Seul avec vos fardeaux?

(Jésus dit:) Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif.

Jean 14. 27

Rejetez sur lui tout votre souci, car il prend soin de vous.

1 Pierre 5. 7

Seul avec vos fardeaux?

Cet étudiant qui échoue à ses examens, ce chef d’entreprise contraint de déposer le bilan, ce père de famille accidenté, ces victimes de guerres fratricides sans fin, qui s’en soucie vraiment? Jour après jour, nous apprenons de tels faits divers; ils occupent notre esprit quelque temps, ensuite… nous les oublions. Comment se mettre vraiment à la place des autres? Et puis, chacun a ses soucis…

La Bible rapporte ainsi le désespoir d’un homme: “Il n’y a personne qui me reconnaisse; tout refuge est perdu pour moi; il n’y a personne qui s’enquière de mon âme” (Psaume 142. 4).

Personne? Non, il y a une exception: Dieu lui-même, notre créateur, Seigneur du ciel et de la terre, s’intéresse à chacun de nous. N’est-il pas celui qui donne la vie et la respiration, et toutes choses? (Lire Actes 17. 22-28) Jésus dit aux foules, pour montrer à quel point l’existence de chacun de nous compte pour lui: “Même les cheveux de votre tête sont tous comptés” (Luc 12. 7).

Peut-être avez-vous ignoré jusqu’ici son existence, tout en profitant de ses dons journaliers. Ne fait-il pas “lever son soleil sur les méchants et sur les bons” (Matthieu 5. 45)? Dieu est même venu en personne sur cette terre en Jésus, son Fils. Dieu le Fils a été proche des êtres humains, qui ont pu le voir, l’écouter, le toucher. Crucifié pour que l’homme puisse s’approcher de Dieu, Jésus est ressuscité. Avant de quitter les siens, il leur a dit, comme à chaque croyant: “Moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle” (Matthieu 28. 20).

 

Lu sur le site de « la bonne semence »

Et si je rate?

Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence; dans toutes tes voies connais-le, et il dirigera tes sentiers.

Proverbes 3. 5, 6

Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui.

Psaume 37. 5

Si je rate…

Devant les portes du centre d’examen, les étudiants se pressent. Après avoir travaillé dur, ils viennent passer aujourd’hui “le concours”, but de leurs efforts. Les candidats sont nombreux, mais très peu seront pris.

En attendant qu’on les appelle, certains discutent:

– Quand je pense que tout mon avenir va se jouer dans les heures qui viennent, j’ai froid dans le dos, gémit Romain.

– J’ai tout misé sur ce concours. Si je rate… Non, je n’ose même pas y penser… marmonne un autre étudiant.

– Moi, si je rate, je n’ai plus d’avenir, déclare un redoublant.

Luc écoute ses camarades en silence. Lui aussi a travaillé dur. Il est stressé ce matin, comme tout le monde. Il aimerait bien réussir. Mais Luc est chrétien, et son état d’esprit est différent. Il s’est bien préparé, mais il a remis à Dieu son Père l’issue de ses efforts. “Si je rate?” Eh bien, Luc sait que Dieu fait travailler toutes choses – toutes, donc aussi un échec éventuel – pour son bien (Romains 8. 28).

Jeunes croyants, estimez comme une expérience particulièrement utile de traverser ces moments d’incertitude avec Dieu. N’oubliez pas non plus le vrai but de votre vie, votre avenir céleste, qui vous est déjà assuré. Quel contraste avec ceux qui n’ont pas d’espérance! Vous avez appris à vous mobiliser pour réussir une étape de votre vie sur la terre. Que cela vous aide à vous consacrer au Christ, à mieux l’aimer, le connaître, le suivre et le servir.

Je me souviens des jours où j’étais tellement stressé à cause de mes examens du Bac, auxquels je me sentais mal préparé parce que toute mon éducation s’était effectuée à distance. Les espoirs que mon père fondait sur mes résultats me pesaient énormément. Je ne parvenais pas à me soustraire à la crainte de sa réaction lorsqu’il verrait mes notes, qui seraient certainement plus basses qu’il n’espérait. Je dramatisais; déprimé,  j’avais des insomnies. Quel poids pour mon jeune âge!

