Le « plein » quotidien

Ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas.

Ésaïe 40. 31

Ils marchent de force en force.

Psaume 84. 7

“Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner” (2 Timothée 3. 16). La façon dont l’Éternel a nourri le peuple d’Israël dans le désert est un exemple de ces images que Dieu utilise pour notre instruction.

Au lever du jour, il envoyait du ciel la manne, un aliment complet qui donnait les forces pour la journée. Avant que le soleil ne la fasse fondre, chacun devait en recueillir ce qu’il lui fallait pour la consommation de sa famille. De même, prenons le temps chaque matin de lire une portion de la Parole de Dieu pour découvrir toujours à nouveau les qualités de Christ, de sa vie de dévouement. Cela nous sera utile aussi dans nos relations avec ceux qui nous entourent. Faisons-le avant que les occupations de la journée n’accaparent notre temps et notre attention.

On ne pouvait pas faire de provisions pour le lendemain, car la manne ne se conservait pas. Le contact quotidien avec Dieu est indispensable. Il ne s’agit pas d’accumuler des connaissances, mais de trouver, au jour le jour, les forces qu’il veut nous donner.

Pendant les quarante ans que dura la traversée du désert, la manne ne manqua jamais. Jusqu’à notre arrivée dans le ciel, soyons certains que Dieu sera fidèle. Il ne nous a pas donné lors de notre conversion un stock d’énergie pour toute notre vie, mais il se tient en permanence à notre disposition. Prenons l’habitude de trouver à la source inépuisable de son amour l’énergie renouvelée dont nous avons besoin, un jour après l’autre.

LE NOM DE JÉSUS

Il est un nom à nul autre semblable,
Un nom si grand, mais si plein de douceur,
Précieux nom, ô nom incomparable,
Tu fais brûler et tressaillir mon cœur.

Nom de Jésus, nom de ma délivrance,
Ô nom béni qui sauve le pécheur,
Nom de l’amour, et nom de l’espérance,
Rien n’est plus doux ni plus cher à mon cœur.

Jésus soulage et calme la souffrance,
Il chasse l’ombre et les nuages noirs.
Quand on est las et qu’on perd confiance,
Il rend au cœur et l’ardeur et l’espoir.

Ce nom si grand demeure d’âge en âge,
La gloire humaine un jour s’effacera.
Perçant la nuit, triomphant des orages,
Ce nom sublime à jamais brillera.

Nom de Jésus, Fils bien-aimé du Père,
Nom qui s’élève au-dessus de tout nom,
Un jour viendra où ciel, enfer et terre
Lui rendront gloire et se prosterneront.

R. Demaurex

Dieu sait pourquoi

[Voici un poème que j’ai trouvé récemment et que je voulais partager avec mes lecteurs. J’ai récemment eu quelque mal à m’approcher de Dieu, sans réellement savoir pourquoi. Maintenant je me réjouis d’être plus près de lui à nouveau et j’aimerais encourager chacun à ne pas perdre courage]

La vie est pleine de mystère,
De vains élans vers la lumière,
D’espoirs tombés dans la poussière,
Et Dieu seul connaît pourquoi.

Prière encore sans réponse,
Beau rêve auquel le cœur renonce,
Nouvelle épreuve qui s’annonce,
Et Dieu seul connaît pourquoi.

Un voile couvre toute chose,
La fleur se fane à peine éclose,
Là-bas, un être aimé repose,
Et Dieu seul connaît pourquoi.

La nuit m’enferme, mais qu’importe!
Dieu tient la clé de chaque porte;
Le jour approche qui m’apporte
La réponse à mes pourquoi.

J’attends le jour où tout s’éclaire
Au plan d’amour d’un tendre Père.
Sa vue illuminant ma foi,
En ce jour, je saurai pourquoi.

