Nouvelle naissance au Togo (partie I)

[Voici le début du récit d’un Togolais, racontant d’abord comment il a rencontré Dieu, puis éventuellement comment il a cherché une Église qui enseigne et pratique réellement tous les préceptes bibliques. Son témoignage, paru récemment en anglais dans une revue missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, m’a semblé assez remarquable pour être partagé sur mon site. L’histoire est assez longue, donc je la publierai en plusieurs articles séparés. Bonne lecture!]

Ma nouvelle naissance et comment Dieu m’a conduit à l’Église de Dieu en Christ, mennonite.

Frère Yovo Abalo

1984 …
Au cours des vacances scolaires d’Akpade, j’étais allé rendre visite à un ami du village qui s’était installé à Atakpamé. Un mercredi après-midi, tout en marchant, nous nous sommes approchés de l’église de mon ami.
Il m’a dit qu’ils avaient une réunion de prière et que nous devrions y aller. Je lui ai dit alors que j’avais l’intention d’être un chrétien un jour, mais pas dans l’Église qui baptise des nourrissons et adore les saints. À une époque, j’habitais chez quelqu’un qui allait à ce genre d’Église à Atakpamé; lorsque le culte était terminé, les gens continuaient dans leurs pratiques païennes et idolâtres. Je me suis rendu compte que leur raison d’aller à l’église n’était pas pour changer leur cœur, mais pour être enterré dans un cimetière. Je ne voulais pas mélanger le christianisme et l’idolâtrie. Mon ami m’a dit que leur Église, qui se ressemblait le septième jour, était différente de l’Église dont je parlais et qu’ils pratiquaient les commandements de Dieu. Il n’acceptait pas que je refuse d’entrer et me persuada finalement de venir me rendre compte moi-même de leurs pratiques.
En entrant dans l’église, j’ai remarqué qu’on chantait sans instrument de musique, même pas un tambour! Presque immédiatement, j’ai ressenti un grave mal de tête, ce qui m’a troublé.
Ce soir-là, les fidèles ont prié à propos de beaucoup de choses, mais mon cœur n’était pas à l’église en raison de la douleur causée par mon mal de tête; je voulais partir. Le culte, qui dura environ une heure, me semblait s’éterniser. Je me suis demandé, « pourquoi dois-je avoir ce mal de tête maintenant, quand je viens au temple de mon Créateur? Est-ce que tous les autres ont aussi des maux de tête? » Je ne pouvais pas répondre à ces questions. À la fin du service, le pasteur m’a donné un Nouveau Testament.
L’amour que j’ai observé et ressenti parmi les membres et envers moi était très précieux pour moi. Quand je suis rentré chez moi, j’ai lu le Nouveau Testament. Le mal de tête a continué et j’ai arrêté de lire pour la soirée. Puis vint le temps où je voulais aller dormir.
Beaucoup de questions traversaient mon esprit. Je savais que Dieu m’avait créé, mais alors pourquoi ce mal de tête avait-il commencé dès que j’étais allé à l’église. J’ai dit, «puisse mon mal de tête se dissiper ». Après avoir dormi pendant un moment, je me suis réveillé sans mal de tête. Dans la nuit, j’ai lu un peu dans le Nouveau Testament de la Bible. J’ai lu comment Jésus a commencé son ministère de prédication et de guérison. Quand j’ai lu comment il prêchait et guérissait avec autorité, ça m’a donné une grande joie. Quand j’ai lu comment ils l’ont persécuté, j’ai été troublé. Enfin, j’ai lu comment il chassa les mauvais esprits. J’ai dit, « Il peut me guérir de cette même façon et rejettera tous les mauvais esprits dans ma vie. » J’avais une maladie spirituelle; je me mettais parfois très en colère. Quand j’étais à l’école, j’avais lu beaucoup de livres sur la colère afin de trouver une solution, mais je n’en avais trouvé aucune. J’ai dit « Que Jésus me guérisse comme il guérissait tous ceux qui venaient à lui. Puisse-t-il chasser les mauvais esprits dans ma vie comme je lis qu’il l’a fait dans la Bible. » J’ai trouvé qu’en lisant la Bible et en parlant de cette manière, je ressentais un vrai bonheur et que cela m’attirait très proche de la Parole de Dieu. Je crois que c’est à ce moment-là que je suis né de nouveau; d’autres ont également témoigné du changement dans ma vie.

