Qui ?

Te souviens-tu, ami, de l’histoire entendue,
de nos premiers parents et du fruit défendu.
Comment la mort surgit et comment le bonheur
d’une vie de confiance s’était enfui sur l’heure.

Quand Adam se voit nu, de la peur il ressent.
Des feuilles d’un figuier, il fait un vêtement.
Il est pris de panique, il entend venir Dieu,
tente de se cacher avec Ève, à ses yeux.

« Adam, où es-tu ? » Dieu qui l’aime l’appelle.
« Qui t’a dit que tu es nu ? » Dieu l’interpelle.
Aucune voix audible avant n’avait rien dit,
alors pourquoi Adam soudain avait-il fui ?

À l’intérieur de lui, quelqu’un avait parlé.
Quelqu’un qui parle en nous dévoile nos péchés.
Nous le connaissons tous, il met nos âmes à nu.
Si nous nous égarons, il nous dit : « Que fais-tu ? »

Ce quelqu’un là, c’est la conscience.

Silencieux, dans la nuit, il avance à grands pas,
caché dans son manteau, il s’appelle Judas.
Il a vendu Jésus trente pièces d’argent,
C’est le prix d’un esclave qu’il a reçu comptant.

Il était un disciple et bien plus un apôtre,
il a fait des miracles avec les onze autres.
Il aimait trop l’argent, et les trente deniers
étaient assez tentants pour le faire bifurquer.

Mais les pièces reçues vont lui brûler les doigts,
et au sol dans le temple, il les jette. Pourquoi ?
Qui le pousse à aller dire aux principaux prêtres,
« J’ai vendu l’innocent et j’ai trahi mon maître. »

Ce quelqu’un là, c’est la conscience.

Un combat comparable trouble le jour suivant,
l’âme d’un autre apôtre, tu vas voir comment.
Pierre, sûr de lui, n’avait-il pas clamé
qu’il ne pourrait jamais, Jésus abandonner ?

On se souvient de la réponse que fit le Maître :
« Au chant du coq, tu m’auras renié trois fois. »
Pierre dans le Prétoire, s’approche d’un feu de bois
Un soldat s’y chauffant prétend le reconnaître.

« Tu es de ses disciples, toi ? – Je n’en suis pas ! »
Pour la troisième fois, Pierre le renia.
À ce moment précis, un coq avait chanté.
Le regard de Jésus vers Pierre s’était tourné.

Pierre a quitté les lieux, il pleure amèrement.
Dis-moi ce qui soudain lui arrache ces larmes,
ce qui vient l’éclairer et ce qui le désarme,
lui montrant la laideur de ses trois reniements ?

Ce quelqu’un là, c’est la conscience.

C’est elle qui depuis notre enfance nous donne,
d’évaluer le poids de nos agissements.
Elle ne nous lâche pas, nous parle et nous talonne.
On ne peut l’écarter, elle pointe présent.

On se laisse reprendre ou on lui dit : « Tais-toi !
Je ne t’ai pas sonnée, j’en ai marre, laisse-moi ! »
Mais on la sait tenace, on en est héritier.
Elle est la sentinelle, qui garde nos sentiers.

Le péché a bon goût et procure du plaisir.
On restait hésitant, cependant il attire.
La tentation est là et qui va résister ?
Dans le feu du désir, la voix s’est estompée.

Elle renaîtra ensuite, le péché consommé,
et elle est insistante, on se sent accusé.
Il est trop tard alors, l’acte a été commis,
il est là bien présent et inscrit dans la vie.

Les fautes accomplies, qui peut les effacer ?
Qui peut te purifier du poids de ton passé ?
Face à ce grand dilemme, il te faut un Sauveur
Qui saura te garder en tout lieu, à toute heure.

Jésus est ce Sauveur si tu veux l’accepter.
Il a déjà payé le prix pour ton péché.
Et si tu es sincère, si tu désires changer,
Il viendra, en Seigneur, en toi, pour y régner.

-Annick Markmann

Au commencement

Tu m’avais demandé de t’écrire une histoire
Inspirée de la Bible, afin de t’éclairer.
Je vais donc essayer et te donner à croire
Les débuts de ce monde et de l’humanité.

Au commencement, Dieu crée, est-il écrit,
Les cieux, la terre et tout ce qu’elle contient.
Des atomes terrestres, il forme l’être humain.
Lui donne son esprit, le souffle de la vie.

