Le Miroir des martyrs

L’anabaptiste « Frédéric Willemsz [Dirk Willems] pris après avoir sauvé la vie de l’un de ses poursuivants et ensuite brûlé hors d’Asperen, 1569 », planche 82 du Miroir des martyrs.

Le Miroir des martyrs (en néerlandais De Martelaersspiegel) est un ouvrage très important pour tout chrétien qui croit que Dieu a préservé son Église à travers les âges, comme promis dans les Saintes Écritures (Matt 16.28; 1 Thess 5.23-24; Matt 28.20; Jean 10.28-29; Phil 1.6; etc.) Il rassemble les récits de chrétiens qui ont souffert ou sont morts pour le témoignage de Jésus-Christ, depuis l’époque de Christ jusqu’au XVIIe siècle. Il présente aussi leurs convictions, plusieurs confessions de foi et de nombreux documents historiques.

L’édition originale néerlandaise fut publiée à Dordrecht en 1660 par Thieleman Janszoon van Braght, sous le titre Het Bloedigh Tooneel der Doops-gesinden en Weereloose Christenen, c’est-à-dire Le Théâtre sanglant des anabaptistes ou chrétiens sans défense. Les ajouts de la seconde édition néerlandaise de 1685 prolongent le récit jusqu’en 1672. Cette édition contient également les célèbres eaux-fortes de Jan Luyken.

Voici un lien pour lire plusieurs articles du Miroir des martyrs sur ce site: https://missionnaireanabaptiste.org/repertoire-des-extraits-du-miroir-des-martyrs/

Thieleman Janszoon van Braght naquit à Dordrecht le 29 janvier 1625, dans une famille de marchands drapiers. Il exerça le métier de son père et apprit le latin, le grec, l’hébreu, le français et l’allemand. Baptisé en 1644, il fut choisi quatre ans plus tard comme prédicateur par l’assemblée flamande de Dordrecht, dont il devint l’ancien. Il exerça cette charge pendant seize ans, sans rétribution, jusqu’à sa mort le 7 octobre 1664.

Van Braght ne composa pas son ouvrage à partir d’une seule source. Il reprit et développa une tradition de martyrologes anabaptistes plus anciens, notamment l’Historie der Martelaren de 1615 et le Martelaers Spiegel der Werelose Christenen de 1631. Il consulta aussi de nombreuses chroniques, des récits de procès, des lettres, des édits et des auteurs catholiques ou protestants. Son livre conserve ainsi des documents qui permettent d’entendre la voix des martyrs et de comprendre les accusations portées contre eux.

Le livre suit une organisation historique et doctrinale. Le premier livre traite des quinze premiers siècles, d’abord sous l’angle du baptême et de la doctrine, puis dans le récit des persécutions. Le second livre poursuit cette démarche pour le XVIe siècle et présente ensuite les martyrs anabaptistes, leurs interrogatoires, leurs lettres et leurs confessions. Les ajouts de 1685 portent le récit jusqu’aux persécutions suisses de 1671 et 1672.

Une traduction allemande parut en Pennsylvanie en 1748. Avec environ 1 512 pages, elle demeura jusqu’à la guerre d’Indépendance le plus gros livre imprimé en Amérique du Nord. Une première traduction anglaise, faite d’après l’allemand, parut en 1837. La traduction anglaise de Joseph F. Sohm, établie d’après l’édition néerlandaise de 1660, fut publiée en 1886. Une traduction française intégrale est maintenant en cours.

Voici ce que l’auteur du livre dit dans sa préface :

LA SUCCESSION DE L’ÉGLISE DE DIEU

Van Braght explique dans son introduction que la continuité de l’Église ne repose pas seulement sur une suite de personnes ou de charges. Elle se reconnaît d’abord à la fidélité à la doctrine apostolique. Il écrit :

La succession ecclésiastique peut être considérée de deux manières : premièrement, en ce qui concerne la succession des personnes ; deuxièmement, en ce qui concerne la succession de la doctrine.