En continuant d’aller à l’église de mon ami, j’ai finalement décidé de devenir membre de celle-ci. J’ai demandé plus de livres d’étude et enfin je me suis inscrit à un programme d’étude par correspondance de cette Église. À travers ces études, on m’a appris que ni Jésus ni ses apôtres n’avaient jamais transgressé le jour du sabbat et que ceux qui le transgressent iront en enfer. Mais en lisant le Nouveau Testament, j’ai lu dans l’Évangile de Jean que c’était parce que Jésus avait transgressé le sabbat que les Juifs voulaient le tuer. J’ai aussi lu que Jésus avait guéri un homme le jour du sabbat, puis lui avait dit de porter son lit et de marcher. C’était aussi contraire à la loi des Juifs. J’ai commencé à remettre en question l’enseignement qui préconisait tant d’honorer le septième jour. Un dimanche, j’ai vu beaucoup de gens qui rentraient chez eux de l’église et je me suis demandé
« Est-ce que tous ces gens sont perdus parce qu’ils n’adorent pas le jour du sabbat? Une voix en moi me dit : « Non ». Encore une fois j’ai demandé, «Où est la vérité? » La voix m’a répondu:« Dans la Bible. » J’ai décidé de continuer à lire la Bible pour trouver et suivre la vérité. Quand je suis arrivé chez moi, j’ai dit à mon ami que je n’irais plus à son église parce qu’ils n’enseignaient pas la vérité concernant le jour du sabbat. Plus tard, d’autres membres de l’église m’ont demandé où j’avais lu dans la Bible que ce n’est pas obligatoire d’observer le sabbat. Ils me lisaient des Écritures de l’Ancien Testament. Je leur ai dit que j’avais seulement lu le Nouveau Testament que le pasteur m’avait donné, et j’y avais trouvé que les Juifs haïssaient Jésus parce qu’il n’avait pas respecté le jour du sabbat. Paul a également enseigné au sujet du sabbat. Ils ont acquiescé lorsque je leur ai dit que la vérité est dans la Bible. Je leur ai dit que je voulais juste suivre la vérité, pas une Église. Ils m’ont répliqué de ne pas arrêter de venir. Cette semaine-là, quelqu’un m’a donné un livre qui parlait d’une Église qui pratiquait le baptême par immersion des adultes. Je lui ai raconté mon expérience et mes déceptions dans les faux enseignements de mon ancienne Église et de ma décision de simplement rester à la maison, afin de ne plus être à nouveau déçu.
Il m’a dit que leur Église enseignait seulement la Bible et que si j’arrêtais d’aller à l’église pour y entendre la parole de Dieu, je deviendrais faible et le diable se saisirait de moi. Il m’a dit que si je ne voulais pas aller avec lui à son Église que je devrais certainement choisir une autre Église, mais surtout pas rester à la maison.

À suivre …

(partie II)

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Coupable mais gracié

Le salaire du péché, c’est la mort; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur.

Romains 6. 23

C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Éphésiens 2. 8

On raconte qu’un soldat de l’armée impériale fut condamné à mort pour avoir commis une faute très grave. Sa mère alla implorer la grâce de Napoléon. Il lui répondit que la justice exigeait la condamnation à mort de son fils.

– Mais je ne demande pas justice, dit la mère, j’implore votre grâce!

– Votre fils ne mérite aucune grâce, répliqua-t-il.

– Sire, dit la mère, ce ne serait pas une grâce s’il la méritait!

Ébranlé par cet argument, l’empereur prononça les mots tant espérés: “Alors je veux lui faire grâce”. Et la vie du fils fut épargnée.

Cette anecdote met en évidence ce qu’est la grâce: une faveur imméritée à l’égard de coupables. Toutefois la grâce de Dieu ne repose pas sur une décision arbitraire. Elle a pour base le sacrifice de Christ qui a pris sur lui le châtiment que nous méritions. À qui s’adresse-t-elle? À tous! Car tout homme commet des fautes qui méritent la condamnation de Dieu. Tous condamnés car tous pécheurs, telle est la loi d’un Dieu juste et saint.

