Le porte-bonheur du vieux soldat

Mon Dieu comblera tous vos besoins selon ses richesses en gloire dans le Christ Jésus.

Philippiens 4. 19

Au temps des pionniers, un homme âgé mendiait dans un village des États-Unis. Il frappe à la porte d’une maison, demande du pain. Le propriétaire ouvre et remarque qu’il porte autour du cou un étui attaché à un ruban. Le vieillard explique qu’il s’agit d’un porte-bonheur qu’il a reçu il y a bien des années quand il a quitté l’armée. Il l’ouvre et en sort un papier froissé qu’il tend à son interlocuteur. Celui-ci découvre qu’il s’agit d’un certificat de libération de l’armée fédérale signé par le général Georges Washington lui-même. Ce papier lui donne droit à une pension à vie. Le vieux soldat consterné apprend qu’il a pendant près de trente ans porté sur lui la promesse d’une rente qui aurait satisfait tous ses besoins! Parce qu’il ne l’avait pas réclamée, il avait vécu comme un démuni, en mendiant pour survivre.

Histoire incroyable, mais vraie, qui ressemble à celle de beaucoup de chrétiens. Dieu nous a fait tant de promesses dans la Bible! Il nous dit que celui qui croit en son Fils a la vie éternelle. Pourtant, de nombreuses personnes restent dans le doute, elles ne savent pas si elles seront sauvées. Jésus nous dit qu’il va nous préparer une place dans le ciel, afin que là où il est, nous y soyons aussi. Si nous le croyons, ce sera un vrai sujet de louange; quel dommage si nous restons dans l’incertitude! Jésus nous dit: “Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne” (Jean 14. 27). “Paix à vous”, a-t­-il dit aux disciples le jour de sa résurrection.

Canon d’Hippolyte

Voici un article intéressant paru sur le blogue d’un frère dans la foi. C’est un témoignage d’une commune doctrine de non-résistance parmi les vrais croyants depuis les temps de Jésus et de l’Église primitive.

Témoin anabaptiste

L’évêque Hippolyte de Rome, mort martyr en 235, nous a laissé une liste de professions interdites aux chrétiens. Voici quelques extraits de ce livre :

Qu’on fasse un enquête sur les metiers et professions de ceux qu’on amène pour les instruire.

Si quelqu’un est tenacier d’une maison qui entretient des prostituées, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.

Si quelqu’un est sculpteur ou peintre, qu’on lui apprenne à ne pas faire des idoles ; s’il ne veut pas cesser, qu’on le renvoie.

Si quelqu’un est acteur, ou qu’il donne des représentations théâtrales, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.

De même, qu’un conducteur, ou quelqu’un qui prend part aux jeux publics, ou qui y va, cesse, ou qu’on le renvoie.

Qu’un gladiateur, ou quelqu’un qui apprend aux gladiateurs à combattre, ou quelqu’un qui s’occupe de la chasse, ou un officier public qui s’occupe des jeux des gladiateurs, cesse, ou qu’on le renvoie.

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Coupable mais gracié

Le salaire du péché, c’est la mort; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur.

Romains 6. 23

C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Éphésiens 2. 8

On raconte qu’un soldat de l’armée impériale fut condamné à mort pour avoir commis une faute très grave. Sa mère alla implorer la grâce de Napoléon. Il lui répondit que la justice exigeait la condamnation à mort de son fils.

– Mais je ne demande pas justice, dit la mère, j’implore votre grâce!

– Votre fils ne mérite aucune grâce, répliqua-t-il.

– Sire, dit la mère, ce ne serait pas une grâce s’il la méritait!

Ébranlé par cet argument, l’empereur prononça les mots tant espérés: “Alors je veux lui faire grâce”. Et la vie du fils fut épargnée.

Cette anecdote met en évidence ce qu’est la grâce: une faveur imméritée à l’égard de coupables. Toutefois la grâce de Dieu ne repose pas sur une décision arbitraire. Elle a pour base le sacrifice de Christ qui a pris sur lui le châtiment que nous méritions. À qui s’adresse-t-elle? À tous! Car tout homme commet des fautes qui méritent la condamnation de Dieu. Tous condamnés car tous pécheurs, telle est la loi d’un Dieu juste et saint.

