Foi et Foyer (nouvelle revue chrétienne trimestrielle) #1, mars 2026

Au cas où vous l’auriez manqué…

Numéro 1, mars 2026 (avec réédition du numéro de la revue originale, parue en été 1994) La version PDF imprimable se trouve à la fin de l’article. Bonne lecture! MOT DE LA RÉDACTION Roxton Falls, Québec, 9 mars 2026 Très chers frères et sœurs en Christ, C’est pour nous un grand privilège de vous saluer dans…

Foi et Foyer (nouvelle revue chrétienne trimestrielle) #1, mars 2026

Nouvelle revue chrétienne : Foi et Foyer

Une nouvelle revue pour encourager les familles chrétiennes : Foi et Foyer

Dans plusieurs régions du monde francophone, les chrétiens fidèles à l’Évangile vivent souvent dispersés et parfois isolés. Les occasions de communion, d’encouragement et d’édification mutuelle sont donc particulièrement précieuses.

C’est dans cet esprit que la revue Foi et Foyer reprendra sa publication d’ici la fin mars, si Dieu le permet.

Cette petite revue trimestrielle est destinée à l’édification des familles chrétiennes francophones. Son objectif est simple : rappeler les enseignements de l’Écriture, encourager une vie chrétienne fidèle dans le foyer, et maintenir des liens fraternels entre croyants.

Les articles abordent des sujets pratiques et spirituels tels que :

  • la vie chrétienne au quotidien
  • l’éducation des enfants dans la foi
  • des méditations bibliques
  • articles sur la foi historique
  • des témoignages encourageants
  • des nouvelles provenant de différentes régions où des croyants vivent et servent le Seigneur

Dans un monde où les valeurs bibliques sont de plus en plus oubliées, il est bon de disposer d’une littérature simple, saine et centrée sur l’Évangile pour fortifier la foi et encourager les familles.

Après près de trente ans sans publication, Foi et Foyer renaît donc avec le désir de servir à nouveau les croyants francophones, qu’ils se trouvent en Europe, en Afrique, en Amérique ou ailleurs.

Si vous désirez recevoir cette revue et soutenir cette initiative d’édification chrétienne, vous pouvez d’ores et déjà vous abonner directement en ligne.

Abonnement :
https://foietfoyer.org

La revue est gratuite et paraît quatre fois par an.

J’en publierai probablement quelques numéros sur ce site.

Veuille le Seigneur bénir chaque famille chrétienne qui le lira.

Hymne d’adieu d’un martyr anabaptiste mort sur le bûcher en 1527

Puisque maintenant il faut que nous nous quittions,Que Dieu veuille nous accompagner,Chacun à sa place!Là, vous voulez vous soucier avec zèleDe manifester votre vieEn conformité avec le contenu de a Parole de Dieu. C’est ceci ce que nous devrions exiger,Et ne pas nous laisser aller ;La fin s’approche rapidement.Nous ne connaissons pas le lendemain,Pour cela, […]

Hymne d’adieu d’un martyr anabaptiste mort sur le bûcher en 1527

Il était une foi (recueil de poèmes), Table des matières

Voilà plus d’un mois que je n’ai rien publié! Le temps passe vite lorsqu’on est occupé!

J’ai terminé la publication des 48 poèmes d’Annick Markmann, une chrétienne octogénaire habitant en Bretagne.

Voici la table des matières de tous ses poèmes, avec un lien vers chaque article.

Introduction

Sur une pensée de :

* Charles Spurgeon
** Somerset Maugham
*** Auteur inconnu
**** Louis Aragon

Bonne Lecture à tous et que dieu vous inspire et vous bénisse!

Poème 48 : JOSÉ

Une brise légère soufflait sur le vallon.
La nature frémissait à ce tendre aquilon.
Les blés aux lourds épis, mûrs pour la moisson,
Dansaient sur les versants, comme un océan blond.

Tout semblait immuable dans ce doux paysage.
La récolte des seigles apportait le présage
D’une année abondante au rythme des saisons.
Ses greniers seraient pleins d’une manne à foison.