Alors comment bénéficier de la grâce de Dieu? Elle ne peut être obtenue ni par nos efforts, ni par nos mérites. Elle est le don de Dieu pour tous ceux qui reconnaissent qu’ils sont coupables devant lui et méritent d’être punis. Cette grâce s’obtient par la foi en l’œuvre de Jésus Christ. Il a pris sur lui notre condamnation pour que nous soyons épargnés. “L’Éternel a fait tomber sur lui (Jésus Christ) l’iniquité de nous tous… Par ses meurtrissures nous sommes guéris” (Ésaïe 53. 6, 5).

Il nous faut tous naître de nouveau

Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu.

Jean 3. 3

Mais à tous ceux qui l’ont reçu (Jésus) , il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom.

Jean 1. 12

Une heure avant de naître, que savions-nous du monde ? Si quelqu’un nous avait expliqué que nous allions devoir respirer, qu’un jour nous marcherions, que le monde est bien plus vaste que le sein maternel, à supposer que nous ayons pu le comprendre, qu’aurions-nous pu croire ? Or entre notre monde et le royaume de Dieu, il y a encore plus de différence qu’entre le sein maternel et notre présence dans ce monde.

Et comme pour venir au monde il nous a fallu naître, il nous faut une naissance nouvelle, une naissance d’en haut, pour entrer dans le royaume de Dieu. Peut-être vous demandez-vous comme Nicodème, à qui Jésus a révélé cette nécessité de naître d’en haut : «Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ?» (Jean 3. 4). Alors écoutez la réponse de Jésus : «Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau» (Jean 3. 6, 7). Cette naissance d’en haut dont parle Jésus est spirituelle. Elle tire son origine de la Parole de Dieu, de la foi en Jésus, et de l’action de l’Esprit Saint en nous. C’est pour cela qu’il nous faut lire les évangiles avec ouverture d’esprit et humilité en priant le Seigneur :

“Seigneur, donne-moi de naître de nouveau. Seigneur, à toi j’abandonne ma vie pour la retrouver élargie dans un monde nouveau”. (R. Saillens)

Un peu plus tard, il déclare à ses disciples: «Si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux» (Matthieu 18. 3). Le Seigneur Jésus présente à ses interlocuteurs un but et une condition:

– le but: entrer dans le royaume de Dieu.

– la condition: naître de nouveau, y entrer comme un petit enfant.

Tout être humain se trouve par naissance dans le domaine naturel dont Dieu est exclu par la prétention humaine à la connaissance. Incapable de sortir lui-même de ce domaine, il est invité par Dieu à mettre sa confiance, sans résistance et sans raisonnement incrédule, dans le salut que Christ lui propose. C’est en quelque sorte trouver la fraîcheur de la confiance que manifeste si spontanément un enfant. « Père, Seigneur du ciel et de la terre,… tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et… tu les as révélées aux petits enfants. » Luc 10. 21

« Le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas connu Dieu. » 1 Corinthiens 1. 21

Remarquons bien que retrouver l’esprit d’un enfant ne consiste pas à abdiquer l’intelligence, à affecter la naïveté ou à jouer les adultes immatures. C’est tout à la fois beaucoup plus simple et beaucoup plus difficile: c’est faire confiance à Dieu simplement, croire ce qu’il a donné dans sa Parole. Avons-nous su faire taire en nous cette voix de la sagesse humaine pour écouter la sagesse de Dieu? Sommes-nous venus à Jésus avec la simplicité et la confiance d’un enfant pour entrer dans ce domaine divin: le royaume de Dieu?

Pourquoi distribuer des brochures évangéliques?

Pourquoi distribuer des brochures évangéliques?

