À quoi reconnaît-on ceux qui ont été avec Jésus ?

Bonjour chers lecteurs !

Ce matin, en lisant ma Bible, je me suis arrêté sur le récit de la transfiguration de Jésus, dans Matthieu 17. Quel événement extraordinaire cela a dû être pour les trois disciples qui accompagnaient Jésus sur la montagne !

Pendant les années de son ministère terrestre, Jésus avait généralement l’apparence d’un homme ordinaire. Certes, ses miracles, ses enseignements et son autorité révélaient qu’il n’était pas un homme comme les autres. Mais ce jour-là, Pierre, Jacques et Jean ont pu contempler quelque chose qu’aucun homme ne voyait habituellement : un aperçu de la gloire divine de Jésus-Christ.

Matthieu nous raconte que « son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Matthieu 17:2). Moïse et Élie apparurent à ses côtés, puis une nuée lumineuse les enveloppa et la voix de Dieu se fit entendre. Les disciples furent saisis d’une telle frayeur qu’ils tombèrent la face contre terre.

Je ne regarde presque jamais la télévision, mais dans les films et les émissions que j’ai pu voir, j’ai remarqué que les divinités, les êtres surnaturels et même les super-héros sont souvent représentés avec une puissance extraordinaire. On cherche à leur donner une certaine aura de gloire, quelque chose qui inspire l’admiration, la crainte et le respect.

C’est assez naturel, au fond. L’homme a toujours associé la divinité à la puissance, à la majesté et à une gloire qui dépasse notre entendement.

Et Dieu est effectivement infiniment puissant et glorieux ! Nous ne pouvons même pas imaginer ce que ce serait de nous retrouver devant lui dans toute sa gloire. Pensez à Moïse, qui demanda à Dieu de lui montrer sa gloire. Dieu lui répondit : « Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre » (Exode 33:20).

La sainteté et la gloire de Dieu sont tellement grandes qu’elles dépassent tout ce que nous, pauvres mortels, sommes capables de supporter. Nous sommes des créatures faibles, et de surcroît des pécheurs. Être soudainement exposés à une telle majesté et une telle pureté serait une expérience absolument renversante, qui nous ébranlerait jusqu’à la moelle !

Un jour, lorsque nous serons auprès de Dieu, nous pourrons contempler sa gloire d’une manière qui nous est impossible aujourd’hui. Mais pour le moment, Dieu n’a accordé aux hommes que quelques aperçus de cette gloire, comme lors de la transfiguration.

Et pourtant, ce qui m’a le plus frappé ce matin n’est pas tant la gloire qui resplendissait sur la montagne que ce qui s’est passé immédiatement après.

« Levez-vous, n’ayez pas peur ! »

Écoutons la suite du récit :

« Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! »

Matthieu 17:7

Quelle scène touchante !

J’imagine les trois disciples étendus sur le sol, tremblants, complètement bouleversés par ce qu’ils viennent de voir et d’entendre. Ils viennent d’entrevoir une gloire qui dépasse tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Et voilà que Jésus s’approche d’eux, les touche et leur dit de se lever.

Je ne sais pas sur quel ton Jésus a prononcé ces paroles, mais je me les imagine empreintes d’une immense douceur et d’un amour profond. Jésus connaissait parfaitement la faiblesse de ses disciples. Il comprenait leur frayeur. Il ne les a pas laissés trembler devant lui, mais il s’est approché pour les rassurer.

Quelle puissance ! Quelle gloire ! Mais aussi, quel amour !

Et cette pensée m’a ramené à une vérité fondamentale de la vie chrétienne.

Dieu est infiniment puissant. Dieu est saint. Dieu est juste. Dieu est vérité et justice. Tous ces attributs font partie de sa nature et nous ne devons en négliger aucun.

Mais Dieu est aussi amour !

Et si nous ne pouvons pas imiter sa puissance infinie ou sa gloire céleste, nous sommes bel et bien appelés à refléter son amour.

Quel est donc le plus grand attribut du chrétien ?

L’apôtre Jean nous dit :

« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. »

1 Jean 4:7-8

Relisons bien ces paroles. Jean ne dit pas simplement que l’amour est une bonne qualité que nous devrions cultiver. Il affirme que celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu, et que celui qui n’aime pas ne l’a pas connu !

Voilà qui devrait nous faire réfléchir.

Jésus lui-même avait déclaré à ses disciples :

« À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Jean 13:35

Remarquez bien ce qu’il dit. À quoi reconnaîtra-t-on les disciples de Jésus-Christ ?

À leur connaissance approfondie des Écritures ? À leur doctrine irréprochable ? À leur zèle religieux ? À leur éloquence ? À leur manière de s’habiller ou à leurs bonnes œuvres ?

