Du danger de la tiédeur

Leçon d’école du dimanche numéro 9

2 août 2026

Lecture préparatoire : Apocalypse 3

Texte de la leçon : Apocalypse 3.14-21; 2 Rois 13.15-19

Introduction

La tiédeur désigne d’abord une température située quelque part entre le chaud et le froid. Cette image sert également à mesurer notre ferveur spirituelle. Dieu désire que nous soyons remplis de zèle; Il veut que nous soyons bouillants. Lorsque nous sommes animés d’une telle ferveur, le salut de notre âme devient notre préoccupation première, et le salut de notre prochain nous tient également à cœur.

Les dangers sournois de la tiédeur sont l’assoupissement et la négligence. À mesure que nous cédons à ces tendances, notre ardeur pour le service chrétien diminue; céder à la tentation ne nous paraît plus aussi dangereux, et l’objet de notre premier amour perd de son importance. Dans cet état, nous perdrons assurément la grâce et la puissance.

Verset clé

Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9.62).

Texte de la leçon

Apocalypse 3.14 Écris à l’ange de l’Église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu :

15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant !

16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

17 Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,

18 je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.

19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.

20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

21 Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.

2 Rois 13.15 Élisée lui dit : Prends un arc et des flèches. Et il prit un arc et des flèches.

16 Puis Élisée dit au roi d’Israël : Bande l’arc avec ta main. Et quand il l’eut bandé de sa main, Élisée mit ses mains sur les mains du roi,

17 et il dit : Ouvre la fenêtre à l’orient. Et il l’ouvrit. Élisée dit : Tire. Et il tira. Élisée dit : C’est une flèche de délivrance de la part de l’Éternel, une flèche de délivrance contre les Syriens; tu battras les Syriens à Aphek jusqu’à leur extermination.

18 Élisée dit encore : Prends les flèches. Et il les prit. Élisée dit au roi d’Israël : Frappe contre terre. Et il frappa trois fois, et s’arrêta.

19 L’homme de Dieu s’irrita contre lui, et dit : Il fallait frapper cinq ou six fois; alors tu aurais battu les Syriens jusqu’à leur extermination; maintenant tu les battras trois fois.

Étude de la leçon

Bien que Jean ait écrit ces paroles aux Églises d’Asie, le message lui-même venait de Jésus. Celui-ci Se présenta aux Laodicéens afin qu’ils reconnaissent Son autorité. La Parole de Dieu nous apprend que, dans les derniers temps, c’est-à-dire l’ère de l’Évangile, Dieu nous a parlé par Son Fils (Hébreux 1.2), le témoin fidèle et véritable, le Fils premier-né de Dieu.

Comme Il l’avait fait pour toutes les autres Églises, Jésus jugea les Laodicéens d’après leurs œuvres. Les œuvres révèlent les affections du cœur. Comme beaucoup de chrétiens au cœur partagé, ils ne se rendaient probablement pas compte à quel point leurs actions dévoilaient clairement leur véritable attachement. À mesure que leur amour pour Dieu diminuait, les choses du monde commençaient à retenir leur attention. Leurs convoitises charnelles prirent plus d’importance que la vie spirituelle, et les préoccupations matérielles occupèrent une place prépondérante. Ils avaient acquis assez de prospérité pour ne plus éprouver le besoin de demander à Dieu de pourvoir à leurs besoins quotidiens.

Les Laodicéens possédaient les biens matériels de ce monde, mais ce qui leur arrivait réellement semblait échapper à leur compréhension. La vie était confortable et ils pouvaient satisfaire leurs désirs charnels. Sans comprendre à quel point la grâce rédemptrice de Jésus les avait jusque-là préservés, ils retombèrent dans leur ancienne condition misérable, privés de la bénédiction de Dieu et des dons du Saint-Esprit. Lorsque le plaisir a perdu son attrait, le vide du cœur revient et laisse derrière lui frustration et malheur. Peu à peu, la séduction leur avait ôté la vue spirituelle. L’attrait et l’intérêt grandissants qu’ils éprouvaient pour les choses du monde formaient comme une cataracte qui les empêchait de voir. Les Laodicéens étaient devenus aveugles. Ils avaient rejeté les robes de justice qui leur avaient été accordées pour revêtir les vêtements de l’orgueil. Spirituellement, ils étaient nus, dépouillés et indigents.

