Un souper à Béthanie

Écrit à Pâques en 2021, par le frère Karlos Isaac

Au chapitre 11 de l’Évangile selon Jean, nous lisons l’histoire de Lazare, ressuscité d’entre les morts. Jésus dit à Marthe : « Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. » Plus tard, alors que Marthe s’opposait à l’ouverture de la tombe, il lui dit : « Ne t’ai-je pas dit, que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? »

Il me semble que c’est un message qui s’applique fort bien de nos jours. Dieu a permis une situation dans laquelle le monde entier peut voir sa gloire.

Plus tôt, Jésus avait dit aux disciples que cette maladie n’était pas pour la mort, mais pour que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.

Aujourd’hui, étant donné que nous sommes à Pâques, le vendredi où nous commémorons la mort de Christ, il me semble que le monde a l’occasion de glorifier le Fils de Dieu comme jamais auparavant. Je ne pense pas que ce soit une coïncidence si cette pandémie a atteint un niveau critique exactement pendant le temps de Pâques. Cela montre pour moi la grande miséricorde de notre Dieu. Chaque jour, dans son grand amour, Dieu nous montre sa gloire dans des choses inattendues. Après la résurrection de Lazare, beaucoup ont cru en Christ. C’était le résultat de la foi. Cela a démontré que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »

« Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare qui avait été mort, et qu’il avait ressuscité. On lui fit là un souper, et Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. » (Jean 12. 1-2)

Imaginons ce souper. J’imagine que c’était un souper très extraordinaire. Lazare et ses sœurs ont probablement préparé un repas très spécial. Ils ont peut-être dépensé plus d’argent qu’ils n’en avaient jamais déboursé pour un souper. Ils ont passé toute la journée à confectionner ce repas. Il y avait un esprit de bénédiction et de félicité dans leur maison ce jour-là. Ce n’était pas un esprit de grande fête, avec de la musique, du vin et des danses. Ils ne criaient pas à qui mieux mieux en préparant le repas. Je pense que l’esprit dans cette maison était comme un calme céleste. Il y avait une bénédiction d’en haut que l’on pouvait ressentir en franchissant le seuil. Ils parlaient doucement. Ils parlaient avec patience et amour. Tantôt, on pouvait entendre un chant de louange venant de la cuisine. Tantôt, Lazare s’arrêtait de travailler, sortait et regardait un nuage au loin. Marie venait à ses côtés, posait sa main sur son épaule, et ils passaient quelques instants en silence. Marthe regardait dehors pour voir si Jésus arrivait sur la route.

L’arrivée de Jésus fut un rassemblement joyeux. Lazare et Jésus s’embrassèrent comme des frères. Lorsqu’ils se mirent à table, Lazare s’assit à côté de Christ à table. Ils avaient invité des amis, apparemment, car il est dit qu’il était l’un de ceux qui étaient assis à table. J’imagine qu’ils parlaient à voix basse. Parfois, l’un des disciples racontait une histoire de ses aventures, et ils riaient tous. Cependant, pendant le dîner, il y avait un air très émouvant. En regardant le visage de Lazare, on pouvait voir un mélange d’émotions. On pouvait voir une profonde compréhension de chaque mot que Jésus disait. On pouvait voir l’esprit de quelqu’un qui se sentait très indigne. On pouvait voir, parfois, une certaine nostalgie sur son visage, lorsque Jésus-Christ parlait du ciel. Il a hoché la tête quand Jésus a dit : « mais moi, vous ne m’aurez pas toujours ».

La nouvelle s’est répandue parmi les habitants de Béthanie qu’il y avait un souper à la maison de Lazare, la maison du grand miracle. Beaucoup de gens sont venus pour voir Jésus, mais aussi pour voir Lazare, le ressuscité. Nombreux sont ceux qui ont cru en Jésus cette nuit-là. Ils ont cru en partie grâce au miracle qui avait été accompli, mais aussi en partie à cause du témoignage qu’ils ont ressenti cette nuit-là dans la maison de Lazare. Ils ont vu le calme sur son visage. Ils ont senti l’esprit céleste qui remplissait la maison. Ils ont commencé à avoir dans leur cœur un grand désir de vivre eux aussi la paix et la tranquillité qui planait sur cette maison.

Aujourd’hui, les croyants fidèles, qui ont été sauvés de la mort du péché, qui sont sortis de la caverne obscure au son du grand appel « Sortez ! », peuvent préparer un souper pour Christ. Si nous avons ce sentiment d’indignité dans nos cœurs, nous allons faire tout notre possible pour lui préparer un souper très spécial. Nous allons nettoyer chaque pièce de notre cœur, mettre une nappe propre sur la table, et y placer les meilleurs fruits que nous pouvons acheter. Non pas que nous puissions jamais être en mesure de payer le prix, même si le souper est merveilleux, mais plutôt pour dire que nous reconnaissons que nous sommes indignement ressuscités, et que nous voulons rendre grâce à notre frère Jésus-Christ, qui a accompli ce miracle étonnant. Nous nous souvenons de l’obscurité de notre chute dans la maladie du péché. Nous nous souvenons du désespoir que nous avions, nous demandant s’il n’y avait pas de remède. Nous nous souvenons de ce moment de joie incroyable, lorsque nous avons entendu la voix puissante du Seigneur, et que nous sommes sortis de la grotte. Voilà pourquoi nous balayons le sol, pourquoi nous lavons tous les plats. C’est grâce à cette force que nous chantons un cantique en travaillant. C’est pourquoi nous invitons nos voisins, parce que notre ami Jésus va dîner avec nous ce soir ! Voilà la raison du sentiment d’émerveillement et d’admiration qui remplit nos cœurs lorsque nous nous rappelons ces mots : « Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu ? »

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Infolettre décembre 2020

Bonjour à tous! Et Joyeux Noël à vous tous! en retard =(

Comment allez-vous?

Voici un petit résumé de l’année que Dieu nous a donné.

Que devenons-nous?

Je vous écris depuis la maison de ma belle-famille, en Ontario. Il y a 1 an et un 1 jour exactement, le 29 décembre 2019, une jeune femme du nom d’Amy a accepté d’être ma femme. Nous nous sommes mariés le 22 mars dernier. Après un voyage de noces dans les Rocheuses canadiennes en début du confinement, nous sommes revenus à mon appartement au Québec. Cela fait donc environ 9 mois que nous vivons ensemble au Québec. En avril et mai, j’ai donné des cours à distance. Début juillet, nous avons acheté une maison d’un autre frère de l’assemblée, et nous sommes maintenant bien installés, grâce à l’aide de l’Église, tout près de mon travail, de l’église et de ma famille. Dieu a été très miséricordieux envers nous, ce pourquoi je suis très reconnaissant.

Ma sœur Astrid s’est mariée le 22 août à un de mes amis du Kentucky (É-U), Jesse Johnson. Nous n’avons pas pu les voir depuis ce temps, vu les restrictions de voyage.

En octobre dernier, la famille d’Amy a déménagé du Manitoba à l’Ontario. Amy les a aidés. Nous sommes heureux qu’ils habitent maintenant à 8 heures de route de chez nous, plutôt que 25h…

La pandémie a changé nos vies un peu, mais nous retournons à la normale. La rentrée scolaire s’est faite le 11 septembre pour notre école. Il y a des restrictions quant aux interactions entre les classes et entre les enseignants et leurs élèves. De la fin septembre jusqu’à novembre, nous avons eu des ennuis avec le ministère de l’Éducation qui a envoyé des agents pour chercher des failles dans notre cursus et nos méthodes d’enseigenment et ainsi nous obliger à fermer notre école privée et vraisemblablement nous obliger à quitter la province, puisque nous ne voulons pas que nos enfants soient éduqués dans le système public, et la majorité d’entre nous ne sont pas en mesure de pratiquer l’éducation à domicile selon les critères exigeants du Québec.

Plusieurs parmi la vingtaine de familles que notre assemblée compte ont songé à quitter la province à la hâte, plutôt que d’exposer leurs enfants à une possible intervention de la DPJ (la direction de la protection de la jeunesse du Québec). Nous avons eu plusieurs réunions de frères et des prières spéciales. Nous avons demandé les prières des frères de l’Église ailleurs dans le monde. Nous avons aussi parlé avec le maire de Roxton Falls, qui est intervenu en notre faveur, et nous a donné sa parole que l’affaire serait classée sous peu, nous enjoignant de l’avertir s’il y avait le moindre ennui à l’avenir. Nous sommes reconnaissants pour cela. Nous savons que le Seigneur nous protège, ainsi que nos enfants, même si Satan et le monde veulent nous empêcher d’élever nos enfants dans l’amour et la pureté. C’est aussi un beau témoignage que de voir nos voisins prendre notre défense auprès des autorités. Il vaut vraiment la peine d’entretenir de bonnes amitiés avec tout le monde, même s’ils ne sont pas nos frères dans la foi. Merci donc, à tous mes voisins qui liraient cette lettre!

