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La lettre non lue

Le plus jeune fils vendit tout et partit pour un pays éloigné; là il dissipa ce qu’il avait, en vivant dans la débauche… Revenu à lui-même, il dit:… Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai: Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi.

Luc 15. 13, 17, 18

Un jeune Hollandais a quitté la maison paternelle pour mener une vie de débauche semblable à celle du fils rebelle dont parle le chapitre 15 de l’évangile de Luc. Finalement, il rejoint un régiment en Indonésie. De là, il écrit à son père de lui envoyer de l’argent au plus vite. Plusieurs mois après, il reçoit la réponse. L’enveloppe ne contenant ni billet ni chèque, il la jette au fond de son sac sans lire la lettre.

Trois mois plus tard, le voici gravement malade. Il aimerait rentrer à la maison et il repense, honteux, à la lettre de son père qu’il n’a pas voulu lire. Il demande à un infirmier d’aller la chercher et de la lui lire. Le message est le suivant: “J’ai donné des instructions au Capitaine P., au cas où tu voudrais quitter l’armée, pour qu’il te ramène à la maison sur son navire. Écris donc au capitaine avant le 1er mai.”

La sueur perle au front du malade: on est maintenant à la fin juin… c’est trop tard!

Ils sont nombreux ceux qui n’écoutent pas le message d’amour que Dieu leur envoie, qui ne prennent même pas la peine de lire sa Parole, la Bible, un message urgent à ne pas laisser de côté.

En voici quelques extraits: “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3. 16). “Nous supplions pour Christ: Soyez réconciliés avec Dieu!” “Voici, c’est maintenant le jour du salut”(2 Corinthiens 5. 20; 6. 2).

Quelle est votre raison de vivre ?

Quelle est votre raison d’être ? Qu’est-ce qui vous motive ? Quel est le fil de pensée qui prévaut dans votre esprit ? Vivez-vous dans le passé ? Ou se peut-il que vous viviez et existiez non dans le présent, mais dans un imaginaire futur ? Vivez-vous pour le moment, ou pour le plaisir que chaque moment peut vous apporter ? Vivez-vous pour profiter de l’excitation du voyage, de l’aventure, ou de la vie sociale ? Peut-être vivez-vous pour votre entreprise, votre exploitation, ou votre prochaine formation professionnelle ? Peut-être que vous vivez pour recevoir de l’approbation de ceux qui vous entourent. Peut-être êtes-vous consumés par le désir de vivre à la hauteur de vos propres normes d’intégrité et de droiture.

Il y a des millions de gens qui vivent pour la réussite financière ou pour la sentir la reconnaissance qui leur serait due à cause de leurs grandes réalisations dans un certain domaine. Des citations et des affiches servant à les motiver sont accrochées aux murs de leurs bureaux et de leurs maisons. Ils se comportent avec aisance et confiance. Ils possèdent une admirable autodiscipline et ils semblent heureux. La principale motivation de beaucoup de gens dans la vie est d’être inclus sur la liste de ceux qui ont trouvé la voie du « succès ».

Ami, si vous vivez pour l’une des raisons énumérées ci-dessus, vous aurez aussi à accepter d’être bien souvent enchaîné par l’inquiétude. Si vous êtes consumés par des rêves futurs, vous serez aussi enclin à l’anxiété. Si vous vous vautrez dans le passé, vous allez vivre sous un fardeau étouffant de culpabilité et de honte. Si vous vivez pour que les autres vous acceptent et vous approuvent, vous aurez à endurer le désagrément d’être perpétuellement conscient de votre propre personne. Si vous vivez pour vos possessions ou pour vos rêves d’avenir, vous risquez de vivre la douleur de la déception et de la désillusion. Si vos énergies se concentrent sur une vie parfaite et idéale, vous aurez souvent à supporter le grand poids de lassitude et de frustration qu’on ressent en ne parvenant pas à atteindre l’inaccessible. Le graphique des émotions de votre vie sera probablement une série irrégulière de hauts et de bas.

