En raison de la persécution en Suisse de nombreux anabaptistes, ou mennonites, ont fui pour se réfugier au Palatinat. Ils étaient 700 en 1672 seulement et d’autres les ont suivis pour plusieurs années, en provenance de Suisse et d’Alsace. Beaucoup d’entre eux ont tout laissé et ont reçu de l’aide en argent, en nourriture et en vêtements de la part des frères en Hollande.
En 1681, le roi Charles II d’Angleterre accorda à William Penn un vaste territoire dans le Nouveau Monde. C’était pour payer une dette que le roi devait au père de William Penn. Penn, un Quaker, envisageaitce territoire comme un lieu où toutes les bonnes personnes pouvaient vivre ensemble en paix et a commencé à faire de la publicité pour les colons.
Les premiers mennonites sont arrivés en Pennsylvanie en 1683 et beaucoup d’autres ont suivi au cours des 80 prochaines années. Ainsi…
L’anabaptiste « Frédéric Willemsz [Dirk Willems] pris après avoir sauvé la vie de l’un de ses poursuivants et ensuite brûlé hors d’Asperen, 1569 », planche 82 du Miroir des martyrs.
Le Miroir des martyrs (en néerlandais De Martelaersspiegel) est un ouvrage très important pour tout chrétien qui croit que Dieu a préservé son Église à travers les âges, comme promis dans les Saintes Écritures (Matt 16.28; 1 Thess 5.23-24; Matt 28.20; Jean 10.28-29; Phil 1.6; etc.). Publié pour la première fois en 1660 en néerlandais par le ministre anabaptiste Thieleman Janszoon van Braght (1625-1664). Son titre original complet est : « Het bloedigh toneel, of Martelaers-Spiegel der Doops-Gesinde of Weerloose Christenen, die om ‘t getuygenis van Jesus haren (hun) Salighmaker geleden hebben ende gedood zijn van Christi tijd af tot desen tijd toe ». (Théâtre sanglant ou miroir des martyrs chrétiens [ana]baptistes appelés sans défense, qui ont souffert et ont été tués pour le témoignage de Jésus leur Sauveur depuis l’époque de Christ jusqu’à aujourd’hui.)
Thieleman Janszoon van Braght était le fils d’un drapier. Il exerça un temps la même profession que son père, tout en étudiant la Bible et diverses langues (hébreu, grec, latin, français et allemand). En 1648, il fut établi prédicateur dans sa ville natale et exerça cette fonction pendant 16 ans, jusqu’à sa mort. Très vite, il se fit connaître à travers des prédications de rues dans lesquelles il exposait ses vues anabaptistes. Possédant une grande connaissance des Écritures et de l’histoire du christianisme, il participa à ces débats théologiques publics avec des pasteurs protestants, en particulier au sujet du pédobaptême que les anabaptistes réfutent.
En 1660, après des années de recherches et de travail, il publia une première édition de ce qui deviendra son plus célèbre ouvrage, le Miroir des martyrs. Une somme retraçant l’histoire des martyrs chrétiens du Ier au XVIIe siècle. En 1685, le Miroir des martyrs a été illustré de 104 eaux-fortes de Jan Luyken. Il y a des rumeurs qu’il y aurait eu une traduction en français au tout début du XVIIIe siècle, mais il n’en reste pas de traces tangibles, et seulement des parties de cet ouvrage sont aujourd’hui disponibles en français. Il a été traduit en allemand vers 1745 par la communauté dite d’« Ephrata Cloister », située en Pennsylvanie : avec ses 1512 pages, cette édition est le plus gros livre imprimé en Amérique avant la Révolution américaine. Il fut traduit en anglais en 1837. SVP priez pour qu’il soit bientôt disponible en français!
Cet ouvrage rassemble des témoignages et des récits concernant les apôtres, les premiers chrétiens, vaudois et anabaptistes (parfois appelés baptistes) qui sont morts en martyrs. Il est considéré comme un texte majeur pour beaucoup de familles mennonites, et serait le second livre le plus fréquemment possédé parmi eux, après la Bible, bien-sûr.
