La foi

[Si tout fonctionne comme prévu, cet article sera publié alors que je serai en voyage pour les noces de mon frère Thierry et de Chandra, sa future épouse, en Géorgie, aux États-Unis. L’article qui suit est paru récemment dans le périodique quinzomadaire de l’Église, Le Messenger of Truth (Héraut de la vérité) , je l’ai trouvé très encourageant pour moi, qui suis aux prises avec le manque de foi très fréquemment ces derniers temps.]

« Or, la foi est une ferme attente des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit point. » (Hébreux 11.1) Le Nouveau Testament mentionne souvent la foi et notre besoin de l’avoir dans notre vie. « Car nous marchons par la foi, et non par la vue. » (2 Corinthiens 5.7) Marchons-nous par la foi ? Sinon, comment marchons-nous ?

J’aimerais exprimer quelques pensées au sujet de la foi et comment les appliquer dans notre vie quotidienne. La foi en Dieu est une puissance positive qui est disponible pour tout le monde. Nous les chrétiens, nous devrions comprendre comment exercer notre foi en Dieu dans notre marche avec Christ. Toutefois, je crois que nous ne comprenons pas toujours complètement ce qu’est la foi. Le fait que nous ne comprenions pas toujours la foi et ce qu’elle peut faire pour nous ne devrait pas nous étonner. Satan haït la foi parce qu’elle a été mise en place par Dieu pour le bien du chrétien.

Les disciples de Jésus avaient du mal à comprendre ce qu’était la foi, même lorsque Jésus était avec eux. « Et il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, gens de petite foi ? Et s’étant levé, il parla avec autorité aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme » (Matthieu 8.26). Les disciples se trouvaient dans une tempête effroyable et ils avaient peur. Il semble que lorsque Jésus s’est réveillé, il était au moins aussi alarmé par le manque de foi des disciples que par la tempête. De même aujourd’hui, lorsque nous nous trouvons dans une terrible tempête ou lutte spirituelle, Jésus ne nous critique pas pour le problème dans lequel nous nous sommes retrouvés. Plutôt, son souci est que nous gardions notre foi et notre confiance en lui à travers tout.

Jésus s’est demandé s’il resterait de la foi lorsqu’il reviendrait. « Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18.8). Ceci indique que la foi sera attaquée dans les derniers jours. Il faut exercer la foi afin qu’elle grandisse. La société moderne n’est pas faite pour encourager la croissance de la foi, au contraire. Avec toute la connaissance et la technologie du monde moderne, nous essayons souvent de raisonner un chemin à travers les incertitudes, plutôt que d’appliquer une foi simple. Il faut de l’humilité pour avoir confiance que Dieu prendra soin de moi et de ma famille dans notre situation. Le monde offre des assurances pour protéger nos biens et nos gains si l’impensable arrivait. Quand Jésus reviendra, il viendra chercher ceux qui ont mis leur foi en lui plutôt que dans les choses terrestres. Avoir la foi en Jésus quand il viendra nous prendre au ciel sera beaucoup mieux que n’importe quelle quantité de richesses ou de renommée.

Nous devons nous assurer de choisir la foi plutôt que nos sentiments. Il est normal pour nous de faire face à des soucis, des craintes, de l’anxiété et du stress dans notre vie ici-bas. Ces sentiments sont le contraire de la foi. Ces émotions doivent être tempérées par la foi en Dieu. La vraie foi est contraire à la manière humaine de raisonner. Il faut de l’humilité et un abandon complet de nous-mêmes et de nos idées afin de vaincre la crainte et l’anxiété par la foi.

Pendant notre vie sur terre, nous ne comprendrons probablement jamais entièrement la foi, mais nous pouvons apprendre à la mettre en œuvre quotidiennement dans nos vies. La foi n’est pas une puissance qui nous fait échapper à tout problème ici sur terre, mais c’est une puissance qui nous permet de passer à travers nos épreuves. Quoi de plus positif qu’une puissance vivante venue du ciel au milieu des expériences négatives de la vie ? Certaines personnes pensent être réalistes en ayant une attitude négative. La foi ne peut jamais être négative ; donc une personne négative exprime un manque de foi.

Il se peut que la foi vienne moins facilement pour certains que pour d’autres. Des faiblesses physiques pourraient nous gêner pour avoir une foi aussi ferme que nous l’aimerions. « Puis il vint vers ses disciples et les trouva endormis ; et il dit à Pierre : Ainsi vous n’avez pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, de peur que vous ne tombiez dans la tentation ; car l’esprit est prompt, mais la chair est faible. Il s’en alla encore pour la seconde fois, et pria disant : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe passe loin de moi sans que je la boive, que ta volonté soit faite. En revenant à eux, il les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis » (Matthieu 26.40-43).

Ceci pourrait indiquer que même si notre esprit est disposé à avoir de la foi, certaines faiblesses pourraient nous empêcher de l’exercer comme nous savons que nous devrions le faire. Même si Jésus était attristé par l’incapacité de ses disciples à rester éveillés, il reconnaissait leurs limitations physiques. Jésus comprend les problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui et il connait nos cœurs. Il connait nos limitations physiques. Nous n’avons pas tous été créés identiques et égaux, et nous n’avons pas tous les mêmes forces et faiblesses. Nous avons tous notre propre niveau de compréhension. « Or, par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous, de n’avoir pas de lui-même une plus haute opinion qu’il ne doit, mais d’avoir des sentiments modestes, selon la mesure de la foi que Dieu a départie à chacun » (Romains 12.3). Je crois que ce verset signifie que si je suis fort dans la foi, je ne devrais pas regarder de haut quelqu’un qui a peu de foi ou qui a des doutes. Je ne devrais pas non plus m’attendre à ce que chacun exerce sa foi comme je le fais.

