Prédication au sujet de la fin des temps et du règne de mille ans

(eschatologie)

frère Sam Shirk, le 14 juin 2020

Introduction : Bonsoir, j’aimerais souhaiter la bienvenue à l’assemblée ici, ainsi qu’à tous ceux qui écoutent ce soir, partout dans la conférence. Je pense que nous sommes enthousiasmés par la perspective d’entendre ce que Dieu a pour nous ce soir : un enseignement biblique au sujet de la fin des temps et du retour du Seigneur Jésus. Nous allons écouter le ministre Sam Shirk partager une prédication sur ce thème. Avant cela, nous allons simplement prononcer une prière ici au début du culte et après que Sam ait terminé son discours et ait prié, nous conclurons avec quelques cantiques qui termineront ce culte ; alors, inclinons nos têtes pour la prière.

Notre Dieu sage et juste, nous nous prosternons devant toi ce soir, nous te remercions pour cette journée, nous te remercions pour l’inspiration de cette journée, nous te remercions pour cette occasion d’écouter à nouveau ce que tu as pour nous, ton inspiration. Nous prions tout particulièrement pour le message de ce soir, que ta volonté puisse être exprimée et nous prions spécialement pour le frère Sam afin que son chemin puisse être ouvert ce soir pour simplement apporter les pensées que tu veux qu’il prêche ; que ses paroles puissent indiquer ta volonté pour ton peuple. Nous prions pour chaque cœur qui écoute ce soir, nous prions pour que tu sois avec chacun de nous, aide-nous afin que nous puissions avoir du courage et de l’inspiration sur le chemin de la vie et qu’un jour nous puissions être avec toi, au nom de Jésus, Amen.

Sam : Bonsoir à tous. Je vois une assemblée ici à Fairview [en Oklahoma, aux États-Unis], je vais leur parler, et les autres peuvent écouter. Vous savez, la raison pour laquelle nous sommes à Fairview, c’est que nous avons passé près d’un an et demi ici, puis nous sommes rentrés chez nous [en Pennsylvanie] pendant trois mois et demi, nous avons décidé de revenir pour vous rendre visite, et c’est quand nous étions en route pour venir ici qu’il m’a été demandé de prêcher ici. Donc, pour ce soir, je suis un « Okie » [un résident de l’Oklahoma].

Cet enseignement, cette doctrine biblique, Daniel Kaufman, dans [son ouvrage] Les doctrines de la Bible, l’a appelé la doctrine du futur. Je suppose que je vais probablement rebondir un peu en avant et en arrière entre « dans le temps » et l’enseignement prophétique (ou si vous voulez utiliser de grands mots, nous pourrions dire « l’eschatologie », qui est l’étude des choses futures). Je ne suis pas très porté sur le mot eschatologie, parce que je n’ai pas besoin d’un mot de cette taille, mais c’est un mot qui englobe beaucoup de choses. J’aimerais commencer par un passage d’Apocalypse 10. Il s’agit d’une écriture sur la fin des temps. Apocalypse 10. Je vais descendre au verset 5 [et 6] : « Et l’ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel, et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu’il n’y aurait plus de temps ».

Cet ange n’a pas encore déclaré cela, mais le temps est plus proche que jamais. Même si nous observons les signes des temps, aucun homme ne connaît le jour ou l’heure, c’est très clair. Mais les signes des temps que nous voyons dans nos vies nous indiquent très clairement que cela va se produire. J’ai entendu parler de vieux prédicateurs qui disaient qu’ils étaient convaincus que la fin des temps allait se produire avant qu’ils ne quittent cette terre, et pourtant ça n’a pas été le cas. Mais ils y croyaient. Et pour nous, frères et sœurs, dans les jours où nous vivrons, puissions-nous être conscients que cela va arriver et puissions-nous être vivants et éveillés spirituellement, pour que cela ne nous prenne pas totalement par surprise, parce que nous aurons scruté l’avenir.

Maintenant, en 2 Timothée 3[.1-5], il y a une écriture très connue : « Or, sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront épris d’eux-mêmes, aimant l’argent, vains, orgueilleux, médisants, rebelles à pères et à mères, ingrats, impies, Sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, Traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant la volupté plutôt que Dieu, » Voici maintenant le verset suivant, celui auquel nous voulons prêter une attention particulière : « Ayant l’apparence de la piété, mais en ayant renié la force. Éloigne-toi aussi de ces gens-là. » Je voudrais encourager tous ceux qui écoutent à examiner leurs cœurs, car nous approchons des derniers jours et nous sommes déjà dans des temps périlleux. Il se peut que nous soyons impliqués dans un certain nombre de ces conditions pécheresses et égoïstes, tout en continuant de venir à l’église tous les dimanches et en parlant même des paroles justes lorsque les ministres viennent nous parler lors d’un réveil, etc.

Mais si c’est tout ce que nous avons, alors nous n’avons qu’une forme de piété et nous en renions la force ; donc, frères et sœurs, dans ces derniers jours dans lesquels nous nous trouvons (sans en avoir fait le choix) ici sur terre, puissions-nous nous rendre compte qu’il y a une force dans laquelle nous pouvons puiser. Peut-être sommes-nous tièdes, peut-être que nous maintenons un aspect extérieur respectable afin d’obtenir le respect des gens qui nous connaissent, mais nous savons qu’à l’intérieur, comme Jésus l’a dit aux pharisiens, c’est comme des sépulcres blanchis : à l’intérieur, ils sont remplis d’ossements de morts, ou encore comme une coupe qui est lavée à l’extérieur, mais qui est sale à l’intérieur. Nous vivons dans les derniers jours, bientôt cet ange sera envoyé avec un pied sur la terre et un pied sur la mer et il déclarera que le temps est maintenant terminé.

Vous savez, j’ai souvent essayé de saisir le sens de l’éternité par rapport au temps, et je me rends compte que l’éternité est sans fin à une extrémité et qu’elle se dirige sans fin à l’autre extrémité et que nous ne pouvons pas savoir où elle commence et où elle s’arrête, parce qu’elle n’a ni début ni fin. Nous pensons en termes de temps ; nous nous trouvons ce soir dans un petit morceau d’éternité que Dieu a mis de côté et qu’il a appelé « temps ». C’est là qu’il nous a mis et qu’il nous a appelés à le servir. Il nous a aimés et il nous aime, et nous voulons faire attention à ce que les temps périlleux dans lesquels nous vivons ne nous piègent pas.

Il y a tant de choses qui n’existaient pas il y a quelques années qui tendent une embuscade au peuple de Dieu aujourd’hui. Certaines de ces choses passent par les téléphones que nous transportons. Les gens sont tentés de ne pas avoir de filtres sur leurs téléphones et de regarder de la pornographie et d’autres choses de ce genre. Ces derniers temps, je rencontre de plus en plus de gens qui déclarent avec audace que tout cela [quoi exactement ?] n’est qu’une invention des chrétiens pour essayer de contrôler les autres ; mais tous ceux qui disent cela vont prendre conscience un de ces jours qu’ils avaient tort, que c’est vrai et que c’est réel ; et qu’un jour, nous allons nous tenir devant Dieu.

Daniel Kaufmann, lorsqu’il écrivait dans Doctrines de la Bible sur ce qu’il appelait la doctrine du futur, disait ceci à propos de ce dont nous allons parler ce soir : « Dans l’étude de cette portion de la Parole de Dieu qui jette la lumière sur le futur, ne perdons pas de vue le fait que certaines choses nous sont entièrement cachées, d’autres, partiellement révélées, et d’autres encore, clairement montrées. Nous tirons le meilleur parti de notre enquête si nous ne supposons pas en savoir trop, mais prenons docilement notre place en tant qu’humbles apprenants et étudiants diligents, recevant avec foi ce que Dieu juge bon de nous révéler ». Je trouve que ce sont là des pensées sages. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas lire ou étudier des choses futures et chercher à comprendre ce que nous pouvons ; mais cela signifie que nous devons faire attention à ne pas en arriver à dire : « J’ai tout compris maintenant, tous ceux qui ne comprennent pas comme moi, ce ne sont que de pauvres âmes perdues ».

Pendant plusieurs années, Anne et moi avons fait partie d’une Église où ce sujet était en quelque sorte au centre des préoccupations et où la vision prémillénariste dominait, mais il y avait des croyants très pieux adeptes de la vision amillénariste.

[Tout d’abord, soyons clair. Je veux que ce soit simple et clair ce soir ; je ne veux pas que ce soit studieux et profond. Je vois des jeunes gens assis devant moi et je ne veux pas vous ennuyer, je veux apporter ce message de manière à ce que vous puissiez suivre.]

Il y a un certain nombre de points de vue au sujet du règne de mille ans.

Le millénium (millénaire) signifie mille ans. Les prémillénaristes étaient autrefois absents ou très peu nombreux chez les anabaptistes. « Prémillénariste » signifie que nous attendons encore le règne de 1000 ans.

Ensuite, il y a l’amillénarisme. Pour l’amillénariste, nous sommes maintenant dans le règne de mille ans figuratif. Cela signifie un règne ou une ère de temps où Jésus règne dans nos cœurs. C’est un règne spirituel et figuratif.

Et puis il y a aussi les postmillénaristes. Ils sont en quelque sorte relégués dans la poussière maintenant parce qu’une de leurs croyances a conduit à cette pensée que les choses vont s’améliorer de plus en plus en attendant le retour du Seigneur. Combien d’entre vous peuvent témoigner que cela se passe dans notre pays, sur notre terre ? Je ne vois aucune main levée. Les choses ne s’améliorent pas, elles empirent. Donc, les postmillénaristes ont battu en retraite et nous n’entendons pas trop parler d’eux. Certaines Églises adhèrent encore à ce point de vue, mais je ne suis pas ici pour parler pour ou contre les Églises ce soir ; je veux principalement parler de la façon dont nous croyons et aussi de certaines autres croyances autour de nous.

Outre l’enseignement du règne de 1000 ans, il y a la pensée de la Grande Tribulation que nous trouvons en Matthieu 24, je crois, « telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et telle qu’il n’y en aura jamais. ».

J’ai écouté beaucoup de discussions, où certains ont dit que « la grande tribulation durera 7 ans », ce qui nous ramène à Daniel où il est dit « un temps, des temps et la moitié d’un temps », ce qui équivaut à 42 mois. Et puis il y a encore 42 mois, et donc sept ans de tribulation. Certains croient qu’avant que cette tribulation ne commence, l’Église, les croyants, vont tous être enlevés de la terre et qu’ils n’auront rien à souffrir. Cela fait partie du prémillénarisme.

