Chrétiens d’autrefois et d’aujourd’hui

Si on vous insulte pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

1 Pierre 4. 14

Au troisième siècle, Cyprien, futur évêque de Carthage, écrivait à son ami Donatus: “Ce monde est mauvais, Donatus, incroyablement mauvais. Mais j’y ai découvert des gens paisibles et saints qui ont appris un grand secret. Ils ont trouvé une joie qui est mille fois supérieure à tous les plaisirs d’une vie de péché. Ils sont méprisés et persécutés, mais cela ne les décourage pas. Ces gens, Donatus, sont les chrétiens… et désormais j’en fais partie”.

Que le monde d’autrefois ait été aussi mauvais que le monde d’aujourd’hui, rien d’étonnant à cela. Mais dans ce monde-là vivaient des personnes qui, délaissant les plaisirs d’une vie de péché, avaient trouvé leur bonheur en Jésus Christ. Ils étaient persécutés mais ils savaient que tous ceux “qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus seront persécutés” (2 Timothée 3. 12).

Ce témoignage rendu aux chrétiens des premiers siècles nous interpelle. D’autres, avant eux, avaient “accepté avec joie” qu’on enlève leurs biens, sachant qu’ils avaient d’autres richesses dans les cieux (Hébreux 10. 34). D’autres étaient prisonniers, affamés et maltraités (13. 3).

Aujourd’hui, de nombreux chrétiens dans le monde subissent l’oppression, la maltraitance, la prison. Prions pour nos frères et sœurs persécutés. Que la foi de tous ces croyants nous stimule, nous arrache à notre indolence et fasse de nous des témoins plus vivants qui n’ont pas honte de l’évangile de Dieu!

Malheureusement, aujourd’hui nous voyons mal que le diable nous assaille tout autant qu’il assaillait l’Église primitive. Je dirais même que nous avons oublié qu’il y a d’autres formes de persécution que la mort et la torture. Aujourd’hui nous pouvons souvent vivre une vie matériellement aisée, et nous croyons que cela n’a aucun effet sur notre santé spirituelle. Regardez les athlètes: si on les persuadait de ne pas s’entraîner plus de 20 minutes par jours, ils seraient bientôt des mauviettes. Souvenez-vous d’Hannibal et des délices de Capoue. Comme il dut se lamenter de ne pas avoir continué de se battre contre Rome! Ou regardez-moi: après deux ans de vie missionnaire, je suis tout essoufflé lorsque je grimpe 1000 mètres d’altitude en trois heures ou lorsque je joue au football pendant 30 minutes, comme je l’ai fait aujourd’hui (je ne joue pas bien d’ailleurs). J’ai arrêté d’utiliser certains muscles, et lorsque j’en ai besoin, je suis perdu!

Le diable opère ainsi: il a vu qu’il n’était pas arrivé à détruire l’Église en 15 siècles de persécutions, et essaie soit de l’endormir, de la diviser de l’intérieur, ou d’attirer ses membres aux plaisirs du siècle, une fois qu’ils y sont un peu accoutumés. C’est une drogue dangereuse que l’aise et le matérialisme! Pourtant, il y en a peu qui sont prêts à se priver de ses délices!

Demandons tous à Dieu de nous diriger pour que nous puissions ne pas être trop attaché à la vie ou aux biens matériels lorsque le moment viendra de nous en séparer pour le suivre…

Bonne question…

Je n’ai pas honte de l’évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit. Romains 1. 16

Prêche la parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non. 2 Timothée 4. 2

Dans l’Ouest des États-Unis vivait un agriculteur âgé, chrétien fervent, qui ne manquait pas une occasion de parler de son Seigneur. Un jour il rendit visite à son fils, sénateur à Washington, qui le présenta à l’ambassadeur de Belgique. Soudain le vieil homme lui demanda: “Excellence, êtes-vous un chrétien véritable? Qu’en est-il de votre âme?” Ces questions, posées sous l’impulsion du Saint-Esprit, mirent son fils dans l’embarras et il détourna habilement la conversation, afin d’éviter à l’ambassadeur de devoir répondre.