Il choisit de faire l’homme à l’image de Dieu.
Il crée l’homme et la femme, puis ainsi les bénit :
« Multipliez-vous, devenez très nombreux,
Que la terre soit remplie ; vous soit assujettie. »

Il était en Éden, un luxuriant verger
Où Dieu avait planté des arbres par milliers.
C’est là, dans ce séjour, qu’Il plaça les humains.
Chaque soir, Dieu venait les voir, dans le jardin.

L’homme se nourrissait de plantes variées
Et des fruits délicieux qu’il pouvait récolter.
Il poussait cependant au centre du jardin,
Deux arbres dont le nom n’était pas anodin.

L’arbre de la vie, se nommait le premier.
Il donne la vigueur et ses feuilles guérissent.
Son fruit est nécessaire afin qu’il nourrisse
Une vie qui s’étend jusqu’à l’éternité.

Une vie abondante dans la contemplation
Des bleutés paysages au rythme des saisons.
Une vie de liberté, une vie d’adoration
Et avec Dieu toujours, une vraie communion.

L’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Tel était le nom du deuxième dont Dieu dit :
« Tu n’en mangeras pas. Si tu goûtes à son fruit,
Tu mourras. » Interdiction claire et loyale !

Dans le jardin, les animaux étaient nombreux
Et le serpent était le plus rusé d’entre eux.
À la femme il susurre : « Dieu a-t-il vraiment dit,
Des arbres du jardin, ne mangez pas les fruits ? »

« Les fruits de tous les arbres chaque jour nous mangeons
Un arbre du jardin seulement fait exception.
Dieu nous l’a interdit, de peur que nous mourions. »
« Vous n’allez pas mourir, mais son fruit est trop bon ! »

« Vous serez comme Dieu, vous deviendrez puissants. »
Séduite, Ève en mangea, en donna à Adam.
L’humanité ainsi, faisait le choix fatal,
De décider, sans Dieu, ce qui est bien ou mal.

Voilà, je t’ai décrit ce qui est arrivé,
Cet instant décisif où tout a basculé.
Un homme, une femme, toute l’humanité,
Deux arbres, deux paroles, deux destinées.

La voix du serpent ou bien la voix de Dieu,
La mort ou bien la vie, l’enfer ou bien les cieux.

Annick Markmann

Confession de foi des vaudois, datée de l’an 1120

CONFESSION DE FOI DES ANCIENS VAUDOIS

(p.79-87 de l’Histoire des vaudois de Jean-Paul Perrin, p. 284-285 du Miroir des martyrs anglais. Ce texte est adapté du texte de Perrin, lui-même une traduction de l’occitan.)

DATÉE DE L’AN 1120.
[Notez bien : 50 ans avant la conversion de Pierre Valdo (ou Vaudès)]

Comme les vaudois étaient très anciens et répandus dans de très nombreuses parties du monde, il arriva qu’ils furent contraints, de temps à autre, à la demande de ceux parmi et avec lesquels ils vivaient, de rendre compte de leur foi ; c’est pourquoi les diverses confessions des vaudois furent rédigées et subsistent encore.

Notre intention n’est toutefois pas de les rapporter toutes, mais simplement d’en présenter une ou deux, qui sont célèbres depuis les temps anciens et comptées parmi les meilleures.

Jean-Paul Perrin le Lyonnais, dans son Histoire des vaudois (Ire partie, liv. I, p. 79-87 de l’original ; traduite du français en néerlandais par J. M. V., p. 43) fait mention d’une certaine confession des vaudois, dans laquelle ils parlent de divers articles de foi, en particulier des Saintes Écritures. En voici une copie fidèle :

Article I. Nous croyons et tenons fermement tout ce qui est contenu dans les douze articles du Symbole, appelé Symbole des apôtres ; et tenons pour hérésie tout ce qui s’en écarte et ne s’accorde pas avec lesdits douze articles.

Article II. Nous croyons qu’il y a un seul Dieu, Père, Fils, et Saint-Esprit.

Article III. Nous reconnaissons et tenons pour Saintes Écritures canoniques les livres de la Sainte Bible, à savoir ceux-ci : Les cinq livres de Moïse, appelés la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome ; Josué, les Juges, Ruth, 1 Samuel, 2 Samuel1, 1 Rois, 2 Rois, 1 Chroniques, 2 Chroniques, 1 Esdras, Néhémie, Esther, Job ; le livre des Psaumes, les Proverbes de Salomon, l’Ecclésiaste, le Cantique de Salomon ; la prophétie d’Ésaïe, Jérémie, les Lamentations de Jérémie, Ézéchiel, Daniel ; Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habakuk, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie.