Toutes ces choses peuvent avoir leur importance, et certaines sont même indispensables à une vie chrétienne fidèle. Mais ce n’est pas cela que Jésus a choisi de mentionner comme le signe distinctif de ses disciples.

C’est l’amour.

L’amour pour Dieu le Père, pour Jésus-Christ et pour le Saint-Esprit. L’amour pour nos frères et sœurs dans la foi, pour l’Église et pour les âmes perdues. Un amour qui nous pousse à renoncer à nous-mêmes, à servir les autres et à rechercher leur bien plutôt que notre propre intérêt.

Ils reconnurent qu’ils avaient été avec Jésus

Un autre passage me vient à l’esprit. Dans Actes 4, peu après la Pentecôte, Pierre et Jean se retrouvent devant les chefs religieux de Jérusalem. Ceux-ci sont étonnés de l’assurance avec laquelle ces deux hommes, pourtant sans grande instruction, leur parlent de Jésus-Christ.

Luc écrit :

« Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. »

Actes 4:13

Quelle belle chose que de pouvoir dire cela de quelqu’un : « Il a été avec Jésus ! »

Dans ce passage, les chefs religieux reconnaissaient probablement Pierre et Jean comme d’anciens compagnons de Jésus. Leur assurance les étonnait également. Mais je me demande si cette parole ne contient pas aussi une belle leçon pour nous aujourd’hui.

Lorsque les gens nous côtoient, peuvent-ils reconnaître que nous avons été avec Jésus ? Non pas physiquement, bien sûr, mais que nous avons passé du temps en sa présence, appris de lui et cherché à suivre son exemple d’amour et d’obéissance ?

Peuvent-ils reconnaître quelque chose de son caractère dans le nôtre ?

Un homme qui a véritablement appris à connaître Jésus ne devrait-il pas devenir plus patient, plus humble, plus doux, plus disposé à pardonner ? Une personne régénérée ne devrait-elle pas apprendre à maîtriser son impatience, à mettre de côté son orgueil, à supporter les faiblesses des autres et à aimer même ceux qui lui font du tort ?

L’amour de Christ nous transforme et nous régénère. Il nous sanctifie et nous pousse à rechercher la volonté de Dieu, même lorsqu’elle est contraire à nos désirs. Il nous enseigne un amour qui va bien au-delà des sentiments, un amour qui accepte de se sacrifier pour le bien d’autrui.

Sans amour, que vaut tout le reste ?

L’apôtre Paul l’explique admirablement dans le treizième chapitre de sa première épître aux Corinthiens.

Il nous dit que nous pourrions parler toutes les langues, posséder une connaissance extraordinaire, avoir assez de foi pour transporter des montagnes et même distribuer tous nos biens aux pauvres, mais que sans amour, tout cela ne nous servirait de rien !

Quelle leçon pour nous qui nous préoccupons parfois tellement d’avoir raison, de bien connaître les Écritures ou de défendre la saine doctrine !

Tout cela est important, assurément. Mais si nous manquons d’amour, qu’avons-nous réellement compris du caractère de Dieu ?

Paul conclut ce chapitre en déclarant que trois choses demeurent : la foi, l’espérance et la charité (c’est-à-dire l’amour), mais que la plus grande des trois est la charité (1 Corinthiens 13:13).

Et dans Romains 13:10, il écrit :

« L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi. »

Point final ! Jésus avait déjà enseigné que les deux plus grands commandements sont d’aimer Dieu de tout notre cœur et d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Toute la loi et les prophètes dépendent de ces deux commandements (Matthieu 22:37-40).

Cela ne signifie pas que l’amour nous dispense d’obéir à Dieu. Bien au contraire. Le véritable amour nous pousse à lui obéir. Il nous empêche de faire volontairement du mal à notre prochain, nous encourage à lui pardonner, à lui venir en aide et à rechercher son bien, même lorsque cela nous coûte quelque chose.

Et nous, ressemblons-nous à Jésus ?

Revenons un instant sur cette montagne où Jésus fut transfiguré.

Les disciples ont vu sa gloire et entendu la voix du Père. Ils en furent terrifiés. Mais c’est Jésus qui s’est approché d’eux, touché par leur faiblesse humaine toute tremblotante, qui les a touchés et qui leur a dit : « Levez-vous, n’ayez pas peur ! »

Cette image me touche profondément. Celui qui possédait une gloire et une puissance inimaginables n’a pas hésité à se pencher vers trois pauvres hommes tremblants pour les rassurer.

N’est-ce pas là quelque chose que nous devrions chercher à imiter ?

Nous ne sommes pas appelés à impressionner le monde par notre grandeur, notre science ou notre supériorité morale. Nous sommes appelés à lui faire connaître Jésus-Christ, d’abord par notre vie, puis par nos paroles. Et je crois que notre témoignage sera d’autant plus convaincant que les gens pourront voir en nous quelque chose de l’amour du Seigneur.

