Introspections

Le maréchal de Lattre de Tassigny disait: « le lever des couleurs, C’est comme la prière du matin, et lorsqu’on les ramène, c’est le moment d’introspection du soir pour le soldat ».
Je crois que l’importance de la vie spirituelle dépasse celle de la vie militaire à telle point qu’on ne devrait pas les comparer de manière si sérieuse. Cependant, je dois avouer que si ces paroles prêtées au grand maréchal sont vraiment de lui, je devine que la prière et l’introspection tenaient une place importante dans sa vie.
Nous ne nous poserons plus de questions à sont sujet, ni à propos du salut d’hommes comme lui.
Je ne ferai que garder deux mots: le prière, et l’introspection.

Ce soir, alors que je revenais à pied d’un souper chez des amis Indiens, je me suis mis à penser à cette phrase du célèbre Maréchal de France. Il faisait déjà nuit; au loin je voyais des éclairs à la hauteur de la frontière entre l’Inde et le Bangladesh. Le terrain était sec, la route poussiéreuse: il n’a pas plu depuis deux jours, malgré que nous sommes au beau milieu de la mousson! Il paraît que cette année est anormale. À un moment donné, je me demandai si je ne venais pas d’apercevoir un éléphant à quelques pas. Fausse alerte!… On dit qu’ils rodent dans les parages nuitamment, et que plusieurs personnes ont été victimes de ces bêtes la nuit ou même au petit matin. Quelques cyclistes me dépassent, les phares d’une voiture m’éblouissent.

Mais qu’est-ce que je fais de mon temps? À quoi étais-je encore en train de penser? À un livre que j’aimerais lire? À une recherche que je veux faire sur Google aussitôt que j’arrive à la maison? au livre que je traduis? Aux problèmes économiques et sociaux de la France? À une jeune fille rencontrée ici en Inde ou encore au Canada?

Un peu de tout cela, pour vous donner une idée. Il y a des pensées qui sont bien-sûr plus édifiantes que d’autres, ou plus utiles. Mais à ce moment-là, je ne pensais pas vraiment à Dieu. Je ne pensais pas non plus à mon âme qu’il est venu secourir un jour quand elle avait soif. Depuis, comme il me l’a promis dans la Bible, j’ai accès à une source inépuisable de pensées, de courage, d’amour, vers laquelle il me suffit de me tourner pour m’en abreuver. Mais il paraît que parfois je préfère m’aventurer loin de ce puits qui m’a été donné, loin, oh si loin dans la sécheresse de la sagesse humaine.

À l’idée d’une rencontre avec un éléphant ou encore en pensant aux gens qui viennent peut-être d’être frappés par la foudre, mes pensées se tournent vers le Créateur de l’univers, mon Père.

« Père, J’ai besoin de ta présence! » C’est ma première réaction. Je suis honteux en pensant à tout ce qui a traversé mon esprit depuis ma dernière pensée accordée à Celui qui me protège et qui m’aime à chaque instant de ma vie. « Dieu, aide-moi à revoir ma journée, à y voir mes fautes, mes transgressions, mes motifs, afin de mieux faire demain. » C’est ma petite prière soupirée alors que je rencontre deux hommes dans le noir.

Je revois alors le moment ce matin où je n’avais accordé que deux minutes à la Parole de Dieu, parce que j’avais faim et que je voulais aller voir ma boîte de réception de courriels… Comme je suis ridicule d’accorder si souvent autant d’importance aux petites choses qui passent, alors que ma relation et ma communion avec mon Père importent par-dessus tout. Tout s’explique maintenant: j’ai laissé Dieu au chevet de mon lit ce matin après une courte prière, je ne l’ai pas invité à prendre part à toutes mes décisions du jour. Tout en priant à une ou deux reprises, je n’ai pas consciemment cherché son réconfort, son approbation, son amour au cours de la journée. Comment puis-je encore mériter son amour et sa protection? Mais au fait, où donc est passée cette sensation chaude qui m’envahit lorsque je le sens proche? Est-il parti? Ou est-ce moi qui me suis éloigné?