Viennent ensuite les livres des Apocryphes, qui n’ont pas été reçus par les Hébreux ; c’est pourquoi nous les lisons, comme le dit Jérôme de Stridon dans la préface des Proverbes, pour l’instruction du peuple, mais non pour confirmer l’autorité des doctrines de l’Église. Ils sont : 3 Esdras, 4 Esdras, Tobie, Judith, Sagesse ; l’Ecclésiastique, ou Siracide ; Baruch, avec la lettre de Jérémie ; les additions au livre d’Esther, du dixième chapitre jusqu’à la fin ; le Cantique des trois enfants dans la fournaise ardente ; l’histoire de Suzanne ; l’histoire du Dragon ; 1 Maccabées, 2 Maccabées et 3 Maccabées.

S’ensuivent les livres du Nouveau Testament : les Évangiles selon Matthieu, Marc, Luc et Jean ; les Actes des Apôtres ; les épîtres de Paul : Romains, 1 Corinthiens, 2 Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, 1 Thessaloniciens, 2 Thessaloniciens, 1 Timothée, 2 Timothée, Tite, Philémon, Hébreux ; l’épître de Jacques ; 1 Pierre, 2 Pierre ; 1 Jean, 2 Jean, 3 Jean ; l’épître de Jude ; l’Apocalypse de Jean.

Article IV. Les livres mentionnés ci-dessus enseignent ceci : qu’il y a un seul Dieu, tout-puissant, parfaitement sage et parfaitement bon, qui a créé toutes choses par Sa bonté ; qu’Il a formé Adam à Son image et à Sa ressemblance ; mais que, par l’envie du diable et la désobéissance d’Adam, le péché est entré dans le monde, et que nous sommes pécheurs en Adam et par Adam.

Article V. Que Christ a été promis aux pères, lesquels ont reçu la loi, afin que, connaissant par elle leur péché, leur injustice et leur insuffisance, ils désirent la venue de Christ ; afin qu’Il fasse satisfaction pour leurs péchés et accomplisse Lui-même la loi.

Article VI. Que Christ est né au temps fixé par Son Père ; c’est-à-dire au temps où toute iniquité abondait ; et cela non à cause des bonnes œuvres, car tous étaient pécheurs, mais afin qu’il nous fît grâce et miséricorde, comme Celui qui est véritable.

Article VII. Que Christ est notre vie, vérité, paix, justice, berger, avocat, sacrifice et sacrificateur ; qu’Il est mort pour le salut de tous ceux qui croient, et qu’Il est ressuscité pour notre justification.

Article VIII. Et, de même, nous tenons fermement qu’il n’y a pas d’autre médiateur et avocat auprès de Dieu le Père que Jésus-Christ. Mais en ce qui concerne la vierge Marie, nous tenons qu’elle a été sainte, humble et pleine de grâce ; de même, nous croyons au sujet de tous les autres saints qu’ils attendent au ciel la résurrection de leurs corps au jour du jugement.

Article IX. Nous croyons qu’après cette vie, il n’y a que deux lieux : l’un pour les sauvés, l’autre pour les damnés, que nous appelons Paradis et Enfer ; et nous nions totalement le purgatoire, imaginé par l’Antéchrist et forgé contre la vérité.

Article X. Nous avons également toujours cru que toutes les inventions humaines, les jours de fête, les vigiles des saints, l’eau que l’on dit bénite, l’abstinence de viande à certains jours, et choses semblables, mais surtout les messes, sont une abomination indicible devant Dieu.

Article XI. Nous avons en abomination toutes les inventions humaines, comme provenant de l’Antéchrist, lesquelles apportent du trouble et nuisent à la liberté de l’esprit.

Article XII. Nous croyons que les sacrements sont des signes de la chose sainte, ou des formes visibles de la grâce invisible ; et nous estimons qu’il est bon que les croyants fassent de temps en temps usage de ces signes ou formes visibles, lorsqu’il leur est possible de le faire ; néanmoins, nous croyons et soutenons également que lesdits croyants peuvent être sauvés sans recevoir ces signes, lorsqu’ils n’ont ni le lieu ni le moyen de les recevoir ou d’en user.

Article XIII. Nous n’avons jamais reconnu d’autre sacrement que le baptême et l’eucharistie.

