(Cette épître remonte au deuxième siècle. À mon avis, elle s’agit du plus beau exposition de la foi de l’église primitive en dehors des écrits apostoliques.)
CHAPITRE 1
1. Je vois, très excellent Diognète, que tu es désireux de t’instruire sur la religion des chrétiens, et que tes questions les concernant sont formées avec précision et avec soin, en ce qui concerne leur confiance en Dieu et la manière du culte qu’ils lui rendent. D’où vient leur dédain du monde et leur mépris de la mort ? Pourquoi ne tiennent-ils aucun compte de ceux qui sont considérés comme des dieux par les Grecs, et n’observent-ils la superstition des Juifs ? Quelle est la nature de l’affection qu’ils entretiennent les uns envers les autres ? Et pourquoi est-ce que cette nouvelle manière de vivre est apparu dans nos jours et non pas avant ?
La maison était un bungalow blanc ordinaire, entouré d’une
clôture de bois blanchi à l’ancienne. J’étais passé par là de nombreuses fois,
mais cette fois-ci, je marchais plus lentement et en jetant un coup d’œil dans
la cour arrière, j’ai aperçu une vieille tonnelle recouverte de roses. De
l’autre côté de la tonnelle, j’ai pu entrevoir des éclats de couleurs
scintillantes, illuminés par le soleil matinal. C’est ainsi que je me suis
rendu compte qu’il y avait un paradis caché derrière la maison, que je n’avais
jamais remarqué. J’avais parfois salué le vieil homme qui vivait là, mais je n’avais
jamais remarqué son jardin. Tandis que je me tenais debout, hypnotisé, le vieil
homme apparut dans l’embrasure de la tonnelle et m’a fait signe de la main. Je
l’ai salué en retour, gêné qu’il m’ait surpris en train de regarder dans son
jardin.
« J’admirais votre jardin », lui
ai-je dit.
« J’en
profitais aussi ! »
répondit-il en souriant. « Voulez-vous que je vous le montre ? »
J’ai traversé la pelouse couverte de rosée. Le vieillard m’a chaleureusement
tendu la main et ses yeux scintillaient en souriant. Ses mains étaient calleuses
et rugueuses. Les mains d’un jardinier, me suis-je dit. Bien que l’homme fût
silencieux, ce n’était pas un silence gênant. J’ai eu le sentiment qu’il était
à l’aise avec le calme. Alors que nous marchions vers la tonnelle, il s’est mit
à parler.
« Je l’appelle mon jardin des
pensées »,
dit-il. « Quand j’ai acheté cet endroit, il y a des
années, la cour arrière était un enchevêtrement de mauvaises herbes. À cette
époque de ma vie, mon esprit était aussi plein de mauvaises herbes. C’est en
travaillant à nettoyer tout ce gâchis que j’ai compris les similitudes, et j’ai
décidé à ce moment-là que je me consacrerais à nettoyer les deux. C’était il y
a de nombreuses années, et maintenant, dans ma vieillesse, je peux vous dire
que le résultat a été bien meilleur que je ne l’aurais jamais imaginé. Mais je
ne m’attribue pas le mérite. Il va au Maître Jardinier. »
J’ai vu que nous approchions d’un chemin fait de pierres
posées ici et là et qui menaient à la tonnelle. « C’est une
partie importante du voyage », m’a-t-il dit. J’ai lu le
message écrit sur chaque pierre en avançant lentement vers le jardin.
« Détruire les raisonnements » (2
Corinthiens 10.5), c’était l’inscription sur la première pierre. « Une étape
très importante dans la croissance d’un bon jardin de la pensée, » dit le
vieil homme. « Les imaginations ou les raisonnements peuvent
être très dommageables. Il est important de les emmener en captivité. »
« Pas de plus haute opinion » (Romains 12.3),
pouvait-on lire sur la pierre suivante. « Qu’est-ce
que ça veut dire ? » ai-je
demandé.