La réponse est claire, heureusement. C’est humiliant de l’avouer, mais depuis quelques temps, il est rare que je prête bien attention à la voix du Saint-Esprit. Je ne traite plus Jésus comme un frère. Je lis rarement ma Bible pendant plus de cinq minutes, et ma prière du matin est encore plus courte que ma lecture  de la Parole. Quelle honte, quelle misère.

Je pourrais me consoler en me disant que rares sont ceux sur cette terre qui lisent leur Bible autant que moi, qui font autant de bonnes œuvres ou qui sacrifient autant pour la cause de Christ; mais moi alors, quels sont mes motifs dans tout cela? Est-ce pour ma propre gloire que je continue de vivre une forme de vie chrétienne? Ou me suis-je peut-être trompé en pensant que mon enthousiasme et mon intérêt dans certaines choses de ma vie remplacerait ce que l’Esprit et la Parole m’avaient auparavant donné?

Oui c’est ça! J’ai cru pouvoir changer le régime spirituel de mon âme sans qu’elle n’en pâtisse, mais je me suis endormi et maintenant je me rends compte de mes erreurs! Des centaines de pensées défilent dans mon petit cerveau. Je veux passer ce temps non à penser aux choses terrestres, mais aux choses célestes. Bientôt mon esprit se calme, je commence à voir comme tout ceci est si petit et comme mes pensées ambitieuses sont risibles pour Dieu. Ce n’est pas en menant une introspection égoïste, où je chercherais à m’améliorer pour avoir une bonne réputation, que je trouverai la paix. Ce qu’il me faut, c’est un moment de prière et d’introspection au cours duquel je communiquerai avec mon Seigneur. Je lui présente ce que j’ai fait aujourd’hui, ce que j’ai pensé, ce que j’ai dit. Je Lui appartiens, mes actions et mes pensées Lui appartiennent donc aussi. Plus je passe de temps à faire cela, plus sa voix devient claire à mes oreilles. Je vois maintenant quelles pensées adressées à mon ami Bryan ne provenaient pas de Dieu, mais de ma chair pécheresse. Ce mouvement d’humeur plutôt contre quelqu’un qui m’avait insulté… Cela non plus. Que faire? Je suis un pécheur!

C’est alors que des paroles réconfortantes viennent à l’esprit: « ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ». 2 Corinthiens 12.9. Ces paroles adressées à Paul il y a 2000 ans, s’appliquent toujours à moi! Comme c’est merveilleux. Je continue ma route, arrivant finalement chez nous au bout d’une demi-heure. Je suis parvenu à penser et à parler à mon Père pendant la majorité du trajet. Cela n’a même pas vraiment été le fruit d’un effort de disciple: lorsque j’ai pris la peine de le regarder dans les yeux, ma conversation avec Dieu n’a pas laissé de place à la distraction. Bien-sûr, j’étais toujours conscient des piétons et des voitures occasionnellement rencontrées, mais mes soucis terrestres avaient disparu.

Dieu veut vous donner cette expérience comme il me l’a offerte une nouvelle fois. Il veut effacer vos péchés, vous réconforter, écarter vos soucis. Croyez-le il le fera en un rien de temps! Ne soyez pas ingrats envers votre Créateur: donnez-lui quelques minutes de chaque heure, pour qu’il puisse vous diriger, que sa Parole s’ancre dans votre cœur, que votre oreille devienne accoutumée au chuchotement du Saint-Esprit. Pour cela, il suffit de retirer vos écouteurs, de ne plus penser à votre portefeuille, de ne plus chercher la gratification de la chair, bref. Cela est un effort impossible pour une personne qui n’est pas née de nouveau, mais lorsque vous avez abandonné votre vie de manière inconditionnelle dans les mains de Dieu, vous comprendrez, et vous serez heureux à jamais.

Hugues

Jésus fait grâce aujourd’hui… mais demain?

Là où le péché abondait, la grâce a surabondé.

Romains 5. 20

Maintenant… la justice de Dieu est manifestée…, la justice de Dieu par la foi en Jésus Christ envers tous, et sur tous ceux qui croient.

