain ce que tu redoutes :
Dis tout à Jésus ! Dis tout à Jésus !
Il est près de toi le long de la route.

À la prochaine!

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus! Dans la prochaine infolettre je vous compte d’ores et déjà vous proposer (entre autres) des livres chrétiens à lire et des liens vers des articles au sujet des saines habitudes de lecture.

Que Dieu vous bénisse tous!

Hugues Andries

Les Mennonites « Holdeman »

Témoin anabaptiste

J’ai été membre de l’Église de Dieu en Christ, Mennonite pendant la moitié de ma vie (dans quelques mois, ce sera 40 ans sur 77). Le nom de l’église est un peu compliquée. Idéalement, nous aimerions nous appeler simplement l’Église de Dieu, mais au moins 50 autres dénominations ont eu la même idée.

Certaines dénominations semblent avoir essayé d’intégrer leur déclaration doctrinale dans leur nom, par exemple, la Maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, le pilier et le fondement de la vérité, Inc. Je n’essaie pas de me moquer d’eux, c’est juste une illustration de la difficulté de trouver un nom pour différencier clairement une église d’une autre.

Il y en a parmi nous, du moins ici au Canada, qui aimeraient supprimer « mennonite » du nom de l’église, mais il y a un hic. C’est qu’il existe déjà une Église de Dieu en Christ et qu’il s’agit de…

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Avertissement aux amish

via Avertissement aux Amish

(tiré du blogue Témoin anabaptist de Bob Goodnough)

C’était l’année 1697 ; des Mennonites qui fuient la persécution en Suisse avaient déjà vécu en Alsace pour quelque temps. Il y avait danger au-dehors parce que Louis XIV avait envoyé ses troupes pour annexer l’Alsace à la France. Il y avait danger au dedans la groupe Mennonite parce que Jacob Amman, l’un des ministres, accusait l’église de mondanité et d’apostasie. Il exigeait une stricte conformité à une certaine forme de vêtements et d’autres choses externes. Jacob Amman et ses disciples avaient excommunié la partie des Mennonites en Alsace qui ne voient pas les choses dans la même manière. Ils étaient à leur tour excommuniés par les autres Mennonites. Par la suite, les partisans de Jacob Amman vient d’être connu comme amish.

Au milieu de cette confusion, quelqu’un a écrit à Gerhard Roosen, un ministre âgé de l’église Mennonite d’Altona-Hambourg. Les paragraphes ci-dessous ont été extraits de sa réponse. Roosen avait 85 ans quand il a écrit ces mots et il est resté actif jusqu’à sa mort en 1711 à l’âge de 99 ans.

Il faut noter que les premiers colons Mennonites en Pennsylvanie avaient laissé la Suisse pour la Hollande, puis émigré en Amérique avant la division occasionnée par Jacob Amman. Ils n’avaient donc aucun rôle dans cette triste affaire.
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Je suis de tout cœur désolé que vous avez été troublé par certains qui pensent hautement d’eux-mêmes et qui font des lois sur des choses qui ne sont pas exigés dans l’Évangile. Si les écrits apostoliques avaient indiqué comment et avec quoi un croyant doit se vêtir, et une personne voyageant dans d’autres pays auraient rencontrés des personnes qui vivaient contraire à ces règles, alors cette position pourrait être valide. Mais pour contredire l’Évangile en liant la conscience à une certaine forme de chapeaux, de vêtements, de chaussures, de chaussettes ou des cheveux, qui diffèrent d’un pays à un autre, et de prendre sur lui l’autorité d’excommunier ceux qui n’acceptent pas ces règles et de chasser de l’église comme un levain ceux qui n’évitent pas un tel, est quelque chose que ni le Seigneur Jésus dans les Évangiles, ni les saints apôtres ont commandé, d’être lié par ces choses externes, et n’ont donné ni loi ni règle dans cette question.

