Mais où sont les autres?

Où sont les autres? De temps en temps, on entend un léger soupir. D’un coin sombre de la grotte montent quelques sanglots suivis d’un cri strident qui transperce le silence: «arrête de râler!» Une voix désespérée répond: «Mais regarde dans quel état misérable nous nous trouvons. Notre maladie est incurable et contagieuse, nous sommes rejetés par les hommes et abandonnés de Dieu. Les souffrances de la vie et la terreur de la mort nous poursuivent jour et nuit… En fait, serait-ce une punition de la part de Dieu qui nous châtie à cause de nos péchés?» À ce moment-là, une autre voix se fit entendre: «Mon épouse m’a appris récemment qu’un faiseur de miracles était dans les parages. S’agirait-il de ce fameux Jésus qui prétend être le Fils de Dieu? On raconte de lui qu’il aurait guéri de nombreux malades en leur pardonnant même leurs péchés. Une guérison totale? C’est incroyable!» «En y réfléchissant, je dois avouer qu’un homme qui parvient à guérir des lépreux inspire vraiment confiance, je suis même disposé à reconnaître son autorité pour pardonner mes péchés. Mais où est cet homme ? Comment pourrions-nous le rencontrer?»

Et c’est là que le miracle eut lieu. Jésus passa près du village où habitaient ces hommes. De l’endroit où ils vivent en quarantaine, ils appellent Jésus de toutes leurs forces: «Seigneur, aide-nous!» Quand Jésus les aperçoit, il les envoie au prochain poste de contrôle médical, afin de faire attester leur guérison. Stupéfaits, ils lui répondent: «Mais nous ne sommes pas guéris!» Et pourtant ils se mettent en route et, tout en marchant, le miracle se produit. Les voilà purs! Une vie nouvelle commence pour eux. L’histoire nous apprend pourtant qu’un seul des lépreux est revenu sur ses pas pour exprimer sa reconnaissance à Jésus.

Qu’en est-il donc des autres? On peut imaginer que le premier était assis dans sa maison et allait se mettre en route pour remercier Jésus, quand soudain sa femme s’y oppose. «Vas-tu enfin t’occuper de moi?» s’insurge-t-elle. Il réfléchit et se dit en lui-même: «Jésus m’a certainement guéri pour que je puisse prendre soin de ma famille. Je vais donc retourner vers Jésus à une prochaine occasion…» Le second était en route avec un cadeau qu’il voulait remettre à Jésus. Et voilà qu’il rencontre ses anciens camarades qui se moquent de lui: «Quoi? Tu veux nous dire que tu es devenu pieux?» Il rougit, se joint au groupe et «paie une tournée.» Le troisième se disait: «Jésus regarde au cœur, je n’ai pas besoin de m’expliquer verbalement.» Il se remet à son travail en pensant: «Le jour où j’aurai du succès dans mes affaires, je ferai un don à ce Jésus qui m’a guéri.» Le quatrième pensait: «En fait, Jésus n’a pas prié, ni imposé les mains, il n’a strictement rien fait. C’est donc certainement une pure coïncidence et un heureux hasard que ma guérison ait eu lieu ce jour-là.» Le cinquième était fils d’un politicien notable. Ce dernier lui conseilla vivement de rester discret: «Nous venons de décider que ce Jésus devait être condamné à mort pour ses propos opposés à nos idées politiques. Il serait donc très risqué de lui exprimer des remerciements officiels.»

Et le dixième? Il se rendit auprès de Jésus et le remercia sincèrement pour la guérison. Quand Jésus le voit, il lui adresse la parole et demande: «Et où sont restés les autres? N’ont-ils pas trouvé nécessaire de revenir sur leurs pas pour remercier Dieu?» – «Ta foi t’a sauvé. – Mais où sont les neuf autres?» Les neuf autres nous apportent la preuve qu’il est possible d’expérimenter le secours de Dieu sans pour autant vivre avec lui.

