Le piétisme

La piété sans contraintes ?

Traduction d’un article en anglais paru sur le site : https://flatlanderfaith.com/2024/10/26/pietism-2/

Jésus a dit : « La lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3.19). L’apôtre Paul a écrit : « Et ne prenez aucune part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt condamnez-les » (Éphésiens 5.11). Les personnes qui ont été poussées par le Saint-Esprit à vivre leur relation avec Dieu dans une véritable piété sont devenues une lumière qui a révélé le mal dans le monde qui les entourait. Il n’est pas étonnant que cela ait attiré sur eux les feux de l’opposition et de la persécution.

Mais certains désiraient le même type de relation personnelle avec Dieu, sans devoir s’attirer des ennuis. À la fin du XVIIe siècle, un mouvement a vu le jour au sein de l’Église luthérienne d’Allemagne, connu sous le nom de piétisme. Les piétistes mettaient l’accent sur la relation personnelle avec Dieu et la droiture morale, tout en restant membres de l’Église luthérienne, en participant régulièrement à la communion et en amenant leurs enfants au baptême.

L’appellation « les tranquilles du pays » (die Stillen im Lande) était le qualificatif attribué à ce mouvement religieux qui mettait l’accent sur la foi personnelle, la spiritualité intérieure et la vie morale plutôt que sur le formalisme et l’orthodoxie théologique.

Ils avaient choisi de considérer uniquement leur ressenti interne comme indicateur exclusif de leur dévotion, ignorant ainsi toute contrainte doctrinale, œuvre ou preuve scripturaire. Étant donné qu’ils ne comptaient que sur leur sentiment intérieur, ils accordaient une importance disproportionnée aux expériences spectaculaires et émouvantes plutôt qu’à l’obéissance à Dieu, qui devrait découler naturellement d’une véritable soumission à sa volonté.

Lorsque l’impératrice Catherine II de Russie [d’origine allemande elle-même] lança un appel aux colons allemands pour peupler ses territoires nouvellement conquis en Ukraine, un grand nombre de luthériens, de catholiques et de mennonites germanophones répondirent à l’appel. La plupart de ces colons allemands étaient des luthériens piétistes. Environ 20 % d’entre eux étaient des mennonites prussiens. La langue allemande étant leur passeport pour cette nouvelle terre, ils abandonnèrent tout usage persistant de la langue néerlandaise et devinrent exclusivement germanophones. Ils étaient las des restrictions et des difficultés qu’ils avaient rencontrées à cause de leur foi et ils acceptèrent volontiers le concept piétiste d’être « les plus tranquilles du pays ».

En l’an 1835, les 29 dirigeants et ministres de la colonie de Molotchna ont émis une directive interdisant à leurs membres de consulter les écrits de Menno Simons et exigeant la restitution de tous les exemplaires du livre. La raison invoquée était que si l’un de leurs voisins ou des représentants du gouvernement lisaient le livre, ils auraient tous des ennuis. Certains membres soupçonnèrent que les ministres avaient plus peur que leurs fidèles ne lisent le livre et n’apprennent combien leur Église s’était éloignée de la foi et de la vie décrites par Simons.

Il semble donc que, si la peur de l’opposition nous pousse à maintenir la communion avec ceux qui vivent dans les ténèbres, alors nous avons abandonné la foi. Bien que nous puissions partager des histoires émouvantes et des expériences chaleureuses, l’absence de résultats tangibles devrait nous alerter sur la nature véritable de notre relation avec notre Créateur.

Bob Goodnough

Le martyre de Blandine

J’aimerais m’attaquer à un autre sujet : les martyrs pour la foi. Je compte donc partager quelques récits de martyrs, tirés, le plus souvent, du Miroir des martyrs.

Voici le premier: Blandine (connue en France, et particulièrement à Lyon, sous le nom de Sainte-Blandine).