Alors comment bénéficier de la grâce de Dieu? Elle ne peut être obtenue ni par nos efforts, ni par nos mérites. Elle est le don de Dieu pour tous ceux qui reconnaissent qu’ils sont coupables devant lui et méritent d’être punis. Cette grâce s’obtient par la foi en l’œuvre de Jésus Christ. Il a pris sur lui notre condamnation pour que nous soyons épargnés. “L’Éternel a fait tomber sur lui (Jésus Christ) l’iniquité de nous tous… Par ses meurtrissures nous sommes guéris” (Ésaïe 53. 6, 5).

Mieux vaut souffrir pour la justice

Il vaut mieux, si telle était la volonté de Dieu, souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal.

1 Pierre 3. 17

La grâce vous a été faite, à l’égard de Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui.

Philippiens 1. 29

Dans ses pièces de théâtre, Pierre Corneille (1606-1684) place ses personnages devant des choix impossibles et douloureux. Choix entre deux valeurs également estimables, par exemple le devoir et l’amour.

Notre vie est faite de multiples choix. Nous les faisons en fonction de nos priorités. Quelles sont-elles? Pour l’un, c’est la famille, pour un autre, les études, ou encore la réussite, le plaisir, l’aventure… Nous choisissons souvent par facilité ou pour ne pas nous démarquer de la pensée dominante. Nous craignons de souffrir si nous n’agissons pas comme tout le monde, de subir des préjudices si nous n’acceptons pas l’injustice. Mais la Bible nous dit: “Il vaut mieux souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal”.

Et moi, ai-je choisi le bien malgré la souffrance?

Je peux connaître dans mon travail une situation délicate lorsqu’il m’est demandé, par exemple, de donner une réponse équivoque ou mensongère pour obtenir un marché. Si je ne la donne pas, mon patron risque d’en être contrarié, mais j’aurai fait le bien. C’est d’abord devant Dieu que je suis responsable!

Intérieurement, le choix essentiel est celui de la vérité. Il s’agit soit de croire à la vérité, soit de croire au mensonge. Celui qui ne croit pas en Jésus Christ fait erreur. Il ne s’agit pas seulement de dire ou de connaître la vérité, il faut la croire, croire que Jésus est mort pour me délivrer de mes péchés.

Je suis chrétien car Dieu m’a donné de rechercher la vérité. La vivre avec Jésus entraînera de l’opposition, de la souffrance… Mais Dieu me dit que cela vaut mieux!

Chrétiens d’autrefois et d’aujourd’hui

Si on vous insulte pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

1 Pierre 4. 14

Au troisième siècle, Cyprien, futur évêque de Carthage, écrivait à son ami Donatus: “Ce monde est mauvais, Donatus, incroyablement mauvais. Mais j’y ai découvert des gens paisibles et saints qui ont appris un grand secret. Ils ont trouvé une joie qui est mille fois supérieure à tous les plaisirs d’une vie de péché. Ils sont méprisés et persécutés, mais cela ne les décourage pas. Ces gens, Donatus, sont les chrétiens… et désormais j’en fais partie”.

Que le monde d’autrefois ait été aussi mauvais que le monde d’aujourd’hui, rien d’étonnant à cela. Mais dans ce monde-là vivaient des personnes qui, délaissant les plaisirs d’une vie de péché, avaient trouvé leur bonheur en Jésus Christ. Ils étaient persécutés mais ils savaient que tous ceux “qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus seront persécutés” (2 Timothée 3. 12).

Ce témoignage rendu aux chrétiens des premiers siècles nous interpelle. D’autres, avant eux, avaient “accepté avec joie” qu’on enlève leurs biens, sachant qu’ils avaient d’autres richesses dans les cieux (Hébreux 10. 34). D’autres étaient prisonniers, affamés et maltraités (13. 3).