Au-delà de vos devoirs liés à l’honneur, qu’est-ce qui vous motive à vous lever chaque matin pour continuer de vivre ? Il semble que nous sommes créés de telle manière qu’il nous faut quelque chose pour nous motiver et nous inspirer. N’avons-nous pas été créés de cette façon pour une bonne raison ? Dieu nous aurait-il créés avec ce désir parce qu’il désire que nous venions à lui ? N’est-ce pas que ce besoin inhérent d’avoir une raison de vivre fait partie du plan de Dieu pour nous ? Ne nous a-t-il pas créés ainsi à dessein, pour que nous soyons attirés à lui ?

Cher ami, le secret de la vie est assurément de vivre pour notre Rédempteur. Indubitablement, le secret du bonheur est de vivre assuré de son amour infini et de son pardon. Pouvons-nous avoir un aperçu de son amour éternel ? Pouvons-nous recevoir une vision de ce qu’il a fait et fait toujours pour nous ? Pouvons-nous le servir par adoration, tout autant que par devoir ? Quand nous venons à lui, la douleur dans nos cœurs et dans le sien sera effacée. Pussions-nous nous approcher du grand médecin en lui montrant notre grand besoin. Il détient la clé de la paix et du véritable succès. Si notre raison de vivre est ancrée en lui, nous serons satisfaits. Si nous pouvons laisser tomber notre poignée de motivations égoïstes parce que nous voulons le connaître, nous serons libres de saisir la vraie raison de vivre, la main de notre Sauveur. Notre main dans la sienne et notre regard sur le but éternel, nous arriverons à bon port.

Tiré du Messager de la vérité (Messenger of Truth), Vol. 113, n° 07, 1er avril 2015

Je dépense donc je suis…

« Je dépense donc je suis »
(Descartes de Crédit)

carte de crédit

Cette version intéressante de la célèbre phrase de René Descartes m’a fait réfléchir profondément au sujet de ces petites feuilles de plastique qui ont tant changé le mode de vie occidental, et qui pourraient le faire ici aussi, en Inde. Je n’y avais que rarement pensé, mais on ne voit presque jamais de cartes de crédit ici en Inde. J’ai utilisé la mienne une fois en 8 mois, à l’aéroport. Si un Indien possède une carte, c’est probablement une carte de débit, ce qui est beaucoup moins dangereux pour la santé financière, et très pratique, lorsqu’on peut en faire usage. La plupart des échanges commerciaux ici à Siliguri s’effectuent en numéraire. C’est difficile pour moi de garder en tête toutes mes dépenses, alors souvent je note immédiatement mes dépenses dans mon carnet, lorsque je suis en ville. Oui, ça prend du temps, mais il faut savoir où l’argent va. Ce n’est pas mon argent, c’est l’argent de Dieu, celui que les assemblées en Amérique ont donné afin de soutenir l’effort missionnaire. Nous en sommes responsables.
En fait, nous sommes tous responsables de l’argent qui transite par nos poches.

Lorsqu’une personne s’achète une BMW et cherche à échapper à l’impôt, à l’aumône, et n’est pas prête à prêter de l’argent à un ami, on dénonce la contradiction entre la dépense ostentatoire et l’avarice face aux besoins des autres. C’est là cependant la triste réalité de notre époque, un individualisme, soutenu par un crédit quasi-illimité, qui permet de vivre au-dessus de ses moyens, comme dans un rêve. Mais subconsciemment, nous savons tous que le monde ne pourra pas continuer à vivre ainsi. De nombreux gouvernements commencent à instaurer des mesures d’austérité. À mesure que la croissance ralentira, beaucoup de consommateurs se retrouveront endettés et insolvables. Serons-nous parmi eux? Imaginez le désarroi des familles forcées de vendre leur propriété sur un marché déprimé, ou pire, expulsées de leur logement parce qu’elles sont trop endettées pour payer leur loyer depuis des mois. Cela arrive déjà, mais je crois fermement que si l’on ne fait rien pour rapidement redresser la situation, les choses ne pourront qu’empirer. La bulle doit éclater un jour… Heureux les Indiens, qui pour la majorité d’entre eux n’ont pas encore été entraîné dans ce piège!

Je dépense donc je suis… Comme c’est vrai que tant de gens résument la vie au seul matérialisme et au consumérisme. Nombreux sont ceux dans ce monde athée dont le seul but est de gagner de l’argent pour le dépenser, pour avoir une vie facile. Les cartes de crédit permettent de remettre le travail à demain et de consommer tout de suite.

