Il existe de nombreuses similitudes entre les anabaptistes et les évangéliques. Nous croyons tous que le salut n’est possible que par le sang versé par Jésus-Christ au Calvaire. Nous croyons tous que le salut est un don de Dieu, qui nous est accordé par la nouvelle naissance et ne peut être atteint par des œuvres de justice. Nous croyons tous que les œuvres de justice doivent suivre la nouvelle naissance, qu’elles sont produites par l’œuvre du Saint-Esprit dans nos cœurs et qu’elles sont la preuve de la nouvelle vie en Jésus-Christ.
Mais il y a aussi des points où les anabaptistes et les évangéliques divergent et je crois que la divergence commence avec notre vision de l’Église. En tant qu’anabaptiste, je crois que les paroles de Jésus dans Matthieu 16.18 « sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle »…
Voici quelques pensées additionnelles tirées d’un livre intitulé Doctrine et pratique bibliques.
Les Écritures enseignent clairement que le salut dépend du fait d’être trouvé dans un état de fidélité quand nous arrivons à la fin de notre vie.
Jésus a dit : « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13). À l’ange de l’Église de Smyrne le Seigneur a dit : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apocalypse 2.10).
Pierre a écrit : « Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné » (2 Pierre 2.21).
L’enseignement de la sécurité
éternelle comme enseigné abondamment dans la chrétienté aujourd’hui est très
pernicieux. Il y a beaucoup de gens qui mettent leur confiance sur une touche de
Dieu ou une expérience, quelque part dans leur vie, qui les a rendus fils de
Dieu pour toujours. Ils se croient sauvés, même si coupables de péchés qui sont
assez évidents pour les exclure du royaume de Dieu. De telles personnes ont
devant eux une déception terrible.
Il y a une sécurité éternelle dont Jésus a parlé lorsqu’il a dit : « Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père » (Jean 10.28-29).
Cette sécurité dépend toutefois sur l’obéissance et la fidélité, comme l’apôtre Pierre a enseigné en 2 Pierre 1.5-16 où il recommande les vertus chrétiennes nécessaires pour la vie spirituelle. Il conclut : « C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée » (2 Pierre 1.10-11).
On enseigne aux chrétiens évangéliques d’aujourd’hui une doctrine de sécurité éternelle, mais la plupart ne sont pas conscients du fondement douteux et de l’histoire de cette doctrine. L’Église primitive ne croyait pas ainsi. Voici comment cela a commencé. Si quelqu’un est en désaccord, je le prie de de m’en faire part avec charité, car je ne suis pas à l’abri de l’erreur, mais d’aussi considérer les paroles de Paul : « et si vous pensez autrement en quelque chose, Dieu vous le révélera aussi. Cependant, au point où nous sommes parvenus, marchons suivant la même règle, et ayons les mêmes sentiments. » (Philippiens 3.15b-16)
En 312
apr. J.-C., Constantin affrontait un rival dont l’armée était deux fois plus
importante que la sienne. L’histoire raconte qu’à la veille de la bataille,
Constantin a eu une vision d’une croix lumineuse et qu’il aurait entendu « En
ce signe, tu vaincras ». Le lendemain, ses soldats se
battirent avec le signe de croix sur leurs boucliers et sur leurs étendards, et
Constantin mit son rival en déroute. Cela allait marquer la fin de l’Église
primitive, qui jusqu’à ce temps avait été persécutée de toutes parts et avait
préservé la saine doctrine (malgré que plusieurs hérésies aient déjà perverti
de nombreux chrétiens) parce qu’elle était un corps de croyants nés de nouveau
et guidés par le Saint-Esprit. Maintenant commençait une transition où les
chrétiens les plus faibles dans la foi et de nombreux païens allaient se
joindre sous la protection de Constantin pour former une religion d’État. Il
faut souligner que de nombreux écrits attestent que certains chrétiens ne se
joignirent jamais à cette Église d’État, malgré la persécution.