La seconde est le signe et la preuve de la première, de sorte que la première ne peut subsister sans la seconde. Là où l’on trouve la seconde, il n’est pas nécessaire de rechercher la première avec autant d’attention. Mais là où les deux se trouvent dans la vérité et la sincérité, il ne faut pas douter qu’il y ait aussi la vraie et authentique Église de Dieu, dans laquelle Dieu demeurera et marchera, qui a la promesse d’une vie éternelle et bienheureuse, et au sujet de laquelle les saintes Écritures se glorifient et enseignent tant.

Ici, s’appliquent les paroles de Tertullien. Il dit : « L’Église chrétienne est appelée apostolique non seulement en raison de la succession des personnes, mais en raison de la filiation de la doctrine, puisqu’elle détient la doctrine des apôtres. » Tertullien, De praescriptione haereticorum, etc.

Cette doctrine, tous ceux qui se vantent de la vraie succession doivent la prouver à partir des vrais écrits apostoliques, puisque c’est par ce moyen que l’Église a été instituée à l’origine, établie par la suite et maintenue à travers tous les temps. Par conséquent, cette doctrine doit nécessairement, également dans ces derniers temps, être la marque de la vraie succession.

Si l’on ajoute à cela la succession commune des docteurs, nous avons tout ce qui est nécessaire à la démonstration de la vraie Église. Cela est si solide qu’on ne peut raisonnablement le contester, encore moins le réfuter.

La question est maintenant de savoir dans quelle Église la vraie doctrine apostolique a été maintenue depuis le commencement, et est toujours maintenue, ce qui est un privilège dont beaucoup se vantent. Nous leur laissons le soin de répondre à cette question et nous nous contentons du témoignage de notre conscience, comparé au saint Évangile de Christ et à la foi de la sainte Église, dont il est fait mention, tout au long des anciennes histoires ecclésiastiques..

Thieleman van Braght, introduction au Miroir des martyrs, 1659

Il apparaît donc clairement que le Miroir des martyrs est un ouvrage précieux pour comprendre comment il y a toujours eu une Église de vrais chrétiens, éparpillés dans diverses régions du monde, qui n’ont pas cédé à la sécularisation de la majorité de l’Église qui est finalement devenue l’Église catholique romaine, mais qui ont toujours persévéré dans une foi simple et non-résistante, par la force du Saint-Esprit de Dieu, par le moyen de la nouvelle naissance.

Si nous croyons cela, il devient plus clair comment Dieu a protégé son peuple et son Église à travers les temps, et cette foi, pour laquelle tant de frères et de sœurs ont donné leur corps mortel en sacrifice, devient d’autant plus précieuse.

Le Miroir des martyrs invite donc le lecteur à examiner la foi, la conduite et la persévérance de ceux qui ont cherché à suivre Jésus-Christ. Le livre ne présente pas seulement une suite de morts tragiques. Il veut encourager les croyants à demeurer fidèles à Dieu, à aimer leurs ennemis et à porter leur croix sans recourir à la violence.

Pour lire les extraits déjà publiés en français : Répertoire des extraits du Miroir des martyrs

Puissiez-vous également être inspirés par les récits de ce livre.

Voici des informations pour vous procurer des livres contenant une partie de cette histoire.

Dans le ventre de la baleine et autres histoires de martyrs chrétiens (In the Whale’s belly) James Lowry

Les Éditeurs Lampe et Lumière (pas de site web ni d’adresse courriel disponible)
26 Road 5577
Farmington, NM 87401-1436, É.-U.
Tél. : 505-632-3521 Téléc. : 505-632-1246

ou

Extraits du Miroir des Martyrs: Histoires d’anabaptistes ayant donné leur vie pour leur foi (récits paraphrasés ou résumés datant cependant surtout du 16e siècle).