Aujourd’hui, de nombreux chrétiens dans le monde subissent l’oppression, la maltraitance, la prison. Prions pour nos frères et sœurs persécutés. Que la foi de tous ces croyants nous stimule, nous arrache à notre indolence et fasse de nous des témoins plus vivants qui n’ont pas honte de l’évangile de Dieu!

Malheureusement, aujourd’hui nous voyons mal que le diable nous assaille tout autant qu’il assaillait l’Église primitive. Je dirais même que nous avons oublié qu’il y a d’autres formes de persécution que la mort et la torture. Aujourd’hui nous pouvons souvent vivre une vie matériellement aisée, et nous croyons que cela n’a aucun effet sur notre santé spirituelle. Regardez les athlètes: si on les persuadait de ne pas s’entraîner plus de 20 minutes par jours, ils seraient bientôt des mauviettes. Souvenez-vous d’Hannibal et des délices de Capoue. Comme il dut se lamenter de ne pas avoir continué de se battre contre Rome! Ou regardez-moi: après deux ans de vie missionnaire, je suis tout essoufflé lorsque je grimpe 1000 mètres d’altitude en trois heures ou lorsque je joue au football pendant 30 minutes, comme je l’ai fait aujourd’hui (je ne joue pas bien d’ailleurs). J’ai arrêté d’utiliser certains muscles, et lorsque j’en ai besoin, je suis perdu!

Le diable opère ainsi: il a vu qu’il n’était pas arrivé à détruire l’Église en 15 siècles de persécutions, et essaie soit de l’endormir, de la diviser de l’intérieur, ou d’attirer ses membres aux plaisirs du siècle, une fois qu’ils y sont un peu accoutumés. C’est une drogue dangereuse que l’aise et le matérialisme! Pourtant, il y en a peu qui sont prêts à se priver de ses délices!

Demandons tous à Dieu de nous diriger pour que nous puissions ne pas être trop attaché à la vie ou aux biens matériels lorsque le moment viendra de nous en séparer pour le suivre…