En 313,
Constantin publia l’édit de Milan, accordant la liberté de religion aux
chrétiens de son empire. En 317, il assura la médiation d’un différend entre l’Église
donatiste et l’Église romaine et publia un édit confisquant tous les biens
religieux des donatistes et destituant leurs chefs religieux. En 325, il
convoqua les dirigeants de l’Église romaine au Concile de Nicée pour établir
des normes doctrinales pour l’Église. À un moment donné l’empereur fit
promettre une toge et vingt pièces d’or à ceux qui se joindraient à son Église
d’État, ce qui attira 12 000 nouveaux fidèles en un an dans la seule ville
de Rome. Le paganisme paraissait vaincu, tandis qu’il était réellement
vainqueur : son esprit dirigeait à présent l’Église romaine. Des
populations entières qui, malgré leur abjuration, étaient païennes par leurs
mœurs, goûts, préjugés et ignorance, passèrent sous les étendards chrétiens
avec leur bagage de croyances et de pratiques superstitieuses. Le christianisme
à Rome adopta et intégra une grande partie du système de l’ancien culte
impérial ainsi que ses fêtes qui prirent toutes des couleurs plus ou moins
chrétiennes
Constantin
a favorisé le christianisme parce qu’il y voyait un moyen d’apporter la
stabilité à l’Empire romain, donc il a veillé sur l’Église romaine pour la
guider dans la direction qu’il désirait. Il mourut en 337 après J.-C., se faisant
baptiser seulement sur son lit de mort, et l’Église catholique romaine, la
seule forme de christianisme permise sous Constantin, continua à établir son
autorité sur l’Empire, exigeant que tous les citoyens soient baptisés dans l’Église
dès l’enfance.
Cela était contraire à la foi apostolique et exigeait qu’un homme de génie établisse un fondement doctrinal pour justifier l’établissement d’une forme de christianisme soumise à l’État. Cet homme, c’était Augustin d’Hippone (dit saint Augustin), qui vécut de 354 à 430 apr. J.-C. Augustin fut le premier à parler d’une Église invisible, que les vrais chrétiens sont un corps invisible connu seulement de Dieu, et que personne ne peut savoir qui parmi les membres de l’Église visible sont de vrais chrétiens.
La
doctrine d’une guerre juste trouve aussi son origine dans Augustin, ainsi que
la doctrine selon laquelle l’Église a le droit de contraindre les gens sur son
territoire à être baptisés et de les empêcher de quitter l’Église par la force.
Tout cela est absolument contraire à la simplicité de l’Évangile de Jésus.
Il a été jugé nécessaire de développer une nouvelle doctrine sur les moyens par lesquels Jésus a obtenu le pardon des péchés de l’homme déchu. La doctrine biblique selon laquelle il était le second Adam, le Fils de Dieu du ciel et l’Agneau impeccable de Dieu dont le sacrifice expié pour nos péchés a été remplacée. Le nouvel enseignement était que Jésus était en partie le fils de Marie et en partie le Fils de Dieu et que c’était le fils de Marie qui était mort sur la croix, puis descendu en enfer et qu’il avait subi des tourments incroyables équivalents au châtiment éternel de tous ceux qui seraient sauvés. C’est à cette époque que l’expression « descendit aux enfers » fut ajoutée au Credo des Apôtres. La version du Credo des Apôtres trouvée dans le Miroir des Martyrs est la version originale, sans cette phrase. Ainsi, la doctrine de la persévérance des saints est basée sur la croyance que le Christ a déjà supporté le châtiment dû aux élus, de sorte qu’il n’y ait aucune chance qu’ils aient jamais à endurer la damnation.
Augustin
enseignait que Dieu avait prédestiné avant le commencement des temps ceux qui
devaient être sauvés et ceux qui devaient être perdus. Les élus furent alors
appelés par la grâce irrésistible, par laquelle ils ne pouvaient refuser l’appel
au salut. Et à ceux-là, Dieu a accordé la persévérance, la grâce de rester
sauvés tout au long de leur vie. Cette doctrine de la persévérance des saints,
provenant d’Augustin, est la base de la doctrine de la sécurité éternelle, ou « une
fois sauvé, toujours sauvé ».
Augustin
a aussi enseigné la virginité perpétuelle de Marie. C’est pourquoi de nombreux
commentateurs ont du mal à déclarer que Jacques, Jude, Simon et Joses étaient
les fils naturels de Joseph et de Marie et essaient de trouver d’autres
explications sur qui ils pourraient bien être.
Augustin
enseignait aussi que les sacrements sont un moyen de grâce, et qu’ils le sont même
si le prêtre qui les administre est un pécheur connu.
Jean
Calvin était un admirateur et adepte d’Augustin. Il s’est efforcé de réformer l’Église
romaine en mettant l’accent sur les doctrines enseignées pour la première fois
par Augustin. Les disciples de Calvin ne se trouvent pas seulement dans les Églises
réformées et presbytériennes, mais aussi dans les baptistes du Sud et dans d’autres
dénominations baptistes et évangéliques. La force de l’enseignement du
calvinisme varie selon les Églises, mais l’enseignement le plus simple est le
calvinisme en cinq points, parfois résumé sous l’acronyme TULIP en anglais
(CEEGP en français) :
– La
corruption totale (ou dépravation totale) : l’homme est si complètement
dépravé qu’il n’a pas la capacité de choisir d’être sauvé.