Dieu n’a pas voulu que l’homme ait à supporter ces épreuves par sa propre force. Certains y parviennent, mais d’autres ne supportent pas le pression que la société exerce sur eux et finissent par craquer, tombant dans les abîmes de la déprime, de la révolte ou du suicide. Si j’avais été plus attentif à la voix de Dieu à cette époque, j’aurais compris qu’il me chuchotait doucement que je n’avais pas à supporter ce fardeau, qu’il avait porté mes épreuves pour moi sur la croix, et que si seulement j’acceptais son sang rédempteur et que je lui confiais toute ma vie, sachant qu’il il est tout puissant, et qu’il connaît déjà mon avenir, j’aurais pu être beaucoup plus serein.

Souvenons-nous que même si nous raton l’une des épreuves que la société cherche à imposer sur nos vies, rien n’est perdu, et que Dieu a un plan pour nous qui dépasse ce que nous imaginions. Dieu n’a pas seulement besoin de bacheliers, de professeurs, d’hommes d’affaires, ou encore de théologiens. L’homme le plus doué du monde est inutile à Dieu, s’il n’a pas l’humilité de soumettre sa vie à la volonté de son Créateur. Dieu n’a jamais créé de la camelote. Chaque homme peut lui être utile d’une manière entièrement unique.

 

Le souvenir enfoui de notre enfance

L’Éternel répondit à Job:… Mènes-tu la grande Ourse avec ses filles? Connais-tu les lois des cieux?

Job 38. 1, 32, 33

Job répondit à l’Éternel:… Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu: C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre.

Job 42. 1, 5, 6

Souvenir enfoui

Toute la famille s’est convertie à Jésus, mais Marc, le fils aîné, résiste. Il est même violent. Sa famille prie pour lui, mais les années passent sans apporter aucun changement…

Devenu musicien, Marc est connu et très sollicité. Alors qu’il rentre, après une soirée tardive, à l’orée de la forêt il lève les yeux. Il est alors saisi par la beauté d’un ciel étoilé. Il a toujours aimé la nature… Devant la grandeur du spectacle, il réalise soudain sa petitesse, son néant. Il pense aux mauvais traitements qu’il fait subir à sa mère, et se met à pleurer. Il prie: “Seigneur, tu es un grand Dieu, et moi je suis un pauvre type. Il faut que ça change, Seigneur”. Alors, dans la nuit solitaire, Marc joue à la trompette un air de cantique que sa mère affectionne. Il chante aussi.

Tout à coup, il entend un léger bruit. À quelques pas, un homme sanglote, tenant à la main un nœud coulant. Il explique: “J’allais mettre fin à mes jours, lorsque vous avez chanté un air que ma mère me chantait lorsque j’étais petit. Je suis un homme désespéré”. Marc invite alors l’homme à le suivre. Ils se rendent ensemble à la maison paternelle. Il est trois heures du matin, mais la chambre des parents est encore éclairée. Marc frappe à la porte. Les jeunes gens pénètrent dans la chambre où les parents de Marc étaient en prière pour leur fils. Tous les quatre se mettent à genoux, et Marc et son compagnon se tournent vers le Sauveur…

Parents chrétiens, ne désespérons pas. “La fervente supplication du juste peut beaucoup” (Jacques 5. 16).

Application de la Bible dans la vie du chrétien né de nouveau

C’est au fruit que se reconnaît l’arbre.

Matthieu 12. 33

Je vous exhorte donc… à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés.

Éphésiens 4. 1

Test pour un chrétien

À Houston, au Texas, un prédicateur chrétien prend le bus qui doit l’amener au lieu où il doit prêcher l’évangile en public. Il s’assied, compte la monnaie rendue par le chauffeur, et s’aperçoit qu’il y a 40 centimes de trop. Arrivé à destination, au moment de sortir du bus, il hésite, puis tend les 40 centimes au chauffeur en disant: – Vous m’avez rendu trop de monnaie.

Le chauffeur lui sourit et demande: – Êtes-vous le nouveau pasteur du quartier?

– Oui.