Un autre enseignement prémillénariste est que les chrétiens feront face au premier « un temps, des temps et la moitié d’un temps », puis l’enlèvement viendra, et la dernière moitié de la tribulation sera encore pire, mais les chrétiens n’y seront pas, ils en auront été enlevés.

Et puis il y a un autre point de vue qu’on appelle la post-tribulation.

Je me souviens que les gens disaient : « Êtes-vous un adepte de la pré-tribulation ou de mi-tribulation ? Ou un « post-trib » ? » (Ils raccourcissaient juste [le mot] tribulation.) Il y a donc de nombreuses façons de croire au règne littéral de mille ans parmi les Églises de nos jours.

La vision amillénariste a été privilégiée par les anabaptistes tout au long de l’histoire. Il y a environ 100 ans, il y a eu des dirigeants importants de certains groupes mennonites (je pourrais citer leurs noms, vous en reconnaîtriez plusieurs, mais à ce moment, il semble plus sage de ne pas le faire parce que certains de leurs descendants pourraient être dans l’audience). C’étaient des dirigeants influents de l’ancienne Église mennonite, et ils sont allés au Moody Bible Institute, ce qui leur a permis d’approfondir leur connaissance des Écritures, et ils y ont acquis une vision prémillénariste. Ils sont rentrés chez eux et l’ont enseignée à leurs ouailles. Aujourd’hui, il y a quelques mennonites conservateurs (mais pas des conservateurs de l’ancien ordre) qui ne peuvent même pas s’imaginer que quelqu’un ait jamais cru différemment. « Tout le monde sait que nous vivons avant le règne de mille ans, que Jésus va venir, et qu’ensuite le règne millénaire commencera. »

J’ai remarqué, lorsque j’adorais avec des mennonites qui avaient des opinions bien arrêtées d’une manière ou d’une autre, qu’il y avait beaucoup de débats. En fait, un dimanche, un groupe venu d’un autre État est venu voir s’ils pouvaient retrouver l’unité sur cette doctrine. Si possible, ils voulaient se réunir avec nous dans ce cadre ecclésial. Ils ont donc mangé quelque part, et après le repas de midi, ils se sont réunis dans le salon et ont commencé à dialoguer, certains auraient pu appeler cela une dispute, mais en tout cas cela a duré jusqu’à 22 heures ce soir-là ; quand ils se sont séparés, les deux parties disaient « ce que vous croyez frise l’incroyance ». Chaque partie disait la même chose, et les deux factions avaient des écritures pour le prouver.

Depuis que nous sommes dans l’Église et que j’ai compris…

Eh bien, je ne veux pas faire beaucoup de blagues ici ce soir, mais il y avait une autre version du millénarisme que j’ai adoptée à l’époque [lorsque nous fréquentions cette autre Église], parce que je pensais, « si ces sages ne peuvent pas s’entendre, quel espoir y a-t-il pour moi ? Donc, un visiteur est venu à cette église une fois et ces gens aimaient toujours s’approcher des visiteurs et leur demander : « êtes-vous un prémillénariste ou un amillénariste ? » Ce visiteur a répondu : « Je suis un panmillénariste ».

Eh bien, je n’avais jamais entendu parler de celle-là ! Que croit un panmillénariste ? « Un panmillénariste croit que tout va « s’arranger » comme Dieu le veut. » J’ai donc conclu : « Ça, c’est pour moi, parce que je ne parviens pas à suivre tout ce débat ».

Mais, lorsque nous sommes entrés dans l’Église [de Dieu en Christ, mennonite] et que je me suis rendu compte de ce que les mennonites Holdeman [de cette Église, mentionnée ci-haut] croyaient, et que j’ai vu que c’était très similaire à ce que beaucoup d’Églises amish et mennonites conservatrices croient (elles ont toujours cette vision amillénariste), je me suis rendu compte que j’avais rejoint l’Église qui perpétue cette croyance. Donc, peu à peu, c’est devenu clair dans mon cœur que « je suis d’accord avec cette Église, qu’il y a beaucoup d’écrits figuratifs dans le Livre de l’Apocalypse, et que nous croyons que cette partie du règne de mille ans signifie une ère de temps sans limites précises à chaque extrémité et ce sera le temps où Christ Jésus règnera sur terre dans le cœur des hommes et des femmes et des garçons et des filles convertis ».

Nous en sommes là aujourd’hui. Bon, quelque part ici, j’ai une confession de foi. Je veux lire dans la Confession de foi de Dordrecht, écrite il y a des centaines d’années. Elle a été élaborée le 21 avril 1632. Dans l’article 18, il est dit : « De la résurrection des morts et du jugement dernier : en ce qui concerne la résurrection des morts, nous confessons de la bouche et croyons du cœur, conformément à l’Écriture, que par l’incompréhensible puissance de Dieu, au dernier jour, tous les hommes qui seront morts et endormis, seront alors réveillés, rendus à la vie et ressusciteront et qu’ils seront, en un instant, au temps de la dernière trompette, avec ceux qui seront jusqu’alors restés en vie, transformés et rassemblés devant le tribunal du Christ, que les bons et les méchants seront séparés de part et d’autre et qu’alors chacun recevra dans son propre corps suivant ce qu’il a fait, soit de bien soit de mal, que les bons ou pieux, étant les bénis, seront enlevés avec le Christ, iront à la vie éternelle et recevront la joie, que l’œil n’a jamais vue, ni l’oreille entendue ni n’est venue au cœur de l’homme, pour régner et triompher avec le Christ, d’éternité en éternité. Par contre, les méchants ou impies, étant maudits, seront chassés et repoussés dans d’épaisses ténèbres et le châtiment éternel de l’enfer où leur ver ne périra point ni leur feu ne sera éteint et là ils n’auront jamais, suivant ce que déclare l’Écriture, aucun espoir ni consolation ni rédemption à attendre. Veuille le Seigneur nous mettre tous par sa grâce en telle dignité et état (lit. capacité) que cette damnation n’advienne à aucun de nous mais que nous puissions tellement nous acquitter de nos devoirs et être diligents que nous soyons trouvés en ce jour devant lui, sans tache et sans reproche, dans la paix. Amen. »

[Mat. 22.12 ; Job 19.26, 27 ; Mat. 25.31 ; Jean 5.28 ; 2 Cor. 5.19 ; 1 Cor. 15 ; Apo. 12.4 ; 1 Thes. 4.13 ; 1 Cor. 2.9 ; Marc. 9.44 ; Apo. 14.11]

Puis j’ai remarqué un peu plus ce qui suit cette déclaration, ce que je n’avais pas vraiment remarqué auparavant. « Ce sont là, en peu de mots, les principaux articles de notre commune foi chrétienne, comme nous les enseignons et pratiquons continuellement dans notre Église et parmi nous. C’est à notre sentiment, la seule véritable foi chrétienne […] »

Certaines personnes font circuler l’idée que le concept de « une seule Église visible unie » aurait été inventé par Jean Holdeman, pourtant ce texte-ci a été écrit il y a plusieurs siècles et ils en témoignaient déjà à l’époque.

Maintenant, dans des articles de foi qui ont été écrits par l’Église, il est dit à l’article 26 « Résurrection des morts : nous croyons en une résurrection corporelle générale des justes et des injustes… » Vous savez, les prémillénaristes se heurtent à ceci : les morts en Christ ressusciteront d’abord et ensuite ils mettent de nombreuses années (certains d’entre eux disent que ce sera sept ans ; d’autres mettent mille ans) entre cela et le moment où les méchants, ceux qui ne sont pas morts dans le Seigneur, ressusciteront d’entre les morts. Mais il est dit que nous croyons en une résurrection corporelle générale des justes et des injustes. « Au grand jour où le Seigneur lui-même descendra du Ciel pour ressusciter les morts et transformer les vivants, par conséquent cet incorruptible revêtira l’incorruptibilité et ce mortel revêtira l’immortalité comme le corps transfiguré de notre Seigneur Jésus-Christ où les saints glorifiés entreront dans la gloire éternelle. » Nous avons la vision amillénariste du Royaume du Christ et nous ne croyons pas en un autre royaume de gloire, si ce n’est celui des nouveaux cieux et de la nouvelle terre après que cette terre et la mer avec tous ses éléments visibles aient disparu. Par conséquent, nous soutenons que ceux qui cherchent un règne personnel du Christ dans un Royaume littéral sur terre pendant mille ans sont trompés et seront déçus. Nous ne fixons pas de délai par rapport au jour du retour du Seigneur, car il est écrit « pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait » (Matthieu 24.36), donc soyez vous aussi prêts… ».

C’est là l’essentiel. Nous n’avons pas besoin de savoir quand il reviendra ; mais si nous nous rendons compte et croyons de tout notre cœur que nous observons les signes et les preuves que le temps approche, il nous incombe de faire en sorte que notre appel et notre élection soient sûrs, de savoir où nous en sommes. Alors, peu importe l’année où il viendra, le mois ou le jour, ou même l’heure. Car si Jésus est dans notre cœur, quand la trompette sonnera et que nous le verrons, il y aura de la joie et de la gloire dans nos cœurs. « C’est mon Rédempteur, mon ami, celui qui est mort pour que je puisse vivre ! »

« Soyez donc vous aussi prêts, que ce soit pour le message de la mort ou pour son apparition personnelle glorieuse en ce jour. Oui, viens, Seigneur Jésus ! » Ensuite, il y a un certain nombre d’autres écritures citées.

Ainsi, l’Église croit, et nous croyons que le règne de mille ans n’est pas un événement futur. C’est pour cela que d’autres sont appelés « prémillénaristes ». « Pré » voulant dire : nous vivons avant [le millénium]… Et il y a d’énormes variations dans la façon dont les gens croient cela. Certains croient presque qu’il y aura une seconde chance pendant le règne de mille ans. D’autres, voyant que leurs Églises ne sont pas à la hauteur de ce qu’enseigne la Bible, peuvent penser : « Eh bien, ce sera lors du règne de mille ans, quand le lion et le bœuf mangeront de l’herbe ensemble (et ainsi de suite), c’est alors que cette époque glorieuse aura lieu. » La première fois que j’ai entendu une telle suggestion, j’ai tout de suite senti que cela pouvait être une erreur, et que Dieu veut cela [cette perfection] dans l’Église aujourd’hui. Pour ceux d’entre nous qui étaient des lions avant de se convertir, notre vie a changé de façon si radicale que nous pouvons nous coucher avec le bœuf et l’agneau et que nous sommes tous en paix ensemble. Je ne sais pas, si nous passons en revue la congrégation ici (j’ai appris à connaître beaucoup d’entre vous), eh bien je ne sais pas avec certitude lesquels d’entre vous étaient des lions avant de se convertir et lesquels d’entre vous ou des veaux ou des agneaux, mais l’important est que vous avez été convertis et que cela a fait que, même si vous étiez autrefois un lion, vous pouvez dorénavant vous coucher avec le bœuf, le veau, l’agneau, et vous pouvez manger de l’herbe avec eux.

