Rescapé malgré moi

Voici un livre passionnant que je viens de lire et que je recommande à tous.

« Rescapé malgré moi »

Koeun Path et Fidji Path-Laplagne

Le livre du mois : « Rescapé malgré moi » Koeun Path et Fidji

Koeun, né d’une famille pauvre et paysanne profite du privilège qu’il a d’aller faire des études pour devenir professeur dans une école primaire dans la capitale du Cambodge : Pnom Penh. Il vit une vie agréable et reposante aux côtés de son meilleur ami Théng, qui est également professeur. Cette situation perdure jusqu’au jour où la capitale est prise par les Khmers rouges (communistes cambodgiens faisant partie de l’Angkar) ; sa situation et celle de sa famille change ainsi radicalement dans la mesure où ils sont contraints de s’exiler et de quitter la ville pour aller rejoindre des camps de travaux forcés.  Le génocide cambodgien est alors entamé par les directives du Kampuchéa démocratique, ce qui contraint Koeun et ses amis à fuir le Cambodge pour espérer atteindre la Thaïlande. Un dangereux et incroyable périple s’engage, réussiront-ils à traverser la frontière pour pénétrer dans ce pays ?

Sans trop vous gâcher la surprise et vous dévoiler encore plus l’histoire voici plusieurs pensées et réflexions que j’ai eues en lisant ce livre :

  • La lecture de cette biographie m’a permis à nouveau de me rendre compte de l’étendue de la souveraineté de Dieu. On voit que quand Dieu désire sauver quelqu’un autant de la mort physique que de la mort spirituelle, il le fait sans problèmes et fait tout concourir au bien de ceux qu’il a prédestinés et connus d’avance. Les événements, les curieuses coïncidences et toute la chance qu’a eu Koeun nous montre qu’il y a bien une personne toute-puissante au contrôle de l’histoire, même quand tout va pour le pire.
  • La miséricorde et l’amour de Dieu ressortent aussi de manière significative dans l’histoire narrée par Koen. Il l’a sauvé de la mort bien plus d’une fois et s’est même révélé à lui directement et spontanément dans sa détresse.
  • Ce livre nous ramène à la réalité de ce monde en nous montrant à quel point l’homme est tortueux et méchant. Il m’a personnellement permis d’en apprendre plus sur l’histoire (donc de me cultiver) et sur le génocide cambodgien, un événement qui a tout de même bien marqué le dernier siècle.Très bon style facile à lire. Toutes les phrases et tous les mots sont écrits de telle façon qu’on ne peut pas s’empêcher de continuer à le dévorer !
  • Une dernière chose qui m’a marquée est la progression du livre : le suspense est gardé de sorte qu’on ne réalise qu’à la fin la nouvelle identité du personnage principal, désormais devenu chrétien. Le résumé du livre n’est pas explicite quant à la conversion de Koeun à Christ, ni le titre d’ailleurs ; ce qui laisse une intrigue intéressante au lecteur qui doit surement se demander : « Mais où est-ce que Koeun veut enfin en venir ? Qu’est ce qui différencie son témoignage et sa personne ? » Ce dernier sera bien comblé de réponses dans les derniers chapitres du livre qui rendent compte de la régénération de Koeun et de ses premiers contacts avec une chrétienne et l’Évangile.
 

Ce livre est  aussi bien accessible aux chrétiens et aux non-chrétiens, il serait très intéressant de l’offrir à nos amis non-croyants, peut-être spécialement à ceux qui sont asiatiques et qui ont connu ou des parents qui ont connu ce genre d’expériences. Cela les motivera à lire ce livre, qui raconte une histoire qui se démarque des autres, car elle pointe non vers le locuteur mais vers Christ, le seul Sauveur et Seigneur qui soit !

À la recherche de la vraie vie

[Cet article est tiré du calendrier 2015 de La Bonne Semence. Son auteur est un lecteur de ce cybercarnet qui commande et distribue des traités de la SEBT en France]

“Élevé dans le catholicisme, je me posais pourtant des questions: “Pourquoi existe-t-on? Où va-t-on après la mort?”

Alors, je me suis mis à lire des livres “existentialistes” qui incitent à se poser des questions, mais n’offrent aucune réponse. Voulant connaître d’autres religions, j’ai vécu, entre autres, avec des moines bouddhistes.

Finalement, en lisant le Nouveau Testament, j’ai été de plus en plus impressionné par la personne de Jésus Christ. D’abord par ses miracles, ensuite par la sagesse, par l’amour et par la liberté d’expression qu’il avait face aux religieux. J’ai donc décidé de lire la Bible. Personne ne m’a influencé, j’étais seul! J’ai compris tout d’un coup qu’il n’y avait pas d’autre chemin que Jésus. Dieu m’a montré qu’il me fallait choisir. J’ai brûlé alors tous les autres livres religieux que je possédais. Mais je restais encore troublé.

J’ai prié Dieu: “Fais quelque chose pour moi; j’ai lu dans ton Livre que tu avais des disciples. Si tu en as encore aujourd’hui, permets-moi d’en rencontrer au moins un qui puisse m’aider”. Je n’en ai parlé à personne, mais deux jours après, alors que je faisais de l’auto-stop, un homme m’a pris dans sa voiture et m’a dit: “Je suis chrétien, je crois en Jésus Christ, il est mon Sauveur”, et il m’a annoncé l’évangile. Heureux de voir que Dieu répondait à ma prière, j’ai compris qu’il ne m’en voulait pas, mais que, bien au contraire, il s’intéressait à moi.”

“Au cours du trajet, j’ai expliqué au chrétien qui m’avait accueilli dans sa voiture que je connaissais un peu la Bible mais que mes questions étaient encore sans réponse. En me citant des textes de la Bible il m’a parlé du problème du péché et m’a montré ce qui m’empêchait de trouver le chemin de la vie éternelle: “Entre toi et Dieu, il y a un mur, c’est tout le mal que tu as fait. Dieu te demande de te repentir”. Alors j’ai commencé à confesser mes péchés à Dieu, cela a duré une semaine. Cependant j’avais entendu parler de condamnation et cela m’angoissait à cause de tout le mal que j’avais fait… je ne serais pas pardonné! Peu après, j’ai revu ce chrétien qui m’a annoncé la bonne nouvelle du salut: Jésus Christ a été crucifié pour nos péchés, il est ressuscité, celui qui croit en lui est pardonné et reçoit la vie éternelle gratuitement… De joie, je n’arrivais pas à le croire.

Le lendemain, après avoir lu un passage des Écritures, j’ai prié et me suis confié au Seigneur. Je me suis emparé par la foi des promesses divines, notamment de celle-ci: “Celui qui croit en moi a la vie éternelle” (Jean 6. 47). C’est à ce moment-là que je suis né de nouveau (Jean 3. 7), c’est-à-dire que, à partir de là, j’ai commencé une nouvelle vie, avec le Seigneur Jésus dans mon cœur. Je sais que Dieu est mon Père et que rien ne peut me séparer de lui. Je passerai l’éternité avec lui, dans le bonheur parfait, en compagnie de tous ceux qui auront également fait confiance à Jésus, notre seul Sauveur.”

d’après Pierre Danis