« Ne te crois pas meilleur que tu
ne l’es »,
répondit-il. Si on s’estime trop bon, on ne peut pas se mettre à genoux pour
arracher les mauvaises herbes, et on ne sera pas assez humble pour donner une
fleur à un passant. »
« Observe les lis » (Matthieu 6.28)
était l’inscription suivante. « Le maître jardinier nous
rappelle, dit le vieil homme, que les lis fleurissent dans les champs, non pas
par leurs propres efforts ou par l’inquiétude, mais simplement en trempant dans
la pluie et le soleil qu’on leur envoie. »
Maintenant, nous étions arrivés jusqu’à la tonnelle. J’ai levé
les yeux, et j’ai vu qu’il y avait aussi une inscription au-dessus de ma tête. « Toute chose
belle en son temps » (Ecclésiaste 3.11). J’ai
regardé le vieil homme, et il a hoché la tête. « J’étais
découragé au début ; quand j’ai
vu le désordre terrible, dans ce jardin, dans mon cœur et dans mon esprit, je
ne savais pas comment j’arriverais jamais à le nettoyer. Je suis tombé à genoux
ici. J’ai vu les mauvaises herbes, la douleur, les années de mauvais ensemencements
qui avaient conduit à cela, et cela semblait impossible. À ce moment-là, il m’a
semblé que le Maître Jardinier est apparu. J’ai vu une vision d’épines, de
chardons et de sueur sur le front. J’avais l’impression de voir ces épines
tordues dans un cruel appareil de torture, alors que le Maître Jardinier se
chargeait de faire l’impossible. J’ai su alors que j’avais raison. Je n’y
arriverais jamais. Mais lui, il le pourrait. Il faudrait que je m’implique
activement, mais ce sont ses mains abîmées par les épines qui me donneraient la
force d’arracher ces mauvaises herbes et de planter de nouvelles graines. C’est
alors que j’ai pu croire que tout deviendrait beau en son temps. »
J’ai essuyé une larme sur ma joue, et en marchant à travers la
tonnelle, j’ai remarqué de nouveau les roses qui la recouvraient. Elles
fleurissaient d’un rouge vif, et comme j’admirais la couleur et l’odeur, les épines
attirèrent mon regard, et j’ai incliné la tête.
Lorsque nous avons franchi la tonnelle et pénétré dans le
jardin lui-même, c’était comme si j’étais dans un rêve. La rosée du matin était
encore sur les fleurs, et la lumière du soleil les faisait briller d’un éclat
qui semblait céleste. Le vieil homme resta silencieusement avec moi un moment,
inspiré par tant de beauté. Il s’est approché d’un banc à proximité, et nous
nous sommes assis.
« Parlez-moi du jardin », lui
ai-je demandé. « Vous m’avez parlé du début du
processus de nettoyage. Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? »
« Puis vint la rupture du sol »,
répondit-il. Les racines étaient dures et certaines étaient profondes. Je
voulais creuser assez profondément pour m’assurer de les éliminer toutes. Le
sol devait être brisé et amolli. Au fur et à mesure que je travaillais, les
analogies continuaient de m’apparaître. Je savais que le même processus devait
se produire dans mon esprit et dans mon cœur. Mon cœur avait besoin d’être
adouci, et j’avais besoin de creuser jusqu’au fond pour éradiquer les racines
des mauvaises herbes. Chaque fois que les mauvaises herbes commençaient à
repousser, je les arrachais immédiatement et je les détruisais. Je savais que
les mauvaises habitudes de ma vie étaient comme ces mauvaises herbes, et
avaient besoin du même traitement. »
Je me suis déplacé sur le banc, et je me suis retourné pour
regarder le vieil homme. « Dans votre vie, les mauvaises
habitudes étaient des mauvaises herbes. D’où viennent ces mauvaises herbes ? »
« Des semences », a-t-il
dit. « Toutes
les plantes poussent à partir de graines. Dans les jardins de notre esprit, les
pensées sont les graines. »
« D’où viennent ces graines de
mauvaises herbes ? »
Il s’est penché vers le bas, a arraché une petite pousse de
sarrasin et me l’a donnée. « Celle-ci provient probablement du
champ, m’a-t-il suggéré en faisant un geste vers la vaste prairie qui s’étendait
au-delà de son arrière-cour. Les vents de la vie soufflent les graines, bonnes
et mauvaises, et certaines de chaque type vont atterrir dans notre sol. Cela
exige de l’entretien et de la vigilance. Nous pouvons aussi acheter des
semences. Je vois les choses de cette façon. Aller dans des lieux de bonne
influence, c’est comme aller dans un stand de marché qui vend de bonnes
semences. Il peut s’agir d’aller chez votre ami, de sortir dans le champ de blé
pour méditer, ou d’aller à l’église et de recevoir des semences de qualité pour
votre âme.
