N’abandonnez jamais…

N’abandonnez jamais votre droit à l’erreur, car vous perdriez la capacité d’apprendre des choses nouvelles et d’avancer dans la vie. (David Burns)

Soyons attentifs à la voix de Dieu

Voici quelques versets apportés à la fin du message du matin aujourd’hui à l’assemblée de Roxton Falls, au Québec. J’ai écouté par téléphone depuis l’Inde. J’ai trouvé que le message de ces versets s’appliquait bien à moi aujourd’hui. J’ai tant de projets, même en pensant à ce blogue je me suis dit que j’aurais dû chercher la volonté de Dieu plus profondément, afin de savoir si c’était une idée inspirée par Lui, ou seulement une passion de ma part qu’il faudrait contrôler, en attendant avec patience l’heure dictée par Dieu. Même si je fais quelque chose pour Dieu, je dois être prudent et circonspect. Je ne peux pas le faire par orgueil. Je dois attendre l’heure propice, lorsque l’Esprit me dira d’aller de l’avant avec mon projet, ou de le changer un peu.

Qu’est ce que la vie? Encore une question, la plus troublante de toutes les question pour l’humanité… 

Je m’adresse maintenant à vous qui dites: Nous irons aujourd’hui ou demain dans telle ville, et nous y passerons une année, nous trafiquerons et nous gagnerons. moins il pria avec instance qu’il ne plût point; et il ne plut point sur la terre durant trois ans et six mois. Or, vous ne savez pas ce qu’il en sera de demain; car, qu’est-ce que votre vie? Ce n’est qu’une vapeur qui parait pour peu de temps, et qui s’évanouit ensuite. Au lieu que vous devriez dire: Si le Seigneur le veut, et si nous vivons, nous ferons ceci ou cela. Mais maintenant, vous vous glorifiez dans vos vanteries. Toute présomption de cette sorte est mauvaise. Celui-là donc pèche, qui connaît le bien et qui ne le fait pas. (Jacques 4.13-17)

Votons pour Jésus (Partie I)

Votons pour Jésus!

Il y a quelques années, au cours de la campagne électorale américaine qui se termina par la deuxième victoire consécutive de Barack Obama, j’ai remarqué qu’un ami Américain habitant alors à Montréal avait fixé une affiche politique dans sa chambre : sur fond de drapeau américain, quatre mots : « I vote for Jesus » (Je vote pour Jésus). Plus tard, j’ai aussi aperçu un autocollant portant la même inscription sur le pare-chocs d’une voiture aux États-Unis.
Quel est le message de ces affiches?

Jésus se mêle-t-il de politique? Est-il une alternative à Barack Obama pour les Américains, à François Hollande pour les Français, à Stephen Harper pour les Canadiens ou Narendra Modi pour les Indiens? Ma première réponse est non! Jésus n’est pas présent physiquement sur cette terre, il n’est citoyen d’aucun de ces pays, il n’aurait d’ailleurs aucune chance d’être élu, car il ne promet pas une vie facile à ceux qui désirent le suivre. Pendant son séjour sur terre, il a pris une approche neutre politiquement, ne choisissant de soutenir ni le courant nationaliste Juif, ni l’occupant Romain.

Mais attendez un peu! En tant que bon citoyen de notre pays, ne voulons-nous pas ce qu’il y a de mieux pour le diriger? Jésus ne serait-il pas le meilleur dirigeant d’une nation?… Il ne serait pas corrompu, n’aurait pas de haine à l’encontre d’une partie de la population, pas de favoritisme, pas de haine envers d’autres peuples, un désintéressement complet. Les impôts seraient équitables, la justice serait réellement impartiale et omnisciente, la nation vivrait peut-être austèrement mais elle serait en paix. Les partis d’opposition ne seraient jamais muselés, mais ils ne trouveraient presque rien à critiquer, et le peuple ne les soutiendrait plus. Le politiquement correct n’existerait plus. La seule référence serait la Bible. Quel paradis sur terre!

