Une génération déshéritée

Témoin anabaptiste

La semaine passée, j’ai lu un livre qui m’a profondément impressionné. Le monde en parle beaucoup du désordre de nos jours, nous avons chacun des idées très différentes sur la cause et une différence encore plus marquée au sujet de comment en sortir de ce malaise. Ce livre met en lumière les racines du problème et du remède.

Le livre est Les déshérités, de François-Xavier Bellamy. Le titre semble constituer une réplique à Les héritiers de Pierre Bourdieu, publié il y a 50 ans.

François-Xavier Bellamy est jeune, à l’âge de 28 ans seulement quand ce livre est paru en 2014, et professeur de philosophie. M. Bellamy identifie les idées de Pierre Bourdieu comme une partie importante du problème, mais trouve la racine de la pensée de Bourdieu dans les philosophies de René Descartes et de Jean-Jacques Rousseau. Descartes et Rousseau ont jeté les bases de la philosophie qui…

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Apaisement

Seule et triste, je vais, un peu perdue.
Vide et sans but, j’erre dans cette rue.
Qui me délivrera de toutes ces peurs,
Et me sauvera de toutes ces torpeurs?
Qui pourrait comprendre cette folie:
Je voudrais être à la fin de ma vie,
Comme la fleur du chemin
Qui grandit et s’éteint.
Dans le ciel, le souffle du vent balaie tous les nuages,
Ne suis-je pas, sur cette terre, un oiseau de passage?
Qui saura m’aimer telle que je suis?
Qui saura comprendre ce cœur qui fuit?
Qui essuiera mes pleurs et portera mes peines?
Qui me libérera et brisera mes chaînes?
Je ferme les yeux et m’agenouille pour prier,
Et dans ce merveilleux silence retrouvé,
Une douce paix, dans mon cœur, m’envahit,
Me laissant goûter un Amour infini…
Le Seigneur Jésus s’approche et me tend la main,
Il sèche mes larmes, m’offrant son Amour sans fin.
-Geneviève …

La guerre interne

Témoin anabaptiste

Mon Dieu ! quelle guerre cruelle !
Je trouve deux hommes en moi :
L’un veut que, plein d’amour pour toi,
Mon cœur te soit toujours fidèle ;
L’autre, à tes volontés rebelle,
Me révolte contre ta loi.

L’un, tout esprit et tout céleste,
Veut qu’au ciel sans cesse attaché,
Et des biens éternels touché,
Je compte pour rien tout le reste ;
Et l’autre, par son poids funeste,
Me tient vers la terre penché.

Hélas ! en guerre avec moi-même
Où pourrai-je trouver la paix ?
Je veux, et n’accomplis jamais,
Je veux, mais (ô misère extrême !)
Je ne fais pas le bien que j’aime
Et je fais le mal que je hais !

0 grâce, rayon salutaire !
Viens me mettre avec moi d’accord,
Et, domptant par un doux effort
Cet homme qui t’est si contraire,
Fais ton esclave volontaire
De cet esclave de la mort.

Jean Racine (1639-1699)

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Bonne année 2019! Puisse Dieu avoir la place la plus importante dans votre vie cette année.

Bonsoir à tous!

Il me fait vraiment plaisir de conclure cette année, qui a été plutôt tranquille mais un peu difficile pour moi. Elle se termine cependant sur une bonne note (sauf peut-être au niveau de la santé) et j’ai hâte d’affronter 2019 et de voir ce que Dieu me réserve en cette année.

Comment allez-vous? Comment va la vie spirituelle? Je sais que plusieurs d’entre vous correspondent avec moi par courriel, ce qui est plus personnel et j’adore ça! Vous pouvez aussi en cette occasion laisser vos vœux aux autres lecteurs dans la section des commentaires.

En cette année 2018, j’ai écrit très peu d’articles sur ce blogue. J’en ai cependant reblogué plusieurs depuis le blogue du frère Robert Goodnough, et le nombre de lecteur cette année est encore plus élevé que l’année passée, qui était déjà un record. Ce site aura bientôt 5 ans et je pense franchement que Dieu a béni et multiplié mes petits efforts pour lui. Beaucoup de gens me contactent à travers les pages de contact et je puis souvent échanger avec eux ou rediriger leur commande de documentation évangélique vers la Société évangélique de bibles et traités. J’espère que vous avez tous reçu ce que vous aviez commandé.