– L’élection
inconditionnelle (ou double prédestination) : le salut ne dépend pas de la
conduite de celui qui est sauvé.
– L’expiation
limitée (ou rédemption particulière) : Christ n’est mort que pour ceux qui
étaient prédestinés au salut.
– La
grâce irrésistible (ou grâce efficace) : l’homme n’a pas le pouvoir de
refuser l’appel au salut.
– La
persévérance des saints (ou sécurité éternelle) : ceux qui sont
prédestinés au salut ne peuvent jamais être perdus.
Beaucoup
de chrétiens sincères croient aujourd’hui qu’une personne qui a une fois donné
son cœur au Seigneur ne peut plus jamais se perdre. Si l’on aborde la Bible
avec une croyance prédéterminée qu’elle enseigne la sécurité éternelle
inconditionnelle des croyants, il est possible de choisir des versets pour
soutenir cette opinion, mais une telle interprétation n’est pas apparente si l’on
adopte une approche impartiale de la Bible dans son ensemble.
Les
partisans de ce point de vue sont contraints de se replier sur eux-mêmes lorsqu’ils
tentent d’expliquer des exemples réels de ceux qui ont mené une vie chrétienne
victorieuse pendant des années et qui ont ensuite fait des choix qui les ont
éloignés de Dieu. De telles personnes n’ont jamais vraiment été sauvées en
premier lieu, affirment-ils parfois. Si tel était le cas, sur quelle base
quelqu’un peut-il savoir qu’il est sauvé ? Il me semble que les gens qui
disent de telles choses ont choisi une doctrine d’insécurité éternelle. D’autres
disent en gros qu’on peut pécher autant qu’on veut une fois qu’on est sauvé, qu’on
souffrira des châtiments sur cette terre pour cela mais que Dieu ne peut pas
nous enlever le salut qu’il nous a donné une fois. C’est triste et ridicule, et
c’est en partie à cause de cette croyance que beaucoup de chrétiens ne se
soucient guère d’avoir une vie victorieuse sur le péché, rendant leur
témoignage risible pour les non-chrétiens qui les observent.
Lisons quelques versets pour voir comment ces idées sont mensongères et que l’Esprit puisse vous éclairer si vous n’êtes pas d’accord.
Ézéchiel 3.16-21 : Fils de l’homme, je t’ai établi sentinelle sur la maison d’Israël; tu écouteras la parole de ma bouche, et tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au méchant: « Tu mourras! » si tu ne l’avertis pas, si tu ne lui parles pas, pour avertir le méchant de se détourner de sa mauvaise voie, afin de sauver sa vie, ce méchant-là mourra dans son iniquité; mais je redemanderai son sang de ta main. Si, au contraire, tu avertis le méchant et qu’il ne se détourne point de sa méchanceté ni de sa mauvaise voie, il mourra dans son iniquité, mais toi tu sauveras ton âme. De même, si le juste se détourne de sa justice, et fait le mal, je mettrai une pierre d’achoppement devant lui, et il mourra. Et c’est parce que tu ne l’auras pas averti, qu’il mourra dans son péché, et qu’il ne sera plus fait mention des choses justes qu’il avait faites; mais je redemanderai son sang de ta main. Si, au contraire, tu avertis le juste de ne pas pécher, et qu’il ne pèche pas, il vivra certainement, parce qu’il s’est laissé avertir, et toi, tu sauveras ton âme.
Matthieu 13.20-22 : Et celui qui a reçu la semence dans des endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole, et qui la reçoit aussitôt avec joie; Mais il n’a point de racine en lui-même, il ne dure qu’un moment, et lorsque l’affliction ou la persécution survient à cause de la parole, il se scandalise aussitôt. Et celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole; mais les soucis de ce monde et la séduction des richesses étouffent la parole, et elle devient infructueuse.
(remarquons comment plusieurs ont reçu la Parole, mais pas tous ont persévéré)
Matthieu 10.22b : mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, c’est celui-là qui sera sauvé.
Romains 11.20b-23 : mais toi, tu subsistes par la foi; ne t’enorgueillis point, mais crains. Car si Dieu n’a point épargné les rameaux naturels, prends garde qu’il ne t’épargne pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu; sa sévérité à l’égard de ceux qui sont tombés, mais sa bonté envers toi, si tu persévères dans cette bonté; autrement, toi aussi tu seras retranché. Et quant à eux, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés; car Dieu a le pouvoir de les enter de nouveau.