Aller dans des lieux de mauvaise influence, c’est comme aller
dans un stand de marché qui vend des graines de mauvaises herbes. Ces kiosques
de marché sont souvent très attrayants et ont beaucoup plus de publicité que
les kiosques qui vendent de bonnes semences. Les vendeurs de graines de
mauvaises herbes sont très persuasifs, et bien que leurs produits semblent
attrayants, les plantes qui poussent de ces graines sont très toxiques. D’après
mon expérience, les graines de mauvaises herbes que j’ai volontairement
achetées sur le marché sont très dangereuses.
De plus, les graines apparemment inoffensives qu’un ami bien
intentionné me donne peuvent en fait être nocives et devenir des mauvaises
herbes laides. Quand je rentre d’une visite ou d’un voyage avec une poche
pleine de graines, je dois les trier avant de les planter. J’appelle mon
processus de tri le processus “tout ce qui est”. Il s’agit d’un processus
séculaire, appris par de nombreux jardiniers avertis au fil des ans, et qui se
déroule comme suit : toutes les choses qui sont véritables, honnêtes, justes,
pures, aimables, de bonne réputation, vertueuses, et dignes de louange ; que
toutes ces choses occupent vos pensées. (Philippiens 4.8) Ce processus est
la meilleure garantie pour le développement d’un jardin de la pensée sain et
beau. »
Une douce brise a commencé à souffler du champ, et un colibri est
passé tout près. J’avais tant de questions, et tandis que le soleil montait
plus haut dans le ciel, réchauffant le sol sous nos pieds, il me semblait que
le sol dans mon cœur se réchauffait aussi.
Le vieil homme s’est levé et m’a fait signe. « Viens
avec moi vers l’eau ».
Je l’ai suivi le long du sentier étroit où des pétunias et des
plants de pommes de terre fleurissaient au soleil. Des coquelicots et des lys brossaient
les jambes de mon pantalon, et tous semblaient avoir été traités avec tendresse
et amour. « Rester sur une pensée, c’est comme fertiliser
une graine », m’a dit le vieil homme, alors qu’il s’arrêtait
pour ramasser une pierre et la jeter sur un tas dans un coin du jardin. À l’ombre
d’un saule, où les hostas et les fougères tapissaient le sol, le vieil homme s’est
agenouillé. Ne sachant pas quoi faire d’autre, je me suis agenouillé aussi. Il a
soulevé une feuille d’hosta, découvrant un robinet. Il lui a donné un tour, et
bientôt, un léger jet a commencé à tomber sur tout le jardin. « J’ai
installé ce système d’arrosage dès le début, » dit-il.
« J’aurais
pu mettre ce robinet près de la maison, à un niveau facile d’accès, mais j’ai
décidé de le mettre ici. Dans nos jardins de pensées, nous avons besoin de la
pluie de Dieu pour arroser nos cœurs. En faisant le voyage jusqu’au lieu de
prière, et en nous agenouillant dans un coin tranquille du jardin, nous pouvons
accéder au robinet de la grâce de Dieu, le maître jardinier. La pluie douce de
son Esprit adoucit le sol et étanche notre soif. Les précieuses graines de
pensée qu’il nous a données peuvent alors devenir de belles plantes. »
Il a mis sa main sur mon épaule pendant que nous marchions sans un mot, de retour le long des chemins, jusqu’à la tonnelle, par-dessus les pierres, et de retour dans le monde réel. J’ai tendu la main, et il l’a bien serrée. J’ai ouvert la bouche pour le remercier, mais il a levé la main pour m’arrêter. Il a mis la main dans sa poche et a sorti un paquet de semences. J’ai hoché la tête, j’ai pris le paquet, et comme je me suis tourné pour partir, je savais au fond de mois que les graines dans ce paquet allaient devenir quelque chose de beau.
écrit par le frère Karlos Isaac pour une soirée d’encouragement chrétien à Montréal
Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu; Éphésiens 6. 17
Car la parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles, et jugeant des pensées et des intentions du cœur; Hébreux 4. 12
Voir un autre bon article au sujet de la lecture de la Bible ici.
César Malan, lors d’un voyage en train de Genève à Paris, partageait son compartiment avec un homme qui, le voyant lire sa Bible, se mit à attaquer avec véhémence la doctrine chrétienne. Chaque argument reçut pour réponse un texte biblique, César Malan ne se risquant même pas à l’expliquer ni à le commenter. Toutes les fois que le contradicteur essayait d’échapper par une autre remarque, Malan répondait par un nouveau verset de l’Écriture.
