Confession de foi anabaptiste-mennonite (1627)

[Tirée du Miroir des martyrs de Thieleman Janszoon van Braght (1660), traduction basée sur l’original néerlandais https://play.google.com/books/reader?id=qpyxCLehkwoC&pg=GBS.RA1-PA1&hl=fr et sur les pages 27 à 33 de la version anglaise.]

Rédigée à Amsterdam le 27 septembre 1627, sous le titre Instruction Scripturale, concernant qui sont les personnes sur qui repose la paix de Dieu, et comment elles sont liées à la paix et à l’unité, donnée en réponse aux questions suivantes, dont la première est :

Quelles sont les marques fondamentales et indubitables par lesquelles les enfants de Dieu et les membres de Jésus-Christ (étant l’Église de Dieu) peuvent et doivent être connus, conformément au témoignage de la Parole du Seigneur ?

Afin de répondre correctement à cette question, nous devons considérer par quels moyens les hommes deviennent enfants de Dieu, membres de Jésus-Christ et de l’Église de Dieu. Car bien que Jésus-Christ, le Seigneur béni, soit la seule cause méritoire de la justification des hommes, de leur adoption par Dieu comme Ses enfants, et le fondement de leur salut éternel (Rm 3:24-25 ; 1 Co 1:30 ; Tt 3:7 ; Hé 5:9 ; Eph 1:5 ; Col 3:11 ; Ac 4:12), Dieu a néanmoins choisi un moyen particulier. 

Il a plu au Père céleste, de qui viennent toutes choses (1 Co 8:6) et qui est le vrai Père de toute la famille dans les cieux et sur la terre (Eph 3:14-15), d’imputer les mérites de Son Fils Jésus-Christ aux hommes et de les rendre participants de ceux-ci par le moyen de la foi en Son Fils bien-aimé, unique et monogène (Rm 3:25 ; Ga 2:16 ; Eph 2:8 ; Jn 3:15-16, 36 ; Jn 6:40). C’est par Lui qu’Il les possède comme enfants et les adopte comme héritiers de la vie éternelle, selon le témoignage de Jean, qui dit : « Il [c’est-à-dire Christ] est venu chez les siens et les siens ne l’ont point reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jn 1:11-13). 

Paul le confirme en ces termes : « Vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus Christ » (Ga 3:26). Par ce moyen qu’est la foi, acquise de la Parole de Dieu et confirmée par le Saint-Esprit, les hommes naissent de Dieu. L’appellation d’enfants de Dieu leur appartient donc véritablement, puisqu’ils ont Dieu pour Père et Christ pour Frère. Dieu le Père les reconnaît comme Ses fils et Ses filles, et Christ n’a pour cette raison pas honte de les appeler Ses frères. (Rm 10:17 ; 2 Co 4:13 ; Rm 8:16 ; Jn 1:12 ; 1 Jn 5:1 ; Jc 2:18 ; 1 P 1:23 ; Mt 5:45 ; Jn 1:12-13 ; Jn 3:2 ; Jn 20:17 ; Rm 8:15 ; Ga 4:16 ; Mt 12:50 ; 2 Co 6:18 ; Hé 2:11-12)

Ces enfants de Dieu et frères de Jésus-Christ sont héritiers de Dieu, bien plus, cohéritiers dans l’héritage de leur Frère Jésus-Christ. On leur a en effet promis par Dieu le Père, par le moyen de la foi, tous les bénéfices acquis par notre Sauveur Jésus-Christ, qui sont principalement le pardon des péchés, la justification et la paix avec Dieu. Parce qu’ils sont enfants de la résurrection, ils ne seront pas condamnés, mais passeront de la mort à la vie. Ils jouiront du salut, de la vie éternelle et d’un bonheur indicible, oui, en vérité, il posséderont tout ce que possède le Seigneur Christ. (Rm 8:17 ; Eph 1:11 ; Ac 10:43 ; Rm 3:26 ; Rm 4:5 ; Rm 5:1 ; Ga 2:16 ; Lc 20:26 ; Jn 5:24 ; Mt 16:16-17 ; Mc 16:16 ; Rm 10:9 ; 1 P 1:9 ; Jn 3:16 ; Jn 6:47 ; Jn 17:3 ; Jn 20:31 ; 1 Jn 5:11 ; 1 P 1:8 ; Lc 22 ; Ap 21:7)

C’est pourquoi nous répondons, en conclusion à la question posée : La marque fondamentale et certaine des enfants de Dieu et des membres de Jésus-Christ est celle en vertu de laquelle cette appellation leur appartient en vérité conformément à la promesse de Dieu, à savoir la seule foi salvatrice qui agit par amour, sur laquelle Dieu Lui-même regarde avec bienveillance et qui seule vaut devant Lui (Ga 5:6 ; Jr 5:3 ; Os 2:2 ; Jr 5:1 ; Ac 8:37 ; Ac 15:11 ; Es 26:2). C’est pourquoi, nous, qui sommes unis à Dieu et unanimes avec Lui, devons nous en remettre à elle seule, puisque le Seigneur Christ Lui-même, promettant à Pierre le salut sur sa foi et sa confession, ajoute : « Tu es Pierre, et sur ce roc je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle » (Mt 16:18).

Nous allons maintenant démontrer brièvement ce qu’est la foi en Christ, ce qu’il faut croire, quel est son but et quelles sont les œuvres internes et externes de la foi.

Cette foi en Christ par laquelle les hommes deviennent participants de tous les bienfaits acquis par Jésus-Christ, n’est ni une opinion incertaine ni une simple confession de la bouche, mais une confiance ferme et sûre du cœur, qui ne doute pas des choses promises par Dieu en Christ, qui a plutôt la ferme assurance que Celui qui les a promises est aussi capable de les accomplir. (Hé 11:13 ; Hé 3:6 ; Rm 10:10 ; Rm 4:20-21).

Par cette confiance ferme et sûre, celui qui croit aux promesses de Dieu est fondé en Jésus-Christ son Sauveur, parce qu’il sait que toutes les promesses de Dieu sont oui et amen en Lui. Il s’accroche fermement à celles-ci comme à une ancre de son âme, à la fois sûre et solide. (Ac 10:43 ; 1 P 1:10-11 ; Jn 8:56 ; Hé 11:26 ; 2 Co 1:20 ; Hé 6:18-19)

Il croit de tout son cœur que Dieu – désireux de montrer Son grand amour envers l’humanité qui par le péché était tombée dans la mort et de multiples corruptions, et voulant les racheter pour l’accomplissement de Ses gracieuses promesses – a envoyé dans ce monde à cette fin, lorsque s’était accompli le temps de toutes les prophéties, Son cher Fils unique bien-aimé.