Matthieu
24.8-14 : Mais tout cela ne sera qu’un commencement de douleurs. Alors
ils vous livreront pour être tourmentés, et ils vous feront mourir; et vous
serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom. Alors aussi plusieurs se
scandaliseront et se trahiront les uns les autres, et se haïront les uns les
autres. Et plusieurs faux prophètes s’élèveront, et séduiront beaucoup de gens.
Et parce que l’iniquité sera multipliée, la charité de plusieurs se refroidira.
Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé. Et cet évangile
du Royaume sera prêché par toute la terre, pour servir de témoignage à toutes
les nations; et alors la fin arrivera.
(remarquons
ici que plusieurs qui étaient du troupeau se scandaliseront et trahiront les
autres)
1 Jean
2.3-6 : Et par ceci nous savons que nous l’avons connu, savoir, si
nous gardons ses commandements. Celui qui dit: Je l’ai connu, et qui ne
garde point ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui.
Mais pour celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement
parfait en lui, et à cela nous connaissons que nous sommes en lui. Celui qui
dit qu’il demeure en lui, doit aussi marcher comme il a marché lui-même.
1
Corinthiens 9.24-27 : Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la
lice, courent tous, mais un seul remporte le prix? Courez de telle sorte que
vous le remportiez. Tout homme qui combat, s’abstient de tout; et ces gens-là
le font pour avoir une couronne corruptible, mais nous pour une incorruptible. Je
cours donc, non à l’aventure; je frappe, mais non pas en l’air; Mais je traite
durement mon corps, et je le tiens assujetti, de peur qu’après avoir prêché
aux autres, je ne sois moi-même réprouvé.
Philippiens 2.12-16 : Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais plus encore maintenant en mon absence, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement; Car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir. Faites toutes choses sans murmures et sans disputes; Afin que vous soyez sans reproche, sans tache, enfants de Dieu, irrépréhensibles au milieu d’une génération dépravée et perverse, au sein de laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, y portant la parole de vie; En sorte qu’au jour de Christ, je puisse me glorifier de n’avoir point couru en vain, ni travaillé en vain.
1 Timothée 1.18-20 : Mon fils Timothée, ce que je te recommande, c’est que, conformément aux prophéties qui ont été faites précédemment sur toi, tu combattes suivant elles le bon combat, En gardant la foi et une bonne conscience; quelques-uns ayant perdu celle-ci, ont fait naufrage quant à la foi; De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne point blasphémer.
Hébreux 10.26,27 : Car si nous péchons volontairement, après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifices pour les péchés, Mais une terrible attente du jugement et un feu ardent, qui doit dévorer les adversaires.
2 Pierre 2.20-22 : En effet si, après avoir fui les souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition devient pire que la première. Car il leur eût mieux valu de n’avoir point connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Mais il leur est arrivé selon ce proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie, après avoir été lavée, s’est vautrée dans le bourbier.
1 Jean 5.16 : Si quelqu’un voit son frère pécher d’un péché qui ne mène point à la mort, il priera, et Dieu lui accordera la vie de ceux qui ne commettent pas un péché qui mène à la mort. Il est un péché qui mène à la mort; je ne dis pas de prier pour ce péché-là.
Je pourrais ajouter des versets, mais
je crois que si ceci ne parle pas de soi-même, il ne servirait à rien de
continuer.
Si ceci éclaire quelqu’un que la
gloire soit rendue à Dieu seul.
Le pouvoir de la propagande est tel que, quand quelque chose est proclamé assez fort et assez souvent, les gens sont persuadés que la chose doit être vraie, que c’est le seul moyen possible de comprendre les circonstances données. Mais la plupart du temps, lorsqu’on y regarde de près, l’argument semble beaucoup plus fragile qu’il ne le semble en premier lieu.
Prenons par exemple la question du baptême par immersion. Les partisans de l’immersion la font paraître simple et évidente. Ce dont ils ne parlent pas, ce sont les énormes différences d’opinion au sein de leur propre camp.
Un converti devrait-il être baptisé au nom de Jésus ou au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?
Le converti doit-il aller sous l’eau une fois, ou trois fois, une fois pour chaque personne de la Trinité ?
Le converti doit-il se pencher en avant ou en arrière pour aller sous l’eau ?
Est-il acceptable de baptiser par immersion dans un bassin à l’intérieur, ou faut-il le faire à l’extérieur dans un plan d’eau naturel ?