J’aimerais profiter de l’occasion pour vous souhaiter la paix de Dieu et sa présence continuelle à vos côtés tout au long de l’année 2019. Je crois que nous voulons tous changer nos vies pour le mieux et nous savons au fond de nous que chaque effort en vaut la pine, au vu de la récompense promise.

Jacques 5.7-11: Frères, attendez donc patiemment jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend avec patience le précieux fruit de la terre, jusqu’à ce qu’il ait reçu la pluie de la première et de la dernière saison. Vous aussi, attendez patiemment, affermissez vos cours, car l’avènement du Seigneur est proche. Frères, ne vous plaignez point les uns des autres, de peur que vous ne soyez condamnés. Voici, le juge est a la porte. Mes frères, prenez pour modèle de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous regardons comme heureux ceux qui ont souffert avec constance; vous avez entendu parler de la constance de Job, et vous connaissez la fin que le Seigneur lui accorda; car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion.

Bonne et heureuse année 2019!

Les Mennonites « Holdeman »

Témoin anabaptiste

J’ai été membre de l’Église de Dieu en Christ, Mennonite pendant la moitié de ma vie (dans quelques mois, ce sera 40 ans sur 77). Le nom de l’église est un peu compliquée. Idéalement, nous aimerions nous appeler simplement l’Église de Dieu, mais au moins 50 autres dénominations ont eu la même idée.

Certaines dénominations semblent avoir essayé d’intégrer leur déclaration doctrinale dans leur nom, par exemple, la Maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, le pilier et le fondement de la vérité, Inc. Je n’essaie pas de me moquer d’eux, c’est juste une illustration de la difficulté de trouver un nom pour différencier clairement une église d’une autre.

Il y en a parmi nous, du moins ici au Canada, qui aimeraient supprimer « mennonite » du nom de l’église, mais il y a un hic. C’est qu’il existe déjà une Église de Dieu en Christ et qu’il s’agit de…

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4 ans et 20 000 visites

Une petite note plus personnelle aux lecteurs avec lesquels je n’échange pas souvent par courriel ou par téléphone. Comment allez-vous? J’apprécie lorsque vous laissez des commentaires ou lorsque vous m’envoyez un courriel.

Dieu m’a accordé le temps de travailler de temps en temps à relire le contenu de ce site et de le corriger ou d’y ajouter quelques articles lorsque cela semblait nécessaire. J’ai encore quelques articles en cours d’élaboration pour le jours où j’aurai plus de temps ou d’inspiration. J’ai aussi eu du temps parfois pour aller voir ce qui se dit des vrais chrétiens ailleurs sur internet (il n’y a pas grand chose, souvent c’est erroné, mais parfois je suis étonné par l’exactitude de certains commentaires). Je suis reconnaissant que la vérité puisse transparaître ici et là, pour ceux qui cherchent réellement. Je suis aussi reconnaissant que certaines personnes puissent trouver des informations précieuses ou encore être un peu encouragées par les pages et articles de ce site (qui sont écrites par l’inspiration de Dieu, j’espère).

Écrire un blogue ne met pas du pain sur la table pour la plupart des mortels et c’est bien-sûr mon cas. Je n’en tire aucun revenu, et j’y consacre assez de temps et un petit peu d’argent. Au quotidien, comme vous l’avez probablement compris, je suis enseignant dans une petite école privée chrétienne et je travaille pour la Société évangélique de bibles et traités, pour prendre note des commandes et répondre aux questions des gens qui nous contactent. C’est une bénédiction de pouvoir participer à l’oeuvre du Seigneur ainsi.