Pour Noël, à cause du confinement, nous n’avons pas pu organiser toutes les rencontres habituelles, mais nous avons quand même pu témoigner à travers quelques chants. Puis, le 25, Amy et moi sommes partis pour passer la dernière semaine de cette année inhabituelle avec ses parents, en Ontario.

Quoi de neuf au niveau des traités?

Au bureau canadien de la SEBT, l’année 2020 a été pour le moins différente, avec un accroissement de la cadence de commandes dans les premiers mois de l’année, puis un ralentissement dans la suite, à cause de la pandémie et des difficultés des services postaux. Les services ne sont toujours pas rétablis avec certains pays. Nous avons distribué beaucoup plus de traités au Canada par contre, et le commandes pour la France et la Côte d’Ivoire n’ont pas diminué fortement . Nous continuons d’essayer de toucher tous les pays du monde, tout en visant tout particulièrement les endroits où l’Évangile n’est pas bien connu. Internet est un outil incroyablement efficace pour cela, et nous n’en avons pas encore maîtrisé l’ampleur. Surtout depuis la covid-19, nous avons trouvé qu’internet était devenu pratiquement le seul moyen de toucher les gens, parce que nous étions tous confinés chez nous. J’ai été moins impliqué avec la SEBT cette année, en partie à cause de la baisse des commandes mais c’est aussi une conséquence d’être nouvellement marié :).

Nous continuons de traduire de plus en plus de traités, pour toucher presque 100 langues à ce jour (notre site web en a maintenant 33, je crois).

https://www.traitesevangeliques.org/language

Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci!) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés pour la gloire de Dieu et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/ ou directement à travers le formulaire ci-dessous.

FORMULAIRE DE COMMANDE DE DOCUMENTATION ÉVANGÉLIQUE

** L’option Chronopost n’est disponible que pour l’Europe en ce moment, dans tous les autres cas, choisissez « poste normale ». Les colis Chronopost arrivent en 4-8jours, mais il se peut que les douanes vous réclament 30 euros de TVA.  Pour les commandes venues du Canada et les commandes urgentes venant d’Europe, nous avons accès à un service postal permettant d’acheminer les colis en 1-2 semaines sans problème. Pour les commandes non prioritaires venant d’Europe, et celles où l’adresse semble incomplète ou s’il n’y a pas de numéro de téléphone, le délai sera de 1 mois, en moyenne. Les colis allant aux Caraïbes mettent aussi 1 mois ou 2, habituellement. Les colis allant en Afrique ou en Asie sont acheminés en 3-6 mois en général. Merci pour votre patience!

Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des drogués, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’œuvre que Jésus nous a enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Vous pouvez consulter le contenu des traités nouvellement rédigés en français en cliquant sur le titre.

Parus au cours de la dernière année :

Il y a aussi des nouvelles publications dans plusieurs autres langues: anglais, espagnol, italien, arabe…

Livres qui devraient paraître dans la prochaine année, si Dieu le veut (il y a eu des retards) :

  • Voici mon héritage (Petit livre d’histoire de l’Élise. Rédaction terminée, il reste les cartes et la mise en page)
  • Hymnes chrétiens (494 cantiques pour le culte, corrections presque terminées, reste à contacter les ayants droit et négocier)
  • Trente-trois articles de foi (texte terminé, prêt à être imprimé. Articles de foi historiques anabaptistes des années 1600)

Méditations

Comment évangéliser le monde musulman?

Je viens de terminer la lecture de À la recherche d’Allah, j’ai trouvé Jésus, de Nabeel Qureshi.

C’est un très bon récit qui détaille le cheminement (qui a duré 4 ans) d’un musulman vivant aux États-Unis qui a fait des recherches et participé à de nombreux débats cherchant à prouver que le christianisme était faux et que l’islam était le vrai chemin vers Dieu.

Au cours de son livre, il parle d’une athée et d’un bouddhiste qui deviennent chrétiens avant lui-même. Bien que l’islam semble avoir plusieurs points communs avec le christianisme, c’est en fait un système tellement autoritaire basé sur l’honneur et sur une foi aveugle, qu’il est très difficile de le quitter.

Pourtant, aujourd’hui, un quart de la population de la terre adhère à cette croyance d’une manière ou d’une autres (il y a beaucoup de formes d’islam, presque autant qu’il y a de formes de christianisme). Dieu veut qu’ils soient sauvés. Dans le cas de Nabeel, un de ses amis, David Wood, l’a accompagné (relativement) patiemment tout au long de son cheminement, disponible lorsque Nabeel avait des questions, intéressé dans sa vie, ne parlant pas uniquement de la foi mais aussi de tout et de rien, prêt à débattre quand c’était nécessaire.

Nabeel avait été formé avec beaucoup d’arguments anti-chrétiens et anti-Jésus, et avant de rencontrer David, il n’avait jamais rencontré de chrétien qui puisse lui tenir tête dans un débat. En lisant ce livre j’ai pu voir l’utilité (et les limites) de l’apologétique, d’étudier la Bible et de la lire quotidiennement, de vivre humblement avec la joie du Seigneur dans notre cœur, de laisser Dieu diriger nos conversations avec ceux qui ont une foi et une culture radicalement différente, malgré le fait que nous ne soyons pas toujours dans notre zone de confort.

Je recommande ce livre à tous. Lisez des livres qui vous permettent de comprendre la vie et le point de vue des autres et de mieux étendre la main vers eux et leur proclamer la Bonne Nouvelle d’une manière qui ne les repousse pas.

À la prochaine!

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus!

Que Dieu vous bénisse tous! Je vous souhaite une très riche et belle année 2021.

Bien chaleureusement en Christ,

Hugues et Amy Andries

La foi

[Si tout fonctionne comme prévu, cet article sera publié alors que je serai en voyage pour les noces de mon frère Thierry et de Chandra, sa future épouse, en Géorgie, aux États-Unis. L’article qui suit est paru récemment dans le périodique quinzomadaire de l’Église, Le Messenger of Truth (Héraut de la vérité) , je l’ai trouvé très encourageant pour moi, qui suis aux prises avec le manque de foi très fréquemment ces derniers temps.]

« Or, la foi est une ferme attente des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit point. » (Hébreux 11.1) Le Nouveau Testament mentionne souvent la foi et notre besoin de l’avoir dans notre vie. « Car nous marchons par la foi, et non par la vue. » (2 Corinthiens 5.7) Marchons-nous par la foi ? Sinon, comment marchons-nous ?

J’aimerais exprimer quelques pensées au sujet de la foi et comment les appliquer dans notre vie quotidienne. La foi en Dieu est une puissance positive qui est disponible pour tout le monde. Nous les chrétiens, nous devrions comprendre comment exercer notre foi en Dieu dans notre marche avec Christ. Toutefois, je crois que nous ne comprenons pas toujours complètement ce qu’est la foi. Le fait que nous ne comprenions pas toujours la foi et ce qu’elle peut faire pour nous ne devrait pas nous étonner. Satan haït la foi parce qu’elle a été mise en place par Dieu pour le bien du chrétien.

Les disciples de Jésus avaient du mal à comprendre ce qu’était la foi, même lorsque Jésus était avec eux. « Et il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, gens de petite foi ? Et s’étant levé, il parla avec autorité aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme » (Matthieu 8.26). Les disciples se trouvaient dans une tempête effroyable et ils avaient peur. Il semble que lorsque Jésus s’est réveillé, il était au moins aussi alarmé par le manque de foi des disciples que par la tempête. De même aujourd’hui, lorsque nous nous trouvons dans une terrible tempête ou lutte spirituelle, Jésus ne nous critique pas pour le problème dans lequel nous nous sommes retrouvés. Plutôt, son souci est que nous gardions notre foi et notre confiance en lui à travers tout.