Version anglais complète disponible en ligne : https://www.homecomers.org/mirror/contents.htm

ou

La lettre non lue

Le plus jeune fils vendit tout et partit pour un pays éloigné; là il dissipa ce qu’il avait, en vivant dans la débauche… Revenu à lui-même, il dit:… Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai: Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi.

Luc 15. 13, 17, 18

Un jeune Hollandais a quitté la maison paternelle pour mener une vie de débauche semblable à celle du fils rebelle dont parle le chapitre 15 de l’évangile de Luc. Finalement, il rejoint un régiment en Indonésie. De là, il écrit à son père de lui envoyer de l’argent au plus vite. Plusieurs mois après, il reçoit la réponse. L’enveloppe ne contenant ni billet ni chèque, il la jette au fond de son sac sans lire la lettre.

Trois mois plus tard, le voici gravement malade. Il aimerait rentrer à la maison et il repense, honteux, à la lettre de son père qu’il n’a pas voulu lire. Il demande à un infirmier d’aller la chercher et de la lui lire. Le message est le suivant: “J’ai donné des instructions au Capitaine P., au cas où tu voudrais quitter l’armée, pour qu’il te ramène à la maison sur son navire. Écris donc au capitaine avant le 1er mai.”

La sueur perle au front du malade: on est maintenant à la fin juin… c’est trop tard!

Ils sont nombreux ceux qui n’écoutent pas le message d’amour que Dieu leur envoie, qui ne prennent même pas la peine de lire sa Parole, la Bible, un message urgent à ne pas laisser de côté.

En voici quelques extraits: “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3. 16). “Nous supplions pour Christ: Soyez réconciliés avec Dieu!” “Voici, c’est maintenant le jour du salut”(2 Corinthiens 5. 20; 6. 2).

Le porte-bonheur du vieux soldat

Mon Dieu comblera tous vos besoins selon ses richesses en gloire dans le Christ Jésus.

Philippiens 4. 19

Au temps des pionniers, un homme âgé mendiait dans un village des États-Unis. Il frappe à la porte d’une maison, demande du pain. Le propriétaire ouvre et remarque qu’il porte autour du cou un étui attaché à un ruban. Le vieillard explique qu’il s’agit d’un porte-bonheur qu’il a reçu il y a bien des années quand il a quitté l’armée. Il l’ouvre et en sort un papier froissé qu’il tend à son interlocuteur. Celui-ci découvre qu’il s’agit d’un certificat de libération de l’armée fédérale signé par le général Georges Washington lui-même. Ce papier lui donne droit à une pension à vie. Le vieux soldat consterné apprend qu’il a pendant près de trente ans porté sur lui la promesse d’une rente qui aurait satisfait tous ses besoins! Parce qu’il ne l’avait pas réclamée, il avait vécu comme un démuni, en mendiant pour survivre.

Histoire incroyable, mais vraie, qui ressemble à celle de beaucoup de chrétiens. Dieu nous a fait tant de promesses dans la Bible! Il nous dit que celui qui croit en son Fils a la vie éternelle. Pourtant, de nombreuses personnes restent dans le doute, elles ne savent pas si elles seront sauvées. Jésus nous dit qu’il va nous préparer une place dans le ciel, afin que là où il est, nous y soyons aussi. Si nous le croyons, ce sera un vrai sujet de louange; quel dommage si nous restons dans l’incertitude! Jésus nous dit: “Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne” (Jean 14. 27). “Paix à vous”, a-t­-il dit aux disciples le jour de sa résurrection.

Canon d’Hippolyte

Voici un article intéressant paru sur le blogue d’un frère dans la foi. C’est un témoignage d’une commune doctrine de non-résistance parmi les vrais croyants depuis les temps de Jésus et de l’Église primitive.

Avatar de Bob GoodnoughTémoin anabaptiste

L’évêque Hippolyte de Rome, mort martyr en 235, nous a laissé une liste de professions interdites aux chrétiens. Voici quelques extraits de ce livre :

Qu’on fasse un enquête sur les metiers et professions de ceux qu’on amène pour les instruire.

