Les instruments de musique

Historiquement, la religion chrétienne s’est opposée à la musique instrumentale. Cela est basé sur les mots de Jésus : « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande » (Jean 4.23).

L’utilisation commune de la musique instrumentale dans l’Ancien Testament est en contraste avec le Nouveau Testament. Le Nouveau Testament ne fait pas mention de la musique instrumentale dans l’église. Cependant, il y a des références et des exhortations à chanter avec la voix comme moyen d’adoration et d’édification. En voici quelques-unes :

« Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers » (Matthieu 26.30).

« Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce » (Colossiens 3.16).

« Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur » (Éphésiens 5.19).

Une explication probable pour le contraste entre les deux testaments sur ce sujet est évidente : le don du Saint-Esprit dans le Nouveau Testament et son inspiration dans le cœur du croyant ont aboli le besoin pour la musique produit mécaniquement. 

Justin Martyr, l’un des pères de l’Église primitive de la génération après les apôtres, a dit : « Le chant simple n’est pas puéril, seulement le chant avec les organes sans vie… C’est pourquoi l’emploi de tels instruments et d’autres choses dignes des enfants sont mis de côté et seul le chant simple [a capella] est employé. »

Heinrich Bullinger, un ennemi des anabaptistes du seizième siècle, dit d’eux : « ils évitent toutes les noces mondaines, les festivals, les fêtes, la débauche, les chorales et les instruments de musique. » (Il est remarquable que même plusieurs protestants, les calvinistes et les puritains, refusèrent tout instrument de musique dans le culte pendant leur premier siècle d’existence.)

La musique produite par un instrument est au mieux une pauvre imitation du chant. Elle n’a pas de cœur comme source, comme le chant produit par la voix humaine. Donc, c’est un substitut sans vie de la mélodie du cœur.

L’emploi par David des instruments de musique est souvent cité pour justifier leur emploi dans la dispensation de l’Évangile. Mais le reproche fait par le prophète Amos en Amos 6.1-5 donne raison de douter si cela a plu à Dieu : « Malheur à ceux qui… divaguent au son du luth ; comme David, ils inventent des instruments de musique ».

La musique instrumentale émeut les émotions, mais n’est pas capable d’inspirer l’âme. Par contraste, chanter avec la voix est la réponse spontanée d’un cœur qui est fervent dans l’Esprit.

Notons que l’acceptation des instruments musicaux pour le culte ouvre souvent la porte à la musique sensuelle et impie. De cette manière, la musique instrumentale contribue à corrompre le cœur. Les paroles impies et le rythme qui excite les passions de la musique rock ont asservi beaucoup de jeunes gens. Ce genre de musique crée une dépendance, mais est aussi extrêmement dépressif, en amenant beaucoup au désespoir et à la destruction. Les chrétiens devraient l’éviter à tout prix. De plus, plusieurs confessent que la musique country était l’appât qui les a capturés au début. Donc, elle doit être considérée comme quelque chose qui ne convient pas à un chrétien (Éphésiens 5.4).

[Extrait du livre Doctrines et pratiques bibliques, pp. 259-261, Éditions de l’Évangile, 2015.]

Le culte sans instrument de musique

Avant l’époque de Christ, les enfants de Dieu l’adoraient en observant des lois, des jours de fête, des sacrifices et des offrandes. De nombreux types et symboles étaient utilisés. Ce culte incluait parfois l’utilisation d’instruments de musique. Leur utilisation est fréquemment mentionnée dans l’Ancien Testament, et plus particulièrement dans les Psaumes. David était un chanteur qui savait les utiliser.
Dans l’ère évangélique, les offrandes, les sacrifices, les types et les symboles ont été remplacés par Jésus, l’Agneau de Dieu. Jésus a accompli la loi. Les sacrifices et les rituels si importants pour les adorateurs de l’Ancien Testament ont été abolis, et l’adoration du cœur est devenue la seule adoration acceptable. « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature : les choses anciennes sont passées, et toutes sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17). Le salut est dans le cœur. C’est du cœur que l’on adore et qu’on loue Dieu.
Il n’y a aucune preuve dans le Nouveau Testament que l’Église apostolique utilisait des instruments de musique. Il n’en est guère fait mention dans le Nouveau Testament, si ce n’est à titre de comparaison (1 Corinthiens 13:1 ; 14:7) et dans l’Apocalypse, où il est question de musique au ciel (Apocalypse 14:2 ; 15:2).
Paul, dans son sermon aux Athéniens, a déclaré que Dieu n’est pas « servi par les mains des hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses » (Actes 17:25). Le chant vocal est illustré ou ordonné à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament. Jésus a chanté un cantique avec ses disciples. « Et après qu’ils eurent chanté le cantique, ils partirent pour la montagne des Oliviers » (Matthieu 26:30, Marc 14:26). « Sur le minuit, Paul et Silas étant en prières, chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient » (Actes 16:25). Jacques a écrit : « Quelqu’un est-il dans la joie ? qu’il chante des cantiques » (Jacques 5:13). Paul a demandé aux chrétiens de chanter des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels (Éphésiens 5:19 ; Colossiens 3:16 ; 1 Corinthiens 14:15).
Dieu tient à ce que le cœur et l’esprit de l’adorateur soient purs et qu’il soit disposé à faire la volonté de Dieu à tout prix. Jésus a dit : « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le Père demande de tels adorateurs » (Jean 4:23).

