L’horizon a lancé sa courbe au bout du monde, dans la profondeur bleue de l’infini des nues. Les rayons du soleil qui plonge là, inondent, de reflets d’or et d’ambre, le lac de Paladru.
Tout près du ciel, au plat sommet de la colline, dans les mauves bruyères, le safran des genêts, trois croix sont élevées. Sombres, elles dominent le creux vallon que déjà, le crépuscule revêt.
Et ces trois croix qui sur les cieux se dessinent, rappellent à mon cœur les croix de Golgotha. La lumière s’y attarde bien que le jour décline sur la campagne qui s’estompe en contre- bas.
Une brune alouette plane, plonge et se pose au faîte d’un poteau qui borde mon sentier. Dans le silence du moment, l’oiseau compose, un hymne qui s’élève en notes nuancées.
C’est un instant privilégié avant nuit noire, temps de recueillement, temps mystérieux. Un temps rempli de paix profonde, d’espoir. Je m’abandonne, confiante, aux plans de Dieu.
Voilà bien des années depuis que j’ai écrit ou publié des poèmes. Et pourtant, la poésie chrétienne, qu’elle soit chantée ou déclamée, me paraît l’une des formes d’expression les plus touchantes et inspirantes. Elle parvient souvent à exprimer au moins en partie les bouleversements du cœur, ainsi que la grandeur de Dieu qui nous a donné un riche langage à dessein. Nous nous devons d’employer notre langue pour sa gloire et non pas la réduire seulement à un vocabulaire utilitariste de la vie matérielle.
J’aime beaucoup la poésie, mais j’ignore si je suis poète.
Cependant, une dame de 85 ans avec qui j’écris depuis 2016, m’a demandé de publier sa collection de 48 poèmes dans mon cercle d’amis et de lecteurs. Le recueil s’intitule « Il était une foi ».
Voici ce que l’autrice, Annick Markmann, qui habite à Poilley en Bretagne, dit au sujet de la diffusion de son œuvre, sur laquelle il n’y a pas de droits réservés :
« Je me permets de vous joindre le petit livre que j’ai rédigé et dont je vous avais parlé. Il s’adresse, finalement, comme vos traités, plus aux inconvertis qu’aux chrétiens. Je le fais circuler le plus possible. Si Dieu peut s’en servir pour sauver quelques personnes, c’est mon but. Que Dieu soit béni pour l’amour qu’il porte à tous les hommes.
Certainement, je suis d’accord pour que vous diffusiez ces poèmes sur votre blogue. Si ces petites histoires peuvent aider au salut de quelque personne, je n’ai pas d’autre but que cela.
Les mois passent à toute vitesse, les évènements portent à penser au retour proche du Seigneur Jésus.
Avec le témoignage de ma reconnaissance.
Que Dieu vous bénisse,
Annick Markmann »
Je demande cependant que par respect pour œuvre et par honnêteté, vous citiez l’autrice si vous rediffusez ce contenu. Si Dieu le permet, je vais commencer à publier ces poèmes au rythme de 1 par semaine, ce qui devrait donc se répartir sur presque 1 an. Tous les poèmes seront publiés dans l’ordre qu’elle les a placés dans son manuscrit. Chaque article contiendra les étiquettes « Il était une foi » et « Annick Markmann », ainsi que le numéro du poème.
Je commencerai donc aujourd’hui avec le prologue :
Annick Markmann
Il était une foi
48 courtes histoires
Poésie
« La vie est dans le chemin de la justice. »
Salomon.
« Pendant des années, j’ai attendu que ma vie change… Mais, maintenant, je sais que c’était elle qui attendait que moi, je change. »
Fabio Voto
Prologue
Avant de commencer, je veux dire simplement, ma conviction profonde que pour tous les vivants, chaque rencontre, circonstance, événement, la maladie, tout le fortuit, est signifiant.
Tout a un sens en ce qui concerne l’homme, chaque geste, parole, regard, même chaque pensée. Ce qui sous-tend l’action de tout être autonome a du sens. C’est sur lui que l’action est fondée.
Dans ce qu’il nous advient, ce qu’on a voulu faire, il est bon de toujours savoir s’interroger. Le sens du cohérent, discerné, découvert, de ma responsabilité, peut tout illuminer.
Il semble qu’aujourd’hui, tout soit organisé pour divertir l’homme et pouvoir l’éloigner du sens du vécu, et du questionnement, de la remise en cause de ses agissements.
Que d’images, de jeux, de divertissements ! Et l’on passe des heures, seul devant son écran. Surtout ne pensez pas! on pense à votre place. Le monde entier s’amuse, et tout l’humain s’efface.
L’homme fut créé libre, il est manipulé, et le roseau pensant plie sous les dominants. Une pensée unique, un jour va s’imposer. Il nous faut réagir, voir le sens du présent.