MAIS. Même si nous votions tous pour Jésus, il n’accepterait jamais d’être notre souverain temporel. Bien qu’ayant tous pouvoirs, il a choisi de ne pas se mêler de la politique des hommes. « Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi. » (Jean 18.36)

Si Jésus ne veut pas se mêler de la direction des affaires matérielles dans ce monde, veut-il que ses disciples s’en mêlent? Jusqu’à récemment, il était bon pour un politicien de se présenter comme un défenseur des valeurs chrétiennes (sauf dans des pays non-chrétiens ou laïques comme la France). Souvent cela était hypocrite, puisqu’il est très difficile pour un dirigeant de respecter tous les enseignements de la Bible : honnêteté, amour du prochain (parti d’opposition), l’humilité, ne pas gaspiller, chercher son intérêt, etc. Il est vrai que parfois l’exercice du pouvoir a été bien mené par un souverain ou politicien chrétien, mais jamais sans faute. Le pouvoir vient avec beaucoup de tentations. Même David, roi d’Israël commit des péchés. Cependant il était un homme de Dieu.

(à suivre en partie II)

Votons pour Jésus (Partie II)

(Suite du premier article sur ce sujet)

Les Juifs attendaient un messie qui rétablirait le royaume d’Israël. Jésus les déçut grandement en prêchant la soumission aux pouvoirs établis. Depuis, il est devenu clair que Dieu ne planifie pas de créer un royaume temporel pour son peuple, mais que son peuple doit aller dans tous les royaumes de la terre pour y annoncer la rémission des péchés. Dieu n’a donc pas de peuple sur terre. Les Allemands portaient un ceinturon qui déclarait que Dieu était avec eux (Gott mit uns). Mais ils perdirent les Guerres mondiales! Dieu était-il donc mort? Ou avait-il prit le parti des Français et des Américains, qui eux aussi priaient le même Dieu?
La manière de gouverner de notre Dieu est un vrai mystère, mais ce que nous savons, c’est qu’il a toujours le derniers, qu’il peut renverser des puissances, qu’il peut permettre à un peuple « chrétien » de perdre une guerre qui semblait juste (comme au Vietnam), et qu’au travers des bouleversements des nombreux conflits de ce monde, il peut toucher d’autres âmes perdues.

Bon, là je verse un peu dans le chapitre de la non-résistance, j’en parlerai plus prochainement.
Pour l’instant, je veux parler de la politique et de la séparation de l’Église et de l’État.
Les Écritures enseignent que l’autorité du gouvernement séculier est établie par Dieu. Toutefois, il devrait y avoir une séparation complète entre l’Église et l’État. Bien qu’étant «étrangers et voyageurs sur la terre» (Hébreux 11.13), nous devrions être soumis aux autorités supérieures (Romains 13.1). «Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes» (I Pierre 2.13). Néanmoins, la première allégeance des chrétiens est envers Dieu. Jean 18.36; Actes 5.29; Romains 13.1-5. »
(Principes de foi de l’Église de Dieu en Christ, p.50)
« Toute occupation, vocation, activité ou fonction qui viole le principe de non-résistance doit être évitée par les chrétiens. Cela inclut occuper un poste politique, voter, travailler comme agent de la paix, mais aussi le travail de gardien de prison, celui de signer des actes d’accusation, servir dans les forces armées, faire office de juré ou signer des pétitions à caractère politique.
Les enseignements de Jésus sont clairs en ce qui concerne la politique. Il a appelé ses disciples et leur a dit : «Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur» (Matthieu 20.25-26). Il serait hypocrite, par conséquent, de participer à l’élection d’une personne à un poste qu’on ne pourrait, en bonne conscience, occuper soi-même »
(Principes de foi, p.51)
« Les chrétiens doivent prier pour leurs dirigeants et tous ceux qui sont élevés en dignité. «J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité» (I Timothée 2.1-2).
Les chrétiens devraient s’abstenir de critiquer les autorités terrestres. Il n’appartient pas à un chrétien de participer à des manifestations contre les politiques gouvernementales. Ce n’est pas non plus le rôle du croyant d’enseigner aux autorités comment conduire les affaires de l’État. (II Pierre 2.10-11). »
(Principes de foi, p.52)

Je conclus donc par ma conviction personnelle profonde: le chrétien d’aujourd’hui devrait voter pour Jésus, ce qui signifie vivre selon la Bible, être né de nouveau et aimer son prochain (je vous assure qu’il ne m’est pas toujours facile de ne pas se mêler de la politique). Il est très facile d’être emporté par des courants de haine envers des personnages politiques ou contre certains groupes de personnes, surtout lorsqu’on se permet de participer activement à la direction de notre pays. Concentrons plutôt ces efforts à la bonne direction de nos Églises. Soyons heureux d’être de simples citoyens, prêts à faire notre devoir envers notre pays et bien plus, aussi longtemps que cela ne nous empêche pas de vivre en harmonie avec Dieu.