Cher lecteur, vous avez certainement adressé un appel au secours à Dieu lorsque vous étiez confronté à une situation difficile, et vous avez peut-être même réalisé l’aide du Seigneur. Et ensuite? Pensez-vous que votre cri de détresse était dû à une faiblesse momentanée et qu’en principe vous êtes parfaitement capable de maîtriser votre vie et votre destin? Vraiment? N’avez-vous pas l’intime conviction qu’il vous manque quelque chose?

Les dix hommes dont la Bible nous parle ont tous été guéris. Pourtant, un seul d’entre eux est revenu sur ses pas pour témoigner sa reconnaissance. Un seul était suffisamment honnête pour avouer qu’il avait besoin d’aide dans tous les domaines de son existence. Et un seul a reçu le don d’une vie nouvelle avec Jésus. Dieu peut-il exiger notre reconnaissance? Vous n’avez peut-être jamais été délivré d’une situation de détresse extrême. Votre vie s’est déroulée sans problèmes majeurs. Si tel est le cas, soyez donc reconnaissant! Et si chacun des dix lépreux a réalisé une guérison miraculeuse, neuf d’entre eux n’ont pourtant pas trouvé la solution à la véritable question. Ils n’ont pas remarqué qu’ils restaient prisonniers de leur ancienne vie. Malgré la santé recouvrée, ils sont séparés de Dieu et leur vie est vide de sens. Où en sommes-nous? Notre bonheur repose-t-il sur le bien-être, sur les joies familiales, sur les réussites professionnelles ou sur une pensée humaniste? Sommes-nous vraiment heureux?

Être reconnaissant signifie: suivre le chemin qui nous mène à Jésus-Christ Posons-nous sincèrement la question: «Suis-je véritablement reconnaissant aussi envers Jésus?» En lisant la Bible, nous apprenons que nous sommes tous infectés par le péché, considérés comme des «lépreux». Inutile de vous demander si vos péchés sont peu nombreux ou s’ils sont plus ou moins graves. Jésus attend votre retour! Il veut vous pardonner et donner à votre vie un sens et une direction nouvelle. Il vous accepte même si vous lui avez tourné le dos, car c’est bien à cause de vous qu’il a subi la mort violente et cruelle de la croix – et quand il est revenu à la vie, il vous a préparé le chemin qui mène à Dieu. Demandez donc sincèrement pardon à Jésus et suppliez-le de guérir votre cœur. Il vous acceptera et rendra votre vie véritablement heureuse et comblée. Vous ne le regretterez jamais!

Conjuguer correctement

Dieu d’abord

Comme tous les Européens, nous avons appris à conjuguer les verbes en commençant par la première personne: je suis, tu es, il est… Mais l’écolier hébreu inverse l’ordre et récite: il est, tu es, je suis, en partant de la troisième personne du singulier. N’y a-t­il pas là un bon exemple de ce que devrait être notre manière de penser? Toujours commencer en regardant vers Dieu d’abord et dire: Il est. Considérer ensuite notre prochain pour conjuguer: tu es. Enfin, penser à nous pour dire: je suis.

C’est bien dans cet ordre – Dieu, le prochain, puis soi-même – que Jésus enseignait la loi de l’Éternel à celui qui était venu pour le questionner: “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur… et ton prochain comme toi-même(Luc 10. 27). Sa vie n’a-t­elle pas parfaitement illustré l’ordre des priorités qu’il enseignait à ses auditeurs? Tout jeune, il était déjà occupé des intérêts de Dieu son Père (Luc 2. 49) et, tout au long de sa vie, il a cherché “d’abord le royaume de Dieu et sa justice” (Matthieu 6. 33).

