Vol à destination de…?

 

Rescapée du camp de concentration de Ravensbrück, Corrie Ten Boom a parcouru le monde pour témoigner de l’amour de Jésus Christ, ressenti dans les pires moments de sa détention. Elle saisissait toutes les occasions pour délivrer son message, non sans humour parfois.

Un jour, alors qu’elle préparait son retour en Hollande après une tournée en Extrême-Orient, elle alla réserver un vol comportant beaucoup d’escales: Hong-Kong, Sydney, Auckland, Le Cap, Tel-Aviv et Amsterdam.

– Quelle est votre destination finale? demande l’employée.

– Le ciel, répond Corrie.

L’hôtesse est embarrassée: – Comment cela s’écrit-il? Corrie épelle: – L.E.C.I.E.L.

Après un instant de réflexion, elle sourit et dit à Corrie: – Ah, j’ai compris! Mais ce n’est pas cela que je vous demandais.

– Mais c’est à cela que je pense. Pourtant, inutile de faire une réservation, j’ai déjà mon billet.

– Vous avez votre billet pour le ciel! Comment l’avez-vous obtenu?

– Il y a environ 2000 ans, répond Corrie, Quelqu’un me l’a payé. Je n’ai eu qu’à l’accepter. Mon bienfaiteur s’appelle Jésus Christ, et il a payé le passage en mourant sur la croix pour mes péchés. Puis elle ajoute: Sans réservation, on a généralement du mal à obtenir une place dans vos avions. Mais c’est pire quand il s’agit d’aller au ciel. J’espère que vous allez réserver votre place.

Introspections

Le maréchal de Lattre de Tassigny disait: « le lever des couleurs, C’est comme la prière du matin, et lorsqu’on les ramène, c’est le moment d’introspection du soir pour le soldat ».
Je crois que l’importance de la vie spirituelle dépasse celle de la vie militaire à telle point qu’on ne devrait pas les comparer de manière si sérieuse. Cependant, je dois avouer que si ces paroles prêtées au grand maréchal sont vraiment de lui, je devine que la prière et l’introspection tenaient une place importante dans sa vie.
Nous ne nous poserons plus de questions à sont sujet, ni à propos du salut d’hommes comme lui.
Je ne ferai que garder deux mots: le prière, et l’introspection.

Ce soir, alors que je revenais à pied d’un souper chez des amis Indiens, je me suis mis à penser à cette phrase du célèbre Maréchal de France. Il faisait déjà nuit; au loin je voyais des éclairs à la hauteur de la frontière entre l’Inde et le Bangladesh. Le terrain était sec, la route poussiéreuse: il n’a pas plu depuis deux jours, malgré que nous sommes au beau milieu de la mousson! Il paraît que cette année est anormale. À un moment donné, je me demandai si je ne venais pas d’apercevoir un éléphant à quelques pas. Fausse alerte!… On dit qu’ils rodent dans les parages nuitamment, et que plusieurs personnes ont été victimes de ces bêtes la nuit ou même au petit matin. Quelques cyclistes me dépassent, les phares d’une voiture m’éblouissent.

Mais qu’est-ce que je fais de mon temps? À quoi étais-je encore en train de penser? À un livre que j’aimerais lire? À une recherche que je veux faire sur Google aussitôt que j’arrive à la maison? au livre que je traduis? Aux problèmes économiques et sociaux de la France? À une jeune fille rencontrée ici en Inde ou encore au Canada?

Un peu de tout cela, pour vous donner une idée. Il y a des pensées qui sont bien-sûr plus édifiantes que d’autres, ou plus utiles. Mais à ce moment-là, je ne pensais pas vraiment à Dieu. Je ne pensais pas non plus à mon âme qu’il est venu secourir un jour quand elle avait soif. Depuis, comme il me l’a promis dans la Bible, j’ai accès à une source inépuisable de pensées, de courage, d’amour, vers laquelle il me suffit de me tourner pour m’en abreuver. Mais il paraît que parfois je préfère m’aventurer loin de ce puits qui m’a été donné, loin, oh si loin dans la sécheresse de la sagesse humaine.