Que pouvaient faire ces pauvres chrétiens de Laodicée ? Quelles possibilités leur restaient-ils ? Ils pouvaient continuer à justifier leur conduite et conclure qu’il n’était pas tellement important de prendre la vie chrétienne au sérieux ni d’en manifester extérieurement les fruits. Ils pouvaient aussi se repentir. Jésus avait dit : « Ayez du zèle et repentez-vous. Vous devez revenir à la vérité. Je vous demanderai de rechercher les véritables richesses; vous devez être de nouveau revêtus d’humilité. Si vous ne vous repentez pas, vous Me répugnez. Vous ne pouvez plus souiller Mon Église. »

Le message de Jésus aux Laodicéens était un message de miséricorde. Parce qu’Il les aimait, Il ne pouvait pas les laisser persévérer dans la séduction; Il les reprit donc et les châtia. La repentance leur ouvrirait la porte du pardon et les laverait dans le sang versé de Jésus. Elle les détacherait également de l’or terrestre pour reporter leurs affections sur l’or céleste et pur. La robe de la justice de Jésus pourrait de nouveau couvrir leur nature pécheresse. Ils auraient toutefois besoin de l’aide de leurs frères spirituels, qui agirait comme un collyre afin de les aider à retrouver la vue spirituelle.

Le passage du deuxième livre des Rois nous montre la foi tiède de Joas, roi d’Israël. Il n’avait pas abandonné les péchés de Jéroboam, le premier roi qui avait fait pécher Israël. Si Joas désirait être délivré des Syriens, ce n’était pas pour qu’Israël puisse servir Dieu de tout son cœur. Ce qui le préoccupait surtout, c’était que les Syriens les empêchaient de vivre librement selon leurs désirs pécheurs. Dieu envoya Élisée afin d’encourager Joas en vue de la délivrance d’Israël. Le manque de zèle de Joas irrita le prophète et déplut certainement à Dieu. À cause de cette insuffisance, Israël ne serait jamais entièrement délivré.

Le roi manifesta son manque de consécration par son manque de zèle. Sa tentative sans conviction révèle que sa fidélité envers Dieu était partagée. Lorsque les Israélites se consacraient entièrement à Dieu, Il les délivrait aussi bien par un petit nombre que par un grand. Mais lorsqu’ils n’accomplissaient pas Sa volonté, ils perdaient les batailles, peu importe la taille de l’armée qu’ils parvenaient à rassembler.

Vérités pratiques pour aujourd’hui

Qu’est-ce qui pousse une personne à chercher Dieu ? Lorsque Dieu commence à appeler quelqu’un au salut, cette personne prend conscience que ses péchés se dressent entre elle et Dieu. Le péché devient un lourd fardeau et rend malheureuse la personne qui en est convaincue. Incapable de se libérer de l’esclavage du péché et prisonnier de la crainte du jugement de Dieu, le pécheur se voit voué à une éternité de souffrance dans la perdition de l’enfer. L’état de son âme devient alors une question primordiale et absorbante, à laquelle il doit absolument faire face.

Le Saint-Esprit offre doucement une espérance. Lorsque les pécheurs s’humilient, prient, confessent leurs péchés et abandonnent leur vie à Dieu, Celui-ci leur pardonne et leur accorde une paix accompagnée d’une joie et d’une reconnaissance profondes. Un premier amour ardent pour le Seigneur découle d’une véritable expérience du salut. Il est suivi du désir d’obéir au Sauveur et de Lui plaire. La présence intérieure du Saint-Esprit, jointe à un engagement ferme envers Dieu, complète le tableau de ce que signifie être spirituel et brûler de zèle pour Dieu.

Que faut-il faire pour conserver une telle consécration à Dieu ? Le chrétien nouveau-né doit être nourri du lait pur de la Parole. Un vieux cantique anglais dit : « La prière est le souffle vital du chrétien ». Dans la prière, nous remercions Dieu de tout ce qu’Il a fait pour nous, nous Lui demandons de nous faire comprendre Sa volonté et nous Lui faisons part de nos luttes intérieures. En retour, Il promet de nous accorder Son aide. Dans nos méditations, Il nous guide par les impressions du Saint-Esprit.

À mesure que nous croissons dans la grâce et dans la connaissance, notre Père céleste nous confie des tâches à accomplir. Nous sommes bénis lorsque nous nous appliquons à faire ce qu’Il nous demande. Il nous appelle à renoncer aux désirs charnels qui proviennent de ce vase d’argile dans lequel nous vivons. Cependant, pour le chrétien sincère, Ses commandements ne sont pas pénibles.