L’aventure extraordinaire d’une Bible

Un récit véridique d’Irlande

Un après-midi monotone de janvier, une jeune veuve était assise dans son agréable logis dans un quartier aisé de Dublin. Tout respirait le bien-être et le confort dans sa demeure. Pourtant, elle se sentait misérable. Mrs. Blake, c’était son nom, était une catholique fervente et consciencieuse, mais la question du pardon des péchés ne lui laissait point de repos. Ni les devoirs religieux qu’elle accomplissait fidèlement, ni ses nombreuses prières ne lui apportaient la paix du cœur. Au contraire, plus elle se donnait de peine, plus le fardeau de ses péchés la faisait souffrir.
Elle alla trouver son confesseur et lui avoua ouvertement son état d’âme. Celui-ci lui conseilla de faire de bonnes œuvres, en vue de la distraire de ses sombres pensées et de l’aider à trouver quelque satisfaction. Puis il lui accorda l’absolution qui est la rémission des péchés. Mais son cœur n’en fut nullement soulagé.
Un jour, alors qu’elle était plongée dans ses pensées, on frappa à sa porte et le prêtre se présenta subitement devant elle.
«Que dois-je faire», lui demanda-t-il, «pour vous libérer de votre tristesse et de vos troubles?»
«Ah, mon Père, vous êtes bon et vous avez assurément fait tout ce qui était en votre pouvoir; je regrette de vous occasionner tant de peine, mais le poids de mes péchés continue de peser si lourdement sur mon cœur.»
L’ecclésiastique eut une réplique saugrenue: «Avez-vous déjà entendu parler de cet acteur comique qui donne des représentations en ville? Il fait rire les gens aux larmes, à en oublier toute peine. Vous devriez absolument aller le voir.»
«Mais, mon Père, vous ne dites pas cela sérieusement!»
«Oui, sérieusement. Cette représentation vous fera du bien. Je vous ai même apporté un billet d’entrée. Allez-y sans crainte, je vous l’ordonne. Ne me contrariez pas.»
Il ne resta pas d’autre choix à Mrs. Blake. Elle se mit en route le jour suivant. Partout de grandes affiches annonçaient les représentations qui avaient lieu dans l’immeuble «Rotunda». Ce dernier abritait plusieurs locaux où se déroulaient différentes manifestations. La jeune veuve arriva sur place suffisamment tôt et, apercevant des personnes qui se dirigeaient vers l’entrée d’une salle, elle les suivit et prit place.
Un homme monta sur la scène et entonna un hymne. Toute l’assemblée se mit à chanter. Mrs. Blake prit soudain conscience qu’elle assistait à un service religieux. Elle ressentit une folle envie de fuir. Comment se pouvait-il qu’elle se soit jointe à des chrétiens évangéliques?
Puis, il se fit un grand silence. Quelqu’un se leva pour prier. Mrs. Blake n’avait jamais assisté à pareille réunion et il lui semblait que chaque mot de la prière qu’elle entendait se gravait dans son cœur. Tout était si différent de ce qu’elle avait connu dès son jeune âge. Pas une fois, les mots «Bienheureuse Mère de Dieu», qui figuraient dans son livre de prière, ne furent prononcés. Pourtant, les paroles exprimées firent une profonde impression sur elle.
Elle fut encore plus surprise en entendant que la conférence avait pour thème: «Le pardon des péchés.» Etait-ce un hasard ou la providence de Dieu? En dépit de son malaise, elle écouta la prédication avec un intérêt croissant.
Le texte était tiré du chapitre 10 de l’Épître aux Hébreux: «C’est en vertu de cette volonté (celle de Dieu) que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque fois le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi; car, après avoir dit (Jér. 31:33-34):
Voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit. Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités. Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.»
Le prédicateur donna des explications faciles à comprendre. Il proclama à tous le plein pardon des péchés grâce à Jésus-Christ, victime sacrifiée une fois pour toutes sur le Mont Golgotha. Il affirma que Dieu offrait le salut gratuitement et sans condition à quiconque le désirait. Il n’y avait qu’à l’accepter par la foi. Mrs. Blake écoutait ces paroles avec beaucoup d’attention. Son cœur ressemblait à une terre desséchée qui soupirait après l’eau. Elle n’avait jamais entendu un tel message. Il lui semblait trop beau pour être vrai. Comme elle aurait désiré en entendre davantage! Mais l’heure était avancée. Après une courte prière, l’auditoire se dispersa.
Le cœur rempli de joie, elle se dirigea vers l’orateur. Celui-ci fut agréablement surpris de rencontrer une âme aussi assoiffée de vérité. Il prit le temps de lui lire d’autres passages des Saintes Écritures. Lorsqu’il apprit que Mrs. Blake ne possédait pas de Bible, il lui remit la sienne en la priant de la lui rapporter quelques jours plus tard. C’est avec un cœur joyeux et une profonde reconnaissance qu’elle s’en alla rapidement, désireuse de lire la précieuse Parole.
Les jours suivants, elle fut très occupée à rechercher les passages indiqués, à les lire et à se laisser imprégner par ces vérités. La lumière se fit dans son esprit. Le poids de ses péchés disparut et l’assurance du salut, le pardon et la paix de Dieu envahirent son cœur.