Si quelqu’un est tenacier d’une maison qui entretient des prostituées, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.

Si quelqu’un est sculpteur ou peintre, qu’on lui apprenne à ne pas faire des idoles ; s’il ne veut pas cesser, qu’on le renvoie.

Si quelqu’un est acteur, ou qu’il donne des représentations théâtrales, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.

De même, qu’un conducteur, ou quelqu’un qui prend part aux jeux publics, ou qui y va, cesse, ou qu’on le renvoie.

Qu’un gladiateur, ou quelqu’un qui apprend aux gladiateurs à combattre, ou quelqu’un qui s’occupe de la chasse, ou un officier public qui s’occupe des jeux des gladiateurs, cesse, ou qu’on le renvoie.

Voir l’article original 98 mots de plus

Coupable mais gracié

Le salaire du péché, c’est la mort; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur.

Romains 6. 23

C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Éphésiens 2. 8

On raconte qu’un soldat de l’armée impériale fut condamné à mort pour avoir commis une faute très grave. Sa mère alla implorer la grâce de Napoléon. Il lui répondit que la justice exigeait la condamnation à mort de son fils.

– Mais je ne demande pas justice, dit la mère, j’implore votre grâce!

– Votre fils ne mérite aucune grâce, répliqua-t-il.

– Sire, dit la mère, ce ne serait pas une grâce s’il la méritait!

Ébranlé par cet argument, l’empereur prononça les mots tant espérés: “Alors je veux lui faire grâce”. Et la vie du fils fut épargnée.

Cette anecdote met en évidence ce qu’est la grâce: une faveur imméritée à l’égard de coupables. Toutefois la grâce de Dieu ne repose pas sur une décision arbitraire. Elle a pour base le sacrifice de Christ qui a pris sur lui le châtiment que nous méritions. À qui s’adresse-t-elle? À tous! Car tout homme commet des fautes qui méritent la condamnation de Dieu. Tous condamnés car tous pécheurs, telle est la loi d’un Dieu juste et saint.

Alors comment bénéficier de la grâce de Dieu? Elle ne peut être obtenue ni par nos efforts, ni par nos mérites. Elle est le don de Dieu pour tous ceux qui reconnaissent qu’ils sont coupables devant lui et méritent d’être punis. Cette grâce s’obtient par la foi en l’œuvre de Jésus Christ. Il a pris sur lui notre condamnation pour que nous soyons épargnés. “L’Éternel a fait tomber sur lui (Jésus Christ) l’iniquité de nous tous… Par ses meurtrissures nous sommes guéris” (Ésaïe 53. 6, 5).

Mieux vaut souffrir pour la justice

Il vaut mieux, si telle était la volonté de Dieu, souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal.

1 Pierre 3. 17

La grâce vous a été faite, à l’égard de Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui.

Philippiens 1. 29

Dans ses pièces de théâtre, Pierre Corneille (1606-1684) place ses personnages devant des choix impossibles et douloureux. Choix entre deux valeurs également estimables, par exemple le devoir et l’amour.

Notre vie est faite de multiples choix. Nous les faisons en fonction de nos priorités. Quelles sont-elles? Pour l’un, c’est la famille, pour un autre, les études, ou encore la réussite, le plaisir, l’aventure… Nous choisissons souvent par facilité ou pour ne pas nous démarquer de la pensée dominante. Nous craignons de souffrir si nous n’agissons pas comme tout le monde, de subir des préjudices si nous n’acceptons pas l’injustice. Mais la Bible nous dit: “Il vaut mieux souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal”.

Et moi, ai-je choisi le bien malgré la souffrance?

Je peux connaître dans mon travail une situation délicate lorsqu’il m’est demandé, par exemple, de donner une réponse équivoque ou mensongère pour obtenir un marché. Si je ne la donne pas, mon patron risque d’en être contrarié, mais j’aurai fait le bien. C’est d’abord devant Dieu que je suis responsable!