Nous n’avons pas tous les mêmes forces mentales. Il se peut que nous ayons de la dépression chronique ou des craintes ou des soucis obsessifs. Les gens qui n’ont pas ce type de problèmes ne comprennent généralement pas l’intensité de l’angoisse mentale de celui ou celle qui en souffre et ont souvent du mal à montrer de la compassion envers cette personne. Il est facile de dire « si seulement tu pouvais avoir la foi, ton esprit pourrait être libre ». Un tel commentaire peut accentuer l’angoisse émotionnelle de la personne éprouvée. Nous devrions être disposés à offrir notre aide, écouter et patiemment soutenir cette personne dans son apprentissage de la foi. Ceux qui ont tendance à avoir la foi plus naturellement que d’autres ont habituellement du mal à enseigner comment avoir la foi.

Avec humilité, nous devons être prêts à demander l’assistance dont nous avons besoin. L’assistance dont nous aurons besoin pour notre combat qui semble unique peut ne pas être désirable pour notre chair ou notre manière de raisonner humainement. Il se peut que nous ayons besoin d’une aide un pas à la fois afin d’apprendre à avoir la foi et il se peut que nous ayons besoin de médicaments pour nous aider à sortir d’une dépression sévère ou de craintes obsessives. À travers tout cela, si nous désirons humblement avoir la foi dans notre cœur, Dieu nous aidera à accepter les luttes auxquelles nous faisons face, à être positif lorsque tout semble négatif et à être ouvert à des conseils et de l’aide qui peuvent sembler contraires à notre propre raisonnement humain. Puissions-nous tous apprendre à vivre par la foi.

Frère David Kurtz, Pennsylvanie.

Le jardin de nos pensées

La maison était un bungalow blanc ordinaire, entouré d’une clôture de bois blanchi à l’ancienne. J’étais passé par là de nombreuses fois, mais cette fois-ci, je marchais plus lentement et en jetant un coup d’œil dans la cour arrière, j’ai aperçu une vieille tonnelle recouverte de roses. De l’autre côté de la tonnelle, j’ai pu entrevoir des éclats de couleurs scintillantes, illuminés par le soleil matinal. C’est ainsi que je me suis rendu compte qu’il y avait un paradis caché derrière la maison, que je n’avais jamais remarqué. J’avais parfois salué le vieil homme qui vivait là, mais je n’avais jamais remarqué son jardin. Tandis que je me tenais debout, hypnotisé, le vieil homme apparut dans l’embrasure de la tonnelle et m’a fait signe de la main. Je l’ai salué en retour, gêné qu’il m’ait surpris en train de regarder dans son jardin.

« J’admirais votre jardin », lui ai-je dit.

 « J’en profitais aussi ! » répondit-il en souriant. « Voulez-vous que je vous le montre ? »

J’ai traversé la pelouse couverte de rosée. Le vieillard m’a chaleureusement tendu la main et ses yeux scintillaient en souriant. Ses mains étaient calleuses et rugueuses. Les mains d’un jardinier, me suis-je dit. Bien que l’homme fût silencieux, ce n’était pas un silence gênant. J’ai eu le sentiment qu’il était à l’aise avec le calme. Alors que nous marchions vers la tonnelle, il s’est mit à parler.

« Je l’appelle mon jardin des pensées », dit-il. « Quand j’ai acheté cet endroit, il y a des années, la cour arrière était un enchevêtrement de mauvaises herbes. À cette époque de ma vie, mon esprit était aussi plein de mauvaises herbes. C’est en travaillant à nettoyer tout ce gâchis que j’ai compris les similitudes, et j’ai décidé à ce moment-là que je me consacrerais à nettoyer les deux. C’était il y a de nombreuses années, et maintenant, dans ma vieillesse, je peux vous dire que le résultat a été bien meilleur que je ne l’aurais jamais imaginé. Mais je ne m’attribue pas le mérite. Il va au Maître Jardinier. »

J’ai vu que nous approchions d’un chemin fait de pierres posées ici et là et qui menaient à la tonnelle. « C’est une partie importante du voyage », m’a-t-il dit. J’ai lu le message écrit sur chaque pierre en avançant lentement vers le jardin.

« Détruire les raisonnements » (2 Corinthiens 10.5), c’était l’inscription sur la première pierre. « Une étape très importante dans la croissance d’un bon jardin de la pensée, » dit le vieil homme. « Les imaginations ou les raisonnements peuvent être très dommageables. Il est important de les emmener en captivité. »

« Pas de plus haute opinion » (Romains 12.3), pouvait-on lire sur la pierre suivante. « Qu’est-ce que ça veut dire ? » ai-je demandé.

« Ne te crois pas meilleur que tu ne l’es », répondit-il. Si on s’estime trop bon, on ne peut pas se mettre à genoux pour arracher les mauvaises herbes, et on ne sera pas assez humble pour donner une fleur à un passant. »

« Observe les lis » (Matthieu 6.28) était l’inscription suivante. « Le maître jardinier nous rappelle, dit le vieil homme, que les lis fleurissent dans les champs, non pas par leurs propres efforts ou par l’inquiétude, mais simplement en trempant dans la pluie et le soleil qu’on leur envoie. »