Celui-ci, de toute éternité, était avec Son Père dans une grande gloire et aimé de Lui avant la fondation du monde. Il possédait de grandes richesses et était égal à Dieu Son Père. C’est par Lui que toutes choses ont été faites, et sans Lui rien n’a été fait de tout ce qui a été créé dans les cieux ou sur la terre. Tout subsiste en Lui puisqu’Il soutient toutes choses par la parole de Sa puissance. (Gn 22:18 ; Dt 8:15 ; Es 7:15 ; Es 9:6 ; Es 11:1 ; Es 40:9 ; Mi 5:2 ; Jn 3:16 ; Rm 5:8 ; Rm 9:31 ; 1 Jn 4:9-10 ; Gn 3:19 ; Livre de la Sagesse 2:24 ; 4 Esdras 7:48 ; Rm 4:5, 12 ; 1 Co 15:21 ; Rm 5:16 ; 4 Esdras 3:7 ; Gn 3:17 ; Rm 1:2 ; Rm 8:3 ; Col 1:13 ; Eph 1:7 ; Ga 4:4 ; Mc 12:6 ; Mc 1:11 ; Mt 17:5 ; Mt 3:17 ; Hé 1:8 ; Hé 7:3 ; Hé 13:8 ; Hé 1:3 ; Jn 16:28 ; Jn 17:5, 24 ; 2 Co 8:9 ; Ph 2:6 ; Ap 1:18)

Il a quitté Sa gloire divine, Sa forme et Ses richesses, est sorti de Dieu Son Père et est descendu des cieux dans ce monde, de sorte qu’une vierge Le conçut et donna naissance à ce Fils à Bethléem, où Dieu introduisit Son Fils premier-né dans le monde sous la ressemblance d’une chair de péché. (Jn 13:3 ; Jn 3:13, 31 ; Jn 6:38, 51, 62 ; Eph 4:9-10 ; Es 7:14 ; Mt 1:23 ; Lc 2:21 ; Es 9:6 ; Lc 3:6 ; Ga 4:4 ; Mi 5:2 ; Mt 2:6 ; Hé 1:6 ; Rm 8:3) 

Car la Parole s’est faite chair, elle qui était dès le commencement ; celle que les apôtres mentionnent, qu’ils ont entendue de leurs oreilles et que leurs mains ont touchée : la Parole de vie. En effet, la vie fut rendue manifeste, de sorte qu’on put voir cette vie éternelle, qui était auprès du Père. (Jn 1:14 ; 1 Jn 1:1-2 ; Jn 1:9 ; Jn 20:25, 27 ; Es 40:5, 9)

Par conséquent, tous les vrais croyants doivent honorer et attribuer à leur Sauveur, non pas comme à une créature mais comme au Créateur, tout l’honneur divin, comme ils le font pour le Père (Jn 5:23 ; Jn 3:30-31 ; Jn 20:28). Car, même si pour un peu de temps Il fut rendu inférieur aux anges, tous les anges de Dieu doivent cependant L’adorer (Ph 2:10 ; Mt 14:33 ; Hé 1:6). Et Il en est digne, Lui qui nous a tant aimés qu’Il nous a rachetés par Sa mort et nous a lavés de nos péchés par Son propre sang, qui est mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification, qui a détruit la puissance du diable, de la géhenne et de la mort. Il a aboli l’acte d’accusation de la loi et a pardonné tous les péchés, réconciliant avec Dieu le Père tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, en faisant la paix par le sang de Sa croix.

C’est Lui qui a mis en lumière la vie et l’immortalité, et c’est à Lui que Dieu nous a destinés pour hériter du salut éternel. (Ap 5:9 ; Ap 1:5 ; Rm 5:10 ; Ac 20:28 ; Col 1:14 ; 1 P 1:19 ; Rm 4:25 ; Rm 5:6, 8 ; Col 2:13-14, 19-20 ; Hé 2:14 ; 1 Co 15:54-55 ; Ap 20:14 ; Es 25:8 ; 2 Tm 1:10 ; Eph 1:10 ; Eph 2:13 ; 1 Th 5:9)

Ainsi, le Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, est la véritable pierre angulaire, le chemin et la porte de la vie éternelle. Il n’y a pas d’autre nom donné à l’homme, ni dans les cieux ni sur la terre, par lequel on puisse être sauvé et devenir enfant ou héritier de Dieu, que le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. (Es 28:16 ; Rm 9:33 ; Eph 2:20 ; 1 P 2:6 ; Jn 14:6 ; Jn 10:9 ; Ac 4:12)

Le croyant, voyant par la foi que Dieu est immuable dans Ses promesses les plus grandes et les plus indicibles, se sent confiant. En effet, voyant que Dieu les accomplit en vérité par le don de Son cher et bien-aimé Fils unique, le croyant comprend qu’il n’y a rien que Dieu ne nous donnera également avec Son Fils. Il a donc la ferme assurance que les bienfaits promis dans et à travers les souffrances, la mort, le sang versé, la résurrection et l’ascension de Son Fils, lui appartiennent et qu’il les recevra en vérité. (Hé 6:17-18 ; Ps 33:4 ; Jn 3:16 ; 1 Jn 4:9 ; Eph 1:6 ; Col 1:12-14 ; 2 Tm 4:8 ; Eph 1:11-13 ; Rm 8:32, 34, 38 ; 2 P 1:3 ; Ga 2:21 ; Eph 2:17 ; 2 Co 4:6-7)

Cette foi engendre dans le cœur du croyant un goût intérieur de la bonté de Dieu et des pouvoirs du monde à venir, ce qui engendre l’allégresse, la joie et une ferme assurance de la faveur du Père dans l’âme. Grâce à cette assurance, il peut, à chaque moment de besoin, dire « Abba, Père », confiant qu’il sera entendu. 

Le croyant ne doute pas, bien que la chose promise ne soit pas apparente aux yeux humains et semble même contraire à la nature, transcendant la compréhension, l’entendement et la capacité de l’homme. (Ps 34:9 ; 1 P 2:3 ; Eph 2:7 ; Hé 6:5, 19 ; 2 Co 4:17 ; Rm 12:12 ; Rm 14:17 ; 2 Co 6:10 ; Jn 8:56 ; Ap 19:7 ; Rm 8:31, 38 ; Ps 32:1 ; 1 P 5:7 ; Ps 55:23 ; Rm 8:15 ; Ga 4:6 ; Rm 4:20 ; Jc 1:6 ; Hé 11:1 ; Rm 4:18-19 ; Hé 11:11 ; Hé 11:29)

Ainsi, le croyant, par la foi, ne regarde pas seulement aux choses qui, à travers la création et le gouvernement de Dieu, existent dans la nature (que l’homme peut saisir et comprendre), mais à la bonté et à l’omnipotence de Celui qui a promis. Devant Lui, la nature et tout pouvoir créateur doivent s’incliner, au ciel, sur terre et dans la mer, ainsi que la mort elle-même. C’est sur cette base que le croyant demeure ferme, même lorsque Dieu le met à l’épreuve au moyen de choses apparemment contradictoires, comme Abraham le père des croyants et comme beaucoup d’autres hommes pieux, car il est assuré que Dieu ne peut mentir. (Ps 52:10 ; Rm 4:21 ; Hé 11:19 ; Ps 135:5 ; Es 40:26 ; 4 Esdras 3:21, 23 ; Jos 10:13 ; Ha 3:10-11 ; Es 40:12 ; Ap 20:11 ; Pr 8:29 ; Jr 5:22 ; Ex 14:22 ; Hé 11:10, 35 ; 2 Co 1:10 ; Gn 22:1 ; 1 P 1:7)