Quels sont vos souvenirs ? Quant à moi, je me souviens que je n’étais pas un jeune homme pieux pendant la majeure partie de ma jeunesse et lorsque j’ai été converti, je n’étais pas préparé à ce que Dieu allait faire dans mon cœur. Les choses auxquelles je m’accrochais avec beaucoup d’obstination sont devenues sans importance pour moi, les choses qui venaient de l’orgueil (etc.) sont devenues sans importance pour moi, parce que j’étais maintenant transformé en agneau.

Ainsi, dans notre confession de foi, il nous dit que nous croyons que les morts ressusciteront, et qu’il y aura des gens qui sont morts dans le Seigneur et d’autres qui ne sont pas morts dans le Seigneur.

Peut-être devrions-nous revenir à Matthieu 24 pour en savoir un peu plus à ce sujet. Je sais qu’il y a des gens qui écoutent ce soir et qui peuvent facilement comprendre chaque défaut dans ce que je présente dans mon discours, alors je vais essayer de garder ma prédication aussi claire que possible. En Matthieu 24, verset 21, il est question de la grande tribulation. « Car alors il y aura une grande affliction ; telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et telle qu’il n’y en aura jamais. » Même là, cette tribulation faisant partie de la Fin des temps, il est dit qu’il n’y a pas eu de tribulation comme celle-là depuis le commencement du monde jusqu’à ce jour, et qu’il n’y en aura jamais. « Que si ces jours-là n’avaient pas été abrégés, aucune chair n’eût échappé ; mais à cause des élus ils seront abrégés. Alors si quelqu’un vous dit : Le Christ est ici, ou : Il est là ; ne le croyez point. Car de faux christs et de faux prophètes s’élèveront et feront de grands signes et des prodiges, pour séduire les élus mêmes, s’il était possible ». Ce mot « séduire » dans d’autres versions est appelé « tromper », ce qui est un autre mot pour séduire, attirer les hommes. C’est ce qui est dit ici : « Voilà, je vous l’ai prédit. Si donc on vous dit : Le voici dans le désert ; n’y allez point : Le voici dans des lieux retirés ; ne le croyez point. Car, comme l’éclair sort de l’orient et se fait voir jusqu’à l’occident, il en sera aussi de même de l’avènement du Fils de l’homme ». Personne ne pourra dire « Oh ! le Seigneur est revenu, il est là-bas de l’autre côté d’Oklahoma City » ou « Il est revenu en Pennsylvanie », car ce sera comme l’éclair à l’orient. Cet éclair passera à l’occident et tous les yeux le verront. C’est ce qui est dit au verset 31 : « Il enverra ses anges avec un grand éclat de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis un bout des cieux jusqu’à l’autre bout. » Cela s’applique à nous aujourd’hui. Apprenez maintenant une parabole du figuier : « Quand ses rameaux sont tendres, et qu’il pousse des feuilles, vous connaissez que l’été est proche », car il bourgeonne, les feuilles commencent à venir. « Vous aussi de même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche et à la porte. » Et mes frères et sœurs, je tiens à souligner cela. Ce n’est plus si loin. Il y a trop de choses qui se mettent en place pour annoncer les derniers jours, et cela amène les vrais croyants à comprendre que ce ne sera pas longtemps avant que Jésus vienne du ciel. De la même façon qu’il est monté, il descendra et nous le verrons et nous serons heureux si notre cœur est à la bonne place et si nous sommes prêts à le rencontrer.

Ainsi, il est proche, même à la porte. « Je vous dis en vérité que cette génération ne passera point que toutes ces choses ne soient arrivées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Lorsque notre fondement est la Parole de Dieu, le tonnerre spirituel peut gronder et il peut y avoir des éclairs et des rafales de vent de 134 kilomètres à l’heure tout autour de nous ; mais nous savons, nous avons cette assurance dans notre cœur, que nous sommes sur le roc solide et que nous serons en sécurité.

Alors, mes frères, il va se passer des choses effrayantes, mais si nous sommes entièrement en lui, il n’y a pas lieu de s’effrayer, nous pouvons nous admirer et dire « c’est formidable ! »

« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, non pas même les anges du ciel, mais mon Père seul. Mais comme il en était aux jours de Noé, il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme ; Car de même qu’aux jours d’avant le déluge les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et donnaient en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; Et qu’ils ne connurent rien jusqu’à ce que le déluge vint et les emporta tous ; il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; De deux femmes qui moudront au moulin, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra. » Cette partie où il est question de « l’une sera prise et l’autre laissée », ceux qui ont une vision du futur qui n’est pas compatible avec notre foi, ils l’interprèteraient ainsi : « eh bien, l’enlèvement est arrivé, et l’une était prête à partir… »

Je ne sais pas si vous avez déjà vu une voiture devant vous avec un autocollant sur le pare-chocs qui disait « Attention ! en cas d’enlèvement, cette voiture sera sans conducteur ». Parce qu’ils croient que lorsque l’enlèvement aura lieu, ils seront retirés de cette voiture, même si elle roule sur l’autoroute de Cimarron à une vitesse de 120 ou 130 km/h. Donc, ils nous avertissent de faire attention.

Mais dans la vision amillénariste, ce verset ne fait qu’énoncer la différence entre celui qui est prêt et celui qui ne l’est pas ; ils pourraient travailler côte à côte sur le même lieu de travail. Celui qui est prêt ira avec le Seigneur et celui qui n’est pas prêt ira… Je veux en venir à cela ici dans Matthieu 25, il y a plus d’écritures là. Il est question des vierges folles et des vierges sages et de la façon dont les folles ne s’assuraient pas qu’elles avaient de l’huile dans leurs lampes. Et lorsqu’elles ont entendu le cri « Voici l’époux qui vient ! » et qu’elles ont voulu préparer leurs lampes et rendre leur flamme agréable et joyeuse, elles ont découvert que l’huile avait disparu et elles se sont vite précipitées pour acheter plus d’huile, probablement en désespoir de cause. Pendant qu’elles étaient sorties, l’époux est venu et il a pris avec lui celles qui étaient prêtes. Les vierges insensées se sont écriées : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il leur répondit : Je vous dis en vérité que je ne vous connais point. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure où le Fils de l’homme viendra. »

OK, maintenant, examinons la Résurrection générale par rapport à la Première et à la Seconde Résurrection (qui pourraient être espacées de 42 mois ou de 7 ans ou de 1000 ans selon la version qui vous a été enseignée). Il est clairement enseigné qu’il y aura une autre résurrection. Ici en Matthieu 25, c’est assez clair, dans les versets 31-33 : « Or, quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous les saints anges, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Et toutes les nations seront assemblées devant lui, et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les boucs. Et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. »

C’est ce qu’on appelle parfois le Jugement du Grand Trône Blanc. Mais peu importe le nom que vous lui donniez, c’est le jugement où Jésus vient avec tous les saints anges et où tous vont être rassemblés devant le tribunal du Christ, chacun pour recevoir selon ce pour quoi il a vécu ; et il va voir monter les brebis et les chèvres tous en file. Je ne sais pas de quoi cela aura l’air. J’ai parfois imaginé que nous verrions une longue file de personnes qui avanceraient lentement. Certains, s’approchant et entendant les paroles de Jésus, commencent vraisemblablement à trembler, et pour d’autres, peut-être que leur cœur est calme et qu’ils se disent : « Dieu merci, nous nous sommes préparés pour cela ! »

Toutes les nations ! J’ai entendu un ministre dire une fois que cela inclut tous les pharaons d’Égypte, tous les rois d’Europe qui ont gouverné selon leur bon plaisir, et les Césars, et ce prédicateur ajoutait : « et voici, dans cette file, vient un petit homme nommé Hitler ; il recevra aussi son jugement. » Mais toutes les nations se réuniront avant cela.

Que ceci, frères et sœurs, ne nous effraie pas ; mais soyons émerveillés et déterminons dans notre cœur que nous voulons être prêts ; même si Hitler est juste derrière moi dans cette file au Jugement dernier, nous savons que Dieu va voir mon cœur et qu’il va se prononcer en fonction de cela.

« Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, possédez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » [verset 34]. Tel est le plan de Dieu depuis les jours mêmes de la création, son plan était que ses enfants soient rassemblés là, héritent du Royaume qui leur a été préparé. Il a été préparé pour nous ! (… Je pensais juste à une illustration, mais peut-être que c’est trop terre à terre, alors je vais laisser tomber…) Mais quand Dieu a préparé ce que les cieux avaient de mieux pour nous et que nous sommes devenus distraits et que nous suivons notre orgueil, notre volonté ou notre convoitise de la chair, quoi que ce soit d’autre, notre soif d’argent, notre cupidité… et nous pourrions devenir immensément riches, et nous pourrions même dire « Je suis un de ces Holdemans là-bas, au sud-est de la ville ». Alors Dieu dira : « mais je regarde dans ton cœur, et ce que je vois dans ton cœur ne pourra pas entrer dans mon Royaume ». Cette partie doit nous faire réfléchir : nous ne pouvons rien cacher au Juge.

« Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; J’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus me voir. Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, et que nous t’avons donné à manger ; ou avoir soif, et que nous t’avons donné à boire ? Et quand est-ce que nous t’avons vu étranger, et que nous t’avons recueilli ; ou nu, et que nous t’avons vêtu ? Ou quand est-ce que nous t’avons vu malade ou en prison, et que nous sommes venus te voir ? (c’est un verset intéressant) Et le Roi, répondant, leur dira : Je vous le dis en vérité, en tant que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, vous me les avez faites à moi-même. » (versets 35-40)

Ainsi, lorsque nous faisons le bien envers quelqu’un, c’est parce que notre cœur est touché par sa détresse et donc nous tendons la main, nous l’aidons et faisons ce que nous pouvons. Anciennement, je m’arrêtais lorsque je voyais des voitures en panne le long de la route, je m’arrêtais toujours. Je me disais : « c’est une occasion qui me vient de Dieu ».