Mais Jésus pensait aussi à tous les hommes. Il était venu vivre dans la pauvreté afin de les enrichir du ciel, du bonheur et du salut (2 Corinthiens 8. 9). Il a été le bon Samaritain, venu secourir un homme blessé incapable de s’en sortir par ses propres moyens (Luc 10. 30-37); ce bon berger parti à la recherche de sa brebis perdue (Luc 15. 4-5). Il passait de village en village, faisant du bien (Actes 10. 38).

Amis chrétiens, apprenons à imiter notre parfait modèle en mettant nos priorités et nos pensées en bon ordre.

La création, pourquoi y croire? (partie I)

Tu es le Même, toi seul, ô Éternel; tu as fait les cieux, les cieux des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qui est en elles. Et c’est toi qui fais vivre toutes ces choses.

Néhémie 9. 6

Témoignage d’un biophysicien

“Nous possédons deux révélations, la Création et les Écritures, toutes deux supérieures à l’homme. J’étudie avec admiration, depuis soixante années, le magnifique livre de la Création, et cette longue étude n’a fait que fortifier mon assurance que ces deux sources de témoignages sont en plein accord. Beaucoup de personnes disposées à croire sont troublées par l’affirmation maintes fois répétée que le récit biblique de la Création est contraire à la science. J’ai tenu, à la fois comme homme de science et comme chrétien, à venir affirmer le contraire. J’ai en effet acquis la certitude réfléchie que la Bible, loin d’être en contradiction avec la vraie science, celle des faits que l’on peut observer, et non des théories que l’on ne fait qu’imaginer, est, au contraire, en avance sur elle…

Quoique les termes employés dans le texte sacré soient partout très simples et compréhensibles par tous, ils ont été manifestement choisis de telle sorte qu’ils acquièrent une véritable valeur scientifique pour un naturaliste attentif. Ce choix est même si frappant, il montre une science si exacte de la nature des choses et des êtres, qu’il révèle le véritable auteur de ces récits: c’est le même que l’auteur de la Création elle-même.”

Henri Devaux (1862-1956)

 

“Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand” (1 Jean 5. 9). “Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu” (Hébreux 11. 3).

J’écrirai de temps en temps sur ce sujet (si j’en ai le temps, toutefois). Je vous invite à suivre les petits indices qui, sans prouver irréfutablement que Dieu existe et qu’il a bien créé le monde, démontreront par petites bribes comment il n’est pas difficile de croire en lui, que ce soit par la foi, en observant sa création, ou encore en étudiant la biologie ou la géologie. Certains hommes ont cherché à tout prix à développer des alternatives à la croyance en Dieu en érigeant la théorie de l’évolution (le gros problème y étant la macro-évolution) et de nouvelles religions comme l’environnementalisme afin d’éclipser toute croyance dans le vrai Dieu. On cherche même aujourd’hui à maîtriser et modifier la partie du cerveau qui croit en Dieu en utilisant la stimulation magnétique transcrânienne pour ralentir cette partie du cerveau et « aider » ceux qui croient trop facilement en Dieu à « revenir sur le droit chemin » de l’athéisme qui serait la garantie de la paix dans le monde et du progrès.

 

à suivre…

La paix dans le monde est-elle menacée?

Jésus allait mourir… pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés.

Jean 11. 51, 52

À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à­-dire à ceux qui croient en son nom.

Jean 1. 12

Unité?

Il y a un an, on a assisté à Paris et dans d’autres villes de France à l’un des plus importants rassemblements de l’histoire. Des dizaines de dirigeants politiques, suivis de millions de personnes, ont défilé dans une marche unitaire en souvenir des victimes du terrorisme. On a vu côte à côte des athées militants qui revendiquent le droit de se moquer de tout, y compris de Dieu, et des chrétiens, des juifs, des musulmans, qui tiennent à être libres d’exprimer leur croyance. Certains protestaient contre l’antisémitisme, d’autres contre les amalgames, d’autres encore manifestaient pour la république et ses valeurs.