Jésus s’est demandé s’il resterait de la foi lorsqu’il reviendrait. « Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18.8). Ceci indique que la foi sera attaquée dans les derniers jours. Il faut exercer la foi afin qu’elle grandisse. La société moderne n’est pas faite pour encourager la croissance de la foi, au contraire. Avec toute la connaissance et la technologie du monde moderne, nous essayons souvent de raisonner un chemin à travers les incertitudes, plutôt que d’appliquer une foi simple. Il faut de l’humilité pour avoir confiance que Dieu prendra soin de moi et de ma famille dans notre situation. Le monde offre des assurances pour protéger nos biens et nos gains si l’impensable arrivait. Quand Jésus reviendra, il viendra chercher ceux qui ont mis leur foi en lui plutôt que dans les choses terrestres. Avoir la foi en Jésus quand il viendra nous prendre au ciel sera beaucoup mieux que n’importe quelle quantité de richesses ou de renommée.

Nous devons nous assurer de choisir la foi plutôt que nos sentiments. Il est normal pour nous de faire face à des soucis, des craintes, de l’anxiété et du stress dans notre vie ici-bas. Ces sentiments sont le contraire de la foi. Ces émotions doivent être tempérées par la foi en Dieu. La vraie foi est contraire à la manière humaine de raisonner. Il faut de l’humilité et un abandon complet de nous-mêmes et de nos idées afin de vaincre la crainte et l’anxiété par la foi.

Pendant notre vie sur terre, nous ne comprendrons probablement jamais entièrement la foi, mais nous pouvons apprendre à la mettre en œuvre quotidiennement dans nos vies. La foi n’est pas une puissance qui nous fait échapper à tout problème ici sur terre, mais c’est une puissance qui nous permet de passer à travers nos épreuves. Quoi de plus positif qu’une puissance vivante venue du ciel au milieu des expériences négatives de la vie ? Certaines personnes pensent être réalistes en ayant une attitude négative. La foi ne peut jamais être négative ; donc une personne négative exprime un manque de foi.

Il se peut que la foi vienne moins facilement pour certains que pour d’autres. Des faiblesses physiques pourraient nous gêner pour avoir une foi aussi ferme que nous l’aimerions. « Puis il vint vers ses disciples et les trouva endormis ; et il dit à Pierre : Ainsi vous n’avez pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, de peur que vous ne tombiez dans la tentation ; car l’esprit est prompt, mais la chair est faible. Il s’en alla encore pour la seconde fois, et pria disant : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe passe loin de moi sans que je la boive, que ta volonté soit faite. En revenant à eux, il les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis » (Matthieu 26.40-43).

Ceci pourrait indiquer que même si notre esprit est disposé à avoir de la foi, certaines faiblesses pourraient nous empêcher de l’exercer comme nous savons que nous devrions le faire. Même si Jésus était attristé par l’incapacité de ses disciples à rester éveillés, il reconnaissait leurs limitations physiques. Jésus comprend les problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui et il connait nos cœurs. Il connait nos limitations physiques. Nous n’avons pas tous été créés identiques et égaux, et nous n’avons pas tous les mêmes forces et faiblesses. Nous avons tous notre propre niveau de compréhension. « Or, par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous, de n’avoir pas de lui-même une plus haute opinion qu’il ne doit, mais d’avoir des sentiments modestes, selon la mesure de la foi que Dieu a départie à chacun » (Romains 12.3). Je crois que ce verset signifie que si je suis fort dans la foi, je ne devrais pas regarder de haut quelqu’un qui a peu de foi ou qui a des doutes. Je ne devrais pas non plus m’attendre à ce que chacun exerce sa foi comme je le fais.

Nous n’avons pas tous les mêmes forces mentales. Il se peut que nous ayons de la dépression chronique ou des craintes ou des soucis obsessifs. Les gens qui n’ont pas ce type de problèmes ne comprennent généralement pas l’intensité de l’angoisse mentale de celui ou celle qui en souffre et ont souvent du mal à montrer de la compassion envers cette personne. Il est facile de dire « si seulement tu pouvais avoir la foi, ton esprit pourrait être libre ». Un tel commentaire peut accentuer l’angoisse émotionnelle de la personne éprouvée. Nous devrions être disposés à offrir notre aide, écouter et patiemment soutenir cette personne dans son apprentissage de la foi. Ceux qui ont tendance à avoir la foi plus naturellement que d’autres ont habituellement du mal à enseigner comment avoir la foi.

Avec humilité, nous devons être prêts à demander l’assistance dont nous avons besoin. L’assistance dont nous aurons besoin pour notre combat qui semble unique peut ne pas être désirable pour notre chair ou notre manière de raisonner humainement. Il se peut que nous ayons besoin d’une aide un pas à la fois afin d’apprendre à avoir la foi et il se peut que nous ayons besoin de médicaments pour nous aider à sortir d’une dépression sévère ou de craintes obsessives. À travers tout cela, si nous désirons humblement avoir la foi dans notre cœur, Dieu nous aidera à accepter les luttes auxquelles nous faisons face, à être positif lorsque tout semble négatif et à être ouvert à des conseils et de l’aide qui peuvent sembler contraires à notre propre raisonnement humain. Puissions-nous tous apprendre à vivre par la foi.

Frère David Kurtz, Pennsylvanie.

Le jardin de nos pensées

La maison était un bungalow blanc ordinaire, entouré d’une clôture de bois blanchi à l’ancienne. J’étais passé par là de nombreuses fois, mais cette fois-ci, je marchais plus lentement et en jetant un coup d’œil dans la cour arrière, j’ai aperçu une vieille tonnelle recouverte de roses. De l’autre côté de la tonnelle, j’ai pu entrevoir des éclats de couleurs scintillantes, illuminés par le soleil matinal. C’est ainsi que je me suis rendu compte qu’il y avait un paradis caché derrière la maison, que je n’avais jamais remarqué. J’avais parfois salué le vieil homme qui vivait là, mais je n’avais jamais remarqué son jardin. Tandis que je me tenais debout, hypnotisé, le vieil homme apparut dans l’embrasure de la tonnelle et m’a fait signe de la main. Je l’ai salué en retour, gêné qu’il m’ait surpris en train de regarder dans son jardin.

« J’admirais votre jardin », lui ai-je dit.

 « J’en profitais aussi ! » répondit-il en souriant. « Voulez-vous que je vous le montre ? »

J’ai traversé la pelouse couverte de rosée. Le vieillard m’a chaleureusement tendu la main et ses yeux scintillaient en souriant. Ses mains étaient calleuses et rugueuses. Les mains d’un jardinier, me suis-je dit. Bien que l’homme fût silencieux, ce n’était pas un silence gênant. J’ai eu le sentiment qu’il était à l’aise avec le calme. Alors que nous marchions vers la tonnelle, il s’est mit à parler.

« Je l’appelle mon jardin des pensées », dit-il. « Quand j’ai acheté cet endroit, il y a des années, la cour arrière était un enchevêtrement de mauvaises herbes. À cette époque de ma vie, mon esprit était aussi plein de mauvaises herbes. C’est en travaillant à nettoyer tout ce gâchis que j’ai compris les similitudes, et j’ai décidé à ce moment-là que je me consacrerais à nettoyer les deux. C’était il y a de nombreuses années, et maintenant, dans ma vieillesse, je peux vous dire que le résultat a été bien meilleur que je ne l’aurais jamais imaginé. Mais je ne m’attribue pas le mérite. Il va au Maître Jardinier. »

J’ai vu que nous approchions d’un chemin fait de pierres posées ici et là et qui menaient à la tonnelle. « C’est une partie importante du voyage », m’a-t-il dit. J’ai lu le message écrit sur chaque pierre en avançant lentement vers le jardin.

« Détruire les raisonnements » (2 Corinthiens 10.5), c’était l’inscription sur la première pierre. « Une étape très importante dans la croissance d’un bon jardin de la pensée, » dit le vieil homme. « Les imaginations ou les raisonnements peuvent être très dommageables. Il est important de les emmener en captivité. »

« Pas de plus haute opinion » (Romains 12.3), pouvait-on lire sur la pierre suivante. « Qu’est-ce que ça veut dire ? » ai-je demandé.

