Enracinés dans la foi

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L’automne dernier, quelqu’un a donné à ma femme une violette africaine dont les racines avaient été arrachées. Elle l’a placée au dessus du sol dans un pot, a gardé la surface du sol humide, a brumisé l’air au-dessus de la plante tous les jours. La plante a poussé des racines dans le sol, de nouvelles feuilles sont apparues et elle a commencé à fleurir.

Il y a des chrétiens comme cela, ils ont une vie spirituelle, mais n’ont pas trouvé de nourriture spirituelle satisfaisante dans aucune église ou un groupe, alors qu’ils veulent vraiment trouver un endroit où ils peuvent s’enraciner et s’épanouir spirituellement.

Il y a aussi ces chrétiens qui se sont déracinés volontairement. Les déceptions arrivent, l’amour se refroidit, les liens avec les autres membres de l’assemblée se fragilisent, de nouvelles idées sur la manière dont un chrétien devrait vivre commencent à paraître attrayantes, et bientôt ils se…

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Traités évangéliques à écouter

Dans les prochains mois une quarantaine de traités audio devraient être mis en ligne, si Dieu veut.

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Il y a du nouveau sur le site de la Société évangélique de bibles et de traités : des traités audio. Si vous souhaitez écouter un court message de l’Évangile lu à haute voix, allez sur

https://www.traitesevangeliques.org/.

Puis, dans la liste des traités qui apparaît à droite, cherchez les titres accompagnés d’un symbole d’écouteur. Il y en a deux pour l’instant : Écoutez! Qui vous appelle? et, Il faut naître de nouveau.

Partagez le lien ci-dessus avec des amis qui souhaiteraient en savoir plus sur la foi chrétienne.

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Les vraies marques par lesquelles on peut reconnaître l’Église de Christ : 5

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(Menno Simons et Théodore Philippe, responsables de l’Église anabaptiste au XVIe siècle, ont décrit les caractéristiques permettant de reconnaître la véritable Église de Dieu. Cet article est le cinqième d’une série de sept dans lesquels je tente de décrire la pertinence de ces caractéristiques pour notre époque.)

Confesser Dieu et Christ avec assurance

Dans Actes 4.29, les premiers croyants ont prié pour que Dieu les rende capables de prêcher la Parole avec une pleine assurance. Telle doit être la prière de l’Église de Christ en toutes circonstances, favorable ou défavorable. Nous devons le faire ouvertement, joyeusement, avec confiance et sans ambiguïté ni détour.

Lorsque nous nous repentons et que nous naissons de nouveau, nous sommes libérés de la condamnation du péché et de son pouvoir. Il y a de nombreuses personnes autour de nous qui ont besoin de connaître cette liberté.

«Vous êtes la lumière du monde; une ville située…

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Infolettre été 2023 – SEBT, mission en France, etc.

Bonjour à tous !

Enfin j’ai un peu de temps pour vous écrire !

Merci au passage pour tous les commentaires et les commandes de documentation évangélique que je reçois personnellement plusieurs fois par jour. C’est très encourageant !

Quoi de neuf au niveau des traités ?

Au bureau canadien de la SEBT, l’année 2022 a été remplie de bénédictions. Le bureau canadien pour lequel je travaille a distribué environ 6,9 millions de traités cette année. Les principales destinations sont, dans l’ordre : l’Inde, le Canada, la France, la RD Congo, Cuba, la Côte d’Ivoire, le Togo, Haïti, le Burkina Faso et le Sri Lanka. Nous continuons d’essayer de toucher tous les pays du monde, tout en visant tout particulièrement les endroits où l’Évangile n’est pas bien connu. Internet est un outil incroyablement efficace pour cela, et nous n’en avons pas encore maîtrisé l’ampleur.

Nous continuons de traduire de plus en plus de traités, pour toucher plus de 100 langues à ce jour (notre site web en a maintenant 40, je crois).

https://www.traitesevangeliques.org/language

Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci !) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés pour la gloire de Dieu et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante : https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/ ou directement à travers le formulaire ci-dessous.

