Il nous faut tous naître de nouveau

Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu.

Jean 3. 3

Mais à tous ceux qui l’ont reçu (Jésus) , il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom.

Jean 1. 12

Une heure avant de naître, que savions-nous du monde ? Si quelqu’un nous avait expliqué que nous allions devoir respirer, qu’un jour nous marcherions, que le monde est bien plus vaste que le sein maternel, à supposer que nous ayons pu le comprendre, qu’aurions-nous pu croire ? Or entre notre monde et le royaume de Dieu, il y a encore plus de différence qu’entre le sein maternel et notre présence dans ce monde.

Et comme pour venir au monde il nous a fallu naître, il nous faut une naissance nouvelle, une naissance d’en haut, pour entrer dans le royaume de Dieu. Peut-être vous demandez-vous comme Nicodème, à qui Jésus a révélé cette nécessité de naître d’en haut : «Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ?» (Jean 3. 4). Alors écoutez la réponse de Jésus : «Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau» (Jean 3. 6, 7). Cette naissance d’en haut dont parle Jésus est spirituelle. Elle tire son origine de la Parole de Dieu, de la foi en Jésus, et de l’action de l’Esprit Saint en nous. C’est pour cela qu’il nous faut lire les évangiles avec ouverture d’esprit et humilité en priant le Seigneur :

“Seigneur, donne-moi de naître de nouveau. Seigneur, à toi j’abandonne ma vie pour la retrouver élargie dans un monde nouveau”. (R. Saillens)

Un peu plus tard, il déclare à ses disciples: «Si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux» (Matthieu 18. 3). Le Seigneur Jésus présente à ses interlocuteurs un but et une condition:

– le but: entrer dans le royaume de Dieu.

– la condition: naître de nouveau, y entrer comme un petit enfant.

Tout être humain se trouve par naissance dans le domaine naturel dont Dieu est exclu par la prétention humaine à la connaissance. Incapable de sortir lui-même de ce domaine, il est invité par Dieu à mettre sa confiance, sans résistance et sans raisonnement incrédule, dans le salut que Christ lui propose. C’est en quelque sorte trouver la fraîcheur de la confiance que manifeste si spontanément un enfant. « Père, Seigneur du ciel et de la terre,… tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et… tu les as révélées aux petits enfants. » Luc 10. 21

« Le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas connu Dieu. » 1 Corinthiens 1. 21

Remarquons bien que retrouver l’esprit d’un enfant ne consiste pas à abdiquer l’intelligence, à affecter la naïveté ou à jouer les adultes immatures. C’est tout à la fois beaucoup plus simple et beaucoup plus difficile: c’est faire confiance à Dieu simplement, croire ce qu’il a donné dans sa Parole. Avons-nous su faire taire en nous cette voix de la sagesse humaine pour écouter la sagesse de Dieu? Sommes-nous venus à Jésus avec la simplicité et la confiance d’un enfant pour entrer dans ce domaine divin: le royaume de Dieu?

La non-résistance en pratique

Puissions-nous tous comprendre que nous ne pouvons pas avoir deux visages ou deux citoyennetés: nous sommes ou bien terrestres (esclaves de Satan) ou bien citoyens du ciel. Nous ne pouvons pas mener deux vies parallèles.

Avatar de Bob GoodnoughTémoin anabaptiste

Beaucoup de ceux qui sont en faveur du service militaire sont d’accord pour dire que la guerre est répugnante. Pourtant, ils pensent que l’on ne peut refuser le combat lorsque la sécurité nationale est en danger. Ces gens croient qu’il faut être généreux et savoir pardonner dans la cie privée, mais qu’en temps de guerre, il faut remplir son devoir de citoyen.

Un non-résistant ne peut se sentir à l’aise dans ce genre de raisonnement. Il part d’une perspective entièrement différente ; il se demande : «Qu’est-ce qu’un chrétien?» Puis il tente de faire face aux problèmes en tant que chrétien.

Une petite histoire qui nous vient du Moyen-Age aidera peut-être à illustrer la position du chrétien non-résistant. Un dimanche, un paysan se promenait sur la terre qu’il cultivait lorsqu’il eut la surprise de rencontrer son évêque, homme fort honorable, mais qui ce jour-là chasait le lapin. Le paysan osa…

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À qui cherchez-vous à plaire?

