Le son de pas

Le Royaume annoncé par Daniel

Je ne le savais pas

J’avais pris l’habitude, au temps où j’enseignais,
de m’occuper d’abord, de toute ma maison.
Et le soir venu, lorsque tous dormaient,
je préparais mes cours, faisais les corrections.

Ce soir-là, cette nuit, car très tard il était,
j’avais enfin fini tout ce qui m’incombait,
mon cartable était prêt, ma journée prenait fin,
je pouvais me coucher, dormir jusqu’à demain.

J’étais lasse à l’extrême de cette vie terrible,
sans jamais une pause, sans atteindre une cible.
Les jours se succédaient et j’étais épuisée.
Je me sentais si seule et tellement chargée.

Je n’avais plus la force de lutter pour survivre.
J’aspirais à partir vers un lieu de repos
où je serais comprise, déchargée des fardeaux.
C’était trop lourd pour moi, je ne voulais plus vivre.

Mais j’étais partagée, car j’aimais mes enfants.
Ils étaient fragiles, jeunes encore, ils m’aimaient.
Et que deviendraient-ils si je disparaissais ?
Il y avait mon mari et aussi mes parents.

Vue de l’extérieur, seule je n’étais pas.
Et pourtant je l’étais au plus profond de moi.
Quelqu’un sonde nos cœurs et nos reins, il nous voit.
Quelqu’un me connaissait, je ne le savais pas.

Avant de me coucher, mes enfants j’embrassais.
Dans sa chambre chacun paisiblement dormait.
Un baiser sur le front et puis je ressortais.
Un désespoir sans nom, ce soir-là m’étreignait.

Malgré tous ceux que j’aime, ai-je alors pensé,
je me sens seule au monde, ça ne peut pas durer.
Quittant la chambre de mon fils, je pleurais,
alors sur mon épaule, une main se posait.

Une main irradiant courage, amour réel.
Et une voix très douce à mon cœur parlait :
« Tu n’es pas seule, moi je suis là. », dit-elle.
Peine et pensées de mort, à l’instant, s’enfuyaient.

Une douce présence de paix m’enveloppa.
Qui était près de moi, qui me parlait ainsi ?
Sans hésiter, c’était le Prince de la Vie,
Je n’en ai pas douté, Jésus-Christ était là.

J’ai retrouvé des forces et un sens à ma vie.
Il est intervenu à de nombreux instants.
Je me souvins qu’Il est la Parole et je lis,
la Bible chaque jour, depuis ces doux moments.

Il est comme un ami, Jésus, mon Rédempteur.
Je ne suis jamais seule, son Esprit me conduit.
Dans les jours difficiles, il est mon sûr appui.
Il est fidèle et bon, en Lui est le bonheur.

– Annick Markmann

Prions pour Haïti

Notez que le fait que j’appelle à prier pour Haïti ne signifie pas que j’oublie la misère dans d’autres pays tels que : la Syrie, le Yémen, l’Ukraine, les Soudans, la RDC, etc. J’essaie de souvent prier pour les pauvres âmes dans ces pays, et d’autres.

Paladru

  1. Paladru

L’horizon a lancé sa courbe au bout du monde,
dans la profondeur bleue de l’infini des nues.
Les rayons du soleil qui plonge là, inondent,
de reflets d’or et d’ambre, le lac de Paladru.

Tout près du ciel, au plat sommet de la colline,
dans les mauves bruyères, le safran des genêts,
trois croix sont élevées. Sombres, elles dominent
le creux vallon que déjà, le crépuscule revêt.

Et ces trois croix qui sur les cieux se dessinent,
rappellent à mon cœur les croix de Golgotha.
La lumière s’y attarde bien que le jour décline
sur la campagne qui s’estompe en contre- bas.

Une brune alouette plane, plonge et se pose
au faîte d’un poteau qui borde mon sentier.
Dans le silence du moment, l’oiseau compose,
un hymne qui s’élève en notes nuancées.

C’est un instant privilégié avant nuit noire,
temps de recueillement, temps mystérieux.
Un temps rempli de paix profonde, d’espoir.
Je m’abandonne, confiante, aux plans de Dieu.

