Deux ou trois personnes assemblées ne constituent pas une Église

Texte tiré du blog de Bob Goodnough https://temoinanabaptiste.com/2023/05/12/deux-ou-trois-personnes-rassembles-ne-font-pas-une-eglise-2/ ou https://flatlanderfaith.com/2023/09/27/two-or-three-gathered-together-doth-not-a-church-make-2/.

Pourquoi les gens cessent-ils d’aller à l’église ? Serait-ce parce que tant d’Églises n’en sont pas vraiment ? Matthieu 18.20 ne parle pas de chrétiens qui se réunissent pour le culte. Il s’agit de la suite du passage qui commence au verset 15 et qui parle du témoignage de deux ou trois témoins pour discipliner un frère égaré. Un grand problème aujourd’hui est la notion qu’une Église, ou assemblée (ecclesia), est simplement une libre association de croyants plutôt qu’une fraternité de disciples.

Jésus dit : « Et moi, je te dis aussi que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu 16.18). Quelle pierre ? Paul donne la réponse : « Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, lequel est Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 3.11) ; « Étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est la pierre angulaire » (Éphésiens 2.20).

Que signifie être édifié sur le fondement de Jésus Christ ? Suffit-il d’avoir fait la prière du pécheur à un moment donné de sa vie ? Suffit-il de rendre un témoignage de temps en temps ? Participer à un voyage missionnaire à court terme ? Est-ce que payer la dîme peut aider ?

« Pourquoi donc m’appelez-vous Seigneur, Seigneur, tandis que vous ne faites pas ce que je dis ? » (Luc 6.46) Ne nous demandons-nous jamais si nous répondons honnêtement à cette question ?

« Ce n’est pas tout homme qui me dit : Seigneur ! Seigneur ! qui entrera dans le royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 7.21) Comment savoir si nous faisons la volonté du Père ? « J’ai encore plusieurs choses à vous dire ; mais elles sont encore au-dessus de votre portée. Mais quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera point par lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et vous annoncera les choses à venir. C’est lui qui me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. » (Jean 16.12-14)

Une Église qui n’est pas carrément et uniquement construite sur le fondement de Jésus Christ et qui n’est pas guidée par le Saint-Esprit dans l’enseignement et la mise en pratique de tous les enseignements du Père, est une Église qui laisse les gens dans un sentiment d’agitation, d’inassouvissement et d’insatisfaction.

Une Église qui accueille des personnes sur la base d’un témoignage auto-authentifié qu’ils sont enfants de Dieu sera une Église qui ne peut pas aider ses membres à grandir dans leur vie chrétienne. Elle essaie de nombreux substituts pour que les gens se sentent enthousiastes et impliqués, mais l’enthousiasme finit par s’estomper et l’implication devient un fardeau.

L’Église que Jésus est en train de construire s’efforcera de faire en sorte que tous ceux qui franchissent ses portes se sentent les bienvenus, mais elle examinera soigneusement les candidats à l’adhésion pour s’assurer qu’ils sont vraiment des enfants de Dieu nés de nouveau et conduits par le Saint-Esprit. L’apôtre Paul décrit cette Église comme un corps, dont le Christ est la tête et dont tout le corps fonctionne dans l’obéissance à la tête et dans l’amour les uns pour les autres.

« Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ; Pour que nous ne soyons plus des petits enfants, flottants et emportés çà et là à tous vents de doctrine, par la tromperie des hommes, et par leur adresse à séduire artificieusement; Mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions en toutes choses dans celui qui est le chef, Christ; De qui tout le corps, bien coordonné et étroitement uni, par le concours de toutes les jointures, tire son accroissement, selon la force assignée à chaque membre, afin qu’il soit édifié lui-même dans la charité. » (Éphésiens 4.13-16)

Cette Église sera connue par l’amour qui règne entre ses membres, par la prédication et l’enseignement fidèles de tout l’Évangile et par sa capacité à discerner et à punir le péché parmi ses membres. Cette dernière partie, la discipline, n’est pas du tout à la mode aujourd’hui, mais nombreux sont ceux qui témoignent de leur reconnaissance pour l’attention affectueuse de leurs frères lorsqu’ils sont tombés dans le péché.