« Ne te crois pas meilleur que tu ne l’es », répondit-il. Si on s’estime trop bon, on ne peut pas se mettre à genoux pour arracher les mauvaises herbes, et on ne sera pas assez humble pour donner une fleur à un passant. »

« Observe les lis » (Matthieu 6.28) était l’inscription suivante. « Le maître jardinier nous rappelle, dit le vieil homme, que les lis fleurissent dans les champs, non pas par leurs propres efforts ou par l’inquiétude, mais simplement en trempant dans la pluie et le soleil qu’on leur envoie. »

Maintenant, nous étions arrivés jusqu’à la tonnelle. J’ai levé les yeux, et j’ai vu qu’il y avait aussi une inscription au-dessus de ma tête. « Toute chose belle en son temps » (Ecclésiaste 3.11). J’ai regardé le vieil homme, et il a hoché la tête. « J’étais découragé au début ; quand j’ai vu le désordre terrible, dans ce jardin, dans mon cœur et dans mon esprit, je ne savais pas comment j’arriverais jamais à le nettoyer. Je suis tombé à genoux ici. J’ai vu les mauvaises herbes, la douleur, les années de mauvais ensemencements qui avaient conduit à cela, et cela semblait impossible. À ce moment-là, il m’a semblé que le Maître Jardinier est apparu. J’ai vu une vision d’épines, de chardons et de sueur sur le front. J’avais l’impression de voir ces épines tordues dans un cruel appareil de torture, alors que le Maître Jardinier se chargeait de faire l’impossible. J’ai su alors que j’avais raison. Je n’y arriverais jamais. Mais lui, il le pourrait. Il faudrait que je m’implique activement, mais ce sont ses mains abîmées par les épines qui me donneraient la force d’arracher ces mauvaises herbes et de planter de nouvelles graines. C’est alors que j’ai pu croire que tout deviendrait beau en son temps. »

J’ai essuyé une larme sur ma joue, et en marchant à travers la tonnelle, j’ai remarqué de nouveau les roses qui la recouvraient. Elles fleurissaient d’un rouge vif, et comme j’admirais la couleur et l’odeur, les épines attirèrent mon regard, et j’ai incliné la tête.

Lorsque nous avons franchi la tonnelle et pénétré dans le jardin lui-même, c’était comme si j’étais dans un rêve. La rosée du matin était encore sur les fleurs, et la lumière du soleil les faisait briller d’un éclat qui semblait céleste. Le vieil homme resta silencieusement avec moi un moment, inspiré par tant de beauté. Il s’est approché d’un banc à proximité, et nous nous sommes assis.

« Parlez-moi du jardin », lui ai-je demandé. « Vous m’avez parlé du début du processus de nettoyage. Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? »

« Puis vint la rupture du sol », répondit-il. Les racines étaient dures et certaines étaient profondes. Je voulais creuser assez profondément pour m’assurer de les éliminer toutes. Le sol devait être brisé et amolli. Au fur et à mesure que je travaillais, les analogies continuaient de m’apparaître. Je savais que le même processus devait se produire dans mon esprit et dans mon cœur. Mon cœur avait besoin d’être adouci, et j’avais besoin de creuser jusqu’au fond pour éradiquer les racines des mauvaises herbes. Chaque fois que les mauvaises herbes commençaient à repousser, je les arrachais immédiatement et je les détruisais. Je savais que les mauvaises habitudes de ma vie étaient comme ces mauvaises herbes, et avaient besoin du même traitement. »

Je me suis déplacé sur le banc, et je me suis retourné pour regarder le vieil homme. « Dans votre vie, les mauvaises habitudes étaient des mauvaises herbes. D’où viennent ces mauvaises herbes ? »

« Des semences », a-t-il dit. « Toutes les plantes poussent à partir de graines. Dans les jardins de notre esprit, les pensées sont les graines. »

« D’où viennent ces graines de mauvaises herbes ? »

Il s’est penché vers le bas, a arraché une petite pousse de sarrasin et me l’a donnée. « Celle-ci provient probablement du champ, m’a-t-il suggéré en faisant un geste vers la vaste prairie qui s’étendait au-delà de son arrière-cour. Les vents de la vie soufflent les graines, bonnes et mauvaises, et certaines de chaque type vont atterrir dans notre sol. Cela exige de l’entretien et de la vigilance. Nous pouvons aussi acheter des semences. Je vois les choses de cette façon. Aller dans des lieux de bonne influence, c’est comme aller dans un stand de marché qui vend de bonnes semences. Il peut s’agir d’aller chez votre ami, de sortir dans le champ de blé pour méditer, ou d’aller à l’église et de recevoir des semences de qualité pour votre âme.

Aller dans des lieux de mauvaise influence, c’est comme aller dans un stand de marché qui vend des graines de mauvaises herbes. Ces kiosques de marché sont souvent très attrayants et ont beaucoup plus de publicité que les kiosques qui vendent de bonnes semences. Les vendeurs de graines de mauvaises herbes sont très persuasifs, et bien que leurs produits semblent attrayants, les plantes qui poussent de ces graines sont très toxiques. D’après mon expérience, les graines de mauvaises herbes que j’ai volontairement achetées sur le marché sont très dangereuses.

De plus, les graines apparemment inoffensives qu’un ami bien intentionné me donne peuvent en fait être nocives et devenir des mauvaises herbes laides. Quand je rentre d’une visite ou d’un voyage avec une poche pleine de graines, je dois les trier avant de les planter. J’appelle mon processus de tri le processus “tout ce qui est”. Il s’agit d’un processus séculaire, appris par de nombreux jardiniers avertis au fil des ans, et qui se déroule comme suit : toutes les choses qui sont véritables, honnêtes, justes, pures, aimables, de bonne réputation, vertueuses, et dignes de louange ; que toutes ces choses occupent vos pensées. (Philippiens 4.8) Ce processus est la meilleure garantie pour le développement d’un jardin de la pensée sain et beau. »

Une douce brise a commencé à souffler du champ, et un colibri est passé tout près. J’avais tant de questions, et tandis que le soleil montait plus haut dans le ciel, réchauffant le sol sous nos pieds, il me semblait que le sol dans mon cœur se réchauffait aussi.

Le vieil homme s’est levé et m’a fait signe. « Viens avec moi vers l’eau ».

Je l’ai suivi le long du sentier étroit où des pétunias et des plants de pommes de terre fleurissaient au soleil. Des coquelicots et des lys brossaient les jambes de mon pantalon, et tous semblaient avoir été traités avec tendresse et amour. « Rester sur une pensée, c’est comme fertiliser une graine », m’a dit le vieil homme, alors qu’il s’arrêtait pour ramasser une pierre et la jeter sur un tas dans un coin du jardin. À l’ombre d’un saule, où les hostas et les fougères tapissaient le sol, le vieil homme s’est agenouillé. Ne sachant pas quoi faire d’autre, je me suis agenouillé aussi. Il a soulevé une feuille d’hosta, découvrant un robinet. Il lui a donné un tour, et bientôt, un léger jet a commencé à tomber sur tout le jardin. « J’ai installé ce système d’arrosage dès le début, » dit-il. « J’aurais pu mettre ce robinet près de la maison, à un niveau facile d’accès, mais j’ai décidé de le mettre ici. Dans nos jardins de pensées, nous avons besoin de la pluie de Dieu pour arroser nos cœurs. En faisant le voyage jusqu’au lieu de prière, et en nous agenouillant dans un coin tranquille du jardin, nous pouvons accéder au robinet de la grâce de Dieu, le maître jardinier. La pluie douce de son Esprit adoucit le sol et étanche notre soif. Les précieuses graines de pensée qu’il nous a données peuvent alors devenir de belles plantes. »

Il a mis sa main sur mon épaule pendant que nous marchions sans un mot, de retour le long des chemins, jusqu’à la tonnelle, par-dessus les pierres, et de retour dans le monde réel. J’ai tendu la main, et il l’a bien serrée. J’ai ouvert la bouche pour le remercier, mais il a levé la main pour m’arrêter. Il a mis la main dans sa poche et a sorti un paquet de semences. J’ai hoché la tête, j’ai pris le paquet, et comme je me suis tourné pour partir, je savais au fond de mois que les graines dans ce paquet allaient devenir quelque chose de beau.

  • écrit par le frère Karlos Isaac pour une soirée d’encouragement chrétien à Montréal

POURQUOI JE CROIS AU BAPTÊME PAR ASPERSION

Publié le 7 juillet 2019 par Bob Goodnough

baptême de Jésus

Purification symbolique : Dans l’Ancien Testament, on trouve diverses lois concernant la sanctification et la purification. Dans chaque cas, il y avait une condition qui qualifiait une personne puis une cérémonie se faisait par aspersion de sang, d’huile ou d’eau.