Puis, vint le jour où elle dut rendre la Bible à son propriétaire. Avant de se mettre en route, elle voulut profiter une dernière fois de cette lecture. Plongée ainsi dans la méditation des Saintes Écritures, elle n’entendit pas arriver le prêtre. Elle le salua, quelque peu gênée, et il l’observa attentivement, surpris de la trouver si calme et si confiante.
«Comment allez-vous?» demanda-t-il. «Qu’avez-vous vécu à la Rotunda? Je ne vous ai pas aperçue à la première messe de dimanche. Etiez-vous malade?»
Que devait-elle répondre? Elle avait décidé de ne pas divulguer son secret. Mais elle se mit, malgré elle, à raconter ouvertement au confesseur ce qui lui était arrivé. Elle aperçut immédiatement un durcissement dans le regard du visiteur qui devint froid et hostile. Elle sentit que l’homme était profondément offensé.
Avec autorité, il lui ordonna: «Donnez-moi ce livre; vous l’avez lu sans permission et vous courez le danger d’une condamnation éternelle si vous le gardez.»
«Mais il ne m’appartient pas, laissez-le moi, je vous en prie», supplia-t-elle. Le prêtre le lui arracha des mains et le mit dans sa poche. Puis, il quitta la pièce, le visage menaçant.
Remplie d’effroi, Mrs. Blake se retrouva seule dans son logis. Comment allait-elle rendre la Bible à son propriétaire? Elle n’avait plus son adresse, puisque celle-ci figurait sur une des pages du précieux livre. De plus, elle revoyait sans cesse le regard menaçant du prêtre.
La pauvre veuve ne savait que faire. Les jours s’écoulèrent lentement. Le confesseur ne revint pas, ce qu’elle aurait craint, d’ailleurs. Poussée par l’obligation de rendre le livre au prédicateur, elle chercha un moyen de le récupérer. Elle devait se rendre auprès du prêtre. Elle n’y parvint cependant qu’après avoir hésité durant deux semaines.
La demeure de l’ecclésiastique se trouvait près d’un couvent dont il avait la charge en tant que confesseur. Une nonne ouvrit la porte à Mrs. Blake, lui demanda son nom et la raison de sa venue. D’un air dédaigneux, elle reprit: «Oui, le Père est chez lui, entrez.» Elle la fit pénétrer dans une chambre. O stupeur! La veuve y trouva un cercueil avec la dépouille du confesseur. Atterrée, elle entendit la nonne lui glisser à l’oreille: «Il est mort en vous maudissant; vous lui avez donné une Bible et il m’a chargée de vous dire qu’il vous maudissait. Sortez maintenant.» Incapable de réaliser ce qui lui arrivait, elle se retrouva soudain dans la rue.
Les semaines s’écoulèrent. Mrs. Blake devait sans cesse réfléchir aux événements des mois écoulés. La joie du pardon remplissait son cœur; elle avait acheté une Bible qu’elle lisait journellement. Cependant, elle était troublée en pensant au prêtre. Son dernier regard, ses ultimes paroles, sa mort soudaine, ce terrible message! Les paroles bibliques qui lui avaient apporté la joie et la paix, n’auraient-elles pas été valables pour lui aussi?
Un jour, une femme voilée arriva chez Mrs. Blake. Dégageant quelque peu l’étoffe autour de sa tête, elle laissa apparaître son visage que la veuve reconnut aussitôt. C’était la nonne du couvent.
La visiteuse s’exclama: «Je dois me dépêcher, mais j’ai deux choses à vous dire. Premièrement, sachez que je vous ai dit un horrible mensonge. Votre confesseur est mort en vous bénissant de tout son cœur. Le jour avant son décès, il m’a priée de vous faire savoir qu’il avait aussi obtenu le pardon de ses péchés et l’assurance du salut grâce à ce livre et, durant toute l’éternité, il vous remerciera de lui avoir fait connaître le Sauveur. J’ai déjà demandé pardon à Dieu, et vous, pouvez-vous me pardonner aussi?»
«Assurément, du fond de mon cœur», répondit Mrs. Blake, étonnée. «Mais pourquoi ce mensonge?»
«Parce que je vous détestais. J’aimais notre confesseur et je pensais que vous l’aviez induit en erreur. Je le croyais condamné à cause de vous. Après sa mort, j’ai éprouvé une forte envie de lire comme lui ce livre. Je fus très intéressée, puis fascinée. Maintenant, j’ai trouvé, moi aussi, le pardon et la paix de mon Sauveur. J’ai étudié la Bible pendant ces quelques semaines et je vous la rapporte aujourd’hui. La voici. Encore une chose: je me suis échappée du couvent et je pars pour l’Angleterre ce soir. Je désirais vous rendre cette Bible et vous dire que je vous serai reconnaissante toute ma vie de m’avoir montré comment je pouvais obtenir le pardon de mes péchés. Au revoir, que Dieu vous bénisse! Nous nous retrouverons au ciel.»
Il y eut un moment d’émotion, puis les deux femmes se séparèrent. Mrs. Blake se demanda si elle venait d’avoir un rêve. Cette Bible était-elle réellement là, sur la table, devant elle? Le précieux livre venait d’opérer trois miracles: trois âmes avaient été conduites de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière.
Imaginez la surprise et la joie du prédicateur lorsque Mrs. Blake vint lui rendre sa Bible en lui faisant part des fruits qu’elle avait produits.
La promesse divine suivante s’était réalisée: «Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins» (Ésaïe 55:11).
Cher lecteur, chère lectrice, qu’en est-il de toi, lis-tu la Bible? Cette Parole vivante de Dieu, a-t-elle touché ton cœur? Laisse-nous te donner ce conseil: lis ta Bible chaque jour.
«Les Saintes Écritures peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ» (II Timothée 3,15).
Traduit librement de «The International Mission to Miners» Northwood (England)