Quelques mois plus tard, le vieil homme mourut. Qui peut décrire l’étonnement de son fils quand il découvrit, parmi les nombreuses couronnes mortuaires qui avaient été envoyées, un bouquet de l’Ambassade belge! L’ambassadeur avait lui-même tracé quelques mots sur une carte. Les larmes aux yeux, le sénateur lut le témoignage émouvant rendu à son père: “C’est la seule personne aux États-Unis qui se soit souciée de mon âme et m’ait demandé si j’étais chrétien”.

Combien de personnes rencontrons-nous journellement? Connaissent-elles Jésus, le Fils de Dieu? Quel serait leur avenir si le Seigneur revenait aujourd’hui? Ne perdons pas une occasion de sensibiliser ceux que nous rencontrons sur le sort éternel de leur âme. Personne ne devrait pouvoir dire de nous: Je l’ai souvent rencontré, mais il ne s’est jamais intéressé au sort de mon âme. “Le sage gagne les âmes”, déclarait le roi Salomon (Proverbes 11. 30).

Comment fêtez-vous Noël?

HOURRA, UN FILS…

C’est la joyeuse exclamation qui retentit dans un village de Sibérie. Les parents nourrissaient depuis longtemps le désir d’avoir un enfant. A présent, ils veulent partager leur joie avec des amis et des connaissances en les invitant à une fête en l’honneur du nouveau-né.
Par un froid piquant, de nombreux invités se rendent dans la modeste demeure de la jeune famille. A leur arrivée, ils enlèvent leurs gros manteaux et pénètrent dans le salon bien chauffé pour admirer le petit enfant en compagnie de leurs amis. Bientôt la chambre se remplit et la maman dépose son fils dans un panier d’osier dans le hall d’entrée pour le soustraire au bruit et à la cohue.
Les invités se succèdent en toujours plus grand nombre au foyer et chacun déguste dans la bonne humeur la viande, le pain, le gâteau et la vodka qu’on leur sert en abondance. Tous sont pleins d’entrain et les rires se prolongent jusque tard dans la nuit glaciale.
Soudain, vers minuit, la maman se lève pour rejoindre son enfant, mais dans le hall d’entrée une pile de gros manteaux est entassé sur la corbeille du nouveau-né. «Oh, mon enfant!» s’écrie-t-elle horrifiée. Elle se met à enlever un vêtement après l’autre. Enfin, elle aperçoit un coin du panier et le libère de la charge qui le dissimule. Vite, elle prend l’enfant dans ses bras, le serre contre elle et le recouvre de baisers, mais le garçon ne donne plus signe de vie.Désespérée, elle le secoue doucement et le caresse – rien n’y fait, il est mort étouffé.

OUBLIER L’ESSENTIEL!

Le nouveau-né qui représentait la véritable raison d’être de la fête a été oublié et a étouffé! Les invités étaient trop occupés à manger, à boire et à se réjouir.

Une telle tragédie ne vous arriverait certainement pas, pensez-vous. Et pourtant… Peut-être avez-vous aussi oublié la véritable signification de la fête de Noël. Les achats, les cadeaux, les mets recherchés, le sapin, les cartes de vœux et les rencontres de famille remplissent votre agenda, votre cœur et vos pensées. Au milieu de tous ces préparatifs effrénés, vous oubliez le véritable sens de cette fête. La raison d’être de Noël, la naissance de Jésus, est mise de côté et est étouffée par d’innombrables activités.

Jésus-Christ est exclu de sa propre fête et n’y trouve aucune place. Comme jadis à Bethléem, lors de sa naissance, il n’y a aujourd’hui pas de place pour Lui dans nos vies, ni dans nos cœurs. Quelle tragédie!
Serait-ce la raison pour laquelle de nombreuses personnes éprouvent un vide intérieur, des sentiments de tristesse, de solitude et de désespoir à Noël?