Tout récemment, je me suis arrêté et j’ai découvert qu’ils étaient tombés en panne d’essence. Alors j’ai dit : « Eh bien, je vais descendre à Clarks Ferry et je vais prendre de l’essence et je vais revenir et alors vous pourrez y aller en voiture ». J’ai dû acheter un bidon d’essence et tout, et quand je suis revenu, devinez quoi ? Ils étaient partis. Alors, pour moi qui me sentais tellement bien d’avoir fait cette bonne action pour eux, c’est tombé à plat. Ils étaient déjà en route, un autre homme avait probablement de l’essence dans son coffre ou quelque chose comme ça. Mais j’aime bien faire ça. Parfois, ce n’est pas approprié. J’ai déjà pris des auto-stoppeurs quand j’avais ma famille avec moi ; je ne le ferais probablement plus autant à moins d’avoir une vraie révélation du Seigneur. Mais quand j’avais un auto-stoppeur avec moi dans la voiture, j’avais un public captif et je pouvais lui témoigner du Seigneur et de ce que le Seigneur lui réserve. Et parfois, des choses miraculeuses se produisaient… mais je ne veux pas trop digresser et raconter des histoires…

« Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : » écoutez ces mots : ce sont des mots effrayants « Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel, préparé au diable et à ses anges » il y a une place que je ne vous ai pas préparée, mais vous allez devoir y aller… « Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; J’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Ils répondront aussi : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou soif, ou être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et que nous ne t’avons point assisté ? Et il leur répondra : Je vous dis en vérité, qu’en tant que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, vous ne me les avez pas faites à moi-même. Et ils iront aux peines éternelles ; mais les justes iront à la vie éternelle. » [versets 42-46]

Frères, pouvez-vous… (les sœurs aussi…) pouvez-vous, un instant, imaginer ce sentiment désespéré et sans espoir de ces pauvres âmes ? Peut-être y en aura-t-il qui avaient une forme de piété. Et ils diront : « Eh bien, Dieu sait sûrement que je suis allé chercher de l’essence pour cet homme, mais il n’était plus là », etc. Mais ils entendent ces mots : « Éloignez-vous de moi, maudits, dans le feu éternel, préparé pour le diable et ses anges ».

Ce sont les paroles de notre Seigneur Jésus pour nous aider à comprendre comment nous devons penser et agir, faire et croire. Ainsi, Jésus va revenir. Revenons au chapitre 4 de la première épître aux Thessaloniciens, si vous avez votre Bible près de vous… Au fait, pendant que je cherche cette écriture, je veux remercier tous ceux qui écoutent ou sont assis ici, qui ont utilisé WhatsApp pour m’encourager, en me disant qu’ils prieraient pour moi. Je ressentais très fortement le besoin de ces prières… OK, 1 Thessaloniciens, chapitre 4, versets 13-15 : « Or, mes frères, je ne veux pas que vous soyez dans l’ignorance au sujet des morts, afin que vous ne vous affligiez pas, comme les autres hommes qui n’ont point d’espérance. Car si nous croyons que Jésus est mort, et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus, pour être avec lui, ceux qui sont morts. Car nous vous déclarons ceci par la parole du Seigneur, que nous les vivants qui serons restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne précéderons point ceux qui sont morts ».

Je suis un peu confus dans mon sens de l’orientation ici, mais je pense qu’il y a un cimetière quelque part dans ce coin, appelé Cedar Cemetery [le cimetière des cèdres], je crois. Tous ceux qui sont morts dans le Seigneur, se lèveront dans le Seigneur. Nous, qui sommes vivants et qui restons, nous ne précéderons pas ceux qui sont déjà morts. « Car le Seigneur lui-même descendra du ciel, à un signal donné, avec une voix d’archange et au son d’une trompette de Dieu ; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement. » J’ai parfois pensé que j’aimerais trouver un emploi dans l’entretien d’un cimetière afin de pouvoir être sur place quand cela se produira et voir ce puissant miracle se produire. Mais, peu importe si je regarde ou non, les morts en Christ ressusciteront d’abord. « Ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. C’est pourquoi consolez-vous les uns les autres par ces paroles. » [versets 17-18]

[Ce paragraphe est un ajout postérieur. Le prédicateur a demandé qu’une clarification soit faite ici, se rendant compte qu’il n’avait pas exprimé toute sa pensée.] Quand je pense à ceux qui croient qu’il y aura un enlèvement qui précède de loin la prochaine venue du Seigneur, je me demande combien de fois le Seigneur viendra, selon eux, lorsqu’ils lisent ces versets. J’ai connu des gens qui affirmaient catégoriquement qu’après tel ou tel évènement, l’enlèvement viendrait certainement. Plusieurs fois, j’ai vu ces évènements se passer et il n’y a pas eu de fin du monde (ni d’enlèvement). Dans ces versets, il est question de rejoindre le Seigneur à la fin du monde et d’être avec lui pour toujours. Je ne vois pas de place pour le règne de mille ans ici. C’est clair pour moi. C’est encore plus clair lorsqu’on lit Jean 5.28-29 : « Ne soyez pas surpris de cela ; car l’heure vient que tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, Et sortiront : savoir, ceux qui auront bien fait, en résurrection de vie ; et ceux qui auront mal fait, en résurrection de condamnation. » Il n’y a pas d’écart entre la récompense de ceux qui auront bien fait et la condamnation de ceux qui auront mal fait. Il est écrit que cela se fera en un temps : « car l’heure vient ». Et il n’y a pas d’allusion à un grand écart de temps entre ces deux événements.

Les versets que j’ai lu [deux paragraphes plus haut] sont des paroles qui donnent à réfléchir, mais aussi des pensées qui nous réconfortent. Pouvez-vous imaginer être réconforté par ces paroles ? Si non, alors approchez-vous de lui et il s’approchera de vous et cette consolation réconfortera vos cœurs. C’est le plan de Dieu. Il va revenir avec tous les saints anges avec lui.

Le jour du jugement dernier : j’en ai déjà parlé un peu. 2 Corinthiens 5.10 et 11. Revoyons cela… Ceci parle encore du Jugement. « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant en son corps. Sachant donc la crainte qu’on doit au Seigneur, nous persuadons les hommes ; et Dieu nous connaît, et j’espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi ». Nous devons tous comparaître. Mais il est écrit ici : « sachant donc la crainte qu’on doit au Seigneur », c’est-à-dire la colère de Dieu quand elle s’enflamme. L’essence de Dieu, [selon] ma compréhension des Écritures, est l’amour. Il nous aime. Il a envoyé son Fils unique parce qu’il a tant aimé le monde. Et à ce jour, peu importe le nombre de mauvaises choses que nous avons faites, il désire toujours être réuni avec nous et que nous puissions avoir une relation d’amour avec lui.

Mais, connaissant la terreur du Seigneur, à quel point est-il difficile pour nous, en tant que frères et sœurs, de dire un mot pour le Seigneur ? Je me souviens d’une période de ma vie où je parlais pour le Seigneur parce que je sentais une contrainte qui me poussait. Je me disais : « je dois faire ceci » et je me sentais toujours tendu et je ne pouvais pas parler calmement. Un jour, le Seigneur est venu à moi et m’a dit clairement : « Tu n’as pas besoin d’être tendu si tu témoignes pour moi. Passe simplement par la porte ouverte, et je te donnerai les mots pour parler ». Cela a vraiment rassuré mon cœur, et je vous encourage tous à y croire. Si Dieu vous montre une porte ouverte, pour que vous témoigniez pour lui, connaissant la crainte du Seigneur nous persuadons les hommes. Allez-y et persuadez-les ! Ou [plutôt] faites ce que vous pouvez pour les persuader ! Si vous faites cela avec l’esprit du Christ, vous ne les offenserez pas beaucoup, mais vous serez utilisés par le Seigneur et vous serez récompensés pour cela… (Je vois que l’horloge avance plus vite que moi)…

Je pense que j’ai peut-être déjà lu ceci ici, mais voici une petite carte de visite, assez vieille et presque en lambeaux. Un frère du Michigan me l’a donnée une fois, il était un descendant de Frank Haynes [un frère assez connu], et je pense qu’il y a même quelques-uns de ses descendants ici dans le public.

En tout cas, il distribuait ces cartes. Il cite William Booth de l’Armée du Salut et il dit « Le principal danger du 20e siècle sera une religion sans le Saint-Esprit, le christianisme sans Christ, le pardon sans la repentance, le salut sans la régénération, la politique sans Dieu, (dois-je en dire plus ?) le paradis sans l’enfer… » Il suffit de prêcher, (comme Lyle l’a dit ce matin, ce mot « croyance facile » [croyancefacilisme, littéralement]) que tout le monde va aller au ciel, que Dieu n’enverrait personne en enfer… Et il ne le ferait pas ! C’est nous qui prenons la décision qui finira par nous valoir ces mots « éloignez-vous de moi ».

Alors, frères, sœurs, que le Seigneur ranime votre cœur. Vous savez, nous avons reçu cette lettre l’année dernière venant de certains frères qui plaidaient pour un réveil ? L’essence de la première partie de cette lettre est très correcte. Nous avons besoin d’un réveil ! Les gens doivent être capables de voir l’inspiration du Saint-Esprit dans nos vies pour qu’ils ne se posent pas de questions ou disent : « Oui, c’est un mennonite, mais vous feriez mieux de ne pas essayer de faire affaire avec lui parce que vous allez vous retrouver laissé pour compte… » J’entends parfois ce genre de choses dans l’Est [des États-Unis]. Et les mennonites qui désavantagent les autres, ils disent : « Non ! Je suis honnête. » Mais, comme j’ai dit un jour à un frère : « Eh bien, comment se fait-il alors que tant de gens ne soient pas sûrs que tu le sois ? … »

Eh bien, si nous détectons de telles choses en nous-mêmes et à propos de notre influence dans la région où nous vivons, allons promptement à la porte du ciel pour demander d’être revivifiés afin que les gens puissent sentir, et nous puissions savoir, que la puissance de Dieu habite dans notre cœur et dans notre âme et qu’il nous dirige et nous guide. Que Dieu bénisse chacun.

Inclinons la tête pour prier.

Cher Père céleste, nous te remercions ce soir pour ta Parole, nous te remercions pour l’enseignement qu’elle nous donne, et nous te remercions pour le témoignage de nos ancêtres et la façon dont ils ont cru aussi, cher Père. Aide-nous à croire fermement à ce que tu enseignes dans ta Parole et à ne pas nous demander si nous pouvons trouver un moyen plus facile. Cher Père, bénis tous ceux qui nous écoutent ce soir. S’il y a de ceux qui ont besoin d’un réveil et ne le réalisent pas vraiment, parle-leur. S’il y a de ceux qui ont besoin d’un réveil et qu’ils savent très bien qu’ils en ont besoin, cher Père, aide-les à s’approcher afin que tu puisses être près d’eux aussi. Mais cher Père, comme l’Église vit dans les derniers temps, sois présent parmi nous, guide-nous, inspire-nous, afin que le témoignage que nous laissons soit céleste et ne soit pas un témoignage à double sens. Cher Père, bénis tous ceux qui nous écoutent, bénis-nous tous avec un bon repos ce soir. Au nom de Jésus, Amen.

