Le jour du Seigneur ou l’accomplissement du sabbat

Aujourd’hui, dans notre école du dimanche, nous avons étudié les dix commandements. Il y en a un qui a été particulièrement examiné : le sabbat. Je crois que le principe est toujours là, mais la pratique a fort changé depuis la venue de Jésus. Je me suis souvenu que la SEBT a un traité à ce sujet, mais seulement en anglais. Je l’ai traduit en français aujourd’hui. J’espère que ceci sera utile à ceux qui se demandent pourquoi nous n’observons plus le sabbat, ni le samedi comme les Juifs le faisaient et le font toujours, ni le dimanche comme certains voudraient le faire. Les lois du sabbat ne s’appliquent plus. Mais nous nous rassemblons aussi souvent que possible pour adorer Dieu, surtout le dimanche.

Ce traité n’est pas exhaustif, je conseille donc de lire les articles suivants également si le sujet vous trouble ou vous intéresse. Il y a aussi des conversations intéressantes dans les commentaires.

Le principe du jour de repos est mentionné pour la première fois dans la Genèse, où Dieu donne l’exemple du repos après une semaine de travail. « Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il se reposa de toute son œuvre, pour l’accomplissement de laquelle Dieu avait créé » (Genèse 2.3).

Dieu a précisé cet enseignement dans les dix commandements. « Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier ; Tu travailleras six jours, et tu feras toute ton œuvre ; Mais le septième jour est le repos de l’Éternel ton Dieu ; tu ne feras aucune œuvre en ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes » (Exode 20.8-10). Le peuple juif, privé de l’Esprit saint, a souvent considéré ce quatrième commandement comme un fardeau. Les prophètes de l’Ancien Testament ont dû à plusieurs reprises les avertir de leur infidélité quant à l’observance du sabbat.

Cette loi a été donnée comme un symbole de l’ère de grâce à laquelle Dieu préparait le monde. Ce commandement, ainsi que d’autres, désignait et caractérisait Christ. Dieu les utilisait pour enseigner et rappeler aux hommes, encore et encore, que le Messie viendrait et accomplirait le développement ultérieur du royaume spirituel. Des sacrifices devaient être offerts en cas de désobéissance, rappelant ainsi à l’auteur de la transgression qu’il avait besoin d’un rédempteur. Certaines offrandes étaient quotidiennes, d’autres hebdomadaires ou mensuelles. Il y avait des fêtes et des offrandes annuelles. Tous ces rituels prescrits avaient ceci en commun qu’ils avaient pour but d’exemplifier Christ et son royaume, sa rédemption et sa grâce. Il est magnifique de reconnaître l’harmonie de la Parole de Dieu et de constater que, dès le début, Dieu a préparé le terrain de multiples façons pour la venue du Messie. Le Nouveau Testament nous éclaire encore davantage à ce sujet. Il nous dit que la loi était une « ombre » de cette voie plus parfaite qui devait venir. « Que personne donc ne vous condamne au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’un jour de fête, ou de nouvelle lune, ou de sabbats ; C’était l’ombre des choses qui devaient venir, mais le corps en est en Christ » (Colossiens 2.16-17). Lisez aussi Hébreux 10.1-4, 9-10.

Lorsque Jésus est venu, l’intention de ces lois est devenue claire. Le commandement « Tu ne tueras point » est la loi de Dieu, mais Christ nous a appris que celui qui hait son frère est un meurtrier. Il nous a enseigné que l’amour doit naître dans nos cœurs, rendant ainsi le meurtre impensable. La loi de l’amour remplace et rend la loi mosaïque caduque. [La loi donnée à Moïse sert toujours, en ceci qu’elle nous enseigne ce qu’est le péché et à quel point Dieu est saint. Elle n’est pas abolie, mais accomplie. Luc 16.17 ; Romains 10.4 ; Matthieu 5.17, Luc 10.26,27] Nous en voyons un exemple dans la fête de la Pâque qui a été instituée. Elle a été instituée pour annoncer l’Agneau de Dieu qui serait immolé pour les péchés du monde. Lorsque Jésus est effectivement venu mourir sur le mont du Calvaire, sa mort a éliminé la nécessité de la fête qui était observée avec un agneau du troupeau. Le véritable sacrifice surpassait de loin l’ombre qui avait été commandée bien des années auparavant. Ainsi, en apportant le vrai repos au cœur des hommes, Jésus a accompli pleinement ce que la loi ne pouvait pas faire en exigeant l’observance du sabbat.

L’une des autres grandes fêtes prévues par la loi était la fête des semaines ou Pentecôte. Cette fête était liée à la Pâque. C’est à cette occasion spéciale que Dieu a choisi d’envoyer le don du Saint-Esprit, qui a achevé la transition vers la nouvelle dispensation. La résurrection de Jésus et l’effusion du Saint-Esprit sont sans conteste deux des événements les plus significatifs de la foi chrétienne. Ils se sont tous deux produits, selon le plan parfait de Dieu, le premier jour de la semaine. C’est ainsi qu’est née la nouvelle dispensation de l’offrande volontaire des premiers fruits, plutôt que les offrandes obligatoires de la fête de la moisson, comme on appelait aussi la Pentecôte.