LA RAISON

…pour laquelle nous fêtons Noël réside dans la naissance de Jésus-Christ. Il n’est pas venu dans ce monde pour être fêté, mais pour apporter une solution au problème essentiel de l’homme. Il sait que l’égoïsme, la fraude, l’immoralité et la désobéissance à l’égard de Dieu nous rendent malheureux. Il est mort sur une croix pour subir la punition que mérite notre rébellion contre Dieu.
La Bible nous dit que tout homme qui se repent, se détourne de sa vie d’égoïsme et de péché, et qui accepte Jésus comme maître de sa vie, reçoit de Dieu une vie nouvelle et entre dans une communion étroite avec Lui. Comme à sa naissance Jésus a apporté la gloire dans la sombre étable de Bethléem, de même Il apporte la lumière, la joie et l’espérance à votre cœur.
J’ai moi-même pris cette décision il y a quelques années, peu avant Noël, et j’ai pu commencer une vie nouvelle et pleine de sens. Profitez vous aussi de ces jours de fête pour recevoir dans votre cœur le Fils de Dieu comme votre Sauveur personnel. C’est ainsi seulement que vous découvrirez la véritable joie de Noël, profonde et durable – ou bien, allez-vous encore une fois fêter Noël sans Jésus?

Facebook & Cie – un nouveau phénomène

Voici le contenu d’un traité d’une autre société évangélique, basée en Suisse. (http://www.dclit.net/fr/propres-publications)
J’ai trouvé son contenu approprié et en accord avec mes convictions, c’est pourquoi je vous le présente. C’est un domaine dans lequel les vrais chrétiens (même les jeunes) devraient s’aventurer avec précaution et prière.

«Hé, as-tu déjà découvert les amis de Sophie?» – «Je trouve vraiment nul que mon nouveau collègue de travail s’exhibe à ce point sur Facebook!» – «Jette un coup d’œil sur YouTube et découvre la passion de Mike – c’est un gars vraiment étrange»?… Des événements fous, des exploits impressionnants, mais également des accidents, des farces, voire des parcours de vie et des philosophies sauvages?… via Facebook ou sur YouTube, chacun peut partager ce qu’il souhaite avec des internautes du monde entier. Au fait, pour quelle raison passe-t-on des heures à flirter et échanger dans un salon de discussion anonyme? D’où vient le besoin d’exposer publiquement son vécu personnel, son environnement privé et parfois même sa vie intime?

Qui suis-je vraiment?!

Que ce soit à la maison sur le PC, en route avec l’ordinateur portable ou le téléphone mobile, nous disposons pour ainsi dire à chaque instant des dernières nouvelles. Même notre emplacement exact peut être déterminé à tout moment grâce aux satellites. Pourtant, malgré cette abondance d’informations et de technologies modernes, nous sommes de plus en plus solitaires. Un très grand nombre de personnes sont constamment à la recherche de leur identité. Certains se considèrent comme le centre du monde, d’autres se gâchent la vie avec des sentiments d’infériorité. Le «phénomène Facebook» ne révèle-t-il pas un profond besoin d’attention, de reconnaissance et d’identité? Ecoutons le journaliste Martin Simons : «C’est un véritable paradoxe : lors de leur recherche de reconnaissance et d’attention, les gens exposent leur vie privée sur Internet. Ils constatent alors avec amertume que leur identité propre s’appauvrit encore davantage et tend même à disparaître. En cherchant à partager avec d’autres personnes les sentiments cachés de son cœur, on découvre qu’on se prive peu à peu de son originalité.» Les discussions et échanges sur Internet ne peuvent pas satisfaire à nos besoins d’attention et de reconnaissance!

Où puis-je me trouver?