Dieu identifie cependant au mieux cette foi venant du cœur, Lui qui, étant le seul à discerner les sentiments et les pensées du cœur, jugera aussi les signes intérieurs de la foi du cœur selon qu’Il la trouve droite ou feinte. (Jr 17:10 ; Ac 1:24 ; Ap 2:23 ; Hé 4:12)

Mais pour l’homme, qui n’a d’autre moyen de juger cette foi du cœur que par ses fruits qu’il peut entendre et voir, il y a des signes qui ont été donnés afin de l’évaluer : la confession de la bouche et l’obéissance de la foi manifestée par les œuvres extérieures. C’est pourquoi le croyant, conformément au commandement de Christ, doit confesser ouvertement devant les hommes, à l’honneur de son Créateur et Rédempteur, ce qu’il croit et expérimente dans son cœur, quelles que soient les souffrances qui peuvent en résulter pour lui. Il ne peut en être autrement, car il doit obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. (Mc 16:16 ; Jn 3:26 ; 1 Co 2:11 ; Jn 3:11 ; Rm 10:10 ; Rm 1:5, 16, 25 ; Ac 4:19-20) 

En effet, le Seigneur Christ a dit : « Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux » (Mt 10:32 ; Lc 9:26). Jean dit : « Tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu dans la chair est de Dieu » (1 Jn 4:2), et Paul explique : « Nous avons le même esprit de foi, selon qu’il est écrit : J’ai cru, et c’est pourquoi j’ai parlé ; nous croyons aussi, et c’est pourquoi nous parlons » (2 Co 4:13).

C’est pourquoi Paul témoigne par ces mots que la confession orale, procédant d’une foi sincère, conduit au salut : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Rm 10:9-10).

Cette foi manifeste aussi ses fruits extérieurs d’amour dignes de la foi. C’est pourquoi le croyant, conformément à l’enseignement de l’apôtre Pierre, doit faire preuve de toute la diligence nécessaire pour manifester à partir de sa foi, la vertu, la connaissance, la tempérance, la patience, la piété, l’affection fraternelle, et l’amour, et marcher dans l’Esprit dont les fruits, tels que l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la foi, la douceur et la tempérance, sont visibles sur lui extérieurement. (2 P 1:5-7 ; Ga 5:16, 22-23 ; Ga 6:1 ; Eph 5:9) 

Par ces bons fruits et par l’amour fraternel comme signes extérieurs de la vraie vie, ils sont connus comme de bons arbres, le sel de la terre, la lumière du monde, une lumière posée sur un chandelier pour éclairer tous ceux qui sont dans la maison, une ville située sur une colline qui ne peut être cachée. Ils font ainsi briller leurs bonnes œuvres devant les hommes, afin que ceux-ci, en les voyant, glorifient Dieu le Père céleste. (Mt 7:17, 20 ; Mt 12:35 ; Mt 5:13-16)

En effet, comme les enfants qui, par leur apparence et leur comportement, manifestent la forme et les qualités de leur père, et sont ainsi reconnus pour être ses enfants, de même les croyants qui, par la nouvelle naissance, sont devenus participants de la nature divine (dans la mesure où ils modèlent leurs vertus sur celles de Dieu), sont ainsi reconnus comme étant Ses enfants. Afin qu’ils puissent bien exprimer cette image, Christ et Ses apôtres les avertissent abondamment à ce sujet. 

Tel est le cas de ces paroles : « Soyez donc parfaits, comme votre Père qui est aux cieux est parfait ». « Mais comme celui qui vous a appelés est saint, soyez saints dans toute votre conduite ». « Et chacun se purifie comme il est pur ». « Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux ». « Pardonnez-vous les uns les autres, comme Dieu vous a pardonné ». (2 P 1:4 ; 1 P 1:23 ; Jn 3:6 ; 1 Jn 4:7 ; 1 Jn 5:1 ; Jc 1:18 ; Jn 1:13 ; Rm 8:16 ; Mt 5:48 ; 1 P 1:15 ; 1 Jn 3:3 ; Lc 6:36 ; Eph 4:2 ; Col 3:13)

Et encore : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés enfants de Dieu » (Mt 5:9). Le Seigneur dit aussi « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et vous persécutent, afin que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux : car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et envoie la pluie sur les justes et sur les injustes ».

Partout donc où une telle similitude avec Dieu apparaît par le fait de revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et une sainteté que produit la vérité, ces croyants manifestent l’image de Christ dans leur chair mortelle. (Eph 4:24 ; Col 3:10 ; Ga 2:20 ; 2 Co 5:17)

Ils sont une épître de Christ, dans laquelle Christ peut être vu et lu par tous les hommes. Ils sont à juste titre appelés chrétiens et, par conséquent, sont de vrais enfants de Dieu et membres de Jésus-Christ. Tous ceux qui craignent véritablement Dieu doivent donc les reconnaître et les accepter comme appartenant à un seul corps, qui est l’Église du Dieu vivant, et comme ayant, par cette foi féconde, communion avec Dieu, le juste juge, avec Jésus, le médiateur de la Nouvelle Alliance, avec l’Église des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux, avec une innombrable compagnie d’anges, et avec tous les esprits des justes rendus parfaits. (2 Co 3:2 ; Ac 11:26 ; Rm 12:5 ; Eph 4:4, 16 ; 1 Co 12:13 ; Ac 20:28 ; 1 Tm 3:15)

De cette Église, Christ est le fondement, la Tête, le Roi, le Berger, le Chef, le Maître et le Seigneur. (1 Co 3:11 ; Eph 4:15 ; Jr 33:15 ; Lc 1:33 ; Jn 10:11, 14 ; Jn 13:14)

Elle seule est Son corps, Son épouse parée, Sa colombe, Son troupeau et Son peuple, la chair spirituelle de Sa chair et l’os de Ses os. (Rm 12:5 ; Ap 21:2 ; Ct 2:14 ; Ct 4:1)

Or, bien que cette foi féconde soit la seule marque fondamentale et certaine par laquelle les enfants de Dieu et les membres de Jésus-Christ doivent être connus, et par laquelle seule ils sont aussi, par grâce, rendus participants des bienfaits (immérités) de Christ, Dieu s’est néanmoins plu à faire connaître et à confirmer aux croyants, par des signes extérieurs et visibles, les bienfaits et les mérites de Son Fils Jésus-Christ, lesquels, comme il a été dit, ne sont reçus que par la foi et conservés par l’obéissance. 