À la fin, le voyageur exaspéré s’écria: “Est-ce que vous ne comprenez pas que je ne crois pas votre Bible et qu’il est inutile de me la citer?” La seule réponse que donna Malan fut: “Si vous ne croyez pas…, dit Jésus, vous mourrez dans vos péchés” (Jean 8. 24).
Quelques mois plus tard, Malan reçut une lettre dont le nom de l’auteur lui était inconnu. La voici: “Je vous ai enfin retrouvé et me suis procuré votre adresse. Notre rencontre dans le train a été le grand tournant de ma vie. Ce jour-là, vous avez pris l’épée de l’Esprit qui m’a transpercé de part en part; chaque fois que j’essayais de parer, vous me donniez un nouveau coup de son tranchant. Vous m’avez fait sentir que ce n’était pas vous que je combattais, mais Dieu.”
Tandis que Malan lisait cette lettre, il se souvint de l’épisode et comprit que l’épée de l’Esprit avait fait son œuvre.
(Je ne me permets pas de juger si Henri Abraham César Malan a en tout point été un exemple dans la foi. Je sais qu’il avait un caractère fort et qu’il n’était pas entièrement dans la lignée de l’Église de Dieu, mais je crois qu’il a laissé plusieurs bon témoignages, notamment des cantiques. Je me permets donc de citer cette histoire, trouvée sur un site internet auquel je suis abonné. Nous pourrions apprendre beaucoup de cet exemple.)
Le pouvoir de la propagande est tel que, quand quelque chose est proclamé assez fort et assez souvent, les gens sont persuadés que la chose doit être vraie, que c’est le seul moyen possible de comprendre les circonstances données. Mais la plupart du temps, lorsqu’on y regarde de près, l’argument semble beaucoup plus fragile qu’il ne le semble en premier lieu.
Prenons par exemple la question du baptême par immersion. Les partisans de l’immersion la font paraître simple et évidente. Ce dont ils ne parlent pas, ce sont les énormes différences d’opinion au sein de leur propre camp.
Un converti devrait-il être baptisé au nom de Jésus ou au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?
Le converti doit-il aller sous l’eau une fois, ou trois fois, une fois pour chaque personne de la Trinité ?
Le converti doit-il se pencher en avant ou en arrière pour aller sous l’eau ?
Est-il acceptable de baptiser par immersion dans un bassin à l’intérieur, ou faut-il le faire à l’extérieur dans un plan d’eau naturel ?
Si c’est à l’extérieur, le faire dans un lac est-il correct ou doit-il être fait dans l’eau courante d’une rivière ?
On peut se poser tant de questions, comme: Comment Philippe et l’eunuque ont-ils trouvé assez d’eau pour une immersion en plein désert du Néguev? Comment 3000 personnes ont-elles été baptisées par immersion dans un cité sur une montagne où l’eau est rarissime (Jérusalem)? Pourquoi cet endroit de baptême n’est-il pas connu et transformé en lieu de pèlerinage comme Bethléem, Golgotha ou tant d’autres hauts lieux du Nouveau Testament?
Ce n’est pas mon désir de ridiculiser qui que ce soit. Des personnes dévouées et bien intentionnées sont convaincues d’avoir trouvé des preuves infaillibles dans la Bible pour chacune de ces pratiques, et elles sont également convaincues que ceux qui adhèrent à n’importe quelle autre opinion se trompent. Je signale simplement à quel point la question peut devenir compliquée. Ces opinions ont toutes été la cause de divisions entre Églises et il existe aujourd’hui des Églises qui tiennent fermement à chacune de ces méthodes de baptême.
Peut-être que la vraie question est : sommes-nous sauvés par le baptême ? Je crois que la réponse biblique est oui, mais quel baptême? En fait, le baptême qui sauve est le baptême du Saint-Esprit (et le sang et les souffrance de Christ). Il n’y a pas de pouvoir salvateur dans l’eau appliquée à l’extérieur du corps.
L’immersion était pratiquée à Babylone et en Égypte, basée sur la conviction que l’eau avait un pouvoir de purification spirituel. Les chrétiens croient que ce pouvoir est dans le sang de Jésus et non dans l’eau.
La plupart des synagogues disposent d’un bassin d’immersion rituelle pour se purifier des souillures. Comme un flux de sang est une souillure, les femmes doivent pratiquer cette immersion tous les mois. En général, il s’agit d’un acte personnel, sans témoins. Il n’y a pas de parallèle ici au baptême chrétien.