Où et comment pouvons-nous retrouver des réponses sur notre identité perdue? L’idée que le christianisme pourrait nous apporter une alternative, est trop souvent éliminée. Etre chrétien correspond pour beaucoup de personnes à une sorte de fondamentalisme lié à des pratiques ennuyeuses. Malheureusement, il existe des chrétiens qui transmettent cette image.
L’idée générale du «chrétien» véhiculée par notre société ne correspond pourtant pas du tout à la description que nous trouvons dans la Bible. Vivre en communion avec Dieu, être chrétien, amène une existence véritablement riche. Nous trouvons d’ailleurs des témoignages et des expériences parlants de ce type de personnes sur YouTube. Des gens comme vous et moi racontent comment ils ont observé les déclarations bibliques relatives à Dieu et à l’homme et de quelle manière ils ont enfin trouvé de nouvelles perspectives de vie. Dans mon jeune âge, je me suis souvent préoccupé de mon identité. Je me sentais parfois méprisé ou ignoré par mon entourage et je me sentais malheureux. Il y avait également des choses qui m’accablaient beaucoup. Dans cette situation, j’ai rencontré Dieu qui m’a laissé découvrir que j’étais une créature unique et aimée par Lui. Je n’oublierai jamais le jour où Jésus-Christ m’a rencontré, m’a accepté et m’a donné une identité nouvelle.

Le chemin de la véritable identité

La Bible nous révèle qui nous sommes et à quoi notre vie ressemble réellement – en contradiction avec Facebook ou YouTube, où nous dévoilons juste une partie soigneusement sélectionnée de notre vie en dissimulant souvent notre véritable identité. Devant Dieu, notre vie est comme un livre ouvert (Apocalypse 20,12). Il est impossible de lui cacher certaines facettes de notre existence ou de masquer les zones d’ombre. Ce sont justement ces éléments négatifs qui nous accablent et nous empêchent de nous épanouir vraiment. Nous sommes coupables devant Dieu et devant les hommes et cette situation se détériore de jour en jour, en nous empêchant de connaître une relation avec notre Créateur. Mais ce Dieu qui nous connaît parfaitement nous assure qu’il nous aime et qu’il s’intéresse à nous! Jésus-Christ dit : «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés! Je vous donnerai du repos» (Matthieu 11,28). Ce Jésus qui a vécu sans péché grâce à la puissance divine, a pris sur lui la punition que nous avions méritée. Il nous invite à reconnaître notre culpabilité, à la confesser et à lui demander pardon. J’ai moi-même pris cette décision de manière consciente et volontaire quand j’étais adolescent. Par la suite, j’ai réalisé la certitude profonde d’être pardonné et accepté par Dieu. J’ai trouvé ma véritable identité grâce à ma relation personnelle avec Lui. Depuis lors, ma vie a un sens et un but.
Je vous invite à réfléchir à ces propos et à chercher conseil et soutien de la part de Dieu dans la Bible. Vous allez très bientôt remarquer que la Bible est d’actualité et parfaitement réaliste. Une vie avec Jésus est passionnante, remplie de surprises et de défis. Je me réjouirais beaucoup de lire votre histoire et vos expériences avec Jésus-Christ.

Peter Kunz

Introspections

Le maréchal de Lattre de Tassigny disait: « le lever des couleurs, C’est comme la prière du matin, et lorsqu’on les ramène, c’est le moment d’introspection du soir pour le soldat ».
Je crois que l’importance de la vie spirituelle dépasse celle de la vie militaire à telle point qu’on ne devrait pas les comparer de manière si sérieuse. Cependant, je dois avouer que si ces paroles prêtées au grand maréchal sont vraiment de lui, je devine que la prière et l’introspection tenaient une place importante dans sa vie.
Nous ne nous poserons plus de questions à sont sujet, ni à propos du salut d’hommes comme lui.
Je ne ferai que garder deux mots: le prière, et l’introspection.

Ce soir, alors que je revenais à pied d’un souper chez des amis Indiens, je me suis mis à penser à cette phrase du célèbre Maréchal de France. Il faisait déjà nuit; au loin je voyais des éclairs à la hauteur de la frontière entre l’Inde et le Bangladesh. Le terrain était sec, la route poussiéreuse: il n’a pas plu depuis deux jours, malgré que nous sommes au beau milieu de la mousson! Il paraît que cette année est anormale. À un moment donné, je me demandai si je ne venais pas d’apercevoir un éléphant à quelques pas. Fausse alerte!… On dit qu’ils rodent dans les parages nuitamment, et que plusieurs personnes ont été victimes de ces bêtes la nuit ou même au petit matin. Quelques cyclistes me dépassent, les phares d’une voiture m’éblouissent.