Comme nous l’avons déjà noté, Dieu s’est reposé le septième jour après la création. Il a sanctifié ce jour et ce principe. Il a voulu que tous les sept jours, l’homme se rappelle son besoin de repos. L’homme a besoin de repos physique, mais plus encore d’un profond besoin de repos de l’âme. L’aspiration profonde de chaque âme est de trouver la paix. Nombreux sont ceux qui la recherchent de différentes manières, mais rares sont ceux qui trouvent une réelle satisfaction. Nous lisons que « les méchants sont comme la mer agitée, qui ne peut se calmer » (Ésaïe 57.20). « Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, il n’y a point de justice dans leurs voies ; ils se font des sentiers tortueux ; tous ceux qui y marchent ne connaissent point la paix ! » (Ésaïe 59.8) Dieu connaissait parfaitement le besoin de paix de l’homme. Il savait aussi qu’il y avait quelqu’un (Jésus) qui pouvait apporter ce repos à l’âme. De même que les sacrifices et les offrandes ont été ordonnés pour rappeler à l’homme son besoin du sang salvateur de l’Agneau, de même le jour du repos a été ordonné pour rappeler aux hommes leur besoin d’un repos spirituel. Cependant, au cours des siècles, l’homme a perdu cette vision et a commencé à ajouter de plus en plus de règles jusqu’à ce qu’il se concentre sur les règles plutôt que sur Dieu.

Jésus est venu et a trouvé les hommes religieux de l’époque très occupés à appliquer la lettre de la loi concernant le sabbat, mais manquant l’objectif visé par ce jour de repos. C’est pourquoi Jésus a déclaré : « Le sabbat a été fait pour l’homme, non pas l’homme pour le sabbat » (Marc 2.27). Jésus voulait que l’homme considère l’observation de ce jour comme un privilège qui lui permettait de répondre au cri de son âme qui voulait s’approcher de Dieu.

Hébreux 4.1-10 clarifie davantage la question du repos que Dieu a voulu pour l’homme par l’intermédiaire de Jésus. L’homme est poussé à faire quelque chose pour son salut, dans l’espoir de trouver le repos. En Jésus, l’homme doit trouver le repos du labeur de la loi. Il est l’accomplissement des commandements. Le verset 10 dit : « Car celui qui est entré dans son repos, se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu des siennes ». Jésus a satisfait à toutes les exigences de la loi. C’est quelque chose qu’aucun homme ne pouvait faire. Par la foi en cette œuvre de Jésus, nous trouvons le repos.

Le message prêché par Jésus était le suivant : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous soulagerai » (Matthieu 11.28). Ce repos, c’est la libération de la culpabilité et du fardeau du péché. C’est le repos de l’effort pour accomplir la loi. Jésus apporte la grâce qui produit l’amour et le dévouement dans la vie du croyant. Le bénéficiaire de la grâce se consacre néanmoins volontiers au service du Christ. Par ses actions et ses enseignements, Jésus a violé les règles juives concernant leurs activités le jour du sabbat. Étant l’accomplissement du jour de repos, il n’a pas ordonné son observation ; cependant, il a assisté à des cultes et a fait du bien ce jour-là.

Il est important de noter comment les disciples de Jésus se rassemblaient pour adorer après sa mort et sa résurrection. La venue de Jésus signifiait que la loi n’avait plus d’emprise sur les hommes. Il offrait un véritable repos, au lieu d’exiger l’observation d’un jour. Dans la joie et la reconnaissance, les disciples se réunissaient souvent le premier jour de la semaine, en souvenir du triomphe du Christ sur la mort en ce jour-là. Cette pratique de ceux qui étaient les plus proches de Jésus a permis d’établir une orientation pour le culte le premier jour de la semaine. Il nous est enjoint de ne pas abandonner « l’assemblée » (Hébreux 10.25).

Pour la personne qui a expérimenté la paix avec Dieu et le repos intérieur, il est juste qu’elle consacre le jour du Seigneur à adorer Dieu et à s’exercer dans la voie de la vérité. Il est triste que des personnes appelées chrétiens se livrent à des activités frivoles et égoïstes en ce jour où l’on se souvient de la puissance de sa résurrection. Le peuple de Dieu a toujours eu pour habitude d’observer le jour du culte. Cette pratique est bénéfique pour l’édification de l’homme spirituel et constitue un exemple du repos total futur pour tous les rachetés.

Le repos que chaque chrétien peut connaître n’est qu’un avant-goût du repos éternel qui viendra. Là, dans la félicité du ciel, l’âme sera totalement en repos avec le Père, Jésus, tous les rachetés et les saints anges. Le plus beau, c’est que l’on peut avoir et jouir de cette paix de l’esprit et du cœur dans cette vie déjà et pendant toute l’éternité (Jean 11.25, 26). « Ils se reposent de leurs travaux » (Apocalypse 14.13).