Le baptême d’eau témoigne du fait que l’Église accepte officiellement le fait qu’un converti est né de nouveau et baptisé du Saint-Esprit et que la vie qu’il vit maintenant montre la preuve de l’action du Saint-Esprit dans son cœur. Le baptême fondé sur la prétention auto authentifiée d’une personne d’être née de nouveau ne suffit pas à la faire jouir d’une communion spirituelle avec d’autres chrétiens vraiment nés de nouveau.
Il y a trente ans, j’ai visité un musée à Montréal avec une réplique des catacombes à Rome. Au cours de la promenade, il y avait une petite grotte à chaque tournant et à l’intérieur se trouvaient des représentations de la vie des premiers chrétiens qui passèrent une grande partie de leur vie à se cacher dans les catacombes. Une de ces grottes représentait une scène de baptême. Ceux qui étaient en train d’être baptisés étaient des adultes et le baptême se faisait par aspersion. Même si ce musée avait été créé par l’Église catholique romaine, je crois que c’était une représentation assez exacte des chrétiens à cette époque. Je crois que le musée n’existe plus aujourd’hui.
Sur le même sujet, je recommande vivement la lecture de ces deux articles également :
Purification symbolique : Dans l’Ancien Testament, on trouve diverses lois concernant la sanctification et la purification. Dans chaque cas, il y avait une condition qui qualifiait une personne puis une cérémonie se faisait par aspersion de sang, d’huile ou d’eau.
La tribu de Lévi avait pris le côté de Dieu au moment où les enfants d’Israël ont fait le veau d’or (Exode 32. 26-28). En raison de leur zèle pour Dieu, il les a choisis pour servir dans le tabernacle et plus tard dans le temple. Avant de commencer à exercer leurs fonctions, ils devaient avoir trente ans (Nombre 4) et se soumettre à un rituel de consécration (Nombres 8. 7) : « Tu leur feras ainsi pour les purifier : fais sur eux aspersion de l’eau de purification pour le péché ; ils feront passer le rasoir sur toute leur chair, laveront leurs vêtements, et se purifieront ».
Aaron était le porte-parole et l’assistant de Moïse, celui qui avait accompli les miracles devant Pharaon. Plus tard, il est devenu le souverain sacrificateur. Exode 29 parle de la consécration d’Aaron et de ses fils. Le verset 7 dit : « Et tu prendras l’huile de l’onction ; tu la répandras sur sa tête, et tu l’oindras. ».
David a été choisi par Dieu pour être le roi d’Israël. Quand il inspectait les fils de Jessé (aussi appelé Isaï), Dieu a dit à Samuel : « Ne prends point garde à son visage ni à la grandeur de sa taille… L’Éternel ne regarde point à ce que l’homme regarde ; l’homme regarde à ce qui paraît aux yeux ; mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16. 7). Finalement, pour indiquer celui qui Dieu avait choisi, « Alors Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères, et depuis ce jour-là l’Esprit de l’Éternel saisit David » (v. 13).
Nombres 19 parle d’une eau de purification
contenant de la cendre d’une vache rousse, sans tache ni défaut. La cendre
était mélangée avec de l’eau dans un vase et un homme pur prenait de l’hysope
et la trempait dans l’eau pour faire l’aspersion sur tout ce qui était impur :
tente, ustensiles ou personnes. Ces impuretés étaient un type de péché et la
personne impure devait quitter le camp jusqu’à ce qu’elle ne soit plus impure.
L’aspersion de cette eau de purification était le moyen de recevoir cette
personne dans le camp, une sorte de réintégration.
Ézéchiel 36.25 dit : « Je répandrai sur vous des eaux pures, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. »
Les purifications rituelles de la loi et de la prophétie d’Ézéchiel annonçaient (typifiaient) la véritable purification rendue possible par Jésus-Christ. Jésus a dit à la Samaritaine qu’il pourrait lui donner de l’eau vive qui deviendrait une source jaillissant jusqu’à dans la vie éternelle (Jean 4.13,14).
Purification interne : il semble que ceux qui ont consulté des lexiques grecs dans le but d’établir que baptizo a pour seul sens l’immersion ont choisi leur témoignage avec soin. D’autres personnes ont consulté ces mêmes lexiques et ont découvert que la signification fondamentale de baptizo est « laver » ou « nettoyer ». Ils affirment que c’est un mot utilisé pour désigner l’effet, pas le moyen utilisé pour obtenir cet effet. Le vrai mot grec qui signifie « immerger » est καταδυω (kataduo, plonger en bas, 6 occurrences dans la Septante) et non baptizo.