FORMULAIRE DE COMMANDE DE DOCUMENTATION ÉVANGÉLIQUE

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Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des personnes souffrant d’addictions diverses, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’œuvre que Jésus nous a enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Vous pouvez consulter le contenu des traités nouvellement rédigés en français en cliquant sur le titre.

Parus au cours de la dernière année :

  • Les ennuis commencent
  • Le pardon
  • La voie de la paix et de la non-résistance
  • Dieu cherche un homme
  • Êtes-vous sauvé ? Le savez-vous ?
  • La bataille pour votre âme
  • L’espoir
  • La semence du péché

À paraître bientôt :

  • Le merveilleux plan du salut

Vous pouvez vous abonner ici pour recevoir un traité par semaine par voie électronique : t.me/traites.

Il y a aussi des nouvelles publications dans plusieurs autres langues : anglais, espagnol, italien, arabe…

Missionnaires en France et en Belgique

Il semble que Dieu ouvre enfin la porte pour qu’une famille de missionnaires de la SEBT aille s’installer en Europe francophone dans les mois qui viennent (probablement en septembre). Ils envisagent de vivre à Lille, près de notre frère âgé Albert Leroy, qui habite la commune de Mouscron, en Belgique. Ces missionnaires sont un couple d’Américains dans la quarantaine, avec leurs deux enfants. Ils auront d’abord à apprendre le français avant de faire beaucoup de travail missionnaire. Priez pour eux SVP.

Je retourne à l’enseignement à temps plein, je ne travaillerai plus pour la SEBT à partir de septembre

Je suis arrivé à un moment de la vie où j’ai dû faire un petit ajustement au niveau du travail. Après environ 10 ans de collaboration avec la Société évangélique de bibles et traités (2013-2015 en Inde et 2016-2023 comme correspondant ici au Québec), je vais laisser ce poste à un autre.

Au cours de l’année scolaire qui vient de se terminer, je travaillais 2 jours par semaine comme enseignant de français et d’histoire-géo dans notre petite école chrétienne. Les autres jours de la semaine étaient dédiés à la SEBT, à la traduction de traités et de livres et aussi à d’autres menus projets : le champ de camérisiers, aider des frères, etc.

Certaines années auparavant, j’étais enseignant à temps plein et en même temps correspondant pour la SEBT, mais avec le volume des messages qui croît presque constamment et les impératifs d’une vie de famille, je ne trouve plus envisageable de faire les deux en même temps.

On m’a demandé d’enseigner à temps plein de nouveau dans notre école, car il n’y aura plus de poste à temps partiel, vu que l’école comptera moins d’élèves l’an prochain. J’ai accepté après beaucoup de tergiversations.

Ce sera donc notre frère et ministre Keith Wedel qui reprendra le travail chez la SEBT, si dieu le veut. Je remercie aussi le frère Karlos Isaac qui m’a beaucoup assisté dans les derniers mois, et qui continuera sans doute un certain temps jusqu’à ce que nous soyons plus à jour avec les courriels.

Il se peut que je participe encore à certains projets ponctuels (notamment l’enregistrement de versions audio de nos traités) après le début septembre, mais pas régulièrement. Si j’arrête le travail avec la SEBT, ce n’est pas par désamour pour cette oeuvre, qui me tient fort à cœur. J’ai été très béni au cours de mes années de travail avec la SEBT. Mais pour le moment, l’emploi d’enseignant semble être ce que Dieu veut que je fasse. Je continuerai cependant à maintenir ce site, à écrire ou partager des articles et je ferai suivre toutes vos demandes de traités au bureau de la SEBT comme je le fais toujours depuis les 9 ans d’existence de missionnaireanabaptiste.org.

Nous nous portons bien

Sinon, nous allons très bien. Nous nous préparons à être très occupés par la récolte des camerises, je vous en dirai peut-être plus une autre fois. Plus tard cet été, nous comptons voyager à 50h de route d’ici pour assister à la noce du frère cadet d’Amy. Nous espérons rendre visite à de nombreuses connaissances sur la route. Avec un bébé d’un an et demi, le voyage ne sera pas de tout repos, j’imagine.