La dispensationalisme justifie la crucifixion

Avatar de Bob GoodnoughTémoin anabaptiste

[Ce qui suit ci-dessous est un ouvrage écrit il y un siècle par Philip Mauro, éminent avocat de New York. Au commencement de sa vie chrétienne, il a entendu et cru la doctrine de la dispensationalisme. Cependant, après l’avoir examiné de plus près, il l’a abandonné. Par la suite, il a écrit plusieurs livres au sujet de l’accomplissement des prophéties de la Bible. Ceci est la plus courte.]

« Le lieu appelé Calvaire » (Luc 23.33) a obtenu une distinction durable et sanctifié bien au-dessus et au-delà de toutes autres lieux de la terre, car à cette place la peine de mort qui avait été prononcée par les deux tribunaux, la juive et la romaine, l’ecclésiastique et la civique, a été dûment exécuté sur Jésus de Nazareth.

Cette pénalité a été effectuée en stricte conformité avec le processus de la loi répandue à cette époque et 

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Le Dieu grand et redoutable

À lire dans la même veine que l’article précédent Le Déisme moraliste et thérapeutique

Article original par Bob Goodnough: https://temoinanabaptiste.com/2022/07/29/le-dieu-grand-et-redoutable/

Pour réduire le christianisme à un déisme moraliste et thérapeutique, nous devons réduire Dieu à un thérapeute chaleureux et aveugle à nos fautes dont le seul désir est de nous aider à trouver un soulagement aux crises émotionnelles et existentielles qui troublent nos vies.

Ce n’est pas ainsi que la Bible le décrit. Néhémie parle deux fois de Dieu comme étant grand et redoutable (Néhémie 1.5 et 4.14) et David une fois (Psaume 99.3). Quand Ésaïe a vu Dieu, il a dit : « Malheur à moi ! Je suis perdu » (Ésaïe 6.5). Lorsque Jean a vu Christ glorifié, il tombait à ses pieds comme mort (Apocalypse 1.17).

Ceci semble introduire une énigme. En lisant la Bible, elle nous recommande à plusieurs reprises de craindre Dieu. Pourtant, elle nous recommande tout aussi souvent de «ne craignez point ». Comment expliquer cette énigme ? En examinant la vie d’hommes tels que Moïse, David, Ésaïe, Néhémie et Jean, un fait frappant apparaît : ceux qui avaient la plus grande crainte de Dieu ne craignaient pas ni grand-chose ni personne d’autre.

Les Écritures nous invitent à une relation personnelle avec ce Dieu grand et redoutable. Ceux qui acceptent cette invitation constatent que leurs craintes s’estompent proportionnellement à la solidité de leur relation avec Dieu. Ils découvrent vraiment qu’il est un Dieu d’amour, un Père pour les orphelins et un Consolateur pour ceux qui ont le cœur brisé. Pourtant, il reste l’omnipotent, ayant tout pouvoir sur toutes choses, visibles et invisibles. Nous devons nous soumettre à lui et le servir, car il ne sera pas notre serviteur.

Beaucoup veulent croire en un autre type de Dieu, un Dieu qui produit des miracles et des guérisons sur demande, mais qui est en même temps un Dieu qui ne réprouve jamais la désobéissance volontaire. Malheureusement, ce Dieu doux et aimant semble incapable de générer un véritable amour ou une véritable paix chez ceux qui prétendent le connaître.

Le véritable amour vient du fait d’être en relation avec le vrai Dieu qui sait tout de nous, non seulement nos paroles et nos actions, mais aussi nos pensées et nos sentiments les plus profonds et les plus cachés, et qui nous pardonne pourtant complètement lorsque nous nous repentons. La paix et la sécurité authentiques viennent de la confiance totale que nous accordons à ce Dieu qui échappe totalement à notre contrôle.

« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. » (1 Jean 3.1)

Le Déisme moraliste et thérapeutique

Article original par Bob Goodnough: https://temoinanabaptiste.com/2022/07/28/deisme-moraliste-et-therapeutique/

Le déisme moraliste et thérapeutique, un terme utilisé pour la première fois par Christian Smith, semble être une description appropriée d’une grande partie de ce qui passe pour le christianisme en Amérique du Nord. Cette philosophie amène les gens à croire en un Dieu qui veut qu’ils soient bons, qui veut qu’ils se sentent bien dans leur peau, qui n’a pas besoin d’être consulté sauf en cas d’urgence et qui acceptera presque tout le monde au paradis.

L’une des conséquences malheureuses est que ces personnes lisent l’Ancien Testament comme une série de contes moraux, ce qui les conduit à des conclusions qui mettent en valeur la bêtise et l’égarement des personnages de l’Ancien Testament. Une telle lecture passe totalement à côté de l’histoire de la rédemption qui est au cœur de ces récits. Le Nouveau Testament voit dans ces histoires la manière dont Dieu révèle peu à peu son plan de rédemption.