La tribu de Lévi a pris le côté de Dieu au moment où les enfants d’Israël ont fait le veau d’or (Exode 32. 26-28). En raison de leur zèle pour Dieu, il les a choisis pour servir dans le tabernacle et plus tard dans le temple. Avant de commencer à exercer leurs fonctions, ils devaient avoir trente ans (Nombres 4) et se soumettre à un rituel de consécration (Nombres 8. 7) : « Tu leur feras ainsi pour les purifier: Fais sur eux aspersion de l’eau de purification pour le péché; ils feront passer le rasoir sur toute leur chair, laveront leurs vêtements, et se purifieront ».

Aaron était le porte-parole et l’assistant de Moïse, celui qui avait accompli les miracles devant Pharaon. Plus tard, il est devenu le souverain sacrificateur. Exode 29 parle de la consécration d’Aaron et de ses fils. Le verset 7 dit : « Et tu prendras l’huile de l’onction; tu la répandras sur sa tête, et tu l’oindras. ».

David a été choisi par Dieu pour être le roi d’Israël. Quand il inspectait les fils de Jessé (aussi appelé Isaï), Dieu a dit à Samuel : « Ne prends point garde à son visage, ni à la grandeur de sa taille … L’Éternel ne regarde point à ce que l’homme regarde; l’homme regarde à ce qui paraît aux yeux; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16. 7). Finalement, pour indiquer celui qui Dieu avait choisi, « Alors Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères, et depuis ce jour-là l’Esprit de l’Éternel saisit David » (v. 13).

Nombres 19 parle d’une eau de purification contenant de la cendre d’une vache rousse, sans tache ni défaut. La cendre était mélangée avec de l’eau dans un vase et un homme pur prenait de l’hysope et la trempait dans l’eau pour faire l’aspersion sur tout ce qui était impur : tente, ustensiles ou personnes. Ces impuretés étaient un type de péché et la personne impure devait quitter le camp jusqu’à ce qu’elle ne soit plus impure. L’aspersion de cette eau de purification était le moyen de recevoir cette personne dans le camp, une sorte de réintégration.

Ézéchiel 36.25 dit : « Je répandrai sur vous des eaux pures, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. »

Les purifications rituelles de la loi et de la prophétie d’Ézéchiel anticipaient la véritable purification rendue possible par Jésus-Christ. Jésus a dit à la Samaritaine qu’il pourrait lui donner de l’eau vive qui deviendrait une source jaillissant jusqu’à dans la vie éternelle (Jean 4.13,14).

Purification interne : il semble que ceux qui ont consulté des lexiques grecs dans le but d’établir que baptizo a pour seul sens l’immersion ont choisi leur témoignage avec soin. D’autres personnes ont consulté ces mêmes lexiques et ont découvert que la signification fondamentale de baptizo est « laver » ou « nettoyer ». Ils disent que c’est un mot utilisé pour désigner l’effet, pas le moyen utilisé pour obtenir cet effet.

Dans Marc 16.16, Jésus a dit : « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ». Cela signifie-t-il qu’il existe un pouvoir salvateur dans le baptême extérieur ? Je crois plutôt que le mot baptisé dans ce verset se réfère à une purification interne (lavage) du cœur.

Ce n’est que par le sang versé de Jésus que nos péchés peuvent être pardonnés. Mais les Écritures parlent également de la nécessité de purifier nos cœurs et nos esprits afin que nous ne continuions pas à pécher volontairement. L’eau appliquée à l’extérieur du corps, que ce soit par aspersion ou par immersion, ne peut pas faire cela, pas plus que le sang et l’eau des cérémonies de la loi de l’Acien Testament.

« Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, qu’on répand sur ceux qui sont souillés, les sanctifie quant à la pureté de la chair, 14 Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert à Dieu, lui-même, sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! » (Hébreux 9.13,14). « Approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Hébreux 10.22). L’apôtre Paul dit que l’Église a été lavée par l’eau de la Parole (Éphésiens 5.26). La Parole de Dieu a le pouvoir de nous purifier si nous la laissons agir en nous.

Lorsque le soldat a percé le côté de Jésus avec une lance, du sang et de l’eau y ont coulé (Jean 19.34). L’apôtre Jean dit : « C’est ce même Jésus, le Christ, qui est venu avec l’eau et le sang; non seulement avec l’eau, mais avec l’eau et le sang; et c’est l’Esprit qui en rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité » (1 Jean 5.6). Lorsque nous venons à Dieu pour demander pardon, c’est le sang qui couvre nos péchés. Mais nous ne devons pas ignorer l’autre aspect du salut : la purification du cœur. L’eau qui a coulé du côté de Jésus est la preuve que cette purification nous est également offerte à travers la mort expiatoire de Jésus. Quel avantage y aurait-il à avoir nos péchés passés pardonnés, si c’était simplement pour continuer de vivre dans le péché ? Ou à quoi cela servirait-il de purifier notre cœur si les péchés du passé ne pouvaient être pardonnés ? Mais, grâce à Dieu, il nous offre le salut complet, le pardon et la purification, à condition que nous nous détournions de nos péchés. « Non, vous dis-je; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même » (Luc 13.3).

Quelques doutes sur l’immersion : Jésus était à la fois roi et sacrificateur. À l’âge de trente ans, il vint à Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Lorsque Jean a d’abord refusé, Jésus a dit : « Ne t’y oppose pas pour le moment; car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir tout ce qui est juste. Alors il ne s’y opposa plus » (Matthieu 3.15). Christ ne faisait-il pas allusion à la nécessité de satisfaire aux exigences de la loi cérémonielle avant d’entrer dans son ministère ?

Lorsque je lis le reste de ce récit dans les évangiles, je ne trouve aucune indication sur la manière dont Jean a exécuté le baptême. Il me semble probable que Jésus et Jean sont entrés dans des eaux peu profondes et que Jean a aspergé Jésus avec un peu d’eau, peut-être avec un bouquet d’hysope qu’il avait plongé dans la rivière, ou peut-être a-t-il versé de l’eau qu’il avait recueillie entre ses mains.

Cependant, je peux comprendre comment on peut imaginer que Jésus a été immergé dans le Jourdain si on est convaincu que le mot grec baptizo a le seul sens de l’immersion. Puisque je ne suis pas convaincu de cela, ce n’est pas une image d’immersion qui me vient à l’esprit lorsque je lis ces récits.

Il est encore plus difficile pour moi de voir une immersion dans certains des autres baptêmes mentionnés dans le Nouveau Testament. Dans le neuvième chapitre des Actes, Saul avait passé trois jours sans manger ni boire quand Ananias vint le baptiser. Les versets 17 et 18 nous disent qu’Ananias est arrivé à la maison, a prié pour que Saul recouvre la vue et l’a baptisé. Alors Saul a eu quelque chose à manger et sa force lui est revenue. Il n’y a aucune mention dans ce récit qu’ils sont partis pour trouver une rivière où Saul pourrait être baptisé, et j’ai du mal à croire qu’ils l’aient fait.

Au seizième chapitre, Paul et Silas étaient en prison et, après un tremblement de terre, le geôlier et sa famille ont cru. Le verset 33 dit : « Et les ayant pris avec lui à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies; et il fut aussitôt baptisé, lui et tous les siens ». Encore une fois, il m’est difficile de voir un moyen d’immerger ces personnes chez eux. Et le baptême de trois mille personnes en un seul jour dans Actes 2.41 : y avait-il une piscine à Jérusalem assez grande pour les immerger tous, même par groupes ?

Quand on a appris à croire que baptizo veut dire immerger, et rien qu’immerger, on est obligé de voir une immersion dans tous ces récits. Si immerger est vraiment le seul sens du mot baptizo, je ne comprends pas comment les prophéties de Jean-Baptiste et de Jésus sur le baptême du Saint-Esprit ont été accomplies par le déversement du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Considérez les versets suivants :

« Pour moi je vous ai baptisés d’eau, mais lui vous baptisera du Saint-Esprit » (Marc 1.8).

« C’est que Jean a baptisé d’eau, mais que vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours » (Actes 1.5).

« Et il leur apparut des langues séparées, comme de feu, et qui se posèrent sur chacun d’eux » (Actes 2.3).

« Mais c’est ici ce qui a été prédit par le prophète Joël: Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront; vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Et certes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes, et ils prophétiseront » (Actes 2.16-18 ; comparez avec Joël 2.28,29).

Les apôtres Paul et Pierre utilisent le mot baptême pour décrire deux événements de l’Ancien Testament. 1 Corinthiens 10.1-4 raconte l’histoire des enfants d’Israël à l’époque de Moïse, affirmant qu’ils « ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ». Je doute que Paul ait voulu dire qu’ils étaient immergés dans la Mer Rouge. Les Égyptiens ont été immergés et l’apôtre ne dit pas qu’ils ont été baptisés. Mais il dit que « nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer ». Le seul mode de baptême possible ici est par la pluie qui se tombe de la nuée, ce dont parle Psaume 77.18. (Versets 17-21 parlent de la traversée de la Mer Rouge).