Romains 3. 21, 22

Aujourd’hui Jésus pardonne

On raconte qu’un prince parcourait les rues de sa ville, en Inde, lorsqu’il aperçut un attroupement. On lui amena alors un homme surpris en flagrant délit de vol afin qu’il le punisse. Le prince répondit simplement: “Je ne suis pas au tribunal, je fais grâce à cet homme”. Puis il conseilla au voleur de changer de conduite. Cet homme, heureux d’être laissé en liberté, avait une belle occasion de devenir honnête, mais il préféra continuer à voler et finit même par tuer. Arrêté et emprisonné, il fut à nouveau conduit devant le prince, mais au tribunal cette fois-ci. Il avait espéré encore le pardon, mais il fut condamné à la pendaison. Peut-être comprit-il, malheureusement trop tard, qu’il avait abusé de la grâce dont il avait bénéficié.

La Bible déclare que nous sommes tous injustes et pécheurs devant le Dieu saint (Romains 3. 10, 23). Mais Dieu est aussi amour (1 Jean 4. 8) et il nous révèle sa grâce merveilleuse accordée par Jésus, mort pour nos fautes et pour nos péchés (1 Corinthiens 15. 3). Ne méprisons pas sa bonté. Dieu nous assure que celui qui entend sa parole, et qui croit en Jésus le Sauveur, a la vie éternelle. Il ne viendra pas en jugement, mais il passe de la mort à la vie (Jean 5. 24). Jésus Christ est aujourd’hui le Sauveur; un jour il sera le Juge de ceux qui auront refusé son pardon. “Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longue attente, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance?” (Romains 2. 4)

Mourir tranquille

Nous supplions pour Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui.

2 Corinthiens 5. 20, 21

Mourir tranquille

Lors du décès d’un célèbre commentateur sportif, les médias rappelaient un des mots qui l’avaient rendu populaire: “Maintenant, on peut mourir tranquille”. Il l’avait prononcé en commentant la victoire de l’équipe de France de football en finale de la coupe du monde. Ses paroles allaient probablement au-delà de ses pensées, mais elles témoignaient de sa passion pour le foot. Son plus grand souhait venait d’être exaucé, et sur le moment, il en éprouvait une pleine satisfaction.

Mais est-ce suffisant pour mourir tranquille? Le penser serait de la légèreté, de l’insouciance grave. Il faudrait être bien inconscient pour déclarer pouvoir mourir tranquille sans être en règle avec Dieu. Nos passions ne doivent pas nous faire oublier la solennité du moment où nous serons face à face avec Dieu. Il y a bien longtemps, un prophète avertissait chacun: “Prépare-toi à rencontrer ton Dieu” (Amos 4. 12). Nous avons besoin de nous préparer, car nous sommes par nature ses ennemis dans nos pensées. Mais il nous a donné le moyen d’être réconciliés avec lui par la mort de son Fils, car Jésus Christ a “fait la paix par le sang de sa croix” (Colossiens 1. 20). Ainsi la foi en Jésus Christ, et elle seule, nous procure une justice qui nous permet d’avoir la paix avec Dieu. Alors seulement, la mort peut être envisagée avec sérénité car Dieu, juge de tous (Hébreux 12. 23), recevra celui qui l’a cru comme un enfant bien-aimé, pardonné de ses péchés et réconcilié avec lui par le sacrifice de Jésus Christ.

Le souvenir enfoui de notre enfance

L’Éternel répondit à Job:… Mènes-tu la grande Ourse avec ses filles? Connais-tu les lois des cieux?

Job 38. 1, 32, 33

Job répondit à l’Éternel:… Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu: C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre.

Job 42. 1, 5, 6

Souvenir enfoui

Toute la famille s’est convertie à Jésus, mais Marc, le fils aîné, résiste. Il est même violent. Sa famille prie pour lui, mais les années passent sans apporter aucun changement…

Devenu musicien, Marc est connu et très sollicité. Alors qu’il rentre, après une soirée tardive, à l’orée de la forêt il lève les yeux. Il est alors saisi par la beauté d’un ciel étoilé. Il a toujours aimé la nature… Devant la grandeur du spectacle, il réalise soudain sa petitesse, son néant. Il pense aux mauvais traitements qu’il fait subir à sa mère, et se met à pleurer. Il prie: “Seigneur, tu es un grand Dieu, et moi je suis un pauvre type. Il faut que ça change, Seigneur”. Alors, dans la nuit solitaire, Marc joue à la trompette un air de cantique que sa mère affectionne. Il chante aussi.