Louis grandit très. Nous remercions Dieu pour cela et pour la bonne humeur et la sanctification que cet enfant occasionne chez nous.

Ma mère continue son combat contre le cancer mais sa condition s’est nettement améliorée et la tumeur n’est guère visible sur les dernières IRM. Nous louons Dieu pour cela ! SVP continuez de prier pour elle, elle a encore des maux de tête, des étourdissements et aa parfois du mal à s’exprimer.

Conclusion

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus !

Que Dieu vous bénisse tous ! Je vous souhaite un bel été et à bientôt, j’espère !

Bien chaleureusement en Christ,

Hugues & Amy Andries (et Louis)

Les vraies marques par lesquelles on peut reconnaître l’Église de Christ : 4

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(Menno Simons et Théodore Philippe, responsables de l’Église anabaptiste au XVIe siècle, ont décrit les caractéristiques permettant de reconnaître la véritable Église de Dieu. Cet article est le quatrième d’une série de sept dans lesquels je tente de décrire la pertinence de ces caractéristiques pour notre époque.)

Des ministres fidèles en parole et en vie

Rien dans le Nouveau Testament n’indique que le ministère de l’Évangile devait être une profession. Pourtant, il est arrivé que la plupart des églises soient dirigées par une personne spécialement formée pour ce poste et rémunérée par l’église. Il y a plus de 400ans, Menno Simons a décrit les tentations d’une telle situation:

«Ô mon fidèle lecteur, réfléchis-y. Aussi longtemps que le monde distribuera de splendides maisons et des revenus aussi importants à leurs prédicateurs, les faux prophètes et trompeurs seront là en masse.»

Tous les ministres salariés ne correspondent pas à cette description…

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Les vraies marques par lesquelles on peut reconnaître l’Église de Christ : 3

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(Menno Simons et Théodore Philippe, responsables de l’Église anabaptiste au XVIe siècle, ont décrit les caractéristiques permettant de reconnaître la véritable Église de Dieu. Cet article est le troisième d’une série de sept dans lesquels je tente de décrire la pertinence de ces caractéristiques pour notre époque.)

Par l’amour fraternel sincère

Voici le test de réalité. Jésus a dit : «À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.»

Suis-je vraiment heureux de rencontrer un frère ou une sœur, à l’église ou ailleurs?

Puis-je parler de mes luttes personnelles avec un frère ou une sœur, ou est-il plus facile de parler des problèmes des autres?

Est-ce que je prie pour mes frères et sœurs?

Suis-je heureux d’aider un frère ou une sœur en détresse, même si je soupçonne que c’est de sa propre faute?

Est-ce que je me réjouis du…

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John Smyth

Ministre anglican, initiateur du mouvement baptiste, puis devenu anabaptiste (mennonite).

Je n’écris pas ce texte pour critiquer qui que ce soit, je respecte les choix et la foi de tous les lecteurs, mais je cherche un éclairage sur les origines de certains mouvements et je prie que ce bref article puisse éclairer le chemin de quelques-uns.

Tout d’abord, je tiens à préciser deux choses : ce texte est la traduction de quelques articles en anglais du frère Robert Goodnough. Le texte ici est surtout tiré des deux articles d’une série de 7 où il passe en revue l’histoire du christianisme en Grande-Bretagne. https://flatlanderfaith.com/2012/07/19/english-christianity-part-5/ et https://flatlanderfaith.com/2012/07/21/english-christianity-part-7/.

Deuxièmement, si vous avez lu dans le Miroir des Martyrs ou d’autres livres contemporains, vous trouverez que les termes « baptiste » et « anabaptiste » y sont utilisés parfois pour décrire les mêmes personnes. Cela peut sembler déroutant. Gardez à l’esprit qu’à l’époque, l’Église baptiste comme nous la connaissons aujourd’hui n’existait pas. Aussi, le terme « anabaptiste » avait souvent une connotation péjorative dans la bouche des persécuteurs.

