Le plan de Dieu pour la famille

Voici la citation de la suite de l’article de Nancy Decorvet, paru dans Christianisme aujourd’hui, dont j’ai cité la première partie de l’article sous le titre « la famille unie dans la prière sera unie pour la vie ». Je suis globalement d’accord avec cet article, bien qu’il ne soit pas à 100% représentatif du concept anabaptiste du mariage. La conviction anabaptiste au sujet du divorce est résumée en Matthieu 5.32. « Mais moi je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause d’adultère, la fait devenir adultère; et que quiconque se mariera à la femme répudiée, commettra un adultère ». Le mariage est sacré et est symbolique de la relation entre Jésus et son Église; Dieu nous pourvoira la force de surmonter les défis de notre vie conjugale, car sa volonté est que nul couple ne se sépare. Je signale ici aussi que je ne suis pas marié, n’ayant que 20 ans.

6. Où est passée la loi de Dieu?
Beaucoup se croient au-dessus des lois de Dieu sur la famille en réinterprétant d’une manière psychologisante et symbolique les grandes vérités bibliques. Récemment, à propos de drames qui ont défrayé la chronique, les journaux ont remarqué que ce sont les psychiatres plus que les juges qui ont un avis prédominant. N’en est-il pas de même dans l’Église face à une théologie du couple et de la famille? La démythologisation de la Bible a fait des ravages dans la construction du tissu familial.
Certains psychanalystes à la mode d’autorité que John Stott, qui donnait cette définition du mariage selon la Bible : «Le mariage est une alliance exclusive entre un homme et une femme, instituée et scellée par Dieu, précédée d’une séparation publique d’avec les parents, consommée dans la relation sexuelle, s’épanouissant dans une vie commune et permanente de soutien mutuel et couronnée normalement par le don d’enfants.»

7. L’idolâtrie du moi
Les couples, y compris chrétiens, vivent dans l’idolâtrie du moi, où les enfants sont sacrifiés sur l’autel du bien-être et du narcissisme. En 2000, le sociologue François de Singly se demandait «comment vivre l’individualisme à deux». Quatorze ans plus tard, la question est : «Comment vivre l’individualisme dans la famille à deux, trois ou cinq, voire à 3000 via les réseaux sociaux?». Là encore, ce sont les enfants et les ados qui sont sacrifiés sur l’autel des tablettes, internet et smartphones, prisonniers d’une dépendance déshumanisante.

8. Est-ce le bon?
J’espère bien que l’attirance du sexe opposé a été apprivoisée avant le mariage, dans un cadre sain et chaste, avec confidences à certains membres de la famille élargie. Aujourd’hui, la question qui se pose est celle qui me fut adressée il y a peu de temps : «Comment avez-vous su que c’était le bon?». Rester avec «le bon», c’est bien sûr prendre des risques et être capable d’engagement à long terme. Mon mari répète souvent : «En disant oui à Nancy, j’ai dit non à toutes les autres femmes.»

9. L’impossibilité du pardon?
À ceux qui ont été infidèles, la grâce doit être proclamée. Mais ce n’est pas «une grâce à bon marché», comme dit Bonhoeffer : elle implique une vraie repentance. Il y a la Croix pour tout infidèle qui confesse son péché, que l’adultère soit réel ou virtuel. Certes, les couples en difficulté viennent souvent demander l’aide très tard. Mais avec le Christ, il n’est jamais trop tard.

10. Le divorce, une porte de sortie?
Le divorce, inévitable dans certains cas, est déjà souvent subtilement inclus comme une éventuelle porte de sortie dans un mariage qui est devenu, dans un coin de la tête des conjoints, un contrat à durée limitée. Le divorce est devenu plus facile, la loi s’est tellement adaptée à l’état de la société qu’il est devenu un «démariage», pour reprendre l’expression de la sociologue Irène Théry. Oui, je m’inscris en faux, en tant que médiatrice familiale, contre l’illusion du succès du divorce à l’amiable. Le pourcentage des divorces «réussis» est presque inexistant, tant la haine s’installe dès qu’on touche aux sujets de l’argent, de la répartition des biens, de la pension alimentaire, de l’éducation des enfants, des déménagements ou des remariages. Le divorce est presque toujours un drame, y compris pour les enfants, qui sont de plus en plus impliqués dans la procédure, et donc les premières victimes.
À chacun de nos couples, voici ce que dit Dieu : «Moi, l’Éternel, j’ai appelé votre couple en toute justice et je vous tiendrai fermement par la main. Je vous garderai et je vous établirai.» (Es. 42.5-6)
(Christianisme aujourd’hui, 27/02/14)

La famille unie dans la prière sera unie pour la vie…

Voici un article paru sur le site www.christianismeaujourdhui.info. J’ai vraiment apprécié son contenu, qui concorde avec mes convictions au sujet de la prière et de l’adoration en famille. Je pense que tout anabaptiste serait d’accord avec ces propos. C’est pourquoi j’ai cité l’article en entier. Je sais que ce n’est pas très original, et j’aurais quelques commentaires à apporter, mais je n’ai pas le temps ces jours-ci. J’essaie d’avoir une bonne variété d’articles sur mon blog. J’écrirai mes idées un peu plus tard. Patience!