Les traducteurs de la version anglaise King James étaient des hommes d’une humilité remarquable. Lorsqu’un passage de la Bible pouvait légitimement être compris de deux manières différentes, ils ne pensaient pas avoir le droit de choisir entre les deux. Ils ont placé l’une d’elles dans le texte et l’autre dans une note à côté du verset. Je crains que toutes les éditions nord-américaines de la Bible aient éliminé ces lectures alternatives, et que les traducteurs ultérieurs n’aient pas eu la même hésitation à choisir l’une plutôt que l’autre.

Dans Juges 11.31, le vœu de Jephté est que tout ce qui sortira de sa maison « appartiendra au Seigneur et/ou je l’offrirai en holocauste ». Le texte hébreu ne contient pas de conjonction, pourtant le contexte semble en exiger une. Les traducteurs ont inséré et dans le verset et ou dans la note pour ce verset. Puis, au verset 40, on nous dit que « les filles d’Israël allèrent chaque année se lamenter /parler avec/ la fille de Jephté. » Se lamenter est dans le verset, parler avec est dans la note. Ces lectures alternatives, que les traducteurs ont jugé crédibles, semblent être la signification la plus probable à la lumière de la haine de Dieu pour le sacrifice humain et de sa bénédiction sur Jephté. Adam Clark, dans son commentaire, déclare qu’il croit que « parler avec la fille de Jephté » est la traduction correcte.

Les histoires de Jephté et de Samson semblent être presque universellement mal comprises. Si Jephté était aussi fou et méchant qu’il est souvent dépeint aujourd’hui, pourquoi le Seigneur a-t-il béni son vœu et lui a-t-il donné la victoire sur les Ammonites ? Pourquoi Samuel dit-il au peuple dans 1 Samuel 12.11 « L’Éternel envoya Jerubbaal, Bedan, Jephté et Samuel, et il vous délivra de la main de vos ennemis de tous côtés, et vous habitâtes en sécurité » ? Pourquoi Jephté est-il cité dans Hébreux 11.32 comme un homme de foi ? Le message que nous devons retenir de l’histoire de Jephté dans Juges 11 est qu’il s’est sacrifié pour sauver son peuple de ses oppresseurs.

Il n’est dit nulle part qu’il a offert sa fille en holocauste. Sa fille n’a pas parcouru les montagnes pour se lamenter sur sa mort imminente, elle se lamentait sur le fait qu’elle n’aurait jamais d’enfants, et donc que son père n’aurait pas de postérité. Il s’agit d’un sacrifice énorme pour un homme en Israël, qui relie l’histoire de Jephté à celle d’Abraham offrant son fils. Tous deux font partie de l’histoire de la rédemption, annonçant le moment où Dieu offrirait son Fils unique pour notre rédemption.

Samson a été pendant vingt ans juge en Israël. Si nous lisons le récit, nous constatons que la plupart des choses que les prédicateurs et écrivains modernes trouvent si peu recommandables ont été faites par Samson sous l’impulsion de l’Esprit du Seigneur. L’Esprit du Seigneur n’a pas quitté Samson avant qu’il ait oublié que sa grande force venait du Seigneur. Il a révélé à Dalila le secret de sa force, mais il semble qu’à ce moment-là, il ne croyait plus guère que sa force était le résultat de son vœu de naziréat. L’Esprit du Seigneur l’a quitté, avec des conséquences douloureuses. Puis, alors qu’il était captif et esclave des Philistins, il a renouvelé son vœu et a donné sa vie pour libérer son peuple de la domination des Philistins. Tel est le message de l’histoire de Samson qui échappe totalement à ceux qui tentent de tirer une leçon morale de ses prétendus méfaits. Samson est également mentionné comme un homme de foi dans Hébreux 11.32.

Aux disciples sur la route d’Emmaüs, Jésus a dit : « Ô insensés et lents de cœur à croire tout ce qu’ont dit les prophètes : Christ ne devait-il pas souffrir ces choses, et entrer dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et tous les prophètes, il leur exposa dans toutes les Écritures ce qui le concernait » (Luc 24. 25-27). Un peu plus loin dans le même chapitre, il dit : « Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l’intelligence, afin qu’ils comprissent les Écritures » (versets 44-45). Aujourd’hui, nous disposons à la fois de l’Ancien et du Nouveau Testament, pourquoi tant de gens ont-ils encore le cœur lent pour croire les preuves de l’histoire de la rédemption qui se trouvent dans l’histoire de l’Ancien Testament ?

La ruse des jésuites

Avatar de Bob GoodnoughTémoin anabaptiste

Jusqu’à la fin du Moyen Âge, il était évident aux vrais chrétiens (souvent appelés anabaptistes) que l’Église de Rome était l’Antéchrist prédit par les apôtres. Au seizième siècle, Menno Simons l’a rendu très explicite. Voici quelques-unes des références à l’Antéchrist dans ses écrits.