À n’en pas douter, les participants étaient sincères, et leur engagement témoigne d’une angoisse latente et du désir de vivre dans un monde plus fraternel. Mais l’exigence de liberté d’expression à outrance n’est-elle pas aussi moteur de désunion? Qu’en est-il un an après?

Soyons lucides. Déjà le premier enfant né sur cette terre, Caïn, a tué le deuxième, son frère Abel! Et depuis, en commençant par la tour de Babel jusqu’à l’Organisation des Nations Unies en passant par différents empires et par la Société des Nations, l’humanité cherche en vain la paix et l’unité. Cette aspiration ne peut aboutir si Dieu est laissé en dehors du projet. La seule unité indestructible, c’est celle de la famille de Dieu. Les chrétiens eux-mêmes sont désunis, direz-vous. Oui, mais tous ceux qui croient en Jésus et à la valeur de son sacrifice sont devenus enfants de Dieu et sont un en lui, pour toujours. La nouvelle-naissance et le don du Saint-Esprit unissent les chrétiens, alors que Satan redouble d’efforts pour les diviser. La vraie Église n’a jamais été et ne sera jamais ébranlée par le Diable. Ce ne sont que les Églises qui pratiquent un évangile dilué qui courent un vrai risque de schisme ou même de disparaître.

Si vous avez peur de la tournure que prend ce monde, ne voulez-vous pas faire partie de la famille du Dieu de paix? Joignez-vous à la famille qui ne manifeste pas son angoisse dans la rue aux cris de « Je suis Charlie » et « même pas peur », mais dont les membres continuent humblement leurs vies malgré les épreuves et les tribulations en se disant « Je suis chrétien » et en ayant un crainte saine de Dieu. Nous ne pouvons répliquer à la persécution et à la violence que par l’amour et la prière, en nous remettant entre les mains de notre Père, qui comprend mieux se monde que nous, et qui si il le veut, peut préserver nos vies terrestres et s’il ne le fait pas préservera au moins nos âmes pour son paradis, à condition que nous ne nous détournions pas de lui.

 

Nouvelle naissance au Togo (partie IV)

[Voici la continuation du récit d’un Togolais, racontant d’abord comment il a rencontré Dieu, puis éventuellement comment il a cherché une Église qui enseigne et pratique réellement tous les préceptes bibliques. Son témoignage, paru récemment en anglais dans une revue missionnaire de l’Église de Dieu en Christ, m’a semblé assez remarquable pour être partagé sur mon site. L’histoire est assez longue, donc je la publierai en plusieurs articles séparés. Pour lire la partie I, cliquez sur ce lien, pour lire la partie II, suivez celui-ci et pour lire la partie III, suivez celui-ci. Bonne lecture!]

2000 …

J’ai reçu mon premier colis contenant les livres suivants: Introduction à l’Église de Dieu en Christ, mennonite, Étude de la doctrine chrétienne, ainsi que d’autres imprimés  provenant de la SEBT et de Robert Goodnough. J’ai lu tous ces livres et nous avons commencé à correspondre.

Après quelques années Jeff Penner a remplacé Robert et j’ai été informé par lui que quelqu’un viendrait me rendre visite. Pendant ce temps, j’ai aussi correspondu avec le missionnaire Roland Loewen au Ghana.

J’ai enseigné le contenu du livre de doctrine dans nos classes d’école du dimanche jusqu’à ce que nous l’ayons lu en entier. Un homme m’a demandé : « est-ce que ce sont bien les doctrines de notre Église? » Je lui ai alors expliqué que c’était les enseignements de l’Église de Dieu en Christ (mennonite). Il m’expliqua que la raison pour laquelle il avait demandé était parce que ces doctrines étaient si différentes et qu’il trouvait que sa vie ne s’alignait pas du tout avec celles-ci. Il ajouta que ces doctrines étaient trop difficiles à suivre et qu’il arrêterait de venir à l’église si la vie chrétienne était vraiment ainsi. Je lui ai dit que ce n’était pas les préceptes d’une Église que nous avions étudiés, mais l’enseignement de la Bible. Puis il a dit que c’était trop dur et qu’il cesserait d’aller à l’église. Je lui ai dit qu’un homme de Dieu ne peut pas dire qu’il est trop difficile de suivre Dieu, mais qu’il devrait plutôt demander à Dieu de nous donner la force de le suivre. J’ai continué d’enseigner les doctrines bibliques de l’Église de Dieu en Christ aussi longtemps que je suis resté dans cette autre Église.