 

– Invité de la rédaction – Détenteurs du bon modèle conjugal, les chrétiens, dans la pratique, ne sont pas forcément les meilleurs ambassadeurs du mariage. Nancy Decorvet donne dix raisons à cet état de fait. Parti pris.

1. Négligence du culte en couple
Le regard des évangéliques est quasi méprisant envers ce qui a fait la force des Juifs et des Camisards au travers des persécutions: le culte de famille journalier. Il était comme la pierre angulaire d’un univers familial où maîtres, enfants, domestiques, ensemble à genoux ou autour d’une table, apprenaient les grandes vérités bibliques par cœur ou par imprégnation.

2. Les abus de l’égalité
Une bourrasque idéaliste, une tornade d’ignorance promouvant l’égalité, souffle sur nous. Alors, même si l’on peut déclarer l’égalité des créatures créées par Dieu, il n’en demeure pas moins qu’il y a des moches bêtes et méchants, des intelligents beaux ou conquérants et des différences entre riches et pauvres. Or le mythe de l’égalité va jusqu’à nommer inégalité les différences biologiques entre hommes et femmes. Que d’hérésies ne cautionnons-nous pas aujourd’hui au nom de l’égalité, dans des cercles bien pensants, au sein même de nos Eglises! Monde évaporé, monde de fiction et surtout monde de confusion, qui sape les fondations des familles chrétiennes.

3. Où est la responsabilité de l’homme?
On prétend aujourd’hui vouloir abolir, au sein d’une famille, la responsabilité première du mari et père, bienheureux de justifier son manque de présence et de dialogue avec chacun de ses enfants, bienheureux de déléguer l’autorité à sa femme, professionnellement active et dans un épuisement total. D’où moult conflits conjugaux et intergénérationnels en perspective.
A force de proclamer que nous avons tous en nous un élément masculin et un élément féminin, nous interchangeons les rôles, le flou s’installe et les modèles familiaux deviennent ceux des avatars qui envahissent nos écrans. Il reste donc parent 1 et parent 2…

4. La tolérance à tout prix
L’idéologie de la tolérance fait office de brouillard anesthésiant. Tolérance à soi-même et pas forcément à son conjoint. La liturgie de mariage a disparu. Chaque conjoint crée sa propre promesse, au point que j’ai entendu: «Je promets de te rester fidèle et de rester fidèle à moi-même». Quelques mois plus tard, ces conjoints chrétiens, respectivement à leur deuxième et troisième mariage, divorçaient. Reprenons en mains les fondements bibliques de notre couple et cessons d’être passifs face aux autorités politiques qui s’arrogent le droit d’imposer leurs propres normes, par exemple par l’enseignement de la sexualité à l’école maternelle. Restons fermes dans nos convictions que Dieu n’est pas un dieu du bien et du mal, mais le Dieu saint, unique et sans ténèbres.

5. Un féminisme excessif
Je ne me reconnais plus dans le féminisme post-moderne, qui sape de plus en plus la maternité envisagée comme un frein à l’épanouissement de la carrière. Comment des jeunes femmes aujourd’hui pourraient-elles apprivoiser et laisser jaillir ce qui est enfoui en elles, la fantastique force créatrice de la maternité? Est-ce si épanouissant de travailler dans un laboratoire avec des éprouvettes plutôt que de se consacrer pour un temps à ses enfants tout petits?

27/01/14 Christianisme aujourd’hui

 

Proverbes 6.20 Mon fils, garde le commandement de ton père, et n’abandonne point l’enseignement de ta mère.

Colossiens 4.2 Persévérez dans la prière, y veillant avec actions de grâces;

Jacques 5.16 Confessez vos fautes les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris; car la prière fervente du juste a une grande efficace.

Les effets de la télévision

La télévision

Le Monde dans votre foyer

« N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde… » (1 Jean 2 :15)

Parmi les divertissements de ce siècle, la télévision a l’une des influences les plus néfastes. Ce loisir endort doucement le monde moralement et spirituellement. Les forces sinistres du mal ont envahi le salon d’innombrables foyers grâce à cet instrument. Des scènes répugnantes de débauche et de crime ont pris pied au sein du foyer. Ce danger est à prendre bien plus au sérieux que les maux plus apparents qui nous entourent, parce qu’il est permis dans le foyer et que les parents en approuvent.