– Eh bien, reprend le chauffeur, depuis quelque temps j’avais pensé fréquenter une église, et je voulais juste voir comment vous alliez réagir si je vous rendais trop de monnaie… À dimanche prochain! On se verra à la salle de réunion…

Chrétiens, notre vie journalière est souvent la première façon de faire connaître l’évangile du Christ à ceux qui nous côtoient, de près ou de loin. La Parole de Dieu affirme même que nous apparaissons pour eux comme “la lettre de Christ” (2 Corinthiens 3. 3): notre vie montre ce que nous croyons. L’exemple de cet évangéliste illustre la manière dont notre entourage nous regarde, et aussi la façon dont nous pouvons parfois être testés à travers notre comportement. Nous sommes appelés à faire ce qui est honnête devant tous les hommes (Romains 12. 17), dans les petits détails comme dans ce qui est plus important.

Souvenons-nous qu’un chrétien porte le nom de Jésus Christ. Surveillons nos paroles, nos actes, notre comportement.

Je dépense donc je suis…

« Je dépense donc je suis »
(Descartes de Crédit)

carte de crédit

Cette version intéressante de la célèbre phrase de René Descartes m’a fait réfléchir profondément au sujet de ces petites feuilles de plastique qui ont tant changé le mode de vie occidental, et qui pourraient le faire ici aussi, en Inde. Je n’y avais que rarement pensé, mais on ne voit presque jamais de cartes de crédit ici en Inde. J’ai utilisé la mienne une fois en 8 mois, à l’aéroport. Si un Indien possède une carte, c’est probablement une carte de débit, ce qui est beaucoup moins dangereux pour la santé financière, et très pratique, lorsqu’on peut en faire usage. La plupart des échanges commerciaux ici à Siliguri s’effectuent en numéraire. C’est difficile pour moi de garder en tête toutes mes dépenses, alors souvent je note immédiatement mes dépenses dans mon carnet, lorsque je suis en ville. Oui, ça prend du temps, mais il faut savoir où l’argent va. Ce n’est pas mon argent, c’est l’argent de Dieu, celui que les assemblées en Amérique ont donné afin de soutenir l’effort missionnaire. Nous en sommes responsables.
En fait, nous sommes tous responsables de l’argent qui transite par nos poches.

Lorsqu’une personne s’achète une BMW et cherche à échapper à l’impôt, à l’aumône, et n’est pas prête à prêter de l’argent à un ami, on dénonce la contradiction entre la dépense ostentatoire et l’avarice face aux besoins des autres. C’est là cependant la triste réalité de notre époque, un individualisme, soutenu par un crédit quasi-illimité, qui permet de vivre au-dessus de ses moyens, comme dans un rêve. Mais subconsciemment, nous savons tous que le monde ne pourra pas continuer à vivre ainsi. De nombreux gouvernements commencent à instaurer des mesures d’austérité. À mesure que la croissance ralentira, beaucoup de consommateurs se retrouveront endettés et insolvables. Serons-nous parmi eux? Imaginez le désarroi des familles forcées de vendre leur propriété sur un marché déprimé, ou pire, expulsées de leur logement parce qu’elles sont trop endettées pour payer leur loyer depuis des mois. Cela arrive déjà, mais je crois fermement que si l’on ne fait rien pour rapidement redresser la situation, les choses ne pourront qu’empirer. La bulle doit éclater un jour… Heureux les Indiens, qui pour la majorité d’entre eux n’ont pas encore été entraîné dans ce piège!

Je dépense donc je suis… Comme c’est vrai que tant de gens résument la vie au seul matérialisme et au consumérisme. Nombreux sont ceux dans ce monde athée dont le seul but est de gagner de l’argent pour le dépenser, pour avoir une vie facile. Les cartes de crédit permettent de remettre le travail à demain et de consommer tout de suite.

Le but de cet article est d’inciter à la prudence quant à l’usage de cartes de crédit, une innovation qui a changé la vie de nombreuses personnes de nous jours. Il y a aujourd’hui des commerçants qui n’acceptent que des paiements par carte de crédit (surtout sur internet). La majorité d’entre nous portons au moins une de ces petites merveilles en plastique avec nous. L’industrie bancaire a imaginé un plan qui lui permet de jouer avec les désirs de leurs clients afin de les convaincre d’acheter des biens à crédit. Beaucoup de gens crédules sont tombés dans le panneau. Ceci a permis au secteur bancaire de récolter des milliards de dollars d’intérêts auprès d’un public mal informé et sans méfiance.