Article XIV. Nous devons honorer les puissances séculières par la soumission, l’obéissance, l’empressement et le paiement de ce qui leur est dû.

Les quatorze articles ci-dessus sont extraits d’un livre intitulé L’Almanach spirituel, ainsi que des Mémoires de Georges Morel. Voir aussi J.-P. Perrin, Histoire des vaudois, Iʳᵉ partie, liv. I, chap. 12, p. 79–87.

Voir les sites suivants :

https://temoinanabaptiste.com/2017/01/22/confession-de-foi-des-vaudois-de-lan-1120/

https://www.info-bible.org/livres/Histoire.Eglise.Vaudoise.2/16.htm

Cliquer pour accéder à waldensian_confession_1120.pdf

Une autre confession vaudoise datant de 1541 se trouve ici : https://www.jstor.org/stable/24282260

Cependant, il faut garder à l’esprit que la foi de ces vaudois commençait peut-être déjà à dériver, étant donné que peu de temps après on les voit prendre les armes pour se défendre et ensuite se fondre avec les protestants, alors que leurs origines étaient très différentes.

  1. Cette confession très ancienne est traditionnellement rattachée à l’an 1120. Toutefois, la forme sous laquelle elle est transmise ici semble avoir été remaniée ou mise en ordre à une époque plus tardive. La division des livres de Samuel et des Rois selon l’usage moderne, ainsi que la place des Actes immédiatement après les Évangiles, correspondent davantage aux usages bibliques réformés des XVIᵉ-XVIIᵉ siècles qu’à ceux des manuscrits vaudois médiévaux, dont l’ordre des livres varie et ne suit pas toujours cette disposition. Cette mise en forme pourrait venir de Perrin lui-même ou de l’une de ses sources, notamment les matériaux attribués à Georges Morel, dans lesquels on relève quelques différences. Il faut donc distinguer entre le fond doctrinal vaudois ancien du texte et sa présentation actuelle, probablement retouchée à l’époque de la Réforme ou après celle-ci. — NDLT ↩︎

Naissance du petit Louis

Louis Godefroy Dominique Andries est né ce matin à 3 h 51.

Il dort en ce moment. Il mesure 54 cm et pèse près de 3,7 kilos.

Nous remercions Dieu qu’il se porte bien, ainsi que sa mère, et que le travail n’ait pas été très long.

Ce fut quand même intense, l’occasion pour le père de réfléchir aux conséquences d’une désobéissance dans la Genèse.

Voilà donc une nouvelle page de la vie qui commence pour nous. Un être à aimer, un être a protéger, un être à élever. La marche est haute.

Priez pour nous.

Hugues et Amy Andries,

Des parents comblés et bénis.

infolettre du missionnaire anabaptiste – août 2020

Bonjour à tous! Nous je ne vous ai pas (complètement) oublié!

Merci pour votre patience. Depuis que je suis marié, je n’ai pas beaucoup de temps pour ce site. Je crois que les infolettres ne vendront qu’une ou deux fois par an.

Missionnaire anabaptiste – au sujet du site

Peu de choses ont changé sur le site dans la dernière année. Je n’ai presque rien publié, à part quelques articles reblogués.

J’ai aussi travaillé à mettre à jour et améliorer les pages de mon site qui sont réservées au soutien linguistique et spirituel des missionnaires de l’Église de Dieu en Christ (mennonite) établis dans les pays francophones.

Je deviens quoi, moi? (ou nous, plutôt)

Pour ceux qui ne me connaissent pas bien, je rappelle que je suis enseignant dans une petite école chrétienne au Québec. Pendant l’année scolaire, je travaille aussi pour la SEBT (dont je vais parler un peu plus bas) les soirs et les samedis.

En été, je n’ai pas besoin d’étudier beaucoup pour l’école, bien que j’essaie d’y accorder quelques heures par semaine, ce qui est plus difficile qu’il ne pourrait y paraître! Je puis donc m’adonner plusieurs jours par semaine au travail de correspondant pour la Société évangélique de bibles et traités. Une fois que j’ai rattrapé le courrier en français venant d’Europe ou du Canada, ce qui est normalement déjà beaucoup pour moi, j’ai souvent le temps d’aider le ministre qui s’occupe du courrier venu d’Afrique francophone ou des Antilles, car il est justement plus occupé en été qu’en hiver, étant producteur maraîcher. Il y a aussi un livre d’histoire de l’Église et un recueil de cantiques qui sont presque terminés depuis près d’un an et qui demandent un peu d’attention pour être bouclés et peut-être publiés cet automne.