L’autre passage se trouve dans 1 Pierre 3.21, où Pierre parle de ceux qui ont été sauvés dans l’arche de Noé. « Et l’image correspondante, le baptême (lequel n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu) nous sauve maintenant par la résurrection de Jésus-Christ ». Ici encore, ceux qui étaient dans l’arche ont été baptisés (par la pluie) mais non pas immergé, tandis que ceux qui étaient en dehors de l’arche étaient immergés (dans le déluge) sans être baptisés.

Dans les deux références, le point essentiel est que certaines personnes ont tourné le dos à leur ancienne vie et à la corruption du monde. L’Égypte et le monde qui a péri dans le déluge sont des types de notre vie antérieure dans les péchés et la corruption de ce monde. Ces Écritures indiquent un changement dans les pensées et les intentions des cœurs de ceux qui choisissent de suivre les commandements de Dieu. Dieu a montré son acceptation de leur décision par l’eau qui tombait du nuage. Ce sont des exemples métaphoriques, bien sûr, mais je ne crois pas que les apôtres auraient choisi le mot baptême pour décrire ces événements s’ils avaient voulu enseigner que le baptême doit se faire par immersion.

Autres utilisations du baptizo : Dans les versets suivants, les mots baptizo et baptismos sont traduits par « lavage » ou « ablutions » : « Et lorsqu’ils reviennent des places publiques, ils ne mangent point non plus sans s’être lavés. Il y a aussi beaucoup d’autres choses qu’ils ont reçues pour les observer, comme de laver les coupes, les pots, les vaisseaux d’airain et les lits » (Marc 7.4).

« Pendant lequel on offre des dons et des sacrifices, qui ne peuvent rendre parfait quant à la conscience celui qui fait le service, Uniquement par des viandes et des breuvages, et diverses ablutions, et des cérémonies charnelles, imposées seulement jusqu’au temps du renouvellement. » (Hébreux 9.9-10).

Baptizo est utilisé dans un sens figuratif dans les prochains versets :

« Et Jésus leur dit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé? 39 Ils lui dirent: Nous le pouvons. Et Jésus leur dit: Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé » (Marc 10.38,39).

« Mais je dois être baptisé d’un baptême; et combien ne suis-je pas pressé jusqu’à ce qu’il s’accomplisse! » (Luc 12.50).

Jésus avait été baptisé par Jean il y a longtemps, et maintenant il parle d’un baptême futur. Que veut-il dire ? Évidemment, il faisait allusion à ses souffrances et à sa mort. « Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort? » (Romains 6.3) ? Ici, l’apôtre parle d’être uni à Jésus et à ses souffrances.

La signification du baptême : Jésus nous a enseigné qu’il faut naître de nouveau. « En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3.5). Cette nouvelle naissance est un type de baptême (lavage) du cœur, car nous sommes purifiés de nos péchés et le Saint-Esprit est déversé sur nous. « Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, Non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, Qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur; Afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance » (Tite 3.4-7).

Après cela, nous devons être baptisés d’eau, en tant que témoignage public que nous souhaitons désormais être pleinement identifiés à Jésus et à son Église. Je suis persuadé que le baptême par aspersion est en parfait accord avec tous les types et les prophéties de l’Ancien Testament et avec tous les exemples et les enseignements du Nouveau Testament.

« Car nous avons tous été baptisés par un même Esprit, pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres; et nous avons tous été abreuvés d’un même Esprit » (1 Corinthiens 12.13).

Comment enrayer l’islam radical

Aujourd’hui je veux commencer une réflexion sur un thème d’actualité, contrairement à la majorité de mes articles, qui traitent de sujets plus généraux et/ou doctrinaux.

En effet, nous commençons tout juste à voir l’ampleur d’un phénomène de radicalisation, plus marqué dans les pays francophones qu’ailleurs (selon une récente étude américaine qui a suscité l’ire de l’ambassadeur de France aux États-Unis), et des frappes terroristes qui touchent beaucoup le monde francophone (donc celui dans lequel nous évoluons) en ce moment : les attentats à Beyrouth ne nous ont guère surpris, mais ceux du Bardo (Tunis) de Sousse, Bamako, Ouagadougou, Grand Bassam et Paris ont choqué plus de monde… Il faut dire que moi et mes proches (nous sommes d’origine belge) n’avons pas senti de surprise en nous réveillant aux nouvelles de deux attentats à Zaventem et Maelbeek… Nous étions plutôt étonnés que cela ne s’était pas produit plus tôt.

Et pour cause: aujourd’hui, 22% de la population de Bruxelles est musulmane. Les quartiers de Saint-Josse, Molenbeek et Schaerbeek comptent tous entre 40 et 50% de musulmans. Selon les estimations et projections des experts, la population musulmane en Belgique va doubler en 20 ans entre 2010 et 2030, passant de 640 000 à 1,2 millions, (si les flux de migration se maintiennent aux niveaux actuels). Les Belges d’origine s’éloignent depuis longtemps de ces quartiers, et ne constituent aujourd’hui que 28% de la population de la région de Bruxelles, c’est-à-dire que dans quelques années ils seront non seulement minoritaires, comme ils l’ont été depuis des années, mais aussi ils ne seront plus le plus important groupe sociodémographique, car l’islam deviendra la première religion de Bruxelles, devant l’athéisme, le christianisme nominal (souvent agnostique), le bouddhisme, l’hindouisme et les mouvements sectaires.

Pour le vrai chrétien, l’invasion de l’Occident par des musulmans (entre autres) ne devrait pas être un sujet de souci personnel, car il sait quel est le vrai Dieu, et il sait que toutes choses concourent pour le bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8.28). Il n’a pas (vraiment) peur de mourir lors d’un attentat par exemple, car il sait où son âme ira. On peut même se dire que l’arrivée de tous ces gens venus de pays où il est souvent interdit de prêcher l’Évangile est une occasion à ne pas manquer. Saïd Oujibou, un Marocain qui s’est converti à l’Évangile en France, nous affirme dans son livre (Fier d’être Arabe et chrétien) qu’en moyenne 10 musulmans se convertissent chaque jour au christianisme évangélique en France, ce qui signifie qu’ils affirment avoir vécu une nouvelle naissance, et qu’il ont la force et le courage de le dire à leur famille, ce qui signifie qu’ils seront habituellement rejetés par celle-ci ainsi que par la communauté musulmane (l’oumma) qui auparavant les protégeait par solidarité. Il est vrai que le nombre de convertis à l’islam en France est sensiblement le même, mais ce ne sont pas des personnes nées de nouveau qui font ce pas, plutôt des agnostiques et des jeunes (surtout des femmes). Il y a aussi les personnes radicales qui, à une autre époque, auraient choisi des causes telles que le communisme, le socialisme, ou tout groupuscule extrémiste ou sectaire, qui aujourd’hui trouvent une cause à défendre dans l’islam, qui fera d’eux des héros en échange.

Des tas de politiciens s’évertuent à minimiser le choc des cultures qui s’opèrent dans toutes les grandes villes d’Europe de l’Ouest, et même en Europe de l’Est et en Amérique du Nord. En même temps, d’autres cherchent à résoudre les problèmes. Seulement, ils sont quasiment insolubles : si d’un côté vous avez des jeunes musulmans en quête d’une identité qui vivent groupés et sont frappés de plein fouet par le chômage et de l’autre vous avez de plus en plus d’Européens de tradition pseudo-chrétienne mais qui vivent « dans la débauche » (tant selon la Bible que selon le Coran) qui commencent à haïr ou du moins à avoir peur des musulmans (non sans raison, les attentats ne font que les y pousser toujours plus), la réponse sera difficile à trouver même en pompant tout l’or du monde dans ces quartiers ou en essayant de favoriser la mixité ethnique.