MATUR, SANCTE, BLANDINE ET UN JEUNE DU PONT,
TRÈS MISÉRABLEMENT TOURMENTÉS, DANS LA VALLÉE DU RHÔNE,
VERS L’AN 172

Il est manifeste d’après les auteurs anciens, qu’au temps où Attale fut immolé et autour de cette époque, divers autres martyrs furent également mis à mort pour l’amour de Jésus-Christ, presque de la même manière, ou, du moins, avec des tourments tout aussi grands. Certains de ces martyrs ne sont pas nommés, tandis qu’on en mentionne d’autres, en l’occurrence, Matur, Sancte, Blandine et un jeune de quinze ans, originaire du Pont. Concernant les circonstances de leurs souffrances et de leur mort, nous constatons qu’en substance, cela se produisit comme suit :

Premièrement, on tourmenta très cruellement trois des personnes mentionnées ci-dessus, c’est-à-dire Matur, Sancte et Blandine, en particulier Blandine, pour laquelle les autres craignaient beaucoup qu’elle ne pût supporter la douleur et ne fût en danger de renier Christ. Mais elle fut si ferme dans toutes ses souffrances que les mains des bourreaux se fatiguèrent avant que son cœur ne défaillît. Ce qu’Eusèbe de Césarée a écrit à son sujet est un sujet de grand étonnement, à savoir que les bourreaux commencèrent tôt le matin et continuèrent à la tourmenter toute la journée jusqu’au soir, de sorte qu’ils furent très étonnés : comment était-il possible que la vie ne fût pas encore éteinte en elle ? Cependant, Eusèbe explique cela en disant que chaque fois qu’elle répétait sa confession en criant « Je suis chrétienne », son cœur se fortifiait, de sorte qu’elle était à nouveau capable d’endurer la douleur.

Sancte, qui était diacre, ou l’un de ceux qui servaient les pauvres, fut tourmenté avec des plaques de cuivre chauffées à blanc, appliquées sur son ventre. On l’interrogea, entre-temps, sur son nom, sa filiation et son pays natal. Il ne nomma ni l’un ni l’autre, mais dit simplement : « Je suis chrétien, c’est mon nom, ma filiation et mon pays ; en effet, je ne suis en somme rien d’autre qu’un chrétien. » Cela enflamma les tyrans d’une rage indescriptible contre lui, et ils continuèrent à le tourmenter sur tout son corps, à tel point qu’il semblait n’être qu’une grande blessure. Mais il resta sans peur et imperturbable, car la chaleur du feu était tempérée par les consolations célestes de Jésus-Christ, qu’il éprouvait dans son âme.

Matur fut traité presque de la même manière et resta tout aussi ferme. 

Après avoir été terriblement tourmentées, les trois personnes citées plus haut furent de nouveau jetées en prison. Puis on les retira de nouveau de la prison et on les tourmenta une fois de plus ; d’abord Blandine, puis Matur et Sancte. Selon Eusèbe, le mode de torture fut une flagellation intense, mais Abraham Mellinus déclare : « Ils furent flagellés une deuxième ou une troisième fois avec toutes sortes de fouets, ainsi que battus avec des bâtons, des gourdins et des piques barbelées à trois pointes. On les pinça, les coupa, les lacéra et les déchira avec toutes sortes de crochets, de couteaux tranchants, de griffes, de pinces et de peignes en fer. » Finalement, lorsque plusieurs milliers de personnes se furent rassemblées au sein de l’amphithéâtre, on plaça Matur et Sancte, de la même manière qu’Attale, sur des chaises de fer, sous lesquelles on alluma un grand feu, de sorte que leur chair, lacérée par de nombreuses meurtrissures, fut aussitôt consumée par le feu. Cependant, lorsque les ennemis de la vérité virent que leur esprit était inébranlable, ils les décapitèrent tous deux.De Blandine, on précise qu’elle fut étendue en croix et attachée à un pieu, pour être jetée comme nourriture devant les fauves. Cependant, on l’emmena de nouveau en prison. Mais ensuite, le dernier jour des jeux, on la présenta de nouveau à la foule avec un jeune du Pont (dont nous avons parlé plus haut), et qui, par commandement du juge, avait été témoin des souffrances et de la mort des précédents martyrs, afin de semer la terreur dans son cœur. Étant placés au milieu du lieu d’exécution, devant le juge, il leur fut commandé de jurer par les dieux, ce qu’ils refusèrent de faire, réprouvant en même temps l’idolâtrie des païens. Les païens en furent très révoltés et les tourmentèrent de nouveau grandement, à tel point que le jeune homme, incapable de le supporter, rendit l’âme. Blandine se réjouit si grandement (de la fermeté du jeune défunt, qu’elle avait adopté comme son fils, ainsi que de la mort de ses fidèles amis qui avaient combattu avant elle) qu’elle tressaillit de joie lorsqu’elle fut battue par les tyrans. Concernant sa mort, on raconte qu’elle fut rôtie sur un gril, puis qu’on l’enroula dans un filet et qu’on la jeta devant des taureaux, qui la projetèrent souvent très haut avec leurs cornes, puis la laissaient encore retomber. Cependant, comme elle n’était pas encore morte, le juge commanda de l’égorger, ce qui fut fait. Néanmoins, certaines sources disent qu’elle fut transpercée par une épée. C’est ainsi que cette pieuse martyre et les trois autres martyrs de Jésus finirent leurs vies et attendent maintenant la récompense bénie que le Seigneur donnera au grand jour de rétribution à tous ceux qui auront souffert et combattu jusqu’à la mort pour l’amour de Son nom.