Points distinctifs de l’anabaptisme

Nous nous appelons officiellement l’Église de Dieu en Christ (mennonite). Entre nous, nous nous désignons comme frères et sœurs, mais parfois pour clarifier les choses, nous utilisons des termes comme anabaptiste, mennonite ou même holdeman (dans les régions où il y a plusieurs dénominations mennonites). Nous regardons nos origines anabaptistes avec respect et reconnaissance. Malheureusement, plusieurs de ceux qui s’appellent mennonites se sont éloignés des principes et pratiques des anabaptistes et sont devenus comme les groupes protestants. Nous nous efforçons de garder les distinctions anabaptistes. Pourquoi ? Lisez donc la suite, pour comprendre :

Cet article est le faible aboutissement d’un effort pour définir ce qui distingue les anabaptistes (ou les mennonites) des autres confessions classées sous le titre de chrétiens. Beaucoup de gens ne comprennent pas la distinction.

Nous sommes bénis d’avoir un héritage et une tradition anabaptistes que nous ne voulons absolument pas perdre. Ce n’est pas simplement parce que cet héritage est historique, mais il est aussi biblique. À l’ère de la Réforme, il y eut un schisme au sein du courant principal du christianisme. Certains disent que le mouvement anabaptiste est issu de la Réforme. Mais la plupart des anabaptistes soutiennent que c’est faux, et que des groupes ayant les mêmes croyances que les anabaptistes actuels ont toujours existé en marge de l’Église catholique ou des autres Églises d’État plus tard. Ces groupes ne portaient pas forcément le nom d’anabaptiste, mais avaient les mêmes croyances et faisaient face à la même persécution. On sait par exemple que ceux qu’on a appelés vaudois et ceux qu’on a appelés anabaptistes communiquaient et s’appelaient frères à une époque (vers les années 1300-1400). Ils n’avaient pour seules différences que la culture (méridionale et alpine pour les uns et Rhénane et germanique pour les autres, en général) et l’époque de leur « apogée » (les vaudois ont presque disparu aujourd’hui et leur foi est diluée).

Certains lecteurs s’opposent à l’idée de regarder le caractère distinct anabaptiste et disent que nous devons plutôt regarder le caractère distinct biblique. Je respecte ce souci, puisque nous ne voyons pas dans les anabaptistes un modèle parfait et absolu de la vie dans l’Église. Ils étaient humains.

Plutôt, il est prudent de retourner aux Saintes Écritures et de regarder les enseignements de Christ et le travail des apôtres dans la première Église (Église primitive) pour découvrir un modèle parfait de ce que devraient être la vie chrétienne et la vie dans l’Église. Il est utile de regarder comment les gens, dans le passé, interprétaient et vivaient les Saintes Écritures. C’est pourquoi nous essayons de comprendre les Écritures et de retracer l’histoire des dépositaires de la foi.

Entre autres, nous avons observé que, lorsqu’une personne se sépare de ses racines anabaptistes, il arrive presque invariablement que bientôt elle ne suive plus du tout le chemin biblique. Ainsi nous voulons demeurer historiques et nous voulons aussi être bibliques.

Nous observons que plusieurs de ceux qui partagent leurs racines avec l’anabaptisme du seizième siècle font maintenant chemin à part. Même si nous pourrions regarder toutes les directions différentes qu’ils ont empruntées, je voudrais concentrer mon attention sur trois mouvances.

  • Les traditionalistes (mennonites conservateurs et amish) : un grand schisme eut lieu parmi les mennonites suisses de l’Allemagne du Sud et d’Alsace entre 1693 et 1698. Jacob Amman, un évêque suisse, commença à enseigner et à pratiquer, parmi d’autres choses, un respect très strict de l’évitement. Il imposa des règles strictes à propos de la coupe des vêtements, plus ou moins selon le style traditionnel des paysans alsaciens. Ceci provoqua une séparation d’avec les mennonites de Suisse. Amman excommunia plusieurs ministres qui n’étaient pas d’accord avec lui, ainsi que des personnes qu’il n’avait jamais vues. Plus tard, le parti d’Amman confessa avoir agi imprudemment en excommuniant sans le consentement des assemblées. On essaya à plusieurs reprises de réconcilier les deux parties, mais en vain. Ce furent surtout les églises mennonites d’Alsace et quelques églises de Suisse qui suivirent Amman. On en vint à les appeler amish.

Certes, les doctrines de l’excommunication et de l’évitement sont bibliques, mais elles devraient être pratiquées avec beaucoup d’amour et en harmonie avec l’œuvre du Saint-Esprit.

Un autre exemple d’erreur plus subtile est celui de la Kleine Gemeinde. En 1814, la Kleine Gemeinde (petite Église, en allemand) fut fondée dans la colonie de Molotchna. Bien qu’ayant raison de s’inquiéter du manque de vie spirituelle dans les églises de la région, il leur manquait un enseignement biblique clair concernant la conversion et l’assurance du salut.

De nos jours, il y a une variété ahurissante de groupes mennonites et amish « plain », chacun avec leur propre ensemble de règles régissant la coupe des vêtements qu’ils peuvent porter. Les différences entre les groupes sont souvent très mineures, mais elles sont strictement appliquées.

  • D’un autre côté, il y a ceux qui ont pris le chemin du piétisme, avec son emphase sur l’expérience personnelle et le témoignage. Les piétistes ont plus de soucis du salut personnel que des œuvres du salut et du maintien d’une Église pure. Ils mettent l’accent sur l’expérience de la conversion et témoignent de combien ils étaient pécheurs, comment ils sont parvenus à une terrible conscience du péché, comment ils ont eu une bataille mentale épuisante et finalement sont arrivés à une conversion critique. Maintenant, ils donnent un témoignage glorieux de paix dans leur cœur parce qu’ils ont été sauvés. Ils mettent l’accent sur la présence et l’œuvre du Saint-Esprit dans leur vie, vous racontant les expériences spirituelles qu’ils éprouvent à l’intérieur. Ils témoignent de comment le Saint-Esprit les guide dans leurs activités quotidiennes. Ils voient l’Église comme un regroupement d’individus régénérés qui ont eu une expérience parallèle en Christ et se rencontrent alors pour partager leurs expériences. Ils estiment la présence et l’œuvre du Saint-Esprit dans leur vie comme l’autorité ultime, ce qui les amène à négliger l’autorité biblique. Ayant l’Esprit de Dieu dans leur cœur, ils affirment posséder personnellement l’entière vérité au-dedans d’eux-mêmes. Ils ne tiennent donc pas compte de l’autorité de la Parole. Les anabaptistes croyaient à la nouvelle naissance. Ils croyaient aussi à la conscience individuelle, à la vie dans l’Église, et à l’habitation par le Saint-Esprit. Mais ce que nous avons décrit est loin de l’anabaptisme.
  • Finalement, il y a un groupe qui a dévié vers le protestantisme. L’idée première du protestantisme est que l’homme est et sera toujours pécheur et qu’une vie victorieuse n’est pas réaliste. Ils disent, « L’Évangile est une demande impossible, » et ils disent que notre seul espoir de vivre est que le Christ est mort pour nous. Ainsi ils prêchent, « Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu seras sauvé » (Actes 16.31), et ils soulignent que nous sommes « justifiés par la foi » (Romains 3.28 ; 5.1 ; Galates 3.24). D’où l’accent du piétisme sur le travail du Saint-Esprit, et celle du protestantisme sur l’œuvre de Jésus-Christ qui a versé son sang pour notre expiation. Les anabaptistes croyaient à la nature pécheresse de l’humanité, et ils enseignaient la justification par la foi ; mais ils croyaient aussi dans le christianisme pratique où faire la volonté de Dieu était à la fois possible et nécessaire. Alors ce que nous avons décrit du protestantisme est loin de l’anabaptisme.

Maintenant, nous voulons regarder quelques domaines où les anabaptistes sont distincts du traditionalisme, du piétisme et du protestantisme.

1. Les anabaptistes sont distincts dans leur vision des Saintes Écritures. Pour les anabaptistes, les Saintes Écritures étaient la seule autorité. Ils devaient non seulement y croire, mais aussi y obéir. Il est vrai que les réformateurs ont semblé mettre beaucoup d’importance sur les Écritures. Luther a traduit la Bible puisqu’il désirait que chaque personne de langue allemande, même le garçon de ferme, puisse lire les Saintes Écritures. Lorsque Zwingli prêchait dans l’église de Zurich, il est devenu convaincu qu’il devait prêcher à partir de la Bible. Alors, il prêcha directement de la Parole, tout en commençant par Matthieu, et ce, verset par verset. Il parla contre l’hypocrisie, la lâcheté, l’oisiveté et la gloutonnerie. Il insista sur le repentir, l’amour et la fidélité puisqu’il prêchait la Bible. Par contre, lorsqu’il fut confronté à la question, « Quand allez-vous commencer à vivre ce que la Bible enseigne, tant dans l’Église que dans la vie chrétienne ? » Il répondit finalement, « Nous allons attendre que l’État nous en donne le droit. » Alors, pour lui, quelle était l’autorité finale ?

En contraste, les Écritures étaient la seule autorité des anabaptistes. Ils étaient très radicaux dans cette façon de voir les Écritures. Ils donnaient peu d’importance aux crédos classiques. Si quelqu’un demandait aux anabaptistes, « Qu’est-ce qui est saint ? » ils diraient qu’il n’existe rien de tel qu’un objet saint [car Dieu seul est saint]. Ils n’ont jamais accordé de valeur aux reliques. Il n’existe pas non plus d’endroit saint. Ils ne recherchèrent pas la sainteté en faisant des pèlerinages aux lieux sacrés. Leurs habits ne leur conféraient aucune sainteté non plus. Ils croyaient qu’une personne n’est sainte qu’après s’être donnée en obéissance complète au Christ et à sa Parole. Ainsi, afin d’être saints, ils recherchèrent les Écritures pour trouver quelle était la volonté de Dieu dans leur vie et c’est ainsi qu’ils vivaient. Sur cette base, ils pouvaient s’appeler mutuellement saints frères.

Les anabaptistes ne se contentèrent pas de trouver, dans les Écritures, le réconfort pour les hommes déchus. Ils prirent la totalité de la Parole. Ils y trouvèrent le réconfort et l’encouragement pour les pécheurs, mais ils y trouvèrent aussi des commandements à appliquer dans leur vie. Les Écritures leur donnèrent une vie nouvelle. Cette vie, aussi dangereuse soit-elle, était leur seule espérance. Les anabaptistes « mettaient la Parole en pratique et ne l’écoutaient pas seulement » (Jacques 1.22). Les anabaptistes adoptèrent une vision des Écritures centrée sur Christ, ce qui signifie qu’ils ne regardèrent pas la Bible comme étant « plate ». Ils voyaient plutôt l’Ancien Testament comme pointant vers Christ, et ils regardèrent les enseignements de l’Ancien Testament à la lumière de l’Évangile. Ils rejetèrent tout enseignement (même dans la Bible) qui ne concordait pas avec la vie et les enseignements du Nouveau Testament.