Puisque Christ a ordonné que les croyants soient baptisés, et non les enfants, et que les saints apôtres aient enseigné et pratiqué ainsi, conformément aux instructions et aux commandements de Christ, comme on peut le voir en de nombreux endroits du Nouveau Testament, tous les hommes à l’esprit raisonnable doivent admettre que le baptême des enfants, bien qu’il soit hélas ! pratiqué par la quasi-totalité du monde et maintenu par la tyrannie, n’est rien d’autre qu’une cérémonie de l’Antéchrist, un blasphème ouvert, un péché enchanteur, un veau en fonte, oui, une abomination et une idolâtrie.

En plus de cela, l’usage de la coupe est refusé au peuple…

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La planète terre et le brouillard du futur

Traduction de : Planet Earth: Future Haze
publié le 19 SEPTEMBRE 2020 par CHRISTINE GOODNOUGH sur ce site : https://christinegoodnough.com/2020/09/19/planet-earth-future-haze/

[Voici un article que je publie suite à plusieurs jours de discussions et de prières au sujet des doctrines insidieuses qui gangrènent les cercles chrétiens. Cet article explique les origines de certaines de ces hérésies. Celles-ci s’accompagnent très souvent d’une croyance que l’Église visible de Dieu n’a pas survécu jusqu’à nos jours et que nous sommes prédestinés et ne pouvons pas perdre le salut. Il s’en suivrait que des pans entiers des enseignements du Nouveau-Testament ne s’appliqueraient plus aujourd’hui. Par exemple, pourquoi se soucier des âmes perdues ou de notre témoignage, si de toute manière tous ceux qui doivent être sauvés le seront ?]

La doctrine prémillénariste dormante commence à se développer

Selon Dave MacPherson dans son livre, The Incredible Cover-Up (© 1975 par Logos International), il y avait déjà une mouvance prémillénariste dans les colonies américaines avant 1830. Elle a quelque peu augmenté au milieu des années 1800, avec des courants issus d’un mini renouveau charismatique en Écosse et en Angleterre, ainsi que les disciples de John Nelson Darby. C’est pendant la guerre civile qu’elle a réellement émergé en force, et dans les années 1870, de nombreuses personnes ont commencé à la considérer comme la seule interprétation biblique valable de la fin des temps.

John Nelson Darby a eu un énorme impact sur la pensée des chrétiens évangéliques. Né en 1800, Darby est devenu prêtre dans l’Église d’Angleterre en 1826, mais après un certain temps, il a été accablé par le mécontentement qu’il ressentait dans sa propre vie chrétienne. Il a vécu une expérience qui lui a fait comprendre que le salut ne peut jamais être gagné ; il ne vient que par la foi en Jésus-Christ. Il se sentait purifié et libéré du péché. Il a ensuite commencé à attaquer l’Église d’Angleterre parce qu’elle ne l’avait pas guidé correctement.

Selon le livre de Douglas Frank, les chrétiens de cette époque, surtout aux États-Unis, étaient optimistes, voyant l’Église chrétienne comme une armée « marchant triomphalement pour répandre l’Évangile et inaugurer le règne de mille ans ». Comme dans le cantique « Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur ». Les évangéliques étaient prêts à fouler aux pieds ces raisins de la colère : l’esclavage, l’alcool et tous les autres péchés qu’ils considéraient comme des entraves pour le royaume à venir.

Jésus a dit : « … sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » Matthieu 16.18

Darby n’était pas d’accord. « L’Église est en ruines », affirma-t-il. Selon lui, l’Église établie était irrémédiablement brisée et les croyants qui voulaient continuer la vraie foi chrétienne devaient abandonner les Églises et se rassembler en petits groupes de croyants sans organisation ni titre officiel. S’appelant eux-mêmes « Chrétiens rassemblés au nom du Seigneur », le groupe est devenu connu sous le nom de « Plymouth Brethren » (ou frères de Plymouth).

L’Église, successeur spirituel d’Israël

C’était une croyance communément acceptée avant l’époque de Darby. Les pré-, post- et a-millénaristes étaient d’accord : Israël avait cessé d’être le peuple de Dieu en rejetant Christ, et l’Église est devenue le successeur spirituel d’Israël. Les théologiens et les prédicateurs ont enseigné que tous les croyants sont maintenant le peuple de Dieu, qu’ils soient juifs ou païens. Comme l’écrit l’apôtre Paul :

« Ici il n’y a ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni Barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout en tous. Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience ; Vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a quelque sujet de plainte contre l’autre. Comme Christ vous a pardonné, vous aussi, faites de même. Mais par-dessus toutes choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. » Colossiens 3.11-14

Darby rejeta également cette croyance. Il affirma plutôt que l’Église chrétienne est le royaume céleste de Dieu et qu’Israël est encore et toujours le peuple terrestre de Dieu. Même si les Juifs ont été infidèles en respectant les lois de Moïse, Darby a dit que Dieu ne peut retirer sa promesse de faire d’Israël (les Juifs) une grande nation. Un jour. Il faut juste comprendre les temps fixés pour tout cela.