Si c’est à l’extérieur, le faire dans un lac est-il correct ou doit-il être fait dans l’eau courante d’une rivière ?
On peut se poser tant de questions, comme: Comment Philippe et l’eunuque ont-ils trouvé assez d’eau pour une immersion en plein désert du Néguev? Comment 3000 personnes ont-elles été baptisées par immersion dans un cité sur une montagne où l’eau est rarissime (Jérusalem)? Pourquoi cet endroit de baptême n’est-il pas connu et transformé en lieu de pèlerinage comme Bethléem, Golgotha ou tant d’autres hauts lieux du Nouveau Testament?
Ce n’est pas mon désir de ridiculiser qui que ce soit. Des personnes dévouées et bien intentionnées sont convaincues d’avoir trouvé des preuves infaillibles dans la Bible pour chacune de ces pratiques, et elles sont également convaincues que ceux qui adhèrent à n’importe quelle autre opinion se trompent. Je signale simplement à quel point la question peut devenir compliquée. Ces opinions ont toutes été la cause de divisions entre Églises et il existe aujourd’hui des Églises qui tiennent fermement à chacune de ces méthodes de baptême.
Peut-être que la vraie question est : sommes-nous sauvés par le baptême ? Je crois que la réponse biblique est oui, mais quel baptême? En fait, le baptême qui sauve est le baptême du Saint-Esprit (et le sang et les souffrance de Christ). Il n’y a pas de pouvoir salvateur dans l’eau appliquée à l’extérieur du corps.
L’immersion était pratiquée à Babylone et en Égypte, basée sur la conviction que l’eau avait un pouvoir de purification spirituel. Les chrétiens croient que ce pouvoir est dans le sang de Jésus et non dans l’eau.
La plupart des synagogues disposent d’un bassin d’immersion rituelle pour se purifier des souillures. Comme un flux de sang est une souillure, les femmes doivent pratiquer cette immersion tous les mois. En général, il s’agit d’un acte personnel, sans témoins. Il n’y a pas de parallèle ici au baptême chrétien.
Le baptême d’eau témoigne du fait que l’Église accepte officiellement le fait qu’un converti est né de nouveau et baptisé du Saint-Esprit et que la vie qu’il vit maintenant montre la preuve de l’action du Saint-Esprit dans son cœur. Le baptême fondé sur la prétention auto authentifiée d’une personne d’être née de nouveau ne suffit pas à la faire jouir d’une communion spirituelle avec d’autres chrétiens vraiment nés de nouveau.
Il y a trente ans, j’ai visité un musée à Montréal avec une réplique des catacombes à Rome. Au cours de la promenade, il y avait une petite grotte à chaque tournant et à l’intérieur se trouvaient des représentations de la vie des premiers chrétiens qui passèrent une grande partie de leur vie à se cacher dans les catacombes. Une de ces grottes représentait une scène de baptême. Ceux qui étaient en train d’être baptisés étaient des adultes et le baptême se faisait par aspersion. Même si ce musée avait été créé par l’Église catholique romaine, je crois que c’était une représentation assez exacte des chrétiens à cette époque. Je crois que le musée n’existe plus aujourd’hui.
Sur le même sujet, je recommande vivement la lecture de ces deux articles également :
Purification symbolique : Dans l’Ancien Testament, on trouve diverses lois concernant la sanctification et la purification. Dans chaque cas, il y avait une condition qui qualifiait une personne puis une cérémonie se faisait par aspersion de sang, d’huile ou d’eau.
La tribu de Lévi avait pris le côté de Dieu au moment où les enfants d’Israël ont fait le veau d’or (Exode 32. 26-28). En raison de leur zèle pour Dieu, il les a choisis pour servir dans le tabernacle et plus tard dans le temple. Avant de commencer à exercer leurs fonctions, ils devaient avoir trente ans (Nombre 4) et se soumettre à un rituel de consécration (Nombres 8. 7) : « Tu leur feras ainsi pour les purifier : fais sur eux aspersion de l’eau de purification pour le péché ; ils feront passer le rasoir sur toute leur chair, laveront leurs vêtements, et se purifieront ».
Aaron était le porte-parole et l’assistant de Moïse, celui qui avait accompli les miracles devant Pharaon. Plus tard, il est devenu le souverain sacrificateur. Exode 29 parle de la consécration d’Aaron et de ses fils. Le verset 7 dit : « Et tu prendras l’huile de l’onction ; tu la répandras sur sa tête, et tu l’oindras. ».