Le culte solennel

Le culte et le lieu de culte ont toujours semblé importants pour les hommes de tous âges. De nombreuses églises attrayantes, de grands temples et de magnifiques cathédrales ont été construits pour exprimer l’intérêt de l’homme pour le culte religieux. Mais la conversation de Jésus avec la Samaritaine nous apprend qu’à l’ère de l’Évangile, le lieu de culte n’est pas aussi important que l’attitude avec laquelle l’homme adore Dieu. Jésus a dit que les vrais adorateurs de Dieu sont ceux qui adorent en Esprit et en vérité (Jean 4:23). L’expression « adorer en Esprit et en vérité » suggère que l’adorateur n’est pas régi par des règles ou des pratiques extérieures, par des rites cérémoniels ou traditionnels comme dans les temps anciens, ni par la participation à des services dans un bâtiment magnifique, mais par un service venant du cœur — avoir un cœur nouveau, exprimer sa reconnaissance à Dieu pour sa grâce abondante, ainsi que l’implorer pour qu’il le guide et le soutienne dans sa grâce. Cela se fait par le chant et la prière, par la prédication et le témoignage. Il s’agit d’un service du cœur et de l’esprit, qui dit toute la vérité à partir d’un cœur nouveau, au lieu d’un service du bout des lèvres et d’une démonstration de forme que l’on entend et que l’on voit souvent de la part de certains adorateurs.

« L’homme regarde à ce qui paraît aux yeux ; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16:7).

En général, une église ou un lieu de réunion pour le culte a été consacré au Seigneur. Cela signifie qu’elle est mise à part à des fins religieuses. Elle est dédiée au Seigneur et donc considérée comme sacrée. C’est un lieu où Dieu doit être honoré. Le lieu et le bâtiment doivent être respectés, et une révérence pieuse doit remplir le cœur de ceux qui s’en approchent. Cela est agréable au Seigneur.

Jésus nous dit que certaines coutumes et traditions cultuelles sont inappropriées et devraient être évitées (Matthieu 6:1-8,16-18). Examinons attentivement ce qui suit : les tambours, la musique, les battements de mains et les danses, la position debout fréquente pour certains services, l’agenouillement public pour les prières personnelles, les « Amen » bruyants et souvent répétés, et d’autres comportements bruyants ou distrayants qui ont pour but principal « d’être vus des hommes ». Jésus a indiqué qu’une telle démonstration religieuse est traditionnelle et relève d’une motivation égoïste et de la recherche de l’honneur. Jésus a dit une fois : « Comment pouvez-vous croire, quand vous tirez votre gloire les uns des autres, et que vous ne recherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ? » (Jean 5:44).

Le Seigneur a ordonné à Israël de lui construire un sanctuaire afin qu’il puisse habiter au milieu d’eux (Exode 25:8). Le sanctuaire était un lieu spécialement consacré et saint dans le temple. C’est à partir de ce lieu sacré et secret que Dieu s’est révélé par l’intermédiaire des chefs et des prophètes d’Israël, par des commandements et des conseils (Amos 3:7).

Dieu est Esprit et ne peut être vu par des yeux mortels (Exode 33:20). C’est pourquoi l’homme pécheur et mortel ne peut impressionner Dieu par un affichage religieux extérieur de cérémonies et de rites traditionnels (Luc 16:15).