Alors, dans nos familles, dans nos assemblées, à notre travail et dans nos rapports avec les incroyants, efforçons-nous de toujours garder le bien des autres à l’esprit. Demandons à Dieu de nous débarrasser de notre orgueil, de notre impatience, de notre égoïsme et de tout ce qui empêche son amour de se manifester à travers nous.

Car en fin de compte, ce n’est pas en attirant l’attention sur nous-mêmes que nous conduirons les âmes à Christ, mais en leur montrant quelque chose de son caractère.

Puisse-t-on dire de nous, non seulement que nous connaissons beaucoup de choses au sujet de Jésus, mais surtout que nous avons été avec lui !

Que Dieu nous aide à grandir chaque jour dans cet amour qui vient de lui.

Hugues Andries

L’autoérotisme : pas si anodin qu’on pense

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Comme un enfant grandit, il commence à ressentir des sensations nouvelles et agréables dans certain parties de son corps. Il n’y a rien de honteux dans ces sensations, mais il faut que l’enfant soit instruit qu’ils ne lui sont donnés pour son plaisir égoïste.

Le grand danger est que, comme l’enfant expérimente avec ces nouvelles sensations, il commence à croire que le plaisir qu’il s’en trouve est leur seul but. Le monde autour de nous dit « s’il te fait plaisir, fais-le ! » Dans de telles circonstance c’est difficile de convaincre les jeunes qu’il soit mieux d’attendre le mariage pour expérimenter pleinement le plaisir que nos corps puissent nous donner.

Car Dieu ne nous a pas donné ces sensations, cette capacité d’expérimenter le plaisir, pour un usage égoïste. Plus qu’on poursuit ces plaisirs par, et pour, soi-même, le moins qu’on serait prêt à les partager avec un autre pour le plaisir mutuel.

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Introspections

Le maréchal de Lattre de Tassigny disait: « le lever des couleurs, C’est comme la prière du matin, et lorsqu’on les ramène, c’est le moment d’introspection du soir pour le soldat ».
Je crois que l’importance de la vie spirituelle dépasse celle de la vie militaire à telle point qu’on ne devrait pas les comparer de manière si sérieuse. Cependant, je dois avouer que si ces paroles prêtées au grand maréchal sont vraiment de lui, je devine que la prière et l’introspection tenaient une place importante dans sa vie.
Nous ne nous poserons plus de questions à sont sujet, ni à propos du salut d’hommes comme lui.
Je ne ferai que garder deux mots: le prière, et l’introspection.

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Ce soir, alors que je revenais à pied d’un souper chez des amis Indiens, je me suis mis à penser à cette phrase du célèbre Maréchal de France. Il faisait déjà nuit; au loin je voyais des éclairs à la hauteur de la frontière entre l’Inde et le Bangladesh. Le terrain était sec, la route poussiéreuse: il n’a pas plu depuis deux jours, malgré que nous sommes au beau milieu de la mousson! Il paraît que cette année est anormale. À un moment donné, je me demandai si je ne venais pas d’apercevoir un éléphant à quelques pas. Fausse alerte!… On dit qu’ils rodent dans les parages nuitamment, et que plusieurs personnes ont été victimes de ces bêtes la nuit ou même au petit matin. Quelques cyclistes me dépassent, les phares d’une voiture m’éblouissent.

Mais qu’est-ce que je fais de mon temps? À quoi étais-je encore en train de penser? À un livre que j’aimerais lire? À une recherche que je veux faire sur Google aussitôt que j’arrive à la maison? au livre que je traduis? Aux problèmes économiques et sociaux de la France? À une jeune fille rencontrée ici en Inde ou encore au Canada?

Un peu de tout cela, pour vous donner une idée. Il y a des pensées qui sont bien-sûr plus édifiantes que d’autres, ou plus utiles. Mais à ce moment-là, je ne pensais pas vraiment à Dieu. Je ne pensais pas non plus à mon âme qu’il est venu secourir un jour quand elle avait soif. Depuis, comme il me l’a promis dans la Bible, j’ai accès à une source inépuisable de pensées, de courage, d’amour, vers laquelle il me suffit de me tourner pour m’en abreuver. Mais il paraît que parfois je préfère m’aventurer loin de ce puits qui m’a été donné, loin, oh si loin dans la sécheresse de la sagesse humaine.

À l’idée d’une rencontre avec un éléphant ou encore en pensant aux gens qui viennent peut-être d’être frappés par la foudre, mes pensées se tournent vers le Créateur de l’univers, mon Père.

« Père, J’ai besoin de ta présence! » C’est ma première réaction. Je suis honteux en pensant à tout ce qui a traversé mon esprit depuis ma dernière pensée accordée à Celui qui me protège et qui m’aime à chaque instant de ma vie. « Dieu, aide-moi à revoir ma journée, à y voir mes fautes, mes transgressions, mes motifs, afin de mieux faire demain. » C’est ma petite prière soupirée alors que je rencontre deux hommes dans le noir.