« Nous connaissons en ceci que nous aimons les enfants de Dieu, c’est que nous aimons Dieu, et que nous gardons ses commandements. Car ceci est l’amour de Dieu, c’est que nous gardions ses commandements; or, ses commandements ne sont pas pénibles, Parce que tout ce qui est né de Dieu, est victorieux du monde, et la victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5.2-4)

Les anabaptistes furent persécutés à cause de leur pureté

[Ceci est la traduction DeepL d’un article paru en anglais sur le site https://flatlanderfaith.com/2023/10/11/anabaptists-were-persecuted-because-of-their-purity/. SVP pardonnez toute erreur qui s’y serait glissée, je n’ai que peut de temps pour écrire et réviser les textes ces temps-ci]

La déclaration suivante a été faite en 1538 par un dirigeant anabaptiste anonyme lors d’une réunion entre les réformés suisses et les anabaptistes à Berne :

« Alors que nous étions encore dans l’Église nationale, nous avons reçu beaucoup d’instructions des écrits de Luther, de Zwingli et d’autres, concernant la messe et d’autres cérémonies papales, et nous avons appris qu’elles étaient vaines. Cependant, nous avons constaté un grand manque en ce qui concerne la repentance, la conversion et la véritable vie chrétienne. C’est sur ces choses que mon esprit s’est penché. J’attendais et j’espérais un an ou deux, car le ministre avait beaucoup à dire sur l’amendement de la vie, les dons aux pauvres, l’amour mutuel et l’abstention du mal. Mais je ne pouvais pas fermer les yeux sur le fait que la doctrine qui avait été prêchée et qui était basée sur la Parole de Dieu n’était pas appliquée. Il n’y avait pas de début de vraie vie chrétienne, et il n’y avait pas d’unité dans l’enseignement concernant les choses nécessaires. Et bien que la messe et les images aient finalement été abolies, la vraie repentance et l’amour chrétien n’ont pas été mis en évidence. Les changements ne concernaient que les choses extérieures. Cela me donna l’occasion d’approfondir ces questions. Dieu envoya alors ses messagers, Conrad Grebel et d’autres, avec lesquels je me suis entretenu des enseignements fondamentaux des apôtres, de la vie et de la pratique chrétiennes. J’ai trouvé en eux des hommes qui s’étaient abandonnés à la doctrine du Christ par la « Busfertigkeit » [repentance attestée par des fruits]. Avec leur aide, nous avons établi une congrégation dans laquelle le repentir était attesté par une nouveauté de vie en Christ. »

Les catholiques romains, les luthériens et les réformés ont tous été témoins de la pureté de vie des anabaptistes et l’ont considérée comme une preuve de leur grande perversion :

Heinrich Bullinger (réformé suisse) a écrit :

« Ceux qui s’unissent à eux seront reçus par leurs ministres dans leur Église par le rebaptême, la repentance et la nouveauté de vie. Ils mènent désormais leur vie sous l’apparence d’une conduite spirituelle tranquille. Ils dénoncent la convoitise, l’orgueil, le blasphème, les conversations obscènes et l’immoralité du monde, la boisson et la gourmandise. Bref, leur hypocrisie est grande et multiple ».

Franz Agricola (catholique romain) a écrit :

« Parmi les sectes hérétiques existantes, il n’y en a aucune qui, en apparence, mène une vie plus modeste ou plus pieuse que les anabaptistes. En ce qui concerne leur vie publique extérieure, ils sont irréprochables. On ne trouve chez eux ni mensonge, ni tromperie, ni juron, ni querelle, ni langage grossier, ni manger et boire de façon immodérée, ni exhibition personnelle extérieure, mais de l’humilité, de la patience, de la droiture, de la netteté, de l’honnêteté, de la tempérance, de la franchise dans une telle mesure qu’on pourrait supposer qu’ils ont le Saint-Esprit de Dieu ».

