Le salut peut être perdu

Voici quelques pensées additionnelles tirées d’un livre intitulé Doctrine et pratique bibliques.

Les Écritures enseignent clairement que le salut dépend du fait d’être trouvé dans un état de fidélité quand nous arrivons à la fin de notre vie.

Jésus a dit : « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13). À l’ange de l’Église de Smyrne le Seigneur a dit : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apocalypse 2.10).

Pierre a écrit : « Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné » (2 Pierre 2.21).

L’enseignement de la sécurité éternelle comme enseigné abondamment dans la chrétienté aujourd’hui est très pernicieux. Il y a beaucoup de gens qui mettent leur confiance sur une touche de Dieu ou une expérience, quelque part dans leur vie, qui les a rendus fils de Dieu pour toujours. Ils se croient sauvés, même si coupables de péchés qui sont assez évidents pour les exclure du royaume de Dieu. De telles personnes ont devant eux une déception terrible.

Il y a une sécurité éternelle dont Jésus a parlé lorsqu’il a dit : « Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père » (Jean 10.28-29).

Cette sécurité dépend toutefois sur l’obéissance et la fidélité, comme l’apôtre Pierre a enseigné dans 2 Pierre 1.5-16 où il recommande les vertus chrétiennes nécessaires pour la vie spirituelle. Il conclut : « C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée » (2 Pierre 1.10-11).

Lire aussi: Sécurité ou insécurité éternelle?

Une arme imparable

Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu; Éphésiens 6. 17

Car la parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles, et jugeant des pensées et des intentions du cœur; Hébreux 4. 12

Voir un autre bon article au sujet de la lecture de la Bible ici.

César Malan, lors d’un voyage en train de Genève à Paris, partageait son compartiment avec un homme qui, le voyant lire sa Bible, se mit à attaquer avec véhémence la doctrine chrétienne. Chaque argument reçut pour réponse un texte biblique, César Malan ne se risquant même pas à l’expliquer ni à le commenter. Toutes les fois que le contradicteur essayait d’échapper par une autre remarque, Malan répondait par un nouveau verset de l’Écriture.

À la fin, le voyageur exaspéré s’écria: “Est-ce que vous ne comprenez pas que je ne crois pas votre Bible et qu’il est inutile de me la citer?” La seule réponse que donna Malan fut: “Si vous ne croyez pas…, dit Jésus, vous mourrez dans vos péchés” (Jean 8. 24).

Quelques mois plus tard, Malan reçut une lettre dont le nom de l’auteur lui était inconnu. La voici: “Je vous ai enfin retrouvé et me suis procuré votre adresse. Notre rencontre dans le train a été le grand tournant de ma vie. Ce jour-là, vous avez pris l’épée de l’Esprit qui m’a transpercé de part en part; chaque fois que j’essayais de parer, vous me donniez un nouveau coup de son tranchant. Vous m’avez fait sentir que ce n’était pas vous que je combattais, mais Dieu.”

Tandis que Malan lisait cette lettre, il se souvint de l’épisode et comprit que l’épée de l’Esprit avait fait son œuvre.

(Je ne me permets pas de juger si Henri Abraham César Malan a en tout point été un exemple dans la foi. Je sais qu’il avait un caractère fort et qu’il n’était pas entièrement dans la lignée de l’Église de Dieu, mais je crois qu’il a laissé plusieurs bon témoignages, notamment des cantiques. Je me permets donc de citer cette histoire, trouvée sur un site internet auquel je suis abonné. Nous pourrions apprendre beaucoup de cet exemple.)