Maintenant, nous étions arrivés jusqu’à la tonnelle. J’ai levé les yeux, et j’ai vu qu’il y avait aussi une inscription au-dessus de ma tête. « Toute chose belle en son temps » (Ecclésiaste 3.11). J’ai regardé le vieil homme, et il a hoché la tête. « J’étais découragé au début ; quand j’ai vu le désordre terrible, dans ce jardin, dans mon cœur et dans mon esprit, je ne savais pas comment j’arriverais jamais à le nettoyer. Je suis tombé à genoux ici. J’ai vu les mauvaises herbes, la douleur, les années de mauvais ensemencements qui avaient conduit à cela, et cela semblait impossible. À ce moment-là, il m’a semblé que le Maître Jardinier est apparu. J’ai vu une vision d’épines, de chardons et de sueur sur le front. J’avais l’impression de voir ces épines tordues dans un cruel appareil de torture, alors que le Maître Jardinier se chargeait de faire l’impossible. J’ai su alors que j’avais raison. Je n’y arriverais jamais. Mais lui, il le pourrait. Il faudrait que je m’implique activement, mais ce sont ses mains abîmées par les épines qui me donneraient la force d’arracher ces mauvaises herbes et de planter de nouvelles graines. C’est alors que j’ai pu croire que tout deviendrait beau en son temps. »

J’ai essuyé une larme sur ma joue, et en marchant à travers la tonnelle, j’ai remarqué de nouveau les roses qui la recouvraient. Elles fleurissaient d’un rouge vif, et comme j’admirais la couleur et l’odeur, les épines attirèrent mon regard, et j’ai incliné la tête.

Lorsque nous avons franchi la tonnelle et pénétré dans le jardin lui-même, c’était comme si j’étais dans un rêve. La rosée du matin était encore sur les fleurs, et la lumière du soleil les faisait briller d’un éclat qui semblait céleste. Le vieil homme resta silencieusement avec moi un moment, inspiré par tant de beauté. Il s’est approché d’un banc à proximité, et nous nous sommes assis.

« Parlez-moi du jardin », lui ai-je demandé. « Vous m’avez parlé du début du processus de nettoyage. Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? »

« Puis vint la rupture du sol », répondit-il. Les racines étaient dures et certaines étaient profondes. Je voulais creuser assez profondément pour m’assurer de les éliminer toutes. Le sol devait être brisé et amolli. Au fur et à mesure que je travaillais, les analogies continuaient de m’apparaître. Je savais que le même processus devait se produire dans mon esprit et dans mon cœur. Mon cœur avait besoin d’être adouci, et j’avais besoin de creuser jusqu’au fond pour éradiquer les racines des mauvaises herbes. Chaque fois que les mauvaises herbes commençaient à repousser, je les arrachais immédiatement et je les détruisais. Je savais que les mauvaises habitudes de ma vie étaient comme ces mauvaises herbes, et avaient besoin du même traitement. »

Je me suis déplacé sur le banc, et je me suis retourné pour regarder le vieil homme. « Dans votre vie, les mauvaises habitudes étaient des mauvaises herbes. D’où viennent ces mauvaises herbes ? »

« Des semences », a-t-il dit. « Toutes les plantes poussent à partir de graines. Dans les jardins de notre esprit, les pensées sont les graines. »

« D’où viennent ces graines de mauvaises herbes ? »

Il s’est penché vers le bas, a arraché une petite pousse de sarrasin et me l’a donnée. « Celle-ci provient probablement du champ, m’a-t-il suggéré en faisant un geste vers la vaste prairie qui s’étendait au-delà de son arrière-cour. Les vents de la vie soufflent les graines, bonnes et mauvaises, et certaines de chaque type vont atterrir dans notre sol. Cela exige de l’entretien et de la vigilance. Nous pouvons aussi acheter des semences. Je vois les choses de cette façon. Aller dans des lieux de bonne influence, c’est comme aller dans un stand de marché qui vend de bonnes semences. Il peut s’agir d’aller chez votre ami, de sortir dans le champ de blé pour méditer, ou d’aller à l’église et de recevoir des semences de qualité pour votre âme.

Aller dans des lieux de mauvaise influence, c’est comme aller dans un stand de marché qui vend des graines de mauvaises herbes. Ces kiosques de marché sont souvent très attrayants et ont beaucoup plus de publicité que les kiosques qui vendent de bonnes semences. Les vendeurs de graines de mauvaises herbes sont très persuasifs, et bien que leurs produits semblent attrayants, les plantes qui poussent de ces graines sont très toxiques. D’après mon expérience, les graines de mauvaises herbes que j’ai volontairement achetées sur le marché sont très dangereuses.

De plus, les graines apparemment inoffensives qu’un ami bien intentionné me donne peuvent en fait être nocives et devenir des mauvaises herbes laides. Quand je rentre d’une visite ou d’un voyage avec une poche pleine de graines, je dois les trier avant de les planter. J’appelle mon processus de tri le processus “tout ce qui est”. Il s’agit d’un processus séculaire, appris par de nombreux jardiniers avertis au fil des ans, et qui se déroule comme suit : toutes les choses qui sont véritables, honnêtes, justes, pures, aimables, de bonne réputation, vertueuses, et dignes de louange ; que toutes ces choses occupent vos pensées. (Philippiens 4.8) Ce processus est la meilleure garantie pour le développement d’un jardin de la pensée sain et beau. »

Une douce brise a commencé à souffler du champ, et un colibri est passé tout près. J’avais tant de questions, et tandis que le soleil montait plus haut dans le ciel, réchauffant le sol sous nos pieds, il me semblait que le sol dans mon cœur se réchauffait aussi.

Le vieil homme s’est levé et m’a fait signe. « Viens avec moi vers l’eau ».