Afin que les choses signifiées (concernant les promesses de la grâce de Dieu) resplendissent plus clairement par les signes extérieurs, d’une part pour assurer la conscience des croyants dans la nouvelle alliance de la grâce de Dieu, et d’autre part pour lier les membres de Jésus-Christ dans l’unité en tant que membres appartenant à un seul corps, Dieu a institué dans l’Église du Nouveau Testament deux ordonnances ou signes adaptés à la chose signifiée, dans lesquels tous les vrais croyants trouvent un grand bienfait et un grand réconfort. Il s’agit du Saint Baptême et de la Sainte-Cène. (Eph 2:7 ; Jn 1:16 ; Mc 16:16 ; Lc 22:19 ; Ac 2:38 ; 1 Co 11:24 ; Jr 31:31 ; 1 P 3:21 ; 1 Co 12:13 ; 1 Co 10:17 ; Rm 6:5 ; Mt 28:19)

DU SAINT BAPTÊME

Le saint baptême est une ordonnance extérieure visible, dont le rite consiste en ce qui suit : On baptise avec de l’eau, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, à des fins sacrées, tous ceux qui entendent, croient et reçoivent joyeusement d’un cœur pénitent la doctrine du saint Évangile, conformément à l’institution de Christ et à l’usage de Ses apôtres. (Ac 2:41 ; Mt 3:11 ; Ac 10:48)

Le bienfait que l’Éternel Dieu déclare de Sa part par le signe du baptême, est le lavage des corruptions du péché de l’âme, par l’effusion du sang de Christ, ce qui signifie le pardon des péchés, obtenu par ce sang, pour l’assurance d’une bonne conscience auprès de Dieu, assurance par laquelle les croyants se réconfortent avec la promesse du salut éternel. (Ac 22:16 ; Col 1:14 ; 1 Jn 1:7 ; Hé 1:3 ; Ap 1:5)

Les obligations que le baptême impose aux baptisés sont les suivantes : En ensevelissant leurs péchés dans la mort de Christ, ils se lient à la nouveauté de vie de Jésus, afin d’employer, en tant que membres du corps de Christ (ayant revêtu Christ), chacun ses dons particuliers, au maintien et à l’amélioration de ce corps dans les choses spirituelles et temporelles. En outre, en tant que véritable maison de Dieu et citoyens de la Jérusalem céleste, ils doivent obéir aux lois civiles de leur Roi en observant tous Ses commandements. (Rm 6:3-4 ; Col 2:12 ; Ga 3:27 ; 1 Co 12:25 ; Eph 2:19 ; Mt 28:20)

DE LA SAINTE-CÈNE

La Sainte-Cène du Seigneur est une ordonnance instituée par Jésus-Christ en Son souvenir, qui doit être observée jusqu’à Sa venue par tous ceux qui sont baptisés sur la base de la vraie foi en Christ pour former un seul corps dans l’Église du Nouveau Testament. (Mt 26:26 ; 1 Co 11:24, 26)

Ce rite consiste en ce qui suit : Un ministre de l’Évangile, conformément à l’institution de Christ et à l’usage de Ses apôtres, prend du pain et du vin dans un but saint, rompt le pain et verse le vin, puis, après avoir préparé le tout et rendu grâces, il distribue les deux aux membres croyants. Lorsqu’un croyant mange le pain rompu et boit le vin, il proclame la passion de Christ. Autrement dit, nous signifions par ce signe visible Ses souffrances amères et Sa mort, ainsi que l’effusion de Son sang précieux, leurs causes ainsi que les bienfaits de Sa mort, par lesquels l’homme reçoit la rémission de ses péchés. Cette proclamation permet à l’Église croyante de rendre grâce à Dieu pour ce bienfait et, comme il incombe aux membres d’un même corps, de vivre et de marcher ensemble ici, d’un même cœur et comme une seule âme, dans la paix, l’amour et l’unité. (Lc 22:19-20 ; Ac 2:42 ; Ac 20:11 ; 1 Co 10:16-17 ; 1 Co 11:23-25 ; Ac 4:32)

Voici la somme de tout ce qui a été dit : 

1) Le Seigneur Christ est le fondement et la seule cause méritoire du salut éternel ; 

2) La vraie foi en Lui est le moyen par lequel nous devenons enfants de Dieu et participants de Ses mérites ; 

3) On doit connaître extérieurement les enfants de Dieu par la confession et les fruits de leur foi ; 

4) Dieu, par les signes extérieurs du Saint baptême et de la Cène, met sous les yeux de Ses enfants les bienfaits de Sa grâce et les lie, en tant que membres de Jésus-Christ, à un seul corps, c’est-à-dire, à l’Église de Dieu et de Christ, Église par laquelle ils sont également avertis de l’obéissance qui Lui est due.

Ceci pourrait conclure la réponse à la première question, mais puisque l’Éternel Dieu, pour le bien-être de Son Église et la propagation de la vérité, pour l’honneur de Son nom et pour le salut de l’humanité, a institué d’autres cérémonies et lois, en plus de certaines charges que les vrais membres de l’Église de Dieu sont tenus d’observer selon les circonstances, nous les joindrons aussi brièvement que possible et convenable à ce qui a précédé. 

Nous le ferons d’autant plus que notre présentation de la paix aux personnes de même foi s’adresse en partie à elles, afin qu’il apparaisse plus clairement qu’elles s’accordent avec nous et nous avec elles dans l’ordre de la maison chrétienne, pour vivre conformément à cet ordre par l’obéissance chrétienne, ensemble dans l’amour, la paix et l’unité, sans penser pour quelque raison que ce soit à se séparer à nouveau les uns des autres.

DES CHARGES D’ENSEIGNANT ET DE DIACRE DANS L’ÉGLISE ; AUSSI COMMENT L’ÉLECTION À CES CHARGES ET LA CONFIRMATION DANS CELLES-CI DOIVENT SE DÉROULER, CONFORMÉMENT À L’ORDONNANCE DE DIEU

De même qu’un corps se compose de différents membres ayant chacun sa fonction propre et spéciale, selon l’efficacité propre à chaque partie, faisant croître le corps pour son édification, de même en est-il de l’Église de Dieu. Car, bien que chaque croyant soit un membre du corps de Christ, tous ne sont pas pour autant pasteurs, enseignants, anciens ou diacres, car ceux-ci sont ceux qui ont été dûment nommés à de telles charges. Ainsi, l’administration de ces charges, comme la prédication publique de la Parole de Dieu, l’administration des saintes ordonnances du baptême et de la Cène conformément à l’institution de Christ et l’usage de Ses apôtres, appartiennent aux personnes ordonnées et élues à cet effet : les pasteurs et enseignants, tout comme il appartient aux diacres de pourvoir aux besoins des pauvres. (Rm 12:4 ; 1 Co 12:12 ; Eph 4:7 ; Ac 20:28 ; Tt 1:1 ; Rm 12:7 ; 2 Tm 4:2 ; 1 P 5:2 ; Mt 28 ; Mc 16 ; Ac 6 ; 1 Tm 3:8 ; 1 Tm 5:9)