Est-ce à des hommes que je cherche à plaire? Si je plaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.

Galates 1. 10

Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire l’un de l’autre et qui ne cherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul?

Jean 5. 44

Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est d’un plus grand poids…

1 Jean 5.9

Étudiant chez un violoniste réputé, un jeune musicien plein de talent devait se produire en public pour la première fois. Sa brillante prestation déchaîna des applaudissements nourris et mérités. Pourtant il ne semblait pas les apprécier, ni même les remarquer, tout occupé qu’il était à surveiller la réaction d’un vieil homme aux cheveux blancs, assis au premier rang. Ce n’est qu’au moment où ce dernier se leva pour incliner doucement la tête dans sa direction qu’un large sourire éclaira le visage du jeune violoniste. Son maître venait de lui donner son approbation, et cela seul comptait pour lui.

De qui cherchons-nous l’approbation dans notre vie? Cultiver auprès des autres notre image de marque risque de nous faire négliger la seule appréciation qui compte, celle de Dieu. Nous avons tellement tendance à chercher à être bien vus de notre entourage! Souvent nous accordons une trop grande importance à l’opinion des autres. Si le mal qu’on dit de nous réveille notre susceptibilité, et le bien, notre fierté, n’est-ce pas une preuve que nous sommes influencés par ce qu’on pense de nous?

Lorsqu’il vivait sur la terre, Jésus Christ n’a pas cherché à être bien vu. Au contraire de ceux qui courent après la popularité, il a dit la vérité plutôt que de chercher à plaire, et c’était si dérangeant qu’on a fini par le crucifier. Mais quelle approbation il a reçue de la part de son Père! Dieu l’a ressuscité et l’a fait asseoir à sa droite sur son propre trône.

À la recherche de la vraie vie

[Cet article est tiré du calendrier 2015 de La Bonne Semence. Son auteur est un lecteur de ce cybercarnet qui commande et distribue des traités de la SEBT en France]

“Élevé dans le catholicisme, je me posais pourtant des questions: “Pourquoi existe-t-on? Où va-t-on après la mort?”

Alors, je me suis mis à lire des livres “existentialistes” qui incitent à se poser des questions, mais n’offrent aucune réponse. Voulant connaître d’autres religions, j’ai vécu, entre autres, avec des moines bouddhistes.

Finalement, en lisant le Nouveau Testament, j’ai été de plus en plus impressionné par la personne de Jésus Christ. D’abord par ses miracles, ensuite par la sagesse, par l’amour et par la liberté d’expression qu’il avait face aux religieux. J’ai donc décidé de lire la Bible. Personne ne m’a influencé, j’étais seul! J’ai compris tout d’un coup qu’il n’y avait pas d’autre chemin que Jésus. Dieu m’a montré qu’il me fallait choisir. J’ai brûlé alors tous les autres livres religieux que je possédais. Mais je restais encore troublé.

J’ai prié Dieu: “Fais quelque chose pour moi; j’ai lu dans ton Livre que tu avais des disciples. Si tu en as encore aujourd’hui, permets-moi d’en rencontrer au moins un qui puisse m’aider”. Je n’en ai parlé à personne, mais deux jours après, alors que je faisais de l’auto-stop, un homme m’a pris dans sa voiture et m’a dit: “Je suis chrétien, je crois en Jésus Christ, il est mon Sauveur”, et il m’a annoncé l’évangile. Heureux de voir que Dieu répondait à ma prière, j’ai compris qu’il ne m’en voulait pas, mais que, bien au contraire, il s’intéressait à moi.”

“Au cours du trajet, j’ai expliqué au chrétien qui m’avait accueilli dans sa voiture que je connaissais un peu la Bible mais que mes questions étaient encore sans réponse. En me citant des textes de la Bible il m’a parlé du problème du péché et m’a montré ce qui m’empêchait de trouver le chemin de la vie éternelle: “Entre toi et Dieu, il y a un mur, c’est tout le mal que tu as fait. Dieu te demande de te repentir”. Alors j’ai commencé à confesser mes péchés à Dieu, cela a duré une semaine. Cependant j’avais entendu parler de condamnation et cela m’angoissait à cause de tout le mal que j’avais fait… je ne serais pas pardonné! Peu après, j’ai revu ce chrétien qui m’a annoncé la bonne nouvelle du salut: Jésus Christ a été crucifié pour nos péchés, il est ressuscité, celui qui croit en lui est pardonné et reçoit la vie éternelle gratuitement… De joie, je n’arrivais pas à le croire.