« La seule explication crédible de l’Écriture »

En analysant et en « exposant justement » (dispensant avec droiture), il a accouché de la doctrine du dispensationalisme. Cette doctrine divise l’histoire en six époques différentes, ou dispensations. La Bible, pour les érudits qui adoptèrent ses idées, devint comme un casse-tête dont les différents versets ont été soigneusement divisés et reconstruits en époques « faciles à comprendre ». Ma compréhension est floue ; un vrai spécialiste de la Bible qui suivrait la pensée de Darby pourrait certainement mieux vous expliquer ceci.

Le temps d’Adam et Ève et de leurs descendants est une dispensation. Le temps de Noé et de son arche en est une autre ; le temps d’Abraham, d’Isaac et de Jacob en est une autre. Le temps où Israël s’est installé en Terre promise et est devenu un pays en est une autre. (Je pense que le temps de Jésus sur terre fait partie de cette ère.) Nous avons ensuite l’ère de l’Évangile, c’est-à-dire le temps depuis Christ, qui, selon ces enseignants, est une interruption du plan de Dieu. Le futur « Règne de mille ans de Christ sur la terre » est considéré comme une autre dispensation. Je ne les ai peut-être pas tous écrits tels qu’ils sont enseignés aujourd’hui, mais cela vous en donne peut-être une idée générale.

Ici, en Amérique du Nord, un théologien, ministre et écrivain du nom de Cyrus Ingerson Scofield a saisi la vision du dispensationalisme. Il a estimé que c’était la seule explication crédible pour de nombreux passages de la Bible et a entrepris de la publier. Sa Bible de référence Scofield annotée, avec ses explications et ses références croisées, est devenue un succès de librairie fulgurant, le dispensationalisme a été largement accepté par les évangéliques en Amérique du Nord.

L’enlèvement : Secret ou ouvert ?

Les voitures s’écrasent, les avions tombent du ciel, les enseignants, les ouvriers, les étudiants disparaissent en un instant : « pouf » ? Selon la pensée « l’enlèvement secret », Oui. Selon d’autres interprétations de la prophétie, Non. Quand Jésus reviendra sur cette terre, tout le monde le saura.

La vision amillénariste est que lorsque Jésus reviendra dans les nuages, l’archange sonnera de la trompette et tous les enfants de Jésus seront rassemblés avec lui pour la gloire. L’enlèvement sera une chose unique, ouverte à tous. À ce moment-là, la terre et la mer rendront leurs morts et les responsables de sa crucifixion « regarderont celui qu’ils ont percé ». Ceux qui l’ont rejeté seront si consternés et effrayés qu’ils « crieront aux rochers et à la colline pour les couvrir » de son visage.

Quant au « temps de la grande tribulation » annoncé par Jésus, il me semble qu’il a eu lieu principalement lors de la destruction de Jérusalem. Les chrétiens de ce jour-là ont effectivement abandonné la ville, comme Jésus les en a avertis, lorsqu’ils ont vu l’armée romaine se rassembler autour d’elle. (Dans une certaine mesure, cette tribulation se poursuit depuis, car les chrétiens ont été persécutés et beaucoup le sont encore).

L’idée postmillénariste est à peu près la même. Quand Jésus reviendra, « tous les yeux le verront ». Ils comprennent, d’après diverses écritures, qu’il reviendra sur terre à la fin d’une période de grande tribulation (qui se déroule actuellement) et établira son royaume, mais ils disent que c’est l’Église elle-même qui inaugurera ce millénaire de paix. Comme je l’ai déjà dit dans un article précédent, cette théorie a pratiquement disparu.

La théorie prémillénariste : Quatre camps différents

Selon Dave MacPherson, il y a quatre positions concernant le millénaire à venir :

  • Ceux qui épousent la théorie du « pré-trib » (prétribulation) disent qu’il y aura un Ravissement secret où tous les chrétiens venus de la terre rencontreront Jésus avant que le temps de la tribulation n’arrive, afin qu’aucun chrétien n’ait à souffrir des catastrophes naturelles et de la guerre qui s’abattront sur cette terre.
  • Ceux qui pensent « mi-trib » voient l’Enlèvement arriver quelque part au milieu de ces sept années de tribulation.
  • Ceux qui épousent la théorie « post-trib » pensent que l’enlèvement va venir à la fin de ces sept années de tribulation.
  • Les rapturistes partiels qui croient qu’il y aura plus d’un enlèvement, qui peut se produire à plusieurs moments avant/pendant/après le moment de la tribulation.

« L’enlèvement pré-tribulation » était inconnu avant que Darby ne rende visite à une jeune fille écossaise de quinze ans qui, en 1830, a eu une vision du retour de Jésus. À partir de sa vision d’un groupe choisi de chrétiens emportés en secret, Darby a construit son enseignement « pré-trib ». Selon Douglas Frank, Darby est venu en Amérique du Nord à sept reprises entre 1862 et 1877 pour partager son système doctrinal avec les évangéliques et ce mouvement a commencé à prendre de l’ampleur. Logique : les chrétiens étaient heureux d’apprendre qu’ils seraient éloignés de la terre avant les malheurs à venir.