Concernant leur appel et leur élection à ces charges, l’Église doit tenir compte des conditions requises chez ces personnes pour qu’elles remplissent dignement lesdites charges, conformément aux exigences de Paul. (1 Tm 3 ; Tt 1) Afin de remplir ces conditions, l’Église doit se préparer avec une crainte pieuse, par le jeûne et la prière, avec une invocation constante du nom de Dieu, afin qu’Il montre, Lui qui connaît tous les cœurs, par le vote unanime de l’assemblée, ceux qu’Il considère dignes d’une telle charge. L’assemblée doit prier avec la confiance que le Seigneur, qui entend les prières de ceux qui sont assemblés en Son nom et qui exauce la requête des hommes pieux, manifestera, par Son Saint-Esprit, Sa coopération et fera ressortir ceux qu’Il sait être aptes à cette charge. Sur ce, après avoir été examinés, ces hommes sont confirmés à cette charge par les enseignants, devant l’Église,  par l’imposition des mains. (Ac 1:24 ; Ac 6 ; Lc 6:8 ; Mt 2:8 ; 1 Tm 3:10 ; 1 Tm 4:14 ; 1 Tm 5:22 ; 2 Tm 1:6)

DU LAVEMENT DES PIEDS

Nous confessons que le lavement des pieds est une ordonnance de Christ, qu’Il a Lui-même pratiquée sur Ses disciples et qu’Il a commandé aux vrais croyants d’imiter Son exemple, disant : « Si donc moi, votre Seigneur et Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait ». Et encore : « Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez » (Jn 13:14-15, 17).

Le but pour lequel le Seigneur a institué cette ordonnance est principalement ceci : Afin que nous puissions nous souvenir, dans une vraie humiliation, que par grâce nous sommes lavés du péché par le sang de Christ, et que Lui, notre Seigneur et Maître, par Son humble exemple, nous lie à la vraie humilité les uns envers les autres (Jn 13:8, 10, 14). L’apôtre classe le lavement des pieds parmi les bonnes œuvres (1 Tm 5:10).

DU MARIAGE

Nous tenons que le mariage est une ordonnance de Dieu, instituée pour la première fois par Dieu au Paradis et confirmée chez nos premiers parents, Adam et Ève, lesquels furent créés à l’image de Dieu, mâle et femelle, alors qu’ils étaient encore tous deux dans la faveur de Dieu. (Gn 2:22 ; Gn 1:27)

Conformément à cette première institution et en accord avec l’ordonnance de Christ (Mt 19:5), les enfants de Dieu (qui ne sont pas trop proches par la consanguinité) doivent entrer dans le mariage après avoir prié à ce sujet, et le garder inviolable, afin que chaque homme ait sa propre et unique femme, et chaque femme son propre mari, et rien ne doit les séparer, sauf l’adultère. (Lv 18 ; Lv 20 ; 1 Co 5:1 ; Mt 19 ; Rm 7:2 ; 1 Co 7:2 ; Mt 5:32 ; 1 Co 9:5)

Ainsi, il est légitime qu’un frère prenne une sœur pour femme et qu’une sœur, aussi, puisse se marier avec qui elle veut, seulement dans le Seigneur, c’est-à-dire selon l’ordonnance et le plaisir du Seigneur, comme mentionné précédemment. Mais nous ne trouvons nulle part que Dieu, par Sa Parole, ait ordonné ou institué qu’un membre croyant de l’Église puisse conclure un mariage avec une personne incroyante et mondaine. Au contraire, nous trouvons que l’Éternel Dieu était très en colère contre ceux qui faisaient ainsi, et déclarait qu’ils étaient charnels et qu’ils ne se laissaient pas conduire par Son Esprit. C’est pourquoi nous réprouvons tous ceux qui suivent en ceci la convoitise de leur propre chair, de la même manière que nous le faisons pour d’autres pécheurs charnels. (1 Co 7:39 ; Dt 7:3 ; Né 10:30 ; Né 13:25-27 ; Gn 6:6)

DE LA FONCTION DE LA MAGISTRATURE

Le pouvoir séculier, ou la magistrature, est ordonné par Dieu dans tous les pays, et ne porte pas l’épée en vain, car il est le ministre de Dieu et le vengeur, pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. (Rm 13:2, 4 ; 1 P 2:14)

Chacun doit se soumettre aux autorités supérieures. Quiconque résiste à l’autorité, résiste à l’ordonnance de Dieu, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. (Rm 13:1-2)

Tous les vrais croyants, liés par la Parole de Dieu, ont donc le devoir de craindre la magistrature, de lui rendre honneur et obéissance en tout ce qui n’est pas contraire aux commandements du Seigneur et de lui payer les impôts, les tributs et les taxes, sans protester ni murmurer. En effet, conformément aux paroles de Pierre, nous devons nous soumettre à toutes les ordonnances de l’homme pour l’amour du Seigneur, et prier le Dieu tout-puissant pour les dirigeants séculiers. Nous devons aussi être grandement reconnaissants envers le Seigneur pour les gouvernements bons et raisonnables. (Rm 13:7 ; Ac 4:19 ; Ac 5:29 ; 1 P 2:13 ; Jr 29:7 ; Baruch 1:11 ; 1 Tm 2:2)

Cependant, nous ne trouvons pas que le Seigneur Jésus-Christ ait ordonné cette fonction d’autorité séculière dans Son royaume spirituel, l’Église du Nouveau Testament, ou qu’Il l’ait ajoutée aux fonctions de Son Église. Il n’a pas non plus donné à Ses disciples de lois adaptées à cette fonction et à ce gouvernement, mais Il leur a dit : Les rois et les seigneurs des païens, et ceux qui exercent l’autorité parmi eux, sont appelés bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même pour vous. (Mt 20:25-26 ; Lc 22:25-26) 

Nous laissons là l’affaire, car nous ne considérons pas qu’il soit nécessaire d’entrer dans plus de détails.

DE LA PRESTATION DE SERMENTS

Pour confirmer une cause qui était juste et vraie en elle-même, les pères de l’Ancien Testament étaient autorisés à jurer par le nom de Dieu. (Dt 6:13 ; Mt 5:33)

Mais le Fils du Dieu vivant, le Roi et le Législateur du Nouveau Testament, auquel nous sommes liés par le commandement d’obéir, par une voix de Dieu venant du ciel, a interdit aux chrétiens tout serment, comme le fait également l’apôtre Jacques. Par conséquent, la prestation de serment est interdite aux croyants du Nouveau Testament. (Mt 3:17 ; Mt 17:5 ; Mt 5:34 ; Jc 5:12)

DE LA SÉPARATION

La séparation ou l’exclusion de l’Église est un décret ou une sentence de celle-ci, en vertu de la Parole de Dieu et avec son autorité, contre un ou plusieurs membres de l’Église qui, par un péché ouvert, une vie scandaleuse, l’hérésie ou l’entêtement, se sont séparés de Dieu et de la communion de Jésus-Christ, et n’appartiennent plus au Royaume de Christ ou à Son Église. Par conséquent, en vertu de la Parole de Dieu, au nom de toute l’Église, la fraternité n’a plus lieu d’être. (1 Co 5:3 ; Mt 18:18 ; 1 Co 5:1 ; Rm 16:17 ; Tt 3 ; Mt 18:17 ; Es 59 ; Tt 1:16 ; 1 Co 6:9 ; Ga 5:21 ; 1 Co 5:12 ; 2 Co 2:8)