À l’idée d’une rencontre avec un éléphant ou encore en pensant aux gens qui viennent peut-être d’être frappés par la foudre, mes pensées se tournent vers le Créateur de l’univers, mon Père.

« Père, J’ai besoin de ta présence! » C’est ma première réaction. Je suis honteux en pensant à tout ce qui a traversé mon esprit depuis ma dernière pensée accordée à Celui qui me protège et qui m’aime à chaque instant de ma vie. « Dieu, aide-moi à revoir ma journée, à y voir mes fautes, mes transgressions, mes motifs, afin de mieux faire demain. » C’est ma petite prière soupirée alors que je rencontre deux hommes dans le noir.

Je revois alors le moment ce matin où je n’avais accordé que deux minutes à la Parole de Dieu, parce que j’avais faim et que je voulais aller voir ma boîte de réception de courriels… Comme je suis ridicule d’accorder si souvent autant d’importance aux petites choses qui passent, alors que ma relation et ma communion avec mon Père importent par-dessus tout. Tout s’explique maintenant: j’ai laissé Dieu au chevet de mon lit ce matin après une courte prière, je ne l’ai pas invité à prendre part à toutes mes décisions du jour. Tout en priant à une ou deux reprises, je n’ai pas consciemment cherché son réconfort, son approbation, son amour au cours de la journée. Comment puis-je encore mériter son amour et sa protection? Mais au fait, où donc est passée cette sensation chaude qui m’envahit lorsque je le sens proche? Est-il parti? Ou est-ce moi qui me suis éloigné?

La réponse est claire, heureusement. C’est humiliant de l’avouer, mais depuis quelques temps, il est rare que je prête bien attention à la voix du Saint-Esprit. Je ne traite plus Jésus comme un frère. Je lis rarement ma Bible pendant plus de cinq minutes, et ma prière du matin est encore plus courte que ma lecture  de la Parole. Quelle honte, quelle misère.

Je pourrais me consoler en me disant que rares sont ceux sur cette terre qui lisent leur Bible autant que moi, qui font autant de bonnes œuvres ou qui sacrifient autant pour la cause de Christ; mais moi alors, quels sont mes motifs dans tout cela? Est-ce pour ma propre gloire que je continue de vivre une forme de vie chrétienne? Ou me suis-je peut-être trompé en pensant que mon enthousiasme et mon intérêt dans certaines choses de ma vie remplacerait ce que l’Esprit et la Parole m’avaient auparavant donné?

Oui c’est ça! J’ai cru pouvoir changer le régime spirituel de mon âme sans qu’elle n’en pâtisse, mais je me suis endormi et maintenant je me rends compte de mes erreurs! Des centaines de pensées défilent dans mon petit cerveau. Je veux passer ce temps non à penser aux choses terrestres, mais aux choses célestes. Bientôt mon esprit se calme, je commence à voir comme tout ceci est si petit et comme mes pensées ambitieuses sont risibles pour Dieu. Ce n’est pas en menant une introspection égoïste, où je chercherais à m’améliorer pour avoir une bonne réputation, que je trouverai la paix. Ce qu’il me faut, c’est un moment de prière et d’introspection au cours duquel je communiquerai avec mon Seigneur. Je lui présente ce que j’ai fait aujourd’hui, ce que j’ai pensé, ce que j’ai dit. Je Lui appartiens, mes actions et mes pensées Lui appartiennent donc aussi. Plus je passe de temps à faire cela, plus sa voix devient claire à mes oreilles. Je vois maintenant quelles pensées adressées à mon ami Bryan ne provenaient pas de Dieu, mais de ma chair pécheresse. Ce mouvement d’humeur plutôt contre quelqu’un qui m’avait insulté… Cela non plus. Que faire? Je suis un pécheur!

