Les qualités d’un père pieux

Le rôle d’un père dans le développement de ses enfants est d’une telle importance qu’on ne saurait trop le souligner. Il joue un rôle majeur dans la formation de leur impression de Dieu le Père. Il est de sa responsabilité de prendre leurs mains et de les placer dans la main de Dieu. S’il est autoritaire et légaliste, ses enfants risquent de se recroqueviller devant Dieu et de penser qu’ils ne pourront jamais lui plaire. S’il est laxiste en matière de discipline et fait comme Héli dans l’Ancien Testament et ne retient pas ses enfants, ceux-ci risquent de ne pas voir en Dieu l’autorité absolue avec laquelle il faut compter. S’il fait bien son travail, ses enfants verront Dieu avec révérence, confiance et gratitude.

Un père pieux est un homme de foi qui voit Dieu dans la vie quotidienne. Il croit que Dieu contrôle les circonstances de la vie et que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein » (Romains 8.28). Sa confiance en son Père céleste fait de lui une influence stable et fiable sur sa famille. Il trouve de nombreuses occasions de diriger sa famille vers Dieu pour obtenir des réponses et de l’aide. L’admiration qu’il éprouve devant les œuvres puissantes de Dieu inspire la même chose à ses enfants.

L’humilité est une qualité importante à posséder pour un père. Elle l’aide à se rappeler qu’il est un homme sous l’autorité, plus qu’en autorité (Matthieu 8.9). Il répond à son chef. « Mais je veux que vous sachiez que Christ est le Chef de tout homme » (1 Corinthiens 11.3). Cette conscience fait beaucoup pour tempérer ses paroles et ses actions. Il ne s’attend pas à ce que sa femme et ses enfants le respectent et se soumettent à lui plus qu’il ne respecte et ne se soumet à Dieu. S’il permet la désobéissance à Dieu dans sa vie personnelle, il sait qu’il ne peut pas attendre autre chose de ses enfants.

Pour remplir correctement son rôle dans l’ordre de Dieu, un père doit avoir un sens aigu du bien et du mal. Cette boussole morale sert à maintenir sa famille sur la bonne voie dans les vents d’erreur. Il ne tolérera pas, mais disciplinera, la malhonnêteté de ses enfants. Son amour pour les principes de la vérité l’amènera à suivre les instructions de Deutéronome 6.7. « Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu te tiendras dans ta maison, quand tu marcheras en chemin, quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras ». Ses admonitions ne seront peut-être pas toujours entendues par ses enfants, mais il restera calmement stable face à l’opposition. Il pose un fondement sur lequel ses enfants pourront revenir lorsqu’ils céderont à l’appel de leur Père céleste. Cette similitude de voix entre leur père terrestre et leur Père céleste est particulièrement importante.

La reconnaissance de la miséricorde de Dieu à son égard aidera un père à être miséricordieux envers ses enfants. Bien qu’il ne soit pas permissif envers le péché, Dieu lui apprend à faire preuve de miséricorde, comme dans Habacuc 3.2, « Dans ta colère souviens-toi d’avoir compassion ! » Le respect est généré par la qualité de la miséricorde.

Un sage père ne crée pas de résistance inutile chez ses enfants. Il cherche l’inspiration auprès du trône de la grâce pour savoir comment gérer la rébellion. Il ne s’entêtera pas à résister à ses enfants dans le but de maintenir sa réputation personnelle. L’approbation de Dieu est bien plus importante pour lui.

L’obéissance du patriarche Abraham à Dieu était prompte et inébranlable lorsque des choses difficiles lui étaient demandées (Genèse 17.11, 26 ; 22.1-3). Son exemple a ouvert la voie à ses enfants. Était-ce la raison pour laquelle Dieu lui a donné la recommandation suivante : « Car je l’ai connu, afin qu’il commande à ses enfants, et à sa maison après lui, de garder la voie de l’Éternel, pour faire ce qui est juste et droit » (Genèse. 18.19) ? L’obéissance s’enseigne autant par l’exemple que par les mots.

