Et si je rate?

Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence; dans toutes tes voies connais-le, et il dirigera tes sentiers.

Proverbes 3. 5, 6

Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui.

Psaume 37. 5

Si je rate…

Devant les portes du centre d’examen, les étudiants se pressent. Après avoir travaillé dur, ils viennent passer aujourd’hui “le concours”, but de leurs efforts. Les candidats sont nombreux, mais très peu seront pris.

En attendant qu’on les appelle, certains discutent:

– Quand je pense que tout mon avenir va se jouer dans les heures qui viennent, j’ai froid dans le dos, gémit Romain.

– J’ai tout misé sur ce concours. Si je rate… Non, je n’ose même pas y penser… marmonne un autre étudiant.

– Moi, si je rate, je n’ai plus d’avenir, déclare un redoublant.

Luc écoute ses camarades en silence. Lui aussi a travaillé dur. Il est stressé ce matin, comme tout le monde. Il aimerait bien réussir. Mais Luc est chrétien, et son état d’esprit est différent. Il s’est bien préparé, mais il a remis à Dieu son Père l’issue de ses efforts. “Si je rate?” Eh bien, Luc sait que Dieu fait travailler toutes choses – toutes, donc aussi un échec éventuel – pour son bien (Romains 8. 28).

Jeunes croyants, estimez comme une expérience particulièrement utile de traverser ces moments d’incertitude avec Dieu. N’oubliez pas non plus le vrai but de votre vie, votre avenir céleste, qui vous est déjà assuré. Quel contraste avec ceux qui n’ont pas d’espérance! Vous avez appris à vous mobiliser pour réussir une étape de votre vie sur la terre. Que cela vous aide à vous consacrer au Christ, à mieux l’aimer, le connaître, le suivre et le servir.

Je me souviens des jours où j’étais tellement stressé à cause de mes examens du Bac, auxquels je me sentais mal préparé parce que toute mon éducation s’était effectuée à distance. Les espoirs que mon père fondait sur mes résultats me pesaient énormément. Je ne parvenais pas à me soustraire à la crainte de sa réaction lorsqu’il verrait mes notes, qui seraient certainement plus basses qu’il n’espérait. Je dramatisais; déprimé,  j’avais des insomnies. Quel poids pour mon jeune âge!

Dieu n’a pas voulu que l’homme ait à supporter ces épreuves par sa propre force. Certains y parviennent, mais d’autres ne supportent pas le pression que la société exerce sur eux et finissent par craquer, tombant dans les abîmes de la déprime, de la révolte ou du suicide. Si j’avais été plus attentif à la voix de Dieu à cette époque, j’aurais compris qu’il me chuchotait doucement que je n’avais pas à supporter ce fardeau, qu’il avait porté mes épreuves pour moi sur la croix, et que si seulement j’acceptais son sang rédempteur et que je lui confiais toute ma vie, sachant qu’il il est tout puissant, et qu’il connaît déjà mon avenir, j’aurais pu être beaucoup plus serein.

Souvenons-nous que même si nous raton l’une des épreuves que la société cherche à imposer sur nos vies, rien n’est perdu, et que Dieu a un plan pour nous qui dépasse ce que nous imaginions. Dieu n’a pas seulement besoin de bacheliers, de professeurs, d’hommes d’affaires, ou encore de théologiens. L’homme le plus doué du monde est inutile à Dieu, s’il n’a pas l’humilité de soumettre sa vie à la volonté de son Créateur. Dieu n’a jamais créé de la camelote. Chaque homme peut lui être utile d’une manière entièrement unique.

 

Le duc et le galérien

À l’époque où la France entretenait encore une flotte importante de galères sur la Méditerranée, il y avait parfois de nombreux prisonniers politiques et religieux qui étaient condamnés à devenir galériens, ce qui était un sort bien moins enviable que celui de croupir en prison. Mais on sait aussi qu’il y avait de nombreux criminels à bord, qui méritaient de perdre leur liberté.

Ce récit n’est pas celui des Huguenots galériens que l’on peut lire dans des livres tels que « Le baron de Salgas » de Sabine Malpach. Je suis sûr que vous avez tous lu des romans ou des histoires vraies au sujet de ceux qui furent condamnés aux galères injustement. La petite anecdote dont je vais parler n’a rien à voir avec ces injustices. Il s’agit d’une histoire vraie dont la morale est à la portée de tous.

Un duc, personnage éminent à la cour de Louis XIV, était de visite à Marseille. Il décida de monter sur une galère. En marchant parmi les galériens, le duc se mit à en interroger certains, leur demandant pourquoi ils se trouvaient à bord. L’un des galériens invoqua une fausse accusation, l’autre dit que le juge avait été corrompu, et ainsi de suite tous les galériens interrogés semblaient être victimes d’une justice partiale et corrompue.
Mais un homme fit exception; il dit : «Monsieur, je mérite mon sort. J’ai volé de l’argent. Je suis le seul coupable. »
Après un instant de réflexion de duc répliqua : « Ah maraud! Que fais-tu donc en compagnie de tous ces honnêtes hommes? Sors d’ici, tu ne mérites pas d’être parmi eux! » C’est ainsi qu’un galérien pénitent retrouva la liberté.