Bullinger, Agricola et la plupart des autres dirigeants des Églises d’État des années 1500 se sentaient tellement menacés par la vie à l’image du Christ des anabaptistes qu’ils estimaient que la seule solution était de les tuer tous.

Depuis lors, nous avons vécu plusieurs siècles de tolérance. Lorsque nous considérons les événements du monde qui nous entoure aujourd’hui, il semble que le temps approche où ceux qui mènent une vie chrétienne pure et ne font pas de compromis avec le monde pourraient à nouveau être l’objet d’une telle haine de la part des compromis bien-pensants du monde.

Révélation

L’orage de la nuit, en cette fin d’été,
Apaise de fraîcheur le matin qui se lève.
Déjà le coq chante, la basse-cour est éveillée.
Panier au bras, Charles s’en va cueillir son rêve.

Car il rêve, Charles, se dirigeant vers la forêt,
De cèpes parfumés, trapus, à peau luisante,
Frais éclos des sous-bois aux fougères odorantes.
Bâton en main, couteau en poche, il est fin prêt.

Rapidement, Charles récolte sur les pentes,
Au pied des châtaigniers, des chênes, des bouleaux,
De l’orée des feuillus jusqu’au cœur du coteau,
Sous maintes feuilles mortes, une manne odorante.

Et c’est panier rempli, émergeant du couvert,
Dans la claire trouée, qu’en plein jour il arrive.
Les oiseaux sont nombreux à chanter sur les rives
D’un ruisseau qui s’unit, murmurant de concert.

Soudain, il le voit, couché dans l’herbe verte.
Sa brune chevelure ondule au flot limpide.
Le soleil dore, de doux rayons, son corps livide,
Son front est déchiré de mille plaies ouvertes.

Ses mains, ses pieds, dans les bruyères,
Apparaissent percés d’un seul trou sanglant.
De son cœur, a coulé en un sillon béant,
De l’eau mêlée de sang répandue sur la terre.

Tout baigné de lumière, il est là dénudé,
Son ami si fidèle, doux et respectueux,
Celui qui le comprend, miséricordieux.
Il n’a fait que du bien, qui a pu le tuer ?

Plus forte que sa peine, se lève la colère
Où est donc l’assassin, Charles le veut en face.
Il faut lui faire payer son forfait, nulle grâce.
Un innocent est mort, et ce crime est amer.

Quand sous les frondaisons, mille voix se rapprochent,
Les feuilles sèches volent et craquent sous leurs pas,
Une sourde rumeur s’enfle de proche en proche,
Saisit Charles au collet : « Tu n’échapperas pas ! »

Charles alors se retourne et ne découvre rien,
Aucun accusateur face au pardon divin.
Le corps a disparu, qui gisait près de l’eau,
Témoin de son amour pour lui, du Dieu très haut.

Et le soir venu, quand l’omelette embaume,
De son odeur subtile aux ceps parfumée,
Charles d’une voix vibrante fait monter un psaume,
Vers le Ressuscité, dans les cieux, élevé.

Annick Markmann

Des rôles que Jésus a refusés

Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?

Pardonner

La maîtresse se lève, il est l’heure de partir.
Vite se dit l’enfant, qui s’apprête à sortir.
Cartable sous le bras, elle court empressée.
Elle a vu au bazar un service à café.

Six tasses, six soucoupes qu’elle veut pour sa Maman,
Un décor japonais dans un coffret charmant.
Elle a compté ses sous. Si ce n’est pas trop cher,
Quel merveilleux cadeau pour la fête des Mères !

Elle pousse la porte, le timbre carillonne.
Oui, elle peut acheter, l’enfant s’en émotionne.
On le met de côté pour elle jusqu’à jeudi.
Maintenant il lui faut rattraper ses amis.