John Smyth, ministre de l’Église d’État d’Angleterre, fut démis de ses fonctions de prédicateur en 1602. Il continua à prêcher sans licence, devenant le chef spirituel d’un certain nombre de personnes du Lincolnshire et des régions voisines du Nottinghamshire et du Yorkshire qui partageaient les mêmes idées. Pendant un certain temps, ces personnes sont restées membres de leurs Églises paroissiales locales, se réunissant également en privé. Mais ils ont acquis la conviction que l’Église d’Angleterre n’était pas du tout une véritable Église. Vers la fin de l’année 1606 ou au début de l’année 1607, ce groupe s’engagea à former une véritable Église, s’engageant à suivre toutes les voies du Seigneur qu’ils connaissaient et qui leur seraient communiquées. Ils passèrent ainsi du puritanisme, essentiellement une faction au sein de l’Église d’État, au séparatisme, renonçant au concept même d’une Église d’État. Cette petite assemblée comptait au moins 4 ou 5 autres personnes qui avaient été ministres de l’Église d’Angleterre.

Cette démarche a rapidement suscité le harcèlement des autorités. Au printemps 1608, toute l’assemblée s’est enfuie à Amsterdam, en Hollande. Certains d’entre eux avaient été riches en Angleterre, mais ils avaient dû laisser beaucoup de choses derrière eux et avaient perdu leurs titres de propriété. À Amsterdam, ils étaient relativement pauvres, vivant dans la ville la plus riche du monde, et incapables de comprendre la langue du pays. Au cours de l’hiver 1608-1609, John Smyth renonça au baptême qu’il avait reçu en tant qu’enfant dans l’Église d’Angleterre, se baptisa lui-même, puis baptisa tous ceux qui, dans l’assemblée, désiraient comme lui le baptême des croyants. Une partie de l’assemblée, emmenée par John Robinson, n’accepta pas cette innovation et, au printemps, quitta Amsterdam pour Leyde.

John Smyth lui-même en vint bientôt à regretter son action. Il pensait que l’Église de Dieu avait cessé d’exister sur terre. Mais lorsque lui et son assemblée commencèrent à apprendre le néerlandais, ils firent la connaissance de l’assemblée mennonite d’Amsterdam et se rendirent compte que c’était là que se trouvait l’Église de Dieu. Au début de l’année 1610, ils écrivirent aux mennonites qu’ils « admettaient maintenant leur erreur et s’en repentaient, c’est-à-dire qu’ils avaient commencé à se baptiser eux-mêmes contrairement à l’ordre institué par le Christ ; et […] qu’ils désiraient désormais s’unir à la véritable Église du Christ aussi rapidement que possible ».

LES BAPTISTES

À cette époque, un groupe de 8 ou 10 personnes se retire de l’assemblée de John Smyth. Le dirigeant de ce groupe est Thomas Helwys. Il accuse John Smyth de nombreuses erreurs doctrinales. Helwys rejette l’idée qu’il existe une véritable Église et qu’il est nécessaire pour les vrais croyants de recevoir le baptême et l’ordination de cette Église. Helwys a également rejeté l’enseignement anabaptiste concernant l’incarnation, insistant sur le fait que Jésus a reçu sa chair de la vierge Marie. Enfin, il rejette l’enseignement anabaptiste sur la séparation de l’Église et de l’État. Sur tous ces points, John Smyth et son assemblée étaient en pleine unité avec les mennonites.

Helwys et ses disciples retournèrent en Angleterre et fondèrent la première Église baptiste. De nombreux historiens baptistes tentent de prouver que les baptistes sont une émanation des mennonites, par l’intermédiaire de John Smyth, afin de montrer que la lignée de l’Église baptiste remonte à l’époque apostolique. En réalité, les premiers baptistes rejetaient catégoriquement la foi mennonite et l’idée même d’une succession apostolique. Il y eut une division en 1638, un groupe de baptistes introduisant la doctrine calviniste de l’élection, à l’origine de la doctrine de la sécurité éternelle. Trois ans plus tard, la première Église baptiste à pratiquer l’immersion a été créée. Pendant les 30 premières années de l’histoire baptiste, cette pratique, la plus caractéristique des baptistes modernes, était inconnue !