Je revois alors le moment ce matin où je n’avais accordé que deux minutes à la Parole de Dieu, parce que j’avais faim et que je voulais aller voir ma boîte de réception de courriels… Comme je suis ridicule d’accorder si souvent autant d’importance aux petites choses qui passent, alors que ma relation et ma communion avec mon Père importent par-dessus tout. Tout s’explique maintenant: j’ai laissé Dieu au chevet de mon lit ce matin après une courte prière, je ne l’ai pas invité à prendre part à toutes mes décisions du jour. Tout en priant à une ou deux reprises, je n’ai pas consciemment cherché son réconfort, son approbation, son amour au cours de la journée. Comment puis-je encore mériter son amour et sa protection? Mais au fait, où donc est passée cette sensation chaude qui m’envahit lorsque je le sens proche? Est-il parti? Ou est-ce moi qui me suis éloigné?

La réponse est claire, heureusement. C’est humiliant de l’avouer, mais depuis quelques temps, il est rare que je prête bien attention à la voix du Saint-Esprit. Je ne traite plus Jésus comme un frère. Je lis rarement ma Bible pendant plus de cinq minutes, et ma prière du matin est encore plus courte que ma lecture  de la Parole. Quelle honte, quelle misère.

Je pourrais me consoler en me disant que rares sont ceux sur cette terre qui lisent leur Bible autant que moi, qui font autant de bonnes œuvres ou qui sacrifient autant pour la cause de Christ; mais moi alors, quels sont mes motifs dans tout cela? Est-ce pour ma propre gloire que je continue de vivre une forme de vie chrétienne? Ou me suis-je peut-être trompé en pensant que mon enthousiasme et mon intérêt dans certaines choses de ma vie remplacerait ce que l’Esprit et la Parole m’avaient auparavant donné?

Oui c’est ça! J’ai cru pouvoir changer le régime spirituel de mon âme sans qu’elle n’en pâtisse, mais je me suis endormi et maintenant je me rends compte de mes erreurs! Des centaines de pensées défilent dans mon petit cerveau. Je veux passer ce temps non à penser aux choses terrestres, mais aux choses célestes. Bientôt mon esprit se calme, je commence à voir comme tout ceci est si petit et comme mes pensées ambitieuses sont risibles pour Dieu. Ce n’est pas en menant une introspection égoïste, où je chercherais à m’améliorer pour avoir une bonne réputation, que je trouverai la paix. Ce qu’il me faut, c’est un moment de prière et d’introspection au cours duquel je communiquerai avec mon Seigneur. Je lui présente ce que j’ai fait aujourd’hui, ce que j’ai pensé, ce que j’ai dit. Je Lui appartiens, mes actions et mes pensées Lui appartiennent donc aussi. Plus je passe de temps à faire cela, plus sa voix devient claire à mes oreilles. Je vois maintenant quelles pensées adressées à mon ami Bryan ne provenaient pas de Dieu, mais de ma chair pécheresse. Ce mouvement d’humeur plutôt contre quelqu’un qui m’avait insulté… Cela non plus. Que faire? Je suis un pécheur!

C’est alors que des paroles réconfortantes viennent à l’esprit: « ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ». 2 Corinthiens 12.9. Ces paroles adressées à Paul il y a 2000 ans, s’appliquent toujours à moi! Comme c’est merveilleux. Je continue ma route, arrivant finalement chez nous au bout d’une demi-heure. Je suis parvenu à penser et à parler à mon Père pendant la majorité du trajet. Cela n’a même pas vraiment été le fruit d’un effort de disciple: lorsque j’ai pris la peine de le regarder dans les yeux, ma conversation avec Dieu n’a pas laissé de place à la distraction. Bien-sûr, j’étais toujours conscient des piétons et des voitures occasionnellement rencontrées, mais mes soucis terrestres avaient disparu.

Dieu veut vous donner cette expérience comme il me l’a offerte une nouvelle fois. Il veut effacer vos péchés, vous réconforter, écarter vos soucis. Croyez-le il le fera en un rien de temps! Ne soyez pas ingrats envers votre Créateur: donnez-lui quelques minutes de chaque heure, pour qu’il puisse vous diriger, que sa Parole s’ancre dans votre cœur, que votre oreille devienne accoutumée au chuchotement du Saint-Esprit. Pour cela, il suffit de retirer vos écouteurs, de ne plus penser à votre portefeuille, de ne plus chercher la gratification de la chair, bref. Cela est un effort impossible pour une personne qui n’est pas née de nouveau, mais lorsque vous avez abandonné votre vie de manière inconditionnelle dans les mains de Dieu, vous comprendrez, et vous serez heureux à jamais.

Hugues