Elle a peur, l’enfant, de rencontrer Germaine,
Sa voisine de classe qui la traite avec haine.
Et qui, sans qu’on la voie, à l’aide d’un crochet
Déchire ses vêtements, l’enferme aux cabinets.

L’enfant court, vole, afin de pouvoir rattraper
Sa chère amie Andrée et ses frères plus âgés.
Elle veut se joindre à eux jusques à sa maison.
Germaine dépitée l’injurie sans raison.

Ses bons amis l’ont protégée, sa joie est vive.
Merci, Andrée, Luc et Vincent, l’enfant arrive.
Voici la porte, laquelle n’est pas fermée à clé,
Il suffit de pousser, la serrure est cassée.

On entre ainsi dans la cuisine, pièce de vie.
La tapisserie aux tons passés reste fleurie.
Rien n’est précieux dans ces lieux désuets,
De vieux meubles cirés en gardent les secrets.

Le trésor de l’endroit, ce sont ses habitants.
Il n’y a rien à prendre lorsqu’ils sont absents.
Un poste de radio sur un buffet sculpté
Y côtoie une boîte faite de bois doré.

Ce coffret, qu’on appelle la boîte à offenses,
Est plus simple d’emploi que ne l’est la vengeance.
À l’intérieur, de quoi écrire rapidement,
Un briquet à molette ; une longueur de ruban.

L’enfant en sort feuille et crayon puis écrit :
« Germaine, en classe, a tout déchiré mes habits.
À la récré, dans les toilettes, elle m’a bloquée »
« Le grand-père de Josette voulait m’humilier. »

Elle signe ce dépôt de son simple prénom,
Le place dans la boîte avec le crayon.
Le dernier jour de la semaine, le samedi,
On se lave le corps et l’on pardonne aussi.

Lorsque tous sont propres et avant le dîner
Son père met sur la table la boîte concernée.
Il ajoute une assiette, et le ruban noué.
Chacun prend le papier qu’il a un jour signé.

Et devant la famille qui s’est rassemblée,
Les offenses vécues sont alors exposées.
La mère de l’enfant redoutant la violence
Ira voir la maîtresse pour plus de vigilance.

Le Grand-père de Josette, eh bien, qu’avait-il dit ?
L’enfant porte à Josette ses devoirs par écrit,
Car Josette est malade. Et l’enfant écrit bien.
« Belle écriture, science des ânes », dit le doyen.

C’est un temps solennel, et l’enfant va parler :
« À Germaine qui m’a, à l’école attaquée,
Je choisis librement d’accorder mon pardon.
Un choix irrévocable et signé de mon nom. »

« Et je pardonne aussi au grand-père de Josette. »
Elle fait alors brûler son papier dans l’assiette.
Puis elle défait le nœud dans le ruban formé,
« Je libère maintenant tous ceux qui m’ont blessée. »

Autour de la table, successivement on pardonne.
Offenses effacées, la liberté est bonne.
Il est l’heure de dîner, le repas est si bon
Quand le cœur est léger par l’accord du pardon.

-Annick Markmann

La dilution homéopathique du christianisme

Article par Robert Goodnough traduit du site : https://flatlanderfaith.com/2023/09/24/homeopathic-dilution-of-christianity-2/

En bref, l’homéopathie est une branche de la médecine alternative qui traite les maladies à l’aide de substances naturelles diluées bien au-delà du point où toute trace de la substance d’origine peut être détectée. Certains la qualifient de charlatanisme, d’autres affirment qu’elle fonctionne là où d’autres méthodes échouent. Elle a ceci de positif que l’on peut affirmer avec certitude qu’elle ne provoque pas d’effets secondaires nocifs. Je ne pense pas que l’on puisse en dire autant du christianisme édulcoré.