G. Isely

Bavarder chaque jour avec notre Créateur

Et Jacob nomma ce lieu, Péniel (face de Dieu); car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face et mon âme a été délivrée. Genèse 32.30

Quelle pensée! Voir Dieu face à face! Quelle expérience!
Avez-vous déjà pensé qu’il vous est possible de ressentir la même sensation? Non seulement lorsque vous arriverez au ciel, après une vie au service de Dieu, mais aussi ici-bas.
« Comment? » dites-vous, « impossible! ». Impossible en effet pour l’homme « animal » (matérialiste). Cependant l’homme spirituel consacré à Dieu devrait voir Dieu, c’est grave si vous ne l’avez jamais vu! Dans l’évangile selon Matthieu, chapitre 5, verset 8 nous lisons « heureux ceux qui ont le cœur pur; car ils verront Dieu ». Croyez-vous que cette promesse ne s’applique qu’au ciel? Physiquement oui; mais je crois que les hommes au cœur pur (les vrais disciples de Jésus) peuvent « voir Dieu » à leur manière chaque jour. Bien que nous ne le voyions pas physiquement, je suis convaincu que cette expérience peut être tout aussi satisfaisante.

Évidemment, il y a des expériences qui revêtent beaucoup plus d’importances dans notre mémoire que d’autres, peut-être parce qu’elles étaient l’aboutissement d’un long temps de luttes au cours duquel nous avions oublié Dieu, ou n’avions pas voulu tout lui abandonner.
L’expérience de Jacob fut toute spéciale : il dut lui aussi se repentir de son manque de foi en Dieu, de son orgueil, et se rendre compte de son impuissance face aux troupes de son frère Ésaü. Ce n’est qu’une fois cela terminé que l’Éternel put l’utiliser et l’encourager en lui accordant une vision de lui.

Quand avez-vous vu Dieu dernièrement? Avez-vous au moins en mémoire le jour où il est venu vous pardonner tous vos péchés, lorsque votre cœur a été rempli de joie et d’amour parce que vous vous étiez enfin remis à lui? Lorsque le poids de vos péchés ne vous empêchant plus de vous réjouir et de chanter, vous avez entonné chant après chant, tant votre reconnaissance débordait? Si vous n’avez pas vécu un tel moment de paix, de joie et d’amour, il serait temps de vous demander si vous vivez pleinement votre vie chrétienne et si vous êtes réellement régénéré. Non pas que je veuille planter le doute dans les cœurs des justes : il arrive parfois que la nouvelle naissance passe presque inaperçue, surtout si elle advient lorsqu’on est relativement jeune, mais je pense que ceux d’entre vous qui êtes réellement nés de nouveau saurez de quoi je parle.

Mais se peut-il que Dieu nous permette de le voir régulièrement : à tous les ans? À toutes les semaines? À chaque instant même? Pourquoi pas? Lorsque je vois un jeune mendiant et que je lui donne un peu d’argent ou quelque fois un repas, n’est-ce pas à mon Seigneur que je le fais? (Matt. 25.40) Donc en quelque sorte, j’ai vu l’une de ses facettes. N’est-ce pas que l’homme a été façonné à l’image de Dieu (même si aujourd’hui l’homme se trouve dans un état bien dégradé)? Lorsque je vois un éléphant, un lézard, un singe ou un perroquet, n’est-ce pas là la création de Dieu? Je vois donc l’œuvre de Dieu et comment il a s bien agencé toutes choses. Lorsque j’entends le vent souffler, ou que j’écoute un chant, ne sont-ce pas des sons que Dieu seul pouvait créer? Imaginez un univers sans sons…
Quand je vois le Mont Everest, ou les Alpes, ou la vallée du Saint-Laurent, ou encore les abeilles butiner sur les centaurées, n’est-ce pas un témoignage poignant du sens de la beauté que Dieu a? Combien mieux sera le paradis!
Enfin, lorsque je lis la Bible, qu’elle me parle, me dit où j’ai erré, ce que je devrais changer, ou encore lorsque l’Esprit vient me réconforter, n’est-ce pas connaître la personnalité, le caractère de Dieu?

Lorsque nous avons un cœur pur, prêt à écouter Dieu à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, il peut venir nous voir n’importe quand et nous parler face à face. Nous pouvons lui confier nos craintes et nos peines, ainsi que nos joies, et il comprendra, conseillera, réconfortera. Amis, prenez le temps de lui parler quelques fois. C’est là ce qu’il y a de plus précieux dans la vie.