En contraste, les réformateurs ont regardé dans l’Ancien Testament et y ont trouvé des raisons pour justifier leur combat contre les catholiques et le martyre des anabaptistes. Les anabaptistes, eux, ont plutôt regardé toutes les Écritures à la lumière de la vie de Jésus et de ses enseignements. Si quelque chose s’appliquait à l’Ancienne Alliance pour laquelle Christ dit, « Mais moi je vous dis…, » ils suivaient Christ. Les anabaptistes étaient distincts dans leur façon d’accepter l’autorité des Saintes Écritures et dans leur obéissance à celles-ci.

2. Les anabaptistes étaient distincts dans leur vision de Christ. Chacun, religieux ou non doit répondre à la question, « Que pensez-vous de Christ ? » (Matthieu 22.42). Les gens peuvent répondre à cette question de plusieurs façons. Une personne peut dire, « Il est un prophète. Il est un messager de Dieu. Il est un maître moral envoyé de Dieu. » Une autre personne peut dire, « Il est Dieu, et il doit être adoré. » C’est là la réponse des catholiques. La messe, le chant, l’aspersion de l’eau bénite, les vénérations, les cérémonies, et les vitraux font tous partie de leurs efforts pour adorer Christ. Nous pouvons aussi dire : « Il est le Sauveur, celui qui a pris nos péchés, en qui nous trouvons le pardon, et sommes justifiés, » car tout cela est nécessaire pour la purification des péchés passés. Mais c’est aussi la réponse que donnent les protestants à la question, « Que pensez-vous de Christ ? » Ils parlent de la grandeur du salut, de l’accès à Dieu et de la communion avec Christ. Ils chantent des cantiques tels que, « Alléluia, c’est accompli ! Je crois au Fils » ou encore « Je suis sauvé par le sang de celui qui fut crucifié. » Pour eux c’est ici l’essence de toute la vie chrétienne. La justification par la foi devient si grande que la sainteté de vie, l’obéissance à Christ, et la transformation à l’image de Christ sont toutes minimisées.

« Que pensez-vous de Christ ? » Pour les anabaptistes, leur vision du Christ était qu’il est toutes ces choses. Christ est un messager. Hébreux 1.1–2 dit, « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils,… » Ils le voyaient comme étant le Sauveur. Romains 5.1 dit, « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. » Ils le voyaient comme étant le Sauveur, mais aussi comme étant leur Roi. Ils croyaient que ses disciples devaient suivre son exemple et devaient faire ce qu’il a dit. Aussi, ils croyaient que la volonté de Dieu nous est révélée dans la vie et les enseignements de Christ. La vie et les enseignements de Christ devinrent la base même avec laquelle ils comparaient toutes leurs activités. Sa vie et ses enseignements étaient considérés comme un tout.

Si l’on regarde seulement son exemple, on en vient à la pensée suivante, « Que ferait Jésus ? » Alors les gens imaginent ce que ferait Jésus s’il faisait face à une vie comme la nôtre. Les anabaptistes ne regardaient pas seulement son exemple. Les anabaptistes considéraient aussi son enseignement. Ils ne faisaient pas face à la vie en se posant la question, « Que ferait Jésus ? », mais plutôt avec la question, « Qu’est-ce que Jésus nous a commandé ? » Il est le Roi. Il est le Seigneur. Sa vie est notre exemple. Par sa vie nous voyons la volonté de Dieu, mais par ses enseignements, nous connaissons la volonté de Dieu. Ainsi nous vivons selon les commandements du Christ.

Nous pouvons résumer la vision de Christ des anabaptistes et dire comme Menno Simons a dit, « Quiconque se glorifie d’être chrétien se doit de marcher comme Christ a marché. » Il est notre Seigneur. Il est notre Sauveur. Il est notre messager. Il est le « Roi des rois, et Seigneur des seigneurs » (1 Timothée 6.15 ; Apocalypse 19.16). Les anabaptistes ont vu en Christ l’autorité de Dieu et lui ont donné leur vie par obéissance. Comme résultat, leur vie était distincte. Ils étaient des chrétiens suivant l’exemple du Christ. Je ne dis pas qu’il n’y a pas des chrétiens qui suivent cette même voie dans les autres Églises, mais à ma connaissance aucune autre Église n’a de tels préceptes et les met en pratique.

Le salut peut être perdu

Voici quelques pensées additionnelles tirées d’un livre intitulé Doctrine et pratique bibliques.

Les Écritures enseignent clairement que le salut dépend du fait d’être trouvé dans un état de fidélité quand nous arrivons à la fin de notre vie.

Jésus a dit : « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13). À l’ange de l’Église de Smyrne le Seigneur a dit : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apocalypse 2.10).

Pierre a écrit : « Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné » (2 Pierre 2.21).

L’enseignement de la sécurité éternelle comme enseigné abondamment dans la chrétienté aujourd’hui est très pernicieux. Il y a beaucoup de gens qui mettent leur confiance sur une touche de Dieu ou une expérience, quelque part dans leur vie, qui les a rendus fils de Dieu pour toujours. Ils se croient sauvés, même si coupables de péchés qui sont assez évidents pour les exclure du royaume de Dieu. De telles personnes ont devant eux une déception terrible.

Il y a une sécurité éternelle dont Jésus a parlé lorsqu’il a dit : « Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père » (Jean 10.28-29).

Cette sécurité dépend toutefois sur l’obéissance et la fidélité, comme l’apôtre Pierre a enseigné dans 2 Pierre 1.5-16 où il recommande les vertus chrétiennes nécessaires pour la vie spirituelle. Il conclut : « C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée » (2 Pierre 1.10-11).

Lire aussi: Sécurité ou insécurité éternelle?

D’autres questions au sujet du baptême par immersion

Publié le 12 juillet 2019 par Bob Goodnough

Le pouvoir de la propagande est tel que, quand quelque chose est proclamé assez fort et assez souvent, les gens sont persuadés que la chose doit être vraie, que c’est le seul moyen possible de comprendre les circonstances données. Mais le plupart du temps, lorsqu’on y regarde de près, l’argument semble beaucoup plus fragile qu’il ne le semble en premier lieu.

Prenons par exemple la question du baptême par immersion. Les partisans de l’immersion la font paraître simple et évidente. Ce dont ils ne parlent pas, ce sont les énormes différences d’opinion au sein de leur propre camp.

Un converti devrait-il être baptisé au nom de Jésus ou au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?

Le converti doit-il aller sous l’eau une fois, ou trois fois, une fois pour chaque personne de la Trinité ?

Le converti doit-il se pencher en avant ou en arrière pour aller sous l’eau ?

Est-il acceptable de baptiser par immersion dans un bassin à l’intérieur, ou faut-il le faire à l’extérieur dans un plan d’eau naturel ?

Si à l’extérieur, un lac est-il correct ou doit-il être fait dans l’eau courante d’une rivière ?

Ce n’est pas mon désir de ridiculiser qui que ce soit. Les personnes dévouées et bien intentionnées sont convaincues d’avoir trouvé des preuves infaillibles dans la Bible pour chacune de ces pratiques, et elles sont également convaincues que ceux qui adhèrent à aucune autre opinion se trompent. Je signale simplement à quel point la question peut devenir compliquée. Ces opinions ont toutes été la cause de divisions entre églises et il existe aujourd’hui des églises qui tiennent fermement à chacune de ces méthodes de baptême.

Peut-être que la vraie question est : sommes-nous sauvés par le baptême ? Je crois que la réponse biblique est oui, mais le baptême qui sauve est le baptême du Saint-Esprit. Il n’y a pas de pouvoir salvatrice dans l’eau appliquée à l’extérieur du corps.

L’immersion était pratiquée à Babylone et en Égypte, basée sur la conviction que l’eau avait un pouvoir de purification spirituel. Les chrétiens croient que ce pouvoir est dans le sang de Jésus et non dans l’eau.

La plupart des synagogues disposent d’un bassin d’immersion rituelle pour se purifier des souillures. Comme un flux de sang est une souillure, les femmes doivent pratiquer cette immersion tous les mois. En général, il s’agit d’un acte personnel, sans témoins. Il n’y a pas de parallèle ici au baptême chrétien.

Le baptême d’eau témoigne du fait que l’église accepte le fait qu’un converti est né de nouveau et baptisé du Saint-Esprit et que la vie qu’il vit maintenant montre la preuve de l’action du Saint-Esprit dans son cœur. Le baptême fondé sur la prétention auto-authentifiée d’une personne d’être né de nouveau ne suffit pas à la faire jouir d’une communion spirituelle avec d’autres chrétiens vraiment nés de nouveau.

Il y a trente ans, j’ai visité un musée à Montréal avec une réplique des catacombes à Rome. En se promenant, il y avait une petite grotte à chaque tournant et à l’intérieur se trouvaient des représentations de la vie des premiers chrétiens qui passèrent une grande partie de leur vie à se cacher dans les catacombes. Une de ces grottes représentait une scène de baptême. Ceux qui étaient en train d’être baptisé étaient des adultes et le baptême se faisait par aspersion. Même si ce musée a été créé par l’Église catholique romaine, je crois que c’était une représentation assez exacte des chrétiens à cette époque. Je crois que le musée n’existe plus aujourd’hui.

POURQUOI JE CROIS AU BAPTÊME PAR ASPERSION

Publié le 7 juillet 2019 par Bob Goodnough

baptême de Jésus

Purification symbolique : Dans l’Ancien Testament, on trouve diverses lois concernant la sanctification et la purification. Dans chaque cas, il y avait une condition qui qualifiait une personne puis une cérémonie se faisait par aspersion de sang, d’huile ou d’eau.

La tribu de Lévi a pris le côté de Dieu au moment où les enfants d’Israël ont fait le veau d’or (Exode 32. 26-28). En raison de leur zèle pour Dieu, il les a choisis pour servir dans le tabernacle et plus tard dans le temple. Avant de commencer à exercer leurs fonctions, ils devaient avoir trente ans (Nombres 4) et se soumettre à un rituel de consécration (Nombres 8. 7) : « Tu leur feras ainsi pour les purifier: Fais sur eux aspersion de l’eau de purification pour le péché; ils feront passer le rasoir sur toute leur chair, laveront leurs vêtements, et se purifieront ».