Très tôt dans l’histoire du christianisme, certains ont trouvé que le christianisme non dilué était un médicament trop fort à leur goût et ont commencé à l’édulcorer, tout en affirmant qu’il n’avait rien perdu de son pouvoir salvateur. De nos jours, il existe différents niveaux de dilution, qui prétendent tous être bons pour ce qui nous afflige, mais qui sont incapables de prouver leur efficacité.

Martin Luther voyait clairement de nombreux torts de l’Église (catholique) à laquelle il appartenait à l’origine et voulut établir une Église de croyants sincères. Cependant, en 1522, il se rendit compte que les choses ne se passaient pas comme il l’avait prévu et il exprima l’espoir plutôt désespéré que « nous, qui sommes actuellement presque des païens sous un nom chrétien, puissions encore organiser une assemblée chrétienne ». Il commença à envisager de former un cercle restreint de croyants sincères au sein de l’Église luthérienne, qui confesseraient l’Évangile par leur vie autant que par leur langue. Il finit par abandonner ce projet, se rendant compte qu’il ne trouverait pas suffisamment de personnes pour le mettre en œuvre.

Pourtant, les anabaptistes ne rencontraient aucune difficulté à trouver de telles personnes. Ils prêchaient et vivaient un Évangile rigoureux, intransigeant et non dilué qui transformait réellement les vies. La réputation des anabaptistes était telle que, pendant les persécutions du XVIe siècle, une personne qui menait une vie honnête et morale, ne jurait pas et ne se querellait pas pouvait facilement se trouver accusée d’être anabaptiste simplement à cause de sa vie irréprochable.

Le baptême est le point clé sur lequel les anabaptistes se distinguent des catholiques et des protestants. Nous comprenons que la Bible enseigne que le baptême ne peut être proposé qu’à ceux qui ont l’âge et la compréhension nécessaires pour conclure une alliance volontaire avec Dieu et l’Église. C’est le moyen de rassembler une Assemblée de rachetés. À cette fin, le converti doit pouvoir se présenter devant l’assemblée avec un témoignage de repentance et de nouvelle naissance, et l’assemblée doit pouvoir témoigner qu’elle a observé le fruit de la repentance et une vie transformée. Le baptême est donc le symbole que le converti ne marche plus dans les voies du monde mais qu’il s’est uni au peuple de Dieu.

J’ai fréquenté de nombreuses Églises dans mes jeunes années et j’ai rencontré beaucoup de personnes merveilleuses. Je rencontre encore certaines d’entre elles de temps en temps et je les considère comme des ami(e)s. Cependant, toutes ces Églises étaient une assemblée mixte de vrais croyants, de ceux qui essayaient de se faire croire qu’ils étaient croyants et de beaucoup de ceux qui ne savaient pas vraiment ce qu’ils croyaient. Il y avait peu de preuves du pouvoir de transformation des vies.

J’ai écouté beaucoup de prédicateurs différents, j’ai même assisté à de puissantes campagnes de réveil. Des parties de l’Évangile ont été prêchées, mais certains sujets étaient soigneusement évités pour ne pas offenser. De telles tactiques n’ont pas le pouvoir de rassembler une Église de rachetés. La signification du baptême et les conditions du baptême y étaient édulcorées, ce qui a abouti à un évangile édulcoré qui n’offrait pas de directives claires aux âmes malades du péché pour qu’elles trouvent la source de la guérison.

Le salut vient de Dieu, pas de l’Église. Néanmoins, le discernement spirituel est nécessaire pour rassembler uniquement des croyants dans l’Église et pour révéler clairement la voie du salut aux autres.

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits ». Il n’existe pas de chrétien invisible ; si aucun fruit visible n’apparaît dans la vie d’une personne, il n’y a aucune raison de la soupçonner d’être chrétienne. Il y a des chrétiens faibles, mais ce n’est pas la même chose. En vérité, nous sommes tous faibles, mais ceux qui font vraiment confiance à Dieu se reconnaissent à leurs fruits.

-Bob Goodnough