La majorité des parents n’ont jamais pensé à emmener leurs enfants dans une boîte de nuit, ou dans tout autre endroit de plaisirs obscènes ou de divertissements discutables. Cependant, ces mêmes vices sont étalés devant les yeux des jeunes comme des adultes sur cet écran dans nos foyers. Satan a gagné une formidable victoire! A-t-on jamais trouvé un outil comparable pour complètement détruire les jeunes de tant de nations? C’est un fait établi que ce qui passe par la porte de l’œil crée une vive impression. Le menu habituel de la télévision inclut des scènes de braquage, de bagarres, de meurtres, de beuverie, de tabagisme, de danse et montre des images d’hommes et de femmes en tenue très légère. En vérité, les vies morales et spirituelles de nombreuses personnes sont en danger. On nourrit quotidiennement des millions de personnes de crime brutal et de violence, et peu sont ceux qui ont la force morale de résister à ce régime, parrainé par des hommes impies. De nombreux téléspectateurs concèdent qu’il y a beaucoup de mauvais aspects à la télévision, mais ils cherchent à justifier sa présence chez eux par les bonnes choses que l’on peut voir à la télévision : les services religieux, les émissions éducatives, les documentaires, l’actualité, la météo et la bourse. Ils ont l’intention de changer de canal lorsqu’une publicité ou une émission discutable se présente, mais trop souvent ils n’en font pas l’effort le moment venu. Beaucoup de notre précieux temps est gaspillé devant la télé. La Bible nous met en garde contre une telle perte de temps quand il est écrit : « Prenez donc garde à vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des personnes sages; Rachetez le temps; car les jours sont mauvais. » (Éphésiens 5 :15, 16)

Des enfants innocents suivent l’exemple laissé par leurs parents. Ignorant le danger, un grand nombre de parents permettent à la télévision, dont l’influence reste mal appréciée aujourd’hui, de prendre une place proéminente dans leur foyer. Elle devient un service de garde d’enfants permettant de libérer les parents lorsqu’un autre loisir les appelle. La crainte et l’horreur que nous voyons à la télévision n’est pas ce que nous voulons pour nos foyers; il faudrait plutôt enseigner la crainte de Dieu et le respect.

Nombreux sont les juges, magistrats et éducateurs qui ont émis des signaux d’alarme au sujet des ravages de la télévision. Les enfants sont tellement absorbés par l’univers fantastique de la télé, que certaines écoles offrent des classes de maternelle ayant pour but d’aider l’enfant à comprendre le monde réel.

Les émissions télévisées deviennent de plus en plus dégénérées. La vie en famille se dégrade. On fait passer des scènes de divorce, d’adultère et d’avortement pour des choses anodines. Les antennes paraboliques permettent de capter les films obscènes et la pornographie d’autres pays. Les magnétoscopes permettent d’enregistrer les scènes honteuses diffusées en notre absence afin de pouvoir les jouer à un moment plus propice; ou encore on peut visionner des vidéos obscènes. Il y a aussi les émissions de sports vingt-quatre heures sur vingt-quatre qui permettent à notre esprit de ne pas penser à la réalité.

Tous les parents croyants devraient aider à sonner cette alarme! Satan s’est infiltré dans nos foyers sous les traits de la télévision. Où sont passées les conversations paisibles et intimes si essentielles à l’unité familiale et au bien-être? Où sont passés les temps de prières ou les soirées d’inspiration où père, mère, fils et fille se plaisaient à chanter ensemble? Pour certains, ces temps-là sont oubliés depuis des générations. Au lieu de cela, on dérobe les les meilleures et les plus nobles bénédictions de la vie au monde, pour le nourrir de ce que ce siècle froid nous offre : des cosses vides. Tout ce sensationnel, ce bataclan, cette ordure, ne vous satisfera jamais, et ne pourra pas compenser ce que vous avez déjà perdu : une vie paisible dans un foyer où Dieu prend la première place. Il serait très difficile pour un foyer abritant une télévision ou tout appareil similaire de maintenir un environnement favorable à une vie chrétienne pure et vertueuse : les choses qui sont vraies, honnêtes, justes, pures, aimables, etc. (Philippiens 4 :8)

Nous vivons dans les derniers temps. Le jugement de Dieu s’abattra bientôt sur cette race cherchant le plaisir. Parce que le péché et l’iniquité abondent, l’amour des hommes devient froid (Matthieu 24 :12). Lorsque le jour de grâce prendra fin, il n’y aura plus aucun remède, nul ne pourra plus s’amender. Il vaut mieux vivre sans téléviseur que de s’attirer la colère de Dieu et un jour devoir répondre de nos enfants auxquels nous avons manqué d’enseigner le droit chemin. « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Matthieu 6 :24). « Instruis le jeune enfant selon la voie qu’il doit suivre; lors même qu’il sera devenu vieux, il ne s’en éloignera point. » (Proverbes 22 :6)

En lisant ces dérangeantes et affreuses vérités, ne sentons nous pas en nos cœurs une invitation aux choses meilleures et à un bonheur plus parfait? « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et vous séparez, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous recevrai » (2 Corinthiens 6 :17). Le plan de Dieu pour que trouvions la joie nous entraîne loin de la corruption qui prévaut dans la société d’aujourd’hui et nous attire près de Lui, où nous trouverons la satisfaction de l’âme. La vraie joie de vivre ne vient pas de l’excitation ou de l’assouvissement momentané, mais plutôt en ayant le trésor durable de la paix d’esprit et de cœur. Répondons à l’invitation de Dieu en nous détachant de tout ce qui détruit et qui corrompt. Tenons fermement à ce qui apporte les vraies valeurs, l’amour et le bonheur dans nos cœurs ainsi que dans nos foyers.