Aaron était le porte-parole et l’assistant de Moïse, celui qui avait accompli les miracles devant Pharaon. Plus tard, il est devenu le souverain sacrificateur. Exode 29 parle de la consécration d’Aaron et de ses fils. Le verset 7 dit : « Et tu prendras l’huile de l’onction; tu la répandras sur sa tête, et tu l’oindras. ».

David a été choisi par Dieu pour être le roi d’Israël. Quand il inspectait les fils de Jessé (aussi appelé Isaï), Dieu a dit à Samuel : « Ne prends point garde à son visage, ni à la grandeur de sa taille … L’Éternel ne regarde point à ce que l’homme regarde; l’homme regarde à ce qui paraît aux yeux; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16. 7). Finalement, pour indiquer celui qui Dieu avait choisi, « Alors Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères, et depuis ce jour-là l’Esprit de l’Éternel saisit David » (v. 13).

Nombres 19 parle d’une eau de purification contenant de la cendre d’une vache rousse, sans tache ni défaut. La cendre était mélangée avec de l’eau dans un vase et un homme pur prenait de l’hysope et la trempait dans l’eau pour faire l’aspersion sur tout ce qui était impur : tente, ustensiles ou personnes. Ces impuretés étaient un type de péché et la personne impure devait quitter le camp jusqu’à ce qu’elle ne soit plus impure. L’aspersion de cette eau de purification était le moyen de recevoir cette personne dans le camp, une sorte de réintégration.

Ézéchiel 36.25 dit : « Je répandrai sur vous des eaux pures, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. »

Les purifications rituelles de la loi et de la prophétie d’Ézéchiel anticipaient la véritable purification rendue possible par Jésus-Christ. Jésus a dit à la Samaritaine qu’il pourrait lui donner de l’eau vive qui deviendrait une source jaillissant jusqu’à dans la vie éternelle (Jean 4.13,14).

Purification interne : il semble que ceux qui ont consulté des lexiques grecs dans le but d’établir que baptizo a pour seul sens l’immersion ont choisi leur témoignage avec soin. D’autres personnes ont consulté ces mêmes lexiques et ont découvert que la signification fondamentale de baptizo est « laver » ou « nettoyer ». Ils disent que c’est un mot utilisé pour désigner l’effet, pas le moyen utilisé pour obtenir cet effet.

Dans Marc 16.16, Jésus a dit : « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ». Cela signifie-t-il qu’il existe un pouvoir salvateur dans le baptême extérieur ? Je crois plutôt que le mot baptisé dans ce verset se réfère à une purification interne (lavage) du cœur.

Ce n’est que par le sang versé de Jésus que nos péchés peuvent être pardonnés. Mais les Écritures parlent également de la nécessité de purifier nos cœurs et nos esprits afin que nous ne continuions pas à pécher volontairement. L’eau appliquée à l’extérieur du corps, que ce soit par aspersion ou par immersion, ne peut pas faire cela, pas plus que le sang et l’eau des cérémonies de la loi de l’Acien Testament.

« Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, qu’on répand sur ceux qui sont souillés, les sanctifie quant à la pureté de la chair, 14 Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert à Dieu, lui-même, sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! » (Hébreux 9.13,14). « Approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Hébreux 10.22). L’apôtre Paul dit que l’Église a été lavée par l’eau de la Parole (Éphésiens 5.26). La Parole de Dieu a le pouvoir de nous purifier si nous la laissons agir en nous.

Lorsque le soldat a percé le côté de Jésus avec une lance, du sang et de l’eau y ont coulé (Jean 19.34). L’apôtre Jean dit : « C’est ce même Jésus, le Christ, qui est venu avec l’eau et le sang; non seulement avec l’eau, mais avec l’eau et le sang; et c’est l’Esprit qui en rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité » (1 Jean 5.6). Lorsque nous venons à Dieu pour demander pardon, c’est le sang qui couvre nos péchés. Mais nous ne devons pas ignorer l’autre aspect du salut : la purification du cœur. L’eau qui a coulé du côté de Jésus est la preuve que cette purification nous est également offerte à travers la mort expiatoire de Jésus. Quel avantage y aurait-il à avoir nos péchés passés pardonnés, si c’était simplement pour continuer de vivre dans le péché ? Ou à quoi cela servirait-il de purifier notre cœur si les péchés du passé ne pouvaient être pardonnés ? Mais, grâce à Dieu, il nous offre le salut complet, le pardon et la purification, à condition que nous nous détournions de nos péchés. « Non, vous dis-je; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même » (Luc 13.3).

Quelques doutes sur l’immersion : Jésus était à la fois roi et sacrificateur. À l’âge de trente ans, il vint à Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Lorsque Jean a d’abord refusé, Jésus a dit : « Ne t’y oppose pas pour le moment; car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir tout ce qui est juste. Alors il ne s’y opposa plus » (Matthieu 3.15). Christ ne faisait-il pas allusion à la nécessité de satisfaire aux exigences de la loi cérémonielle avant d’entrer dans son ministère ?

Lorsque je lis le reste de ce récit dans les évangiles, je ne trouve aucune indication sur la manière dont Jean a exécuté le baptême. Il me semble probable que Jésus et Jean sont entrés dans des eaux peu profondes et que Jean a aspergé Jésus avec un peu d’eau, peut-être avec un bouquet d’hysope qu’il avait plongé dans la rivière, ou peut-être a-t-il versé de l’eau qu’il avait recueillie entre ses mains.

Cependant, je peux comprendre comment on peut imaginer que Jésus a été immergé dans le Jourdain si on est convaincu que le mot grec baptizo a le seul sens de l’immersion. Puisque je ne suis pas convaincu de cela, ce n’est pas une image d’immersion qui me vient à l’esprit lorsque je lis ces récits.

Il est encore plus difficile pour moi de voir une immersion dans certains des autres baptêmes mentionnés dans le Nouveau Testament. Dans le neuvième chapitre des Actes, Saul avait passé trois jours sans manger ni boire quand Ananias vint le baptiser. Les versets 17 et 18 nous disent qu’Ananias est arrivé à la maison, a prié pour que Saul recouvre la vue et l’a baptisé. Alors Saul a eu quelque chose à manger et sa force lui est revenue. Il n’y a aucune mention dans ce récit qu’ils sont partis pour trouver une rivière où Saul pourrait être baptisé, et j’ai du mal à croire qu’ils l’aient fait.

Au seizième chapitre, Paul et Silas étaient en prison et, après un tremblement de terre, le geôlier et sa famille ont cru. Le verset 33 dit : « Et les ayant pris avec lui à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies; et il fut aussitôt baptisé, lui et tous les siens ». Encore une fois, il m’est difficile de voir un moyen d’immerger ces personnes chez eux. Et le baptême de trois mille personnes en un seul jour dans Actes 2.41 : y avait-il une piscine à Jérusalem assez grande pour les immerger tous, même par groupes ?

Quand on a appris à croire que baptizo veut dire immerger, et rien qu’immerger, on est obligé de voir une immersion dans tous ces récits. Si immerger est vraiment le seul sens du mot baptizo, je ne comprends pas comment les prophéties de Jean-Baptiste et de Jésus sur le baptême du Saint-Esprit ont été accomplies par le déversement du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Considérez les versets suivants :

« Pour moi je vous ai baptisés d’eau, mais lui vous baptisera du Saint-Esprit » (Marc 1.8).

« C’est que Jean a baptisé d’eau, mais que vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours » (Actes 1.5).

« Et il leur apparut des langues séparées, comme de feu, et qui se posèrent sur chacun d’eux » (Actes 2.3).

« Mais c’est ici ce qui a été prédit par le prophète Joël: Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront; vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Et certes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes, et ils prophétiseront » (Actes 2.16-18 ; comparez avec Joël 2.28,29).

Les apôtres Paul et Pierre utilisent le mot baptême pour décrire deux événements de l’Ancien Testament. 1 Corinthiens 10.1-4 raconte l’histoire des enfants d’Israël à l’époque de Moïse, affirmant qu’ils « ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ». Je doute que Paul ait voulu dire qu’ils étaient immergés dans la Mer Rouge. Les Égyptiens ont été immergés et l’apôtre ne dit pas qu’ils ont été baptisés. Mais il dit que « nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer ». Le seul mode de baptême possible ici est par la pluie qui se tombe de la nuée, ce dont parle Psaume 77.18. (Versets 17-21 parlent de la traversée de la Mer Rouge).

L’autre passage se trouve dans 1 Pierre 3.21, où Pierre parle de ceux qui ont été sauvés dans l’arche de Noé. « Et l’image correspondante, le baptême (lequel n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu) nous sauve maintenant par la résurrection de Jésus-Christ ». Ici encore, ceux qui étaient dans l’arche ont été baptisés (par la pluie) mais non pas immergé, tandis que ceux qui étaient en dehors de l’arche étaient immergés (dans le déluge) sans être baptisés.

Dans les deux références, le point essentiel est que certaines personnes ont tourné le dos à leur ancienne vie et à la corruption du monde. L’Égypte et le monde qui a péri dans le déluge sont des types de notre vie antérieure dans les péchés et la corruption de ce monde. Ces Écritures indiquent un changement dans les pensées et les intentions des cœurs de ceux qui choisissent de suivre les commandements de Dieu. Dieu a montré son acceptation de leur décision par l’eau qui tombait du nuage. Ce sont des exemples métaphoriques, bien sûr, mais je ne crois pas que les apôtres auraient choisi le mot baptême pour décrire ces événements s’ils avaient voulu enseigner que le baptême doit se faire par immersion.

Autres utilisations du baptizo : Dans les versets suivants, les mots baptizo et baptismos sont traduits par « lavage » ou « ablutions » : « Et lorsqu’ils reviennent des places publiques, ils ne mangent point non plus sans s’être lavés. Il y a aussi beaucoup d’autres choses qu’ils ont reçues pour les observer, comme de laver les coupes, les pots, les vaisseaux d’airain et les lits » (Marc 7.4).

« Pendant lequel on offre des dons et des sacrifices, qui ne peuvent rendre parfait quant à la conscience celui qui fait le service, Uniquement par des viandes et des breuvages, et diverses ablutions, et des cérémonies charnelles, imposées seulement jusqu’au temps du renouvellement. » (Hébreux 9.9-10).

Baptizo est utilisé dans un sens figuratif dans les prochains versets :

« Et Jésus leur dit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé? 39 Ils lui dirent: Nous le pouvons. Et Jésus leur dit: Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé » (Marc 10.38,39).

« Mais je dois être baptisé d’un baptême; et combien ne suis-je pas pressé jusqu’à ce qu’il s’accomplisse! » (Luc 12.50).