Afin d’éviter ce piège, il faut payer la somme complète du relevé de la carte de crédit à chaque mois. Si l’on n’effectue que le paiement minimal et qu’on continue de consommer, c’est-à-dire d’acheter, des intérêts s’ajouteront au montant à payer, et bientôt nous commencerons à payer des intérêts sur ces intérêts… Un cercle vicieux qui entraînera une baisse de notre indice de solvabilité, ce qui pourrait faire grimper les taux d’intérêts à 30%. C’est comme une boule de neige. Il y eu des incidents où un consommateur s’est finalement retrouvé avec plusieurs cartes de crédit, toutes dépensées au maximum. Dans un tel scénario, il devient parfois même impossible d’effectuer les paiements minimaux. Cela entraînera des frais de paiement tardif et une pénalité pour avoir dépassé la limite de crédit, ce qui ne fait qu’ajouter à l’agonie.

Si vous ne payez pas votre solde de carte de crédit entièrement à chaque mois, vous devriez en parler à votre diacre ou quelqu’un qui pourra vous aider. Il est très important de garder des comptes précis, faute de quoi vous n’aurez aucune idée de votre situation financière ni de votre avenir financier. Si vous ne parvenez pas à garder vos comptes correctement, il serait sage de chercher de l’aide.

Si vous n’avez pas les fonds nécessaires ni de soutien financier suffisant, n’achetez pas! Un conseil millénaire comme celui-ci vaut toujours aujourd’hui : dépensez un peu moins que ce que vous gagnez. La tenue d’un budget des dépenses pour l’aligner avec vos revenus ou la création de projections de marge brute d’autofinancement (cash-flow) est indispensable pour assurer la viabilité de votre entreprise. Dieu ne peut pas bénir le désordre financier. Si nous sommes incapables d’être fidèle dans les aspects matériels de la vie, comment l’Éternel peut-il nous bénir spirituellement? Lisons Luc 16.10, 11 : « Celui qui est fidèle dans les petites choses sera aussi fidèle dans les grandes; et celui qui est injuste dans les petites choses sera aussi injuste dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables? » Notre réputation d’honnêteté, d’éthique et d’intégrité est remise en question si nous ne pouvons pas gérer nos finances convenablement. Souvenons-nous toujours de rester de bons et sages intendants de ce que le Seigneur nous a confié.

J’aimerais aussi mettre en garde contre les télécommerçants de cartes de crédit qui essaient de vendre leurs plans de protection contre le vol d’identité, protection du portefeuille, garantie de paiement, protection de compte bancaire, suivi de l’indice de solvabilité, etc. Ces plans ne sont pas nécessaires! Ils s’attaquent en majorité à des problèmes issus du surendettement et ne permettront pas de réellement se sortir d’affaire. En plus, ils vous réclameront des sommes formidables pour leurs services.
Quelle est la racine des problèmes énoncés dans cet article? Est-ce un manque de spiritualité, un esprit de convoitise? Serait-ce l’ignorance, le manque de formation financière, ou les pressions exercées par l’entourage? Nous devons être disposés à faire face à nos problèmes afin de les résoudre. Sinon, de graves conséquences peuvent s’en suivre : stress, troubles mentaux, mariage au bord du précipice, et mauvais témoignage envers nos voisins. Si nous avons un problème, faisons appel à la grâce de Dieu et à l’aide de nos frères, avant que le problème ne devienne ingérable et entache le témoignage et la réputation d’autres chrétiens et de l’Église.

Le plan de Dieu pour la famille

Voici la citation de la suite de l’article de Nancy Decorvet, paru dans Christianisme aujourd’hui, dont j’ai cité la première partie de l’article sous le titre « la famille unie dans la prière sera unie pour la vie ». Je suis globalement d’accord avec cet article, bien qu’il ne soit pas à 100% représentatif du concept anabaptiste du mariage. La conviction anabaptiste au sujet du divorce est résumée en Matthieu 5.32. « Mais moi je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause d’adultère, la fait devenir adultère; et que quiconque se mariera à la femme répudiée, commettra un adultère ». Le mariage est sacré et est symbolique de la relation entre Jésus et son Église; Dieu nous pourvoira la force de surmonter les défis de notre vie conjugale, car sa volonté est que nul couple ne se sépare. Je signale ici aussi que je ne suis pas marié, n’ayant que 20 ans.