Jésus est venu nous révéler le Père (Jean 14:9-10). « Car en lui (Jésus) toute la plénitude de la divinité habite corporellement. » (Colossiens 2:9). Jésus a promis à ses disciples que là « où il y a deux ou trois personnes assemblées en mon nom, je suis là au milieu d’elles » (Matthieu 18:20). Le nombre de personnes présentes au culte n’est pas aussi important que l’humilité du cœur. Bien que la présence du Seigneur ne soit pas visible, il est néanmoins présent en Esprit. Ceux qui ont l’Esprit du Seigneur reconnaîtront sa présence (1 Corinthiens 2:10-12). En présence de Dieu, l’adorateur « en esprit et en vérité » attend avec révérence et hâte la direction et la bénédiction du Seigneur. Il peut s’émerveiller en contemplant comment il était un pécheur perdu et comment il a trouvé le salut par la prédication de l’Évangile ou par un autre canal de la miséricorde et de la grâce de Dieu.

Le simple plan de « la repentance envers Dieu, et la foi en Jésus-Christ notre Seigneur » (Actes 20:21) a complètement changé sa vie, lui donnant une espérance nouvelle et vivante. Il est une nouvelle créature en Christ Jésus avec de nouveaux désirs, de nouveaux goûts, de nouveaux appétits, de nouveaux intérêts, de nouveaux amis, de nouvelles opinions, de nouveaux jugements, de nouvelles craintes et de nouveaux espoirs. Il a appris à s’abandonner et à accepter la vie chrétienne. Cela a entraîné un autre problème qui le préoccupe beaucoup : l’ancien moi doit être renié et soumis à la nouvelle vie. Ce n’est pas une mince affaire, car il découvre que cette nouvelle vie s’oppose à la chair et que la chair s’oppose à cette nouvelle vie. Une bataille constante se déroule à l’intérieur de lui-même. Il a trouvé dans le sanctuaire un lieu merveilleux de lumière et d’instruction. C’est là qu’il trouve la source de ses inspirations et de ses victoires : la nourriture qui alimente l’âme. C’est pourquoi il s’assoit avec une grande attention, dans une attitude solennelle, pour recevoir chaque mot prononcé par le pasteur. Ces paroles sont pour lui lumière et vie, et elles nourrissent son âme. Après le sermon, les frères sont invités à ajouter leurs témoignages. Si le Seigneur le convainc, le chrétien se lève d’un cœur joyeux pour proclamer : « Vous tous qui craignez Dieu, venez, écoutez, et je raconterai ce qu’il a fait à mon âme » (Psaume 66:16).

Les saintes Écritures suivantes peuvent vous éclairer quant à l’attitude correcte à adopter lors de l’adoration.

« Éternel des armées, que tes tabernacles sont aimables ! Mon âme languit, même elle se consume après les parvis de l’Éternel ; mon cœur et ma chair crient vers le Dieu vivant. » (Psaume 84 : 1-2).

« Éternel ! j’aime le séjour de ta maison, le lieu où ta gloire habite. » (Psaume 26:8)

« Louez l’Éternel ! Je célébrerai l’Éternel de tout mon cœur, dans le conseil des justes, et dans l’assemblée. » (Psaume 111 : 1)

« J’ai demandé une seule chose à l’Éternel, et je la rechercherai : c’est d’habiter dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie, pour contempler la beauté de l’Éternel, et pour visiter son palais. » (Psaume 27:4)

« Je me réjouis lorsqu’on me dit : Allons à la maison de l’Éternel ! Nos pieds s’arrêtent dans tes portes, ô Jérusalem ! Jérusalem, qui es bâtie comme une ville aux édifices pressés. C’est là que montent les tribus, les tribus de l’Éternel, ce qui est un témoignage en Israël, pour célébrer le nom de l’Éternel. C’est là que sont dressés les trônes pour la justice, les trônes pour la maison de David. Priez pour la paix de Jérusalem ! Que ceux qui t’aiment jouissent de la paix ! Que la paix soit dans tes murs, et le repos dans tes palais ! À cause de mes frères et de mes amis, je prierai pour ta paix. À cause de la maison de l’Éternel notre Dieu, je demanderai pour toi le bonheur. » (Psaume 122)