Sources: Eusèbe de Césarée, Hist. Eccl., liv. V, chap. 1–3 (Dordrecht, 1588), p. 81–86 ; A. Mellinus, liv. I, p. 43, col. 2–4 (Blandine et Pontique) ; p. 44, col. 1–2 (Sancte et Matur) ; Introduction au Miroir des martyrs des chrétiens sans défense (1631), p. 38, col. 1–2 ; J. Gysius, Hist. Mart. (1657), p. 17, col. 3–4.

Le Miroir des martyrs : Le témoignage d’une foi qui ne pouvait être supprimée

Un chant

Mon récit de ce jour vient du siècle dernier,
D’une mine à charbon au beau Pays de Galles.
Sur un coup de grisou, tout s’était éboulé
Les parois, le plafond, d’une galerie principale.

L’alerte a retenti jusque dans le village.
Vite s’est rassemblée l’équipe de sauvetage.
Dans un lieu confiné, des mineurs sont bloqués,
L’oxygène va manquer, ils peinent à respirer.

Serré, tout contre l’autre, chacun d’eux est conscient
Qu’il vit probablement, là, ses derniers instants.
Cependant, deux chrétiens disaient avec bonheur
Être prêts à partir rencontrer leur Seigneur.

Ils prêchent l’Évangile parmi leurs compagnons
Qui écoutent, attentifs, ce qui leur semble bon.
Adonc, chacun désire mettre en ordre sa vie,
C’est comment les voilà sauvés par Jésus-Christ.

La gloire de l’Éternel remplit la galerie,
Alors spontanément tous les mineurs saisis,
S’unissent pour chanter un merveilleux cantique,
Qui monte de leur être en ce temps dramatique :

« Torrents d’amour et de grâce,
Amour du Sauveur en croix.
À ce grand fleuve qui passe,
Je m’abandonne et je crois.

Je crois en ton sacrifice, Ô Jésus, Agneau de Dieu.
Et couvert par ta justice, J’entrerai dans le saint lieu. »

Les sauveteurs cherchant le lieu de l’accident,
Entendent s’élever un doux murmure, un chant.
Une course effrénée s’engage contre le temps,
Pour dégager l’équipe avant étouffement.

Les familles accourues attendent anxieusement,
Quand arrive l’annonce : « Ils sont tous vivants. »
Ils remontent en effet, fourbus et épuisés,
Couverts de poussière, noirs de la tête aux pieds.

Leurs proches stupéfaits les voient se rassembler,
Se prendre par la main, et tous s’agenouiller.
Le regard vers le ciel, alors ils entonnèrent,
Le chant que dans l’Esprit, unis, ils composèrent :

« Ah, que partout se répande,
Ce fleuve à la grande voix,
Que tout l’univers entende,
L’appel qui vient de la croix.