6. Où est passée la loi de Dieu?
Beaucoup se croient au-dessus des lois de Dieu sur la famille en réinterprétant d’une manière psychologisante et symbolique les grandes vérités bibliques. Récemment, à propos de drames qui ont défrayé la chronique, les journaux ont remarqué que ce sont les psychiatres plus que les juges qui ont un avis prédominant. N’en est-il pas de même dans l’Église face à une théologie du couple et de la famille? La démythologisation de la Bible a fait des ravages dans la construction du tissu familial.
Certains psychanalystes à la mode d’autorité que John Stott, qui donnait cette définition du mariage selon la Bible : «Le mariage est une alliance exclusive entre un homme et une femme, instituée et scellée par Dieu, précédée d’une séparation publique d’avec les parents, consommée dans la relation sexuelle, s’épanouissant dans une vie commune et permanente de soutien mutuel et couronnée normalement par le don d’enfants.»

7. L’idolâtrie du moi
Les couples, y compris chrétiens, vivent dans l’idolâtrie du moi, où les enfants sont sacrifiés sur l’autel du bien-être et du narcissisme. En 2000, le sociologue François de Singly se demandait «comment vivre l’individualisme à deux». Quatorze ans plus tard, la question est : «Comment vivre l’individualisme dans la famille à deux, trois ou cinq, voire à 3000 via les réseaux sociaux?». Là encore, ce sont les enfants et les ados qui sont sacrifiés sur l’autel des tablettes, internet et smartphones, prisonniers d’une dépendance déshumanisante.

8. Est-ce le bon?
J’espère bien que l’attirance du sexe opposé a été apprivoisée avant le mariage, dans un cadre sain et chaste, avec confidences à certains membres de la famille élargie. Aujourd’hui, la question qui se pose est celle qui me fut adressée il y a peu de temps : «Comment avez-vous su que c’était le bon?». Rester avec «le bon», c’est bien sûr prendre des risques et être capable d’engagement à long terme. Mon mari répète souvent : «En disant oui à Nancy, j’ai dit non à toutes les autres femmes.»

9. L’impossibilité du pardon?
À ceux qui ont été infidèles, la grâce doit être proclamée. Mais ce n’est pas «une grâce à bon marché», comme dit Bonhoeffer : elle implique une vraie repentance. Il y a la Croix pour tout infidèle qui confesse son péché, que l’adultère soit réel ou virtuel. Certes, les couples en difficulté viennent souvent demander l’aide très tard. Mais avec le Christ, il n’est jamais trop tard.

10. Le divorce, une porte de sortie?
Le divorce, inévitable dans certains cas, est déjà souvent subtilement inclus comme une éventuelle porte de sortie dans un mariage qui est devenu, dans un coin de la tête des conjoints, un contrat à durée limitée. Le divorce est devenu plus facile, la loi s’est tellement adaptée à l’état de la société qu’il est devenu un «démariage», pour reprendre l’expression de la sociologue Irène Théry. Oui, je m’inscris en faux, en tant que médiatrice familiale, contre l’illusion du succès du divorce à l’amiable. Le pourcentage des divorces «réussis» est presque inexistant, tant la haine s’installe dès qu’on touche aux sujets de l’argent, de la répartition des biens, de la pension alimentaire, de l’éducation des enfants, des déménagements ou des remariages. Le divorce est presque toujours un drame, y compris pour les enfants, qui sont de plus en plus impliqués dans la procédure, et donc les premières victimes.
À chacun de nos couples, voici ce que dit Dieu : «Moi, l’Éternel, j’ai appelé votre couple en toute justice et je vous tiendrai fermement par la main. Je vous garderai et je vous établirai.» (Es. 42.5-6)
(Christianisme aujourd’hui, 27/02/14)

La famille unie dans la prière sera unie pour la vie…

Voici un article paru sur le site www.christianismeaujourdhui.info. J’ai vraiment apprécié son contenu, qui concorde avec mes convictions au sujet de la prière et de l’adoration en famille. Je pense que tout anabaptiste serait d’accord avec ces propos. C’est pourquoi j’ai cité l’article en entier. Je sais que ce n’est pas très original, et j’aurais quelques commentaires à apporter, mais je n’ai pas le temps ces jours-ci. J’essaie d’avoir une bonne variété d’articles sur mon blog. J’écrirai mes idées un peu plus tard. Patience!