Bon courage.

Comment fêtez-vous Noël?

HOURRA, UN FILS…

C’est la joyeuse exclamation qui retentit dans un village de Sibérie. Les parents nourrissaient depuis longtemps le désir d’avoir un enfant. A présent, ils veulent partager leur joie avec des amis et des connaissances en les invitant à une fête en l’honneur du nouveau-né.
Par un froid piquant, de nombreux invités se rendent dans la modeste demeure de la jeune famille. A leur arrivée, ils enlèvent leurs gros manteaux et pénètrent dans le salon bien chauffé pour admirer le petit enfant en compagnie de leurs amis. Bientôt la chambre se remplit et la maman dépose son fils dans un panier d’osier dans le hall d’entrée pour le soustraire au bruit et à la cohue.
Les invités se succèdent en toujours plus grand nombre au foyer et chacun déguste dans la bonne humeur la viande, le pain, le gâteau et la vodka qu’on leur sert en abondance. Tous sont pleins d’entrain et les rires se prolongent jusque tard dans la nuit glaciale.
Soudain, vers minuit, la maman se lève pour rejoindre son enfant, mais dans le hall d’entrée une pile de gros manteaux est entassé sur la corbeille du nouveau-né. «Oh, mon enfant!» s’écrie-t-elle horrifiée. Elle se met à enlever un vêtement après l’autre. Enfin, elle aperçoit un coin du panier et le libère de la charge qui le dissimule. Vite, elle prend l’enfant dans ses bras, le serre contre elle et le recouvre de baisers, mais le garçon ne donne plus signe de vie.Désespérée, elle le secoue doucement et le caresse – rien n’y fait, il est mort étouffé.

OUBLIER L’ESSENTIEL!

Le nouveau-né qui représentait la véritable raison d’être de la fête a été oublié et a étouffé! Les invités étaient trop occupés à manger, à boire et à se réjouir.

Une telle tragédie ne vous arriverait certainement pas, pensez-vous. Et pourtant… Peut-être avez-vous aussi oublié la véritable signification de la fête de Noël. Les achats, les cadeaux, les mets recherchés, le sapin, les cartes de vœux et les rencontres de famille remplissent votre agenda, votre cœur et vos pensées. Au milieu de tous ces préparatifs effrénés, vous oubliez le véritable sens de cette fête. La raison d’être de Noël, la naissance de Jésus, est mise de côté et est étouffée par d’innombrables activités.

Jésus-Christ est exclu de sa propre fête et n’y trouve aucune place. Comme jadis à Bethléem, lors de sa naissance, il n’y a aujourd’hui pas de place pour Lui dans nos vies, ni dans nos cœurs. Quelle tragédie!
Serait-ce la raison pour laquelle de nombreuses personnes éprouvent un vide intérieur, des sentiments de tristesse, de solitude et de désespoir à Noël?

LA RAISON

…pour laquelle nous fêtons Noël réside dans la naissance de Jésus-Christ. Il n’est pas venu dans ce monde pour être fêté, mais pour apporter une solution au problème essentiel de l’homme. Il sait que l’égoïsme, la fraude, l’immoralité et la désobéissance à l’égard de Dieu nous rendent malheureux. Il est mort sur une croix pour subir la punition que mérite notre rébellion contre Dieu.
La Bible nous dit que tout homme qui se repent, se détourne de sa vie d’égoïsme et de péché, et qui accepte Jésus comme maître de sa vie, reçoit de Dieu une vie nouvelle et entre dans une communion étroite avec Lui. Comme à sa naissance Jésus a apporté la gloire dans la sombre étable de Bethléem, de même Il apporte la lumière, la joie et l’espérance à votre cœur.
J’ai moi-même pris cette décision il y a quelques années, peu avant Noël, et j’ai pu commencer une vie nouvelle et pleine de sens. Profitez vous aussi de ces jours de fête pour recevoir dans votre cœur le Fils de Dieu comme votre Sauveur personnel. C’est ainsi seulement que vous découvrirez la véritable joie de Noël, profonde et durable – ou bien, allez-vous encore une fois fêter Noël sans Jésus?