C’est alors que des paroles réconfortantes viennent à l’esprit: « ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ». 2 Corinthiens 12.9. Ces paroles adressées à Paul il y a 2000 ans, s’appliquent toujours à moi! Comme c’est merveilleux. Je continue ma route, arrivant finalement chez nous au bout d’une demi-heure. Je suis parvenu à penser et à parler à mon Père pendant la majorité du trajet. Cela n’a même pas vraiment été le fruit d’un effort de disciple: lorsque j’ai pris la peine de le regarder dans les yeux, ma conversation avec Dieu n’a pas laissé de place à la distraction. Bien-sûr, j’étais toujours conscient des piétons et des voitures occasionnellement rencontrées, mais mes soucis terrestres avaient disparu.

Dieu veut vous donner cette expérience comme il me l’a offerte une nouvelle fois. Il veut effacer vos péchés, vous réconforter, écarter vos soucis. Croyez-le il le fera en un rien de temps! Ne soyez pas ingrats envers votre Créateur: donnez-lui quelques minutes de chaque heure, pour qu’il puisse vous diriger, que sa Parole s’ancre dans votre cœur, que votre oreille devienne accoutumée au chuchotement du Saint-Esprit. Pour cela, il suffit de retirer vos écouteurs, de ne plus penser à votre portefeuille, de ne plus chercher la gratification de la chair, bref. Cela est un effort impossible pour une personne qui n’est pas née de nouveau, mais lorsque vous avez abandonné votre vie de manière inconditionnelle dans les mains de Dieu, vous comprendrez, et vous serez heureux à jamais.

Hugues

Roi, libère-toi toi-même

Jésus leur répondit: En vérité, en vérité, je vous dis: Quiconque pratique le péché est esclave du péché.

Jean 8. 34

Si donc le Fils (de Dieu) vous affranchit, vous serez réellement libres.

Jean 8. 36

Roi, libère-toi toi-même

Un roi vint un jour voir Épictète, le philosophe esclave qu’il admirait, et lui offrit de le libérer. “Libère-toi toi-même”, répliqua Épictète. Son visiteur protesta: “Mais je suis roi!” Le philosophe répondit: “Un roi, dominé par ses passions, est en esclavage; un esclave qui domine ses passions est libre. Roi, libère-toi toi-même!”

Le philosophe avait ainsi l’intuition que la vraie liberté est d’abord intérieure. Et cela, c’est un des messages de la foi chrétienne, bien qu’elle soit souvent perçue comme un ensemble de règles, de frustrations, d’interdits. L’évangile est bien plutôt un message de liberté! Une libération qui n’est pas à acquérir par nos propres efforts, comme le pensait Épictète, mais à recevoir comme un don de Dieu.

C’est une affaire de confiance. Nous recevons cette liberté en croyant au Seigneur Jésus qui, par sa mort sur la croix, nous apporte le pardon de toutes nos fautes et nous libère de notre asservissement au mal.

Cette liberté nouvelle est à vivre chaque jour. Et là se manifeste pleinement le paradoxe énoncé par Jésus: “Quiconque voudra sauver sa vie la perdra; mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la trouvera” (Matthieu 16. 25). En d’autres termes: qui veut à tout prix défendre sa liberté la perdra, mais qui accepte de la “perdre” en se plaçant avec confiance entre les mains de Dieu, trouvera la vraie liberté, comme un merveilleux cadeau de l’amour de Dieu.

Nourriture équilibrée

Mettez la Parole en pratique, et ne vous contentez pas de l’écouter.

Jacques 1. 22

Équilibre spirituel

Les médias nous donnent beaucoup de conseils raisonnables pour garder une bonne forme physique: “Mangez de façon équilibrée – ni trop salé, ni trop sucré, ni trop gras… Adaptez votre alimentation à votre âge… Faites de l’exercice”.