 

– Invité de la rédaction – Détenteurs du bon modèle conjugal, les chrétiens, dans la pratique, ne sont pas forcément les meilleurs ambassadeurs du mariage. Nancy Decorvet donne dix raisons à cet état de fait. Parti pris.

1. Négligence du culte en couple
Le regard des évangéliques est quasi méprisant envers ce qui a fait la force des Juifs et des Camisards au travers des persécutions: le culte de famille journalier. Il était comme la pierre angulaire d’un univers familial où maîtres, enfants, domestiques, ensemble à genoux ou autour d’une table, apprenaient les grandes vérités bibliques par cœur ou par imprégnation.

2. Les abus de l’égalité
Une bourrasque idéaliste, une tornade d’ignorance promouvant l’égalité, souffle sur nous. Alors, même si l’on peut déclarer l’égalité des créatures créées par Dieu, il n’en demeure pas moins qu’il y a des moches bêtes et méchants, des intelligents beaux ou conquérants et des différences entre riches et pauvres. Or le mythe de l’égalité va jusqu’à nommer inégalité les différences biologiques entre hommes et femmes. Que d’hérésies ne cautionnons-nous pas aujourd’hui au nom de l’égalité, dans des cercles bien pensants, au sein même de nos Eglises! Monde évaporé, monde de fiction et surtout monde de confusion, qui sape les fondations des familles chrétiennes.

3. Où est la responsabilité de l’homme?
On prétend aujourd’hui vouloir abolir, au sein d’une famille, la responsabilité première du mari et père, bienheureux de justifier son manque de présence et de dialogue avec chacun de ses enfants, bienheureux de déléguer l’autorité à sa femme, professionnellement active et dans un épuisement total. D’où moult conflits conjugaux et intergénérationnels en perspective.
A force de proclamer que nous avons tous en nous un élément masculin et un élément féminin, nous interchangeons les rôles, le flou s’installe et les modèles familiaux deviennent ceux des avatars qui envahissent nos écrans. Il reste donc parent 1 et parent 2…

4. La tolérance à tout prix
L’idéologie de la tolérance fait office de brouillard anesthésiant. Tolérance à soi-même et pas forcément à son conjoint. La liturgie de mariage a disparu. Chaque conjoint crée sa propre promesse, au point que j’ai entendu: «Je promets de te rester fidèle et de rester fidèle à moi-même». Quelques mois plus tard, ces conjoints chrétiens, respectivement à leur deuxième et troisième mariage, divorçaient. Reprenons en mains les fondements bibliques de notre couple et cessons d’être passifs face aux autorités politiques qui s’arrogent le droit d’imposer leurs propres normes, par exemple par l’enseignement de la sexualité à l’école maternelle. Restons fermes dans nos convictions que Dieu n’est pas un dieu du bien et du mal, mais le Dieu saint, unique et sans ténèbres.

5. Un féminisme excessif
Je ne me reconnais plus dans le féminisme post-moderne, qui sape de plus en plus la maternité envisagée comme un frein à l’épanouissement de la carrière. Comment des jeunes femmes aujourd’hui pourraient-elles apprivoiser et laisser jaillir ce qui est enfoui en elles, la fantastique force créatrice de la maternité? Est-ce si épanouissant de travailler dans un laboratoire avec des éprouvettes plutôt que de se consacrer pour un temps à ses enfants tout petits?

27/01/14 Christianisme aujourd’hui

 

Proverbes 6.20 Mon fils, garde le commandement de ton père, et n’abandonne point l’enseignement de ta mère.

Colossiens 4.2 Persévérez dans la prière, y veillant avec actions de grâces;

Jacques 5.16 Confessez vos fautes les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris; car la prière fervente du juste a une grande efficace.