« Quand tu entreras dans la maison de Dieu, prends garde à ton pied, et approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés ; car ils ne savent pas le mal qu’ils font. » (Ecclésiaste 5:1)

« Pour moi, le pied m’a presque manqué, et peu s’en est fallu que mes pas n’aient glissé ; Car j’ai porté envie aux insensés, voyant la prospérité des méchants. […] Jusqu’à ce qu’entré dans les sanctuaires de Dieu, j’aie pris garde à la fin de ces gens-là. » (Psaume 73:2-3,17)

« Éternel, qui séjournera dans ton tabernacle ? Qui habitera sur la montagne de ta sainteté ? C’est celui qui marche dans l’intégrité, et qui pratique la justice ; qui dit la vérité telle qu’elle est en son cœur » (Psaume 15:1-2).

« Si j’eusse pensé quelque iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’eût point écouté. » (Psaume 66:18)

« Si donc tu apportes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, Laisse là ton offrande devant l’autel, et va-t’en premièrement te réconcilier avec ton frère ; et après cela viens, et présente ton offrande. » (Matthieu 5:23-24)

« Voici, oh ! qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères demeurent unis ensemble ! » (Psaume 133:1)

« Oui, les biens et la miséricorde m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel pour l’éternité. » (Psaume 23:6)

« En effet, s’il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d’or et un vêtement magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre avec un méchant habit ; Et qu’ayant égard à celui qui porte l’habit magnifique, vous lui disiez : Toi, assieds-toi ici honorablement ; et que vous disiez au pauvre : Toi, tiens-toi là debout, ou assieds-toi ici au bas de mon marchepied ; Ne faites-vous pas en vous-mêmes des différences, et n’êtes-vous pas devenus des juges qui avez de mauvaises pensées » (Jacques 2:2-4).

« Que toutes choses se fassent avec bienséance et avec ordre. » (1 Corinthiens 14:40)

On a dit des premiers chrétiens qu’ils « n’étaient qu’un cœur et qu’une âme » (Actes 4:32). Ils étaient nés du même Esprit de Dieu. Ils avaient fait l’expérience du pardon des péchés et de la plénitude de l’Esprit saint. Ils avaient reçu ce à quoi leurs âmes aspiraient. Ils s’aimaient les uns les autres, s’entraidaient en cas de besoin, priaient les uns pour les autres et parlaient à des amis non convertis pour qu’ils acceptent le Seigneur Jésus comme Sauveur. Ils étaient une lumière pour Jésus, brillant partout où ils allaient. Et chaque jour, des âmes étaient sauvées.

Comme le dit si bien un cantique :
Silence ! Silence ! Révérons ce lieu,
Oh ! Que nulle offense N’y soit faite à Dieu !
Silence ! Le Maître Parle avec amour
Et nous fait connaître Sa paix en ce jour.

(Paul Badaut)

Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier

Traduction d’un article en anglais de Bob Goodnough paru en 2012 sur son site en anglais: https://flatlanderfaith.com/2012/09/22/remember-the-sabbath-day-to-keep-it-holy/

« Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier; Tu travailleras six jours, et tu feras toute ton oeuvre; Mais le septième jour est le repos de l’Éternel ton Dieu; tu ne feras aucune oeuvre en ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes; Car l’Éternel a fait en six jours les cieux et la terre, la mer et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé le septième jour; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. » (Exode 20.8-11).

Ces paroles ont été prononcées par Dieu depuis le mont Horeb. Nous ne pouvons pas les rejeter comme s’il s’agissait d’un autre peuple, d’une autre époque et d’un autre lieu. Mais n’est-ce pas à peu près ce que nous faisons lorsque nous appelons le dimanche le sabbat et que nous disons que nous observons le sabbat en nous abstenant de tout travail rémunéré et en allant au culte (à l’église) ?

Tout d’abord, lisons-nous quoi que ce soit dans le commandement au sujet du culte ? La Loi ordonnait que tous les hommes se présentent devant le Seigneur à Jérusalem trois fois par an, lors des fêtes de la Pâque, de la Pentecôte (également appelée Semaines ou Premiers Fruits) et des Tabernacles. Point final. Aucun autre culte public régulier n’était ordonné dans l’Ancien Testament.