Jésus avait été baptisé par Jean il y a longtemps, et maintenant il parle d’un baptême futur. Que veut-il dire ? Évidemment, il faisait allusion à ses souffrances et à sa mort. « Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort? » (Romains 6.3) ? Ici, l’apôtre parle d’être uni à Jésus et à ses souffrances.

La signification du baptême : Jésus nous a enseigné qu’il faut naître de nouveau. « En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3.5). Cette nouvelle naissance est un type de baptême (lavage) du cœur, car nous sommes purifiés de nos péchés et le Saint-Esprit est déversé sur nous. « Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, Qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur; Afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance » (Tite 3.4-7).

Après cela, nous devons être baptisés d’eau, en tant que témoignage public que nous souhaitons désormais être pleinement identifiés à Jésus et à son Église. Je suis persuadé que le baptême par aspersion est en parfait accord avec tous les types et les prophéties de l’Ancien Testament et avec tous les exemples et les enseignements du Nouveau Testament.

« Car nous avons tous été baptisés par un même Esprit, pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres; et nous avons tous été abreuvés d’un même Esprit » (1 Corinthiens 12.13).

Le sabbat

J’ai plusieurs fois été confronté à la question (très légitime) du jour du repos. Certains chrétiens sentent que tout indique que nous devrions encore pratiquer le sabbat (samedi). Il y en a encore d’autres qui aimeraient appliquer toute la loi du sabbat le dimanche, ce qui n’est nullement biblique, à mon avis.

Voici une réponse écrite il y a quelques mois, à l’un de mes interlocuteurs. J’ai trouvé qu’il serait peut-être bon de la partager ici, avec l’article de Bob Goodnough.

Oui, le sabbat était un commandement de Dieu, mais à mon avis, le sabbat est accompli. Les vrais chrétiens vivent chaque jour dans le repos du Seigneur. Nous n’avons plus besoin de respecter le sabbat. Jésus ne le faisait pas non plus. Il a souvent créé la controverse par ce qu’il faisait le sabbat : guérisons, marcher loin et manger des épis dans un champ, etc.

Le repos du sabbat dans l’Ancien Testament n’était qu’un symbole du repos d’un chrétien né de nouveau. Le salut ne vient pas de nos œuvres, donc toute la vie est un repos de sabbat. Dimanche est le jour d’adoration pour la plupart des chrétiens, mais ce n’est pas le jour de repos. Essayer de gagner la faveur de Dieu en gardant ce jour comme un sabbat serait une œuvre et une violation du quatrième commandement.

Genèse 2.2 Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. 3 Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant.

Hébreux 4.3 Mais pour nous qui avons cru, nous entrerons dans le repos, suivant ce qui a été dit : c’est pourquoi j’ai juré en ma colère, si {jamais } ils entrent en mon repos ; quoique ses ouvrages fussent déjà achevés dès la fondation du monde.

Romains 14.4-6 Qui es-tu, toi qui condamnes le serviteur d’autrui? S’il se tient ferme, ou s’il tombe, c’est à son maître de le juger; mais il sera affermi, car Dieu est puissant pour l’affermir. Celui-ci estime un jour supérieur à un autre; celui-là estime tous les jours égaux; que chacun soit pleinement persuadé en son esprit. Celui qui observe les jours, les observe, à cause du Seigneur; et de même celui qui ne les observe pas, ne les observe pas, à cause du Seigneur; celui qui mange de tout, mange, à cause du Seigneur, car il rend grâces à Dieu; et celui qui ne mange pas de tout, ne mange pas à cause du Seigneur, et il en rend aussi grâces à Dieu.

Et aussi : Colossiens 2.16-17 Que personne donc ne vous condamne au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’un jour de fête, ou de nouvelle lune, ou de sabbats; C’était l’ombre des choses qui devaient venir, mais le corps en est en Christ.

Je vous conseille aussi de lire le chapitre d’Hébreux 10.

En fait, c’est possible que Constantin ait officialisé les cultes du dimanche, comme il a fait beaucoup d’autres choses plus mauvaises. Mais ce point-là ne me dérange pas, car comme je l’ai mentionné dans mon autre message, nous avons la preuve dans les Écritures, que les premiers chrétiens se réunissaient le premier jour de la semaine, probablement en souvenir de sa résurrection ce jour-là. Le sabbat est mort. Nous ne vivons plus sous la loi, donc oui, nous travaillons les samedis, bien que ce soit souvent un jour plus familial que les autres. Nous travaillons aussi le dimanche, si nécessaire. Mais nous essayons de le faire le moins possible, car nous savons que nous avons toujours besoin d’un repos physique, même si Dieu nous offre son repos spirituel chaque jour dans nos cœurs.

Témoin anabaptiste

Dieu a institué un jour par semaine pour le repos parce que, après six jours de travail, le corps et le cerveau humain ont besoin de repos. C’est logique, non ? Sauf que – la Bible ne dit rien de la sorte.

Ce que nous trouvons dans la Bible, c’est que Dieu a achevé tout le travail de la création en six jours et s’est ensuite reposé le septième jour. Rien ne laisse présager que le premier jour de la semaine suivante, Dieu commença une autre semaine de travail. Son travail a été achevé dès la fondation du monde (Hébreux 4 : 3).

Le septième jour a été le début d’un repos sans fin pour Dieu et la promesse qui nous est faite est que nous pouvons entrer dans ce repos. Le sabbat d’une fois par semaine était commandé comme un mémorial et un avant-goût du repos spirituel qui deviendrait disponible à…

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Canon d’Hippolyte

Voici un article intéressant paru sur le blogue d’un frère dans la foi. C’est un témoignage d’une commune doctrine de non-résistance parmi les vrais croyants depuis les temps de Jésus et de l’Église primitive.

Témoin anabaptiste

L’évêque Hippolyte de Rome, mort martyr en 235, nous a laissé une liste de professions interdites aux chrétiens. Voici quelques extraits de ce livre :

Qu’on fasse un enquête sur les metiers et professions de ceux qu’on amène pour les instruire.

Si quelqu’un est tenacier d’une maison qui entretient des prostituées, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.

Si quelqu’un est sculpteur ou peintre, qu’on lui apprenne à ne pas faire des idoles ; s’il ne veut pas cesser, qu’on le renvoie.

Si quelqu’un est acteur, ou qu’il donne des représentations théâtrales, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.

De même, qu’un conducteur, ou quelqu’un qui prend part aux jeux publics, ou qui y va, cesse, ou qu’on le renvoie.

Qu’un gladiateur, ou quelqu’un qui apprend aux gladiateurs à combattre, ou quelqu’un qui s’occupe de la chasse, ou un officier public qui s’occupe des jeux des gladiateurs, cesse, ou qu’on le renvoie.

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Il nous faut tous naître de nouveau

Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu.

Jean 3. 3

Mais à tous ceux qui l’ont reçu (Jésus) , il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom.

Jean 1. 12

Une heure avant de naître, que savions-nous du monde ? Si quelqu’un nous avait expliqué que nous allions devoir respirer, qu’un jour nous marcherions, que le monde est bien plus vaste que le sein maternel, à supposer que nous ayons pu le comprendre, qu’aurions-nous pu croire ? Or entre notre monde et le royaume de Dieu, il y a encore plus de différence qu’entre le sein maternel et notre présence dans ce monde.

Et comme pour venir au monde il nous a fallu naître, il nous faut une naissance nouvelle, une naissance d’en haut, pour entrer dans le royaume de Dieu. Peut-être vous demandez-vous comme Nicodème, à qui Jésus a révélé cette nécessité de naître d’en haut : «Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ?» (Jean 3. 4). Alors écoutez la réponse de Jésus : «Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau» (Jean 3. 6, 7). Cette naissance d’en haut dont parle Jésus est spirituelle. Elle tire son origine de la Parole de Dieu, de la foi en Jésus, et de l’action de l’Esprit Saint en nous. C’est pour cela qu’il nous faut lire les évangiles avec ouverture d’esprit et humilité en priant le Seigneur :

“Seigneur, donne-moi de naître de nouveau. Seigneur, à toi j’abandonne ma vie pour la retrouver élargie dans un monde nouveau”. (R. Saillens)

Un peu plus tard, il déclare à ses disciples: «Si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux» (Matthieu 18. 3). Le Seigneur Jésus présente à ses interlocuteurs un but et une condition:

– le but: entrer dans le royaume de Dieu.

– la condition: naître de nouveau, y entrer comme un petit enfant.

Tout être humain se trouve par naissance dans le domaine naturel dont Dieu est exclu par la prétention humaine à la connaissance. Incapable de sortir lui-même de ce domaine, il est invité par Dieu à mettre sa confiance, sans résistance et sans raisonnement incrédule, dans le salut que Christ lui propose. C’est en quelque sorte trouver la fraîcheur de la confiance que manifeste si spontanément un enfant. « Père, Seigneur du ciel et de la terre,… tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et… tu les as révélées aux petits enfants. » Luc 10. 21

« Le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas connu Dieu. » 1 Corinthiens 1. 21

Remarquons bien que retrouver l’esprit d’un enfant ne consiste pas à abdiquer l’intelligence, à affecter la naïveté ou à jouer les adultes immatures. C’est tout à la fois beaucoup plus simple et beaucoup plus difficile: c’est faire confiance à Dieu simplement, croire ce qu’il a donné dans sa Parole. Avons-nous su faire taire en nous cette voix de la sagesse humaine pour écouter la sagesse de Dieu? Sommes-nous venus à Jésus avec la simplicité et la confiance d’un enfant pour entrer dans ce domaine divin: le royaume de Dieu?

Confession de foi d’un martyr anabaptiste

Voici le premier article paru sur le site Témoin anabaptiste http://temoinanabaptiste.wordpress.com/
Suivez-le chaque semaine pour en savoir plus sur les croyances et les souffrances des anabaptistes des siècles passés.

Témoin anabaptiste

Confession de foi faites par Jacques d’Auchy
Lequel a souffert la mort pour la vérité, l’an 1558 au mois de juin

Je crois en un seul Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, comme il est écrit. Auquel Abraham, Isaac, Jacob et Moïse et tous les saintes prophètes ont cru.
Je crois en Jésus-Christ, fils unique du Père, lequel était dès la commencement avec Dieu, et quand le temps a été accompli que Dieu avait promis, cette Parole a été fait chair et est née de la lignée de David d’une pure vierge, épousée à un nommé Joseph de la lignée de David, laquelle est bénie sur toutes femmes. Je crois que ce vrai Fils de Dieu a par beaucoup de signes et merveilles annoncé la parole de son Père, et après ce a été livré à mort sous Ponce Pilate, crucifié et enseveli. Je crois…

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