On y découvre aussi le récit de nombreuses persécutions qui prirent place continuellement entre le Ie siècle et le milieu du XVIIe siècle, les témoignages des 3 derniers siècles étant souvent rédigés par des témoins proches des faits ; des documents historiques inestimables y figurent in extenso. Par exemple, la correspondance entre la ville de Berne qui persécutait ses anabaptistes et les autorités hollandaises qui le lui reprochaient ; les édits organisant la répression ou l’expulsion ; des minutes de procès ; des événements survenus dans tel ou tel village ; ou encore des listes nominatives de victimes…
Voici ce que l’auteur du livre dit dans sa préface :
La succession ecclésiastique peut être considérée de deux manières : premièrement, en ce qui concerne la succession des personnes ; deuxièmement, en ce qui concerne la succession de la doctrine.
La seconde est le signe et la preuve de la première, de sorte que la première ne peut subsister sans la seconde. Là où l’on trouve la seconde, il n’est pas nécessaire de rechercher la première avec autant d’attention. Mais là où les deux se trouvent dans la vérité et la sincérité, il ne faut pas douter qu’il y ait aussi la vraie et authentique Église de Dieu, dans laquelle Dieu demeurera et marchera, qui a la promesse d’une vie éternelle et bienheureuse, et au sujet de laquelle les saintes Écritures se glorifient et enseignent tant.
Ici, s’appliquent les paroles de Tertullien. Il dit : « L’Église chrétienne est appelée apostolique non seulement en raison de la succession des personnes, mais en raison de la filiation de la doctrine, puisqu’elle détient la doctrine des apôtres. » Tertullien, De praescriptione haereticorum, etc.
Cette doctrine, tous ceux qui se vantent de la vraie succession doivent la prouver à partir des vrais écrits apostoliques, comme c’est par ce moyen que l’Église a été instituée à l’origine, établie par la suite et maintenue à travers tous les temps (nous parlons de l’Église chrétienne et évangélique). Par conséquent, cette doctrine doit nécessairement, également dans ces derniers temps, être la marque de la vraie succession.
Si l’on ajoute à cela la succession commune des docteurs, nous avons tout ce qui est nécessaire à la démonstration de la vraie Église. Cela est si solide qu’on ne peut raisonnablement le contester, encore moins le réfuter.
La question est maintenant de savoir dans quelle Église la vraie doctrine apostolique a été maintenue depuis le commencement, et est toujours maintenue, ce qui est un privilège dont beaucoup se vantent. Nous leur laissons le soin de répondre à cette question et nous nous contentons du témoignage de notre conscience, comparé au saint Évangile de Christ et à la foi de la sainte Église, dont il est fait mention, tout au long des anciennes histoires ecclésiastiques..
Thieleman van Braght, introduction au Miroir des martyrs, 1659
Il apparaît donc clairement que le Miroir des martyrs est un ouvrage précieux pour comprendre comment il y a toujours eu une Église de vrais chrétiens, éparpillés dans diverses régions du monde, qui n’ont pas cédé à la sécularisation de la majorité de l’Église qui est finalement devenue l’Église catholique romaine, mais qui ont toujours persévéré dans une foi simple et non-résistante, par la force du Saint-Esprit de Dieu, par le moyen de la nouvelle naissance.
Si nous croyons cela, il devient plus clair comment Dieu a protégé son peuple et son Église à travers les temps, et cette foi, pour laquelle tant de frères et de sœurs ont donné leur corps mortel en sacrifice, devient d’autant plus précieuse.
Puissiez-vous également être inspirés par les récits de ce livre.
Voici des informations pour vous procurer des livres contenant une partie de cette histoire.
Les Éditeurs Lampe et Lumière (pas de site web ni d’adresse courriel disponible) 26 Road 5577 Farmington, NM 87401-1436, É.-U. Tél. : 505-632-3521 Téléc. : 505-632-1246
ou
Extraits du Miroir des Martyrs: Histoires d’anabaptistes ayant donné leur vie pour leur foi (récits paraphrasés ou résumés datant cependant surtout du 16e siècle).