 

2004-2007 …

Lors des visites des missionnaires de l’Église de Dieu en Christ en décembre 2004, j’avais dit à mes ouailles que c’était l’Église que j’avais tant cherchée; mais ils m’ont dit que ce chemin était trop difficile pour eux. Je leur ai donc répondu que j’allais les quitter et continuer dans le chemin que j’avais trouvé. La question qui me troubla le plus, c’est quand ils m’ont demandé avec qui je les laisserais. Je me suis souvenu de la voix de Dieu me disant de prendre soin de ces moutons. Depuis lors, je n’avais eu aucune autre direction sur la question.

Peu de temps avant l’arrivée du missionnaire Éric Jantz, le diacre de mon assemblée avait appelé les membres et ensemble ils avaient pris la décision de passer à une autre église qui avait des pasteurs qui se déplaçaient régulièrement d’assemblée en assemblée, sans rester très longtemps dans une assemblée. Je lui ai demandé pourquoi ils n’avaient pas d’abord parlé aux pasteurs, et il a répliqué qu’il savait que si l’assemblée prenait une décision, elle ne changerait pas d’avis, que les pasteurs soient d’accord ou non.  Je lui ai fait valoir que c’était là un bien mauvais procédé parce que Dieu ne fonctionne pas de cette façon. Nous devons travailler ensemble et laisser l’Esprit diriger. J’ai prié et demandé à Dieu:«Est-ce que les moutons disent au berger où ils mangeront et boiront? » J’ai supplié Dieu de me guider, comme je n’avais pas eu la moindre indication jusqu’alors. Mon assemblée a dû attendre trois mois pour que je leur donne enfin une réponse au sujet de leur demande. J’ai prié, mais n’ai rien entendu et enfin leur ai dit d’aller choisir l’Église à laquelle ils voulaient appartenir. Quand ils ont dit qu’ils avaient choisi la foi pentecôtiste, je leur ai dit d’aller parler aux pasteurs de cette Église, mais ils m’ont dit que j’étais là pour les conduire et qu’il m’incombait de faire ces choses. J’avais espéré qu’ils feraient tout et puis que je serais libéré de ma charge. Je suis donc allé voir un pasteur pentecôtiste et il a appelé ses dirigeants de Lomé.

 

Novembre 2007 …

Le premier dimanche après l’arrivée des nouveaux missionnaires de l’Église de Dieu en Christ était le dimanche que les dirigeants pentecôtistes avaient choisi pour venir de Lomé. Après cela, les dirigeants pentecôtistes ont déclaré que comme pasteurs, nous devrions aller à Lomé et que plus tard le pasteur de Homa viendrait à notre assemblée et organiserait un petit service pour officiellement accueillir notre assemblée dans leur groupe. J’ai continué dans la prière, mais n’ai rien entendu. Nous sommes allés à Lomé. Au cours de la première nuit à Lomé, Dieu m’a dit de ne pas suivre ce groupe. Je n’avais pas d’argent pour revenir par mes propres moyens. L’assemblée m’avait envoyé et ces dirigeants prévoyaient de payer mon trajet du retour. Je n’avais pas de moyen de partir avant temps fixé par ces dirigeants. Ils disaient que nous resterions là trois mois. J’ai été troublé et j’ai beaucoup prié; après deux mois ils m’ont dit que nous allions enfin retourner.