Je crois à ton sacrifice, Ô Jésus, Agneau de Dieu,
Et couvert par ta justice, J’entrerai dans le Saint lieu. »

Et lorsque l’écrivain connu, A. J. Cronin,
Qui était là présent au carreau de la mine,
Vit ces hommes blafards, tout souillés de charbon,
Qui avaient échappé à l’enfer des grands fonds,

Tournés entièrement vers leur puissant Sauveur,
L’homme athée qu’il était laissa couler ses larmes,
Il lâcha le péché, le doute, toutes leurs armes,
Et se livra contrit au grand Dieu Rédempteur.

« Que toute âme condamnée,
Pour qui tu versas ton sang,
Soit au Père ramenée
Par ton amour tout puissant.

Je crois à ton sacrifice, Ô Jésus, Agneau de Dieu,
Et couvert par ta justice, J’entrerai dans le saint lieu. »

Mentir, ou non?

À l’orée du bois de Clermont,
Il est une vieille maison.
Dont l’aspect ne paye pas de mine,
C’est là qu’habitait Caroline.

La maison était isolée,
Loin de tout quartier habité.
Un chemin privé s’y rendait,
Que peu de personnes empruntaient.

Un Dimanche, le culte fini,
Le Pasteur songeur avait dit
À quelques fidèles chrétiens,
Qu’un arrivage était en train.

L’arrivage dont il s’agissait,
Était des Juifs qui fuyaient.
Sa maison étant bien placée
Ils ne seraient pas inquiétés.

Caroline avait proposé
D’accueillir un couple traqué,
Lequel logeait dans sa maison,
Depuis la dernière lunaison.

Ce matin à la première heure,
Un jeune homme était survenu,
Il était le fils du Pasteur
Et dit : « Quelqu’un vous a vendue. »

Branle-bas de combat sonné !
Mais dans la maison isolée,
Il existait un lieu caché,
Sous la cuisine, sous le plancher.

C’était une cave voûtée,
Creusée à même le rocher,
Et quand la trappe était levée,
On descendait par l’escalier.

On avait installé ici,
Table, chaises et couchage.
Lampe à huile pour l’éclairage,
Le nécessaire pour la survie.

Vite, avec armes et bagages,
Les invités changent d’étage.
Puis, la trappe bien refermée,
Le grand tapis est replacé.

Il faut encore tirer la table,
Jusqu’au centre du tapis,
Effacer toute trace de vie
De ce couple bannissable.

Caroline vient de poser
Sur la table son déjeuner,
Lorsque dans la cour ombragée,
Une traction noire est entrée.

Ce sont deux hommes en gabardine
Avec un Officier Allemand
Qui pénètrent dans la cuisine,
Portant des regards arrogants.

Sous mandat de perquisition,
Ils brassent tout de fond en comble,
Sondent les murs de la maison,
Sans qu’aucun verdict ne tombe.

Avant de partir dépités,
L’un s’approcha de Caroline.
Revolver sur sa poitrine,
Il l’avait ainsi questionnée :

« Vous avez recueilli des juifs,
Où les avez-vous cachés ? »
C’était un moment décisif,
Mentir ou dire la vérité ?

Notre Caroline est chrétienne,
Elle ne ment pas, quoi qu’il advienne.
« Sous la table ! » dit-elle en riant.
Les hommes riaient en partant.

Dans la nuit suivant l’incident,
On avait jugé plus prudent,
De déplacer les exilés,
Vers un autre lieu isolé.

  • Annick Markmann

Baptiser avec trop d’eau

(Traduction d’un article de Robert Goodnough paru il y a deux semaines en anglais ici: https://flatlanderfaith.com/2024/07/09/baptizing-with-too-much-water/) Pour lire plus d’articles au sujet du baptême, suivez ce lien: https://missionnaireanabaptiste.org/category/confessions-de-foi-et-doctrine/bapteme/. Pour aller plus loin, vous pourriez aussi lire la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/de-lanabaptisme-et-des-vrais-disciples/un-miroir-du-bapteme-par-heinrich-funk-2e-chapitre/.