Lundi je pars en voyage pour accompagner mon père en Nouvelle-Calédonie. Je grandement hâte à ce voyage. En temps normal, je ne pourrais pas me le permettre, mais mon père (qui n’est pas croyant, au passage) ressentait le besoin d’avoir quelqu’un pour l’accompagner et m’a offert de payer le billet. J’aurai ainsi l’occasion de voir l’Australie aussi et de rencontrer deux personnes en Nouvelle-Calédonie qui ont été en contact avec la SEBT depuis quelques temps, si Dieu le veut. Je me demande comment c’est d’être un chrétien là-bas!

Nous aurons semble-t-il l’occasion d’admirer de près la faune et la flore aquatique du plus grand lagon du monde, qui entoure l’île de Grande-Terre (patrimoine naturel mondial de l’UNESCO). J’ai hâte de découvrir la grande diversité ethnique de ces contrées. C’est un endroit qui a toujours intrigué mon père, et je crois qu’il m’a transmis un peu de cette curiosité.

Je vous en dirai plus au retour, si ce voyage m’a marqué. Priez pour notre sécurité, s’il vous plaît.

 

Ce que je pense au sujet des réseaux sociaux

Je ne lis pas souvent les nouvelles. Il y a un an environ, l’Esprit m’a montré que j’étais « accro » aux nouvelles et que cela m’était très nocif. J’ai donc complètement arrêté toute lecture des nouvelles sur internet. Si je me trouvais dans une salle d’attente, je sentais que c’était une autre histoire, mais chez moi, il n’y avait pas d’accès aux médias. En même temps, j’ai un peu réduit mon usage de ma messagerie WhatsApp, ne répondant pas toujours promptement aux messages que je recevais. Avec le temps, j’ai pu recommencer la lecture des médias, mais je le fais rarement, car la tempérance et la modération ne sont pas mes points forts, et je sais que je pourrais rapidement déraper.

Je suis tombé sur un article intéressant ce soir, publié hier dans le Journal de Montréal, par Joseph Facal. Il ne parle aucunement de Dieu, mais cela démontre que même un homme du monde peut, avec un peu de recul, se rendre compte de choses que Dieu avait révélé aux vrais chrétiens depuis les débuts.

Voici son article, avec lequel je me trouve entièrement d’accord, sauf que j’y aurais ajouté des réflexions incluant ce que la Parole  et l’Église nous disent au sujet de ces choses (peut-être une autre fois).

J’ai quitté Facebook il y a quelques semaines et je me félicite de cette décision.

Il est si difficile de quitter ce labyrinthe conçu pour qu’on ne puisse en sortir que j’ai eu besoin du coaching d’une connaissance experte dans le domaine.

J’en avais assez de recevoir des photos de chatons et de lieux de vacances, des annonces d’anniversaires, de la publicité ciblée, et de me faire rappeler toutes ces invitations en attente.

 

Fake news

Je regarde comment Facebook est habituellement utilisé et j’y vois toutes les pathologies de notre époque.

J’y vois le besoin maladif d’être réconforté : dites-moi que vous m’aimez, boostez ma confiance s’il vous plaît.

J’y vois l’obsession de la compétition : voyez comment ma fausse vie est meilleure que la vôtre.

J’y vois le triomphe du mensonge quand on connaît les vies réelles derrière les mises en scène.

J’y vois le déclin du respect et du civisme dans le fait de mettre des photos sans le consentement des gens qu’on y voit.

J’y vois la dépendance toxique : que s’est-il passé depuis la dernière fois que j’ai été voir, il y a 11 minutes ?

Facebook nous maintient dans une sorte d’enfance prolongée.

Tout enfant aime se déguiser. Il se fait aussi dire qu’il ne faut pas cacher de vilaines choses à papa et maman.

Or, Facebook est un univers de déguisement­­­, puisqu’on s’y met en scène de façon avantageuse.

C’est aussi un univers de transparence puisque vous abdiquez des pans importants de votre intimité.

Au cœur de Facebook, il y a une colossale supercherie.

Zuckerberg dit qu’il entend désormais traquer sérieusement les fake news sur Facebook.

C’est Facebook au complet qui est une plateforme pour que les gens y présentent des portraits d’eux-mêmes qui sont des fake news !

 

Susceptibles

Une société dynamique a besoin que ses citoyens sachent débattre et acceptent des opinions différentes des leurs.