Hugues Andries

La famille unie dans la prière sera unie pour la vie…

Voici un article paru sur le site www.christianismeaujourdhui.info. J’ai vraiment apprécié son contenu, qui concorde avec mes convictions au sujet de la prière et de l’adoration en famille. Je pense que tout anabaptiste serait d’accord avec ces propos. C’est pourquoi j’ai cité l’article en entier. Je sais que ce n’est pas très original, et j’aurais quelques commentaires à apporter, mais je n’ai pas le temps ces jours-ci. J’essaie d’avoir une bonne variété d’articles sur mon blog. J’écrirai mes idées un peu plus tard. Patience!

 

– Invité de la rédaction – Détenteurs du bon modèle conjugal, les chrétiens, dans la pratique, ne sont pas forcément les meilleurs ambassadeurs du mariage. Nancy Decorvet donne dix raisons à cet état de fait. Parti pris.

1. Négligence du culte en couple
Le regard des évangéliques est quasi méprisant envers ce qui a fait la force des Juifs et des Camisards au travers des persécutions: le culte de famille journalier. Il était comme la pierre angulaire d’un univers familial où maîtres, enfants, domestiques, ensemble à genoux ou autour d’une table, apprenaient les grandes vérités bibliques par cœur ou par imprégnation.

2. Les abus de l’égalité
Une bourrasque idéaliste, une tornade d’ignorance promouvant l’égalité, souffle sur nous. Alors, même si l’on peut déclarer l’égalité des créatures créées par Dieu, il n’en demeure pas moins qu’il y a des moches bêtes et méchants, des intelligents beaux ou conquérants et des différences entre riches et pauvres. Or le mythe de l’égalité va jusqu’à nommer inégalité les différences biologiques entre hommes et femmes. Que d’hérésies ne cautionnons-nous pas aujourd’hui au nom de l’égalité, dans des cercles bien pensants, au sein même de nos Eglises! Monde évaporé, monde de fiction et surtout monde de confusion, qui sape les fondations des familles chrétiennes.

3. Où est la responsabilité de l’homme?
On prétend aujourd’hui vouloir abolir, au sein d’une famille, la responsabilité première du mari et père, bienheureux de justifier son manque de présence et de dialogue avec chacun de ses enfants, bienheureux de déléguer l’autorité à sa femme, professionnellement active et dans un épuisement total. D’où moult conflits conjugaux et intergénérationnels en perspective.
A force de proclamer que nous avons tous en nous un élément masculin et un élément féminin, nous interchangeons les rôles, le flou s’installe et les modèles familiaux deviennent ceux des avatars qui envahissent nos écrans. Il reste donc parent 1 et parent 2…

4. La tolérance à tout prix
L’idéologie de la tolérance fait office de brouillard anesthésiant. Tolérance à soi-même et pas forcément à son conjoint. La liturgie de mariage a disparu. Chaque conjoint crée sa propre promesse, au point que j’ai entendu: «Je promets de te rester fidèle et de rester fidèle à moi-même». Quelques mois plus tard, ces conjoints chrétiens, respectivement à leur deuxième et troisième mariage, divorçaient. Reprenons en mains les fondements bibliques de notre couple et cessons d’être passifs face aux autorités politiques qui s’arrogent le droit d’imposer leurs propres normes, par exemple par l’enseignement de la sexualité à l’école maternelle. Restons fermes dans nos convictions que Dieu n’est pas un dieu du bien et du mal, mais le Dieu saint, unique et sans ténèbres.

5. Un féminisme excessif
Je ne me reconnais plus dans le féminisme post-moderne, qui sape de plus en plus la maternité envisagée comme un frein à l’épanouissement de la carrière. Comment des jeunes femmes aujourd’hui pourraient-elles apprivoiser et laisser jaillir ce qui est enfoui en elles, la fantastique force créatrice de la maternité? Est-ce si épanouissant de travailler dans un laboratoire avec des éprouvettes plutôt que de se consacrer pour un temps à ses enfants tout petits?