Mais qu’est-ce que je fais de mon temps? À quoi étais-je encore en train de penser? À un livre que j’aimerais lire? À une recherche que je veux faire sur Google aussitôt que j’arrive à la maison? au livre que je traduis? Aux problèmes économiques et sociaux de la France? À une jeune fille rencontrée ici en Inde ou encore au Canada?

Un peu de tout cela, pour vous donner une idée. Il y a des pensées qui sont bien-sûr plus édifiantes que d’autres, ou plus utiles. Mais à ce moment-là, je ne pensais pas vraiment à Dieu. Je ne pensais pas non plus à mon âme qu’il est venu secourir un jour quand elle avait soif. Depuis, comme il me l’a promis dans la Bible, j’ai accès à une source inépuisable de pensées, de courage, d’amour, vers laquelle il me suffit de me tourner pour m’en abreuver. Mais il paraît que parfois je préfère m’aventurer loin de ce puits qui m’a été donné, loin, oh si loin dans la sécheresse de la sagesse humaine.

À l’idée d’une rencontre avec un éléphant ou encore en pensant aux gens qui viennent peut-être d’être frappés par la foudre, mes pensées se tournent vers le Créateur de l’univers, mon Père.

« Père, J’ai besoin de ta présence! » C’est ma première réaction. Je suis honteux en pensant à tout ce qui a traversé mon esprit depuis ma dernière pensée accordée à Celui qui me protège et qui m’aime à chaque instant de ma vie. « Dieu, aide-moi à revoir ma journée, à y voir mes fautes, mes transgressions, mes motifs, afin de mieux faire demain. » C’est ma petite prière soupirée alors que je rencontre deux hommes dans le noir.

Je revois alors le moment ce matin où je n’avais accordé que deux minutes à la Parole de Dieu, parce que j’avais faim et que je voulais aller voir ma boîte de réception de courriels… Comme je suis ridicule d’accorder si souvent autant d’importance aux petites choses qui passent, alors que ma relation et ma communion avec mon Père importent par-dessus tout. Tout s’explique maintenant: j’ai laissé Dieu au chevet de mon lit ce matin après une courte prière, je ne l’ai pas invité à prendre part à toutes mes décisions du jour. Tout en priant à une ou deux reprises, je n’ai pas consciemment cherché son réconfort, son approbation, son amour au cours de la journée. Comment puis-je encore mériter son amour et sa protection? Mais au fait, où donc est passée cette sensation chaude qui m’envahit lorsque je le sens proche? Est-il parti? Ou est-ce moi qui me suis éloigné?

La réponse est claire, heureusement. C’est humiliant de l’avouer, mais depuis quelques temps, il est rare que je prête bien attention à la voix du Saint-Esprit. Je ne traite plus Jésus comme un frère. Je lis rarement ma Bible pendant plus de cinq minutes, et ma prière du matin est encore plus courte que ma lecture  de la Parole. Quelle honte, quelle misère.

Je pourrais me consoler en me disant que rares sont ceux sur cette terre qui lisent leur Bible autant que moi, qui font autant de bonnes œuvres ou qui sacrifient autant pour la cause de Christ; mais moi alors, quels sont mes motifs dans tout cela? Est-ce pour ma propre gloire que je continue de vivre une forme de vie chrétienne? Ou me suis-je peut-être trompé en pensant que mon enthousiasme et mon intérêt dans certaines choses de ma vie remplacerait ce que l’Esprit et la Parole m’avaient auparavant donné?

