Le mot

Attention, j’entre en scène, les trois coups sont frappés.
Je vais dire un seul mot, tu ne vas pas l’aimer.
C’est un mot tout petit que tu m’as dit haïr.
Pourtant ce mot maudit, laisse-moi te le dire.

« Pécher. » « Les péchés. ». « Le péché. »
C’est un mot, c’est un verbe à conjuguer : « Pécher. »
Une action que je fais, je m’en donne le droit.
Je choisis de la faire ou la fais malgré moi.

« Les péchés ». Ils sont là, car je les ai commis.
Je peux les ignorer, ils restent sur ma vie.
Mais je ferme les yeux, ça n’appartient qu’à moi.
Mes péchés sont cachés, personne ne les voit.

Nom commun singulier à mon être attaché,
« Le péché » vit en moi et j’en suis héritier.
Il habite en mon âme et depuis ma naissance
Il domine sur moi, j’en ai pris conscience.

Il ne me gênait pas, mais voici qu’un jour J,
J’ai commis un péché qui bouscula ma vie.
Mon péché était là et j’en fus tourmentée.
Je me dis ; « J’ai eu tort, mais comment réparer ? »

« J’ai fait ce qui est mal et condamné en autrui,
Je voulais faire le bien, je n’ai pas réussi. »
J’avais déjà tenté et voulu résister,
Je n’avais pas la force de vaincre le péché.

J’avais parfois choisi de tricher, de mentir,
Mais à ce moment même, je peux bien te le dire,
J’ai pleuré d’impuissance, comment sortir de là ?
Jésus avait vaincu, je ne le savais pas.

Pour que l’homme soit libre, Christ a payé le prix
La liberté s’acquiert, mais ce n’est pas gratuit.
Tu me dis préférer une vie entachée,
Simplement tu refuses qu’on parle de péché.

Voilà que je t’ennuie, car à tout bien peser,
Si Dieu n’existait pas, pourquoi se purifier ?
Tu nommes liberté ce que Dieu nomme souillure,
Tu as d’autres principes, le plaisir est plus sûr.

Tu sais bien cependant que ce que tu refoules
Reste inscrit en toi-même, t’enveloppe d’un moule.
Tu deviens insensible et ton cœur s’endurcit,
Car te voilà esclave de ton péché chéri.

Mon ami, repens-toi et sors du péché.
Avec Jésus-Christ on n’est plus prisonnier.
Je sais de quoi je parle et je vis libérée,
Par la grâce de Dieu, du pouvoir du péché.

Annick Markmann

La foi anabaptiste-mennonite est d’origine très ancienne

Mission

Il y a de cela des centaines d’années,
dans la forêt profonde, au sein d’une tribu,
un missionnaire était venu pour annoncer,
le pardon des péchés, par la mort de Jésus.

Cette Bonne Nouvelle, il vint la proposer,
à des hommes sanguinaires, vivant en débauchés,
adorant mille dieux tous plus exigeants
et à qui ils offraient des sacrifices sanglants.

C’était une mission difficile, dangereuse,
d’autant que la tribu se trouvait gouvernée,
par une reine tyrannique et ombrageuse,
qui invita notre prêcheur à déjeuner.

Quel présent offrir à l’hôtesse redoutable ?
Il ne possédait rien que sa prédication
révélant à toute âme ce qu’elle a d’abhorrable
afin qu’elle se repente, change de direction.

Il se souvint avoir, au fond de son bagage,
un miroir face-à-main, à monture d’argent,
lui venant de sa mère, gardé précieusement.
Il alla à la reine, offrir son héritage.

La femme l’attendait. Il donne selon l’usage,
son cadeau dont l’éclat révélait la valeur.
Mais lorsque l’hôtesse y mire son visage,
elle pousse un grand cri en découvrant l’horreur.

Car la dame était laide, d’une grande laideur.
Jeté à terre, le miroir qu’elle piétine est brisé.
Les gardes ont saisi notre prédicateur,
qui osait dévoiler péchés, défauts cachés.

Annick Markmann

Le son de pas

Le Royaume annoncé par Daniel

Je ne le savais pas

J’avais pris l’habitude, au temps où j’enseignais,
de m’occuper d’abord, de toute ma maison.
Et le soir venu, lorsque tous dormaient,
je préparais mes cours, faisais les corrections.

Ce soir-là, cette nuit, car très tard il était,
j’avais enfin fini tout ce qui m’incombait,
mon cartable était prêt, ma journée prenait fin,
je pouvais me coucher, dormir jusqu’à demain.

J’étais lasse à l’extrême de cette vie terrible,
sans jamais une pause, sans atteindre une cible.
Les jours se succédaient et j’étais épuisée.
Je me sentais si seule et tellement chargée.

Je n’avais plus la force de lutter pour survivre.
J’aspirais à partir vers un lieu de repos
où je serais comprise, déchargée des fardeaux.
C’était trop lourd pour moi, je ne voulais plus vivre.

Mais j’étais partagée, car j’aimais mes enfants.
Ils étaient fragiles, jeunes encore, ils m’aimaient.
Et que deviendraient-ils si je disparaissais ?
Il y avait mon mari et aussi mes parents.

Vue de l’extérieur, seule je n’étais pas.
Et pourtant je l’étais au plus profond de moi.
Quelqu’un sonde nos cœurs et nos reins, il nous voit.
Quelqu’un me connaissait, je ne le savais pas.

Avant de me coucher, mes enfants j’embrassais.
Dans sa chambre chacun paisiblement dormait.
Un baiser sur le front et puis je ressortais.
Un désespoir sans nom, ce soir-là m’étreignait.

Malgré tous ceux que j’aime, ai-je alors pensé,
je me sens seule au monde, ça ne peut pas durer.
Quittant la chambre de mon fils, je pleurais,
alors sur mon épaule, une main se posait.

Une main irradiant courage, amour réel.
Et une voix très douce à mon cœur parlait :
« Tu n’es pas seule, moi je suis là. », dit-elle.
Peine et pensées de mort, à l’instant, s’enfuyaient.

Une douce présence de paix m’enveloppa.
Qui était près de moi, qui me parlait ainsi ?
Sans hésiter, c’était le Prince de la Vie,
Je n’en ai pas douté, Jésus-Christ était là.

J’ai retrouvé des forces et un sens à ma vie.
Il est intervenu à de nombreux instants.
Je me souvins qu’Il est la Parole et je lis,
la Bible chaque jour, depuis ces doux moments.

Il est comme un ami, Jésus, mon Rédempteur.
Je ne suis jamais seule, son Esprit me conduit.
Dans les jours difficiles, il est mon sûr appui.
Il est fidèle et bon, en Lui est le bonheur.

– Annick Markmann

Prions pour Haïti

Notez que le fait que j’appelle à prier pour Haïti ne signifie pas que j’oublie la misère dans d’autres pays tels que : la Syrie, le Yémen, l’Ukraine, les Soudans, la RDC, etc. J’essaie de souvent prier pour les pauvres âmes dans ces pays, et d’autres.