LES MENNONITES ANGLAIS AUX PAYS-BAS

En mai 1610, une conférence eut lieu entre les anabaptistes mennonites et l’assemblée de John Smyth. À cette occasion, une confession de foi fut rédigée et signée par les participants, et il semble que les Anglais étaient désormais acceptés comme membres de l’Église mennonite. Il se peut qu’ils n’aient pas tous été baptisés par l’Église mennonite, bien que cela ait été leur souhait. Les documents historiques ne sont pas clairs sur ce point. Le baptême de Smyth lui-même n’était pas considéré comme valide par les mennonites. 43 membres de l’assemblée de John Smyth signèrent la confession de foi. Certains d’entre eux se séparèrent par la suite. Au cours des 40 années suivantes, environ 80 autres Anglais furent baptisés dans l’Église mennonite d’Amsterdam. Certains d’entre eux étaient des enfants des premiers membres, d’autres étaient de nouveaux arrivants d’Angleterre ou des convertis des autres groupes séparatistes anglais présents aux Pays-Bas.

John Smyth mourut en août 1612. Son dernier livre, publié à titre posthume, est une réponse aux critiques qui l’accusent de fausse doctrine et de changer constamment ses convictions. Il admet qu’il a constamment révisé ses croyances, mais estime qu’il a toujours progressé vers la Lumière, comme lui et d’autres s’y étaient engagés cinq ans plus tôt. Il n’a pas admis d’erreur dans les accusations qu’il avait portées précédemment contre l’Église d’Angleterre et d’autres groupes, mais il s’est repenti de la dureté de ces accusations.

Pendant 28 ans encore, il y eut une assemblée mennonite anglophone à Amsterdam. Leur aîné Thomas Pygott mourut en 1639 et, dans l’année qui suivit, l’assemblée anglaise fut fusionnée avec l’assemblée néerlandophone. À cette époque, ils avaient appris le néerlandais, s’étaient mariés avec les mennonites néerlandais et certains avaient même changé l’orthographe de leur nom pour qu’il ait une consonance néerlandaise.

QUEL EST DONC L’INTÉRÊT DE CETTE ANECDOTE DE L’HISTOIRE CHRÉTIENNE?

Que faut-il retenir de cette remontée des fils enchevêtrés de l’histoire des chrétiens ? Tout d’abord, que Dieu est capable de travailler de manière merveilleuse et mystérieuse pour apporter l’Évangile aux gens. Cela correspond à la déclaration de notre Sauveur en Luc 9.50 : « qui n’est pas contre nous est pour nous ». Partout où l’Évangile est prêché et où des âmes sont sauvées, c’est l’œuvre de Dieu. Deuxièmement, l’œuvre de Dieu à une époque et en un lieu donnés ne dure souvent que le temps d’une génération. Cela témoigne de la déclaration de Jésus en Luc 11.23 : « Qui n’est pas avec moi est contre moi ; et qui ne rassemble pas avec moi, disperse ». Souvent, les deux versets peuvent s’appliquer à la même personne. Ils prêchent l’Évangile et des âmes sont sauvées, mais en même temps ils ne rassemblent pas les croyants, ils les divisent plutôt les uns des autres.

Chaque fois qu’un dirigeant n’est pas disposé à se soumettre aux autres croyants, il divise les enfants de Dieu. Chaque fois qu’un groupe de croyants s’unit sur la base de la culture ou du statut social plutôt que sur celle de l’Évangile, il se sépare des autres croyants. Lorsque des cérémonies ou des formes extérieures deviennent la base de l’affiliation à une Église, les membres de l’Église ne peuvent être en communion les uns avec les autres que sur la base de ces pratiques, toute autre chose étant subversive pour leur unité. Lorsque les convertis et les inconvertis sont baptisés de la même manière, les vrais chrétiens sont privés de communion spirituelle. Lorsque les expériences personnelles éclairent les Écritures, au lieu de permettre aux Écritures d’éclairer les expériences, cela divise les croyants les uns des autres. Dieu n’est pas l’auteur de la confusion. On peut faire confiance à l’Esprit de Dieu pour rassembler les croyants, s’ils sont prêts à abandonner tous les enseignements et toutes les traditions des hommes.