Il incombe au père de subvenir aux besoins temporels de sa famille, mais il doit se prémunir contre le levain de la convoitise avec toute la diligence requise. Trop d’enfants ont manqué de bons moments avec leur père parce qu’il était à la recherche de gains financiers. Un corbillard ne tire jamais une remorque jusqu’au cimetière. Aucun de nos biens terrestres ne nous suivra dans notre tombe. La bénédiction d’un lien familial étroit est bien plus importante que la richesse. C’est elle qui donne à la vie son véritable sens et qui nous porte dans les moments difficiles.

Un père pieux a un cœur tendre et est affectueux. Il se donne sans compter à ses enfants et à leurs besoins. Ils savent qu’ils peuvent s’adresser à lui et qu’il prendra le temps de les écouter et de les aider. Le lien qu’il tisse avec ses enfants lorsqu’ils sont petits lui sera d’un grand secours pour les années d’adolescence, parfois turbulentes.

Le père doit être un homme de prière, qui passe beaucoup de temps en secret avec le Seigneur. Heureux les enfants qui gardent le souvenir d’avoir vu leur père à genoux dans son lieu de prière. Ces hommes conduisent leur famille dans le culte de Dieu, à la maison dans les dévotions familiales et dans la fréquentation fidèle de l’église. Les enfants saisissent la vision et l’appréciation de leur père pour l’Église de Dieu. Ce père ne résiste pas à l’autorité de l’Église donnée par Dieu et ne critique pas ses dirigeants.

Au fur et à mesure que les enfants grandissent, le temps vient où le père doit lâcher prise, prendre du recul et leur donner confiance, dans les choses matérielles comme dans les choses spirituelles. Les enfants ont besoin d’apprendre la responsabilité, et cela ne se produit pas si le père garde le contrôle trop longtemps. Des erreurs seront commises, mais le temps perdu à faire des réparations ou des corrections est souvent largement compensé par le bénéfice à long terme d’une précieuse leçon apprise.

Malgré les meilleures qualités et les meilleurs efforts d’un père, son fils ou sa fille peut devenir un prodigue. Chacun fera son propre choix pour la vie. La douleur dans le cœur du parent d’un prodigue peut difficilement être décrite par des mots. Le père sage dont parle Jésus dans Luc 15 a permis à son fils de partir et ne l’a pas suivi jusqu’au pays lointain pour le convaincre de revenir à la maison. Il ne contrôlait pas. Il savait que ce devait être l’œuvre de Dieu et la décision personnelle de son fils s’il devait revenir. Son amour pour son fils est resté inébranlable, et lorsque le fils est revenu, aucune de ses bêtises n’a été mentionnée ou retenue contre lui. Le fils a été pardonné.

Un autre appel important est celui des pères spirituels dans la maison de Dieu. Qu’un homme ait ou non des enfants biologiques, il peut occuper une place très importante dans le développement de la santé spirituelle de la fraternité. En fait, dans certaines situations, il peut avoir une porte plus ouverte qu’un parent. « Car, vous auriez dix mille maîtres en Christ, que vous n’auriez pas plusieurs pères ; car c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ, par l’Évangile » (1 Corinthiens 4.15). Puissions-nous, nous qui sommes pères, nous encourager aux qualités nécessaires pour remplir notre appel et notre responsabilité, et que Dieu bénisse tout père fidèle.

Ministre Greg Wenger, de l’assemblée d’Arthur, en Illinois, É.-U.

Paru dans le Messager de vérité, Vol 119, no. 11 , 2 juin 2021

Les Éditions de l’Évangile

La clé

La clé de la porte d’entrée

Il était plus de minuit. Sans bruit Raymond sortit une clé de sa poche, ouvrit la porte et entra dans la maison. Tout était silencieux. Il monta l’escalier et pénétra dans sa chambre d’autrefois: rien n’avait changé depuis qu’il avait quitté la maison familiale cinq ans plus tôt.