Une fois de retour j’ai dit à l’assemblée : « Vous êtes libre de vous unir à cette Église que vous avez choisie, mais je vais trouver mon propre chemin. » Ils ont refusé et dit que si je ne m’unissais pas avec cette Église, ils ne le feraient pas non plus. Je leur ai dit que là où j’allais aller ils ne pouvaient pas me suivre, mais qu’ils devraient choisir leur propre chemin et je me séparerais d’eux. Ils ont insisté encore qu’ils iraient avec moi. J’ai demandé s’ils se souvenaient qu’avant la venue du missionnaire j’enseignais une certaine doctrine. Ils s’en souvenaient. J’ai dit que c’est à cette Église que j’irais. Certains ont dit que c’était un chemin difficile, mais puisque c’était l’enseignement de Dieu ils essayeraient de suivre. D’autres ont dit que c’était vraiment trop difficile pour que personne ne puisse réellement suivre cette voie. Encore une fois, j’ai insisté que je ne voulais pas faire du mal ou créer de la division, mais que j’avais pris ma décision. J’ai commencé à fréquenter l’Église de Dieu en Christ (mennonite). Ma femme m’a dit que nous ne pouvions pas laisser ces gens de cette façon, mais je lui ai expliqué que j’avais fait de mon mieux pour les satisfaire et que je ne voulais pas perdre mon salut à cause d’eux. Elle a dit qu’elle n’irait pas avec moi et je lui ai dit que c’était son choix.

J’ai été à l’assemblée de l’Église de Dieu en Christ pendant deux mois. Puis la vieille Église a envoyé certaines personnes pour me questionner: «Avec qui nous avez-vous laissés? Qui est là pour nous conduire? » Ça m’est venu comme une flagellation spirituelle et c’est devenu un grand fardeau pour moi. J’ai pleuré et prié, mais il ne semblait pas y avoir de direction. Je leur ai demandé quelle Église ils avaient choisie. Ils ont dit qu’ils avaient envie de retourner à l’Église réformée qui suivait les enseignements de Jean Calvin. Quand je leur ai demandé comment ils pourraient retourner à cette Église après l’avoir rejetée, ils m’ont dit qu’ils voulaient rejoindre l’Église du même nom au Bénin. Je suis donc allé dans leur mission au Bénin, mais on m’y a dit qu’il n’y avait pas de budget pour le Togo, et que si je voulais laisser mes ouailles souffrir sans nourriture spirituelle c’était mon choix. Je suis revenu à la maison le cœur lourd. J’ai continué dans la prière.

Lorsque la famille d’Éric est retournée dans leur pays, je me suis de nouveau dit que je n’étais pas heureux à mon autre Église. Une fois, je parlais à Dieu en disant: «Tu sais que je ne suis pas resté dans cette Église à cause de ma position ou de l’argent, mais seulement en attendant ta voix. » J’ai alors entendu une voix dans mon cœur disant: «Tu n’es pas responsable s’ils s’égarent. Tu leur as enseigné la vérité pendant vingt-cinq ans. Et se ils s’ils ne venaient pas à la vérité jusqu’à ta mort? » J’ai simplement répondu « Dieu, merci! »

 