Donc, je réponds à des lettres, je fais de la traduction, de la révision/édition, je cultive des baies de camerise et je me rends disponible pour aider ici et là si quelqu’un a besoin d’aide.

Je me suis marié à Amy Friesen (du Manitoba) le 22 mars dernier. Cela fait donc environ 5 mois que nous vivons ensemble ici au Québec. Début juillet, nous avons acheté une maison d’un autre frère de l’assemblée, et nous sommes maintenant bien installé, grâce à l’aide de l’Église, tout près de mon travail, et de ma famille. Dieu a été très miséricordieux envers nous, ce pourquoi je suis très reconnaissant.

Ma soeur Astrid vient de se marier le 22 août à un de mes amis du Kentucky (É-U), Jesse Johnson. Je suis content pour eux aussi.

Dieu est si bon envers sa création. Nous recevons tellement de choses que nous ne méritions pas.

La pandémie a changé nos vies un peu, mais nous retournons à la normale. La rentrée scolaire s’annonce différente à cause de l’aspect sanitaire, mais je sais qu’avec Dieu, tout ira bien. La rentrée est fixée au 10 septembre pour notre école.

Quoi de neuf au niveau des traités?

Au bureau canadien de la SEBT, l’année 2020 prend un tour différent, avec un accroissement de la cadence de commandes dans les premiers mois de l’année, puis un ralentissement dans les 5 derniers mois, à cause de la pandémie et des difficultés des services postaux. Les services ne sont toujours pas rétablis avec certains pays. . Nous continuons d’essayer de toucher tous les pays du monde, tout en visant tout particulièrement les endroits où l’Évangile n’est pas bien connu. Internet est un outil incroyablement efficace pour cela, et nous n’en avons pas encore maîtrisé l’ampleur. Surtout depuis la covid-19, nous avons trouvé qu’internet était devenu pratiquement le seul moyen de toucher les gens, parce que nous étions tous confinés chez nous.

Nous continuons de traduire de plus en plus de traités, pour toucher presque 100 langues à ce jour (notre site web en a maintenant 33, je crois).

https://www.traitesevangeliques.org/language

Dieu continue de nous fournir les fonds nécessaires (certains d’entre vous ont fait des dons, merci!) et nous avons confiance que la majorité des traités que nous envoyons partout dans le monde sont utilisés pour la gloire de Dieu et que leur contenu parle à des centaines de milliers et probablement des millions de gens chaque année. Vous pouvez continuer d’en commander et de diriger d’autres évangélistes vers nous.

Vous pouvez en apprendre plus au sujet de la SEBT ainsi que commander des traités gratuits sur la page suivante: https://missionnaireanabaptiste.org/societe-evangelique-de-bibles-et-traites/ ou directement à travers le formulaire ci-dessous.

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Là où la SEBT a envoyé des représentants officiels, elle ne s’occupe pas uniquement de distribuer des traités et des petites bibles, mais aide aussi à soutenir des orphelinats, des maisons de retraite, des personnes en difficulté, des prisonniers, des drogués, des villageois pauvres dans des situations critiques. Ce n’est pas notre mission numéro 1 en tant qu’organisation d’évangélisation, mais cela fait partie de l’œuvre que Jésus nous a enseigné de faire pour notre prochain, et nul chrétien, quelle que soit sa profession ou sa vocation principale, ne peut ignorer ceux qui sont dans le besoin matériel ou émotionnel autour de lui.

Vous pouvez consulter le contenu des traités nouvellement rédigés en français en cliquant sur le titre.

Parus au cours de la dernière année :

Il y a aussi des nouvelles publications dans plusieurs autres langues: anglais, espagnol, italien, arabe…

Livres qui devraient paraître cette année (ou début de l’année prochaine) :

  • Voici mon héritage (rédaction terminée, il reste les cartes et la mise en page)
  • Hymnes chrétiens (494 cantiques pour le culte, corrections presque terminées, reste à contacter les ayants droit et négocier)
  • Trente-trois articles de foi (articles de foi historiques anabaptistes des années 1600)

Méditations

Faut-il lire des commentaires bibliques?

Les commentaires bibliques sont devenus un outil dont la plupart des pasteurs ne se séparent plus. Nous sommes nombreux à nous tourner vers Matthew Henry, Adam Clarke, Halley, John Gill, Jean Calvin, etc. pour comprendre certains passages de la Bible qui nous semblent mystérieux ou ambigus.