Je l’ai suivi le long du sentier étroit où des pétunias et des plants de pommes de terre fleurissaient au soleil. Des coquelicots et des lys brossaient les jambes de mon pantalon, et tous semblaient avoir été traités avec tendresse et amour. « Rester sur une pensée, c’est comme fertiliser une graine », m’a dit le vieil homme, alors qu’il s’arrêtait pour ramasser une pierre et la jeter sur un tas dans un coin du jardin. À l’ombre d’un saule, où les hostas et les fougères tapissaient le sol, le vieil homme s’est agenouillé. Ne sachant pas quoi faire d’autre, je me suis agenouillé aussi. Il a soulevé une feuille d’hosta, découvrant un robinet. Il lui a donné un tour, et bientôt, un léger jet a commencé à tomber sur tout le jardin. « J’ai installé ce système d’arrosage dès le début, » dit-il. « J’aurais pu mettre ce robinet près de la maison, à un niveau facile d’accès, mais j’ai décidé de le mettre ici. Dans nos jardins de pensées, nous avons besoin de la pluie de Dieu pour arroser nos cœurs. En faisant le voyage jusqu’au lieu de prière, et en nous agenouillant dans un coin tranquille du jardin, nous pouvons accéder au robinet de la grâce de Dieu, le maître jardinier. La pluie douce de son Esprit adoucit le sol et étanche notre soif. Les précieuses graines de pensée qu’il nous a données peuvent alors devenir de belles plantes. »

Il a mis sa main sur mon épaule pendant que nous marchions sans un mot, de retour le long des chemins, jusqu’à la tonnelle, par-dessus les pierres, et de retour dans le monde réel. J’ai tendu la main, et il l’a bien serrée. J’ai ouvert la bouche pour le remercier, mais il a levé la main pour m’arrêter. Il a mis la main dans sa poche et a sorti un paquet de semences. J’ai hoché la tête, j’ai pris le paquet, et comme je me suis tourné pour partir, je savais au fond de mois que les graines dans ce paquet allaient devenir quelque chose de beau.

  • écrit par le frère Karlos Isaac pour une soirée d’encouragement chrétien à Montréal

infolettre – Missionnaire anabaptiste – juillet 2019

Bonjour à tous! Nous je ne vous ai pas (complètement) oublié! Mais j’ai manqué de temps et d’autodiscipline pour écrire une infolettre en mai. Je demande pardon à ceux qui comptaient sur moi. Je ne suis pas toujours à la hauteur des buts que je m’impose. Mais je remercie Dieu de m’avoir aidé à trouver le temps d’écrire maintenant.

Je vais essayer de rester sur mes 4 axes définis en mars, voyons si j’y arrive 😊.

Missionnaire anabaptiste – au sujet du site

Peu de choses ont changé dans les 4 derniers mois. Vous aurez peut-être remarqué que j’ai rangé toutes les langues sous un onglet, car ça prenait trop de place pour un lectorat relativement peu nombreux. Mais il semble que j’aie depuis lors perdu une partie de mon lectorat hispanophone, je trouve cela dommage et difficile à expliquer. Peut-être une coïncidence? L’onglet que j’ai fait n’est pas très professionnel, mais selon mes recherches, il faudrait payer pour avoir une version de WordPress qui permettrait le passage facile entre différents sous-sites dans les diverses langues, donc j’ai abandonné. J’ai confiance que Dieu ouvrira une porte si c’est quelque chose qu’il veut que je pousse plus loin. Je n’ai presque rien publié, à part quelques articles reblogués ou sermons retranscrits. Je vais essayer d’en faire un peu plus pendant mes vacances estivales.

Depuis 5 jours, je fais une campagne ciblée sur Google Ads pour rendre ce site plus visible. Le nombre de pages est passé d’environ 25/jour à environ 115/jour. Cela ne se traduit pas par une forte augmentation de commentaires ou de commandes de traités, mais j’avais fait une petite campagne en 2014 pour faire connaître ce site, quelques mois après la création du blogue, et j’avais trouvé qu’après la campagne, le nombre de pages vues n’avait jamais baissé autant qu’il avait augmenté au début de la campagne. Depuis lors, ce site est devenu graduellement de plus en plus fréquenté, malgré le fait que je n’écris plus du tout aussi souvent qu’aux débuts. On verra ce qu’il en sera cette fois-ci. J’avais surtout envie de cibler certaines zones d’où je ne reçois pas beaucoup de lecteurs. C’est parfois intrigant de se demander pourquoi les gens d’un tel pays sont plus portés à rechercher des choses spirituelles en ligne que les citoyens d’un autre pays… Ils ont pourtant tous besoin de l’Évangile.

Je deviens quoi, moi?

Justement, en parlant de vacances estivales, quels sont mes plans au juste pour ce qui reste de cet été? J’aimerais vivre pour Dieu. C’est un idéal qui n’est pas facile à concrétiser… En gros, ce qui semble ouvert en ce moment, c’est de passer la plupart du temps autour de chez moi, ici à Acton Vale, au Québec, à faire des petits projets. Pas de gros voyage en Nouvelle-Calédonie, comme l’an dernier.  Pour ceux qui ne me connaissent pas bien, je rappelle que je suis enseignant dans une petite école chrétienne au Québec. Pendant l’année scolaire, je travaille aussi pour la SEBT (dont je vais parler un peu plus bas) les soirs et les samedis.

En été, je n’ai pas besoin d’étudier beaucoup pour l’école, bien que j’essaie d’y accorder quelques heures par semaine, ce qui est plus difficile qu’il ne pourrait y paraître! Je puis donc m’adonner plusieurs heures par semaine au travail de correspondant pour la Société évangélique de bibles et traités. Une fois que j’ai rattrapé le courrier en français venant d’Europe ou du Canada, ce qui est normalement déjà beaucoup pour moi, j’ai souvent le temps d’aider le frère qui s’occupe du courrier venu d’Afrique francophone ou des Antilles, car il est justement plus occupé en été qu’en hiver, étant producteur maraîcher. Je puis aussi parfois traduire un traité en français. Cet été, avec l’aide de Dieu, j’aimerais faire avancer un projet d’édition de livrets d’école du dimanche pour enfants, ainsi qu’un livre de chants pour enfants et un livre d’étude biblique pour adultes. Il y a aussi un livre d’histoire de l’Église et un recueil de cantiques qui sont presque terminés depuis près d’un an et qui demandent un peu d’attention pour être bouclés et peut-être publiés cet automne.