Situation sans espoir ? Non, car Dieu peut tout et nous pouvons tout par Christ, qui nous fortifie. (Philippiens 4.13) Une grande partie des musulmans est à la recherche de quelque chose de plus profond, qu’ils pensent pouvoir trouver dans une pratique plus radicale et « primitive » de l’islam. D’ailleurs les nouveaux convertis à l’islam sont parmi ceux qui se radicalisent le plus rapidement, et je crois que c’est en partie parce qu’ils se rendent compte que l’islam « normal » ne répond pas tant à leurs désirs et à leurs questions, en somme, à leur « vide », et donc ils vont vite plus loin dans leur recherche en essayant de se purifier de toute trace de christianisme et d’occidentalisme. Sophie Kasiki écrit dans son livre (Dans la nuit de Daech, confession d’une repentie) :

« Une religion, ça se rencontre, ça se choisit. C’est une démarche personnelle, du moins, ça devrait l’être.

Pourtant, ma conversion ne me rend pas le bonheur. Ce n’est qu’une étape dans une très longue et très profonde crise morale. L’islam ne m’apporte pas de réponse mais il me donne, dans les premiers temps, des outils de réflexion, des pistes, peut-être, pour penser le monde. Je suis engagée dans un processus tortueux.  Je cherche un sens à ma vie.  Quand on se parlait encore, Julien me disait : « mais pourquoi veux-tu qu’il y ait un sens ? Profite, savoure, partage ! Pourquoi ce qui est suffisant pour les autres ne te convient-il pas ? »

Pourquoi ce qui est suffisant pour lui ne me convient pas, c’est le fond de sa question et je suis incapable d’y répondre. Tout simplement, il faut que tout ça ait un sens. J’ai besoin qu’il y en ait.

Et je cherche, comme une créature dans le noir, pour reprendre une image religieuse. Mais c’est vraiment ce que je ressens.  J’ai l’impression d’être un insecte aveugle… »

On observe que c’est en recherchant quelque chose pour combler le vide dans sa vie que Sophie (ce n’est pas son vrai nom) est passée d’agnostique catholique à musulmane modérée puis rapidement au stade de musulmane radicale. On voit plus loin une réflexion, où elle se dit qu’aller en Syrie rejoindre Daech est une meilleure alternative que le suicide :

« Ils ont raison. Je n’ai plus d’énergie. Plus rien ne me fait envie. Seule l’obligation de me montrer une mère exemplaire parvient encore à me faire me lever le matin pour accomplir, mécaniquement, la succession des gestes quotidiens : me laver, me préparer, réveiller Hugo, lui donner son petit déjeuner, le préparer, le conduire à l’école. […] Depuis longtemps maintenant, je sais repérer ce dégoût de la vie qui m’envahit par périodes. Bientôt je ne verrai plus comme solution que partir, et par partir, j’entends mourir. Je tente de me raccrocher à la pensée de mes nièces, de Hugo. Je détruirais leur vie irrémédiablement. Mais rien n’y fait. Le désir de mourir m’envahit. Je suis passée deux fois à l’acte par le passé. J’ai appris depuis à repérer les signaux annonciateurs de cet état morbide, mais pas à les désamorcer.  Cette fois, l’idée de partir pour la Syrie vient comme une échappatoire à ce désir de mort. À moins que ce soit le moyen que j’ai trouvé pour m’ôter la vie. »

Je n’ai pas de réponses ici, et je connais mal le phénomène de l’islamisme (ou salafisme ou islam radical… il y a tant de mots qui servent à le différencier tant bien que mal de l’islam sunnite dit « normal »). Mais je crois que la meilleure alternative à offrir à ces gens, c’est d’aller évangéliser les quartiers et les pays où il y a beaucoup de misère, de chômage, de musulmans, de gens qui recherchent le sens de la vie avec sincérité… Nous faisons trop peu pour eux.

Je crois que ce vide est ressenti par plus de gens que seulement moi ou Sophie Kasiki. J’en connais beaucoup personnellement qui m’ont parlé d’un tel vide. Pour certains, Dieu l’a comblé, pour d’autres cette réponse semble trop simple… Julien, le mari de Sophie écrit ceci en parlant des jours qu’il a passé sans Sophie en attendant de ses nouvelles :
« Rien. Je continue d’écrire et d’appeler. Je tourne en rond des nuits entières, dévoré par l’insomnie.  J’allume chaque cigarette avec le mégot de la précédente. […] Je ne vis plus. Les larves du protozoaire ont une existence plus enrichissante que la mienne. »

Qu’en pensez-vous ? N’est-il pas tant d’évangéliser les musulmans et les « quartiers sensibles » ?

 

Évangile de Luc

(Jésus dit:) Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos.

Matthieu 11. 28

Ce petit livre m’indiquait la direction

“Vous devriez lire ce livre”, dit une étudiante japonaise à une femme debout sur le seuil de sa porte, en lui tendant un petit livre. “Je l’ai trouvé dans la rue, quelqu’un a dû le laisser tomber”. La jeune fille savait que cette femme, veuve avec trois petits enfants, avait cherché consolation au temple shintoïste. Elle était allée aussi trouver le prêtre bouddhiste, elle avait fait un long pèlerinage, tout cela en vain: sa douleur n’avait pas été soulagée.

“Je l’ai lu, continua la jeune fille, il contient une histoire surprenante, celle d’un homme qui vient en aide à tous ceux qui sont abandonnés. J’ai pensé à vous, cela pourrait vous faire du bien.”

La femme prit le petit livre, c’était un évangile de Luc en japonais. “J’ai lu ce petit livre du commencement à la fin sans m’arrêter, dira-t­elle plus tard. Une conviction s’est imposée à moi: il m’indiquait une direction pour ma vie, cette direction que je cherchais depuis si longtemps.

J’ai rapidement cherché s’il y avait des chrétiens dans mon voisinage, mais sans succès. Un jour cependant, à la ville voisine, j’ai entendu un homme parler de Iesa Kirisuto (Jésus Christ). Je lui ai demandé de venir dans mon village de montagne. D’autres personnes aussi ont été captivées par le message de l’évangile. Au bout de quelques mois, une petite communauté de chrétiens s’est formée. En lisant l’évangile, ils ont trouvé la foi en Jésus Christ. Jésus m’a donné le goût de vivre: il est devenu mon Sauveur et mon Dieu”.

« Je suis croyant mais non pratiquant »…

Quel profit y a-t-­il… si quelqu’un dit qu’il a la foi, et qu’il n’ait pas d’œuvres?… Montre-moi ta foi sans œuvres, et moi, par mes œuvres, je te montrerai ma foi.

Jacques 2. 14, 18

Pour moi, vivre, c’est Christ.

Philippiens 1. 21

Pratiquer ou vivre?

«Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c’est malhonnête», disait Gandhi.

(Il y a beaucoup à retenir des préceptes des penseurs et philosophes de ce monde, même si nous ne sommes pas d’accord avec leur vie ou leur message global. Cependant, il faut prendre garde de ne pas se laisser attirer par la part de vérité dans leurs discours pour accepter le reste, c’est pourquoi, d’habitude je m’abstiens de les citer, mais je fais parfois des exceptions.)

Nous voilà avec des amis en train d’échanger sur le sujet, religion et foi, souvent débattu. Plusieurs reconnaissent «croire et ne pas pratiquer». Puis l’un d’entre eux, après réflexion, ajoute: «Soyons honnêtes, si je ne pratique pas, c’est parce que cela ne m’intéresse pas!» Voilà un point de vue honnête pour une fois, et lucide. Malheureusement, ce jeune homme n’est pas intéressé par le salut, probablement parce qu’il n’a jamais réellement connu de vrais chrétiens «pratiquants»; mais au moins il le reconnaît. Hélas, il y en a beaucoup, même parmi ceux qui se disent nés de nouveau, qui croient pouvoir croire en Dieu, mais ne pas vivre comme il nous le demande, ce qui revient à ne pas être régénéré (en passant, vous avez vu tous ces accents sur ce mot??? ça m’épate!) . Ne pas être faire de notre mieux pour suivre Dieu alors que nous disons chrétien, c’est un reproche pour l’Église et le message de Jésus, mort sur la croix pour nous rendre purs. Nous avons tous commis ce péché, mais lorsque nous nous en repentons, Dieu nous pardonne. Cependant, à ceux qui y retombent sans cesse ou à ceux qui ne se repentent pas de cela, Dieu retire sa grâce et ne les reconnaît plus comme ses fils et ses filles. Il est miséricordieux pour les aider à revenir, mais seulement lorsqu’ils se rendent compte du blasphème et du péché que cette vie constituait.

Une foi de façade n’est pas la foi. La Bible nous fait comprendre que la foi qui ne se pratique pas est «morte» (Jacques 2. 17), elle n’a ni vie ni valeur. On ne peut séparer la foi de son application à la vie pratique. Si j’ai accepté Jésus pour mon Sauveur personnel, c’est afin de vivre en relation avec lui.