2010 …

Le dimanche suivant, après le service j’ai dit aux gens que nous tiendrions une petite réunion ouverte aux hommes, aux femmes et aux jeunes, mais que les enfants pouvaient sortir. Je leur ai raconté l’histoire de quelques parents qui voulaient quitter leur fils âgé de 25 ans, mais le fils protestait qu’il ne pouvait pas vivre sans ses parents. Alors je leur ai demandé quels étaient leurs conseils pour ce jeune homme.  Ils ont dit qu’ils lui diraient qu’il était un adulte et que s’il ne pouvait pas vivre seul, il était paresseux. Je leur ai dit qu’ils avaient de bons conseils. Puis je leur ai dit que cette assemblée avait dit qu’elle ne pouvait pas vivre sans moi si je partais; je les avais conduits pendant vingt-cinq ans. Maintenant, ils me disaient qu’ils ne pouvaient pas être vivants pour Dieu si je partais. Était-ce bien vrai? Leur avis était que le jeune homme pouvait vivre, et que s’il ne le croyait pas, c’est qu’il était paresseux. Je leur ai dit qu’ils avaient répondu à leur propre question. Je leur ai rappelé nos enseignements du passé et comment j’étais allé à l’Église de Dieu dans le Christ (mennonite) pour une courte période de temps, mais j’ai dit qu’après aujourd’hui, je ne reviendrais pas vers eux. S’il y avait des articles appartenant à l’assemblée dans ma maison, je leur ai signifié qu’ils étaient libres de venir les prendre. Je leur ai dit que je n’attendais plus leur réponse, mais celle de Dieu. Alors maintenant, je venais à eux avec la réponse de Dieu. La parabole que j’avais transmise m’était venue à cause de la réponse de Dieu. Maintenant j’étais libre de partir et ils étaient libres de choisir leur chemin.

Je ne ressentis plus de condamnation dans mon cœur à ce sujet. Ils étaient également invités à suivre la vérité. Depuis ce jour, je les ai quittés et j’ai continué dans l’Église de Dieu avec ma famille.

J’espère que ce récit d’une conversion récente pourra aider à éclairer d’autres véritables « chercheurs ».

 

Je quitte l’Inde

Bonjour à tous!

Je n’ai pas eu le temps d’écrire beaucoup récemment, en partie parce que mon frère est arrivé en Inde pour me rendre visite.

J’aimerais vous notifier de mon départ de l’Inde. Aujourd’hui je quitte Siliguri. Demain nous visiterons Agra, puis dans la nuit du 12 au 13 juillet, nous nous embarquerons pour Paris. Nous passerons près d’un mois à voyager.

Je n’aurai donc pas le temps d’écrire des articles avant le milieu du mois d’août. Mais je vous garderai au courant de ma progression sur la page Mon Tour de France.

Si jamais vous voulez nous rencontrer et que vous voyez que notre itinéraire passe près de chez vous, SVP contactez-moi.

Priez aussi pour le succès de nos distributions de tracts au cours du voyage et pour notre sécurité.

À bientôt!

Nomophobie

J’ai été jeune, et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné.
Psaume 37. 25

Êtes-vous “nomophobe”, atteint de cette addiction du 21e siècle qui consiste à ne pas pouvoir se passer de son téléphone portable? La peur d’être seul au milieu d’un monde indifférent, parfois hostile, amène des personnes à ne pas pouvoir se séparer de leur téléphone sous peine de crises d’angoisse. On peut se sentir très seul parfois, même au milieu d’une foule. Et la solitude est un drame pour bien des personnes qui aimeraient pouvoir se confier à quelqu’un.
Déjà, Dieu avait dit autrefois à ceux qui mettaient leur confiance en lui: “Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas” (Josué 1. 5). Quand Jésus est venu sur la terre, il s’est approché des personnes démunies, isolées. Au moment de s’en aller vers son Père, il a fait une merveilleuse promesse à ses disciples: “Moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle” (Matthieu 28. 20). Et depuis deux mille ans, une multitude de croyants ont profité de cette promesse. Êtes-vous de ceux-là? Avez-vous mis votre confiance en Jésus Christ? Lui a dû être seul, cloué sur une croix: Dieu l’a abandonné pendant trois heures terribles durant lesquelles il a expié nos péchés. Et depuis, toute personne qui confesse ses péchés et croit que Jésus a payé le prix à sa place devient un enfant de Dieu. Dieu lui affirme que rien “ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur” (Romains 8. 39).
Quel bonheur de savoir que Dieu m’entend toujours, même si ma prière n’est qu’un appel au secours! Quel bonheur de savoir qu’il répond!