Donc, je réponds à des lettres, je fais de la traduction, de la révision/édition, je cultive des baies de camerise et je me rends disponible pour aider ici et là si quelqu’un a besoin d’aide.

Ah oui! Mon frère Thierry (bientôt 22 ans) se marie le 25 août prochain avec une sœur de Géorgie (sud des États-Unis). C’est le premier mariage parmi les 4 enfants de mes parents, donc c’est un temps un peu fébrile. Nous sommes tous contents pour lui.

Quoi de neuf au niveau des traités?

Au bureau canadien de la SEBT, l’année 2019 est intense pour nous, avec un accroissement de la cadence de commandes depuis environ 8 mois. Plus de personnel a été engagé, mais d’autres ont dû quitter pour des raisons professionnelles ou familiales. Nous continuons d’essayer tous les pays du monde, tout en visant tout particulièrement les endroits où l’Évangile n’est pas bien connu. Internet est un outil incroyablement efficace pour cela, et nous n’en avons pas encore maîtrisé l’ampleur.

Nous œuvrons à l’élaboration de quelques nouveaux traités en ce moment, mais ils mettront encore plusieurs mois avant de sortir. Nous continuons de les traduire de plus en plus, pour toucher presque 100 langues à ce jour (notre site web en a maintenant 22, je crois).

Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci!) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés correctement et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/ ou directement à travers le formulaire ci-dessous.

FORMULAIRE DE COMMANDE DE DOCUMENTATION ÉVANGÉLIQUE

** L’option FedEx n’est disponible que pour l’Europe en ce moment, dans tous les autres cas, choisissez « poste normale ». Pour les commandes venues du Canada et les commandes urgentes venant d’Europe, nous avons accès à un service postal permettant d’acheminer les colis en 1-2 semaines sans problème. Pour les commandes non prioritaires venant d’Europe, et celles où l’adresse semble incomplète ou s’il n’y a pas de numéro de téléphone, le délai sera de 1 mois, en moyenne. Les colis allant aux Caraïbes mettent aussi 1 mois ou 2, habituellement. Les colis allant en Afrique ou en Asie sont acheminés en 2-5 mois en général. Merci pour votre patience!

Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des drogués, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’œuvre que Jésus nous a enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Vous pouvez consulter le contenu des traités nouvellement rédigés en français en cliquant sur le titre.

Parus au cours des 4 derniers mois :

Livres qui devraient paraître cette année (ou début de l’année prochaine) :

  • Voici mon héritage (rédaction terminée, il reste les cartes et la mise en page)
  • Hymnes chrétiens (494 cantiques pour le culte, corrections presque terminées, reste à contacter les ayants droit et négocier)

Méditations

Que lire?

J’avais promis d’écrire une petite chronique à ce sujet. M’y voici, et je n’ai pas médité à ce sujet autant j’aurais voulu le faire.

En principe, je crois que nous sommes d’accord pour dire que lire peut s’avérer une activité très bénéfique, surtout pour former les jeunes esprits. Dieu nous a donné la faculté de communiquer par écrit, et cela peut être bien utilisé ou mal utilisé.

Quelques points positifs :

Tout d’abord, on peut apprendre plus de vocabulaire. Certaines expériences ont montré que faire 25 minutes de lecture personnelle par jour contribuait à l’acquisition de 1000 mots nouveaux par année. Bon, il y a des gens, par exemple les dyslexiques, pour qui ce n’est décidément pas le moyen le plus facile d’apprendre, mais en général on peut apprendre beaucoup de mots écrits qui ne sont que rarement utilisés à l’oral par notre entourage.

On n’embête pas son monde, on se tient tranquille pour une fois!

On apprend des histoires, des concepts et des faits qu’il est possible que personne ne nous aurait enseigné autrement, parce qu’ils n’en avaient pas le temps, n’en voyaient pas l’intérêt, ou tout simplement parce qu’ils ne savaient pas ces choses eux-mêmes.

Bref, on s’éduque. Si vous avez d’autres points positifs que vous aimeriez ajouter, allez-y dans les commentaires. Je n’ai pas eu le temps d’élaborer.

Il y a aussi du négatif. On peut apprendre des choses qui nous hanteront plus tard. On peut voir des images choquantes. Et surtout on peut perdre beaucoup de temps à lire des ouvrages mal écrits ou fictifs, n’ayant que très peu d’effet sur notre intellect, à part nous nourrir de suspens à deux sous, de fantasme ou de pensées impures.

Le chrétien doit faire attention à ce qu’il lit. Il doit prêter une attention particulière à ce qu’il offre à lire à ses enfants ou à ceux des autres.

Nous voulons des livres qui éduquent et qui édifient. Cela ne veut pas dire que l’enfant ne peut pas lire des histoires, des contes ou des romans pour apprendre à aimer la lecture ou pour se détendre parfois. Mais avec le temps, nous voulons canaliser la lecture vers l’utile : augmenter nos connaissances utiles à la vie sur terre. Cela inclut ce qui est utile pour vivre une vie chrétienne.

Les jeunes ont besoin de modèles. Quand j’étais enfant, je m’imaginais souvent être dans la peau des héros des livres que je lisais (détectives, militaires, explorateurs, inventeurs et martyrs chrétiens). Pas tous ces modèles étaient vraiment bénéfiques. La plupart n’étaient probablement pas réalistes. Il faut faire attention que les livres que nous achetons et que nous fournissons aux enfants ne contiennent pas trop de personnages hypergentils, super-forts, etc. Pas de superhéros. Ça nous emballe pour un bout de temps, mais après on se rend compte qu’on ne peut pas vivre comme cela, et ça cause une certaine détresse qu’il sera difficile d’oublier.