Le principe de la célébration hebdomadaire du sabbat dans une synagogue n’est pas ordonné dans l’Ancien Testament. Il s’est développé pendant la captivité babylonienne et a sans doute été la pratique générale après le retour de la captivité, bien qu’il ne soit jamais décrit. Synagogue est un mot grec qui signifie assemblée ou lieu de réunion, et c’est le terme qui était utilisé à l’époque du Nouveau Testament. Le terme « synagogue » n’apparaît pas dans l’Ancien Testament.

Ce commandement interdit au croyant d’effectuer un travail quelconque ou de profiter du travail d’autrui, qu’il s’agisse de serviteurs, d’animaux ou de non-Israélites. Pouvons-nous prétendre faire cela aujourd’hui ? Nous attendrions-nous à ce que Dieu se satisfasse d’une obéissance partielle à l’un des autres commandements ?

Pourtant, dans le Nouveau Testament, nous trouvons Jésus qui semble faire tout ce qui est en son pouvoir pour violer le commandement du sabbat. Lors de la guérison de l’aveugle de naissance, relatée dans le neuvième chapitre de l’Évangile de Jean, Jésus crache sur le sol, fait de la boue et l’étale sur les yeux de l’homme. Il demande ensuite à l’aveugle de travailler en allant à la piscine de Siloé et en se lavant les yeux. Il aurait pu guérir les yeux de l’homme simplement en parlant, comme il l’a fait en d’autres occasions. Mais c’était un jour de sabbat et un moment propice à l’enseignement. L’homme est guéri, exclu de la synagogue et devient un disciple de Jésus. Tout cela parce qu’il a travaillé le jour du sabbat.

Dans l’épître aux Colossiens 2.16-17, l’apôtre Paul nous donne des instructions : « Que personne donc ne vous condamne au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’un jour de fête, ou de nouvelle lune, ou de sabbats; C’était l’ombre des choses qui devaient venir, mais le corps en est en Christ. »

Si le sabbat est l’ombre des choses à venir, quelles peuvent bien être ces choses ? Je pense que le livre d’Ésaïe contient la meilleure description de la véritable signification du sabbat : « Si tu retiens ton pied au jour du sabbat, pour ne pas faire ta volonté dans mon saint jour; si tu appelles le sabbat tes délices, et honorable ce qui est consacré à l’Éternel; si tu l’honores plutôt que de suivre tes voies, de faire ta volonté et de dire des paroles vaines: Alors tu trouveras des délices en l’Éternel; je te ferai passer par-dessus les hauteurs du pays, et je te nourrirai de l’héritage de Jacob, ton père; car la bouche de l’Éternel a parlé. » (Ésaïe 58.13-14).

Honorer Dieu: « ne pas suivre ses propres voies, ne pas trouver son propre plaisir, ne pas dire ses propres paroles », cela ne ressemble-t-il pas à une description de la vie chrétienne ?

« Afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu; Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous y marchions. » (Éphésiens 2.7-10).

Nous ne sommes plus contraints d’accomplir certaines œuvres et de nous abstenir d’autres pour gagner notre salut. Les œuvres que nous accomplissons maintenant ne sont pas les nôtres, mais l’œuvre du Saint-Esprit de Dieu en nous. Nous sommes libres.

Telle a toujours été la conception anabaptiste-mennonite du sabbat. Menno Simons pensait apparemment que cela était suffisamment bien compris pour qu’il n’ait pas besoin d’en dire plus. Il n’y a que deux brèves déclarations dans ses écrits : « … le vrai sabbat est observé en Christ en se dépouillant du corps pécheur de la chair… » et « Ils gardent et sanctifient le sabbat du Seigneur (qui n’est plus littéral, mais spirituel, et qui ne prend jamais fin avec les vrais chrétiens)… par la crainte de Dieu, par une conscience claire et une vie irréprochable, dans l’amour de Dieu et de leurs prochains ».

Heinrich Funk, le premier évêque mennonite d’Amérique du Nord, décédé en 1760, l’a résumé de manière très succincte et claire. Il a écrit :

« Jésus, qui était le fondement et l’auteur du sabbat, est venu restaurer le sabbat dans toute sa puissance et sa signification, afin de rendre à l’humanité le repos de l’âme. Il a offert son propre corps pour le péché commis dans le jardin d’Eden et qui s’est abattu sur toute l’humanité, apportant ainsi le repos de l’âme à toute l’humanité (Ésaïe 53 ; 1 Pierre 2.24). C’est pourquoi le corps du sabbat ou le vrai sabbat a été accompli en Christ (Colossiens 2.16,17), de sorte que l’homme jouit maintenant du vrai repos sabbatique pour l’âme en Christ ». (Restitution, page 244).