Qu’est-ce qui peut refroidir spirituellement un croyant qui se trouve dans un tel état ? Souvent, l’émotion et les sentiments que nous goûtions tant après notre rencontre avec Dieu commencent à s’estomper. Nous découvrons alors qu’il nous faut nous fier aux promesses de Dieu et vivre par la foi, ce qui n’est pas toujours facile. Les pressions sociales, comme le désir de plaire à nos amis ou à ceux que nous côtoyons, peuvent affaiblir notre empressement à plaire au Seigneur. Notre vieille nature charnelle remarque les choses séduisantes que le monde nous offre, et le diable nous souffle qu’y goûter un peu ne fera aucun mal. Nous nous laissons absorber par les préoccupations de la vie quotidienne, et notre lecture de la Bible ainsi que nos prières diminuent. Sous l’effet de telles influences, nous commençons à perdre notre ferveur : nous devenons tièdes.

L’assoupissement spirituel commence à émousser notre discernement du bien et du mal. Renoncer à nous-mêmes ne nous paraît plus aussi nécessaire, mais cette voix est très trompeuse. L’idée selon laquelle il suffirait de « suivre son cœur » est séduisante et fait paraître les anciens sentiers démodés. Nous pouvons nous engager très activement dans toutes sortes d’activités; cependant, à mesure que le fondement s’effrite, l’édifice spirituel se construit sur le sable et ne résistera pas aux tempêtes de la vie. Voilà le danger de la tiédeur !

Si nous constatons que nous sommes devenus tièdes, prenons garde à l’avertissement : Jésus affirme clairement qu’Il rejettera les tièdes s’ils ne se repentent pas. Une repentance véritable est le remède à la tiédeur et à la superficialité. Nous pourrions essayer de conserver certains griefs; le sentiment d’avoir véritablement été traités injustement peut nous empêcher de pardonner entièrement à celui qui nous a offensés. Mais lorsque le Saint-Esprit nous révèle notre état, nous sommes prêts à dire à Jésus : « Que veux-Tu que je fasse ? » Se repentir, c’est changer de direction, et non simplement réorganiser quelques éléments de notre vie ou adopter une autre manière de penser. C’est retrouver notre premier amour pour Dieu, nous charger de notre croix et suivre Jésus.

Le Seigneur déclara qu’Il préférerait que les Laodicéens soient froids ou bouillants. Pourquoi voudrait-Il que nous soyons froids plutôt que tièdes ? Dans la tiédeur, nous croyons encore être sauvés. La séduction nous empêche de nous alarmer de notre état. C’est une situation confortable, dans laquelle nous souhaitons demeurer. Nous pouvons alors proclamer que nous jouissons d’une merveilleuse communion fraternelle, de l’amour de Dieu et de ce que nous prenons pour Sa bénédiction.

Lorsqu’une personne est froide, elle sait qu’elle est éloignée de Dieu. Elle ne cherche pas à convaincre les autres ni à se persuader elle-même que tout va bien. La conscience d’être perdue rend plus réelle la perdition éternelle. La conviction suscitée par Dieu peut plus facilement atteindre une personne qui se trouve dans cet état.

Questions

1. Qu’est-ce qui fait naître la tiédeur dans la vie personnelle ?

2. Quelle importance les dévotions personnelles ont-elles ?

3. Dans quelle mesure le culte familial est-il essentiel au maintien de la vitalité spirituelle ?

4. Comment pouvons-nous nous encourager mutuellement à craindre l’Éternel et à nous parler souvent les uns aux autres ? (Malachie 3.16.)

5. Qu’est-ce qu’un « zèle pour Dieu, mais sans intelligence » ? (Romains 10.2.)

Le jour du Seigneur ou l’accomplissement du sabbat

Aujourd’hui, dans notre école du dimanche, nous avons étudié les dix commandements. Il y en a un qui a été particulièrement examiné : le sabbat. Je crois que le principe est toujours là, mais la pratique a fort changé depuis la venue de Jésus. Je me suis souvenu que la SEBT a un traité à ce sujet, mais seulement en anglais. Je l’ai traduit en français aujourd’hui. J’espère que ceci sera utile à ceux qui se demandent pourquoi nous n’observons plus le sabbat, ni le samedi comme les Juifs le faisaient et le font toujours, ni le dimanche comme certains voudraient le faire. Les lois du sabbat ne s’appliquent plus. Mais nous nous rassemblons aussi souvent que possible pour adorer Dieu, surtout le dimanche.

Ce traité n’est pas exhaustif, je conseille donc de lire les articles suivants également si le sujet vous trouble ou vous intéresse. Il y a aussi des conversations intéressantes dans les commentaires.