Efforce-toi de te montrer éprouvé devant Dieu, comme un ouvrier irréprochable, dispensant avec droiture la parole de la vérité. Mais évite les discours profanes et vains; car ceux qui les tiennent tombent toujours plus dans l’impiété […] Fuis aussi les désirs de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité et la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. Et repousse les questions folles, et qui sont sans instruction, sachant qu’elles produisent des contestations.  (II Timothée 2.15-16, 22-23) Ce qui s’applique aux discours vains et profanes et aux questions folles s’applique aussi aux livres, je crois.

Les livres mauvais que nous possédons ne devraient pas être vendus, mais détruits. Nous ne voulons pas faire payer les autres pour des choses impures.

Et un grand nombre de ceux qui avaient exercé des sorcelleries, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde; et quand on en eut calculé le prix, on le trouva de cinquante mille pièces d’argent. (Actes 19.19)

Voici quelques liens contenant des listes de livres conseillés pour ceux qui veulent être édifiés spirituellement. N’allez pas dans n’importe quelle librairie chrétienne y acheter n’importe quel livre. J’ai entendu une fois qu’un pasteur avait dit qu’« une librairie chrétienne était un bon endroit où aller si on voulait perdre son âme ». C’est vrai, il y a tellement des faussetés dans les grandes librairies chrétiennes œcuméniques qu’on peut aisément s’égarer avec des livres qui s’y trouvent. Prions pour du discernement.  

Livres chrétiens édifiants

Quels livres sont bons pour nos enfants?

Autres lectures conseillées

Ideas of French books to read

Au passage, je vous conseille également de lire le blogue d’un frère d’ici (Wes Penner) qui est missionnaire au Togo avec sa famille. Il vient de commencer ce blogue, et je le trouve bien enrichissant!  https://cacheenchrist.com/

À la prochaine!

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus!

Que Dieu vous bénisse tous!

Hugues Andries

Le sabbat

J’ai plusieurs fois été confronté à la question (très légitime) du jour du repos. Certains chrétiens sentent que tout indique que nous devrions encore pratiquer le sabbat (samedi). Il y en a encore d’autres qui aimeraient appliquer toute la loi du sabbat le dimanche, ce qui n’est nullement biblique, à mon avis.

Voici une réponse écrite il y a quelques mois, à l’un de mes interlocuteurs. J’ai trouvé qu’il serait peut-être bon de la partager ici, avec l’article de Bob Goodnough.

Oui, le sabbat était un commandement de Dieu, mais à mon avis, le sabbat est accompli. Les vrais chrétiens vivent chaque jour dans le repos du Seigneur. Nous n’avons plus besoin de respecter le sabbat. Jésus ne le faisait pas non plus. Il a souvent créé la controverse par ce qu’il faisait le sabbat : guérisons, marcher loin et manger des épis dans un champ, etc.

Le repos du sabbat dans l’Ancien Testament n’était qu’un symbole du repos d’un chrétien né de nouveau. Le salut ne vient pas de nos œuvres, donc toute la vie est un repos de sabbat. Dimanche est le jour d’adoration pour la plupart des chrétiens, mais ce n’est pas le jour de repos. Essayer de gagner la faveur de Dieu en gardant ce jour comme un sabbat serait une œuvre et une violation du quatrième commandement.

Genèse 2.2 Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. 3 Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant.

Hébreux 4.3 Mais pour nous qui avons cru, nous entrerons dans le repos, suivant ce qui a été dit : c’est pourquoi j’ai juré en ma colère, si {jamais } ils entrent en mon repos ; quoique ses ouvrages fussent déjà achevés dès la fondation du monde.

Romains 14.4-6 Qui es-tu, toi qui condamnes le serviteur d’autrui? S’il se tient ferme, ou s’il tombe, c’est à son maître de le juger; mais il sera affermi, car Dieu est puissant pour l’affermir. Celui-ci estime un jour supérieur à un autre; celui-là estime tous les jours égaux; que chacun soit pleinement persuadé en son esprit. Celui qui observe les jours, les observe, à cause du Seigneur; et de même celui qui ne les observe pas, ne les observe pas, à cause du Seigneur; celui qui mange de tout, mange, à cause du Seigneur, car il rend grâces à Dieu; et celui qui ne mange pas de tout, ne mange pas à cause du Seigneur, et il en rend aussi grâces à Dieu.

Et aussi : Colossiens 2.16-17 Que personne donc ne vous condamne au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’un jour de fête, ou de nouvelle lune, ou de sabbats; C’était l’ombre des choses qui devaient venir, mais le corps en est en Christ.

Je vous conseille aussi de lire le chapitre d’Hébreux 10.

En fait, c’est possible que Constantin ait officialisé les cultes du dimanche, comme il a fait beaucoup d’autres choses plus mauvaises. Mais ce point-là ne me dérange pas, car comme je l’ai mentionné dans mon autre message, nous avons la preuve dans les Écritures, que les premiers chrétiens se réunissaient le premier jour de la semaine, probablement en souvenir de sa résurrection ce jour-là. Le sabbat est mort. Nous ne vivons plus sous la loi, donc oui, nous travaillons les samedis, bien que ce soit souvent un jour plus familial que les autres. Nous travaillons aussi le dimanche, si nécessaire. Mais nous essayons de le faire le moins possible, car nous savons que nous avons toujours besoin d’un repos physique, même si Dieu nous offre son repos spirituel chaque jour dans nos cœurs.

Témoin anabaptiste

Dieu a institué un jour par semaine pour le repos parce que, après six jours de travail, le corps et le cerveau humain ont besoin de repos. C’est logique, non ? Sauf que – la Bible ne dit rien de la sorte.

Ce que nous trouvons dans la Bible, c’est que Dieu a achevé tout le travail de la création en six jours et s’est ensuite reposé le septième jour. Rien ne laisse présager que le premier jour de la semaine suivante, Dieu commença une autre semaine de travail. Son travail a été achevé dès la fondation du monde (Hébreux 4 : 3).