Les raisons pour lesquelles nous devons nous séparer, raisons que l’Église doit respecter dans la séparation, sont principalement les suivantes : 

1) Montrer que sa doctrine ne permet en aucun cas de tels péchés, mais qu’elle leur est totalement opposée, afin que ce faisant, la pureté de la doctrine soit préservée et le nom de Dieu glorifié (1 Tm 1:20 ; Tt 1:13 ; 2 Tm 4:15) ; 

2) Prouver en fait par la séparation qu’elle est l’ennemie du péché et qu’elle ne le tolérera en aucun cas, afin que toutes les causes de reproche envers l’Église soient évitées (1 Co 5:1-2 ; Tt 2:8) ; 

3) Éviter que par des relations et une communion constantes avec le mal, les personnes de bien ne soient mêlées au levain ou corrompues (1 Co 5:7 ; 2 Tm 2:17) ; 

4) Convaincre le pécheur dans sa conscience, par l’excommunication et le retrait, et l’amener à la honte et à la réformation, afin qu’il puisse être sauvé (2 Th 3 ; 1 Co 5:5) ; 

5) Avertir les autres qui entendent et voient cela, afin qu’ils craignent de suivre un tel mal.

Mais lorsque le pécheur séparé montre des fruits authentiques de repentance, nous devons à tout moment être prêts à le recevoir à nouveau en paix dans la communion chrétienne de l’Église, s’il le demande sincèrement. (2 Co 2)

DE LA MISE À L’ÉCART

Avoir des relations et des interactions quotidiennes — telles que manger, boire, acheter, vendre, et toutes autres transactions temporelles ou mondaines superflues — avec les apostats impies est non seulement dangereux pour les gens pieux, qui peuvent ainsi être contaminés ou être considérés comme compagnons des apostats, mais est aussi nuisible à l’apostat lui-même, puisque, par une telle association, il pourrait s’endurcir dans le péché et estimer son offense de moindre conséquence.

Nous comprenons donc d’après la Parole de Dieu, que pour éviter selon l’onction de l’Esprit les dangers du péché et des offenses, et pour amener le pécheur apostat à la honte et à la repentance, le vrai membre de Christ doit se retirer des relations quotidiennes et de la communion avec les apostats impénitents. Il doit les éviter et n’avoir rien à faire avec eux, et cela sans acception de personnes, à moins d’être lié à l’apostat par un commandement de Dieu. 

Car, en matière de mise à l’écart, personne ne devrait agir contrairement à l’amour, à la bienveillance, à la bienséance et à la justice chrétiennes, vertus suprêmes que le chrétien a le devoir de montrer à tous les hommes, même à ses ennemis. À cette fin, Dieu a donné toutes les lois, qui ne peuvent sous aucun prétexte être diminuées, encore moins enfreintes ou transgressées. (1 Co 5:5 ; 2 Tm 2:21 ; 2 Th 3 ; Tt 3 ; 2 Th 3:14 ; 2 P 1:6 ; Tt 2:12 ; Rm 13:8 ; Mt 5:44 ; Rm 13:9-10 ; 1 Tm 1:5 ; Ap 22:19 ; Mt 5:19 ; Jc 2:1)

DE LA SECONDE VENUE DE CHRIST, DE LA RÉSURRECTION DES MORTS ET DU JUGEMENT DERNIER

Enfin, nous croyons que le Fils du Dieu vivant, le Seigneur Jésus-Christ, notre unique Prophète, Prêtre et Roi, descendra visiblement du ciel comme Il y est monté, sur les nuées et avec tous les saints anges de Dieu, avec puissance et grande gloire, au cri de la voix d’un archange et au son de la trompette de Dieu, qui se fera partout entendre. Alors tous les hommes qui auront vécu sur la terre et qui seront morts, bons et méchants, justes et injustes, ressusciteront d’entre les morts, dans l’incorruptibilité avec leur propre corps dans lequel ils ont vécu ; mais ceux qui vivront encore en ce jour-là et n’auront pas goûté la mort seront changés en un clin d’œil en incorruptibilité, au dernier son de la dernière trompette. (Ac 1:11 ; Ap 1:7 ; 2 Th 1:7 ; 1 Th 4:16 ; Mt 24:50 ; So 1:16 ; Mt 25:7 ; 2 Co 5:10 ; Rm 14:11 ; Jr 5:29 ; Ac 24:15 ; 1 Co 15:42 ; Jr 26:19 ; 1 Co 15:38, 52)

Ainsi, toute la famille humaine sera placée devant le siège du jugement de Christ, afin que chacun reçoive en son corps selon ce qu’il a fait, que ce soit bien ou mal. Car le Seigneur Jésus-Christ séparera alors comme un berger les brebis des boucs. Il mettra à Sa droite ceux qui ont fait le bien, mais à Sa gauche ceux qui ont fait le mal ; et là Il prononcera la sentence éternelle et irrévocable. (2 Co 5:10 ; Mt 25:32-33, 46 ; Jd 1:14)

Aux vrais croyants qui, par la foi, ont accompli des œuvres d’amour et de miséricorde, Il dira : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. » Ceux-ci seront alors enlevés sur les nuées à la rencontre du Seigneur, qui les emportera avec Lui dans la vie éternelle, dans la gloire et la splendeur célestes, où ils seront pour toujours avec le Seigneur en compagnie des innombrables saints anges, avec Abraham, Isaac, Jacob et tous les hommes pieux, dans une immense et indicible joie et allégresse. (2 P 1:5 ; Mt 25:34 ; Lc 16:9 ; 2 P 1:11 ; 1 Th 4:17, 14 ; Jn 14:3 ; Jn 17:24 ; Dn 12:12 ; 1 P 1:8-9)

Mais les injustes qui n’ont pas connu Dieu ni obéi à l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ et qui n’ont accompli aucune œuvre d’amour ou de miséricorde seront alors condamnés au feu éternel avec ces paroles douloureuses et intolérables : « Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges » où « il y aura des pleurs et des grincements de dents ». (1 Co 6:9 ; 2 Th 1:8 ; Rm 2:9 ; Mt 25:41 ; Mt 22:13)

Ceux-là iront là où le ver ne meurt pas, où le feu ne s’éteint pas. Sur eux s’abattront la tribulation et l’angoisse, le mécontentement, la colère et la destruction éternelle, devant la face du Seigneur et devant la gloire de Sa puissance. (Es 66:24 ; Mc 9:46 ; Ml 4:1 ; Rm 2:9 ; 2 Th 1:9 ; 4 Esdras 9:10 ; Lc 16:24)

Que le Dieu de grâce et de miséricorde nous préserve par Jésus-Christ, Son bien-aimé Fils, et dans la puissance du Saint-Esprit, de ce terrible châtiment des impies, et qu’Il nous accorde Sa grâce, afin que nous puissions vivre saints ici sur terre et mourir heureux, en vue d’une heureuse résurrection et une joyeuse apparition en présence de Sa gloire, Amen.

NOTE : Suivent ici deux autres questions et leurs réponses que nous pourrions citer, mais nous estimons que cela n’est pas nécessaire, puisque le traité donné embrasse la substance ou la somme entière de la confession de la foi salvatrice, si elle est bien comprise.