On peut transposer ces principes à la santé spirituelle du chrétien. Il se nourrit par la lecture de la Bible. Il y a certains principes à respecter:

– Manger de façon équilibrée: On recommande de varier les aliments (légumes, féculents, laitages…) pour ne pas souffrir de carences. De même, il est bon de lire toute la Parole de Dieu. Elle comporte des enseignements riches et variés; ne nous limitons pas toujours aux mêmes textes. Je me souviens d’un temps dans ma vie où je ne lisais que dans les épîtres de Paul. Bien qu’il y ait beaucoup d’enseignements et de nourritures spirituelle dans ses écrits, cela de vite monotone et lassant: je tombais si souvent sur les mêmes versets. Il faut lire l’Ancien Testament aussi, car celui-ci comporte un nombre surprenant de parallèles avec la vie du chrétien. Il est bon de connaître l’histoire du peuple de Dieu. Les Évangiles sont aussi très nécessaires car ils contiennent les paroles de Jésus lui-même, en termes simples, (pas aussi détaillé que Paul, mais applicable à toutes les situations de la vie).

– Ni trop salé, ni trop sucré, ni trop gras: La Parole contient des exhortations et avertissements, des consolations, des enseignements doctrinaux… Si nous ne lisons que des paroles sévères, nous serons découragés. Si nous nous limitons aux encouragements, nous risquons d’être satisfaits de nous-mêmes. Nous avons besoin aussi de la saine doctrine, pour vivre à la gloire de Dieu.

– Adaptez votre alimentation à votre âge: Un jeune enfant n’a pas les mêmes besoins qu’un adolescent, un adulte ou une personne âgée. Recueillons dans la Parole de Dieu ce qui correspond à notre âge spirituel. L’enfant a besoin des histoires principales de l’Ancien Testament ainsi que du contenu des quatre Évangiles. L’adolescent à besoin des mises en garde et des encouragements à vivre une vie simple, près de Dieu, fuyant le péché et la tentation.

– Faites de l’exercice: Si quelqu’un mange sans jamais faire d’exercice, sa santé en souffrira. De même, il n’est pas sain pour un chrétien de lire sa Bible toute la journée. Ce qu’il a lu, il doit l’assimiler et le mettre en pratique dans sa vie quotidienne. En ceci se trouve le point le plus difficile de la vie chrétienne pour la majorité d’entre nous. Il y en a tant qui veulent apprendre plus de théologie, mais si peu qui sont prêts à utiliser leur connaissances en pratique. C’est souvent par orgueil que nous voulons apprendre, pour pouvoir à notre tour « conseiller » d’autres personnes. Cela est contraire à l’esprit de l’Évangile. Il ne faut pas faire de l’exercice seulement dans quelques domaines (ceux où nous excellons), soyons disposés à humblement exercer chaque partie de notre corps spirituel, quitte à commettre des erreurs dont d’autres pourraient se moquer.

Lu à l’arrière d’un bus

Vu à l’arrière d’un bus au Manipour, dans les montagnes du nord-est de de l’Inde :

« Est-ce que vous suivez Jésus d’aussi près que vous me suivez? »

J’avais demandé…

J’avais demandé à Dieu la force pour atteindre le succès ;
Il m’a rendu faible afin que j’apprenne humblement à obéir.
J’avais demandé la santé, pour faire de grandes choses ;
Il m’a donné l’infirmité, pour que je fasse des choses meilleures.
J’avais demandé la richesse, pour que je puisse être heureux ;
Il m’a donné la pauvreté, pour que je puisse être sage.
J’ avais demandé le pouvoir, pour être apprécié des hommes ;
Il m’a donné la faiblesse, pour que j’éprouve le besoin de Dieu.
J’avais demandé une compagne, afin de ne pas vivre seul ;
Il m’a donné un cœur, pour que je puisse me réjouir de toutes choses.

Je n’ai rien reçu de tout ce que j’avais demandé.
Mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.
Presque en dépit de moi-même, mes prières informulées ont été exaucées.
Je suis parmi tous les hommes le plus richement comblé.

 

Texte anonyme, gravé sur une tablette de bronze dans un institut de réadaptation à New-York.

N’abandonnez jamais…

N’abandonnez jamais votre droit à l’erreur, car vous perdriez la capacité d’apprendre des choses nouvelles et d’avancer dans la vie. (David Burns)