Le principe du jour de repos est mentionné pour la première fois dans la Genèse, où Dieu donne l’exemple du repos après une semaine de travail. « Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il se reposa de toute son œuvre, pour l’accomplissement de laquelle Dieu avait créé » (Genèse 2.3).

Dieu a précisé cet enseignement dans les dix commandements. « Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier ; Tu travailleras six jours, et tu feras toute ton œuvre ; Mais le septième jour est le repos de l’Éternel ton Dieu ; tu ne feras aucune œuvre en ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes » (Exode 20.8-10). Le peuple juif, privé de l’Esprit saint, a souvent considéré ce quatrième commandement comme un fardeau. Les prophètes de l’Ancien Testament ont dû à plusieurs reprises les avertir de leur infidélité quant à l’observance du sabbat.

Cette loi a été donnée comme un symbole de l’ère de grâce à laquelle Dieu préparait le monde. Ce commandement, ainsi que d’autres, désignait et caractérisait Christ. Dieu les utilisait pour enseigner et rappeler aux hommes, encore et encore, que le Messie viendrait et accomplirait le développement ultérieur du royaume spirituel. Des sacrifices devaient être offerts en cas de désobéissance, rappelant ainsi à l’auteur de la transgression qu’il avait besoin d’un rédempteur. Certaines offrandes étaient quotidiennes, d’autres hebdomadaires ou mensuelles. Il y avait des fêtes et des offrandes annuelles. Tous ces rituels prescrits avaient ceci en commun qu’ils avaient pour but d’exemplifier Christ et son royaume, sa rédemption et sa grâce. Il est magnifique de reconnaître l’harmonie de la Parole de Dieu et de constater que, dès le début, Dieu a préparé le terrain de multiples façons pour la venue du Messie. Le Nouveau Testament nous éclaire encore davantage à ce sujet. Il nous dit que la loi était une « ombre » de cette voie plus parfaite qui devait venir. « Que personne donc ne vous condamne au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’un jour de fête, ou de nouvelle lune, ou de sabbats ; C’était l’ombre des choses qui devaient venir, mais le corps en est en Christ » (Colossiens 2.16-17). Lisez aussi Hébreux 10.1-4, 9-10.

Lorsque Jésus est venu, l’intention de ces lois est devenue claire. Le commandement « Tu ne tueras point » est la loi de Dieu, mais Christ nous a appris que celui qui hait son frère est un meurtrier. Il nous a enseigné que l’amour doit naître dans nos cœurs, rendant ainsi le meurtre impensable. La loi de l’amour remplace et rend la loi mosaïque caduque. [La loi donnée à Moïse sert toujours, en ceci qu’elle nous enseigne ce qu’est le péché et à quel point Dieu est saint. Elle n’est pas abolie, mais accomplie. Luc 16.17 ; Romains 10.4 ; Matthieu 5.17, Luc 10.26,27] Nous en voyons un exemple dans la fête de la Pâque qui a été instituée. Elle a été instituée pour annoncer l’Agneau de Dieu qui serait immolé pour les péchés du monde. Lorsque Jésus est effectivement venu mourir sur le mont du Calvaire, sa mort a éliminé la nécessité de la fête qui était observée avec un agneau du troupeau. Le véritable sacrifice surpassait de loin l’ombre qui avait été commandée bien des années auparavant. Ainsi, en apportant le vrai repos au cœur des hommes, Jésus a accompli pleinement ce que la loi ne pouvait pas faire en exigeant l’observance du sabbat.

L’une des autres grandes fêtes prévues par la loi était la fête des semaines ou Pentecôte. Cette fête était liée à la Pâque. C’est à cette occasion spéciale que Dieu a choisi d’envoyer le don du Saint-Esprit, qui a achevé la transition vers la nouvelle dispensation. La résurrection de Jésus et l’effusion du Saint-Esprit sont sans conteste deux des événements les plus significatifs de la foi chrétienne. Ils se sont tous deux produits, selon le plan parfait de Dieu, le premier jour de la semaine. C’est ainsi qu’est née la nouvelle dispensation de l’offrande volontaire des premiers fruits, plutôt que les offrandes obligatoires de la fête de la moisson, comme on appelait aussi la Pentecôte.