«Pratiquer», cela veut-il dire se plier chaque jour à des obligations, obéir à des lois? Au contraire, pour le croyant vivant sa vie avec Christ, c’est un choix du cœur, librement consenti. Il est question, non pas de pratiquer une religion, mais de vivre une relation, une communion avec une personne vivante, Jésus, que Dieu m’a donné pour Sauveur et Seigneur. Être chrétien, c’est vivre avec Dieu et pour Dieu. «Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles», que nous les accomplissions (Éphésiens 2. 10).

Mais où sont les autres?

Où sont les autres? De temps en temps, on entend un léger soupir. D’un coin sombre de la grotte montent quelques sanglots suivis d’un cri strident qui transperce le silence: «arrête de râler!» Une voix désespérée répond: «Mais regarde dans quel état misérable nous nous trouvons. Notre maladie est incurable et contagieuse, nous sommes rejetés par les hommes et abandonnés de Dieu. Les souffrances de la vie et la terreur de la mort nous poursuivent jour et nuit… En fait, serait-ce une punition de la part de Dieu qui nous châtie à cause de nos péchés?» À ce moment-là, une autre voix se fit entendre: «Mon épouse m’a appris récemment qu’un faiseur de miracles était dans les parages. S’agirait-il de ce fameux Jésus qui prétend être le Fils de Dieu? On raconte de lui qu’il aurait guéri de nombreux malades en leur pardonnant même leurs péchés. Une guérison totale? C’est incroyable!» «En y réfléchissant, je dois avouer qu’un homme qui parvient à guérir des lépreux inspire vraiment confiance, je suis même disposé à reconnaître son autorité pour pardonner mes péchés. Mais où est cet homme ? Comment pourrions-nous le rencontrer?»

Et c’est là que le miracle eut lieu. Jésus passa près du village où habitaient ces hommes. De l’endroit où ils vivent en quarantaine, ils appellent Jésus de toutes leurs forces: «Seigneur, aide-nous!» Quand Jésus les aperçoit, il les envoie au prochain poste de contrôle médical, afin de faire attester leur guérison. Stupéfaits, ils lui répondent: «Mais nous ne sommes pas guéris!» Et pourtant ils se mettent en route et, tout en marchant, le miracle se produit. Les voilà purs! Une vie nouvelle commence pour eux. L’histoire nous apprend pourtant qu’un seul des lépreux est revenu sur ses pas pour exprimer sa reconnaissance à Jésus.

Qu’en est-il donc des autres? On peut imaginer que le premier était assis dans sa maison et allait se mettre en route pour remercier Jésus, quand soudain sa femme s’y oppose. «Vas-tu enfin t’occuper de moi?» s’insurge-t-elle. Il réfléchit et se dit en lui-même: «Jésus m’a certainement guéri pour que je puisse prendre soin de ma famille. Je vais donc retourner vers Jésus à une prochaine occasion…» Le second était en route avec un cadeau qu’il voulait remettre à Jésus. Et voilà qu’il rencontre ses anciens camarades qui se moquent de lui: «Quoi? Tu veux nous dire que tu es devenu pieux?» Il rougit, se joint au groupe et «paie une tournée.» Le troisième se disait: «Jésus regarde au cœur, je n’ai pas besoin de m’expliquer verbalement.» Il se remet à son travail en pensant: «Le jour où j’aurai du succès dans mes affaires, je ferai un don à ce Jésus qui m’a guéri.» Le quatrième pensait: «En fait, Jésus n’a pas prié, ni imposé les mains, il n’a strictement rien fait. C’est donc certainement une pure coïncidence et un heureux hasard que ma guérison ait eu lieu ce jour-là.» Le cinquième était fils d’un politicien notable. Ce dernier lui conseilla vivement de rester discret: «Nous venons de décider que ce Jésus devait être condamné à mort pour ses propos opposés à nos idées politiques. Il serait donc très risqué de lui exprimer des remerciements officiels.»

Et le dixième? Il se rendit auprès de Jésus et le remercia sincèrement pour la guérison. Quand Jésus le voit, il lui adresse la parole et demande: «Et où sont restés les autres? N’ont-ils pas trouvé nécessaire de revenir sur leurs pas pour remercier Dieu?» – «Ta foi t’a sauvé. – Mais où sont les neuf autres?» Les neuf autres nous apportent la preuve qu’il est possible d’expérimenter le secours de Dieu sans pour autant vivre avec lui.

Cher lecteur, vous avez certainement adressé un appel au secours à Dieu lorsque vous étiez confronté à une situation difficile, et vous avez peut-être même réalisé l’aide du Seigneur. Et ensuite? Pensez-vous que votre cri de détresse était dû à une faiblesse momentanée et qu’en principe vous êtes parfaitement capable de maîtriser votre vie et votre destin? Vraiment? N’avez-vous pas l’intime conviction qu’il vous manque quelque chose?

Les dix hommes dont la Bible nous parle ont tous été guéris. Pourtant, un seul d’entre eux est revenu sur ses pas pour témoigner sa reconnaissance. Un seul était suffisamment honnête pour avouer qu’il avait besoin d’aide dans tous les domaines de son existence. Et un seul a reçu le don d’une vie nouvelle avec Jésus. Dieu peut-il exiger notre reconnaissance? Vous n’avez peut-être jamais été délivré d’une situation de détresse extrême. Votre vie s’est déroulée sans problèmes majeurs. Si tel est le cas, soyez donc reconnaissant! Et si chacun des dix lépreux a réalisé une guérison miraculeuse, neuf d’entre eux n’ont pourtant pas trouvé la solution à la véritable question. Ils n’ont pas remarqué qu’ils restaient prisonniers de leur ancienne vie. Malgré la santé recouvrée, ils sont séparés de Dieu et leur vie est vide de sens. Où en sommes-nous? Notre bonheur repose-t-il sur le bien-être, sur les joies familiales, sur les réussites professionnelles ou sur une pensée humaniste? Sommes-nous vraiment heureux?

Être reconnaissant signifie: suivre le chemin qui nous mène à Jésus-Christ Posons-nous sincèrement la question: «Suis-je véritablement reconnaissant aussi envers Jésus?» En lisant la Bible, nous apprenons que nous sommes tous infectés par le péché, considérés comme des «lépreux». Inutile de vous demander si vos péchés sont peu nombreux ou s’ils sont plus ou moins graves. Jésus attend votre retour! Il veut vous pardonner et donner à votre vie un sens et une direction nouvelle. Il vous accepte même si vous lui avez tourné le dos, car c’est bien à cause de vous qu’il a subi la mort violente et cruelle de la croix – et quand il est revenu à la vie, il vous a préparé le chemin qui mène à Dieu. Demandez donc sincèrement pardon à Jésus et suppliez-le de guérir votre cœur. Il vous acceptera et rendra votre vie véritablement heureuse et comblée. Vous ne le regretterez jamais!

Nomophobie

J’ai été jeune, et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné.
Psaume 37. 25

Êtes-vous “nomophobe”, atteint de cette addiction du 21e siècle qui consiste à ne pas pouvoir se passer de son téléphone portable? La peur d’être seul au milieu d’un monde indifférent, parfois hostile, amène des personnes à ne pas pouvoir se séparer de leur téléphone sous peine de crises d’angoisse. On peut se sentir très seul parfois, même au milieu d’une foule. Et la solitude est un drame pour bien des personnes qui aimeraient pouvoir se confier à quelqu’un.
Déjà, Dieu avait dit autrefois à ceux qui mettaient leur confiance en lui: “Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas” (Josué 1. 5). Quand Jésus est venu sur la terre, il s’est approché des personnes démunies, isolées. Au moment de s’en aller vers son Père, il a fait une merveilleuse promesse à ses disciples: “Moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle” (Matthieu 28. 20). Et depuis deux mille ans, une multitude de croyants ont profité de cette promesse. Êtes-vous de ceux-là? Avez-vous mis votre confiance en Jésus Christ? Lui a dû être seul, cloué sur une croix: Dieu l’a abandonné pendant trois heures terribles durant lesquelles il a expié nos péchés. Et depuis, toute personne qui confesse ses péchés et croit que Jésus a payé le prix à sa place devient un enfant de Dieu. Dieu lui affirme que rien “ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur” (Romains 8. 39).
Quel bonheur de savoir que Dieu m’entend toujours, même si ma prière n’est qu’un appel au secours! Quel bonheur de savoir qu’il répond!