1. Ces tracts peuvent s’introduire dans des milliers de foyers et y rester, vous ne le pouvez pas.
2. Les tracts ne se mettent jamais en colère et ne se prennent pas au piège de la dispute.
3. Les tracts n’ont jamais peur de proclamer l’évangile.
4. Les tracts ne font pas de compromis.
5. Les tracts ne se découragent jamais.
6. Les tracts peuvent voyager partout.
7. Les tracts peuvent travailler 24 heures par jour.
8. Les tracts sont bon marché.
9. On peut lire un tract à maintes reprises.
10. Les tracts comprennent des saintes écritures, que Dieu utilisera et bénira (Ésaïe 55.10,11)
J’ai trouvé cette liste sur le site d’un frère (Jean-Luc Toews), un américain adopté d’Haïti. http://operationnoah-jt.blogspot.in/

Et voici une courte histoire, qui devrait nous rappeler la gravité de notre mission :

Pas en enfer
« Mais il y a donc des tracts partout! » s’écria un jeune homme moqueur alors qu’un chrétien lui tendait une brochure évangélique un après-midi. « Non » lui réplique calmement le chrétien, «vous n’en trouverez pas en enfer», puis il le quitta. Dieu enfonça cette phrase dans l’esprit du jeune homme comme un clou planté dans une poutre de chêne. Il ne pouvait pas se défaire de ces quelques mots. Les mots « pas en enfer » lui revenaient à chaque fois qu’il voyait un tract, et finalement il fut converti.

Pour commander des traités évangéliques, remplissez ce formulaire et renvoyez le moi à l’adresse suivante : missionnaireanabaptiste@gmail.com.
Ou visitez le site traitesevangeliques.org pour lire plus de nos traités évangéliques.

Veuillez écrire à côte de chaque titre combien d’exemplaires vous voulez (1,2, 50, 300…) Les traités viennent généralement en paquets de 50, veillez donc à ce que vous commandiez par multiple de 50 à moins de ne vouloir que des échantillons. (1,2,3,50, 100, 250, 400…)

Voici la liste :

1) À la recherche de Dieu, comment puis-je le trouver?
2) Amusement, distraction et loisir : que dit Dieu?
3) Chapitres d’or pur
4) Connaître la plus belle histoire
5) Dieu existe-t-il?
6) Écoutez! Qui vous appelle?
7) Jésus-Christ reviendra
8) L’amour de Jésus
9) L’enseignement biblique au sujet de l’enfer
10) L’esprit en paix dans un monde troublé
11) La chambre
12) La délivrance du tabac
13) La drogue, l’alcool et l’immoralité
14) La tenue vestimentaire du chrétien
15) La traversée fatale
16) La vraie joie de vivre
17) Le ciel. Votre demeure future?
18) Le cri de l’âme
19) Le repentir, porte de la miséricorde
20) Le jeu : gain ou perte?
21) Le mariage, quel chemin choisir?
22) Le salut éternel
23) Le seul et véritable Dieu, le connaissez-vous?
24) Les puissances des ténèbres
25) Libéré de la crainte
26) Liberté et plénitude, le plan de Dieu pour la femme
27) Ne vous y attendez pas
28) Preuve du salut personnel
29) Puis-je être sauvé? Que dois-je faire?
30) Quarante-huit heures dans l’enfer
31) Se pourrait-il que ce soit vous?
32) Un ami pour toi
33) Un foyer heureux
34) Un guide biblique du salut
35) Votre vie est enregistrée
36) Vous devez naître de nouveau

Nouveautés:

37) La vie, POURQUOI?

38) Un Sauveur pour vous

39) Une réponse pour vous

Mieux vaut souffrir pour la justice

Il vaut mieux, si telle était la volonté de Dieu, souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal.

1 Pierre 3. 17

La grâce vous a été faite, à l’égard de Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui.

Philippiens 1. 29

Dans ses pièces de théâtre, Pierre Corneille (1606-1684) place ses personnages devant des choix impossibles et douloureux. Choix entre deux valeurs également estimables, par exemple le devoir et l’amour.

Notre vie est faite de multiples choix. Nous les faisons en fonction de nos priorités. Quelles sont-elles? Pour l’un, c’est la famille, pour un autre, les études, ou encore la réussite, le plaisir, l’aventure… Nous choisissons souvent par facilité ou pour ne pas nous démarquer de la pensée dominante. Nous craignons de souffrir si nous n’agissons pas comme tout le monde, de subir des préjudices si nous n’acceptons pas l’injustice. Mais la Bible nous dit: “Il vaut mieux souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal”.