L’aventure extraordinaire d’une Bible

Un récit véridique d’Irlande

Un après-midi monotone de janvier, une jeune veuve était assise dans son agréable logis dans un quartier aisé de Dublin. Tout respirait le bien-être et le confort dans sa demeure. Pourtant, elle se sentait misérable. Mrs. Blake, c’était son nom, était une catholique fervente et consciencieuse, mais la question du pardon des péchés ne lui laissait point de repos. Ni les devoirs religieux qu’elle accomplissait fidèlement, ni ses nombreuses prières ne lui apportaient la paix du cœur. Au contraire, plus elle se donnait de peine, plus le fardeau de ses péchés la faisait souffrir.
Elle alla trouver son confesseur et lui avoua ouvertement son état d’âme. Celui-ci lui conseilla de faire de bonnes œuvres, en vue de la distraire de ses sombres pensées et de l’aider à trouver quelque satisfaction. Puis il lui accorda l’absolution qui est la rémission des péchés. Mais son cœur n’en fut nullement soulagé.
Un jour, alors qu’elle était plongée dans ses pensées, on frappa à sa porte et le prêtre se présenta subitement devant elle.
«Que dois-je faire», lui demanda-t-il, «pour vous libérer de votre tristesse et de vos troubles?»
«Ah, mon Père, vous êtes bon et vous avez assurément fait tout ce qui était en votre pouvoir; je regrette de vous occasionner tant de peine, mais le poids de mes péchés continue de peser si lourdement sur mon cœur.»
L’ecclésiastique eut une réplique saugrenue: «Avez-vous déjà entendu parler de cet acteur comique qui donne des représentations en ville? Il fait rire les gens aux larmes, à en oublier toute peine. Vous devriez absolument aller le voir.»
«Mais, mon Père, vous ne dites pas cela sérieusement!»
«Oui, sérieusement. Cette représentation vous fera du bien. Je vous ai même apporté un billet d’entrée. Allez-y sans crainte, je vous l’ordonne. Ne me contrariez pas.»
Il ne resta pas d’autre choix à Mrs. Blake. Elle se mit en route le jour suivant. Partout de grandes affiches annonçaient les représentations qui avaient lieu dans l’immeuble «Rotunda». Ce dernier abritait plusieurs locaux où se déroulaient différentes manifestations. La jeune veuve arriva sur place suffisamment tôt et, apercevant des personnes qui se dirigeaient vers l’entrée d’une salle, elle les suivit et prit place.
Un homme monta sur la scène et entonna un hymne. Toute l’assemblée se mit à chanter. Mrs. Blake prit soudain conscience qu’elle assistait à un service religieux. Elle ressentit une folle envie de fuir. Comment se pouvait-il qu’elle se soit jointe à des chrétiens évangéliques?
Puis, il se fit un grand silence. Quelqu’un se leva pour prier. Mrs. Blake n’avait jamais assisté à pareille réunion et il lui semblait que chaque mot de la prière qu’elle entendait se gravait dans son cœur. Tout était si différent de ce qu’elle avait connu dès son jeune âge. Pas une fois, les mots «Bienheureuse Mère de Dieu», qui figuraient dans son livre de prière, ne furent prononcés. Pourtant, les paroles exprimées firent une profonde impression sur elle.
Elle fut encore plus surprise en entendant que la conférence avait pour thème: «Le pardon des péchés.» Etait-ce un hasard ou la providence de Dieu? En dépit de son malaise, elle écouta la prédication avec un intérêt croissant.
Le texte était tiré du chapitre 10 de l’Épître aux Hébreux: «C’est en vertu de cette volonté (celle de Dieu) que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque fois le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi; car, après avoir dit (Jér. 31:33-34):
Voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit. Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités. Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.»