L’identité et les oeuvres de l’Antéchrist

Qui est l’Antéchrist ?

Les anabaptistes furent persécutés à cause de leur pureté

[Ceci est la traduction DeepL d’un article paru en anglais sur le site https://flatlanderfaith.com/2023/10/11/anabaptists-were-persecuted-because-of-their-purity/. SVP pardonnez toute erreur qui s’y serait glissée, je n’ai que peut de temps pour écrire et réviser les textes ces temps-ci]

La déclaration suivante a été faite en 1538 par un dirigeant anabaptiste anonyme lors d’une réunion entre les réformés suisses et les anabaptistes à Berne :

« Alors que nous étions encore dans l’Église nationale, nous avons reçu beaucoup d’instructions des écrits de Luther, de Zwingli et d’autres, concernant la messe et d’autres cérémonies papales, et nous avons appris qu’elles étaient vaines. Cependant, nous avons constaté un grand manque en ce qui concerne la repentance, la conversion et la véritable vie chrétienne. C’est sur ces choses que mon esprit s’est penché. J’attendais et j’espérais un an ou deux, car le ministre avait beaucoup à dire sur l’amendement de la vie, les dons aux pauvres, l’amour mutuel et l’abstention du mal. Mais je ne pouvais pas fermer les yeux sur le fait que la doctrine qui avait été prêchée et qui était basée sur la Parole de Dieu n’était pas appliquée. Il n’y avait pas de début de vraie vie chrétienne, et il n’y avait pas d’unité dans l’enseignement concernant les choses nécessaires. Et bien que la messe et les images aient finalement été abolies, la vraie repentance et l’amour chrétien n’ont pas été mis en évidence. Les changements ne concernaient que les choses extérieures. Cela me donna l’occasion d’approfondir ces questions. Dieu envoya alors ses messagers, Conrad Grebel et d’autres, avec lesquels je me suis entretenu des enseignements fondamentaux des apôtres, de la vie et de la pratique chrétiennes. J’ai trouvé en eux des hommes qui s’étaient abandonnés à la doctrine du Christ par la « Busfertigkeit » [repentance attestée par des fruits]. Avec leur aide, nous avons établi une congrégation dans laquelle le repentir était attesté par une nouveauté de vie en Christ. »

Les catholiques romains, les luthériens et les réformés ont tous été témoins de la pureté de vie des anabaptistes et l’ont considérée comme une preuve de leur grande perversion :

Heinrich Bullinger (réformé suisse) a écrit :

« Ceux qui s’unissent à eux seront reçus par leurs ministres dans leur Église par le rebaptême, la repentance et la nouveauté de vie. Ils mènent désormais leur vie sous l’apparence d’une conduite spirituelle tranquille. Ils dénoncent la convoitise, l’orgueil, le blasphème, les conversations obscènes et l’immoralité du monde, la boisson et la gourmandise. Bref, leur hypocrisie est grande et multiple ».

Franz Agricola (catholique romain) a écrit :

« Parmi les sectes hérétiques existantes, il n’y en a aucune qui, en apparence, mène une vie plus modeste ou plus pieuse que les anabaptistes. En ce qui concerne leur vie publique extérieure, ils sont irréprochables. On ne trouve chez eux ni mensonge, ni tromperie, ni juron, ni querelle, ni langage grossier, ni manger et boire de façon immodérée, ni exhibition personnelle extérieure, mais de l’humilité, de la patience, de la droiture, de la netteté, de l’honnêteté, de la tempérance, de la franchise dans une telle mesure qu’on pourrait supposer qu’ils ont le Saint-Esprit de Dieu ».

Bullinger, Agricola et la plupart des autres dirigeants des Églises d’État des années 1500 se sentaient tellement menacés par la vie à l’image du Christ des anabaptistes qu’ils estimaient que la seule solution était de les tuer tous.

Depuis lors, nous avons vécu plusieurs siècles de tolérance. Lorsque nous considérons les événements du monde qui nous entoure aujourd’hui, il semble que le temps approche où ceux qui mènent une vie chrétienne pure et ne font pas de compromis avec le monde pourraient à nouveau être l’objet d’une telle haine de la part des compromis bien-pensants du monde.