David a été choisi par Dieu pour être le roi d’Israël. Quand il inspectait les fils de Jessé (aussi appelé Isaï), Dieu a dit à Samuel : « Ne prends point garde à son visage ni à la grandeur de sa taille… L’Éternel ne regarde point à ce que l’homme regarde ; l’homme regarde à ce qui paraît aux yeux ; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16. 7). Finalement, pour indiquer celui qui Dieu avait choisi, « Alors Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères, et depuis ce jour-là l’Esprit de l’Éternel saisit David » (v. 13).
Nombres 19 parle d’une eau de purification
contenant de la cendre d’une vache rousse, sans tache ni défaut. La cendre
était mélangée avec de l’eau dans un vase et un homme pur prenait de l’hysope
et la trempait dans l’eau pour faire l’aspersion sur tout ce qui était impur :
tente, ustensiles ou personnes. Ces impuretés étaient un type de péché et la
personne impure devait quitter le camp jusqu’à ce qu’elle ne soit plus impure.
L’aspersion de cette eau de purification était le moyen de recevoir cette
personne dans le camp, une sorte de réintégration.
Ézéchiel 36.25 dit : « Je répandrai sur vous des eaux pures, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. »
Les purifications rituelles de la loi et de la prophétie d’Ézéchiel annonçaient (typifiaient) la véritable purification rendue possible par Jésus-Christ. Jésus a dit à la Samaritaine qu’il pourrait lui donner de l’eau vive qui deviendrait une source jaillissant jusqu’à dans la vie éternelle (Jean 4.13,14).
Purification interne : il semble que ceux qui ont consulté des lexiques grecs dans le but d’établir que baptizo a pour seul sens l’immersion ont choisi leur témoignage avec soin. D’autres personnes ont consulté ces mêmes lexiques et ont découvert que la signification fondamentale de baptizo est « laver » ou « nettoyer ». Ils affirment que c’est un mot utilisé pour désigner l’effet, pas le moyen utilisé pour obtenir cet effet. Le vrai mot grec qui signifie « immerger » est καταδυω (kataduo, plonger en bas, 6 occurrences dans la Septante) et non baptizo.
Dans Marc 16.16, Jésus a dit : « Celui
qui croira et sera baptisé, sera sauvé ». Cela signifie-t-il qu’il existe
un pouvoir salvateur dans le baptême extérieur ? Je crois plutôt que le
mot baptisé dans ce verset se réfère à une purification interne (lavage) du
cœur.
Ce n’est que par le sang versé de Jésus que nos péchés peuvent être pardonnés. Mais les Écritures parlent également de la nécessité de purifier nos cœurs et nos esprits afin que nous ne continuions pas à pécher volontairement. L’eau appliquée à l’extérieur du corps, que ce soit par aspersion ou par immersion, ne peut pas faire cela, pas plus que le sang et l’eau des cérémonies de la loi de l’Ancien Testament.
« Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, qu’on répand sur ceux qui sont souillés, les sanctifie quant à la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert à Dieu, lui-même, sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! » (Hébreux 9.13,14). « Approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Hébreux 10.22). L’apôtre Paul dit que l’Église a été lavée par l’eau de la Parole (Éphésiens 5.26). La Parole de Dieu a le pouvoir de nous purifier si nous la laissons agir en nous.
Lorsque le soldat a percé le côté de Jésus avec une lance, du sang et de l’eau ont coulé (Jean 19.34). L’apôtre Jean dit : « C’est ce même Jésus, le Christ, qui est venu avec l’eau et le sang ; non seulement avec l’eau, mais avec l’eau et le sang ; et c’est l’Esprit qui en rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité » (1 Jean 5.6). Lorsque nous venons à Dieu pour demander pardon, c’est le sang qui couvre nos péchés. Mais nous ne devons pas ignorer l’autre aspect du salut : la purification du cœur. L’eau qui a coulé du côté de Jésus est la preuve que cette purification nous est également offerte à travers la mort expiatoire de Jésus. Quel avantage y aurait-il à avoir nos péchés passés pardonnés, si c’était simplement pour continuer de vivre dans le péché ? Ou à quoi cela servirait-il de purifier notre cœur si les péchés du passé ne pouvaient être pardonnés ? Mais, grâce à Dieu, il nous offre le salut complet, le pardon et la purification, à condition que nous nous détournions de nos péchés. « Non, vous dis-je ; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même » (Luc 13.3).