Comme nous l’avons déjà noté, Dieu s’est reposé le septième jour après la création. Il a sanctifié ce jour et ce principe. Il a voulu que tous les sept jours, l’homme se rappelle son besoin de repos. L’homme a besoin de repos physique, mais plus encore d’un profond besoin de repos de l’âme. L’aspiration profonde de chaque âme est de trouver la paix. Nombreux sont ceux qui la recherchent de différentes manières, mais rares sont ceux qui trouvent une réelle satisfaction. Nous lisons que « les méchants sont comme la mer agitée, qui ne peut se calmer » (Ésaïe 57.20). « Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, il n’y a point de justice dans leurs voies ; ils se font des sentiers tortueux ; tous ceux qui y marchent ne connaissent point la paix ! » (Ésaïe 59.8) Dieu connaissait parfaitement le besoin de paix de l’homme. Il savait aussi qu’il y avait quelqu’un (Jésus) qui pouvait apporter ce repos à l’âme. De même que les sacrifices et les offrandes ont été ordonnés pour rappeler à l’homme son besoin du sang salvateur de l’Agneau, de même le jour du repos a été ordonné pour rappeler aux hommes leur besoin d’un repos spirituel. Cependant, au cours des siècles, l’homme a perdu cette vision et a commencé à ajouter de plus en plus de règles jusqu’à ce qu’il se concentre sur les règles plutôt que sur Dieu.

Jésus est venu et a trouvé les hommes religieux de l’époque très occupés à appliquer la lettre de la loi concernant le sabbat, mais manquant l’objectif visé par ce jour de repos. C’est pourquoi Jésus a déclaré : « Le sabbat a été fait pour l’homme, non pas l’homme pour le sabbat » (Marc 2.27). Jésus voulait que l’homme considère l’observation de ce jour comme un privilège qui lui permettait de répondre au cri de son âme qui voulait s’approcher de Dieu.

Hébreux 4.1-10 clarifie davantage la question du repos que Dieu a voulu pour l’homme par l’intermédiaire de Jésus. L’homme est poussé à faire quelque chose pour son salut, dans l’espoir de trouver le repos. En Jésus, l’homme doit trouver le repos du labeur de la loi. Il est l’accomplissement des commandements. Le verset 10 dit : « Car celui qui est entré dans son repos, se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu des siennes ». Jésus a satisfait à toutes les exigences de la loi. C’est quelque chose qu’aucun homme ne pouvait faire. Par la foi en cette œuvre de Jésus, nous trouvons le repos.

Le message prêché par Jésus était le suivant : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous soulagerai » (Matthieu 11.28). Ce repos, c’est la libération de la culpabilité et du fardeau du péché. C’est le repos de l’effort pour accomplir la loi. Jésus apporte la grâce qui produit l’amour et le dévouement dans la vie du croyant. Le bénéficiaire de la grâce se consacre néanmoins volontiers au service du Christ. Par ses actions et ses enseignements, Jésus a violé les règles juives concernant leurs activités le jour du sabbat. Étant l’accomplissement du jour de repos, il n’a pas ordonné son observation ; cependant, il a assisté à des cultes et a fait du bien ce jour-là.

Il est important de noter comment les disciples de Jésus se rassemblaient pour adorer après sa mort et sa résurrection. La venue de Jésus signifiait que la loi n’avait plus d’emprise sur les hommes. Il offrait un véritable repos, au lieu d’exiger l’observation d’un jour. Dans la joie et la reconnaissance, les disciples se réunissaient souvent le premier jour de la semaine, en souvenir du triomphe du Christ sur la mort en ce jour-là. Cette pratique de ceux qui étaient les plus proches de Jésus a permis d’établir une orientation pour le culte le premier jour de la semaine. Il nous est enjoint de ne pas abandonner « l’assemblée » (Hébreux 10.25).

Pour la personne qui a expérimenté la paix avec Dieu et le repos intérieur, il est juste qu’elle consacre le jour du Seigneur à adorer Dieu et à s’exercer dans la voie de la vérité. Il est triste que des personnes appelées chrétiens se livrent à des activités frivoles et égoïstes en ce jour où l’on se souvient de la puissance de sa résurrection. Le peuple de Dieu a toujours eu pour habitude d’observer le jour du culte. Cette pratique est bénéfique pour l’édification de l’homme spirituel et constitue un exemple du repos total futur pour tous les rachetés.

Le repos que chaque chrétien peut connaître n’est qu’un avant-goût du repos éternel qui viendra. Là, dans la félicité du ciel, l’âme sera totalement en repos avec le Père, Jésus, tous les rachetés et les saints anges. Le plus beau, c’est que l’on peut avoir et jouir de cette paix de l’esprit et du cœur dans cette vie déjà et pendant toute l’éternité (Jean 11.25, 26). « Ils se reposent de leurs travaux » (Apocalypse 14.13).