Il ne s’inquiétait pas José, pour l’avenir.
Il aurait bien le temps toujours de voir venir.
Car ce fou de Noé parcourant les villages,
Annonçait des jours sombres et de mauvais présages.

La violence et la haine régnaient en ce bas monde
Et l’immoralité gagnait le plus grand nombre.
Il disait de changer, de revenir à Dieu,
« Il faut vous repentir et vous conduire mieux. »

Je ne suis pas très juste, bien sûr, pensait José.
Mon quintal de blé, à la vente, est léger.
Un peu par ci, un peu par-là, de grignoté,
Représente un bon gain, à la fin de l’année.

Et puis il faut pouvoir marier les enfants.
La dote d’une fille coûte pour les parents.
Il me faut faire l’achat pour Jacques d’une terre,
Car il est le cadet, l’héritier est son frère.

Voici venir Noé, constructeur de bateau !
Sur quoi veut-il voguer, il est bien loin de l’eau ?
Il a presque fini et dit : « Qui veut monter,
Se consacrer à Dieu et sortir du péché ? »

Depuis bientôt six mois, il colmate et enduit.
On voit les animaux se rapprocher de lui
Car il a dans ses cales, engrangé du fourrage.
Il dit : « Nous sommes prêts bientôt pour le voyage. »

Si Noé est content, aidé par sa famille,
De construire cette arche, de haranguer les villes,
Et même s’il veut vivre au milieu d’un zoo,
Je parie que jamais il ne vogue sur l’eau !

C’est curieux quand même. Pourquoi toutes les bêtes,
Viennent-elles, deux par deux, les éléphants en tête ?
Qu’est-ce donc qui les pousse, à venir dans ce lieu
Et toutes à embarquer ? Ne serait-ce pas Dieu ?

D’un haussement d’épaules, José ponctue ses dires.
Lui, il a d’autres vues, il désire s’enrichir.
Ses herbages foisonnaient sous l’aiguail du matin,
Et ses troupeaux jamais ne manqueraient de foin.

Il regarde le ciel se couvrir de nuages.
Mais, que se passe -t-il, il n’est pas dans l’usage,
Que le soleil se voile et le jour s’obscurcisse.
De l’eau tombe du ciel, ce ne sont que prémices.

En effet, les écluses des cieux vont s’ouvrir,
Et d’un abyme d’eau, la terre se recouvrir.
Où sont passés Noé, sa femme et ses enfants ?
Où sont les animaux qu’on voyait arrivant ?

Comme passe l’éclair, l’espace d’un instant,
José revoit Noé qui allait proclamant :
« Encore trente jours et la vie disparaît
De la terre où chacun agit comme il lui plaît.

N’attendez plus, repentez-vous, changez,
Et au Dieu Créateur, aujourd’hui revenez. »
José court vers l’arche, il appelle Noé.
Mais il ne voit personne, la porte est refermée.

Pendant quarante jours, il a plu sur la terre.
Le temps était passé de revenir à Dieu.
La terre s’est inclinée, a déversé ses mers,
Et l’arche de Noé flottait seule sous les cieux.

  • Annick Markmann

Sentinelle

Qu’il est doux de marcher dans les voix du Seigneur,
Faire sa volonté donne un réel bonheur.
Qu’il est doux de savoir qu’il revient pour régner ;
Établir son royaume de paix et d’équité.

Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?
Le matin vient, la nuit aussi.

Nous vivons dans un temps de patience de Dieu,
Et sa grâce s’exerce envers qui se repent.
Le sang de Jésus-Christ est pour lui suffisant.
C’est pourquoi il appelle tous les hommes en tous lieux.

Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?
Le matin vient, la nuit aussi.

Écoute, prête l’oreille, un appel retentit :
Que l’homme d’iniquité abandonne ses pensées
Et le méchant sa voie, Dieu en aura pitié.
C’est l’appel de la croix à tous les cœurs contrits.

Sentinelle que dis-tu de la nuit ?
Le matin vient, la nuit aussi.