Le septième jour a été le début d’un repos sans fin pour Dieu et la promesse qui nous est faite est que nous pouvons entrer dans ce repos. Le sabbat d’une fois par semaine était commandé comme un mémorial et un avant-goût du repos spirituel qui deviendrait disponible à…

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L’autoérotisme : pas si anodin qu’on pense

Témoin anabaptiste

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Comme un enfant grandit, il commence à ressentir des sensations nouvelles et agréables dans certain parties de son corps. Il n’y a rien de honteux dans ces sensations, mais il faut que l’enfant soit instruit qu’ils ne lui sont donnés pour son plaisir égoïste.

Le grand danger est que, comme l’enfant expérimente avec ces nouvelles sensations, il commence à croire que le plaisir qu’il s’en trouve est leur seul but. Le monde autour de nous dit « s’il te fait plaisir, fais-le ! » Dans de telles circonstance c’est difficile de convaincre les jeunes qu’il soit mieux d’attendre le mariage pour expérimenter pleinement le plaisir que nos corps puissent nous donner.

Car Dieu ne nous a pas donné ces sensations, cette capacité d’expérimenter le plaisir, pour un usage égoïste. Plus qu’on poursuit ces plaisirs par, et pour, soi-même, le moins qu’on serait prêt à les partager avec un autre pour le plaisir mutuel.

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Une église d’inconnus

Témoin anabaptiste

Les historiens semblent croire que partout où il y avait quelque chose d’important, il devait y avoir des grands personnages. Quand ils regardent l’histoire du christianisme, les catholiques et les protestants ont eu tous les grands personnages. Comme ils ne trouvent pas de tels personnages du côté de ceux que nous appelons anabaptistes, ils supposent que rien ne se passait.

Mais l’essence même du christianisme est qu’il ne peut y avoir qu’un seul grand personnage, et c’est Dieu lui-même. Même Jésus ne s’est pas conduit comme un grand personnage. Ceci était une problème pour les scribes et les pharisiens avaient ; ils attendaient un Messie qui balaierait les oppresseurs romains pourt gouverner le monde de Jérusalem. Les dispensationalistes sont entièrement d’accord avec cela, et disent que puisque son plan a été déjoué à son premieravènement, le royaume terrestre sera…

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Ce que je pense au sujet des réseaux sociaux

Je ne lis pas souvent les nouvelles. Il y a un an environ, l’Esprit m’a montré que j’étais « accro » aux nouvelles et que cela m’était très nocif. J’ai donc complètement arrêté toute lecture des nouvelles sur internet. Si je me trouvais dans une salle d’attente, je sentais que c’était une autre histoire, mais chez moi, il n’y avait pas d’accès aux médias. En même temps, j’ai un peu réduit mon usage de ma messagerie WhatsApp, ne répondant pas toujours promptement aux messages que je recevais. Avec le temps, j’ai pu recommencer la lecture des médias, mais je le fais rarement, car la tempérance et la modération ne sont pas mes points forts, et je sais que je pourrais rapidement déraper.

Je suis tombé sur un article intéressant ce soir, publié hier dans le Journal de Montréal, par Joseph Facal. Il ne parle aucunement de Dieu, mais cela démontre que même un homme du monde peut, avec un peu de recul, se rendre compte de choses que Dieu avait révélé aux vrais chrétiens depuis les débuts.

Voici son article, avec lequel je me trouve entièrement d’accord, sauf que j’y aurais ajouté des réflexions incluant ce que la Parole  et l’Église nous disent au sujet de ces choses (peut-être une autre fois).

J’ai quitté Facebook il y a quelques semaines et je me félicite de cette décision.

Il est si difficile de quitter ce labyrinthe conçu pour qu’on ne puisse en sortir que j’ai eu besoin du coaching d’une connaissance experte dans le domaine.

J’en avais assez de recevoir des photos de chatons et de lieux de vacances, des annonces d’anniversaires, de la publicité ciblée, et de me faire rappeler toutes ces invitations en attente.

 

Fake news

Je regarde comment Facebook est habituellement utilisé et j’y vois toutes les pathologies de notre époque.

J’y vois le besoin maladif d’être réconforté : dites-moi que vous m’aimez, boostez ma confiance s’il vous plaît.

J’y vois l’obsession de la compétition : voyez comment ma fausse vie est meilleure que la vôtre.

J’y vois le triomphe du mensonge quand on connaît les vies réelles derrière les mises en scène.

J’y vois le déclin du respect et du civisme dans le fait de mettre des photos sans le consentement des gens qu’on y voit.

J’y vois la dépendance toxique : que s’est-il passé depuis la dernière fois que j’ai été voir, il y a 11 minutes ?

Facebook nous maintient dans une sorte d’enfance prolongée.

Tout enfant aime se déguiser. Il se fait aussi dire qu’il ne faut pas cacher de vilaines choses à papa et maman.

Or, Facebook est un univers de déguisement­­­, puisqu’on s’y met en scène de façon avantageuse.

C’est aussi un univers de transparence puisque vous abdiquez des pans importants de votre intimité.

Au cœur de Facebook, il y a une colossale supercherie.

Zuckerberg dit qu’il entend désormais traquer sérieusement les fake news sur Facebook.

C’est Facebook au complet qui est une plateforme pour que les gens y présentent des portraits d’eux-mêmes qui sont des fake news !

 

Susceptibles

Une société dynamique a besoin que ses citoyens sachent débattre et acceptent des opinions différentes des leurs.

Je note cependant que les humains deviennent de moins en moins capables de supporter les idées contraires aux leurs.

Se pourrait-il que la multiplication de ces communautés virtuelles de gens qui pensent pareil, qui ont les mêmes goûts, qui peuvent zapper ce qui leur déplaît, y soit pour quelque chose ?