La clé de ma liberté se trouve là aussi : avouer. Avouer que j’ai péché, que je suis un pécheur de nature, et que j’ai cruellement besoin de pardon. Ce n’est pas en avouant que j’ai transgressé que je suis déclaré juste; au contraire, cette justice vient de Dieu à travers notre foi en Jésus-Christ. Mais la confession est un pas important vers la repentance et la foi salutaire.

Le péché est si trompeur. Il peut être tellement difficile à reconnaître en nous-même. Il est pénible d’avouer le péché ouvertement. Cela peut mener au pécher de l’autojustification ou du pharisaïsme; péché rarement confessé, mais si souvent présent dans nos vies.

Jésus fait grâce aujourd’hui… mais demain?

Là où le péché abondait, la grâce a surabondé.

Romains 5. 20

Maintenant… la justice de Dieu est manifestée…, la justice de Dieu par la foi en Jésus Christ envers tous, et sur tous ceux qui croient.

Romains 3. 21, 22

Aujourd’hui Jésus pardonne

On raconte qu’un prince parcourait les rues de sa ville, en Inde, lorsqu’il aperçut un attroupement. On lui amena alors un homme surpris en flagrant délit de vol afin qu’il le punisse. Le prince répondit simplement: “Je ne suis pas au tribunal, je fais grâce à cet homme”. Puis il conseilla au voleur de changer de conduite. Cet homme, heureux d’être laissé en liberté, avait une belle occasion de devenir honnête, mais il préféra continuer à voler et finit même par tuer. Arrêté et emprisonné, il fut à nouveau conduit devant le prince, mais au tribunal cette fois-ci. Il avait espéré encore le pardon, mais il fut condamné à la pendaison. Peut-être comprit-il, malheureusement trop tard, qu’il avait abusé de la grâce dont il avait bénéficié.

La Bible déclare que nous sommes tous injustes et pécheurs devant le Dieu saint (Romains 3. 10, 23). Mais Dieu est aussi amour (1 Jean 4. 8) et il nous révèle sa grâce merveilleuse accordée par Jésus, mort pour nos fautes et pour nos péchés (1 Corinthiens 15. 3). Ne méprisons pas sa bonté. Dieu nous assure que celui qui entend sa parole, et qui croit en Jésus le Sauveur, a la vie éternelle. Il ne viendra pas en jugement, mais il passe de la mort à la vie (Jean 5. 24). Jésus Christ est aujourd’hui le Sauveur; un jour il sera le Juge de ceux qui auront refusé son pardon. “Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longue attente, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance?” (Romains 2. 4)

Nourriture équilibrée

Mettez la Parole en pratique, et ne vous contentez pas de l’écouter.

Jacques 1. 22

Équilibre spirituel

Les médias nous donnent beaucoup de conseils raisonnables pour garder une bonne forme physique: “Mangez de façon équilibrée – ni trop salé, ni trop sucré, ni trop gras… Adaptez votre alimentation à votre âge… Faites de l’exercice”.

On peut transposer ces principes à la santé spirituelle du chrétien. Il se nourrit par la lecture de la Bible. Il y a certains principes à respecter:

– Manger de façon équilibrée: On recommande de varier les aliments (légumes, féculents, laitages…) pour ne pas souffrir de carences. De même, il est bon de lire toute la Parole de Dieu. Elle comporte des enseignements riches et variés; ne nous limitons pas toujours aux mêmes textes. Je me souviens d’un temps dans ma vie où je ne lisais que dans les épîtres de Paul. Bien qu’il y ait beaucoup d’enseignements et de nourritures spirituelle dans ses écrits, cela de vite monotone et lassant: je tombais si souvent sur les mêmes versets. Il faut lire l’Ancien Testament aussi, car celui-ci comporte un nombre surprenant de parallèles avec la vie du chrétien. Il est bon de connaître l’histoire du peuple de Dieu. Les Évangiles sont aussi très nécessaires car ils contiennent les paroles de Jésus lui-même, en termes simples, (pas aussi détaillé que Paul, mais applicable à toutes les situations de la vie).

– Ni trop salé, ni trop sucré, ni trop gras: La Parole contient des exhortations et avertissements, des consolations, des enseignements doctrinaux… Si nous ne lisons que des paroles sévères, nous serons découragés. Si nous nous limitons aux encouragements, nous risquons d’être satisfaits de nous-mêmes. Nous avons besoin aussi de la saine doctrine, pour vivre à la gloire de Dieu.

– Adaptez votre alimentation à votre âge: Un jeune enfant n’a pas les mêmes besoins qu’un adolescent, un adulte ou une personne âgée. Recueillons dans la Parole de Dieu ce qui correspond à notre âge spirituel. L’enfant a besoin des histoires principales de l’Ancien Testament ainsi que du contenu des quatre Évangiles. L’adolescent à besoin des mises en garde et des encouragements à vivre une vie simple, près de Dieu, fuyant le péché et la tentation.