Il y avait également une lettre en annexe, qui avait été envoyée à l’avance comme préparatif de la paix, lettre signée par diverses personnes (anciens et enseignants).

Fait à Amsterdam, le 27 septembre 1627.

Rose blanche

En novembre neigeux, la rose elle a cueillie.
Une rose toute blanche sur la branche a fleuri,
La branche d’un vieux rosier du jardin endormi.
Un minuscule enclos dont le lierre endimanche,
Sous la neige tombée, les murs de pierre blanche.

Ce coin de terre vit des soins qu’elle fournit,
Comme Grand-mère le fit, au jardin tout petit,
Qui demeure enfoui sous les roses et les fruits.
Des chrysanthèmes or et pourpre l’inondent,
De leurs tons précieux aux nuances profondes.

L’enfant qui autrefois sautillait dans le vent,
Est une vieille femme qui marche lentement.
Devant la simple tombe où dorment ses parents,
Elle tient en sa main les fleurs qu’elle a cueillies,
Au jardin du rosier où la rose a fleuri.

De la forêt profonde, qui entoure ce lieu,
Monte une odeur de terre, celle des résineux.
Dans l’ancien cimetière, un soleil peureux
Éclaire le souvenir de ceux qui sont partis
Loin de nos soucis d’hommes, vers les temps infinis.

Le nom de ses ancêtres est gravé sur la pierre
Que la neige recouvre de blancheur éphémère.
Combien furent sauvés avant l’heure dernière ?
Dans le livre éternel, leur nom fut-il inscrit ?
C’est l’affaire de Dieu qui seul sonde les vies.

Le soleil s’est voilé et la neige est tombée.
Elle a posé ses fleurs sur la tombe enneigée.
D’abord les chrysanthèmes rouge-sombre et dorés
Et puis la rose blanche, à la branche cueillie
La branche d’un rosier du jardin endormi.

-Annick Markmann

Moïse apprend à lire et à écrire

Avatar de Bob GoodnoughTémoin anabaptiste

L’Éternel avait un message qui serait essentiel au bien-être de tous les peuples, à travers tous les temps. Le point de départ était de prendre un groupe de personnes et de leur enseigner un alphabet phonétique, c’est-à-dire un ensemble de caractères où chaque caractère représentait un son spécifique et où ces caractères pouvaient être assemblés pour former des mots.

Image par Oberholster Venita de Pixabay 

Rien de tel n’existait avant que Moïse ne monte sur le mont Sinaï. Il existait différents types de pictogrammes représentant des personnes, des animaux, des arbres, etc., mais rien qui puisse représenter sous forme écrite tous les mots et toutes les nuances d’une langue parlée.

Tous les historiens s’accordent à dire que l’alphabet hébreu a été le premier alphabet phonétique. Les deux premières lettres étaient Aleph et Bet (qui sont devenues Alpha et Beta dans l’alphabet grec), d’où le mot alphabet.

Ainsi, alors que…

Voir l’article original 656 mots de plus

Délai de réponse

Avant qu’ils crient, je répondrai, et pendant qu’ils parlent, j’exaucerai. Ésaïe 65.24

Tu discernes de loin ma pensée… La parole n’est pas encore sur ma langue, que voilà, ô Éternel ! tu la connais tout entière. Psaume 139.2-4

J’ai entendu ta prière…, je te guérirai. 2 Rois 20.5

Ne crains pas, Daniel, car dès le premier jour… tes paroles ont été entendues. Daniel 10.12

Le croyant prie, Dieu entend, il répond. Il répond parfois avant qu’on ait prié, quelquefois pendant qu’on prie, d’autres fois dans les secondes, les heures ou les jours qui suivent, ou bien encore des semaines ou des années plus tard…

– Le serviteur d’Abraham est allé chercher une épouse pour Isaac, le fils de son maître, dans la parenté d’Abraham. Arrivé au bout de son voyage, il prie Dieu de le diriger vers la jeune fille. Avant qu’il ait fini de prier, celle que Dieu destine à Isaac se trouve devant lui (Genèse 24.15). Dieu a répondu : la jeune fille arrive pendant que le serviteur prie.

– Des croyants sont réunis et prient pour l’apôtre Pierre, qui est en prison, lorsque celui-ci frappe à la porte (Actes 12.5,13). Dieu a envoyé un ange pour libérer Pierre, et il arrive pendant la prière.

– Néhémie, l’échanson du roi, est en train de servir le vin quand le roi lui pose une question. De la réponse que va donner Néhémie dépend son avenir. Il adresse aussitôt à Dieu une prière silencieuse, demandant sagesse et secours, et répond au roi. Dieu l’exauce immédiatement : le roi réagit favorablement.

Dieu connaît à l’avance les prières que nous allons lui adresser, et il prépare la réponse pour le moment voulu par sa sagesse. Faisons-lui confiance, sa paix “gardera nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus” (Philippiens 4.7).

– Le roi Ézéchias est malade, et le prophète Ésaïe lui annonce qu’il va mourir. Le roi prie et pleure abondamment. Ésaïe est parti depuis peu de temps, quand Dieu lui dit de faire demi-tour et d’aller annoncer au roi un prolongement de sa vie. La réponse de Dieu à Ézéchias est prompte (au plus quelques heures), et trois jours plus tard il est guéri (2 Rois 20.5-7).

– Le prophète Daniel prie ardemment, mais c’est au bout de trois semaines qu’un ange lui apparaît. Ses prières ont été entendues dès le premier jour, lui dit l’ange, mais des puissances dans le ciel se sont opposées à leur accomplissement. Levant le voile sur l’invisible, cette scène montre que la prière revêt parfois le caractère d’une véritable lutte contre les puissances spirituelles de méchanceté (Éphésiens 6.12). La prière est entendue dès le premier jour, même si la réponse tarde…

– Joseph, emprisonné injustement, prie. Un certain temps s’écoule, jusqu’à ce qu’il ait l’occasion de rendre service à un prisonnier, qu’on va libérer. Joseph le supplie d’intervenir en sa faveur, une fois libéré. Il peut espérer une délivrance prochaine, grâce à cet homme. Mais celui-ci l’oublie complètement, et deux ans s’écoulent encore avant qu’on ne tire enfin Joseph de sa prison (Genèse 40.23 ; 41.1-40). Sa patience a été mise à rude épreuve, mais sa foi n’est pas déçue. Son Dieu, lui, ne l’a pas oublié. La délivrance est complète, Joseph devient gouverneur de toute l’Égypte. Il délivre ses frères de la famine et retrouve son père.

Les qualités d’un père pieux

Le rôle d’un père dans le développement de ses enfants est d’une telle importance qu’on ne saurait trop le souligner. Il joue un rôle majeur dans la formation de leur impression de Dieu le Père. Il est de sa responsabilité de prendre leurs mains et de les placer dans la main de Dieu. S’il est autoritaire et légaliste, ses enfants risquent de se recroqueviller devant Dieu et de penser qu’ils ne pourront jamais lui plaire. S’il est laxiste en matière de discipline et fait comme Héli dans l’Ancien Testament et ne retient pas ses enfants, ceux-ci risquent de ne pas voir en Dieu l’autorité absolue avec laquelle il faut compter. S’il fait bien son travail, ses enfants verront Dieu avec révérence, confiance et gratitude.