Oui c’est ça! J’ai cru pouvoir changer le régime spirituel de mon âme sans qu’elle n’en pâtisse, mais je me suis endormi et maintenant je me rends compte de mes erreurs! Des centaines de pensées défilent dans mon petit cerveau. Je veux passer ce temps non à penser aux choses terrestres, mais aux choses célestes. Bientôt mon esprit se calme, je commence à voir comme tout ceci est si petit et comme mes pensées ambitieuses sont risibles pour Dieu. Ce n’est pas en menant une introspection égoïste, où je chercherais à m’améliorer pour avoir une bonne réputation, que je trouverai la paix. Ce qu’il me faut, c’est un moment de prière et d’introspection au cours duquel je communiquerai avec mon Seigneur. Je lui présente ce que j’ai fait aujourd’hui, ce que j’ai pensé, ce que j’ai dit. Je Lui appartiens, mes actions et mes pensées Lui appartiennent donc aussi. Plus je passe de temps à faire cela, plus sa voix devient claire à mes oreilles. Je vois maintenant quelles pensées adressées à mon ami Bryan ne provenaient pas de Dieu, mais de ma chair pécheresse. Ce mouvement d’humeur plutôt contre quelqu’un qui m’avait insulté… Cela non plus. Que faire? Je suis un pécheur!

C’est alors que des paroles réconfortantes viennent à l’esprit: « ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ». 2 Corinthiens 12.9. Ces paroles adressées à Paul il y a 2000 ans, s’appliquent toujours à moi! Comme c’est merveilleux. Je continue ma route, arrivant finalement chez nous au bout d’une demi-heure. Je suis parvenu à penser et à parler à mon Père pendant la majorité du trajet. Cela n’a même pas vraiment été le fruit d’un effort de disciple: lorsque j’ai pris la peine de le regarder dans les yeux, ma conversation avec Dieu n’a pas laissé de place à la distraction. Bien-sûr, j’étais toujours conscient des piétons et des voitures occasionnellement rencontrées, mais mes soucis terrestres avaient disparu.

Dieu veut vous donner cette expérience comme il me l’a offerte une nouvelle fois. Il veut effacer vos péchés, vous réconforter, écarter vos soucis. Croyez-le il le fera en un rien de temps! Ne soyez pas ingrats envers votre Créateur: donnez-lui quelques minutes de chaque heure, pour qu’il puisse vous diriger, que sa Parole s’ancre dans votre cœur, que votre oreille devienne accoutumée au chuchotement du Saint-Esprit. Pour cela, il suffit de retirer vos écouteurs, de ne plus penser à votre portefeuille, de ne plus chercher la gratification de la chair, bref. Cela est un effort impossible pour une personne qui n’est pas née de nouveau, mais lorsque vous avez abandonné votre vie de manière inconditionnelle dans les mains de Dieu, vous comprendrez, et vous serez heureux à jamais.

Hugues

Seul avec vos fardeaux?

(Jésus dit:) Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif.

Jean 14. 27

Rejetez sur lui tout votre souci, car il prend soin de vous.

1 Pierre 5. 7

Seul avec vos fardeaux?

Cet étudiant qui échoue à ses examens, ce chef d’entreprise contraint de déposer le bilan, ce père de famille accidenté, ces victimes de guerres fratricides sans fin, qui s’en soucie vraiment? Jour après jour, nous apprenons de tels faits divers; ils occupent notre esprit quelque temps, ensuite… nous les oublions. Comment se mettre vraiment à la place des autres? Et puis, chacun a ses soucis…

La Bible rapporte ainsi le désespoir d’un homme: “Il n’y a personne qui me reconnaisse; tout refuge est perdu pour moi; il n’y a personne qui s’enquière de mon âme” (Psaume 142. 4).

Personne? Non, il y a une exception: Dieu lui-même, notre créateur, Seigneur du ciel et de la terre, s’intéresse à chacun de nous. N’est-il pas celui qui donne la vie et la respiration, et toutes choses? (Lire Actes 17. 22-28) Jésus dit aux foules, pour montrer à quel point l’existence de chacun de nous compte pour lui: “Même les cheveux de votre tête sont tous comptés” (Luc 12. 7).