Voilà pourquoi je livre ce qui m’a fondée, des histoires sans éclat, mais sensées cependant. Je me suis fait veilleur dans la nuit installée, faible parmi les faibles, mais libre et discernant.
Bonne lecture, ami, tu es si précieux, ta vie a tant de prix, au regard de Dieu. Les jours sont difficiles, réfléchir est de mise, chacun est responsable de ses décisions prises.
(p.79-87 de l’Histoire des vaudois de Jean-Paul Perrin, p. 284-285 du Miroir des martyrs anglais. Ce texte est adapté du texte de Perrin, lui-même une traduction de l’occitan.)
DATÉE DE L’AN 1120. [Notez bien : 50 ans avant la conversion de Pierre Valdo (ou Vaudès)]
Comme les vaudois étaient très anciens et répandus dans de très nombreuses parties du monde, il arriva qu’ils furent contraints, de temps à autre, à la demande de ceux parmi et avec lesquels ils vivaient, de rendre compte de leur foi ; c’est pourquoi les diverses confessions des vaudois furent rédigées et subsistent encore.
Notre intention n’est toutefois pas de les rapporter toutes, mais simplement d’en présenter une ou deux, qui sont célèbres depuis les temps anciens et comptées parmi les meilleures.
Jean-Paul Perrin le Lyonnais, dans son Histoire des vaudois(Ire partie, liv. I, p. 79-87 de l’original ; traduite du français en néerlandais par J. M. V., p. 43) fait mention d’une certaine confession des vaudois, dans laquelle ils parlent de divers articles de foi, en particulier des Saintes Écritures. En voici une copie fidèle :
Article I. Nous croyons et tenons fermement tout ce qui est contenu dans les douze articles du Symbole, appelé Symbole des apôtres ; et tenons pour hérésie tout ce qui s’en écarte et ne s’accorde pas avec lesdits douze articles.
Article II. Nous croyons qu’il y a un seul Dieu, Père, Fils, et Saint-Esprit.
Article III. Nous reconnaissons et tenons pour Saintes Écritures canoniques les livres de la Sainte Bible, à savoir ceux-ci : Les cinq livres de Moïse, appelés la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome ; Josué, les Juges, Ruth, 1 Samuel, 2 Samuel1, 1 Rois, 2 Rois, 1 Chroniques, 2 Chroniques, 1 Esdras, Néhémie, Esther, Job ; le livre des Psaumes, les Proverbes de Salomon, l’Ecclésiaste, le Cantique de Salomon ; la prophétie d’Ésaïe, Jérémie, les Lamentations de Jérémie, Ézéchiel, Daniel ; Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habakuk, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie.
Viennent ensuite les livres des Apocryphes, qui n’ont pas été reçus par les Hébreux ; c’est pourquoi nous les lisons, comme le dit Jérôme de Stridon dans la préface des Proverbes, pour l’instruction du peuple, mais non pour confirmer l’autorité des doctrines de l’Église. Ils sont : 3 Esdras, 4 Esdras, Tobie, Judith, Sagesse ; l’Ecclésiastique, ou Siracide ; Baruch, avec la lettre de Jérémie ; les additions au livre d’Esther, du dixième chapitre jusqu’à la fin ; le Cantique des trois enfants dans la fournaise ardente ; l’histoire de Suzanne ; l’histoire du Dragon ; 1 Maccabées, 2 Maccabées et 3 Maccabées.
S’ensuivent les livres du Nouveau Testament : les Évangiles selon Matthieu, Marc, Luc et Jean ; les Actes des Apôtres ; les épîtres de Paul : Romains, 1 Corinthiens, 2 Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, 1 Thessaloniciens, 2 Thessaloniciens, 1 Timothée, 2 Timothée, Tite, Philémon, Hébreux ; l’épître de Jacques ; 1 Pierre, 2 Pierre ; 1 Jean, 2 Jean, 3 Jean ; l’épître de Jude ; l’Apocalypse de Jean.
Article IV. Les livres mentionnés ci-dessus enseignent ceci : qu’il y a un seul Dieu, tout-puissant, parfaitement sage et parfaitement bon, qui a créé toutes choses par Sa bonté ; qu’Il a formé Adam à Son image et à Sa ressemblance ; mais que, par l’envie du diable et la désobéissance d’Adam, le péché est entré dans le monde, et que nous sommes pécheurs en Adam et par Adam.
Article V. Que Christ a été promis aux pères, lesquels ont reçu la loi, afin que, connaissant par elle leur péché, leur injustice et leur insuffisance, ils désirent la venue de Christ ; afin qu’Il fasse satisfaction pour leurs péchés et accomplisse Lui-même la loi.
Article VI. Que Christ est né au temps fixé par Son Père ; c’est-à-dire au temps où toute iniquité abondait ; et cela non à cause des bonnes œuvres, car tous étaient pécheurs, mais afin qu’il nous fît grâce et miséricorde, comme Celui qui est véritable.