Dans Marc 16.16, Jésus a dit : « Celui
qui croira et sera baptisé, sera sauvé ». Cela signifie-t-il qu’il existe
un pouvoir salvateur dans le baptême extérieur ? Je crois plutôt que le
mot baptisé dans ce verset se réfère à une purification interne (lavage) du
cœur.
Ce n’est que par le sang versé de Jésus que nos péchés peuvent être pardonnés. Mais les Écritures parlent également de la nécessité de purifier nos cœurs et nos esprits afin que nous ne continuions pas à pécher volontairement. L’eau appliquée à l’extérieur du corps, que ce soit par aspersion ou par immersion, ne peut pas faire cela, pas plus que le sang et l’eau des cérémonies de la loi de l’Ancien Testament.
« Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, qu’on répand sur ceux qui sont souillés, les sanctifie quant à la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert à Dieu, lui-même, sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! » (Hébreux 9.13,14). « Approchons-nous avec un cœur sincère, dans une pleine certitude de foi, ayant les cœurs purifiés des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Hébreux 10.22). L’apôtre Paul dit que l’Église a été lavée par l’eau de la Parole (Éphésiens 5.26). La Parole de Dieu a le pouvoir de nous purifier si nous la laissons agir en nous.
Lorsque le soldat a percé le côté de Jésus avec une lance, du sang et de l’eau ont coulé (Jean 19.34). L’apôtre Jean dit : « C’est ce même Jésus, le Christ, qui est venu avec l’eau et le sang ; non seulement avec l’eau, mais avec l’eau et le sang ; et c’est l’Esprit qui en rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité » (1 Jean 5.6). Lorsque nous venons à Dieu pour demander pardon, c’est le sang qui couvre nos péchés. Mais nous ne devons pas ignorer l’autre aspect du salut : la purification du cœur. L’eau qui a coulé du côté de Jésus est la preuve que cette purification nous est également offerte à travers la mort expiatoire de Jésus. Quel avantage y aurait-il à avoir nos péchés passés pardonnés, si c’était simplement pour continuer de vivre dans le péché ? Ou à quoi cela servirait-il de purifier notre cœur si les péchés du passé ne pouvaient être pardonnés ? Mais, grâce à Dieu, il nous offre le salut complet, le pardon et la purification, à condition que nous nous détournions de nos péchés. « Non, vous dis-je ; mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même » (Luc 13.3).
Quelques doutes sur l’immersion : Jésus était à la fois roi et sacrificateur. À l’âge de trente ans, il est venu à Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Lorsque Jean a d’abord refusé, Jésus a dit : « Ne t’y oppose pas pour le moment ; car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir tout ce qui est juste. Alors il ne s’y opposa plus » (Matthieu 3.15). Christ ne faisait-il pas allusion à la nécessité de satisfaire aux exigences de la loi cérémonielle avant d’entrer dans son ministère ?
Lorsque je lis le reste de ce récit dans les évangiles, je ne trouve aucune indication concernant la manière dont Jean a exécuté le baptême. Il me semble probable que Jésus et Jean sont entrés dans des eaux peu profondes et que Jean a aspergé Jésus avec un peu d’eau, peut-être avec un bouquet d’hysope qu’il avait plongé dans la rivière, ou peut-être a-t-il versé de l’eau qu’il avait recueillie entre ses mains.
Cependant, je peux comprendre comment
on peut imaginer que Jésus a été immergé dans le Jourdain si on est convaincu
que le mot grec baptizo a le seul sens de
l’immersion. Puisque je ne suis pas convaincu de cela, ce n’est pas une image
d’immersion qui me vient à l’esprit lorsque je lis ces récits.
Il est encore plus difficile pour moi de voir une
immersion dans certains des autres baptêmes mentionnés dans le Nouveau
Testament. Dans le neuvième chapitre des Actes, Saul avait passé trois jours
sans manger ni boire quand Ananias vint le baptiser. Les versets 17 et 18 nous
disent qu’Ananias est arrivé à la maison, a prié pour que Saul recouvre la vue
et l’a baptisé. Alors Saul a eu quelque chose à manger et sa force lui est revenue.
Il n’y a aucune mention dans ce récit qu’ils sont partis pour trouver une
rivière où Saul pourrait être baptisé, et j’ai du mal à croire qu’ils l’aient
fait.