Peut-être avez-vous ignoré jusqu’ici son existence, tout en profitant de ses dons journaliers. Ne fait-il pas “lever son soleil sur les méchants et sur les bons” (Matthieu 5. 45)? Dieu est même venu en personne sur cette terre en Jésus, son Fils. Dieu le Fils a été proche des êtres humains, qui ont pu le voir, l’écouter, le toucher. Crucifié pour que l’homme puisse s’approcher de Dieu, Jésus est ressuscité. Avant de quitter les siens, il leur a dit, comme à chaque croyant: “Moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle” (Matthieu 28. 20).

 

Lu sur le site de « la bonne semence »

Et si je rate?

Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence; dans toutes tes voies connais-le, et il dirigera tes sentiers.

Proverbes 3. 5, 6

Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui.

Psaume 37. 5

Si je rate…

Devant les portes du centre d’examen, les étudiants se pressent. Après avoir travaillé dur, ils viennent passer aujourd’hui “le concours”, but de leurs efforts. Les candidats sont nombreux, mais très peu seront pris.

En attendant qu’on les appelle, certains discutent:

– Quand je pense que tout mon avenir va se jouer dans les heures qui viennent, j’ai froid dans le dos, gémit Romain.

– J’ai tout misé sur ce concours. Si je rate… Non, je n’ose même pas y penser… marmonne un autre étudiant.

– Moi, si je rate, je n’ai plus d’avenir, déclare un redoublant.

Luc écoute ses camarades en silence. Lui aussi a travaillé dur. Il est stressé ce matin, comme tout le monde. Il aimerait bien réussir. Mais Luc est chrétien, et son état d’esprit est différent. Il s’est bien préparé, mais il a remis à Dieu son Père l’issue de ses efforts. “Si je rate?” Eh bien, Luc sait que Dieu fait travailler toutes choses – toutes, donc aussi un échec éventuel – pour son bien (Romains 8. 28).

Jeunes croyants, estimez comme une expérience particulièrement utile de traverser ces moments d’incertitude avec Dieu. N’oubliez pas non plus le vrai but de votre vie, votre avenir céleste, qui vous est déjà assuré. Quel contraste avec ceux qui n’ont pas d’espérance! Vous avez appris à vous mobiliser pour réussir une étape de votre vie sur la terre. Que cela vous aide à vous consacrer au Christ, à mieux l’aimer, le connaître, le suivre et le servir.

Je me souviens des jours où j’étais tellement stressé à cause de mes examens du Bac, auxquels je me sentais mal préparé parce que toute mon éducation s’était effectuée à distance. Les espoirs que mon père fondait sur mes résultats me pesaient énormément. Je ne parvenais pas à me soustraire à la crainte de sa réaction lorsqu’il verrait mes notes, qui seraient certainement plus basses qu’il n’espérait. Je dramatisais; déprimé,  j’avais des insomnies. Quel poids pour mon jeune âge!

Dieu n’a pas voulu que l’homme ait à supporter ces épreuves par sa propre force. Certains y parviennent, mais d’autres ne supportent pas le pression que la société exerce sur eux et finissent par craquer, tombant dans les abîmes de la déprime, de la révolte ou du suicide. Si j’avais été plus attentif à la voix de Dieu à cette époque, j’aurais compris qu’il me chuchotait doucement que je n’avais pas à supporter ce fardeau, qu’il avait porté mes épreuves pour moi sur la croix, et que si seulement j’acceptais son sang rédempteur et que je lui confiais toute ma vie, sachant qu’il il est tout puissant, et qu’il connaît déjà mon avenir, j’aurais pu être beaucoup plus serein.

Souvenons-nous que même si nous raton l’une des épreuves que la société cherche à imposer sur nos vies, rien n’est perdu, et que Dieu a un plan pour nous qui dépasse ce que nous imaginions. Dieu n’a pas seulement besoin de bacheliers, de professeurs, d’hommes d’affaires, ou encore de théologiens. L’homme le plus doué du monde est inutile à Dieu, s’il n’a pas l’humilité de soumettre sa vie à la volonté de son Créateur. Dieu n’a jamais créé de la camelote. Chaque homme peut lui être utile d’une manière entièrement unique.