27/01/14 Christianisme aujourd’hui

 

Proverbes 6.20 Mon fils, garde le commandement de ton père, et n’abandonne point l’enseignement de ta mère.

Colossiens 4.2 Persévérez dans la prière, y veillant avec actions de grâces;

Jacques 5.16 Confessez vos fautes les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris; car la prière fervente du juste a une grande efficace.

De l’Église catholique et autres Églises de l’antéchrist

Voici quelques lignes, notez qu’il ne s’agit que d’une seule phrase (c’est lourd hein?), écrites par Menno Simons, pasteur anabaptiste au XVIe siècle. Il était auparavant prêtre dans l’Église catholique, mais voyant l’erreur de celle-ci, et convaincu qu’il ne pourrait pas la réformer, il se joignit aux anabaptistes, qui plus tard furent appelés par son nom : mennonites. Il s’attaque ici aux grands maux de l’Église catholique, qui était souvent décrite comme l’Église de l’Antéchrist par les anabaptistes de cette époque.

« Là où le baptême est pratiqué sans l’ordre et la Parole du Christ, comme il est de coutume chez ceux qui non seulement baptisent sans la foi, mais aussi sans raison et sans conscience; là où le pouvoir et la représentation du baptême, à savoir, la mort au péché, la vie nouvelle, la circoncision du cœur, etc., sont non seulement ignorés, mais aussi méprisés par ceux de l’âge mûr; et où le pain et le vin sont distribués à l’avare, à l’arrogant et à l’impénitent; où le salut est recherché dans de simples principes, des mots et des cérémonies, et où la vie est dirigée contrairement à l’amour parfait, c’est là l’Église de l’antéchrist. »
(Complete works of Menno Simons, cité sur le blog de Bob Goodnough, flatlanderfaith.wordpress.com)

« Petits enfants, c’est ici la dernière heure; et comme vous avez entendu dire que l’antéchrist vient, il y a dès maintenant plusieurs antéchrists; par où nous connaissons que c’est la dernière heure. Ils sont sortis d’entre nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous; mais c’est afin qu’il fût manifesté que tous ne sont pas des nôtres.
Pour vous, vous avez reçu l’onction de la part du Saint, et vous connaissez toutes choses. Je vous ai écrit, non que vous ne connaissiez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez, et parce que nul mensonge ne vient de la vérité. Qui est menteur, si ce n’est celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. » (1 Jean 2.18-22)

Dieu nous aime trop pour nous jeter en enfer… ?

Cette phrase, ou des affirmations similaires, sont monnaie courante aujourd’hui.
Cela est tellement faux qu’il me semble incroyable qu’on puisse croire une chose pareille, mais le Malin est tellement rusé qu’il est capable de prendre l’apparence d’un ange de lumière et de nous dérouter complètement. À nous de sonder nos cœurs pour connaître le chemin de Dieu. Tout ce qui vient de Dieu sera confirmé par la Bible. Mais ce qui vient du diable ne peut tenir lorsque nous nous soumettons entièrement à Dieu, lui demandant de nous diriger par son Esprit et par sa Parole. J’ai quelques pensées au sujet de la justice de Dieu, j’espère que je saurai les exposer assez clairement afin qu’elles puissent servir à semer une semence de vérité dans le cœur de chacun, croyant comme non-croyant.