Le plus jeune fils vendit tout et partit pour un pays éloigné; là il dissipa ce qu’il avait, en vivant dans la débauche… Revenu à lui-même, il dit:… Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai: Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi.
Luc 15. 13, 17, 18
Un jeune Hollandais a quitté la maison paternelle pour mener une vie de débauche semblable à celle du fils rebelle dont parle le chapitre 15 de l’évangile de Luc. Finalement, il rejoint un régiment en Indonésie. De là, il écrit à son père de lui envoyer de l’argent au plus vite. Plusieurs mois après, il reçoit la réponse. L’enveloppe ne contenant ni billet ni chèque, il la jette au fond de son sac sans lire la lettre.
Trois mois plus tard, le voici gravement malade. Il aimerait rentrer à la maison et il repense, honteux, à la lettre de son père qu’il n’a pas voulu lire. Il demande à un infirmier d’aller la chercher et de la lui lire. Le message est le suivant: “J’ai donné des instructions au Capitaine P., au cas où tu voudrais quitter l’armée, pour qu’il te ramène à la maison sur son navire. Écris donc au capitaine avant le 1er mai.”
La sueur perle au front du malade: on est maintenant à la fin juin… c’est trop tard!
Ils sont nombreux ceux qui n’écoutent pas le message d’amour que Dieu leur envoie, qui ne prennent même pas la peine de lire sa Parole, la Bible, un message urgent à ne pas laisser de côté.
En voici quelques extraits: “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle”(Jean 3. 16). “Nous supplions pour Christ: Soyez réconciliés avec Dieu!”“Voici, c’est maintenant le jour du salut”(2 Corinthiens 5. 20; 6. 2).
Mon Dieu comblera tous vos besoins selon ses richesses en gloire dans le Christ Jésus.
Philippiens 4. 19
Au temps des pionniers, un homme âgé mendiait dans un village des États-Unis. Il frappe à la porte d’une maison, demande du pain. Le propriétaire ouvre et remarque qu’il porte autour du cou un étui attaché à un ruban. Le vieillard explique qu’il s’agit d’un porte-bonheur qu’il a reçu il y a bien des années quand il a quitté l’armée. Il l’ouvre et en sort un papier froissé qu’il tend à son interlocuteur. Celui-ci découvre qu’il s’agit d’un certificat de libération de l’armée fédérale signé par le général Georges Washington lui-même. Ce papier lui donne droit à une pension à vie. Le vieux soldat consterné apprend qu’il a pendant près de trente ans porté sur lui la promesse d’une rente qui aurait satisfait tous ses besoins! Parce qu’il ne l’avait pas réclamée, il avait vécu comme un démuni, en mendiant pour survivre.
Histoire incroyable, mais vraie, qui ressemble à celle de beaucoup de chrétiens. Dieu nous a fait tant de promesses dans la Bible! Il nous dit que celui qui croit en son Fils a la vie éternelle. Pourtant, de nombreuses personnes restent dans le doute, elles ne savent pas si elles seront sauvées. Jésus nous dit qu’il va nous préparer une place dans le ciel, afin que là où il est, nous y soyons aussi. Si nous le croyons, ce sera un vrai sujet de louange; quel dommage si nous restons dans l’incertitude! Jésus nous dit: “Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne” (Jean 14. 27). “Paix à vous”, a-t-il dit aux disciples le jour de sa résurrection.
Voici un article intéressant paru sur le blogue d’un frère dans la foi. C’est un témoignage d’une commune doctrine de non-résistance parmi les vrais croyants depuis les temps de Jésus et de l’Église primitive.
L’évêque Hippolyte de Rome, mort martyr en 235, nous a laissé une liste de professions interdites aux chrétiens. Voici quelques extraits de ce livre :
Qu’on fasse un enquête sur les metiers et professions de ceux qu’on amène pour les instruire.
Si quelqu’un est tenacier d’une maison qui entretient des prostituées, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.
Si quelqu’un est sculpteur ou peintre, qu’on lui apprenne à ne pas faire des idoles ; s’il ne veut pas cesser, qu’on le renvoie.