Un père pieux est un homme de foi qui voit Dieu dans la vie quotidienne. Il croit que Dieu contrôle les circonstances de la vie et que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein » (Romains 8.28). Sa confiance en son Père céleste fait de lui une influence stable et fiable sur sa famille. Il trouve de nombreuses occasions de diriger sa famille vers Dieu pour obtenir des réponses et de l’aide. L’admiration qu’il éprouve devant les œuvres puissantes de Dieu inspire la même chose à ses enfants.

L’humilité est une qualité importante à posséder pour un père. Elle l’aide à se rappeler qu’il est un homme sous l’autorité, plus qu’en autorité (Matthieu 8.9). Il répond à son chef. « Mais je veux que vous sachiez que Christ est le Chef de tout homme » (1 Corinthiens 11.3). Cette conscience fait beaucoup pour tempérer ses paroles et ses actions. Il ne s’attend pas à ce que sa femme et ses enfants le respectent et se soumettent à lui plus qu’il ne respecte et ne se soumet à Dieu. S’il permet la désobéissance à Dieu dans sa vie personnelle, il sait qu’il ne peut pas attendre autre chose de ses enfants.

Pour remplir correctement son rôle dans l’ordre de Dieu, un père doit avoir un sens aigu du bien et du mal. Cette boussole morale sert à maintenir sa famille sur la bonne voie dans les vents d’erreur. Il ne tolérera pas, mais disciplinera, la malhonnêteté de ses enfants. Son amour pour les principes de la vérité l’amènera à suivre les instructions de Deutéronome 6.7. « Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu te tiendras dans ta maison, quand tu marcheras en chemin, quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras ». Ses admonitions ne seront peut-être pas toujours entendues par ses enfants, mais il restera calmement stable face à l’opposition. Il pose un fondement sur lequel ses enfants pourront revenir lorsqu’ils céderont à l’appel de leur Père céleste. Cette similitude de voix entre leur père terrestre et leur Père céleste est particulièrement importante.

La reconnaissance de la miséricorde de Dieu à son égard aidera un père à être miséricordieux envers ses enfants. Bien qu’il ne soit pas permissif envers le péché, Dieu lui apprend à faire preuve de miséricorde, comme dans Habacuc 3.2, « Dans ta colère souviens-toi d’avoir compassion ! » Le respect est généré par la qualité de la miséricorde.

Un sage père ne crée pas de résistance inutile chez ses enfants. Il cherche l’inspiration auprès du trône de la grâce pour savoir comment gérer la rébellion. Il ne s’entêtera pas à résister à ses enfants dans le but de maintenir sa réputation personnelle. L’approbation de Dieu est bien plus importante pour lui.

L’obéissance du patriarche Abraham à Dieu était prompte et inébranlable lorsque des choses difficiles lui étaient demandées (Genèse 17.11, 26 ; 22.1-3). Son exemple a ouvert la voie à ses enfants. Était-ce la raison pour laquelle Dieu lui a donné la recommandation suivante : « Car je l’ai connu, afin qu’il commande à ses enfants, et à sa maison après lui, de garder la voie de l’Éternel, pour faire ce qui est juste et droit » (Genèse. 18.19) ? L’obéissance s’enseigne autant par l’exemple que par les mots.

Il incombe au père de subvenir aux besoins temporels de sa famille, mais il doit se prémunir contre le levain de la convoitise avec toute la diligence requise. Trop d’enfants ont manqué de bons moments avec leur père parce qu’il était à la recherche de gains financiers. Un corbillard ne tire jamais une remorque jusqu’au cimetière. Aucun de nos biens terrestres ne nous suivra dans notre tombe. La bénédiction d’un lien familial étroit est bien plus importante que la richesse. C’est elle qui donne à la vie son véritable sens et qui nous porte dans les moments difficiles.

Un père pieux a un cœur tendre et est affectueux. Il se donne sans compter à ses enfants et à leurs besoins. Ils savent qu’ils peuvent s’adresser à lui et qu’il prendra le temps de les écouter et de les aider. Le lien qu’il tisse avec ses enfants lorsqu’ils sont petits lui sera d’un grand secours pour les années d’adolescence, parfois turbulentes.

Le père doit être un homme de prière, qui passe beaucoup de temps en secret avec le Seigneur. Heureux les enfants qui gardent le souvenir d’avoir vu leur père à genoux dans son lieu de prière. Ces hommes conduisent leur famille dans le culte de Dieu, à la maison dans les dévotions familiales et dans la fréquentation fidèle de l’église. Les enfants saisissent la vision et l’appréciation de leur père pour l’Église de Dieu. Ce père ne résiste pas à l’autorité de l’Église donnée par Dieu et ne critique pas ses dirigeants.

Au fur et à mesure que les enfants grandissent, le temps vient où le père doit lâcher prise, prendre du recul et leur donner confiance, dans les choses matérielles comme dans les choses spirituelles. Les enfants ont besoin d’apprendre la responsabilité, et cela ne se produit pas si le père garde le contrôle trop longtemps. Des erreurs seront commises, mais le temps perdu à faire des réparations ou des corrections est souvent largement compensé par le bénéfice à long terme d’une précieuse leçon apprise.

Malgré les meilleures qualités et les meilleurs efforts d’un père, son fils ou sa fille peut devenir un prodigue. Chacun fera son propre choix pour la vie. La douleur dans le cœur du parent d’un prodigue peut difficilement être décrite par des mots. Le père sage dont parle Jésus dans Luc 15 a permis à son fils de partir et ne l’a pas suivi jusqu’au pays lointain pour le convaincre de revenir à la maison. Il ne contrôlait pas. Il savait que ce devait être l’œuvre de Dieu et la décision personnelle de son fils s’il devait revenir. Son amour pour son fils est resté inébranlable, et lorsque le fils est revenu, aucune de ses bêtises n’a été mentionnée ou retenue contre lui. Le fils a été pardonné.

Un autre appel important est celui des pères spirituels dans la maison de Dieu. Qu’un homme ait ou non des enfants biologiques, il peut occuper une place très importante dans le développement de la santé spirituelle de la fraternité. En fait, dans certaines situations, il peut avoir une porte plus ouverte qu’un parent. « Car, vous auriez dix mille maîtres en Christ, que vous n’auriez pas plusieurs pères ; car c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ, par l’Évangile » (1 Corinthiens 4.15). Puissions-nous, nous qui sommes pères, nous encourager aux qualités nécessaires pour remplir notre appel et notre responsabilité, et que Dieu bénisse tout père fidèle.

Ministre Greg Wenger, de l’assemblée d’Arthur, en Illinois, É.-U.

Paru dans le Messager de vérité, Vol 119, no. 11 , 2 juin 2021

Les Éditions de l’Évangile