Cependant, en Angleterre, tous ses confrères de Plymouth qui n’étaient pas d’accord avec lui sur ces doctrines, étaient menacés d’excommunication et de punition éternelle. Pour autant, au fil des ans, les Frères de Plymouth ont connu divers schismes qui ont abouti aux groupes PB 2, PB 3, PB 4, etc. Nous avons rencontré un jour un couple des Frères de Plymouth 4, et c’était un groupe très strict. Entre autres, ils tenaient des réunions chrétiennes tous les soirs, et gare à vous si vous n’y étiez pas !

Dave MacPherson, un enfant de prédicateur et petit-enfant de prédicateur, a grandi en entendant des discussions sur les prophéties. Cependant, il a découvert que les professeurs de la Bible n’étaient pas très ouverts à d’autres points de vue que le leur :
« À l’époque où j’allais à l’institut biblique, j’ai appris à la dure qu’il existe des écoles d’interprétation prophétique très divergentes. Je discutais de la prophétie à différents moments avec d’autres étudiants et j’évoquais des points de vue qui différaient en plusieurs points de la position officielle de l’école. Cela a finalement abouti à mon renvoi ».

Jésus n’a-t-il pas réussi à établir le royaume que Dieu voulait ?

Une partie de cette réflexion prémillénariste repose sur l’idée que Jésus avait prévu d’établir le royaume, mais lorsqu’il a été rejeté, ce plan a été abandonné.

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« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné… » appliqué à la première visite de Jésus sur Terre.
Mais… « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu… »

Ainsi, selon la pensée prémillénariste, lorsque la nation juive a rejeté Jésus et l’a fait disparaître, il est remonté au ciel et le plan B a été mis en œuvre. Ou bien le plan B a-t-il toujours été le vrai plan parce que Dieu savait que Jésus serait rejeté ? Cela dépend de l’érudit de la Bible qui enseigne.

Le plan B, qui varie lui aussi selon la personne qui l’explique, est que Jésus reviendra deux fois (ou peut-être trois fois) avant que son travail sur terre ne soit terminé. Il viendra pour son Église (secrètement ou non, une ou deux fois.) Ensuite, sept années de graves tribulations s’abattront sur la terre. Puis il reviendra ouvertement, amenant tous les saints avec lui, et installera son siège à Jérusalem. Lui et ses saints régneront sur toute la terre. Israël redeviendra une grande nation. Tous les peuples de la terre lui obéiront.

En 1919, J.C. Masee écrivait :
« Je ne cherche pas une résidence immédiate dans le ciel. Je m’attends à n’y être que peu de temps et puis je reviendrai avec lui pour vivre sur une terre rachetée, et régner ici avec lui sur la terre. J’aurais le regret de croire que je devrais passer mes mille ans au ciel. La récompense des saints est d’avoir le privilège de revenir avec Jésus pour régner ici sur les nations avec lui.
(École Biblique de Philadelphie)

Selon eux, à la fin du règne millénaire (le Millénium), une rébellion majeure éclatera, menée par les satanistes. Jésus les écrasera totalement, puis viendra le grand jour du jugement dernier. La terre et le ciel actuels disparaîtront ; dans un nouveau ciel et une nouvelle terre, Jésus prendra son trône légitime et « l’empire est mis sur son épaule et son royaume sera éternel ».

Car voici, le Royaume de Dieu est en vous.

Il est clair que je ne souscris pas à l’idéologie prémillénariste actuelle, ni aux divinations apocalyptiques en général. Mon attention se porte plutôt sur LE PRÉSENT. Ce qui viendra, viendra. Je crois que beaucoup de chrétiens ressentent un peu la même chose : il est intéressant de spéculer, mais tant de versets peuvent être compris de différentes manières, au sens propre ou figuré. La chose la plus importante est : « Que dois-je savoir pour vivre ma vie chrétienne aujourd’hui ?

Je mettrai en vous mon Esprit, et je ferai que vous marchiez dans mes statuts, et que vous gardiez mes ordonnances pour les pratiquer. — Ézéchiel 36.27

La Parole de Dieu nous suffit

[Article paru récemment sur le site Témoin anabaptiste. J’apprécie cette vision. Je me permets d’ajouter quelques pensées. Trop de chrétiens aujourd’hui sont fascinés par les prophéties et les rêves, mais se soucient peu de l’essentiel: la vie quotidienne. Dans l’Église de Dieu, c’est le contraire. On se soucie peu des choses à venir sur lesquelles nous n’avons aucun pouvoir, mais plutôt, nous cherchons à vaincre le péché dans nos vies aujourd’hui et être un témoignage pour Jésus. Au sein de l’Église, nous ne parlons pas souvent des prophéties, néanmoins, ce soir il y aura un sermon qui aura pour thème « Les prophéties ». Ce mot évoque ces écritures qui témoignent des communications de Dieu aux humains à travers les prophètes, les apôtres et les écrivains de la Bible.