Si quelqu’un est acteur, ou qu’il donne des représentations théâtrales, qu’il cesse, ou qu’on le renvoie.
De même, qu’un conducteur, ou quelqu’un qui prend part aux jeux publics, ou qui y va, cesse, ou qu’on le renvoie.
Qu’un gladiateur, ou quelqu’un qui apprend aux gladiateurs à combattre, ou quelqu’un qui s’occupe de la chasse, ou un officier public qui s’occupe des jeux des gladiateurs, cesse, ou qu’on le renvoie.
Le salaire du péché, c’est la mort; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur.
Romains 6. 23
C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Éphésiens 2. 8
On raconte qu’un soldat de l’armée impériale fut condamné à mort pour avoir commis une faute très grave. Sa mère alla implorer la grâce de Napoléon. Il lui répondit que la justice exigeait la condamnation à mort de son fils.
– Mais je ne demande pas justice, dit la mère, j’implore votre grâce!
– Votre fils ne mérite aucune grâce, répliqua-t-il.
– Sire, dit la mère, ce ne serait pas une grâce s’il la méritait!
Ébranlé par cet argument, l’empereur prononça les mots tant espérés: “Alors je veux lui faire grâce”. Et la vie du fils fut épargnée.
Cette anecdote met en évidence ce qu’est la grâce: une faveur imméritée à l’égard de coupables. Toutefois la grâce de Dieu ne repose pas sur une décision arbitraire. Elle a pour base le sacrifice de Christ qui a pris sur lui le châtiment que nous méritions. À qui s’adresse-t-elle? À tous! Car tout homme commet des fautes qui méritent la condamnation de Dieu. Tous condamnés car tous pécheurs, telle est la loi d’un Dieu juste et saint.
Alors comment bénéficier de la grâce de Dieu? Elle ne peut être obtenue ni par nos efforts, ni par nos mérites. Elle est le don de Dieu pour tous ceux qui reconnaissent qu’ils sont coupables devant lui et méritent d’être punis. Cette grâce s’obtient par la foi en l’œuvre de Jésus Christ. Il a pris sur lui notre condamnation pour que nous soyons épargnés. “L’Éternel a fait tomber sur lui (Jésus Christ) l’iniquité de nous tous… Par ses meurtrissures nous sommes guéris” (Ésaïe 53. 6, 5).
Il vaut mieux, si telle était la volonté de Dieu, souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal.
1 Pierre 3. 17
La grâce vous a été faite, à l’égard de Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui.
Philippiens 1. 29
Dans ses pièces de théâtre, Pierre Corneille (1606-1684) place ses personnages devant des choix impossibles et douloureux. Choix entre deux valeurs également estimables, par exemple le devoir et l’amour.
Notre vie est faite de multiples choix. Nous les faisons en fonction de nos priorités. Quelles sont-elles? Pour l’un, c’est la famille, pour un autre, les études, ou encore la réussite, le plaisir, l’aventure… Nous choisissons souvent par facilité ou pour ne pas nous démarquer de la pensée dominante. Nous craignons de souffrir si nous n’agissons pas comme tout le monde, de subir des préjudices si nous n’acceptons pas l’injustice. Mais la Bible nous dit: “Il vaut mieux souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal”.
Et moi, ai-je choisi le bien malgré la souffrance?
Je peux connaître dans mon travail une situation délicate lorsqu’il m’est demandé, par exemple, de donner une réponse équivoque ou mensongère pour obtenir un marché. Si je ne la donne pas, mon patron risque d’en être contrarié, mais j’aurai fait le bien. C’est d’abord devant Dieu que je suis responsable!
Intérieurement, le choix essentiel est celui de la vérité. Il s’agit soit de croire à la vérité, soit de croire au mensonge. Celui qui ne croit pas en Jésus Christ fait erreur. Il ne s’agit pas seulement de dire ou de connaître la vérité, il faut la croire, croire que Jésus est mort pour me délivrer de mes péchés.
Je suis chrétien car Dieu m’a donné de rechercher la vérité. La vivre avec Jésus entraînera de l’opposition, de la souffrance… Mais Dieu me dit que cela vaut mieux!