Quelques doutes sur l’immersion : Jésus était à la fois roi et sacrificateur. À l’âge de trente ans, il est venu à Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Lorsque Jean a d’abord refusé, Jésus a dit : « Ne t’y oppose pas pour le moment ; car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir tout ce qui est juste. Alors il ne s’y opposa plus » (Matthieu 3.15). Christ ne faisait-il pas allusion à la nécessité de satisfaire aux exigences de la loi cérémonielle avant d’entrer dans son ministère ?
Lorsque je lis le reste de ce récit dans les évangiles, je ne trouve aucune indication concernant la manière dont Jean a exécuté le baptême. Il me semble probable que Jésus et Jean sont entrés dans des eaux peu profondes et que Jean a aspergé Jésus avec un peu d’eau, peut-être avec un bouquet d’hysope qu’il avait plongé dans la rivière, ou peut-être a-t-il versé de l’eau qu’il avait recueillie entre ses mains.
Cependant, je peux comprendre comment
on peut imaginer que Jésus a été immergé dans le Jourdain si on est convaincu
que le mot grec baptizo a le seul sens de
l’immersion. Puisque je ne suis pas convaincu de cela, ce n’est pas une image
d’immersion qui me vient à l’esprit lorsque je lis ces récits.
Il est encore plus difficile pour moi de voir une
immersion dans certains des autres baptêmes mentionnés dans le Nouveau
Testament. Dans le neuvième chapitre des Actes, Saul avait passé trois jours
sans manger ni boire quand Ananias vint le baptiser. Les versets 17 et 18 nous
disent qu’Ananias est arrivé à la maison, a prié pour que Saul recouvre la vue
et l’a baptisé. Alors Saul a eu quelque chose à manger et sa force lui est revenue.
Il n’y a aucune mention dans ce récit qu’ils sont partis pour trouver une
rivière où Saul pourrait être baptisé, et j’ai du mal à croire qu’ils l’aient
fait.
Au seizième chapitre, Paul et Silas étaient en prison et, après un tremblement de terre, le geôlier et sa famille ont cru. Le verset 33 dit : « Et les ayant pris avec lui à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies ; et il fut aussitôt baptisé, lui et tous les siens ». Encore une fois, il m’est difficile de voir un moyen d’immerger ces personnes chez eux. Et le baptême de trois mille personnes en un seul jour dans Actes 2.41 : y avait-il une piscine à Jérusalem assez grande pour les immerger tous, même par groupes ?
Quand on a appris à croire que baptizo veut dire immerger, et rien qu’immerger,
on est obligé de voir une immersion dans tous ces récits. Si immerger est
vraiment le seul sens du mot baptizo, je ne
comprends pas comment les prophéties de Jean-Baptiste et de Jésus sur le
baptême du Saint-Esprit ont été accomplies par le déversement du Saint-Esprit
le jour de la Pentecôte. Considérez les versets suivants :
« Pour moi je vous ai baptisés d’eau, mais lui vous baptisera du Saint-Esprit » (Marc 1.8).
« C’est que Jean a baptisé d’eau, mais que vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours » (Actes 1.5).
« Et il leur apparut des langues séparées, comme de feu, et qui se posèrent sur chacun d’eux » (Actes 2.3).
« Mais c’est ici ce qui a été prédit par le prophète Joël : Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront ; vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Et certes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes, et ils prophétiseront » (Actes 2.16-18 ; comparez avec Joël 2.28,29).
Les apôtres Paul et Pierre utilisent le mot baptême
pour décrire deux événements de l’Ancien Testament. 1 Corinthiens 10.1-4
raconte l’histoire des enfants d’Israël à l’époque de Moïse, affirmant qu’ils
« ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ». Je
doute que Paul ait voulu dire qu’ils étaient immergés dans la Mer Rouge. Les
Égyptiens ont été immergés et l’apôtre ne dit pas qu’ils ont été baptisés. Mais
il dit que « nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au
travers de la mer ». Le seul mode de baptême possible ici est par la pluie
qui se tombe de la nuée, ce dont parle Psaume 77.18. (Versets 17-21 parlent de
la traversée de la Mer Rouge).
L’autre passage se trouve dans 1 Pierre 3.21, où Pierre parle de ceux qui ont été sauvés dans l’arche de Noé. « Et l’image correspondante, le baptême (lequel n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu) nous sauve maintenant par la résurrection de Jésus-Christ ». Ici encore, ceux qui étaient dans l’arche ont été baptisés (par la pluie) mais non pas immergé, tandis que ceux qui étaient en dehors de l’arche étaient immergés (dans le déluge) sans être baptisés.