Il n’y a pas lieu de douter de l’authenticité des divers mouvements de réveil du passé et du présent. Mais on peut constater que ces mouvements n’ont pas une grande longévité. Les disciples de John Wesley étaient issus de la classe ouvrière peu éduquée et désespérément pauvre de son époque. L’Évangile a littéralement transformé leur vie et, à mesure qu’ils abandonnaient les vices vers lesquels ils s’étaient tournés pour trouver du réconfort dans leur misère, ils ont commencé à prospérer. Wesley s’est alarmé des résultats en constatant que leurs enfants, élevés dans un cadre plus prospère que leurs parents, s’intéressaient davantage aux choses de ce monde qu’aux choses spirituelles.

Dans le récit à la fois joyeux et triste de l’Histoire du christianisme en Angleterre, deux personnes se détachent dans mon esprit. Petr Chelčický, qui disait aux gens de creuser et de chercher les anciennes fondations plutôt que de prendre un morceau de décombres pour les fondations. Et John Smyth, qui semblait parfois agir de manière irréfléchie sur la base de la lumière qu’il avait, mais qui restait toujours prêt à obéir lorsque d’autres lumières lui étaient révélées. C’est ainsi que Dieu peut rassembler les croyants.

Il y a près de quarante ans, ma femme et moi avons assisté à une série de réunions de réveil parrainées par toutes les Églises évangéliques de la ville moyenne où nous vivions alors. Les messages que nous avons entendus soir après soir mettaient l’accent sur la nécessité d’une purification personnelle. Un chrétien ne peut pas prospérer ou servir Dieu efficacement s’il néglige de s’occuper du péché dans sa propre vie. Nos cœurs étaient touchés par ces messages. Mais nous avons regardé autour de nous et nous nous sommes demandé ce qui nous arriverait, à nous et aux autres personnes ressuscitées. Je connaissais des membres de plusieurs de ces Églises et je savais que chacune d’entre elles connaissait de graves controverses et dissensions internes. Sans parler des différences doctrinales entre les dénominations. À l’époque, il y avait onze dénominations différentes dans cette ville qui pouvaient être classées comme évangéliques. Aujourd’hui, ce nombre serait plus proche de vingt. Pourquoi les évangélistes n’ont-ils pas adressé aux Églises le même message qu’aux individus ? Combien de temps un chrétien réveillé pourra-t-il rester dans une Église qui ne l’est pas ? Y avait-il un espoir de réveil authentique dans ces Églises ? Malheureusement, j’ai dû conclure que la réponse était non. Dès le début, elles avaient été fondées sur un morceau de végétation, et non sur le vrai fondement.

BIBLIOGRAPHIE

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Coggins, James Robert. L’assemblée de John Smyth. Waterloo, Ontario : Herald Press, 1991.

Morgan, Edmund S. The Puritan Dilemma. Boston, Mass.: Little, Brown and Company, 1958.

Morgan, Edmund S. Visible Saints. Ithaca, N.Y.: Cornell University Press, 1963.

Powell, Sumner Chilton. Puritan Village. Middletown, Connecticut: Wesleyan University Press, 1963.

The Mennonite Encyclopedia. Scottdale, Pennsylvanie: Mennonite Publishing House, 1956. (Articles sur l’Angleterre et John Smyth.)

Trevelyan, George Macaulay. L’Angleterre à l’époque de Wycliffe. Londres : Longmans, Green and Company, 4e édition, 1909.

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Verduin, Leonard. The Reformers and Their Stepchildren. Grand Rapids, Michigan: Wm. B. Eerdmans, 1964.

Verduin, Leonard. L’anatomie d’un hybride. Grand Rapids, Michigan: Wm. B. Eerdmans, 1976.

Wagner, Murray L. Petr Chelčický. Scottdale, Pennsylvanie: Herald Press, 1983.

Willison, George F. Saints et étrangers. New York: Reynal & Hitchcock, 1945.