Y aurait-il un lien entre les « réseaux sociaux » et l’incroyable montée de l’hyper-susceptibilité, qui fait qu’un rien « blesse » une personne et lui fait déchirer sa chemise en public ?

 

Edward Snowden disait que les compagnies qui font de l’argent en vendant votre vie privée étaient jadis appelées des compagnies de « surveillance ».

Les avoir rebaptisées des « réseaux sociaux », concluait-il, est la plus grande supercherie politico-linguistique depuis que les ministères de la Guerre ont été renommés des ministères de la Défense.

Arrête-toi!

Et toi, arrête-toi maintenant, et je te ferai entendre la parole de Dieu.

1 Samuel 9. 27

Voici un article qui m’a parlé ce matin. Il s’applique bien à moi et j’imagine que d’autres peuvent aussi en profiter.

Le réveil sonne; Jean saute du lit, court sous la douche puis avale son café. Après trois quarts d’heure dans un métro bondé, il arrive à son travail; une première réunion, suivie d’une seconde. Pendant la pause déjeuner, on continue à parler affaires avec les collègues. Puis ce sont les rendez-vous avec les clients, les comptes-rendus à rédiger d’urgence, le tout ponctué d’appels téléphoniques incessants… Il est déjà vingt heures, Jean arrive enfin chez lui, dévore un repas express en lisant son courrier, ses mails, puis se jette sur le canapé et allume la télévision. Il l’éteint peu après, trop fatigué pour suivre le film, se met au lit et s’endort comme une masse. Le réveil sonne…

Jean, il faut absolument que tu arrêtes de courir ainsi, tête baissée. Si tu continues, et si ton cœur ne te lâche pas avant, tu vas arriver à la retraite – et à la vieillesse – sans t’en apercevoir. Prends le temps de t’arrêter, d’écouter cette voix intérieure qui te dit que tu passes à côté de l’essentiel. Ce bonheur auquel tu aspires et que tu ne parviens pas à construire, Dieu veut te le faire connaître aujourd’hui. Si tu as une Bible, ouvre-la (tu peux le faire aussi sur internet), et lis l’évangile, découvre que Dieu t’aime et a tout préparé pour que tu sois heureux.

Oui, comme Jean, arrêtons-nous maintenant, écoutons le message de Dieu, qui nous dit en particulier: “Quel profit y aura-t­-il pour un homme s’il gagne le monde entier et fait la perte de son âme?” (Marc 8. 36).

Un rockeur transformé

Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le ROC?

Jérémie 23. 29

Le bruit des bottes ferrées résonne dans les ruelles étroites de la vieille ville. Les blousons noirs arborant des têtes de mort et des os croisés ne sont guère rassurants. Lorsque ces rockeurs arrivent sur la place du marché, ils aperçoivent un stand où des chrétiens offrent bibles, livres et traités évangéliques. Ils se dirigent tout droit dans cette direction et apostrophent les exposants.

À leur grand étonnement, voilà que l’un des chrétiens s’avance, leur parle de l’amour de Dieu, leur explique que Jésus Christ, le Fils de Dieu, est mort sur la croix pour le salut des hommes. Un des rockeurs, au dernier rang, est impressionné par le calme et la fermeté de leur interlocuteur. Sans se faire voir, il prend un tract et le fourre dans sa poche.

Par la suite, il sera amené à croire en Jésus Christ, qui le délivrera de ses addictions, le sauvera de la mort et l’amènera à connaître la paix avec Dieu. Il commencera à faire connaître l’évangile et deviendra un ardent prédicateur.

Trente ans plus tard il prêche l’évangile dans sa ville natale et raconte cet épisode de son histoire. Parmi les auditeurs, il remarque un homme âgé, au premier rang, qui l’écoute attentivement, le visage particulièrement ému. Il le reconnaît tout à coup: c’est ce chrétien qui lui a parlé autrefois de l’amour de Dieu.

“Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours” (Ecclésiaste 11.1).

Solution pour le Moyen-Orient

Tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation.

Apocalypse 5. 9

Il n’y a plus ni Juif, ni Grec… car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus.

Galates 3. 28

Solution pour le Moyen-Orient

(Ceci est une beau récit que j’ai trouvé en furetant sur internet, je l’ai trouvé intéressant et je crois effectivement que Christ est le seul qui peut apporter la paix durable et unir des peuples ennemis.)

Il y a quelques années, le fils d’un cheikh bédouin du sud d’Israël demanda un permis de séjour aux États-Unis. La demande fut d’abord rejetée. Plus tard, un chrétien accompagna le jeune homme pour le recommander au chef du Département de l’immigration. Le responsable posa une série de questions au jeune homme qui décrivit la situation au Néguev, parla de sa famille et de son histoire personnelle. Puis il parla en détail de sa foi. Au grand étonnement du chef du service, il mentionna ce que Christ avait fait pour lui, et ce qu’il représentait pour lui. À la fin, il eut le courage de dire: “Voilà l’histoire de ma vie. Maintenant, pourriez-vous me parler de la vôtre?” Son interlocuteur lui répondit: “Moi aussi je suis un chrétien, né de nouveau”.

Le chef du service était un Juif, qui s’était également converti à Christ. Alors Arabe et Juif se serrèrent la main en tant que frères en Christ! Le jeune homme fit cette remarque: “C’est cela, la véritable solution aux problèmes du Moyen-Orient: croire en Jésus Christ, notre Seigneur vivant! Lui seul peut nous aider”.

Jésus Christ est vraiment le “Prince de paix” (Ésaïe 9. 6). Pour toutes les questions concernant l’avenir, et même l’éternité, le seul espoir valable repose sur lui. Il est “notre espérance” (1 Timothée 1. 1).