Le prédicateur donna des explications faciles à comprendre. Il proclama à tous le plein pardon des péchés grâce à Jésus-Christ, victime sacrifiée une fois pour toutes sur le Mont Golgotha. Il affirma que Dieu offrait le salut gratuitement et sans condition à quiconque le désirait. Il n’y avait qu’à l’accepter par la foi. Mrs. Blake écoutait ces paroles avec beaucoup d’attention. Son cœur ressemblait à une terre desséchée qui soupirait après l’eau. Elle n’avait jamais entendu un tel message. Il lui semblait trop beau pour être vrai. Comme elle aurait désiré en entendre davantage! Mais l’heure était avancée. Après une courte prière, l’auditoire se dispersa.
Le cœur rempli de joie, elle se dirigea vers l’orateur. Celui-ci fut agréablement surpris de rencontrer une âme aussi assoiffée de vérité. Il prit le temps de lui lire d’autres passages des Saintes Écritures. Lorsqu’il apprit que Mrs. Blake ne possédait pas de Bible, il lui remit la sienne en la priant de la lui rapporter quelques jours plus tard. C’est avec un cœur joyeux et une profonde reconnaissance qu’elle s’en alla rapidement, désireuse de lire la précieuse Parole.
Les jours suivants, elle fut très occupée à rechercher les passages indiqués, à les lire et à se laisser imprégner par ces vérités. La lumière se fit dans son esprit. Le poids de ses péchés disparut et l’assurance du salut, le pardon et la paix de Dieu envahirent son cœur.
Puis, vint le jour où elle dut rendre la Bible à son propriétaire. Avant de se mettre en route, elle voulut profiter une dernière fois de cette lecture. Plongée ainsi dans la méditation des Saintes Écritures, elle n’entendit pas arriver le prêtre. Elle le salua, quelque peu gênée, et il l’observa attentivement, surpris de la trouver si calme et si confiante.
«Comment allez-vous?» demanda-t-il. «Qu’avez-vous vécu à la Rotunda? Je ne vous ai pas aperçue à la première messe de dimanche. Etiez-vous malade?»
Que devait-elle répondre? Elle avait décidé de ne pas divulguer son secret. Mais elle se mit, malgré elle, à raconter ouvertement au confesseur ce qui lui était arrivé. Elle aperçut immédiatement un durcissement dans le regard du visiteur qui devint froid et hostile. Elle sentit que l’homme était profondément offensé.
Avec autorité, il lui ordonna: «Donnez-moi ce livre; vous l’avez lu sans permission et vous courez le danger d’une condamnation éternelle si vous le gardez.»
«Mais il ne m’appartient pas, laissez-le moi, je vous en prie», supplia-t-elle. Le prêtre le lui arracha des mains et le mit dans sa poche. Puis, il quitta la pièce, le visage menaçant.
Remplie d’effroi, Mrs. Blake se retrouva seule dans son logis. Comment allait-elle rendre la Bible à son propriétaire? Elle n’avait plus son adresse, puisque celle-ci figurait sur une des pages du précieux livre. De plus, elle revoyait sans cesse le regard menaçant du prêtre.
La pauvre veuve ne savait que faire. Les jours s’écoulèrent lentement. Le confesseur ne revint pas, ce qu’elle aurait craint, d’ailleurs. Poussée par l’obligation de rendre le livre au prédicateur, elle chercha un moyen de le récupérer. Elle devait se rendre auprès du prêtre. Elle n’y parvint cependant qu’après avoir hésité durant deux semaines.
La demeure de l’ecclésiastique se trouvait près d’un couvent dont il avait la charge en tant que confesseur. Une nonne ouvrit la porte à Mrs. Blake, lui demanda son nom et la raison de sa venue. D’un air dédaigneux, elle reprit: «Oui, le Père est chez lui, entrez.» Elle la fit pénétrer dans une chambre. O stupeur! La veuve y trouva un cercueil avec la dépouille du confesseur. Atterrée, elle entendit la nonne lui glisser à l’oreille: «Il est mort en vous maudissant; vous lui avez donné une Bible et il m’a chargée de vous dire qu’il vous maudissait. Sortez maintenant.» Incapable de réaliser ce qui lui arrivait, elle se retrouva soudain dans la rue.