Il est le Dieu qui est, qui était et qui vient.
Il est un Dieu moral, un Père compatissant.
Il sonde les cœurs et connaît chaque humain,
Il ne confond jamais coupable et innocent.

Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?
Le matin vient, la nuit aussi.

Heureux celui qui est lavé de ses souillures
Par le sang de l’Agneau immolé sur la croix.
À l’arbre de la vie éternelle il a droit,
Si humblement il cherche intégrité, droiture.

Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?
Le matin vient, la nuit aussi.

Le jugement de Dieu, un jour arrivera,
La grâce du Seigneur, ce jour-là, prendra fin.
Lorsque l’iniquité, son comble, aura atteint,
La colère divine, rien ne l’arrêtera.

Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?
Le matin vient, la nuit aussi.

Dieu t’a donné du temps afin de te sauver,
Crois-tu, impunément, jouir de ton péché ?
Révise tes désirs, ils sont mal ciblés.
Tu vas manquer le but, Dieu va te condamner.

Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?
Le matin vient, la nuit aussi.

Tu traces ton parcours vers sa destination
En orientant tes voiles selon ta décision.
Vois, aujourd’hui encore, le vent reste propice,
Jésus t’offre la vie par son grand sacrifice.

  • Annick Markmann

Jésus pardonne

(Marc 2, Luc 5)

Ils le savaient : hier quand le jour se couchait,
Dans la maison de Pierre, le prophète revenait.
On le leur avait dit, les rumeurs courent vite,
C’est pourquoi, ce matin, le bonheur les habite.

Ils sont là, tous les quatre, marchant d’un pas altier,
Sur la voie qui, longeant le lac de Galilée,
Va à Capernaüm. Pour se synchroniser,
Ils chantent en marchant, les psaumes des degrés.

Car il leur faut marcher d’un pas bien ajusté.
Ils portent à l’épaule les branches d’un brancard
Où un paralytique par leur marche est bercé.
Ils veulent arriver ce matin sans retard.

Oui, le Nazaréen guérira leur ami.
Il étendra sa main au-dessus de sa tête,
Parlera à son corps qui retrouvera vie,
Ils en sont réjouis, c’est déjà jour de fête.

Les voilà arrivés à la demeure de Pierre,
Mais une grande foule entoure la maison.
Et comment approcher pour cette guérison
Ils ne peuvent entrer avec cette civière.

Voilà la solution ! il leur faut des cordages !
Un pêcheur dans sa cour en a pour son usage.
Ils montent sur le toit par le simple escalier,
Le découvrent en partie, passent le paralysé.

Le Rabbi dans la salle commune enseignait.
Pharisiens et docteurs de la loi l’écoutaient.
Lorsqu’au milieu d’eux, la civière descendit,
Jésus mesure la foi animant ces amis.

« Prends courage, dit-il, tes péchés sont ôtés. »
Les spécialistes de la loi se dirent en eux-mêmes.
« Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi, il blasphème !
Dieu seul peut pardonner aux hommes leurs péchés. »

Sachant ce qu’ils pensaient, Jésus leur avait dit :
« Pourquoi donc, dans vos cœurs, raisonnez-vous ainsi ?
Qu’est-il le plus facile de dire à ce paralysé :
Que ses péchés sont pardonnés ou de marcher ? »

Or, afin que vous sachiez que le fils de l’homme
A sur terre, le pouvoir de pardonner les péchés,
« Je te l’ordonne, lève-toi, dit-il au paralysé,
Prends ton brancard et retourne à ton home. »

À l’instant, devant tous ces témoins rassemblés,
Sautant hors de son lit, l’homme s’était levé
Avait pris la civière où il était couché.
Et tous louaient Dieu pour sa grande bonté.

Nos cinq amis reprirent la route en Galilée.
Ils marchaient, célébrant en mutuelle harmonie,
Pleins de reconnaissance, et leur foi comblée,
La gloire du grand Dieu qui pardonne et guérit.

  • Annick Markmann