Article VII. Que Christ est notre vie, vérité, paix, justice, berger, avocat, sacrifice et sacrificateur ; qu’Il est mort pour le salut de tous ceux qui croient, et qu’Il est ressuscité pour notre justification.
Article VIII. Et, de même, nous tenons fermement qu’il n’y a pas d’autre médiateur et avocat auprès de Dieu le Père que Jésus-Christ. Mais en ce qui concerne la vierge Marie, nous tenons qu’elle a été sainte, humble et pleine de grâce ; de même, nous croyons au sujet de tous les autres saints qu’ils attendent au ciel la résurrection de leurs corps au jour du jugement.
Article IX. Nous croyons qu’après cette vie, il n’y a que deux lieux : l’un pour les sauvés, l’autre pour les damnés, que nous appelons Paradis et Enfer ; et nous nions totalement le purgatoire, imaginé par l’Antéchrist et forgé contre la vérité.
Article X. Nous avons également toujours cru que toutes les inventions humaines, les jours de fête, les vigiles des saints, l’eau que l’on dit bénite, l’abstinence de viande à certains jours, et choses semblables, mais surtout les messes, sont une abomination indicible devant Dieu.
Article XI. Nous avons en abomination toutes les inventions humaines, comme provenant de l’Antéchrist, lesquelles apportent du trouble et nuisent à la liberté de l’esprit.
Article XII. Nous croyons que les sacrements sont des signes de la chose sainte, ou des formes visibles de la grâce invisible ; et nous estimons qu’il est bon que les croyants fassent de temps en temps usage de ces signes ou formes visibles, lorsqu’il leur est possible de le faire ; néanmoins, nous croyons et soutenons également que lesdits croyants peuvent être sauvés sans recevoir ces signes, lorsqu’ils n’ont ni le lieu ni le moyen de les recevoir ou d’en user.
Article XIII. Nous n’avons jamais reconnu d’autre sacrement que le baptême et l’eucharistie.
Article XIV. Nous devons honorer les puissances séculières par la soumission, l’obéissance, l’empressement et le paiement de ce qui leur est dû.
Les quatorze articles ci-dessus sont extraits d’un livre intitulé L’Almanach spirituel, ainsi que des Mémoires de Georges Morel. Voir aussi J.-P. Perrin, Histoire des vaudois, Iʳᵉ partie, liv. I, chap. 12, p. 79–87.
Cependant, il faut garder à l’esprit que la foi de ces vaudois commençait peut-être déjà à dériver, étant donné que peu de temps après on les voit prendre les armes pour se défendre et ensuite se fondre avec les protestants, alors que leurs origines étaient très différentes.
Cette confession très ancienne est traditionnellement rattachée à l’an 1120. Toutefois, la forme sous laquelle elle est transmise ici semble avoir été remaniée ou mise en ordre à une époque plus tardive. La division des livres de Samuel et des Rois selon l’usage moderne, ainsi que la place des Actes immédiatement après les Évangiles, correspondent davantage aux usages bibliques réformés des XVIᵉ-XVIIᵉ siècles qu’à ceux des manuscrits vaudois médiévaux, dont l’ordre des livres varie et ne suit pas toujours cette disposition. Cette mise en forme pourrait venir de Perrin lui-même ou de l’une de ses sources, notamment les matériaux attribués à Georges Morel, dans lesquels on relève quelques différences. Il faut donc distinguer entre le fond doctrinal vaudois ancien du texte et sa présentation actuelle, probablement retouchée à l’époque de la Réforme ou après celle-ci. — NDLT↩︎
L’automne dernier, quelqu’un a donné à ma femme une violette africaine dont les racines avaient été arrachées. Elle l’a placée au dessus du sol dans un pot, a gardé la surface du sol humide, a brumisé l’air au-dessus de la plante tous les jours. La plante a poussé des racines dans le sol, de nouvelles feuilles sont apparues et elle a commencé à fleurir.
Il y a des chrétiens comme cela, ils ont une vie spirituelle, mais n’ont pas trouvé de nourriture spirituelle satisfaisante dans aucune église ou un groupe, alors qu’ils veulent vraiment trouver un endroit où ils peuvent s’enraciner et s’épanouir spirituellement.
Il y a aussi ces chrétiens qui se sont déracinés volontairement. Les déceptions arrivent, l’amour se refroidit, les liens avec les autres membres de l’assemblée se fragilisent, de nouvelles idées sur la manière dont un chrétien devrait vivre commencent à paraître attrayantes, et bientôt ils se…
Il y a du nouveau sur le site de la Société évangélique de bibles et de traités : des traités audio. Si vous souhaitez écouter un court message de l’Évangile lu à haute voix, allez sur
Puis, dans la liste des traités qui apparaît à droite, cherchez les titres accompagnés d’un symbole d’écouteur. Il y en a deux pour l’instant : Écoutez! Qui vous appelle? et, Il faut naître de nouveau.
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