Lesquelles de ces écritures sont pertinentes pour l’Église aujourd’hui ? Les prophéties de l’Ancien Testament qui se sont accomplies nous semblent tout à fait évidentes. D’autres qui impliquent des choses encore à venir ne sont pas aussi compréhensibles, et nous ne voulons pas présumer concernant des choses qui ne sont pas claires. Depuis l’époque de Jésus, les faux prophètes et leurs prophéties abondent de plus en plus. Cependant, l’Ancien et le Nouveau Testament contiennent des écrits qui parlent des temps qui précèdent le dernier jour. Ils sont à la fois réconfortants et donnent à réfléchir, et devraient nous encourager à mettre notre maison spirituelle en ordre, faire confiance aux soins et à l’amour providentiels du Tout-Puissant, et attendre avec impatience le moment de la délivrance ! Nous espérons pouvoir passer une heure enrichissante à recevoir de l’inspiration et des instructions sur ce sujet.

Pour écouter la traductions française en simultané:
lien streaming (en direct) : http://www.listentochurch.com/listen/roxton
Le numéro de téléphone pour écouter est le : +1 450-305-0482

Cette prédication aura lieu aujourd’hui, dimanche 7 mars 2021 à 20h00, heure du Québec et d’Haïti (UTC-5). À titre indicatif, il sera 1h du matin le 8 mars en Côte d’Ivoire (UTC+0), et 2h du matin en France (UTC+1) à ce moment-là.]

Un lecteur de ce blogue a récemment mentionné le livre Le roi des derniers jours, l’exemplaire et très cruelle histoire des rebaptisés de Münster (1534-1535), écrit par Barret et Gurgand, publié pour la première fois par Hachette en 1981.

J’ai obtenu un exemplaire du livre et je l’ai trouvé un compte rendu méticuleux, presque au jour le jour, de la façon dont les courants de pensée luthérienne et anabaptiste sont entrés dans une ville catholique jusqu’à ce que ses citoyens optent pour une forme d’anabaptisme qui se conformait d’abord assez étroitement à l’anabaptisme biblique.

La première divergence des Münsterites par rapport à l’anabaptisme traditionnel était de prendre le contrôle politique de la ville. Cela les a conduit à de nouvelles étapes, se voyant alors comme la Nouvelle Jérusalem qui se préparait au retour du Christ pour régner, ils s’armant pour résister à l’armée réunie par l’évêque catholique romain. Ils font de Jean de Leyde leur roi, puis ils ont décret la communauté de biens et la polygamie. Des rêves et des visions ont servi d’inspiration pour toutes ces étapes. Une fin horrible est arrivée au supposé royaume du Christ des derniers jours en juin 1535.

Un traité de Menno Simons sur le blasphème de Jean de Leyde parut plus tôt en 1535, possiblement occasionné par la mort de son frère qui s’était retrouvé pris dans ce mouvement. Menno était encore un prêtre catholique romain au moment où il a écrit ceci, mais il a renoncé à cette foi au début de 1536 et s’est uni aux anabaptistes paisibles.

Dans cet écrit contre Jean de Leyde, il déclare que les chrétiens n’ont qu’un seul roi, Jésus-Christ et que son royaume est un royaume spirituel d’amour et de paix. Les chrétiens ne peuvent ni porter les armes, ni se battre, ni infliger de punition aux malfaiteurs. Le juge ultime de tous sera Jésus-Christ quand il reviendra et que ce jour n’est pas encore venu.

Quelques années plus tard, il a inclus les pensées suivantes dans un autre écrit :

«Frères, je vous dis la vérité et je ne mens pas. Je ne suis pas Hénoc, je ne suis pas Élie. Je ne suis pas de ceux qui voient des visions, je ne suis pas un prophète qui puisse enseigner et prophétiser autrement que ce qui est écrit dans la Parole de Dieu et compris dans l’Esprit. (Quiconque essaie d’enseigner autre chose quittera bientôt la piste et sera trompé.) Je ne doute pas que le Père miséricordieux me gardera dans sa Parole afin que je n’écrirai ou ne dirai rien d’autre que ce que je peux établir par Moïse, les prophètes, les évangélistes et d’autres Écritures et doctrines apostoliques, expliquées dans le vrai sens, Esprit et intention du Christ. Jugez vous qui avez la pensée spirituelle.»

«Une fois de plus, je n’ai pas de visions ni de visites angéliques. Je ne les désire pas non plus de peur d’être trompé. La Parole du Christ seule me suffit. Si je ne suis pas son témoignage, alors en vérité tout ce que je fais est inutile, et même si j’avais de telles visions et inspirations, ce qui n’est pas le cas, même alors il faudrait que ce soit conforme à la Parole et à l’Esprit du Christ, ou sinon ce ne serait qu’imagination, tromperie et tentation satanique. Car Paul dit : prophétisons selon la proportion de la foi. Romains 12. 6.»