Le but de cet article est d’inciter à la prudence quant à l’usage de cartes de crédit, une innovation qui a changé la vie de nombreuses personnes de nous jours. Il y a aujourd’hui des commerçants qui n’acceptent que des paiements par carte de crédit (surtout sur internet). La majorité d’entre nous portons au moins une de ces petites merveilles en plastique avec nous. L’industrie bancaire a imaginé un plan qui lui permet de jouer avec les désirs de leurs clients afin de les convaincre d’acheter des biens à crédit. Beaucoup de gens crédules sont tombés dans le panneau. Ceci a permis au secteur bancaire de récolter des milliards de dollars d’intérêts auprès d’un public mal informé et sans méfiance.

Afin d’éviter ce piège, il faut payer la somme complète du relevé de la carte de crédit à chaque mois. Si l’on n’effectue que le paiement minimal et qu’on continue de consommer, c’est-à-dire d’acheter, des intérêts s’ajouteront au montant à payer, et bientôt nous commencerons à payer des intérêts sur ces intérêts… Un cercle vicieux qui entraînera une baisse de notre indice de solvabilité, ce qui pourrait faire grimper les taux d’intérêts à 30%. C’est comme une boule de neige. Il y eu des incidents où un consommateur s’est finalement retrouvé avec plusieurs cartes de crédit, toutes dépensées au maximum. Dans un tel scénario, il devient parfois même impossible d’effectuer les paiements minimaux. Cela entraînera des frais de paiement tardif et une pénalité pour avoir dépassé la limite de crédit, ce qui ne fait qu’ajouter à l’agonie.

Si vous ne payez pas votre solde de carte de crédit entièrement à chaque mois, vous devriez en parler à votre diacre ou quelqu’un qui pourra vous aider. Il est très important de garder des comptes précis, faute de quoi vous n’aurez aucune idée de votre situation financière ni de votre avenir financier. Si vous ne parvenez pas à garder vos comptes correctement, il serait sage de chercher de l’aide.

Si vous n’avez pas les fonds nécessaires ni de soutien financier suffisant, n’achetez pas! Un conseil millénaire comme celui-ci vaut toujours aujourd’hui : dépensez un peu moins que ce que vous gagnez. La tenue d’un budget des dépenses pour l’aligner avec vos revenus ou la création de projections de marge brute d’autofinancement (cash-flow) est indispensable pour assurer la viabilité de votre entreprise. Dieu ne peut pas bénir le désordre financier. Si nous sommes incapables d’être fidèle dans les aspects matériels de la vie, comment l’Éternel peut-il nous bénir spirituellement? Lisons Luc 16.10, 11 : « Celui qui est fidèle dans les petites choses sera aussi fidèle dans les grandes; et celui qui est injuste dans les petites choses sera aussi injuste dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables? » Notre réputation d’honnêteté, d’éthique et d’intégrité est remise en question si nous ne pouvons pas gérer nos finances convenablement. Souvenons-nous toujours de rester de bons et sages intendants de ce que le Seigneur nous a confié.

J’aimerais aussi mettre en garde contre les télécommerçants de cartes de crédit qui essaient de vendre leurs plans de protection contre le vol d’identité, protection du portefeuille, garantie de paiement, protection de compte bancaire, suivi de l’indice de solvabilité, etc. Ces plans ne sont pas nécessaires! Ils s’attaquent en majorité à des problèmes issus du surendettement et ne permettront pas de réellement se sortir d’affaire. En plus, ils vous réclameront des sommes formidables pour leurs services.
Quelle est la racine des problèmes énoncés dans cet article? Est-ce un manque de spiritualité, un esprit de convoitise? Serait-ce l’ignorance, le manque de formation financière, ou les pressions exercées par l’entourage? Nous devons être disposés à faire face à nos problèmes afin de les résoudre. Sinon, de graves conséquences peuvent s’en suivre : stress, troubles mentaux, mariage au bord du précipice, et mauvais témoignage envers nos voisins. Si nous avons un problème, faisons appel à la grâce de Dieu et à l’aide de nos frères, avant que le problème ne devienne ingérable et entache le témoignage et la réputation d’autres chrétiens et de l’Église.