Les semaines s’écoulèrent. Mrs. Blake devait sans cesse réfléchir aux événements des mois écoulés. La joie du pardon remplissait son cœur; elle avait acheté une Bible qu’elle lisait journellement. Cependant, elle était troublée en pensant au prêtre. Son dernier regard, ses ultimes paroles, sa mort soudaine, ce terrible message! Les paroles bibliques qui lui avaient apporté la joie et la paix, n’auraient-elles pas été valables pour lui aussi?
Un jour, une femme voilée arriva chez Mrs. Blake. Dégageant quelque peu l’étoffe autour de sa tête, elle laissa apparaître son visage que la veuve reconnut aussitôt. C’était la nonne du couvent.
La visiteuse s’exclama: «Je dois me dépêcher, mais j’ai deux choses à vous dire. Premièrement, sachez que je vous ai dit un horrible mensonge. Votre confesseur est mort en vous bénissant de tout son cœur. Le jour avant son décès, il m’a priée de vous faire savoir qu’il avait aussi obtenu le pardon de ses péchés et l’assurance du salut grâce à ce livre et, durant toute l’éternité, il vous remerciera de lui avoir fait connaître le Sauveur. J’ai déjà demandé pardon à Dieu, et vous, pouvez-vous me pardonner aussi?»
«Assurément, du fond de mon cœur», répondit Mrs. Blake, étonnée. «Mais pourquoi ce mensonge?»
«Parce que je vous détestais. J’aimais notre confesseur et je pensais que vous l’aviez induit en erreur. Je le croyais condamné à cause de vous. Après sa mort, j’ai éprouvé une forte envie de lire comme lui ce livre. Je fus très intéressée, puis fascinée. Maintenant, j’ai trouvé, moi aussi, le pardon et la paix de mon Sauveur. J’ai étudié la Bible pendant ces quelques semaines et je vous la rapporte aujourd’hui. La voici. Encore une chose: je me suis échappée du couvent et je pars pour l’Angleterre ce soir. Je désirais vous rendre cette Bible et vous dire que je vous serai reconnaissante toute ma vie de m’avoir montré comment je pouvais obtenir le pardon de mes péchés. Au revoir, que Dieu vous bénisse! Nous nous retrouverons au ciel.»
Il y eut un moment d’émotion, puis les deux femmes se séparèrent. Mrs. Blake se demanda si elle venait d’avoir un rêve. Cette Bible était-elle réellement là, sur la table, devant elle? Le précieux livre venait d’opérer trois miracles: trois âmes avaient été conduites de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière.
Imaginez la surprise et la joie du prédicateur lorsque Mrs. Blake vint lui rendre sa Bible en lui faisant part des fruits qu’elle avait produits.
La promesse divine suivante s’était réalisée: «Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins» (Ésaïe 55:11).
Cher lecteur, chère lectrice, qu’en est-il de toi, lis-tu la Bible? Cette Parole vivante de Dieu, a-t-elle touché ton cœur? Laisse-nous te donner ce conseil: lis ta Bible chaque jour.
«Les Saintes Écritures peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ» (II Timothée 3,15).
Traduit librement de «The International Mission to Miners» Northwood (England)

La cigale et la fourmi (version d’Yves Prigent)

Blog de yves :Poésie et Evangile, La cigale et la fourmi

Le chrétien cigale
S’amusant tout l’été
N’était pas matinal
Quand il fallait prier.

Quand le froid fut venu
N’avait rien préparé
Et très vite dépourvu
Devant l’adversité.

Mais le chrétien fourmi
Amassa tout l’été
Consultant les Écrits
Son âme rassasiée.

Quand le froid fut venu
Il était à l’abri
Car Dieu avait pourvu
Malgré les ennemis.

Cette fable adaptée
Pour la vie du croyant
Prouve que la piété
Renie les négligents.

Lecture: Hébreux 2 v 3:
Comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut?