Le Miroir des martyrs

L’anabaptiste « Frederic Willemsz [Dirk Willems] pris et brûlé hors d’Asperen, 1569 », planche 82 du Miroir des martyrs.

Le Miroir des martyrs (en néerlandais De Martelaersspiegel) est un ouvrage publié pour la première fois en 1660 en néerlandais par l’anabaptiste Thieleman J. van Braght (1625-1664). Son titre original complet est : « Het bloedig toneel, of Martelaersspiegel der Doops-Gesinde of Weerloose Christenen, die om ‘t getuygenis van Jesus haren (hun) Salighmaker geleden hebben ende gedood zijn van Christi tijd af tot desen tijd toe ».

Cet ouvrage rassemble des témoignages et des récits concernant les apôtres et les premiers chrétiens (anabaptistes) qui sont morts en martyrs. Il est considéré comme un texte majeur pour beaucoup de familles mennonites, et serait le second livre le plus fréquemment possédé parmi eux, après la Bible, bien-sûr.

On y découvre aussi le récit de nombreuses persécutions qui prirent place durant les XVe et XVIe siècles, rédigé par des témoins proches des faits ; des documents historiques inestimables y figurent in extenso. Par exemple, la correspondance entre la ville de Berne qui persécutait ses anabaptistes et les autorités hollandaises qui le lui reprochaient ; les édits organisant la répression ou l’expulsion ; des minutes de procès ; des événements survenus dans tel ou tel village ; ou encore des listes nominatives de victimes…

En 1685, le Miroir des martyrs a été illustré de 104 eaux-fortes de Jan Luyken. Un première traduction en français semble datée du tout début du xviiie siècle, bien que seulement des parties de ce livre soient aujourd’hui disponibles en français. Il a été traduit en allemand en 1745 par la communauté dite d’« Ephrata Cloister », située en Pennsylvanie : avec ses 1512 pages, cette édition est le plus gros livre imprimé en Amérique avant la Révolution américaine. Il fut traduit en anglais en 1837.

Voici ce que l’éditeur du livre dit dans sa préface:

La succession ecclésiastique peut être considérée de deux façons : premièrement, en ce qui concerne la succession des personnes; deuxièmement, en ce qui concerne la succession de la doctrine.

Celle-ci est un signe et une preuve du premier, de sorte que le premier ne peut subsister sans ce dernier. Là où ce dernier est, on n’a pas besoin de chercher le premier avec tant d’attention. Mais là où les deux sont trouvés en vérité, il ne faut pas douter qu’il y ait aussi la véritable Église de Dieu, dans laquelle Dieu habite et marche; qui a la promesse d’une vie éternelle et heureuse; et dont les saintes Écritures enseignent et se glorifient.

Ici les paroles de Tertullien sont applicables. Il dit : « L’Église chrétienne est appelée apostolique non seulement à cause de la succession des personnes, mais à cause de la parenté de la doctrine, puisqu’elle détient la doctrine des apôtres ».

Cette doctrine, quiconque se vante de la véritable succession doit prouver à partir des écrits apostoliques, les moyens par lesquels l’Église a été initialement instituée, établie et maintenue par la suite. Par conséquent, cette doctrine doit nécessairement, aussi dans ces derniers temps, être la marque de la véritable succession.

La question sera maintenant: dans quelle Église la vraie doctrine apostolique a-t-elle été tenue depuis le début, et y est-elle toujours tenue? C’est un privilège dont beaucoup se vantent. Nous les laissons à eux-mêmes et nous contentons du témoignage de notre conscience, par rapport au saint Évangile du Christ et à la foi de la sainte Église, dont il est fait mention dans les anciennes histoires ecclésiastiques.

Thieleman van Braght, introduction au Miroir des martyrs, 1659 (paru sur le blogue de Bob Goodnough, Témoin anabaptiste)

Il apparaît donc clairement que le Miroir des martyrs est un ouvrage précieux pour comprendre comment il y a toujours eu des vrais chrétiens, éparpillés dans diverses régions du monde, qui n’ont pas cédé à la sécularisation de la majorité de l’Église qui est finalement devenue l’Église catholique romaine, mais qui ont toujours persévéré dans une foi simple et non-résistante, par la force du Saint-Esprit de Dieu, par le moyen de la nouvelle naissance.

Si nous croyons cela, il devient plus clair comment Dieu a protégé son peuple et son Église à travers les temps, et cette foi, pour laquelle tant de frères et de soeurs ont donné leur corps mortel en sacrifice, devient d’autant plus précieuse.

Puissiez-vous vous aussi être inspiré par les récits de ce livre.

Voici des infos pour vous procurer des livres contenant une partie de cette histoire.

Dans le ventre de la baleine et autres histoires de martyrs chrétiens (In the Whale’s belly) James Lowry

Les Éditeurs Lampe et Lumière (pas de site web ni d’adresse courriel disponible)
26 Road 5577
Farmington, NM 87401-1436, É.-U.
Tél. : 505-632-3521 Téléc. : 505-632-1246

ou

Extraits du Miroir des Martyrs: Histoires d’anabaptistes ayant donné leur vie pour leur foi au 16e siècle

 

 

Reposez-vous un peu

Les apôtres se rassemblent auprès de Jésus; ils lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné. Alors il leur dit: Vous-mêmes, venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu.

Marc 6. 30, 31

Jésus a envoyé ses disciples annoncer la Parole de Dieu et guérir les malades (Marc 3. 13-15). Ils sont revenus enthousiastes. Leur première expérience de service a été positive. Et pourtant, alors qu’il y a une grande foule dont il faudrait encore s’occuper, Jésus les appelle à tout lâcher pour le suivre dans le désert. Ces hommes n’ont peut-être pas compris l’ordre de leur Maître, mais ils lui ont obéi.

Cette demande de Jésus peut nous surprendre, mais elle nous enseigne à ne pas nous laisser absorber par une activité débordante, même si nous travaillons pour le Seigneur. “L’arc dont on ne relâche jamais la corde ne tardera pas à se briser”, disait un évêque de l’Église primitive.

« Venez à l’écart », leur dit Jésus. L’appel à être ses disciples est avant tout une invitation à sa communion, à rechercher ce qui lui plaît, en sa présence. Il est tellement facile de laisser les exigences du service chrétien étouffer ces moments de proximité avec lui! Nous ne pouvons pas travailler pour lui sans, avant tout, “être avec lui”.

“Reposez-vous un peu.” Un chrétien a écrit: “C’est le rythme naturel de la vie chrétienne. Celle-ci est faite en effet d’allers-retours constants entre la présence de Dieu et celle des hommes. La vie chrétienne alterne les rencontres avec Dieu dans le lieu secret et le service de l’homme sur la place du village”, mais toujours sous son regard.

Mon âme, bénis l’Éternel!

Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits. C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités,… qui te couronne de bonté et de compassions.

Psaume 103. 2-4

Que mon cœur, Dieu de grâce, en paix jamais n’oublie
Aucun de tes bienfaits.
En ton Fils bien-aimé tu m’as donné la vie
Et le bonheur parfait.
Je le connais, celui qui sauve et qui pardonne,
Dans sa grande bonté.
Des soins de son amour toujours il m’environne,
Dans sa fidélité.
Oui, jusqu’aux cheveux blancs, il nous soutient sans cesse,
Il affermit nos pas.
Il couronne nos jours de grâce et de tendresse
Et ne se lasse pas.
Toujours il se souvient que nous sommes poussière,
Lui qui nous a formés,
Lui qui fut élevé sur la croix du Calvaire
Et nous a tant aimés.
Bénissez le Seigneur, vous, célestes armées,
Vous, ses anges puissants!
Bénissez le Seigneur, toutes choses créées,
Dans de joyeux accents!
Notre âme te bénit là-haut dans la lumière,
Rédempteur merveilleux,
Toi qui règnes déjà à la droite du Père
Dans la splendeur des cieux.
P. Diedrichs

Arrête-toi!

Et toi, arrête-toi maintenant, et je te ferai entendre la parole de Dieu.

1 Samuel 9. 27

Voici un article qui m’a parlé ce matin. Il s’applique bien à moi et j’imagine que d’autres peuvent aussi en profiter.

Le réveil sonne; Jean saute du lit, court sous la douche puis avale son café. Après trois quarts d’heure dans un métro bondé, il arrive à son travail; une première réunion, suivie d’une seconde. Pendant la pause déjeuner, on continue à parler affaires avec les collègues. Puis ce sont les rendez-vous avec les clients, les comptes-rendus à rédiger d’urgence, le tout ponctué d’appels téléphoniques incessants… Il est déjà vingt heures, Jean arrive enfin chez lui, dévore un repas express en lisant son courrier, ses mails, puis se jette sur le canapé et allume la télévision. Il l’éteint peu après, trop fatigué pour suivre le film, se met au lit et s’endort comme une masse. Le réveil sonne…

Jean, il faut absolument que tu arrêtes de courir ainsi, tête baissée. Si tu continues, et si ton cœur ne te lâche pas avant, tu vas arriver à la retraite – et à la vieillesse – sans t’en apercevoir. Prends le temps de t’arrêter, d’écouter cette voix intérieure qui te dit que tu passes à côté de l’essentiel. Ce bonheur auquel tu aspires et que tu ne parviens pas à construire, Dieu veut te le faire connaître aujourd’hui. Si tu as une Bible, ouvre-la (tu peux le faire aussi sur internet), et lis l’évangile, découvre que Dieu t’aime et a tout préparé pour que tu sois heureux.

Oui, comme Jean, arrêtons-nous maintenant, écoutons le message de Dieu, qui nous dit en particulier: “Quel profit y aura-t­-il pour un homme s’il gagne le monde entier et fait la perte de son âme?” (Marc 8. 36).

La lettre non lue

Le plus jeune fils vendit tout et partit pour un pays éloigné; là il dissipa ce qu’il avait, en vivant dans la débauche… Revenu à lui-même, il dit:… Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai: Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi.

Luc 15. 13, 17, 18

Un jeune Hollandais a quitté la maison paternelle pour mener une vie de débauche semblable à celle du fils rebelle dont parle le chapitre 15 de l’évangile de Luc. Finalement, il rejoint un régiment en Indonésie. De là, il écrit à son père de lui envoyer de l’argent au plus vite. Plusieurs mois après, il reçoit la réponse. L’enveloppe ne contenant ni billet ni chèque, il la jette au fond de son sac sans lire la lettre.

Trois mois plus tard, le voici gravement malade. Il aimerait rentrer à la maison et il repense, honteux, à la lettre de son père qu’il n’a pas voulu lire. Il demande à un infirmier d’aller la chercher et de la lui lire. Le message est le suivant: “J’ai donné des instructions au Capitaine P., au cas où tu voudrais quitter l’armée, pour qu’il te ramène à la maison sur son navire. Écris donc au capitaine avant le 1er mai.”

La sueur perle au front du malade: on est maintenant à la fin juin… c’est trop tard!

Ils sont nombreux ceux qui n’écoutent pas le message d’amour que Dieu leur envoie, qui ne prennent même pas la peine de lire sa Parole, la Bible, un message urgent à ne pas laisser de côté.

En voici quelques extraits: “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3. 16). “Nous supplions pour Christ: Soyez réconciliés avec Dieu!” “Voici, c’est maintenant le jour du salut”(2 Corinthiens 5. 20; 6. 2).

Renseignement SVP ?…

[Voici un petit article très touchant que j’ai déniché sur un autre site. J’ai voulu le partager avec vous. adresse: http://labergeriedestricasses.fr/renseignement-svp/]

Depositphotos_46425551_m (2)Lorsque j’étais très jeune, mon père a eu l’un des premiers téléphones dans notre voisinage. C’était une boîte en bois, bien polie fixée au mur et un petit récepteur noir,accroché sur son côté.
J’étais trop petit pour l’atteindre, mais j’étais habitué
à écouter avec fascination mes parents lui parler…
Puis par la suite j’ai découvert que quelque part,
dans ce merveilleux appareil, vivait une personne fantastique qui avait pour nom «renseignement SVP» et il n’y avait rien qu’elle ne savait pas… Car elle pouvait fournir le numéro de téléphone de n’importe qui et en plus de l’heure exacte…

Ma première expérience personnelle avec ce «génie»s’est produite un jour ou ma mère était partie chez une voisine. Je m’amusais au sous-sol, et je me suis donné un coup de marteau sur un doigt. La douleur était terrible. J’étais seul et personne ne pourrait me réconforter. Je faisais les cent pas autour de la maison en suçant mon doigt pour finalement arriver devant l’escalier…

Le téléphone !!! Rapidement je pris le tabouret, je suis monté dessus, j’ai décroché le combiné «Renseignement SVP» dis-je dans le microphone… donc un clic ou deux et j’entends une petite voix claire me dire «Renseignement» Je dis alors, «j’ai mal au doigt» «Est-ce que tu saignes ?» ma demandé la voix, j’ai répondu «non, mais je me suis frappé avec un marteau et ça fait très mal» La voix me demanda alors «Peux-tu ouvrir la boite à glace ?» Je lui répondis que oui  «alors prend un petit morceau de glace et pose le sur ton doigt» me dit-elle.

Après cette expérience, j’ai appelé «Renseignement SYP» pour n’importe quoi. Je lui ai demandé de l’aide pour ma géographie, pour les mathématiques. Elle m’a dit comment m’occuper du petit écureuil que j’avais trouvé dans les bois… …Un peu plus tard mon canari est mort, j’ai donc appelé «Renseignement SVP» et lui ai raconté ma triste histoire. Elle ma écouté attentivement et m’a dit des choses normales qu’un adulte dit pour consoler un enfant, mais j’étais inconsolable…
…Je lui ai demandé -Pourquoi les oiseaux chantent si magnifiquement et procurent de la joie, seulement pour finir comme un tas de plumes dans le fond d’une cage ? Elle a sans doute ressenti mon désarroi et me dit alors, d’une vois calme «Paul, rappelle-toi toujours qu’il existe d’autres mondes où on peut chanter» alors je me suis sentais mieux .Et je pouvais utiliser le téléphone et entendre la voix devenue si familière.

Tout ça c’était à Québec au Canada, j’avais alors 9 ans et nous avons déménagé loin. Aussi je m’ennuyais terriblement de mon amie «Renseignement SVP» Dans ma tête d’enfant Je n’ai jamais songé à utiliser le nouvel appareil dans notre nouvelle maison….

Alors que j’allais vers l’adolescence, le souvenir de ces conversations de mon enfance ne m’ont jamais quitté. Souvent lors des moments de doute et de difficultés, je me rappelais de sentiment de sécurité que j’avais à cette époque avec «Renseignement SVP» J’appréciais maintenant, la patience, la compréhension et la gentillesse qu’elle a eu à consacrer de son temps pour un petit garçon.

Quelques années plus tard faisant une escale à Québec, j’ai téléphoné à la famille, puis sans penser vraiment à ce que je faisais j ‘ai fait le «O» c’est-à-dire «Renseignement SVP» et miraculeusement j’ai retrouvé cette petite voix si familière que je connaissais si bien !!! Je n’avais rien prévu de tout cela, mais je lui demande pouvez-vous m’aider à épeler le mot «réparation ?»

Il y eu un long moment de silence. Ensuite j’entendis une voix douce me répondre: Je suppose que ton doigt doit être guéri maintenant ?

Je me suis mis à rire et j’ai dit «C’est donc toujours vous?»

je rajoute «Je me demande si vous avez la moindre idée comme vous étiez importante pour moi pendant toutes ces années ?»

Je me demande dit-elle, «mais sais-tu que tes appels étaient aussi important pour moi? je n’ai jamais eu d’enfant et j’étais toujours impatiente de recevoir tes appels !

Je lui ai dit comment, si souvent, j’ai pensé à elle au cours de ces dernières années et je lui ai demandé si je pourrais la rappeler, lorsque je reviendrais visiter ma sœur.

-Je t’en prie, tu n’auras qu’à demander Sally” me répondit-elle.

Trois mois plus tard j’étais de retour dans la famille, mais c’est une voix différente qui me répondit, j’ai donc demandé de parler à «Sally»

Êtes-vous un ami ? Me demanda la voix inconnue. Je lui répondis,
-oui, un vieil ami» Alors j’entendis la voix me dire
-je suis désolé d’avoir à vous dire ça, Sally ne travaillait plus qu’à temps partiel ces dernières années parce qu’elle était très malade. Elle est morte il y a quelques semaines, mais elle m’a laissé un petit message pour vous.

Dites-lui que je crois qu’il y a un autre monde où on peut chanter.
Il saura ce que cela veut dire  Oui je savais ce qu’elle voulait dire!
Savons-nous l’influence que nous pouvons avoir sur les autres ?
Bonne Journée

Comment enrayer l’islam radical

Aujourd’hui je veux commencer une réflexion sur un thème d’actualité, contrairement à la majorité de mes articles, qui traitent de sujets plus généraux et/ou doctrinaux.

En effet, nous commençons tout juste à voir l’ampleur d’un phénomène de radicalisation, plus marqué dans les pays francophones qu’ailleurs (selon une récente étude américaine qui a suscité l’ire de l’ambassadeur de France aux États-Unis), et des frappes terroristes qui touchent beaucoup le monde francophone (donc celui dans lequel nous évoluons) en ce moment : les attentats à Beyrouth ne nous ont guère surpris, mais ceux du Bardo (Tunis) de Sousse, Bamako, Ouagadougou, Grand Bassam et Paris ont choqué plus de monde… Il faut dire que moi et mes proches (nous sommes d’origine belge) n’avons pas senti de surprise en nous réveillant aux nouvelles de deux attentats à Zaventem et Maelbeek… Nous étions plutôt étonnés que cela ne s’était pas produit plus tôt.

Et pour cause: aujourd’hui, 22% de la population de Bruxelles est musulmane. Les quartiers de Saint-Josse, Molenbeek et Schaerbeek comptent tous entre 40 et 50% de musulmans. Selon les estimations et projections des experts, la population musulmane en Belgique va doubler en 20 ans entre 2010 et 2030, passant de 640 000 à 1,2 millions, (si les flux de migration se maintiennent aux niveaux actuels). Les Belges d’origine s’éloignent depuis longtemps de ces quartiers, et ne constituent aujourd’hui que 28% de la population de la région de Bruxelles, c’est-à-dire que dans quelques années ils seront non seulement minoritaires, comme ils l’ont été depuis des années, mais aussi ils ne seront plus le plus important groupe sociodémographique, car l’islam deviendra la première religion de Bruxelles, devant l’athéisme, le christianisme nominal (souvent agnostique), le bouddhisme, l’hindouisme et les mouvements sectaires.

Pour le vrai chrétien, l’invasion de l’Occident par des musulmans (entre autres) ne devrait pas être un sujet de souci personnel, car il sait quel est le vrai Dieu, et il sait que toutes choses concourent pour le bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8.28). Il n’a pas (vraiment) peur de mourir lors d’un attentat par exemple, car il sait où son âme ira. On peut même se dire que l’arrivée de tous ces gens venus de pays où il est souvent interdit de prêcher l’Évangile est une occasion à ne pas manquer. Saïd Oujibou, un Marocain qui s’est converti à l’Évangile en France, nous affirme dans son livre (Fier d’être Arabe et chrétien) qu’en moyenne 10 musulmans se convertissent chaque jour au christianisme évangélique en France, ce qui signifie qu’ils affirment avoir vécu une nouvelle naissance, et qu’il ont la force et le courage de le dire à leur famille, ce qui signifie qu’ils seront habituellement rejetés par celle-ci ainsi que par la communauté musulmane (l’oumma) qui auparavant les protégeait par solidarité. Il est vrai que le nombre de convertis à l’islam en France est sensiblement le même, mais ce ne sont pas des personnes nées de nouveau qui font ce pas, plutôt des agnostiques et des jeunes (surtout des femmes). Il y a aussi les personnes radicales qui, à une autre époque, auraient choisi des causes telles que le communisme, le socialisme, ou tout groupuscule extrémiste ou sectaire, qui aujourd’hui trouvent une cause à défendre dans l’islam, qui fera d’eux des héros en échange.

Des tas de politiciens s’évertuent à minimiser le choc des cultures qui s’opèrent dans toutes les grandes villes d’Europe de l’Ouest, et même en Europe de l’Est et en Amérique du Nord. En même temps, d’autres cherchent à résoudre les problèmes. Seulement, ils sont quasiment insolubles : si d’un côté vous avez des jeunes musulmans en quête d’une identité qui vivent groupés et sont frappés de plein fouet par le chômage et de l’autre vous avez de plus en plus d’Européens de tradition pseudo-chrétienne mais qui vivent « dans la débauche » (tant selon la Bible que selon le Coran) qui commencent à haïr ou du moins à avoir peur des musulmans (non sans raison, les attentats ne font que les y pousser toujours plus), la réponse sera difficile à trouver même en pompant tout l’or du monde dans ces quartiers ou en essayant de favoriser la mixité ethnique.

Situation sans espoir ? Non, car Dieu peut tout et nous pouvons tout par Christ, qui nous fortifie. (Philippiens 4.13) Une grande partie des musulmans est à la recherche de quelque chose de plus profond, qu’ils pensent pouvoir trouver dans une pratique plus radicale et « primitive » de l’islam. D’ailleurs les nouveaux convertis à l’islam sont parmi ceux qui se radicalisent le plus rapidement, et je crois que c’est en partie parce qu’ils se rendent compte que l’islam « normal » ne répond pas tant à leurs désirs et à leurs questions, en somme, à leur « vide », et donc ils vont vite plus loin dans leur recherche en essayant de se purifier de toute trace de christianisme et d’occidentalisme. Sophie Kasiki écrit dans son livre (Dans la nuit de Daech, confession d’une repentie) :

« Une religion, ça se rencontre, ça se choisit. C’est une démarche personnelle, du moins, ça devrait l’être.

Pourtant, ma conversion ne me rend pas le bonheur. Ce n’est qu’une étape dans une très longue et très profonde crise morale. L’islam ne m’apporte pas de réponse mais il me donne, dans les premiers temps, des outils de réflexion, des pistes, peut-être, pour penser le monde. Je suis engagée dans un processus tortueux.  Je cherche un sens à ma vie.  Quand on se parlait encore, Julien me disait : « mais pourquoi veux-tu qu’il y ait un sens ? Profite, savoure, partage ! Pourquoi ce qui est suffisant pour les autres ne te convient-il pas ? »

Pourquoi ce qui est suffisant pour lui ne me convient pas, c’est le fond de sa question et je suis incapable d’y répondre. Tout simplement, il faut que tout ça ait un sens. J’ai besoin qu’il y en ait.

Et je cherche, comme une créature dans le noir, pour reprendre une image religieuse. Mais c’est vraiment ce que je ressens.  J’ai l’impression d’être un insecte aveugle… »

On observe que c’est en recherchant quelque chose pour combler le vide dans sa vie que Sophie (ce n’est pas son vrai nom) est passée d’agnostique catholique à musulmane modérée puis rapidement au stade de musulmane radicale. On voit plus loin une réflexion, où elle se dit qu’aller en Syrie rejoindre Daech est une meilleure alternative que le suicide :

« Ils ont raison. Je n’ai plus d’énergie. Plus rien ne me fait envie. Seule l’obligation de me montrer une mère exemplaire parvient encore à me faire me lever le matin pour accomplir, mécaniquement, la succession des gestes quotidiens : me laver, me préparer, réveiller Hugo, lui donner son petit déjeuner, le préparer, le conduire à l’école. […] Depuis longtemps maintenant, je sais repérer ce dégoût de la vie qui m’envahit par périodes. Bientôt je ne verrai plus comme solution que partir, et par partir, j’entends mourir. Je tente de me raccrocher à la pensée de mes nièces, de Hugo. Je détruirais leur vie irrémédiablement. Mais rien n’y fait. Le désir de mourir m’envahit. Je suis passée deux fois à l’acte par le passé. J’ai appris depuis à repérer les signaux annonciateurs de cet état morbide, mais pas à les désamorcer.  Cette fois, l’idée de partir pour la Syrie vient comme une échappatoire à ce désir de mort. À moins que ce soit le moyen que j’ai trouvé pour m’ôter la vie. »

Je n’ai pas de réponses ici, et je connais mal le phénomène de l’islamisme (ou salafisme ou islam radical… il y a tant de mots qui servent à le différencier tant bien que mal de l’islam sunnite dit « normal »). Mais je crois que la meilleure alternative à offrir à ces gens, c’est d’aller évangéliser les quartiers et les pays où il y a beaucoup de misère, de chômage, de musulmans, de gens qui recherchent le sens de la vie avec sincérité… Nous faisons trop peu pour eux.

Je crois que ce vide est ressenti par plus de gens que seulement moi ou Sophie Kasiki. J’en connais beaucoup personnellement qui m’ont parlé d’un tel vide. Pour certains, Dieu l’a comblé, pour d’autres cette réponse semble trop simple… Julien, le mari de Sophie écrit ceci en parlant des jours qu’il a passé sans Sophie en attendant de ses nouvelles :
« Rien. Je continue d’écrire et d’appeler. Je tourne en rond des nuits entières, dévoré par l’insomnie.  J’allume chaque cigarette avec le mégot de la précédente. […] Je ne vis plus. Les larves du protozoaire ont une existence plus enrichissante que la mienne. »

Qu’en pensez-vous ? N’est-il pas tant d’évangéliser les musulmans et les « quartiers sensibles » ?

 

Quelle est votre raison de vivre ?

Quelle est votre raison d’être ? Qu’est-ce qui vous motive ? Quel est le fil de pensée qui prévaut dans votre esprit ? Vivez-vous dans le passé ? Ou se peut-il que vous viviez et existiez non dans le présent, mais dans un imaginaire futur ? Vivez-vous pour le moment, ou pour le plaisir que chaque moment peut vous apporter ? Vivez-vous pour profiter de l’excitation du voyage, de l’aventure, ou de la vie sociale ? Peut-être vivez-vous pour votre entreprise, votre exploitation, ou votre prochaine formation professionnelle ? Peut-être que vous vivez pour recevoir de l’approbation de ceux qui vous entourent. Peut-être êtes-vous consumés par le désir de vivre à la hauteur de vos propres normes d’intégrité et de droiture.

Il y a des millions de gens qui vivent pour la réussite financière ou pour la sentir la reconnaissance qui leur serait due à cause de leurs grandes réalisations dans un certain domaine. Des citations et des affiches servant à les motiver sont accrochées aux murs de leurs bureaux et de leurs maisons. Ils se comportent avec aisance et confiance. Ils possèdent une admirable autodiscipline et ils semblent heureux. La principale motivation de beaucoup de gens dans la vie est d’être inclus sur la liste de ceux qui ont trouvé la voie du « succès ».

Ami, si vous vivez pour l’une des raisons énumérées ci-dessus, vous aurez aussi à accepter d’être bien souvent enchaîné par l’inquiétude. Si vous êtes consumés par des rêves futurs, vous serez aussi enclin à l’anxiété. Si vous vous vautrez dans le passé, vous allez vivre sous un fardeau étouffant de culpabilité et de honte. Si vous vivez pour que les autres vous acceptent et vous approuvent, vous aurez à endurer le désagrément d’être perpétuellement conscient de votre propre personne. Si vous vivez pour vos possessions ou pour vos rêves d’avenir, vous risquez de vivre la douleur de la déception et de la désillusion. Si vos énergies se concentrent sur une vie parfaite et idéale, vous aurez souvent à supporter le grand poids de lassitude et de frustration qu’on ressent en ne parvenant pas à atteindre l’inaccessible. Le graphique des émotions de votre vie sera probablement une série irrégulière de hauts et de bas.

Au-delà de vos devoirs liés à l’honneur, qu’est-ce qui vous motive à vous lever chaque matin pour continuer de vivre ? Il semble que nous sommes créés de telle manière qu’il nous faut quelque chose pour nous motiver et nous inspirer. N’avons-nous pas été créés de cette façon pour une bonne raison ? Dieu nous aurait-il créés avec ce désir parce qu’il désire que nous venions à lui ? N’est-ce pas que ce besoin inhérent d’avoir une raison de vivre fait partie du plan de Dieu pour nous ? Ne nous a-t-il pas créés ainsi à dessein, pour que nous soyons attirés à lui ?

Cher ami, le secret de la vie est assurément de vivre pour notre Rédempteur. Indubitablement, le secret du bonheur est de vivre assuré de son amour infini et de son pardon. Pouvons-nous avoir un aperçu de son amour éternel ? Pouvons-nous recevoir une vision de ce qu’il a fait et fait toujours pour nous ? Pouvons-nous le servir par adoration, tout autant que par devoir ? Quand nous venons à lui, la douleur dans nos cœurs et dans le sien sera effacée. Pussions-nous nous approcher du grand médecin en lui montrant notre grand besoin. Il détient la clé de la paix et du véritable succès. Si notre raison de vivre est ancrée en lui, nous serons satisfaits. Si nous pouvons laisser tomber notre poignée de motivations égoïstes parce que nous voulons le connaître, nous serons libres de saisir la vraie raison de vivre, la main de notre Sauveur. Notre main dans la sienne et notre regard sur le but éternel, nous arriverons à bon port.

Tiré du Messager de la vérité (Messenger of Truth), Vol. 113, n° 07, 1er avril 2015

Le porte-bonheur du vieux soldat

Mon Dieu comblera tous vos besoins selon ses richesses en gloire dans le Christ Jésus.

Philippiens 4. 19

Au temps des pionniers, un homme âgé mendiait dans un village des États-Unis. Il frappe à la porte d’une maison, demande du pain. Le propriétaire ouvre et remarque qu’il porte autour du cou un étui attaché à un ruban. Le vieillard explique qu’il s’agit d’un porte-bonheur qu’il a reçu il y a bien des années quand il a quitté l’armée. Il l’ouvre et en sort un papier froissé qu’il tend à son interlocuteur. Celui-ci découvre qu’il s’agit d’un certificat de libération de l’armée fédérale signé par le général Georges Washington lui-même. Ce papier lui donne droit à une pension à vie. Le vieux soldat consterné apprend qu’il a pendant près de trente ans porté sur lui la promesse d’une rente qui aurait satisfait tous ses besoins! Parce qu’il ne l’avait pas réclamée, il avait vécu comme un démuni, en mendiant pour survivre.

Histoire incroyable, mais vraie, qui ressemble à celle de beaucoup de chrétiens. Dieu nous a fait tant de promesses dans la Bible! Il nous dit que celui qui croit en son Fils a la vie éternelle. Pourtant, de nombreuses personnes restent dans le doute, elles ne savent pas si elles seront sauvées. Jésus nous dit qu’il va nous préparer une place dans le ciel, afin que là où il est, nous y soyons aussi. Si nous le croyons, ce sera un vrai sujet de louange; quel dommage si nous restons dans l’incertitude! Jésus nous dit: “Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne” (Jean 14. 27). “Paix à vous”, a-t­-il dit aux disciples le jour de sa résurrection.

Rescapé malgré moi

Voici un livre passionnant que je viens de lire et que je recommande à tous.

« Rescapé malgré moi »

Koeun Path et Fidji Path-Laplagne

Le livre du mois : « Rescapé malgré moi » Koeun Path et Fidji

Koeun, né d’une famille pauvre et paysanne profite du privilège qu’il a d’aller faire des études pour devenir professeur dans une école primaire dans la capitale du Cambodge : Pnom Penh. Il vit une vie agréable et reposante aux côtés de son meilleur ami Théng, qui est également professeur. Cette situation perdure jusqu’au jour où la capitale est prise par les Khmers rouges (communistes cambodgiens faisant partie de l’Angkar) ; sa situation et celle de sa famille change ainsi radicalement dans la mesure où ils sont contraints de s’exiler et de quitter la ville pour aller rejoindre des camps de travaux forcés.  Le génocide cambodgien est alors entamé par les directives du Kampuchéa démocratique, ce qui contraint Koeun et ses amis à fuir le Cambodge pour espérer atteindre la Thaïlande. Un dangereux et incroyable périple s’engage, réussiront-ils à traverser la frontière pour pénétrer dans ce pays ?

Sans trop vous gâcher la surprise et vous dévoiler encore plus l’histoire voici plusieurs pensées et réflexions que j’ai eues en lisant ce livre :

  • La lecture de cette biographie m’a permis à nouveau de me rendre compte de l’étendue de la souveraineté de Dieu. On voit que quand Dieu désire sauver quelqu’un autant de la mort physique que de la mort spirituelle, il le fait sans problèmes et fait tout concourir au bien de ceux qu’il a prédestinés et connus d’avance. Les événements, les curieuses coïncidences et toute la chance qu’a eu Koeun nous montre qu’il y a bien une personne toute-puissante au contrôle de l’histoire, même quand tout va pour le pire.
  • La miséricorde et l’amour de Dieu ressortent aussi de manière significative dans l’histoire narrée par Koen. Il l’a sauvé de la mort bien plus d’une fois et s’est même révélé à lui directement et spontanément dans sa détresse.
  • Ce livre nous ramène à la réalité de ce monde en nous montrant à quel point l’homme est tortueux et méchant. Il m’a personnellement permis d’en apprendre plus sur l’histoire (donc de me cultiver) et sur le génocide cambodgien, un événement qui a tout de même bien marqué le dernier siècle.Très bon style facile à lire. Toutes les phrases et tous les mots sont écrits de telle façon qu’on ne peut pas s’empêcher de continuer à le dévorer !
  • Une dernière chose qui m’a marquée est la progression du livre : le suspense est gardé de sorte qu’on ne réalise qu’à la fin la nouvelle identité du personnage principal, désormais devenu chrétien. Le résumé du livre n’est pas explicite quant à la conversion de Koeun à Christ, ni le titre d’ailleurs ; ce qui laisse une intrigue intéressante au lecteur qui doit surement se demander : « Mais où est-ce que Koeun veut enfin en venir ? Qu’est ce qui différencie son témoignage et sa personne ? » Ce dernier sera bien comblé de réponses dans les derniers chapitres du livre qui rendent compte de la régénération de Koeun et de ses premiers contacts avec une chrétienne et l’Évangile.
 

Ce livre est  aussi bien accessible aux chrétiens et aux non-chrétiens, il serait très intéressant de l’offrir à nos amis non-croyants, peut-être spécialement à ceux qui sont asiatiques et qui ont connu ou des parents qui ont connu ce genre d’expériences. Cela les motivera à lire ce livre, qui raconte une histoire qui se démarque des autres, car elle pointe non vers le locuteur mais vers Christ, le seul Sauveur et Seigneur qui soit !