Au seizième chapitre, Paul et Silas étaient en prison et, après un tremblement de terre, le geôlier et sa famille ont cru. Le verset 33 dit : « Et les ayant pris avec lui à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies ; et il fut aussitôt baptisé, lui et tous les siens ». Encore une fois, il m’est difficile de voir un moyen d’immerger ces personnes chez eux. Et le baptême de trois mille personnes en un seul jour dans Actes 2.41 : y avait-il une piscine à Jérusalem assez grande pour les immerger tous, même par groupes ?
Quand on a appris à croire que baptizo veut dire immerger, et rien qu’immerger,
on est obligé de voir une immersion dans tous ces récits. Si immerger est
vraiment le seul sens du mot baptizo, je ne
comprends pas comment les prophéties de Jean-Baptiste et de Jésus sur le
baptême du Saint-Esprit ont été accomplies par le déversement du Saint-Esprit
le jour de la Pentecôte. Considérez les versets suivants :
« Pour moi je vous ai baptisés d’eau, mais lui vous baptisera du Saint-Esprit » (Marc 1.8).
« C’est que Jean a baptisé d’eau, mais que vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours » (Actes 1.5).
« Et il leur apparut des langues séparées, comme de feu, et qui se posèrent sur chacun d’eux » (Actes 2.3).
« Mais c’est ici ce qui a été prédit par le prophète Joël : Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront ; vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Et certes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes, et ils prophétiseront » (Actes 2.16-18 ; comparez avec Joël 2.28,29).
Les apôtres Paul et Pierre utilisent le mot baptême
pour décrire deux événements de l’Ancien Testament. 1 Corinthiens 10.1-4
raconte l’histoire des enfants d’Israël à l’époque de Moïse, affirmant qu’ils
« ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ». Je
doute que Paul ait voulu dire qu’ils étaient immergés dans la Mer Rouge. Les
Égyptiens ont été immergés et l’apôtre ne dit pas qu’ils ont été baptisés. Mais
il dit que « nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au
travers de la mer ». Le seul mode de baptême possible ici est par la pluie
qui se tombe de la nuée, ce dont parle Psaume 77.18. (Versets 17-21 parlent de
la traversée de la Mer Rouge).
L’autre passage se trouve dans 1 Pierre 3.21, où Pierre parle de ceux qui ont été sauvés dans l’arche de Noé. « Et l’image correspondante, le baptême (lequel n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu) nous sauve maintenant par la résurrection de Jésus-Christ ». Ici encore, ceux qui étaient dans l’arche ont été baptisés (par la pluie) mais non pas immergé, tandis que ceux qui étaient en dehors de l’arche étaient immergés (dans le déluge) sans être baptisés.
Dans les deux références, le point essentiel est
que certaines personnes ont tourné le dos à leur ancienne vie et à la
corruption du monde. L’Égypte et le monde qui a péri dans le déluge sont des
types de notre vie antérieure dans les péchés et la corruption de ce monde. Ces
Écritures indiquent un changement dans les pensées et les intentions des cœurs
de ceux qui choisissent de suivre les commandements de Dieu. Dieu a montré son
acceptation de leur décision par l’eau qui tombait du nuage. Ce sont des
exemples métaphoriques, bien sûr, mais je ne crois pas que les apôtres auraient
choisi le mot baptême pour décrire ces événements s’ils avaient voulu enseigner
que le baptême doit se faire par immersion.
Autres utilisations du baptizo: Dans les versets suivants, les mots baptizo et baptismos sont traduits par « lavage » ou « ablutions » : « Et lorsqu’ils reviennent des places publiques, ils ne mangent point non plus sans s’être lavés. Il y a aussi beaucoup d’autres choses qu’ils ont reçues pour les observer, comme de laver les coupes, les pots, les vaisseaux d’airain et les lits » (Marc 7.4).
« Pendant lequel on offre des dons et des sacrifices, qui ne peuvent rendre parfait quant à la conscience celui qui fait le service, uniquement par des viandes et des breuvages, et diverses ablutions, et des cérémonies charnelles, imposées seulement jusqu’au temps du renouvellement. » (Hébreux 9.9-10).