Après la mort de sa mère, il n’avait tenu aucun compte de toutes les promesses qu’il lui avait faites. Il était parti vivre sa vie. Son père avait essayé plusieurs fois de reprendre contact avec lui, mais en vain. Les lettres lui étaient renvoyées avec la mention: Inconnu à cette adresse. Pour finir, son père avait tout de même découvert où il habitait, et un jour Raymond avait reçu un petit paquet de sa part, contenant… la clé de la maison, celle dont Raymond venait maintenant de se servir.

Son père n’avait rien entendu. Le matin, comme il le faisait chaque jour depuis qu’il lui avait envoyé la clé, il ouvrit la porte de la chambre de son fils et entendit: “Papa, j’ai tellement mal agi! Est-ce que tu peux me pardonner? – Oui, Raymond, mais est-ce que tu as demandé à Dieu de te pardonner? – Oui, papa, et Dieu m’a pardonné.”

La Bible nous parle d’une autre maison, la “maison du Père”, la demeure de Dieu. C’est lui qui en détient la clé. Dieu est juste et saint, et ne peut y recevoir aucun pécheur. Toutefois, il offre la clé à chacun: cette clé, c’est la repentance et la foi dans le sacrifice de Jésus sur la croix, puni à notre place. Utilisez cette clé. Vous connaîtrez alors Dieu comme un Père plein d’amour.

Mon dernier rendez-vous avec mon Père

Persévérez dans la prière.

Colossiens 4. 2

Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.

Philippiens 4. 6, 7

Nos rendez-vous avec le Seigneur

On raconte l’histoire de ce ministre chrétien qui, un matin, avait fait attendre le roi. “Que votre Majesté m’excuse – dit-il en arrivant enfin – j’avais rendez-vous avec le Roi des rois”. C’est ainsi qu’il qualifiait ce moment de prière avec son Dieu.

La prière est l’activité première de notre vie chrétienne. Veillons à ce que cette communication avec Dieu soit toujours ouverte pour l’adorer, le louer, intercéder, lui présenter nos besoins et le remercier pour ses dons et ses réponses. Avoir une audience avec le Dieu souverain est le privilège le plus élevé qu’un homme puisse espérer.

Notre service chrétien, en privé ou en public, est important; mais il doit être en harmonie avec notre vie intérieure et découler de la communion avec le Seigneur. Faisons attention à ne pas nous tromper nous-mêmes par des activités motivées surtout par des sentiments altruistes qui ne seraient ni fondés sur la foi en Jésus Christ, notre Maître, ni dirigés par lui.

J’ai trop souvent tendance à ignorer Dieu, à le laisser au chevet de mon lit le matin après la prière (si j’ai même pris le temps de prier). Trop souvent, la prière n’est qu’un devoir de conscience que accomplis rapidement pour « apaiser Dieu » comme les hindous le font, non pas parce que je sens réellement ma faiblesse et mon besoin de Dieu, mais parce que je ne me sentirais pas normal, pas protégé de Dieu si je ne le faisais pas. Mais Dieu (mon Père) n’est pas satisfait avec cette mentalité. Il ne veut pas que nous le servions par peur, mais par amour, parce que nous savons que sans Lui nous n’avons rien de bon en nous. Je pense qu’il est bon de passer beaucoup de temps en prière, comme l’apôtre Jacques, dont on dit que les genoux étaient devenus calleux, tellement il priait son Père. Quel merveilleux témoignage!

Il est important que nous passions du temps en prière. Notre Seigneur nous en a donné l’exemple quand il a vécu sur la terre; les évangiles en témoignent: “Il s’en alla sur une montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu” (Luc 6. 12). Appliquons-nous comme lui à trouver des moments tranquilles, à l’écart de tout, pour chercher la compagnie de notre Maître. Nous en repartirons toujours avec plus d’assurance et d’énergie pour accomplir les tâches qu’il nous confie.

Osons prier plus!