Je note cependant que les humains deviennent de moins en moins capables de supporter les idées contraires aux leurs.

Se pourrait-il que la multiplication de ces communautés virtuelles de gens qui pensent pareil, qui ont les mêmes goûts, qui peuvent zapper ce qui leur déplaît, y soit pour quelque chose ?

Y aurait-il un lien entre les « réseaux sociaux » et l’incroyable montée de l’hyper-susceptibilité, qui fait qu’un rien « blesse » une personne et lui fait déchirer sa chemise en public ?

 

Edward Snowden disait que les compagnies qui font de l’argent en vendant votre vie privée étaient jadis appelées des compagnies de « surveillance ».

Les avoir rebaptisées des « réseaux sociaux », concluait-il, est la plus grande supercherie politico-linguistique depuis que les ministères de la Guerre ont été renommés des ministères de la Défense.

Reposez-vous un peu

Les apôtres se rassemblent auprès de Jésus; ils lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné. Alors il leur dit: Vous-mêmes, venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu.

Marc 6. 30, 31

Jésus a envoyé ses disciples annoncer la Parole de Dieu et guérir les malades (Marc 3. 13-15). Ils sont revenus enthousiastes. Leur première expérience de service a été positive. Et pourtant, alors qu’il y a une grande foule dont il faudrait encore s’occuper, Jésus les appelle à tout lâcher pour le suivre dans le désert. Ces hommes n’ont peut-être pas compris l’ordre de leur Maître, mais ils lui ont obéi.

Cette demande de Jésus peut nous surprendre, mais elle nous enseigne à ne pas nous laisser absorber par une activité débordante, même si nous travaillons pour le Seigneur. “L’arc dont on ne relâche jamais la corde ne tardera pas à se briser”, disait un évêque de l’Église primitive.

« Venez à l’écart », leur dit Jésus. L’appel à être ses disciples est avant tout une invitation à sa communion, à rechercher ce qui lui plaît, en sa présence. Il est tellement facile de laisser les exigences du service chrétien étouffer ces moments de proximité avec lui! Nous ne pouvons pas travailler pour lui sans, avant tout, “être avec lui”.

“Reposez-vous un peu.” Un chrétien a écrit: “C’est le rythme naturel de la vie chrétienne. Celle-ci est faite en effet d’allers-retours constants entre la présence de Dieu et celle des hommes. La vie chrétienne alterne les rencontres avec Dieu dans le lieu secret et le service de l’homme sur la place du village”, mais toujours sous son regard.

La lettre non lue

Le plus jeune fils vendit tout et partit pour un pays éloigné; là il dissipa ce qu’il avait, en vivant dans la débauche… Revenu à lui-même, il dit:… Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai: Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi.

Luc 15. 13, 17, 18

Un jeune Hollandais a quitté la maison paternelle pour mener une vie de débauche semblable à celle du fils rebelle dont parle le chapitre 15 de l’évangile de Luc. Finalement, il rejoint un régiment en Indonésie. De là, il écrit à son père de lui envoyer de l’argent au plus vite. Plusieurs mois après, il reçoit la réponse. L’enveloppe ne contenant ni billet ni chèque, il la jette au fond de son sac sans lire la lettre.

Trois mois plus tard, le voici gravement malade. Il aimerait rentrer à la maison et il repense, honteux, à la lettre de son père qu’il n’a pas voulu lire. Il demande à un infirmier d’aller la chercher et de la lui lire. Le message est le suivant: “J’ai donné des instructions au Capitaine P., au cas où tu voudrais quitter l’armée, pour qu’il te ramène à la maison sur son navire. Écris donc au capitaine avant le 1er mai.”

La sueur perle au front du malade: on est maintenant à la fin juin… c’est trop tard!

Ils sont nombreux ceux qui n’écoutent pas le message d’amour que Dieu leur envoie, qui ne prennent même pas la peine de lire sa Parole, la Bible, un message urgent à ne pas laisser de côté.

En voici quelques extraits: “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3. 16). “Nous supplions pour Christ: Soyez réconciliés avec Dieu!” “Voici, c’est maintenant le jour du salut”(2 Corinthiens 5. 20; 6. 2).