Intérieurement, le choix essentiel est celui de la vérité. Il s’agit soit de croire à la vérité, soit de croire au mensonge. Celui qui ne croit pas en Jésus Christ fait erreur. Il ne s’agit pas seulement de dire ou de connaître la vérité, il faut la croire, croire que Jésus est mort pour me délivrer de mes péchés.

Je suis chrétien car Dieu m’a donné de rechercher la vérité. La vivre avec Jésus entraînera de l’opposition, de la souffrance… Mais Dieu me dit que cela vaut mieux!

Chrétiens d’autrefois et d’aujourd’hui

Si on vous insulte pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

1 Pierre 4. 14

Au troisième siècle, Cyprien, futur évêque de Carthage, écrivait à son ami Donatus: “Ce monde est mauvais, Donatus, incroyablement mauvais. Mais j’y ai découvert des gens paisibles et saints qui ont appris un grand secret. Ils ont trouvé une joie qui est mille fois supérieure à tous les plaisirs d’une vie de péché. Ils sont méprisés et persécutés, mais cela ne les décourage pas. Ces gens, Donatus, sont les chrétiens… et désormais j’en fais partie”.

Que le monde d’autrefois ait été aussi mauvais que le monde d’aujourd’hui, rien d’étonnant à cela. Mais dans ce monde-là vivaient des personnes qui, délaissant les plaisirs d’une vie de péché, avaient trouvé leur bonheur en Jésus Christ. Ils étaient persécutés mais ils savaient que tous ceux “qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus seront persécutés” (2 Timothée 3. 12).

Ce témoignage rendu aux chrétiens des premiers siècles nous interpelle. D’autres, avant eux, avaient “accepté avec joie” qu’on enlève leurs biens, sachant qu’ils avaient d’autres richesses dans les cieux (Hébreux 10. 34). D’autres étaient prisonniers, affamés et maltraités (13. 3).

Aujourd’hui, de nombreux chrétiens dans le monde subissent l’oppression, la maltraitance, la prison. Prions pour nos frères et sœurs persécutés. Que la foi de tous ces croyants nous stimule, nous arrache à notre indolence et fasse de nous des témoins plus vivants qui n’ont pas honte de l’évangile de Dieu!

Malheureusement, aujourd’hui nous voyons mal que le diable nous assaille tout autant qu’il assaillait l’Église primitive. Je dirais même que nous avons oublié qu’il y a d’autres formes de persécution que la mort et la torture. Aujourd’hui nous pouvons souvent vivre une vie matériellement aisée, et nous croyons que cela n’a aucun effet sur notre santé spirituelle. Regardez les athlètes: si on les persuadait de ne pas s’entraîner plus de 20 minutes par jours, ils seraient bientôt des mauviettes. Souvenez-vous d’Hannibal et des délices de Capoue. Comme il dut se lamenter de ne pas avoir continué de se battre contre Rome! Ou regardez-moi: après deux ans de vie missionnaire, je suis tout essoufflé lorsque je grimpe 1000 mètres d’altitude en trois heures ou lorsque je joue au football pendant 30 minutes, comme je l’ai fait aujourd’hui (je ne joue pas bien d’ailleurs). J’ai arrêté d’utiliser certains muscles, et lorsque j’en ai besoin, je suis perdu!

Le diable opère ainsi: il a vu qu’il n’était pas arrivé à détruire l’Église en 15 siècles de persécutions, et essaie soit de l’endormir, de la diviser de l’intérieur, ou d’attirer ses membres aux plaisirs du siècle, une fois qu’ils y sont un peu accoutumés. C’est une drogue dangereuse que l’aise et le matérialisme! Pourtant, il y en a peu qui sont prêts à se priver de ses délices!

Demandons tous à Dieu de nous diriger pour que nous puissions ne pas être trop attaché à la vie ou aux biens matériels lorsque le moment viendra de nous en séparer pour le suivre…