Le lendemain, après avoir lu un passage des Écritures, j’ai prié et me suis confié au Seigneur. Je me suis emparé par la foi des promesses divines, notamment de celle-ci: “Celui qui croit en moi a la vie éternelle” (Jean 6. 47). C’est à ce moment-là que je suis né de nouveau (Jean 3. 7), c’est-à-dire que, à partir de là, j’ai commencé une nouvelle vie, avec le Seigneur Jésus dans mon cœur. Je sais que Dieu est mon Père et que rien ne peut me séparer de lui. Je passerai l’éternité avec lui, dans le bonheur parfait, en compagnie de tous ceux qui auront également fait confiance à Jésus, notre seul Sauveur.”

d’après Pierre Danis

Séisme au Népal

Bon, nous savons tous qu’il y a eu un tremblement de terre au Népal le 25 avril. Magnitude 7,8 ou 7,9. Celui-là a été suivi d’autres secousses; des centaines.
L’épicentre s’est approché inexorablement de Siliguri, arrivant jusqu’à 30 km de chez moi, mais la magnitude était inférieure.

Aujourd’hui, 12 mai, nous avons ressenti plusieurs nouvelles secousses, dont la première avait pour épicentre Namche Bazar au Népal, près du Mont Everest. Magnitude 7,4. On a senti le séisme jusqu’à Delhi et Calcutta.

Je vous remercie pour les prières que vous avez adressé au Seigneur pour notre sécurité et aussi pour celle des habitants de la région. Nous avons trois frères de l’Église qui sont en ce moment en train d’aider les victimes du premier séisme. Ils vont bien. Nous finançons aussi quelques autres projets au Népal.

Les habitants de notre région et du Népal se sentent tellement impuissants devant le nombre et la puissance de ces séismes. Ils ne peuvent rien faire. Environ 400 000 familles au Népal ont perdu leur logement (écroulé ou endommagé). Moi-même j’ai senti une petite vague de dépression lorsque je me suis rendu compte que ce n’était pas fini, que nous aurons probablement droit à d’autres secousses majeures. Les sismologues prédisent qu’un séisme de magnitude 8 (au minimum) se prépare toujours. Le traumatisme dans mon oreille interne, causant un bourdonnement incessant dans mes oreilles et me faisant sentir la moindre vibration contribue à me pousser à l’anxiété. Quelle horreur!

Pourtant Dieu est là. Je me suis rendu compte que de nouveau j’ai eu à me tourner plus entièrement, plus profondément, plus complètement vers lui. L’avais-je oublié? Non… euh, enfin, presque…
Je me suis rendu compte de nouveau du plaisir et de l’assurance qu’on peut avoir en Dieu. Qu’il est facile de manquer de foi; de prier, mais de ne croire qu’à moitié que Dieu contrôle ma vie. Je veux croire plus constamment, plus réellement. Quel apaisement de lire des paroles de réconfort dans la Bible et de savoir qu’il veille! Si je meurs, c’est qu’il le voulait. Gott ist mit mir, davon bin Ich sicher! Que personne ne me pleure. C’est mon testament.

Je ne crois pas que ces lignes seront mes dernières lignes. Néanmoins, nous devons toujours y être préparés, quoi qu’il advienne.

T’aimer, Jésus

T’aimer, Jésus, te connaître,
Se reposer sur ton cœur;
T’avoir pour Ami, pour Maître,
Pour Modèle et pour Seigneur;
Savoir que ta mort efface
Nos péchés, puissant Sauveur!
Savourer en paix ta grâce,
Quel repos, quelle douceur!

Ô bonheur inexprimable
De t’avoir comme Berger!
Toujours tendre et secourable,
Ton cœur ne pourrait changer.
Toi qui es l’Amour suprême,
Tu descendis ici-bas
Chercher tes brebis toi-même,
Et les prendre dans tes bras.

Tu nous combles de tes grâces,
Tu nous connais nom par nom;
Tu nous conduis sur tes traces
Vers la céleste maison.
Chaque jour avec tendresse,
Tu suis nos pas pour bénir.
Quel amour! Tu veux sans cesse
Nous pardonner, nous guérir.

auteur inconnu