La dilution homéopathique du christianisme

Article par Robert Goodnough traduit du site : https://flatlanderfaith.com/2023/09/24/homeopathic-dilution-of-christianity-2/

En bref, l’homéopathie est une branche de la médecine alternative qui traite les maladies à l’aide de substances naturelles diluées bien au-delà du point où toute trace de la substance d’origine peut être détectée. Certains la qualifient de charlatanisme, d’autres affirment qu’elle fonctionne là où d’autres méthodes échouent. Elle a ceci de positif que l’on peut affirmer avec certitude qu’elle ne provoque pas d’effets secondaires nocifs. Je ne pense pas que l’on puisse en dire autant du christianisme édulcoré.

Très tôt dans l’histoire du christianisme, certains ont trouvé que le christianisme non dilué était un médicament trop fort à leur goût et ont commencé à l’édulcorer, tout en affirmant qu’il n’avait rien perdu de son pouvoir salvateur. De nos jours, il existe différents niveaux de dilution, qui prétendent tous être bons pour ce qui nous afflige, mais qui sont incapables de prouver leur efficacité.

Martin Luther voyait clairement de nombreux torts de l’Église (catholique) à laquelle il appartenait à l’origine et voulut établir une Église de croyants sincères. Cependant, en 1522, il se rendit compte que les choses ne se passaient pas comme il l’avait prévu et il exprima l’espoir plutôt désespéré que « nous, qui sommes actuellement presque des païens sous un nom chrétien, puissions encore organiser une assemblée chrétienne ». Il commença à envisager de former un cercle restreint de croyants sincères au sein de l’Église luthérienne, qui confesseraient l’Évangile par leur vie autant que par leur langue. Il finit par abandonner ce projet, se rendant compte qu’il ne trouverait pas suffisamment de personnes pour le mettre en œuvre.

Pourtant, les anabaptistes ne rencontraient aucune difficulté à trouver de telles personnes. Ils prêchaient et vivaient un Évangile rigoureux, intransigeant et non dilué qui transformait réellement les vies. La réputation des anabaptistes était telle que, pendant les persécutions du XVIe siècle, une personne qui menait une vie honnête et morale, ne jurait pas et ne se querellait pas pouvait facilement se trouver accusée d’être anabaptiste simplement à cause de sa vie irréprochable.

Le baptême est le point clé sur lequel les anabaptistes se distinguent des catholiques et des protestants. Nous comprenons que la Bible enseigne que le baptême ne peut être proposé qu’à ceux qui ont l’âge et la compréhension nécessaires pour conclure une alliance volontaire avec Dieu et l’Église. C’est le moyen de rassembler une Assemblée de rachetés. À cette fin, le converti doit pouvoir se présenter devant l’assemblée avec un témoignage de repentance et de nouvelle naissance, et l’assemblée doit pouvoir témoigner qu’elle a observé le fruit de la repentance et une vie transformée. Le baptême est donc le symbole que le converti ne marche plus dans les voies du monde mais qu’il s’est uni au peuple de Dieu.

J’ai fréquenté de nombreuses Églises dans mes jeunes années et j’ai rencontré beaucoup de personnes merveilleuses. Je rencontre encore certaines d’entre elles de temps en temps et je les considère comme des ami(e)s. Cependant, toutes ces Églises étaient une assemblée mixte de vrais croyants, de ceux qui essayaient de se faire croire qu’ils étaient croyants et de beaucoup de ceux qui ne savaient pas vraiment ce qu’ils croyaient. Il y avait peu de preuves du pouvoir de transformation des vies.

J’ai écouté beaucoup de prédicateurs différents, j’ai même assisté à de puissantes campagnes de réveil. Des parties de l’Évangile ont été prêchées, mais certains sujets étaient soigneusement évités pour ne pas offenser. De telles tactiques n’ont pas le pouvoir de rassembler une Église de rachetés. La signification du baptême et les conditions du baptême y étaient édulcorées, ce qui a abouti à un évangile édulcoré qui n’offrait pas de directives claires aux âmes malades du péché pour qu’elles trouvent la source de la guérison.

Le salut vient de Dieu, pas de l’Église. Néanmoins, le discernement spirituel est nécessaire pour rassembler uniquement des croyants dans l’Église et pour révéler clairement la voie du salut aux autres.

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits ». Il n’existe pas de chrétien invisible ; si aucun fruit visible n’apparaît dans la vie d’une personne, il n’y a aucune raison de la soupçonner d’être chrétienne. Il y a des chrétiens faibles, mais ce n’est pas la même chose. En vérité, nous sommes tous faibles, mais ceux qui font vraiment confiance à Dieu se reconnaissent à leurs fruits.

-Bob Goodnough

Royaumes et dominations à venir (interprétation des prophéties)

Trois choses dont Dieu avait besoin

La foi anabaptiste-mennonite est d’origine très ancienne

Le son de pas

Le Royaume annoncé par Daniel

Je ne le savais pas

J’avais pris l’habitude, au temps où j’enseignais,
de m’occuper d’abord, de toute ma maison.
Et le soir venu, lorsque tous dormaient,
je préparais mes cours, faisais les corrections.

Ce soir-là, cette nuit, car très tard il était,
j’avais enfin fini tout ce qui m’incombait,
mon cartable était prêt, ma journée prenait fin,
je pouvais me coucher, dormir jusqu’à demain.

J’étais lasse à l’extrême de cette vie terrible,
sans jamais une pause, sans atteindre une cible.
Les jours se succédaient et j’étais épuisée.
Je me sentais si seule et tellement chargée.

Je n’avais plus la force de lutter pour survivre.
J’aspirais à partir vers un lieu de repos
où je serais comprise, déchargée des fardeaux.
C’était trop lourd pour moi, je ne voulais plus vivre.

Mais j’étais partagée, car j’aimais mes enfants.
Ils étaient fragiles, jeunes encore, ils m’aimaient.
Et que deviendraient-ils si je disparaissais ?
Il y avait mon mari et aussi mes parents.

Vue de l’extérieur, seule je n’étais pas.
Et pourtant je l’étais au plus profond de moi.
Quelqu’un sonde nos cœurs et nos reins, il nous voit.
Quelqu’un me connaissait, je ne le savais pas.

Avant de me coucher, mes enfants j’embrassais.
Dans sa chambre chacun paisiblement dormait.
Un baiser sur le front et puis je ressortais.
Un désespoir sans nom, ce soir-là m’étreignait.

Malgré tous ceux que j’aime, ai-je alors pensé,
je me sens seule au monde, ça ne peut pas durer.
Quittant la chambre de mon fils, je pleurais,
alors sur mon épaule, une main se posait.

Une main irradiant courage, amour réel.
Et une voix très douce à mon cœur parlait :
« Tu n’es pas seule, moi je suis là. », dit-elle.
Peine et pensées de mort, à l’instant, s’enfuyaient.

Une douce présence de paix m’enveloppa.
Qui était près de moi, qui me parlait ainsi ?
Sans hésiter, c’était le Prince de la Vie,
Je n’en ai pas douté, Jésus-Christ était là.

J’ai retrouvé des forces et un sens à ma vie.
Il est intervenu à de nombreux instants.
Je me souvins qu’Il est la Parole et je lis,
la Bible chaque jour, depuis ces doux moments.

Il est comme un ami, Jésus, mon Rédempteur.
Je ne suis jamais seule, son Esprit me conduit.
Dans les jours difficiles, il est mon sûr appui.
Il est fidèle et bon, en Lui est le bonheur.

– Annick Markmann