Confession de foi d’un martyr anabaptiste

Voici le premier article paru sur le site Témoin anabaptiste http://temoinanabaptiste.wordpress.com/
Suivez-le chaque semaine pour en savoir plus sur les croyances et les souffrances des anabaptistes des siècles passés.

Témoin anabaptiste

Confession de foi faites par Jacques d’Auchy
Lequel a souffert la mort pour la vérité, l’an 1558 au mois de juin

Je crois en un seul Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, comme il est écrit. Auquel Abraham, Isaac, Jacob et Moïse et tous les saintes prophètes ont cru.
Je crois en Jésus-Christ, fils unique du Père, lequel était dès la commencement avec Dieu, et quand le temps a été accompli que Dieu avait promis, cette Parole a été fait chair et est née de la lignée de David d’une pure vierge, épousée à un nommé Joseph de la lignée de David, laquelle est bénie sur toutes femmes. Je crois que ce vrai Fils de Dieu a par beaucoup de signes et merveilles annoncé la parole de son Père, et après ce a été livré à mort sous Ponce Pilate, crucifié et enseveli. Je crois…

Voir l’article original 540 mots de plus

Roi, libère-toi toi-même

Jésus leur répondit: En vérité, en vérité, je vous dis: Quiconque pratique le péché est esclave du péché.

Jean 8. 34

Si donc le Fils (de Dieu) vous affranchit, vous serez réellement libres.

Jean 8. 36

Roi, libère-toi toi-même

Un roi vint un jour voir Épictète, le philosophe esclave qu’il admirait, et lui offrit de le libérer. “Libère-toi toi-même”, répliqua Épictète. Son visiteur protesta: “Mais je suis roi!” Le philosophe répondit: “Un roi, dominé par ses passions, est en esclavage; un esclave qui domine ses passions est libre. Roi, libère-toi toi-même!”

Le philosophe avait ainsi l’intuition que la vraie liberté est d’abord intérieure. Et cela, c’est un des messages de la foi chrétienne, bien qu’elle soit souvent perçue comme un ensemble de règles, de frustrations, d’interdits. L’évangile est bien plutôt un message de liberté! Une libération qui n’est pas à acquérir par nos propres efforts, comme le pensait Épictète, mais à recevoir comme un don de Dieu.

C’est une affaire de confiance. Nous recevons cette liberté en croyant au Seigneur Jésus qui, par sa mort sur la croix, nous apporte le pardon de toutes nos fautes et nous libère de notre asservissement au mal.

Cette liberté nouvelle est à vivre chaque jour. Et là se manifeste pleinement le paradoxe énoncé par Jésus: “Quiconque voudra sauver sa vie la perdra; mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la trouvera” (Matthieu 16. 25). En d’autres termes: qui veut à tout prix défendre sa liberté la perdra, mais qui accepte de la “perdre” en se plaçant avec confiance entre les mains de Dieu, trouvera la vraie liberté, comme un merveilleux cadeau de l’amour de Dieu.

Le duc et le galérien

À l’époque où la France entretenait encore une flotte importante de galères sur la Méditerranée, il y avait parfois de nombreux prisonniers politiques et religieux qui étaient condamnés à devenir galériens, ce qui était un sort bien moins enviable que celui de croupir en prison. Mais on sait aussi qu’il y avait de nombreux criminels à bord, qui méritaient de perdre leur liberté.