– Faites de l’exercice: Si quelqu’un mange sans jamais faire d’exercice, sa santé en souffrira. De même, il n’est pas sain pour un chrétien de lire sa Bible toute la journée. Ce qu’il a lu, il doit l’assimiler et le mettre en pratique dans sa vie quotidienne. En ceci se trouve le point le plus difficile de la vie chrétienne pour la majorité d’entre nous. Il y en a tant qui veulent apprendre plus de théologie, mais si peu qui sont prêts à utiliser leur connaissances en pratique. C’est souvent par orgueil que nous voulons apprendre, pour pouvoir à notre tour « conseiller » d’autres personnes. Cela est contraire à l’esprit de l’Évangile. Il ne faut pas faire de l’exercice seulement dans quelques domaines (ceux où nous excellons), soyons disposés à humblement exercer chaque partie de notre corps spirituel, quitte à commettre des erreurs dont d’autres pourraient se moquer.

Mourir tranquille

Nous supplions pour Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui.

2 Corinthiens 5. 20, 21

Mourir tranquille

Lors du décès d’un célèbre commentateur sportif, les médias rappelaient un des mots qui l’avaient rendu populaire: “Maintenant, on peut mourir tranquille”. Il l’avait prononcé en commentant la victoire de l’équipe de France de football en finale de la coupe du monde. Ses paroles allaient probablement au-delà de ses pensées, mais elles témoignaient de sa passion pour le foot. Son plus grand souhait venait d’être exaucé, et sur le moment, il en éprouvait une pleine satisfaction.

Mais est-ce suffisant pour mourir tranquille? Le penser serait de la légèreté, de l’insouciance grave. Il faudrait être bien inconscient pour déclarer pouvoir mourir tranquille sans être en règle avec Dieu. Nos passions ne doivent pas nous faire oublier la solennité du moment où nous serons face à face avec Dieu. Il y a bien longtemps, un prophète avertissait chacun: “Prépare-toi à rencontrer ton Dieu” (Amos 4. 12). Nous avons besoin de nous préparer, car nous sommes par nature ses ennemis dans nos pensées. Mais il nous a donné le moyen d’être réconciliés avec lui par la mort de son Fils, car Jésus Christ a “fait la paix par le sang de sa croix” (Colossiens 1. 20). Ainsi la foi en Jésus Christ, et elle seule, nous procure une justice qui nous permet d’avoir la paix avec Dieu. Alors seulement, la mort peut être envisagée avec sérénité car Dieu, juge de tous (Hébreux 12. 23), recevra celui qui l’a cru comme un enfant bien-aimé, pardonné de ses péchés et réconcilié avec lui par le sacrifice de Jésus Christ.

Lu à l’arrière d’un bus

Vu à l’arrière d’un bus au Manipour, dans les montagnes du nord-est de de l’Inde :

« Est-ce que vous suivez Jésus d’aussi près que vous me suivez? »

Le souvenir enfoui de notre enfance

L’Éternel répondit à Job:… Mènes-tu la grande Ourse avec ses filles? Connais-tu les lois des cieux?

Job 38. 1, 32, 33

Job répondit à l’Éternel:… Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu: C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre.

Job 42. 1, 5, 6

Souvenir enfoui

Toute la famille s’est convertie à Jésus, mais Marc, le fils aîné, résiste. Il est même violent. Sa famille prie pour lui, mais les années passent sans apporter aucun changement…

Devenu musicien, Marc est connu et très sollicité. Alors qu’il rentre, après une soirée tardive, à l’orée de la forêt il lève les yeux. Il est alors saisi par la beauté d’un ciel étoilé. Il a toujours aimé la nature… Devant la grandeur du spectacle, il réalise soudain sa petitesse, son néant. Il pense aux mauvais traitements qu’il fait subir à sa mère, et se met à pleurer. Il prie: “Seigneur, tu es un grand Dieu, et moi je suis un pauvre type. Il faut que ça change, Seigneur”. Alors, dans la nuit solitaire, Marc joue à la trompette un air de cantique que sa mère affectionne. Il chante aussi.

Tout à coup, il entend un léger bruit. À quelques pas, un homme sanglote, tenant à la main un nœud coulant. Il explique: “J’allais mettre fin à mes jours, lorsque vous avez chanté un air que ma mère me chantait lorsque j’étais petit. Je suis un homme désespéré”. Marc invite alors l’homme à le suivre. Ils se rendent ensemble à la maison paternelle. Il est trois heures du matin, mais la chambre des parents est encore éclairée. Marc frappe à la porte. Les jeunes gens pénètrent dans la chambre où les parents de Marc étaient en prière pour leur fils. Tous les quatre se mettent à genoux, et Marc et son compagnon se tournent vers le Sauveur…

Parents chrétiens, ne désespérons pas. “La fervente supplication du juste peut beaucoup” (Jacques 5. 16).