Je rendais visite à un pasteur baptiste l’autre jour et, d’une manière ou d’une autre, la conversation s’est portée sur le baptême. Il estimait que l’Église à laquelle j’appartiens ne baptise pas correctement parce que nous n’immergeons pas. Je l’ai renvoyé à deux passages du Nouveau Testament. Dans 1 Pierre 3, Pierre parle de l’arche de Noé comme d’un exemple de baptême et en 1 Corinthiens 10, l’apôtre Paul fait référence au passage de la Mer Rouge comme d’un exemple de baptême. J’ai dit qu’il me semble que ceux qui ont été immergés [l’armée de pharaon] n’ont pas été baptisés et que ceux qui n’ont pas été immergés [les enfants d’Israël] ont été baptisés.

Sa réponse : « Si la Bible dit qu’ils ont été baptisés, ils ont été immergés! »

Pourquoi certaines personnes sont-elles si attachées à une idée pour laquelle les preuves sont si minces ? Robert Young, auteur de Young’s Analytical Concordance of the Bible, a fait l’observation suivante :

« Je ne connais vraiment aucune hérésie (mot que j’utilise dans son sens original, c’est-à-dire « opinion ») parmi les chrétiens qui ait moins de fondement que celle de l’immersion, et pourtant ses défenseurs utilisent les affirmations les plus téméraires, qui ont gagné du terrain parmi les critiques et les lexicographes – qui se suivent comme un troupeau de moutons – entièrement par l’audace de l’assertion. »

En latin ou en français, le mot immersion signifie submerger quelque chose dans l’eau ; il ne dit rien de sortir cette chose, ou cette personne, de l’eau. [Le vrai mot grec qui signifie « immerger » est καταδυω (kataduo, plonger en bas, 6 occurrences dans la Septante) et non baptizo.] Dans l’exemple de l’arche, tous les habitants du monde, à l’exception de ceux qui se trouvaient dans l’arche, ont été immergés et n’ont jamais été revus. Ceux qui étaient dans l’arche ont sans doute senti des gouttes de pluie sur leur tête avant que l’arche ne soit complètement fermée. La dernière partie du Psaume 77 parle du passage de la Mer Rouge : «Les eaux te virent, ô Dieu! Les eaux te virent; elles tremblèrent; même les abîmes s’émurent. Les nues se répandirent en eaux», décrit l’expérience des Israélites. L’armée égyptienne, elle, a bien été immergée et les corps des soldats ont été rejetés sur le rivage.

Paul parle, en Romains 6.4 et Colossiens 2.12, d’être enseveli avec le Christ par le baptême. Je ne vois pas comment on peut faire de l’ensevelissement de Jésus une métaphore de l’immersion. Jésus n’a pas été enterré dans le sol, mais déposé sur le rebord de la paroi d’une grotte spacieuse creusée dans le roc. Deuxièmement, c’est le corps mortel de Jésus qui a été mis au tombeau, et non le Christ ressuscité. L’eau du baptême ne lave pas du péché, elle est le symbole de la mort de l’ancien corps du péché et de notre vie nouvelle, avec la vie de Christ à l’intérieur. Adam Clarke, dans son commentaire sur Romains 6.2, mentionne qu’à Rome, jeter trois poignées de poussière sur un cadavre était considéré comme un enterrement correct.

Dans le Nouveau Testament, le mot grec baptismos est utilisé pour désigner différentes sortes de lavages, y compris le lavage des tables (Matthieu 7.4). Le véritable sens de baptismos est de laver, sans aucune référence au mode de lavage.

Il existe un baptême qui lave nos péchés. C’est le baptême du Saint-Esprit, qui fait partie de la nouvelle naissance. Heinrich Funk (1697-1760), le premier évêque anabaptiste-mennonite en Amérique du Nord, a écrit une brochure intitulée Un Miroir du Baptême, dans laquelle il montre que ce baptême est le premier et le plus important, et qu’il est une exigence pour ceux qui demandent le baptême d’eau. Et la façon la plus appropriée d’administrer le baptême d’eau est de la même manière que le baptême du Saint-Esprit, de le verser d’en haut.

La Grande Omission