Dans les deux références, le point essentiel est
que certaines personnes ont tourné le dos à leur ancienne vie et à la
corruption du monde. L’Égypte et le monde qui a péri dans le déluge sont des
types de notre vie antérieure dans les péchés et la corruption de ce monde. Ces
Écritures indiquent un changement dans les pensées et les intentions des cœurs
de ceux qui choisissent de suivre les commandements de Dieu. Dieu a montré son
acceptation de leur décision par l’eau qui tombait du nuage. Ce sont des
exemples métaphoriques, bien sûr, mais je ne crois pas que les apôtres auraient
choisi le mot baptême pour décrire ces événements s’ils avaient voulu enseigner
que le baptême doit se faire par immersion.
Autres utilisations du baptizo: Dans les versets suivants, les mots baptizo et baptismos sont traduits par « lavage » ou « ablutions » : « Et lorsqu’ils reviennent des places publiques, ils ne mangent point non plus sans s’être lavés. Il y a aussi beaucoup d’autres choses qu’ils ont reçues pour les observer, comme de laver les coupes, les pots, les vaisseaux d’airain et les lits » (Marc 7.4).
« Pendant lequel on offre des dons et des sacrifices, qui ne peuvent rendre parfait quant à la conscience celui qui fait le service, uniquement par des viandes et des breuvages, et diverses ablutions, et des cérémonies charnelles, imposées seulement jusqu’au temps du renouvellement. » (Hébreux 9.9-10).
Dans la version grecque de l’Ancien Testament (Septante), on m’a dit également que Daniel 4.33 se lit ainsi : « Au même instant la parole s’accomplit sur Nébucadnetsar ; il fut chassé du milieu des hommes, et il mangea l’herbe comme les bœufs ; son corps fut trempé (baptizo) de la rosée du ciel, jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes de l’aigle, et ses ongles comme ceux des oiseaux. »
Ceci indique que dans le grec qui avait cours 150 ans avant Jésus-Christ, le mot «baptizo» ne signifiait pas «immerger», puisque la rosée ne peut pas nous immerger, mais plutôt «tremper», «laver» ou «baigner».
Baptizo est utilisé dans un sens figuratif dans les
prochains versets :
« Et Jésus leur dit : vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ? Ils lui dirent : nous le pouvons. Et Jésus leur dit : il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé » (Marc 10.38,39).
« Mais je dois être baptisé d’un baptême ; et combien ne suis-je pas pressé jusqu’à ce qu’il s’accomplisse! » (Luc 12.50).
Jésus avait été baptisé par Jean il y a longtemps, et maintenant il parle d’un baptême futur. Que veut-il dire ? Évidemment, il faisait allusion à ses souffrances et à sa mort. « Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort ? » (Romains 6.3) ? Ici, l’apôtre parle d’être uni à Jésus et à ses souffrances.
La signification du baptême : Jésus nous a enseigné qu’il faut naître de nouveau. « En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3.5). Cette nouvelle naissance est un type de baptême (lavage) du cœur, car nous sommes purifiés de nos péchés et le Saint-Esprit est déversé sur nous. « Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; Afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance » (Tite 3.4-7).
Après cela, nous devons être baptisés d’eau, en
tant que témoignage public que nous souhaitons désormais être pleinement
identifiés à Jésus et à son Église. Je suis persuadé que le baptême par aspersion
est en parfait accord avec tous les types et les prophéties de l’Ancien
Testament et avec tous les exemples et les enseignements du Nouveau Testament.
« Car nous avons tous été baptisés par un même Esprit, pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres ; et nous avons tous été abreuvés d’un même Esprit » (1 Corinthiens 12.13).
Sur le même sujet, je recommande vivement la lecture de ces deux articles également :
Dans mon enfance, mon père écoutait tous les dimanche matins à Ernest Manning, de Canada’s National Back to the Bible Hour, diffusée à la radio. M. Manning nous expliquait comment les événements mondiaux se profilaient comme prévu dans le livre de Daniel et dans les chapitres 38 et 39 d’Ézéchiel. Gog et Magog (la Russie soviétique) et ses alliés étaient sur le point d’attaquer Israël, ce qui déclencherait la bataille d’Armageddon.
J’écoutais aussi un ou deux fois l’émission de La voix de la prophétie. Selon eux, la « voix de la prophétie » était les écrits d’Ellen G. White, la seule source fiable de la vérité biblique. Ils ont également parlé d’un millénium, mais d’un point de vue quelque peu différente. Et ils avaient beaucoup à dire au sujet du sabbat.
Des personnes qui s’appellaient Témoins de Jéhovah se sont parfois présentées devant notre porte. Papa les appelait Russellites, d’après Charles Taze…