Dans la version grecque de l’Ancien Testament (Septante), on m’a dit également que Daniel 4.33 se lit ainsi : « Au même instant la parole s’accomplit sur Nébucadnetsar ; il fut chassé du milieu des hommes, et il mangea l’herbe comme les bœufs ; son corps fut trempé (baptizo) de la rosée du ciel, jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes de l’aigle, et ses ongles comme ceux des oiseaux. »
Ceci indique que dans le grec qui avait cours 150 ans avant Jésus-Christ, le mot «baptizo» ne signifiait pas «immerger», puisque la rosée ne peut pas nous immerger, mais plutôt «tremper», «laver» ou «baigner».
Baptizo est utilisé dans un sens figuratif dans les
prochains versets :
« Et Jésus leur dit : vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ? Ils lui dirent : nous le pouvons. Et Jésus leur dit : il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé » (Marc 10.38,39).
« Mais je dois être baptisé d’un baptême ; et combien ne suis-je pas pressé jusqu’à ce qu’il s’accomplisse! » (Luc 12.50).
Jésus avait été baptisé par Jean il y a longtemps, et maintenant il parle d’un baptême futur. Que veut-il dire ? Évidemment, il faisait allusion à ses souffrances et à sa mort. « Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort ? » (Romains 6.3) ? Ici, l’apôtre parle d’être uni à Jésus et à ses souffrances.
La signification du baptême : Jésus nous a enseigné qu’il faut naître de nouveau. « En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3.5). Cette nouvelle naissance est un type de baptême (lavage) du cœur, car nous sommes purifiés de nos péchés et le Saint-Esprit est déversé sur nous. « Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu avec richesse sur nous, par Jésus-Christ notre Sauveur ; Afin que, justifiés par sa grâce, nous fussions héritiers de la vie éternelle selon notre espérance » (Tite 3.4-7).
Après cela, nous devons être baptisés d’eau, en
tant que témoignage public que nous souhaitons désormais être pleinement
identifiés à Jésus et à son Église. Je suis persuadé que le baptême par aspersion
est en parfait accord avec tous les types et les prophéties de l’Ancien
Testament et avec tous les exemples et les enseignements du Nouveau Testament.
« Car nous avons tous été baptisés par un même Esprit, pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres ; et nous avons tous été abreuvés d’un même Esprit » (1 Corinthiens 12.13).
Sur le même sujet, je recommande vivement la lecture de ces deux articles également :
Dans mon enfance, mon père écoutait tous les dimanche matins à Ernest Manning, de Canada’s National Back to the Bible Hour, diffusée à la radio. M. Manning nous expliquait comment les événements mondiaux se profilaient comme prévu dans le livre de Daniel et dans les chapitres 38 et 39 d’Ézéchiel. Gog et Magog (la Russie soviétique) et ses alliés étaient sur le point d’attaquer Israël, ce qui déclencherait la bataille d’Armageddon.
J’écoutais aussi un ou deux fois l’émission de La voix de la prophétie. Selon eux, la « voix de la prophétie » était les écrits d’Ellen G. White, la seule source fiable de la vérité biblique. Ils ont également parlé d’un millénium, mais d’un point de vue quelque peu différente. Et ils avaient beaucoup à dire au sujet du sabbat.
Des personnes qui s’appellaient Témoins de Jéhovah se sont parfois présentées devant notre porte. Papa les appelait Russellites, d’après Charles Taze…
Cyprien de Carthage (200 à 258), né en Afrique du Nord de parents païens d’origin berbère, s’est converti à l’age de 35 and et plus tard est devenu éveque de Carthage. Il a dit « coutume sans vérité n’est rien qu’erreur ancienne. » Il a écrit la liste suivante pour corriger la pensée de certains selon laquelle Christ reviendrait pour établir un royaume juif terrestre.
1. Israël était sous le coup de la colère pour avoir abandonné Dieu et suivi des idoles (Exode 32.1, 31-33 ; Deutéronome 32.17 ; Juges 2.11-13 ; 4.1 ; Malachie 2.11).
2. Ils n’ont pas cru des prophètes et les ont donc tués (Jérémie 7.26 ; 25.4, 6-7 ; 1 Rois 19.10 ; Néhémie 9.26).
3. Leur aveuglement était prédit (Ésaïe1.2-4 ; 6.9-10 ; Jérémie 2.13 ; 4.10 ; 7.7-9 ; Proverbes 1.28-29 ; Psaume 28.4-5 ; 82.5 ; Jean 1.11-12).
4. Ils ne pouvaient pas comprendre les Écritures, mais ils les feraient quand Christ viendrait (Ésaïe 29.11-18 ; Jérémie 23.20 ; Daniel 12.4-7 ; 1…