Tout à coup, il entend un léger bruit. À quelques pas, un homme sanglote, tenant à la main un nœud coulant. Il explique: “J’allais mettre fin à mes jours, lorsque vous avez chanté un air que ma mère me chantait lorsque j’étais petit. Je suis un homme désespéré”. Marc invite alors l’homme à le suivre. Ils se rendent ensemble à la maison paternelle. Il est trois heures du matin, mais la chambre des parents est encore éclairée. Marc frappe à la porte. Les jeunes gens pénètrent dans la chambre où les parents de Marc étaient en prière pour leur fils. Tous les quatre se mettent à genoux, et Marc et son compagnon se tournent vers le Sauveur…

Parents chrétiens, ne désespérons pas. “La fervente supplication du juste peut beaucoup” (Jacques 5. 16).

J’avais demandé…

J’avais demandé à Dieu la force pour atteindre le succès ;
Il m’a rendu faible afin que j’apprenne humblement à obéir.
J’avais demandé la santé, pour faire de grandes choses ;
Il m’a donné l’infirmité, pour que je fasse des choses meilleures.
J’avais demandé la richesse, pour que je puisse être heureux ;
Il m’a donné la pauvreté, pour que je puisse être sage.
J’ avais demandé le pouvoir, pour être apprécié des hommes ;
Il m’a donné la faiblesse, pour que j’éprouve le besoin de Dieu.
J’avais demandé une compagne, afin de ne pas vivre seul ;
Il m’a donné un cœur, pour que je puisse me réjouir de toutes choses.

Je n’ai rien reçu de tout ce que j’avais demandé.
Mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.
Presque en dépit de moi-même, mes prières informulées ont été exaucées.
Je suis parmi tous les hommes le plus richement comblé.

 

Texte anonyme, gravé sur une tablette de bronze dans un institut de réadaptation à New-York.

Un monde conçu par le hasard?

 » Tout ce que Dieu conçoit est sérieusement pensé et réfléchi. Rien de ce qu’il a crée dans le monde n’est dénué de sens, car Dieu a un plan dans ce qu’il fait. Quotidiennement, de l’homme de science au petit enfant, chacun peut, à sa mesure, observer la portée de la sagesse de Dieu dans la création et en admirer ses bienfaits, s’il ouvre les yeux un tant soit peu sur le miracle de la vie. »

Samuel Hatzakortzian, Crées pour adorer Dieu

Soyons attentifs à la voix de Dieu

Voici quelques versets apportés à la fin du message du matin aujourd’hui à l’assemblée de Roxton Falls, au Québec. J’ai écouté par téléphone depuis l’Inde. J’ai trouvé que le message de ces versets s’appliquait bien à moi aujourd’hui. J’ai tant de projets, même en pensant à ce blogue je me suis dit que j’aurais dû chercher la volonté de Dieu plus profondément, afin de savoir si c’était une idée inspirée par Lui, ou seulement une passion de ma part qu’il faudrait contrôler, en attendant avec patience l’heure dictée par Dieu. Même si je fais quelque chose pour Dieu, je dois être prudent et circonspect. Je ne peux pas le faire par orgueil. Je dois attendre l’heure propice, lorsque l’Esprit me dira d’aller de l’avant avec mon projet, ou de le changer un peu.

Qu’est ce que la vie? Encore une question, la plus troublante de toutes les question pour l’humanité… 

Je m’adresse maintenant à vous qui dites: Nous irons aujourd’hui ou demain dans telle ville, et nous y passerons une année, nous trafiquerons et nous gagnerons. moins il pria avec instance qu’il ne plût point; et il ne plut point sur la terre durant trois ans et six mois. Or, vous ne savez pas ce qu’il en sera de demain; car, qu’est-ce que votre vie? Ce n’est qu’une vapeur qui parait pour peu de temps, et qui s’évanouit ensuite. Au lieu que vous devriez dire: Si le Seigneur le veut, et si nous vivons, nous ferons ceci ou cela. Mais maintenant, vous vous glorifiez dans vos vanteries. Toute présomption de cette sorte est mauvaise. Celui-là donc pèche, qui connaît le bien et qui ne le fait pas. (Jacques 4.13-17)