Ces commentateurs nous expliquent souvent comment les gens vivaient à l’époque de l’Église primitive ou dans le temps de Jésus. Ils expliquent comment, selon eux, différents passages des Écritures permettent de mieux comprendre les passages qui ne semblent pas facile à comprendre ou qui semblent aller à l’encontre de ce que disent d’autres passages.

Ils expliquent doctement quelle est la vraie définition des mots grecs (selon eux). Pourtant, même si je crois qu’ils ont souvent raison, je ne crois pas qu’ils soient infaillibles, car nous n’avons aucun dictionnaire du grec ancien qui date de l’époque de Jésus. L’usage de certains mots a probablement changé, tout comme les mots changent de sens en français avec le temps.

Mais est-ce que Dieu a vraiment besoin de ces commentateurs pour nous faire comprendre ce dont nous avons besoin pour vivre? N’est-ce pas mieux de lui demander ce qu’il veux que nous tirions de ces passages plus nébuleux? N’a-t-il pas promis l’aide du Saint-Esprit? Est-il bon que toute la chrétienté se laisse influencer par une douzaine de théologiens?

Il faut peut-être d’abord aller lire qui étaient ces théologiens commentateurs, avant de les lire. Est-ce que tout ce qu’ils croyaient et enseignaient est biblique? Est-ce que leurs disciples, qu’ils soient calvinistes, méthodistes, luthériens, etc., ont démontré qu’ils pratiquaient l’Évangile de Jésus? Est-ce qu’ils avaient de l’amour pour les autres hommes?

Il se trouve que, par exemple, beaucoup de ces théologiens et leurs disciples ne voyaient aucun problème à faire la guerre et tuer son prochain. Pourtant Jésus a enseigné que son Royaume n’est pas de cette terre et qu’il ne faut pas se battre, mais plutôt tendre l’autre joue. Ils ont aussi trouvé plein de raisons pourquoi les femmes n’ont pas besoin de se voiler pour prier, même si Paul a dit le contraire.

Ils ont passé beaucoup de temps à disputer des petits points de doctrine, tout comme les pharisiens, mais est-ce que leur vie a démontré qu’ils avaient l’esprit de Jésus? On a l’impression qu’ils pensaient que pour que Dieu nous approuve, il faut que nous ayons exactement la bonne croyance, la bonne doctrine, mais pas nécessairement la pratique.

Le chrétien doit faire attention à ce qu’il lit. Il ne faut pas que nous nous laissions polluer par des choses qui sont contraires à la simplicité de l’Évangile. Il ne faut pas non plus écouter ceux qui veulent diluer la force des Écritures et dire qu’il est optionnel de pratiquer certains des enseignements clairs de Jésus et des apôtres.

Efforce-toi de te montrer éprouvé devant Dieu, comme un ouvrier irréprochable, dispensant avec droiture la parole de la vérité. Mais évite les discours profanes et vains; car ceux qui les tiennent tombent toujours plus dans l’impiété […] Fuis aussi les désirs de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité et la paix avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. Et repousse les questions folles, et qui sont sans instruction, sachant qu’elles produisent des contestations.  (II Timothée 2.15-16, 22-23) Ce qui s’applique aux discours vains et profanes et aux questions folles s’applique aussi aux livres, je crois.

N’allez pas dans n’importe quelle librairie chrétienne y acheter n’importe quel livre. J’ai entendu une fois qu’un pasteur avait dit qu’« une librairie chrétienne était un bon endroit où aller si on voulait perdre son âme ». C’est vrai, il y a tellement des faussetés dans les librairies chrétiennes qu’on peut aisément s’égarer avec des livres qui s’y trouvent. Prions pour du discernement.  

Au passage, je vous conseille également de lire le blogue d’un frère d’ici (Wes Penner) qui est missionnaire au Togo avec sa famille. Il va bientôt revenir au Canada, et je ne sais pas s’il continuera d’écrire après cela. https://cacheenchrist.com/

Pour pouvoir lire régulièrement de bons articles au sujet de la foi et de l’histoire des vrais chrétiens, je conseille de vous abonner au site d’un autre frère, Robert Goodnough. https://temoinanabaptiste.com/

À la prochaine!

Merci d’avoir pris le temps de lire cette infolettre. Vos commentaires, questions et conseils sont les bienvenus!

Que Dieu vous bénisse tous!

Hugues et Amy Andries