Annick Markmann

Méfiez-vous des cadeaux des Grecs

« Timeo Danaos et dona ferentes » Virgile

https://temoinanabaptiste.com/2023/08/25/mefiez-vous-des-cadeaux-des-grecs/

Il était une foi (recueil de poèmes)

Voilà bien des années depuis que j’ai écrit ou publié des poèmes. Et pourtant, la poésie chrétienne, qu’elle soit chantée ou déclamée, me paraît l’une des formes d’expression les plus touchantes et inspirantes. Elle parvient souvent à exprimer au moins en partie les bouleversements du cœur, ainsi que la grandeur de Dieu qui nous a donné un riche langage à dessein. Nous nous devons d’employer notre langue pour sa gloire et non pas la réduire seulement à un vocabulaire utilitariste de la vie matérielle.

J’aime beaucoup la poésie, mais j’ignore si je suis poète.

Cependant, une dame de 85 ans avec qui j’écris depuis 2016, m’a demandé de publier sa collection de 48 poèmes dans mon cercle d’amis et de lecteurs. Le recueil s’intitule « Il était une foi ».

Voici ce que l’autrice, Annick Markmann, qui habite à Poilley en Bretagne, dit au sujet de la diffusion de son œuvre, sur laquelle il n’y a pas de droits réservés :

« Je me permets de vous joindre le petit livre que j’ai rédigé et dont je vous avais parlé. Il s’adresse, finalement, comme vos traités, plus aux inconvertis qu’aux chrétiens. Je le fais circuler le plus possible. Si Dieu peut s’en servir pour sauver quelques personnes, c’est mon but. Que Dieu soit béni pour l’amour qu’il porte à tous les hommes.

Certainement, je suis d’accord pour que vous diffusiez ces poèmes sur votre blogue. Si ces petites histoires peuvent aider au salut de quelque personne, je n’ai pas d’autre but que cela.

Les mois passent à toute vitesse, les évènements portent à penser au retour proche du Seigneur Jésus.

Avec le témoignage de ma reconnaissance.

Que Dieu vous bénisse,

Annick Markmann »

Je demande cependant que par respect pour œuvre et par honnêteté, vous citiez l’autrice si vous rediffusez ce contenu. Si Dieu le permet, je vais commencer à publier ces poèmes au rythme de 1 par semaine, ce qui devrait donc se répartir sur presque 1 an. Tous les poèmes seront publiés dans l’ordre qu’elle les a placés dans son manuscrit. Chaque article contiendra les étiquettes « Il était une foi » et « Annick Markmann », ainsi que le numéro du poème.

Je commencerai donc aujourd’hui avec le prologue :

Annick Markmann

Il était une foi

48 courtes histoires

Poésie

« La vie est dans le chemin de la justice. »

Salomon.

« Pendant des années, j’ai attendu que ma vie change…  Mais, maintenant, je sais que c’était elle qui attendait que moi, je change. »

Fabio Voto

Prologue

Avant de commencer, je veux dire simplement,
ma conviction profonde que pour tous les vivants,
chaque rencontre, circonstance, événement,
la maladie, tout le fortuit, est signifiant.

Tout a un sens en ce qui concerne l’homme,
chaque geste, parole, regard, même chaque pensée.
Ce qui sous-tend l’action de tout être autonome
a du sens. C’est sur lui que l’action est fondée.

Dans ce qu’il nous advient, ce qu’on a voulu faire,
il est bon de toujours savoir s’interroger.
Le sens du cohérent, discerné, découvert,
de ma responsabilité, peut tout illuminer.

Il semble qu’aujourd’hui, tout soit organisé
pour divertir l’homme et pouvoir l’éloigner
du sens du vécu, et du questionnement,
de la remise en cause de ses agissements.

Que d’images, de jeux, de divertissements !
Et l’on passe des heures, seul devant son écran.
Surtout ne pensez pas! on pense à votre place.
Le monde entier s’amuse, et tout l’humain s’efface.

L’homme fut créé libre, il est manipulé,
et le roseau pensant plie sous les dominants.
Une pensée unique, un jour va s’imposer.
Il nous faut réagir, voir le sens du présent.

Voilà pourquoi je livre ce qui m’a fondée,
des histoires sans éclat, mais sensées cependant.
Je me suis fait veilleur dans la nuit installée,
faible parmi les faibles, mais libre et discernant.

Bonne lecture, ami, tu es si précieux,
ta vie a tant de prix, au regard de Dieu.
Les jours sont difficiles, réfléchir est de mise,
chacun est responsable de ses décisions prises.