Luke Troyer, mon instructeur de classes doctrinales et bibliques au Kentucky, m’a un jour raconté la triste fin d’un frère de notre Église. Celui-ci, d’un âge avancé, mais encore sain d’esprit, passa les dernières semaines de sa vie alité, dans un hôpital. Je crois qu’il était atteint d’un cancer.
Son décès fut malheureusement beaucoup plus dramatique que celui de la majorité des chrétiens d’aujourd’hui, qui rendent l’âme sereinement. Lorsqu’on lui apprit qu’il n’avait aucune chance de s’en tirer, il commença à laisser libre cours à son désespoir, sa haine et ses remords. Il passa les derniers jours de sa vie à tordre les draps de son lit, à chercher à les déchirer avec ses dents, et à demander de l’eau. Il était tellement dérangé qu’on ne pouvait même pas lui faire boire l’eau d’un verre : il fallait imbiber la pointe du drap dans l’eau, puis lui tendre le drap, sur lequel il se ruait aussitôt. Bref, il mourut d’en d’affreuses souffrance, troublé, loin de la paix que Dieu donne aux siens, même sur le bûcher ou sur l’échafaud.
Après son décès, en le fouillant, on trouva sur lui un carnet contenant la liste des frères auxquels il n’avait pas pardonné leur offense (avec des indications sur la nature des griefs). S’il ne leur avait pas pardonné leurs péchés, parfois bien petits et involontaires, comment Dieu pouvait-il lui pardonner?
Que dit la Bible? (Matthieu 6.12) « Pardonne-nous nos péchés, comme aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». (Luc 17.3) « Prenez garde à vous. Si ton frère t’a offensé, reprends-le; et s’il se repent, pardonne-lui. » il est clair que Dieu, bien qu’il nous aime d’un amour que nous ne pouvons pas commencer à comprendre, hait le péché à tel point qu’il ne peut pardonner à un pécheur qui ne pardonne pas à un autre pécheur. Bien-sûr, si ce pécheur veut pardonner, mais n’en a simplement pas la force, Dieu est fidèle pour lui donner la grâce de pardonner.

Je veux profiter de cette occasion pour rappeler qu’en aucun cas nous ne prétendons que tous ceux qui font partie de Dieu en Christ seront sauvés au Jugement Dernier. Malheureusement, toutes les Églises du monde ont des membres qui ne sont pas sincères, qui suivent la tradition parce que leurs amis et leur famille le font. Je crois que la majorité de ceux-ci ont vu la beauté de la vie chrétienne, et sont probablement nés de nouveau, mais ont perdu le premier amour qu’ils avaient pour Christ et l’Église, devenant dès lors comme l’Église de Laodicée dans l’Apocalypse. Il est clair que Dieu peut rejeter les âmes de ceux qui ne l’ont pas aimé lorsque la fin du monde viendra. Il est très dangereux d’enseigner qu’il n’y aura pas de punition pour ceux qui n’ont pas obéi. On peut prêcher beaucoup au sujet de l’amour de Jésus, qui est le message majeur de sa vie, mais si l’on nie ou si l’on passe sous silence qu’il vint pour nous sauver du péché et de l’enfer, le pouvoir de notre prédication s’en trouvera vite affaibli.

J’aimerais encore partager un extrait d’un article que j’ai lu récemment dans un livre dévotionnel :

Psaume 96.10 « Dites parmi les nations: L’Éternel règne; aussi le monde est ferme et ne chancelle point; il jugera les peuples avec équité. »
« Jésus ne prit aucun détour lorsqu’il dit ceci : «Mais je vous montrerai qui vous devez craindre; craignez celui qui, après avoir ôté la vie, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne; oui, je vous le dis, c’est celui-là que vous devez craindre. » (Luc 12.5). Les pensées graves concernant la mort et l’enfer peuvent grandement nous aider à considérer la vie sous un angle différent. Cependant, certains théologiens et pasteurs minimisent ces réalités.
Il y a plusieurs années, un pasteur se fit dévaliser par un ancien employé. L’homme fut arrêté et condamné à une longue peine d’emprisonnement. Pensant qu’il toucherait la conscience du condamné, le pasteur lui demanda : « Comment pouvais-tu être vil au point de voler ton bon vieux patron? »
La réponse le laissa complètement bouche bée : « C’est vous-même qui m’avez tenté de commettre une telle offense contre la loi », lui dit-il, « Je vous ai souvent entendu dire, en public comme face-à-face, que tous les hommes vivront le bonheur absolu après la mort, et qu’il n’existe rien de tel que l’enfer ou que la punition éternelle dans le monde à venir. Puisque vous avez écarté ma plus grande crainte, pourquoi devrais-je craindre une peine bien moindre? »

« Du reste, mon fils, prends garde à ces choses. À faire beaucoup de livres, il n’y a point de fin, et tant d’étude n’est que fatigue pour le corps. Écoutons la conclusion de tout ce discours: Crains Dieu, et garde ses commandements; car c’est là le tout de l’homme. Car Dieu fera venir toute œuvre en jugement, avec tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. »
(Ecclésiastes 12.14-16)