Ce récit n’est pas celui des Huguenots galériens que l’on peut lire dans des livres tels que « Le baron de Salgas » de Sabine Malpach. Je suis sûr que vous avez tous lu des romans ou des histoires vraies au sujet de ceux qui furent condamnés aux galères injustement. La petite anecdote dont je vais parler n’a rien à voir avec ces injustices. Il s’agit d’une histoire vraie dont la morale est à la portée de tous.

Un duc, personnage éminent à la cour de Louis XIV, était de visite à Marseille. Il décida de monter sur une galère. En marchant parmi les galériens, le duc se mit à en interroger certains, leur demandant pourquoi ils se trouvaient à bord. L’un des galériens invoqua une fausse accusation, l’autre dit que le juge avait été corrompu, et ainsi de suite tous les galériens interrogés semblaient être victimes d’une justice partiale et corrompue.
Mais un homme fit exception; il dit : «Monsieur, je mérite mon sort. J’ai volé de l’argent. Je suis le seul coupable. »
Après un instant de réflexion de duc répliqua : « Ah maraud! Que fais-tu donc en compagnie de tous ces honnêtes hommes? Sors d’ici, tu ne mérites pas d’être parmi eux! » C’est ainsi qu’un galérien pénitent retrouva la liberté.

La clé de ma liberté se trouve là aussi : avouer. Avouer que j’ai péché, que je suis un pécheur de nature, et que j’ai cruellement besoin de pardon. Ce n’est pas en avouant que j’ai transgressé que je suis déclaré juste; au contraire, cette justice vient de Dieu à travers notre foi en Jésus-Christ. Mais la confession est un pas important vers la repentance et la foi salutaire.

Le péché est si trompeur. Il peut être tellement difficile à reconnaître en nous-même. Il est pénible d’avouer le péché ouvertement. Cela peut mener au pécher de l’autojustification ou du pharisaïsme; péché rarement confessé, mais si souvent présent dans nos vies.

Des questions?

Nous avons tous des questions. Certaines plus sérieuses que d’autres.
Il y a des questions qu’on peut poser à n’importe qui, celles qui demandent l’aide d’un spécialiste en la matière, celles qu’on a honte de poser mais qu’on pose quand même, et celles qu’on ne pose jamais.

Ce blog me donne déjà, et me donnera souvent, l’occasion de réfléchir à certains sujets, de poser des questions pointues à des amis, de consulter la Bible qui contient toutes les réponse à la vie spirituelle, et d’apporter ces réponses aux lecteurs de ce blog, avec quelques-unes de mes propres idées.

J’aimerais que chacun se sente libre de poser des questions, soit sous forme de commentaire, soit en m’adressant un courriel. Je rappelle que je ne suis pas un spécialiste, mais il est vrai que j’en sais plus au sujet de la foi anabaptiste que la majorité des internautes, pour la bonne raison que je m’efforce de vivre selon cette foi, qui n’est malheureusement pas un chemin que beaucoup empruntent aujourd’hui.

Je signale ici que je viens de rédiger une nouvelle page: Église de Dieu en Christ, mennonite. C’est une brève introduction à notre foi, qui vous donnera un bon aperçu de nos croyances et de notre profession de foi. Nous essayons, par la grâce de Dieu, de vivre en harmonie et en obéissance avec les principes énoncés dans cette page, qui sont tous fondés dans les Écritures. Je serais heureux si chacun lisait cette confession de foi, même si vous n’êtes pas d’accord avec celle-ci.

Je sais que la religion est devenue un sujet presque tabou pour certains; d’autres cherchent constamment, presque obsessionnellement, à démontrer que la Bible est truquée, fausse, dotée d’un sens politique, etc. Je ne suis pas d’accord, et ce à cause de l’amour et de la puissance réelle que je trouve en moi et que j’admire en tant d’autres qui ont accepté le sang de Jésus, qui se sont repentis de leurs péchés, et qui combattent aujourd’hui les forces du mal.

Bon, je vous laisse! Merci pour vos encouragements!

Hugues