Et moi, ai-je choisi le bien malgré la souffrance?

Je peux connaître dans mon travail une situation délicate lorsqu’il m’est demandé, par exemple, de donner une réponse équivoque ou mensongère pour obtenir un marché. Si je ne la donne pas, mon patron risque d’en être contrarié, mais j’aurai fait le bien. C’est d’abord devant Dieu que je suis responsable!

Intérieurement, le choix essentiel est celui de la vérité. Il s’agit soit de croire à la vérité, soit de croire au mensonge. Celui qui ne croit pas en Jésus Christ fait erreur. Il ne s’agit pas seulement de dire ou de connaître la vérité, il faut la croire, croire que Jésus est mort pour me délivrer de mes péchés.

Je suis chrétien car Dieu m’a donné de rechercher la vérité. La vivre avec Jésus entraînera de l’opposition, de la souffrance… Mais Dieu me dit que cela vaut mieux!

La non-résistance en pratique

Puissions-nous tous comprendre que nous ne pouvons pas avoir deux visages ou deux citoyennetés: nous sommes ou bien terrestres (esclaves de Satan) ou bien citoyens du ciel. Nous ne pouvons pas mener deux vies parallèles.

Avatar de Bob GoodnoughTémoin anabaptiste

Beaucoup de ceux qui sont en faveur du service militaire sont d’accord pour dire que la guerre est répugnante. Pourtant, ils pensent que l’on ne peut refuser le combat lorsque la sécurité nationale est en danger. Ces gens croient qu’il faut être généreux et savoir pardonner dans la cie privée, mais qu’en temps de guerre, il faut remplir son devoir de citoyen.

Un non-résistant ne peut se sentir à l’aise dans ce genre de raisonnement. Il part d’une perspective entièrement différente ; il se demande : «Qu’est-ce qu’un chrétien?» Puis il tente de faire face aux problèmes en tant que chrétien.

Une petite histoire qui nous vient du Moyen-Age aidera peut-être à illustrer la position du chrétien non-résistant. Un dimanche, un paysan se promenait sur la terre qu’il cultivait lorsqu’il eut la surprise de rencontrer son évêque, homme fort honorable, mais qui ce jour-là chasait le lapin. Le paysan osa…

Voir l’article original 88 mots de plus

À qui cherchez-vous à plaire?

Est-ce à des hommes que je cherche à plaire? Si je plaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.

Galates 1. 10

Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire l’un de l’autre et qui ne cherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul?

Jean 5. 44

Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est d’un plus grand poids…

1 Jean 5.9

Étudiant chez un violoniste réputé, un jeune musicien plein de talent devait se produire en public pour la première fois. Sa brillante prestation déchaîna des applaudissements nourris et mérités. Pourtant il ne semblait pas les apprécier, ni même les remarquer, tout occupé qu’il était à surveiller la réaction d’un vieil homme aux cheveux blancs, assis au premier rang. Ce n’est qu’au moment où ce dernier se leva pour incliner doucement la tête dans sa direction qu’un large sourire éclaira le visage du jeune violoniste. Son maître venait de lui donner son approbation, et cela seul comptait pour lui.

De qui cherchons-nous l’approbation dans notre vie? Cultiver auprès des autres notre image de marque risque de nous faire négliger la seule appréciation qui compte, celle de Dieu. Nous avons tellement tendance à chercher à être bien vus de notre entourage! Souvent nous accordons une trop grande importance à l’opinion des autres. Si le mal qu’on dit de nous réveille notre susceptibilité, et le bien, notre fierté, n’est-ce pas une preuve que nous sommes influencés par ce qu’on pense de nous?

Lorsqu’il vivait sur la terre, Jésus Christ n’a pas cherché à être bien vu. Au contraire de ceux qui courent après la popularité, il a dit la vérité plutôt que de chercher à plaire, et c’était si dérangeant qu’on a fini par le crucifier. Mais quelle approbation il a reçue de la part de son Père! Dieu l’a ressuscité et l’a fait asseoir à sa droite sur son propre trône.