Dans toutes les lettres de Paul, nous ne trouvons pas un seul mot qu’il a donné des commandements aux croyants sur la forme ou style de vêtements qu’ils devraient porter, mais plutôt qu’il nous exhorte à nous accommoder aux choses humbles. Je considère qu’il est bien et droit de se comporter comme les coutumes du pays dans lequel on séjourne. Mais il est raisonnable et juste que tout luxe, orgueil et luxure charnelle soit évitée (1 Jean 2), et de ne pas accepter rapidement de nouveaux styles de vêtements, ni les modifier pour se conformer à la mode. Cela est quelque chose d’être discipliné. Mais là où il est devenu l’usage courant dans un pays, il est honorable et bon d’accepter un tel usage, si on le fait dans l’humilité.

Merci à Dieu, je ne veux pas la convoitise des yeux, ni l’orgueil de ce monde, mais j’ai toujours porté à peu près le même style de vêtements. Mais si j’aurais porté un autre style, selon l’usage du pays, devrais-je être excommunié à cause de cela ? Cela serait déraisonnable et contraire à l’Écriture.

Le Seigneur a ordonné, bien sûr, qu’il doive y avoir de la discipline dans l’Église de Dieu pour les membres obstinés et tels que résistent à la loi de Dieu dans l’Évangile. Par conséquent, on doit se demander si ce que nous voulons lier y seront également lié, ou commandé à être lié.

Les Saintes Écritures doivent être notre norme. Nous devons nous y soumettre ; non pas courir en avant, mais les suivre, non pas impétueusement, mais avec prudence, crainte et affliction ; car il est une chose périlleuse dans le jugement de Dieu de lier sur la terre ce qui n’est pas lié dans le ciel.

Une église d’inconnus

Témoin anabaptiste

Les historiens semblent croire que partout où il y avait quelque chose d’important, il devait y avoir des grands personnages. Quand ils regardent l’histoire du christianisme, les catholiques et les protestants ont eu tous les grands personnages. Comme ils ne trouvent pas de tels personnages du côté de ceux que nous appelons anabaptistes, ils supposent que rien ne se passait.

Mais l’essence même du christianisme est qu’il ne peut y avoir qu’un seul grand personnage, et c’est Dieu lui-même. Même Jésus ne s’est pas conduit comme un grand personnage. Ceci était une problème pour les scribes et les pharisiens avaient ; ils attendaient un Messie qui balaierait les oppresseurs romains pourt gouverner le monde de Jérusalem. Les dispensationalistes sont entièrement d’accord avec cela, et disent que puisque son plan a été déjoué à son premieravènement, le royaume terrestre sera…

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Protestant ou anabaptiste?

Aujourd’hui, la majorité des groupes aux origines anabaptistes n’hésitent pas à s’appeler protestants et s’associent de plus en plus librement avec diverses Églises évangéliques qui n’ont pourtant pas les mêmes préceptes ni les mêmes racines. Si la plupart de ces groupes ont en commun la croyance à la nouvelle naissance, qui est bien sûr l’élément le plus important dans la vie du chrétien, beaucoup de ces groupes ne pratiquent pas une séparation du monde correcte et se permettent facilement l’usage de la violence. Ceci est en train d’affecter les groupes anabaptistes (mennonites) qui ont renié leurs origines primitives et distinctes.

Voici un bref exposé à ce sujet, sans toutefois remonter dans les détails de l’histoire.

Ces deux courants ont une compréhension et une approche différentes, par rapport à la vie chrétienne. Si nous retournons à l’époque des martyrs chrétiens (principalement entre le règne de Néron en 37 après J.-C. et la fin de la première vague de guerres de religion en Europe, en 1598), nous voyons une grande différence entre les anabaptistes et les protestants (qui n’apparurent qu’après 1517). Le nom « protestant » vient du mouvement de protestation contre la religion principale de l’époque: L’Église catholique romaine, qui était aussi un ennemi acharné de l’Église anabaptiste. Pour dire les choses de manière simple, ces « protestants » voyaient la folie, le péché et la corruption de la religion d’État. Le péché et la désobéissance à la Parole de Dieu qu’ils percevaient étaient très réels. Plusieurs dirigeants (dont Luther, Calvin, de Leyde) pensaient qu’une réforme était grandement nécessaire et ils se firent virulents, parfois même physiquement violents. Beaucoup de gens pensaient que tous ceux qui n’étaient pas fidèles à la religion d’État (la religion catholique) étaient des protestants, et qu’il n’y avait donc que deux groupes de soi-disant chrétiens.

Ils oubliaient que les dissidents à la religion catholique ont toujours existé. À vrai dire, c’est cette religion d’État qui était sortie de la vraie Église, devenant ainsi la Grande Prostituée, et donc ce sont les anabaptistes qui sont les héritiers légitimes de l’Église primitive, et non des bâtards rebelles comme Rome a si souvent voulu les dépeindre.

L’histoire anabaptiste voit les choses d’un tout autre oeil que l’histoire protestante. Alors que les protestants combattaient souvent les catholiques par la force, il y avait aussi beaucoup de vrais chrétiens qui vivaient paisiblement et discrètement, tout en pratiquant « la foi transmise aux saints une fois pour toutes ». Leur témoignage fidèle et paisible toucha de nombreuses vies, et la vraie Église grandit continuellement malgré le fait que beaucoup perdaient la vie pour la cause de l’Évangile. (Certains chrétiens de l’époque rapportent des estimations surprenantes au sujet du nombre es anabaptistes dans certaines régions. Dans les années 1500, la ville de Strasbourg aurait compté environ 10% d’anabaptistes dans sa population. Et au siècle suivant, certains historiens estiment qu’il y avait environ 5% d’anabaptistes dans toute la population des Pays-Bas.)

C’est au sein de ce groupe-ci, et non aux protestants, que la vraie foi a été transmise, même si les protestants ont attiré bien plus d’attention. Cela ne veut en aucun cas dire que ce sont seulement les anabaptistes (mennonites) qui peuvent être sauvés: la nouvelle naissance est pour chacun de nous, mais cela veut dire que c’est ce groupe qui a perpétué la foi de l’Église primitive, et qui la pratique au mieux aujourd’hui. L’oeuvre est dans les mains de Dieu, c’est lui qui crée l’accroissement, pas nous, les hommes. Les vrais disciples de Jésus n’ont jamais été des protestants.

Et aujourd’hui? Dieu est encore et toujours le même Dieu, et il oeuvre encore de la même manière. Si nous désirons lui être fidèles et travailler pour lui dans son royaume, nous devrons lui abandonner notre volonté et vivre paisiblement dans la foi qui a été transmise aux saints. Ainsi, Dieu peut nous utiliser pour accomplir ses desseins.

Lorsque nous regardons autour de nous et que nous commençons à prendre en note les faiblesses et les désobéissances au sein de l’Église, et que nous militons de manière critique pour éradiquer ces torts, nous adoptons un esprit protestant. Souvenez-vous que la vraie foi n’a jamais été portée par de telles personnes et ne le sera jamais. Notre chair essaie de nous persuader qu’il s’agit là d’une tâche noble et très utile. Cependant, ce qui se passe en réalité lorsque nous prenons de telles positions charnelles, c’est que nous devenons un obstacle pour Dieu, qui veut s’occuper du problème à sa manière. Lorsque nous acceptons l’esprit du protestantisme, nous mettons notre foi en nous-mêmes plutôt qu’en Dieu. Il est bien plus capable de s’occuper de ces problèmes que nous ne le sommes: faisons-lui donc confiance pour les résoudre. Il veut que ma volonté lui soit entièrement soumise.

 

[Texte partiellement tiré d’un article de Elwon Wilson (Montezuma, KS, É-U).]

 

Émigration des mennonites aux États-Unis

Témoin anabaptiste

En raison de la persécution en Suisse de nombreux anabaptistes, ou mennonites, ont fui pour se réfugier au Palatinat. Ils étaient 700 en 1672 seulement et d’autres les ont suivis pour plusieurs années, en provenance de Suisse et d’Alsace. Beaucoup d’entre eux ont tout laissé et ont reçu de l’aide en argent, en nourriture et en vêtements de la part des frères en Hollande.

En 1681, le roi Charles II d’Angleterre accorda à William Penn un vaste territoire dans le Nouveau Monde. C’était pour payer une dette que le roi devait au père de William Penn. Penn, un Quaker, envisageaitce territoire comme un lieu où toutes les bonnes personnes pouvaient vivre ensemble en paix et a commencé à faire de la publicité pour les colons.

Les premiers mennonites sont arrivés en Pennsylvanie en 1683 et beaucoup d’autres ont suivi au cours des 80 prochaines années. Ainsi…

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